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() message posté Jeu 7 Déc 2017 - 16:18 par Victoria J. R-Stewart
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4 mois plus tôt

Victoria tourna rageusement la page de son magasine. D'ordinaire si concentrée, là, elle n'arrivait à rien. Pourtant, elle savait qu'elle devait s'investir davantage si elle voulait récupérer cette actrice en devenir. Victoria n'était pas du genre à miser sur le mauvais cheval, elle était toujours à l’affût de la meilleure affaire. Affaire oui. Elle pouvait avoir tendance à oublier qu'elle représentait des personnes et non des contrats, ou mieux, des sommes d'argent. Mais on ne la payait pas pour qu'elle soit conciliante ou même rassurante, non, on faisait appel à elle parce qu'elle était la meilleure et qu'elle faisait toujours son maximum pour décrocher les plans parfaits. Et puis elle se foutait pas mal de passer pour une garce du moment que le travail était bien fait. Et c'était le cas, en général. Victoria s'était jeté à corps perdu dans son travail, oubliant le reste, bien volontairement. C'était bien simple de travailler, de veiller tard le soir au bureau, plutôt que d'affronter le silence glaciale de sa maison. Une maison qu'elle affectionnait pourtant, dans laquelle elle avait passé de très bons moments, dans laquelle elle s'était sentit heureuse, épanouie. Mais aujourd'hui, les choses avaient bien changé. Tout avait changé. Ce coup-ci, elle déchira la page, la roula en boule et la jeta violemment à travers la pièce, soupirant bruyamment. Pourquoi elle n'y arrivait pas ? Elle se leva, s'approcha de la fenêtre et  respira l'air frais du dehors. Enfin frais, c'était vite dit car la chaleur estivale avait envahis la capitale anglaise depuis quelques temps. Dehors, les gens se baladaient innocemment, profitant de ce temps idéale pour flâner, apprécier les terrasses des cafés et prendre le temps de vivre. Ce bonheur du dehors lui donna aussitôt la nausée. Elle aurait dû faire partit de ces gens-là, au lieu de ça, elle se tenait enfermé dans cet immense bureau, bien loin de toute cette agitation qui lui rappelait ce qu'elle avait perdu. Perdu. Elle posa une main sur son ventre, plat aujourd'hui, mais qui l'avait envahi d'une douce chaleur il y a peu. Elle effaça d'une main rageuse la larme solitaire qui coulait sur sa joue et referma la fenêtre.

Il faisait nuit quand elle rentra enfin chez elle. Etait-il rentré ? Surement, car elle ne s'était pas occupé de Marylou aujourd'hui. Ou alors il était encore être de garde ou il préférait l'éviter, c'était devenu un rituel entre eux depuis. Victoria elle-même choisissait de passer le plus clair des ses journées au travail afin de le voir un minimum. Elle ne supportait plus de voir son visage si sérieux, si fermé, elle avait envie de le gifler, de lui cracher à la gueule son malheur. Oui, son malheur à elle, car s'était elle qui était vide aujourd'hui, elle qui ne ressentait plus rien sinon une colère sourde à son égard, mais également envers elle-même. En silence, elle pénétra dans la maison sombre, délaissée de la moindre lumière. Elle posa son sac à main à l'entré et traversa l'immense séjour avant de se retrouver dans la cuisine familiale. Une pièce qu'elle n'investissait guère sinon pour assister Marylou dans ses gâteaux ou Aidan quand il se mettait aux fourneaux. Enfin avant. Elle se servit un verre d'eau pétillante avant de monter à l'étage et de se diriger vers la chambre de sa belle-fille. Sa fille. Parce que la biologie pouvait bien parler, Victoria se sentait responsable de Marylou depuis que celle-ci était entré de sa vie au bras de son père. La petite dormait paisiblement et Victoria déposa un baiser sur son front avant de la découvrir légèrement, la couette était de trop avec une chaleur pareille. Aidan était donc dans le coin, sûrement enfermé dans leur chambre d'ami, car Victoria lui avait tout bonnement interdit l’accès à leur chambre. Elle refusait de se retrouver dans le même lit que lui, alors qu'avant, l'idée même de le savoir loin d'elle l'insupportait. Les choses avaient bien changé... En silence, toujours, elle retrouva sa chambre et ferma doucement la porte derrière elle. Elle s'approcha de sa table de chevet et attrapa le flocon de petites pilules. Anti-dépresseur, son nouvel échappatoire. Elle ne respectait pas la dose prescrite, elle avait l’impression de n'en n'avoir jamais assez, que rien ne pouvait éponger sa douleur. Les cachets glissèrent sous sa langue avec un sentiment amer d'échec. Victoria jeta la boite au travers du lit, puis, sans retenue, elle jeta ses vêtements à travers la pièce, affichant son corps nu avant de se glisser dans la douche de leur suite parentale. L'eau chaude lui fit du bien si bien qu'elle s'abandonna sous les jets d'eau.  

