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() message posté Jeu 7 Déc 2017 - 16:18 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Victoria tourna rageusement la page de son magasine. D'ordinaire si concentrée, là, elle n'arrivait à rien. Pourtant, elle savait qu'elle devait s'investir davantage si elle voulait récupérer cette actrice en devenir. Victoria n'était pas du genre à miser sur le mauvais cheval, elle était toujours à l’affût de la meilleure affaire. Affaire oui. Elle pouvait avoir tendance à oublier qu'elle représentait des personnes et non des contrats, ou mieux, des sommes d'argent. Mais on ne la payait pas pour qu'elle soit conciliante ou même rassurante, non, on faisait appel à elle parce qu'elle était la meilleure et qu'elle faisait toujours son maximum pour décrocher les plans parfaits. Et puis elle se foutait pas mal de passer pour une garce du moment que le travail était bien fait. Et c'était le cas, en général. Victoria s'était jeté à corps perdu dans son travail, oubliant le reste, bien volontairement. C'était bien simple de travailler, de veiller tard le soir au bureau, plutôt que d'affronter le silence glaciale de sa maison. Une maison qu'elle affectionnait pourtant, dans laquelle elle avait passé de très bons moments, dans laquelle elle s'était sentit heureuse, épanouie. Mais aujourd'hui, les choses avaient bien changé. Tout avait changé. Ce coup-ci, elle déchira la page, la roula en boule et la jeta violemment à travers la pièce, soupirant bruyamment. Pourquoi elle n'y arrivait pas ? Elle se leva, s'approcha de la fenêtre et  respira l'air frais du dehors. Enfin frais, c'était vite dit car la chaleur estivale avait envahis la capitale anglaise depuis quelques temps. Dehors, les gens se baladaient innocemment, profitant de ce temps idéale pour flâner, apprécier les terrasses des cafés et prendre le temps de vivre. Ce bonheur du dehors lui donna aussitôt la nausée. Elle aurait dû faire partit de ces gens-là, au lieu de ça, elle se tenait enfermé dans cet immense bureau, bien loin de toute cette agitation qui lui rappelait ce qu'elle avait perdu. Perdu. Elle posa une main sur son ventre, plat aujourd'hui, mais qui l'avait envahi d'une douce chaleur il y a peu. Elle effaça d'une main rageuse la larme solitaire qui coulait sur sa joue et referma la fenêtre.

Il faisait nuit quand elle rentra enfin chez elle. Etait-il rentré ? Surement, car elle ne s'était pas occupé de Marylou aujourd'hui. Ou alors il était encore être de garde ou il préférait l'éviter, c'était devenu un rituel entre eux depuis. Victoria elle-même choisissait de passer le plus clair des ses journées au travail afin de le voir un minimum. Elle ne supportait plus de voir son visage si sérieux, si fermé, elle avait envie de le gifler, de lui cracher à la gueule son malheur. Oui, son malheur à elle, car s'était elle qui était vide aujourd'hui, elle qui ne ressentait plus rien sinon une colère sourde à son égard, mais également envers elle-même. En silence, elle pénétra dans la maison sombre, délaissée de la moindre lumière. Elle posa son sac à main à l'entré et traversa l'immense séjour avant de se retrouver dans la cuisine familiale. Une pièce qu'elle n'investissait guère sinon pour assister Marylou dans ses gâteaux ou Aidan quand il se mettait aux fourneaux. Enfin avant. Elle se servit un verre d'eau pétillante avant de monter à l'étage et de se diriger vers la chambre de sa belle-fille. Sa fille. Parce que la biologie pouvait bien parler, Victoria se sentait responsable de Marylou depuis que celle-ci était entré de sa vie au bras de son père. La petite dormait paisiblement et Victoria déposa un baiser sur son front avant de la découvrir légèrement, la couette était de trop avec une chaleur pareille. Aidan était donc dans le coin, sûrement enfermé dans leur chambre d'ami, car Victoria lui avait tout bonnement interdit l’accès à leur chambre. Elle refusait de se retrouver dans le même lit que lui, alors qu'avant, l'idée même de le savoir loin d'elle l'insupportait. Les choses avaient bien changé... En silence, toujours, elle retrouva sa chambre et ferma doucement la porte derrière elle. Elle s'approcha de sa table de chevet et attrapa le flocon de petites pilules. Anti-dépresseur, son nouvel échappatoire. Elle ne respectait pas la dose prescrite, elle avait l’impression de n'en n'avoir jamais assez, que rien ne pouvait éponger sa douleur. Les cachets glissèrent sous sa langue avec un sentiment amer d'échec. Victoria jeta la boite au travers du lit, puis, sans retenue, elle jeta ses vêtements à travers la pièce, affichant son corps nu avant de se glisser dans la douche de leur suite parentale. L'eau chaude lui fit du bien si bien qu'elle s'abandonna sous les jets d'eau.  