A sa sortie, elle observa son reflet dans le miroir. Ses cheveux mouillés ruisselaient sur ses épaules et l'eau venait se perdre sur sa peau. Elle se fit une tresse et s'enroula dans une serviette avant de sortir, puis elle se figea. Aidan se tenait au milieu de la chambre, la boite dans la main. Elle ne l'avait pas entendu rentrer, d'ailleurs, il n'avait rien à faire là. « T'as perdu le plan de ta chambre ? », demanda-t-elle sèchement avant de lui arracher le flocon des mains. « C'est à moi. Je sais que tu te fou pas mal de la notion de propriété, en tout cas ta pétasse, mais c'est mal élevé de prendre les affaires des gens sans leur demander leur autorisation », ajouta-t-elle, cinglante. Toujours dans sa serviette, elle la laissa tomber au sol et traversa la chambre en direction du dressing. Elle jeta sur le lit sa tenue pour sortir. Elle ne resterait pas là ce soir, elle allait se rendre à ce vernissage, elle allait vite quitter la maison avant de devenir folle. « Dégage maintenant, je dois me préparer ».

✻✻✻
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() message posté Ven 8 Déc 2017 - 17:21 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
La fin de la journée arrive à grand pas pour Aidan. Il est là depuis une petite dizaine d’heures et si son travail lui permet d’oublier le quotidien épineux de sa vie privée, il n’en est pas moins content de constater qu’il allait bientôt pouvoir troquer sa blouse de chirurgien pour ses vêtements. Il allait retrouver le visage souriant de sa princesse et c’était ce dont il aspirait le plus. Marylou est son moteur, celle pour qu’il il reste si serein alors que son mariage coule à pic. Son stylo gratte rapidement le papier du dossier qu’il est en train de remplir, puis donne la pile de dossiers fraichement remplis à l’infirmière du centre d’accueil. Faire les tâches les plus ingrates sont souvent données aux internes, mais Aidan aime autant le faire lui-même de temps en temps. Ca lui permet d’avoir un œil sur le travail des internes lorsqu’il y prête attention, tout comme ça permet aussi de remettre les pendules à l’heure et de voir lequel d’entre eux est le plus adepte à remplir un dossier. Lorsqu’il s’installe devant l’écran d’un ordinateur, il ne fait pas attention à cette dame le prenant pour la secrétaire. Il sait où est sa place, et puis autant dire qu’il a aussi autre chose à foutre que prendre des rendez-vous ou des renseignements. Sa main droite sur la souris et son stylo avec lequel il joue dans l’autre, Aidan se perd dans les horaires de sa journée du lendemain. Une journée bien remplie où il n’avait pas d’autres choix que de bien s’entourer. Il n’a pas envie de perdre son temps avec des incompétents et pour ça, Aidan avait une liste de noms en tête. Son regard quitte l’écran pour se poser sur ce petit groupe d’internes un peu plus loin. Certains arrivent, d’autres partent et puis il y a cette blonde, celle qui est le noyau de son échec en ce qui concerne son mariage. Elle est jolie Lizzie et s’il avait arrêté de compter sur Victoria alors que lui aussi devait subir la perte de leur fils, il avait eu l’impression que cette interne-là arrivait à le tenir en vie, à le sauver de ce qu’il vivait. Il s’était perdu dans les bras de cette jeune fille, et aujourd’hui il refusait de lui parler d’autre chose que de son travail. Aidan avait mis fin à leur relation, à tout contact extra-professionnel, avec l’espoir qu’écarter une donnée pour résoudre l’équation qu’était son mariage allait l’aider, allait faciliter les choses. Mais non, visiblement ce n’était pas le cas. Il porte à nouveau son regard sur l’écran et continue à constituer son équipe du lendemain. Pendant plusieurs secondes il hésite quand il voit le nom de Lizzie. Elle est douée, il n’y a pas de doute et pourtant il pense à Vicky. L’idée de lui annoncer qu’en plus de l’avoir trompé, il devait aussi travailler avec elle le ronge. Mais Il pouvait bien jouer le rôle du revanchard, après tout. Finalement, un de ses collègues s’approche « - Je dois aller chercher ma fille chez sa nounou, termine le planning de demain stp. Tu mets les meilleurs, évidemment. Pas de temps pour les losers » C’est une façon pour lui de laisser la décision au hasard. De soulager sa conscience peut-être. Il ne voulait pas envenimer la situation, mais pouvait-il vraiment pénaliser Lizzie alors qu’elle était talentueuse ?
   