A sa sortie, elle observa son reflet dans le miroir. Ses cheveux mouillés ruisselaient sur ses épaules et l'eau venait se perdre sur sa peau. Elle se fit une tresse et s'enroula dans une serviette avant de sortir, puis elle se figea. Aidan se tenait au milieu de la chambre, la boite dans la main. Elle ne l'avait pas entendu rentrer, d'ailleurs, il n'avait rien à faire là. « T'as perdu le plan de ta chambre ? », demanda-t-elle sèchement avant de lui arracher le flocon des mains. « C'est à moi. Je sais que tu te fou pas mal de la notion de propriété, en tout cas ta pétasse, mais c'est mal élevé de prendre les affaires des gens sans leur demander leur autorisation », ajouta-t-elle, cinglante. Toujours dans sa serviette, elle la laissa tomber au sol et traversa la chambre en direction du dressing. Elle jeta sur le lit sa tenue pour sortir. Elle ne resterait pas là ce soir, elle allait se rendre à ce vernissage, elle allait vite quitter la maison avant de devenir folle. « Dégage maintenant, je dois me préparer ».

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() message posté Ven 8 Déc 2017 - 17:21 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
La fin de la journée arrive à grand pas pour Aidan. Il est là depuis une petite dizaine d’heures et si son travail lui permet d’oublier le quotidien épineux de sa vie privée, il n’en est pas moins content de constater qu’il allait bientôt pouvoir troquer sa blouse de chirurgien pour ses vêtements. Il allait retrouver le visage souriant de sa princesse et c’était ce dont il aspirait le plus. Marylou est son moteur, celle pour qu’il il reste si serein alors que son mariage coule à pic. Son stylo gratte rapidement le papier du dossier qu’il est en train de remplir, puis donne la pile de dossiers fraichement remplis à l’infirmière du centre d’accueil. Faire les tâches les plus ingrates sont souvent données aux internes, mais Aidan aime autant le faire lui-même de temps en temps. Ca lui permet d’avoir un œil sur le travail des internes lorsqu’il y prête attention, tout comme ça permet aussi de remettre les pendules à l’heure et de voir lequel d’entre eux est le plus adepte à remplir un dossier. Lorsqu’il s’installe devant l’écran d’un ordinateur, il ne fait pas attention à cette dame le prenant pour la secrétaire. Il sait où est sa place, et puis autant dire qu’il a aussi autre chose à foutre que prendre des rendez-vous ou des renseignements. Sa main droite sur la souris et son stylo avec lequel il joue dans l’autre, Aidan se perd dans les horaires de sa journée du lendemain. Une journée bien remplie où il n’avait pas d’autres choix que de bien s’entourer. Il n’a pas envie de perdre son temps avec des incompétents et pour ça, Aidan avait une liste de noms en tête. Son regard quitte l’écran pour se poser sur ce petit groupe d’internes un peu plus loin. Certains arrivent, d’autres partent et puis il y a cette blonde, celle qui est le noyau de son échec en ce qui concerne son mariage. Elle est jolie Lizzie et s’il avait arrêté de compter sur Victoria alors que lui aussi devait subir la perte de leur fils, il avait eu l’impression que cette interne-là arrivait à le tenir en vie, à le sauver de ce qu’il vivait. Il s’était perdu dans les bras de cette jeune fille, et aujourd’hui il refusait de lui parler d’autre chose que de son travail. Aidan avait mis fin à leur relation, à tout contact extra-professionnel, avec l’espoir qu’écarter une donnée pour résoudre l’équation qu’était son mariage allait l’aider, allait faciliter les choses. Mais non, visiblement ce n’était pas le cas. Il porte à nouveau son regard sur l’écran et continue à constituer son équipe du lendemain. Pendant plusieurs secondes il hésite quand il voit le nom de Lizzie. Elle est douée, il n’y a pas de doute et pourtant il pense à Vicky. L’idée de lui annoncer qu’en plus de l’avoir trompé, il devait aussi travailler avec elle le ronge. Mais Il pouvait bien jouer le rôle du revanchard, après tout. Finalement, un de ses collègues s’approche « - Je dois aller chercher ma fille chez sa nounou, termine le planning de demain stp. Tu mets les meilleurs, évidemment. Pas de temps pour les losers » C’est une façon pour lui de laisser la décision au hasard. De soulager sa conscience peut-être. Il ne voulait pas envenimer la situation, mais pouvait-il vraiment pénaliser Lizzie alors qu’elle était talentueuse ?
   
Après avoir récupérer Marylou, Aidan s’empresse de la ramener à leur maison. Les vacances d’été touchant à leur fin, il sait qu’il va devoir s’organiser autrement. Peut-être demander à Dorothy d’aller la chercher à l'école et la garder chez elle jusqu'à ce que lui ou Victoria puisse aller la chercher ? Lui, ayant des horaires totalement décalés, Aidan ne pouvait même pas imaginer la tête de son chef s’il venait à lui demander un horaire fixe dans le but de récupérer sa fille à la sortie des cours. Quant à Victoria, elle a aussi pas mal de travail. Depuis cette histoire, c’est même pire encore. Il la connait suffisamment pour voir qu’elle fuit littéralement cette maison, ou qu’elle le fuit lui. Voir les deux en même temps. Aidan s’affaire à la cuisine afin de préparer un repas pour lui et sa fille ; il ne s’attend même plus à croiser sa femme de sitôt. Et face aux questionnements de l’enfant, il se sent presque décontenancé. Marylou n’est pas bête, elle voit bien ce qu’il se passe au sein de sa famille, et pourtant Aidan ne cesse de la rassurer en lui disant qu’elle ne devait surtout pas s’inquiéter pour eux. Il ne veut pas qu’elle y pense.

Le repas terminé, Aidan prend le temps de s’occuper de Marylou. Lui faire prendre sa douche, puis de regarder un Disney avec elle pour finalement la mettre au lit non sans leur rituel de petits jeux à essayer de chatouiller l’autre en premier. Un court instant qui le rassure en la voyant rigoler   et enfin, l’histoire qui l’aide à la calmer, l’apaiser et à trouver le sommeil. La voir réclamer Victoria le blesse ; il sait qu’il est en partie responsable de la situation, mais même avant d’avoir fauté, Vicky se perdait déjà dans son travail plutôt que dans sa famille. Il sait que Marylou la porte dans son cœur comme une vraie maman. Et si vraiment un jour ils prennent la décision de divorcer, ce qui était quasiment inévitable, Marylou viendrait vivre avec lui. Bien sûr, il n’empêcherait pas Vicky de la voir, mais ça serait différent pour elles, comme pour lui.

En sortant de la chambre de sa fille, Aidan laisse la porte entre-ouverte. Il descend avec l’idée de ranger la cuisine et mettre en route le lave-vaisselle et sort prendre l’air. Le bruit de la porte d’entrée lui fait comprendre que Victoria est de retour et pourtant, il ne cherche pas à aller à sa rencontre, ni même à la saluer comme il l’aurait fait il y a un an d’ici. Aujourd’hui, chacun vit sa vie de son côté, comme de parfaits colocataires. A croire que la seule chose qu’ils ont encore en commun est son nom que Victoria porte toujours, mais ça s’arrête là. Aidan songe à nouveau aux questions que lui avait posées Marylou. Il aurait aimé lui apporter davantage de stabilité et pourtant, si leur mariage est voué à l’échec, ni lui ni Victoria ne peut reprocher à l’autre leur rôle de parents.  Il a toujours fait passer sa fille avant, il essaie de lui consacrer autant de temps que possible et il lui offre une vie parfaite que tout enfant devrait avoir.

Enfin, il grimpe à l’étage et jetant un œil dans son ancienne chambre qu’il partageait avec Vicky autrefois, une boite de pilules attire son attention. Prenant le petit boitier dans ses mains, il n’a pas besoin de chercher pour voir qu’il s’agit d’antidépresseurs. Il sait qu’elle en consomme plus que de raison, alors que lui avait même refusé ne serait-ce qu’une consultation chez un psychologue. Avec son travail, Aidan sait ô combien ces médicaments sont nocifs pour le système nerveux. Des personnes atteintes d’alzheimer il en voit tous les jours, et beaucoup d’entre elles avaient consommer pendant des années ce genre de pilules qui, à ses yeux ne sert à rien, si ce n’est rendre les gens un peu plus fous. Il ne s’attent pas à être accueilli avec le sourire lorsqu’il entend le ton amer qu'emploie Victoria à son égard. Elle s’empresse de récupérer le flacon et Aidan lève les yeux au ciel en l’entendant pester contre Lizzie. Il s'appuie contre la commode, se croisant les bras contre le torse « - Si t’avais un minimum d’amour propre, t’arrêterais de prendre ces conneries et tu te contenterais de carburer au placebo. » il désigne les antidépresseurs du regard, puis la regarde en reprenant à nouveau « - au moins t’épargnerais tes neurones, ton argent en te donnant le même résultat, c’est-à-dire : rien du tout » Il n’a jamais été pour qu’elle prenne ces conneries-là et s’il s’était presque battu avec le médecin qui avait eu la charmante idée de vouloir la droguer aux antidépresseurs, il n’en avait pas moins arrêté de critiquer ce médecin, mais aussi et surtout la décision de Victoria d’ingurgiter ces pilules à-tout-va « - Et d'ailleurs, pourquoi tu me parles d’elle ? Tu veux l’inviter à diner ? A force d’en parler, on pourrait se poser la question… »