Après avoir récupérer Marylou, Aidan s’empresse de la ramener à leur maison. Les vacances d’été touchant à leur fin, il sait qu’il va devoir s’organiser autrement. Peut-être demander à Dorothy d’aller la chercher à l'école et la garder chez elle jusqu'à ce que lui ou Victoria puisse aller la chercher ? Lui, ayant des horaires totalement décalés, Aidan ne pouvait même pas imaginer la tête de son chef s’il venait à lui demander un horaire fixe dans le but de récupérer sa fille à la sortie des cours. Quant à Victoria, elle a aussi pas mal de travail. Depuis cette histoire, c’est même pire encore. Il la connait suffisamment pour voir qu’elle fuit littéralement cette maison, ou qu’elle le fuit lui. Voir les deux en même temps. Aidan s’affaire à la cuisine afin de préparer un repas pour lui et sa fille ; il ne s’attend même plus à croiser sa femme de sitôt. Et face aux questionnements de l’enfant, il se sent presque décontenancé. Marylou n’est pas bête, elle voit bien ce qu’il se passe au sein de sa famille, et pourtant Aidan ne cesse de la rassurer en lui disant qu’elle ne devait surtout pas s’inquiéter pour eux. Il ne veut pas qu’elle y pense.

Le repas terminé, Aidan prend le temps de s’occuper de Marylou. Lui faire prendre sa douche, puis de regarder un Disney avec elle pour finalement la mettre au lit non sans leur rituel de petits jeux à essayer de chatouiller l’autre en premier. Un court instant qui le rassure en la voyant rigoler   et enfin, l’histoire qui l’aide à la calmer, l’apaiser et à trouver le sommeil. La voir réclamer Victoria le blesse ; il sait qu’il est en partie responsable de la situation, mais même avant d’avoir fauté, Vicky se perdait déjà dans son travail plutôt que dans sa famille. Il sait que Marylou la porte dans son cœur comme une vraie maman. Et si vraiment un jour ils prennent la décision de divorcer, ce qui était quasiment inévitable, Marylou viendrait vivre avec lui. Bien sûr, il n’empêcherait pas Vicky de la voir, mais ça serait différent pour elles, comme pour lui.

En sortant de la chambre de sa fille, Aidan laisse la porte entre-ouverte. Il descend avec l’idée de ranger la cuisine et mettre en route le lave-vaisselle et sort prendre l’air. Le bruit de la porte d’entrée lui fait comprendre que Victoria est de retour et pourtant, il ne cherche pas à aller à sa rencontre, ni même à la saluer comme il l’aurait fait il y a un an d’ici. Aujourd’hui, chacun vit sa vie de son côté, comme de parfaits colocataires. A croire que la seule chose qu’ils ont encore en commun est son nom que Victoria porte toujours, mais ça s’arrête là. Aidan songe à nouveau aux questions que lui avait posées Marylou. Il aurait aimé lui apporter davantage de stabilité et pourtant, si leur mariage est voué à l’échec, ni lui ni Victoria ne peut reprocher à l’autre leur rôle de parents.  Il a toujours fait passer sa fille avant, il essaie de lui consacrer autant de temps que possible et il lui offre une vie parfaite que tout enfant devrait avoir.