Elle a beau lui dire de dégager, il ne bouge pas d’un poil et s'appuie un peu plus contre la commande non sans lâcher un soupire « - Ohhh Vicky, ne me dis pas que t’es devenue pudique à ce point ? » balança-t-il avec sarcasme. Lui en tout cas, il ne l’avait jamais prétendu et puis ils étaient encore mariés, cette chambre lui appartenait autant qu'à elle « - Au fait, quand t’auras décidé d’arrêter de te cacher dans ton boulot et que t’accepteras de faire face aux problèmes, MA fille te réclame. Tu comptes revenir parmi les vivants et affronter la réalité et les problèmes, ou je contacte mon avocat pour le divorce et je fais ma vie ailleurs avec Marylou, et toi je te laisse avec tes antidépresseurs et tes vedettes ? » La situation commençait déjà à l’énerver. Ils pouvaient arranger les choses, mais elle est bien trop rancunière pour voir autre chose que le passé. Ils avaient perdu un enfant tous les deux, elle ne l’avait pas perdu toute seule. Lui aussi, il le vivait mal et il avait cherché à se tourner vers elle à plusieurs reprises, sauf qu’elle n’était pas là. Elle n'était jamais là contrairement à Lizzie Winterbottom.
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() message posté Jeu 14 Déc 2017 - 18:16 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Elle l'avait pourtant aimé ce quotidien. Pour la première fois de sa vie, elle avait trouvé une vrai famille. Une famille qu'elle s'était choisi, qu'elle avait construite. Et ce n'était pas rien pour la belle, quand bien même elle tenait à dire qu'elle pouvait bien se débrouiller seule. La vérité, c'est qu'elle n'avait jamais aimé la solitude. Ça, comme le silence, avait quelque chose d’effrayant pour Victoria qui aimait la vie, le bruit, la résonance. Pour autant, elle ne faisait pas partit de ces gens qui défendaient la cause humaine ou se sentait en phase avec les gens. Pourtant, elle s'était toujours sentit très à son aise en société, vibrante, animée, mais c'était surtout le monde qui la faisait vibrer plus que les individus. Avant Aidan, elle ne s'était jamais sentit en osmose avec quelqu'un, pas réellement, pas comme ça. Même pas avec sa propre famille. Et elle avait construite son identité sur ces apparences, sur ce manque d'affect, s'affichant comme une femme humaine mais sans l'être vraiment. Et ça, Aidan l'avait bien comprit. Il avait vite cernée qui elle était vraiment et au lieu de l’effrayer, cela l'avait attiré davantage, au point de vouloir l'épouser alors que leur rencontre était encore récente. Et elle n'avait pas hésité, pas une seconde. Sa peur de la solitude ne serait plus jamais là avec lui. Elle se sentait complète avec Aidan. Elle n'avait pas à mentir, à être une autre en sa présence. Sans doute parce qu'il lui ressemblait bien plus qu'il ne le pensait, parce qu'au fond, ils étaient semblables. Ils se comprenaient sans un mot. Alors, avec lui, elle avait trouvé un foyer dans lequel elle ne se sentait pas de trop, mais bien désirée. Le contact avec Marylou s'était fait naturellement, alors même que Victoria n'était pas vraiment fan des enfants. Mais sa belle-fille avait séduit son cœur aussi facilement que son père avant elle et Victoria l'avait accueillit tout naturellement dans sa famille. Et ce cocon lui avait donné envie de plus, alors qu'elle n'avait jamais eu de désir d'enfanter. Un enfant ferait obstacle à sa carrière, il lui prendrait sa liberté, il l’enchaînerait à la maison, il la priverait sûrement de sa frêle silhouette... Mais le désir d'Aidan d'avoir un second enfant l'avait convaincu. C'est lui qui avait amené l'idée, lui qui avait cherché à la convaincre à sa manière et finalement, Victoria était prête : elle deviendrait mère. Elle lui offrirait cet enfant qu'il voulait tant, elle lui ferait le plus cadeau qui soit, elle lui appartiendrait à jamais avec cette promesse d'amour entre eux.

Mais le constat était amer. Cette promesse d'un jour nouveau, d'un futur à quatre, s'était envolé et avec lui, son mariage. Parce que ce bébé, elle l'avait aimé, oh bon sang ce qu'elle l'avait attendu finalement ! Elle revoyait avec tellement de netteté le visage d'Aidan quand elle lui avait apprit être enceinte. Rayonnant, ému, traversé par un flot d'émotions qui les avaient cueillit tous les deux. Et ce sourire, elle ne l'avait jamais vu depuis. Il s'était perdu lui aussi, et il ne reviendrait probablement jamais. Et elle, depuis quand n'avait-elle pas rit ou même esquissé le moindre sourire ? Elle n'en n'avait aucune souvenir et au fond d'elle, elle avait l’impression qu'elle ne serait plus jamais heureuse. Que sa bulle de bonheur avait éclaté, qu'il n'y aurait plus de seconde chance. Et sous la douche, elle songea à tout ça : à tout ce qu'elle avait perdu, à ce vide, ce manque en elle qui lui donnait envie de vomir, de hurler, de crier à la gueule du monde sa détresse. Car sa peine n'a pas de limite, qu'elle s'étend jusqu'à ses cauchemars, qu'elle ne semble ne trouver de répit que lorsque les cachets la plonge dans un sommeil sans rêve. Mais à son réveil, la réalité la rattrape. Le vide est toujours là, son ventre est affreusement plat et la place à côté d'elle est vide et froide. Oui, c'est son choix, mais elle ne peut s’empêcher de se sentir affreusement seule dans cette immense chambre.