Enfin, il grimpe à l’étage et jetant un œil dans son ancienne chambre qu’il partageait avec Vicky autrefois, une boite de pilules attire son attention. Prenant le petit boitier dans ses mains, il n’a pas besoin de chercher pour voir qu’il s’agit d’antidépresseurs. Il sait qu’elle en consomme plus que de raison, alors que lui avait même refusé ne serait-ce qu’une consultation chez un psychologue. Avec son travail, Aidan sait ô combien ces médicaments sont nocifs pour le système nerveux. Des personnes atteintes d’alzheimer il en voit tous les jours, et beaucoup d’entre elles avaient consommer pendant des années ce genre de pilules qui, à ses yeux ne sert à rien, si ce n’est rendre les gens un peu plus fous. Il ne s’attent pas à être accueilli avec le sourire lorsqu’il entend le ton amer qu'emploie Victoria à son égard. Elle s’empresse de récupérer le flacon et Aidan lève les yeux au ciel en l’entendant pester contre Lizzie. Il s'appuie contre la commode, se croisant les bras contre le torse « - Si t’avais un minimum d’amour propre, t’arrêterais de prendre ces conneries et tu te contenterais de carburer au placebo. » il désigne les antidépresseurs du regard, puis la regarde en reprenant à nouveau « - au moins t’épargnerais tes neurones, ton argent en te donnant le même résultat, c’est-à-dire : rien du tout » Il n’a jamais été pour qu’elle prenne ces conneries-là et s’il s’était presque battu avec le médecin qui avait eu la charmante idée de vouloir la droguer aux antidépresseurs, il n’en avait pas moins arrêté de critiquer ce médecin, mais aussi et surtout la décision de Victoria d’ingurgiter ces pilules à-tout-va « - Et d'ailleurs, pourquoi tu me parles d’elle ? Tu veux l’inviter à diner ? A force d’en parler, on pourrait se poser la question… »

Elle a beau lui dire de dégager, il ne bouge pas d’un poil et s'appuie un peu plus contre la commande non sans lâcher un soupire « - Ohhh Vicky, ne me dis pas que t’es devenue pudique à ce point ? » balança-t-il avec sarcasme. Lui en tout cas, il ne l’avait jamais prétendu et puis ils étaient encore mariés, cette chambre lui appartenait autant qu'à elle « - Au fait, quand t’auras décidé d’arrêter de te cacher dans ton boulot et que t’accepteras de faire face aux problèmes, MA fille te réclame. Tu comptes revenir parmi les vivants et affronter la réalité et les problèmes, ou je contacte mon avocat pour le divorce et je fais ma vie ailleurs avec Marylou, et toi je te laisse avec tes antidépresseurs et tes vedettes ? » La situation commençait déjà à l’énerver. Ils pouvaient arranger les choses, mais elle est bien trop rancunière pour voir autre chose que le passé. Ils avaient perdu un enfant tous les deux, elle ne l’avait pas perdu toute seule. Lui aussi, il le vivait mal et il avait cherché à se tourner vers elle à plusieurs reprises, sauf qu’elle n’était pas là. Elle n'était jamais là contrairement à Lizzie Winterbottom.
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() message posté Hier à 18:16 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Elle l'avait pourtant aimé ce quotidien. Pour la première fois de sa vie, elle avait trouvé une vrai famille. Une famille qu'elle s'était choisi, qu'elle avait construite. Et ce n'était pas rien pour la belle, quand bien même elle tenait à dire qu'elle pouvait bien se débrouiller seule. La vérité, c'est qu'elle n'avait jamais aimé la solitude. Ça, comme le silence, avait quelque chose d’effrayant pour Victoria qui aimait la vie, le bruit, la résonance. Pour autant, elle ne faisait pas partit de ces gens qui défendaient la cause humaine ou se sentait en phase avec les gens. Pourtant, elle s'était toujours sentit très à son aise en société, vibrante, animée, mais c'était surtout le monde qui la faisait vibrer plus que les individus. Avant Aidan, elle ne s'était jamais sentit en osmose avec quelqu'un, pas réellement, pas comme ça. Même pas avec sa propre famille. Et elle avait construite son identité sur ces apparences, sur ce manque d'affect, s'affichant comme une femme humaine mais sans l'être vraiment. Et ça, Aidan l'avait bien comprit. Il avait vite cernée qui elle était vraiment et au lieu de l’effrayer, cela l'avait attiré davantage, au point de vouloir l'épouser alors que leur rencontre était encore récente. Et elle n'avait pas hésité, pas une seconde. Sa peur de la solitude ne serait plus jamais là avec lui. Elle se sentait complète avec Aidan. Elle n'avait pas à mentir, à être une autre en sa présence. Sans doute parce qu'il lui ressemblait bien plus qu'il ne le pensait, parce qu'au fond, ils étaient semblables. Ils se comprenaient sans un mot. Alors, avec lui, elle avait trouvé un foyer dans lequel elle ne se sentait pas de trop, mais bien désirée. Le contact avec Marylou s'était fait naturellement, alors même que Victoria n'était pas vraiment fan des enfants. Mais sa belle-fille avait séduit son cœur aussi facilement que son père avant elle et Victoria l'avait accueillit tout naturellement dans sa famille. Et ce cocon lui avait donné envie de plus, alors qu'elle n'avait jamais eu de désir d'enfanter. Un enfant ferait obstacle à sa carrière, il lui prendrait sa liberté, il l’enchaînerait à la maison, il la priverait sûrement de sa frêle silhouette... Mais le désir d'Aidan d'avoir un second enfant l'avait convaincu. C'est lui qui avait amené l'idée, lui qui avait cherché à la convaincre à sa manière et finalement, Victoria était prête : elle deviendrait mère. Elle lui offrirait cet enfant qu'il voulait tant, elle lui ferait le plus cadeau qui soit, elle lui appartiendrait à jamais avec cette promesse d'amour entre eux.

Mais le constat était amer. Cette promesse d'un jour nouveau, d'un futur à quatre, s'était envolé et avec lui, son mariage. Parce que ce bébé, elle l'avait aimé, oh bon sang ce qu'elle l'avait attendu finalement ! Elle revoyait avec tellement de netteté le visage d'Aidan quand elle lui avait apprit être enceinte. Rayonnant, ému, traversé par un flot d'émotions qui les avaient cueillit tous les deux. Et ce sourire, elle ne l'avait jamais vu depuis. Il s'était perdu lui aussi, et il ne reviendrait probablement jamais. Et elle, depuis quand n'avait-elle pas rit ou même esquissé le moindre sourire ? Elle n'en n'avait aucune souvenir et au fond d'elle, elle avait l’impression qu'elle ne serait plus jamais heureuse. Que sa bulle de bonheur avait éclaté, qu'il n'y aurait plus de seconde chance. Et sous la douche, elle songea à tout ça : à tout ce qu'elle avait perdu, à ce vide, ce manque en elle qui lui donnait envie de vomir, de hurler, de crier à la gueule du monde sa détresse. Car sa peine n'a pas de limite, qu'elle s'étend jusqu'à ses cauchemars, qu'elle ne semble ne trouver de répit que lorsque les cachets la plonge dans un sommeil sans rêve. Mais à son réveil, la réalité la rattrape. Le vide est toujours là, son ventre est affreusement plat et la place à côté d'elle est vide et froide. Oui, c'est son choix, mais elle ne peut s’empêcher de se sentir affreusement seule dans cette immense chambre.