Mais paradoxalement, le voir à sa sortie de sa douchee la met hors d'elle. Autrefois, elle l'aurait accueillit, nue, sur le lit et il ne se serait pas fait prier pour l'y rejoindre. Mais là, c'est une toute autre ambiance qui règne. « Si t’avais un minimum d’amour propre, t’arrêterais de prendre ces conneries et tu te contenterais de carburer au placebo. Au moins t’épargnerais tes neurones, ton argent en te donnant le même résultat, c’est-à-dire : rien du tout ». Il faut qu'il fasse le malin, qu'il étale sa science de chirurgien, qu'il vienne l'emmerder. Victoria affiche un sourire moqueur avant de lui lancer : « C'est toi qui me parle d'amour propre ? Et puis que ce que t'en a à foutre de mes neurones ?! ». Parce qu'elle l'emmerde lui et ses leçons de morales. Il a perdu toute crédibilité à ses yeux le jour où il décidé de s'envoyer son interne, le jour où il définitivement choisi de la laisser en arrière. « Ça m'aide tu vois. Toi t'as trouvé un autre échappatoire, mais excuse d'avoir choisi ce genre de truc plutôt que de sauter sur le premier venu. Remarque, t'aurais peut-être préféré ? Ça aurait évité à mes neurones de griller ». Elle s'était pensé plus forte au départ. Elle pensait pouvoir surmonter ce drame, pouvoir s'en sortir seule avec sa seule motivation et son tempérament de battante. Mais non. La douleur, la perte, tout était bien trop dur pour elle, alors elle avait choisi une issue. Au début, ce n'était sensé être que temporaire et avec une dose bien précise, mais très vite, cela ne suffisait pas. Son esprit en demandait toujours plus, sa peine appelait à un peu de répit. « Et d'ailleurs, pourquoi tu me parles d’elle ? Tu veux l’inviter à dîner ? A force d’en parler, on pourrait se poser la question… » Furibonde, elle lui jeta un regard glaciale. Et le pire, c'est qu'elle a le sentiment que cela l'amuse. Aidan trouve toujours le moyen de rire de tout, de devenir le plus mesquin qui soit. Autrefois, cela ne la dérangeait pas, elle avait également son côté arrogante. Mais là, elle ne le supporte absolument plus du tout. Elle le méprise pour ce qu'il vient de lui dire, pour sa monumentale erreur, pour tout. Oui, elle l'accuse de tout. « Ohhh Vicky, ne me dis pas que t’es devenue pudique à ce point ? ». Elle serre les dents, crispe ses doigts en le voyant prendre ses aises, se foutant bien de son ordre de quitter la chambre. « Bien, comme tu voudras ». Elle s'affaire donc devant lui, encore nue, et commence à passer une culotte en dentelle fine ainsi qu'un soutient gorge assortit. Victoria n'est pas pudique et il le sait. Seulement d'ordinaire, il ne tarde pas à faire bien plus que de s'adosser à la commode. « Au fait, quand t’auras décidé d’arrêter de te cacher dans ton boulot et que t’accepteras de faire face aux problèmes, MA fille te réclame. Tu comptes revenir parmi les vivants et affronter la réalité et les problèmes, ou je contacte mon avocat pour le divorce et je fais ma vie ailleurs avec Marylou, et toi je te laisse avec tes antidépresseurs et tes vedettes ? ». Elle s'arrête en plein élan alors qu'elle s'apprête à enfiler ses collants. Il la toise, heureux de le voir réagir. Aidan connaît sa corde sensible, il sait que le sujet Marylou n'a rien d'un jeu pour elle. « Ne la mêle surtout pas à tout ça, tu m'as bien comprise ? », dit-elle en pointant un doigt rageuse dans sa direction. « Quant à ton enfoiré d'avocat, tu lui précisera bien que c'est une faute grave un adultère dans un mariage et que ça va chercher très loin. Alors avant de me menacer, tu ferais bien de faire le ménage autour de toi ». Parce qu'elle ne compte pas le laisser s'en tirer si facilement. Elle ne se laissera pas humilié de la sorte sans lui rendre la monnaie de sa pièce et elle sait combien Aidan affectionne son train de vie confortable. « Maintenant fous le camps ! », crache-t-elle en attrapant sa chaussure la plus proche et en la lançant violemment dans sa direction.

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() message posté Jeu 21 Déc 2017 - 15:26 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
Aidan lève les yeux au ciel face à la réaction de Victoria. Il l’avait déjà connue plus forte que ça, mais pouvait-il la blâmer ? Il n’était pas à sa place. Certes, il vivait mal la perte de leur fils, lui aussi. Mais il ne portait pas cet enfant comme elle l’avait fait le temps de quelques mois. « - T’es pénible, Vicky. Vraiment » finit-il par lui dire avec tout le calme du monde. C’était pas son genre de hurler à tout va, de finir totalement hystérique. Qu’elle fasse ce qu’elle veut, de toute façon c’était bien ce qu’elle ferait. Cette femme n’en avait toujours fait qu’à sa tête, elle était un véritable électron libre et c’était une des nombreuses choses qui lui avait plu chez elle. Cette facilité déconcertante de se faire obéir, de claquer des doigts pour avoir ce qu’elle désire. Ce côté femme indépendante, et pourtant là elle était bien accro à ses médocs. « - J’étais là, mais non tu l’as totalement oublié, tu t’es noyée dans ton travail, comme si tes starlettes en carton pouvaient t’apporter le réconfort que moi je pouvais t’apporter. T’es pas toute seule dans cette famille, on est trois et on doit faire avec, toi, comme moi ! T’étais pas là, ni pour toi ni pour moi. Alors oui je me suis tourné vers elle parce que toi tu n’étais pas là, Vicky. » Encore qu’aujourd’hui, Aidan avait fait le choix d’écarter Lizzie de sa vie. Certes, il la voyait encore puisqu’ils travaillaient dans le même hôpital, parfois même dans le même service et pourtant il tentait tant bien que mal de l’éviter. S’il n’éprouvait pas de sentiments pour elle, elle avait été comme une espèce de bouée de sauvetage, comme une bulle d’air où il n’avait plus l’impression d’étouffer « - A la limite … » Au moins, le sexe n’allait pas lui ruiner sa santé, juste son mariage. Mais au point où ils en étaient…