Mais paradoxalement, le voir à sa sortie de sa douchee la met hors d'elle. Autrefois, elle l'aurait accueillit, nue, sur le lit et il ne se serait pas fait prier pour l'y rejoindre. Mais là, c'est une toute autre ambiance qui règne. « Si t’avais un minimum d’amour propre, t’arrêterais de prendre ces conneries et tu te contenterais de carburer au placebo. Au moins t’épargnerais tes neurones, ton argent en te donnant le même résultat, c’est-à-dire : rien du tout ». Il faut qu'il fasse le malin, qu'il étale sa science de chirurgien, qu'il vienne l'emmerder. Victoria affiche un sourire moqueur avant de lui lancer : « C'est toi qui me parle d'amour propre ? Et puis que ce que t'en a à foutre de mes neurones ?! ». Parce qu'elle l'emmerde lui et ses leçons de morales. Il a perdu toute crédibilité à ses yeux le jour où il décidé de s'envoyer son interne, le jour où il définitivement choisi de la laisser en arrière. « Ça m'aide tu vois. Toi t'as trouvé un autre échappatoire, mais excuse d'avoir choisi ce genre de truc plutôt que de sauter sur le premier venu. Remarque, t'aurais peut-être préféré ? Ça aurait évité à mes neurones de griller ». Elle s'était pensé plus forte au départ. Elle pensait pouvoir surmonter ce drame, pouvoir s'en sortir seule avec sa seule motivation et son tempérament de battante. Mais non. La douleur, la perte, tout était bien trop dur pour elle, alors elle avait choisi une issue. Au début, ce n'était sensé être que temporaire et avec une dose bien précise, mais très vite, cela ne suffisait pas. Son esprit en demandait toujours plus, sa peine appelait à un peu de répit. « Et d'ailleurs, pourquoi tu me parles d’elle ? Tu veux l’inviter à dîner ? A force d’en parler, on pourrait se poser la question… » Furibonde, elle lui jeta un regard glaciale. Et le pire, c'est qu'elle a le sentiment que cela l'amuse. Aidan trouve toujours le moyen de rire de tout, de devenir le plus mesquin qui soit. Autrefois, cela ne la dérangeait pas, elle avait également son côté arrogante. Mais là, elle ne le supporte absolument plus du tout. Elle le méprise pour ce qu'il vient de lui dire, pour sa monumentale erreur, pour tout. Oui, elle l'accuse de tout. « Ohhh Vicky, ne me dis pas que t’es devenue pudique à ce point ? ». Elle serre les dents, crispe ses doigts en le voyant prendre ses aises, se foutant bien de son ordre de quitter la chambre. « Bien, comme tu voudras ». Elle s'affaire donc devant lui, encore nue, et commence à passer une culotte en dentelle fine ainsi qu'un soutient gorge assortit. Victoria n'est pas pudique et il le sait. Seulement d'ordinaire, il ne tarde pas à faire bien plus que de s'adosser à la commode. « Au fait, quand t’auras décidé d’arrêter de te cacher dans ton boulot et que t’accepteras de faire face aux problèmes, MA fille te réclame. Tu comptes revenir parmi les vivants et affronter la réalité et les problèmes, ou je contacte mon avocat pour le divorce et je fais ma vie ailleurs avec Marylou, et toi je te laisse avec tes antidépresseurs et tes vedettes ? ». Elle s'arrête en plein élan alors qu'elle s'apprête à enfiler ses collants. Il la toise, heureux de le voir réagir. Aidan connaît sa corde sensible, il sait que le sujet Marylou n'a rien d'un jeu pour elle. « Ne la mêle surtout pas à tout ça, tu m'as bien comprise ? », dit-elle en pointant un doigt rageuse dans sa direction. « Quant à ton enfoiré d'avocat, tu lui précisera bien que c'est une faute grave un adultère dans un mariage et que ça va chercher très loin. Alors avant de me menacer, tu ferais bien de faire le ménage autour de toi ». Parce qu'elle ne compte pas le laisser s'en tirer si facilement. Elle ne se laissera pas humilié de la sorte sans lui rendre la monnaie de sa pièce et elle sait combien Aidan affectionne son train de vie confortable. « Maintenant fous le camps ! », crache-t-elle en attrapant sa chaussure la plus proche et en la lançant violemment dans sa direction.

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