Il restait toujours appuyé contre cette commode, à se demander combien de temps allait durer la crise dans laquelle ils venaient de se lancer à pieds joints. Cette ambiance était lourde, pesante même et si lui fuyait son domicile, il s’obligeait au moins d’y rentrer de temps en temps au moins pour s’occuper de sa fille et essayer de lui apporter un peu de stabilité. Une stabilité éphémère lorsqu’il voyait la facilité déconcertante qu’avait Victoria d’entrer dans des crises comme celle présentement. Ramener Lizzie sur le tapis à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche devenait vraiment pesant. Oui, il avait fauté, oui il en assumait les conséquences et il avait même eu l’honnêteté de lui avouer. Mais de là à lui reprocher tout le poids du monde, il ne fallait quand même pas abuser non plus. Ramener son interne sur le tapis devenait puéril, chaque point de vue même et pour ça, il n’hésitait pas à lui balancer des sarcasmes. Comme s’il cherchait à la pousser à bout, alors qu’en réalité il voulait juste la mettre face à l’authenticité de ses dires.

Le corps de sa femme, il le connait par cœur et pourtant, il ne s’en lasse pas. Là était sans doute la stupidité de la situation, sa femme était une beauté proche de la perfection à ses yeux, il ne pouvait même pas dire qu’elle n’était pas attirante alors qu’il l’avait toujours désirée. Finalement, il se décolla de son meuble pour s’approcher d’elle, la toisant du regard. Ses yeux se baladaient sur chaque parcelle de son corps si joliment dessiner, lorsqu’ils en viennent à parler de Marylou « - Je ne la mêle pas à ça, je t’expose juste la situation. » Aidan ne se gêne pas pour la fixer, droit dans les yeux alors qu’à peine quelques centimètres les séparent « Arrête de jouer les drama-queen Victoria, je ne vais pas finir en prison. Exagéra-t-il.  Ma fille viendra vivre avec moi parce que légalement et biologiquement, je suis son père. » reprit-il avec assurance. Il ne voulait pas se battre contre elle, mais pour Marylou, il était prêt à vendre son âme au diable s’il le fallait « - Toi, avec tes médocs tu vas juste être vue comme une dépressive instable, et c’est pas faute de te le répéter tous les jours… Mais quelle idée de se fier à un neurochirurgien, celui que t’as épousé qui plus est. N’est-ce pas ?» Aidan contemplait son visage, blessé dans son égo de chirurgien, mais aussi d’époux. Puis finalement s’écarta pour rejoindre l’embrasure de la porte « - Au moins maintenant je sais qu’il peut faire faire les papiers pour le divorce. » Il avait espéré quoi au fond ? Qu’ils pourraient arranger les choses aussi facilement ? Avec Victoria ça ne pouvait pas être aussi facile, elle avait la rancœur tenace. Pire que ça même, mais maintenant, ils étaient fixés.

En la voyant prendre une chaussure, il s’écarta de la porte, l’évitant. Un regard vers l’endroit où elle avait terminé sa course, puis vers Victoria « - manqué, dommage. » Finalement, il l’abandonna pour rejoindre la chambre de sa fille qu’il regarda dormir profondément. Elle avait l’air tellement paisible, alors qu’elle vivait dans un cadre tout sauf rassurant pour une enfant de son âge. Il savait qu’elle ressentait les tensions, ne serait-ce qu’avec toutes ces questions qu’elle lui posait tout le temps. Mais il ne pouvait pas lui promettre que tout s’arrangerait, alors il s’était jute contenté de lui dire que les choses allaient probablement changer, mais que ce n’était pas de sa faute, en aucun cas.

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() message posté Jeu 11 Jan 2018 - 13:44 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Elle se foutait bien d’être exécrable, insupportable voire tyrannique. Cela lui importait peu qu'Aidan la voit sous ce jour-là. Parce qu'il avait toujours su que cela faisait partit d'elle, que dans le fond, elle avait cette part d'hystérie, qu'elle pouvait vite devenir incontrôlable. Victoria n'aimait pas qu'on lui résiste, elle ne supportait pas de perdre le contrôle. La patience n'était pas sa vertu principale, tout comme la sérénité ou le self-contrôle. Enfin si, au travail, elle pouvait montrer une toute autre image. Elle était capable de se contrôler, de faire bonne figure devant le client pour ensuite le maudire sans relâche. Mais le travail c'était le travail, et ça, Victoria l'avait apprit très tôt. On ne pouvait pas mettre en péril sa carrière, on devait tenir le coup. Du coup, dans sa vie privée, Victoria explosait en vol. Et elle continuait de penser qu'Aidan réagissait de la même manière. Après tout, elle le voyait mal perdre la face devant ses patients ou en pleine opération. Elle l'imaginait sûr de lui, impassible, droit dans ses bottes tandis que tout le monde autour de lui devait s'effacer pour lui céder la place. Certains auraient vu cela d'un mauvais œil, le trouvant prétentieux voire excentrique, mais Victoria trouvait ça attirant. Elle ne trouvait rien à redire à l'arrogance du moment que celle-ci était justifiée. Pourquoi s’aplatir alors qu'on s'était donné les moyens de réussir, qu'on avait sacrifié tellement de choses pour en arriver jusque là ? Oui, lui comme elle étaient très doués pour cacher leur vie intime au reste du monde, usant de leur atouts pour conserver une attitude des plus neutres afin que personne ne se doute que le chaos régnait derrière les murs de cette imposante maison. Mais Victoria était agacée, non plutôt furieuse, de le voir dans cette même attitude ici. Il était froid, indéchiffrable, tandis qu'elle bouillonnait. « J’étais là, mais non tu l’as totalement oublié, tu t’es noyée dans ton travail, comme si tes starlettes en carton pouvaient t’apporter le réconfort que moi je pouvais t’apporter. T’es pas toute seule dans cette famille, on est trois et on doit faire avec, toi, comme moi ! T’étais pas là, ni pour toi ni pour moi. Alors oui je me suis tourné vers elle parce que toi tu n’étais pas là, Vicky. » Elle lui lança un regard noir, de ceux qu'elle ne destinait qu'à lui à présent. Comment avaient-il pu en arriver là ? Elle serra la mâchoire, jusqu'à s'en faire mal. Elle se serait bien jeté sur sa boite de pilule si Aidan n'était pas devant elle à la toiser, à la rendre encore plus misérable qu'elle se sentait déjà. C'était certainement ça le pire, finalement. Le fait qu'il fasse d'elle une épave, alors qu'autrefois, il faisait d'elle une reine. Aidan l'avait toujours mit sur un pied d'estale et elle ne pourrait nier ne pas l'avoir remarqué. Il était fière d'elle, de leur vie, de ce qu'ils avaient construit. Aujourd'hui, il la regardait comme une étrangère, pire, une menace. Son regard autrefois si doux envers elle s'était rempli de mépris et de détachement, une chose que la Victoria capricieuse et envieuse avait bien du mal à accepter. « J'étais plus là hein ? Et toi tu vas me dire que tu étais bien présent ? Que tu n'as rien à te reprocher ? Ne me met pas tout sur le dos Aidan ! ». Elle aurait pu dire autre chose, elle en mourrait d'envie en réalité, mais elle savait que cette simple phrase ne serait qu'un aller simple vers une crise qui n'aurait pas d'issue. Aussi, elle se contenta de cracher son venin.

Elle allait l'ignorer. Oui voilà, elle allait faire comme s'il n'était pas là à l'observer, à la prendre de haut. Mais dans ce sens, elle lui donnerait raison. Aidan ne cessait de lui reprocher, entre autre chose, de fuir la conversation, de fuir leur mariage, leur maison... Mais elle, au moins, elle n'avait pas fuit dans le lit d'un autre. Et elle le trouvait bien culotté de se permettre de lui faire la leçon alors que lui même était loin d'être blanc comme neige. Finalement, il fond sur elle. Victoria fait un pas de côté tandis qu'il est tout prêt, qu'elle sent son regard sur elle. Étrangement, cela la rassure. Au moins, il lui trouve encore quelque chose d’intéressant. Victoria a toujours eu cet atout pour elle, elle le sait, comme Aidan a toujours été son plaisir charnel rien qu'à elle... Amer, elle raye cette dernière pensée de sa tête. Il n'est plus à elle seule. Il ne le sera plus jamais. Comme à chaque fois qu'elle y pense, elle sent le dégoût remonter le long de sa gorge. Rien que l'idée qu'une autre femme est pu le toucher, lui susurrer des mots, la rend folle. Mais le pire, c'est l'imaginer lui entrain de faire l'amour à une autre, lui dire des choses qu'il n'était sensé lui réserver qu'à elle, effleurer des lèvres qui ne sont pas les siennes... « Je ne la mêle pas à ça, je t’expose juste la situation. Arrête de jouer les drama-queen Victoria, je ne vais pas finir en prison. Ma fille viendra vivre avec moi parce que légalement et biologiquement, je suis son père. » Son ton neutre est insupportable. Alors qu'elle lui hurle dessus, lui se contente de lui parler avec assurance. Elle le déteste, elle le hait tant d'être devenu comme ça ! Sa dernière phrase la brise, lui tord l'estomac tellement qu'elle a peur de vomir. Marylou... Rien que de penser à elle l'envahit d'amour tandis que le regard d'Aidan l'enfonce aussitôt. Sans ménagement, elle pose ses deux mains contre son torse et le pousse loin d'elle. Ses yeux commencent à se remplir de larmes mais elle refuse de le voir satisfait de sa petite menace. « Bien entendu, comme ça tu pourra me briser un peu plus ! C'est bien ce que tu veux, pas vrai ? Tu veux m'enlever le seul enfant qu'il me reste ! » Inconsciemment, elle touche son ventre, désormais si plat, si vide. Elle le toise durement, retenant avec force le flot de larme qu'elle sent arriver. « Toi, avec tes médocs tu vas juste être vue comme une dépressive instable, et c’est pas faute de te le répéter tous les jours… Mais quelle idée de se fier à un neurochirurgien, celui que t’as épousé qui plus est. N’est-ce pas ?». Elle se retient de lui cracher au visage. Mais elle ne veut pas lui donner satisfaction. Victoria est une femme digne en tant normal, classe et distinguée. Mais cette situation, tout ce bordel qu'est devenu sa vie, semble atteindre son éthique morale. Elle se sent si fragile, si prête à s'effondrer... « Je me suis fier à toi y a 5 ans Aidan, je t'ai épouser comme tu dis ! Et tu m'as promis fidélité. Et t'as merdé, alors vient pas me faire la morale ! » Elle lui tourne le dos, commence à s'habiller. Elle ne veut plus le voir, elle ne veut plus l'entendre, elle a trop mal, bien trop mal en cet instant.  « Au moins maintenant je sais qu’il peut faire faire les papiers pour le divorce. », entend-t-elle derrière elle. Furibonde, elle fait volte face. Seulement vêtue de son soutient-gorge et de sa jupe, pointe un doigt rageur dans sa direction. « Je t'en prit, fait toi plaisir. Mais compte sur moi pour te prendre tout ce que peux. Tu peux bien me faire passer pour une dépressive, toi seras traîné dans la boue pour adultère. Et je suis pas sur que ton patron sera très content de savoir que tu te tape une interne ». Ses mains se mettent à trembler de rage et elle lance une chaussure, cherchant bien à lui faire mal. « Manqué, dommage. » Et tandis qu'elle le voit s'éloigner dans le couloir, elle cours jusqu'à la porte pour la fermer. Une fois seule, elle se laisse glisser le long de celle-ci.

***

Victoria était entrain de débarrasser la table. Marylou et elle avaient mangé ensemble avant que Victoria ne l'envoi se laver les dents pour ensuite aller au lit. Victoria savait qu'Aidan était de garde ce soir, donc qu'elle serait seule à la maison avec la petite. Ces moments étaient précieux pour la Stewart qui redoutait à chaque instant que ce ne soit les derniers. « C'est bon maman, je suis au lit ! », appela la petite depuis l'étage. Maman... Comment imaginer qu'elle ne pourrait plus la revoir alors que cette enfant faisait tant partie de sa vie ? Victoria la rejoignit dans sa chambre, la bordant, lui lisant un livre pour l'apaiser. « Tient, je t'ai fais ça à l'école ». Marylou sortit de sous son oreiller un dessin. Dessus, une petite fille tenant la main à une adulte aux cheveux brun. Avec émotion, Victoria prit le dessin et déposa un baiser sur le front de l'enfant. Elle finit par sortir de la chambre et regagna la cuisine afin de terminer de ranger, mais aussi de s'accorder un temps de pause. Attablée au bar, un verre de vin près d'elle, elle avait le regard porté sur le dessin quand elle entendit le cliquetis de la serrure de l'entrée. Elle n'avait toujours pas bougé quand Aidan arriva à son tour dans la pièce, une grande enveloppe en main qu'il fit glisser dans sa direction.

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() message posté Mar 16 Jan 2018 - 17:28 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
Aidan avait l’impression que depuis des mois, ils vivaient la même scène tous les soirs, à part peut-être les soirs où lui travaillait. Sans doute les meilleures gardes de sa vie, et si autrefois il les aurait bien fuies comme la peste, depuis que leur couple prenait l’eau, il était prêt à accepter les gardes de tout le monde. Chose totalement improbable et complètement égoïste. Il devait aussi être là pour Marylou, il avait non seulement ce besoin de la sentir contre lui pour pouvoir puiser sa force dans les moments de tendresse que lui offrait sa fille, mais il savait aussi qu’il ne voulait pas être un père plus absent qu’il ne l’était déjà. Certes, il n’avait aucun problème à la laisser avec Victoria ; leurs problèmes ne les concernaient qu’eux deux, non pas la petite. Il savait qu’elle avait beau être une épouse insupportable de ces temps-ci, elle restait néanmoins une très bonne mère. Et ça, il ne l’avait jamais perdu de vue. « - J’ai fait des erreurs, mais toi tu n’as pas été capable d’avancer Victoria. Oui, t’as perdu un enfant et c’est terrible, mais rien ne nous empêchait d’en avoir un autre un peu plus tard. Il est temps de passer à autre chose, de faire ton deuil. Relativise un peu. T’es jeune, t’es en bonne santé. Qu’est-ce qui t’empêche d’avancer ? Elle est où la Vicky capable de diriger un monde ? » Certes, Aidan mettait les pieds dans le plat et s’ils n’avaient jamais vraiment pris le temps d’en parler tous les deux, de mettre des mots sur la situation il voulait le faire aujourd’hui. La perte d’un enfant est terrible, et il est conscient que gommer la douleur n’était pas une bonne idée. Mais en parler et apprendre à relativiser était un pas vers la guérison. « - Pourquoi tu ne vas pas en parler avec un professionnel ? Ne serait-ce que le temps d’une heure ou deux ? Ca te ferait peut-être du bien » Il n’avait même pas osé parler de psychologue, elle était capable de dire qu’il la prenait pour une folle… « - Je parle d’un vrai professionnel, pas ton charlatan qui te fait bouffer tes pilules » Certes, il aurait même pu lui conseiller Meluzine, mais il n’était pas sûr que ce soit bénéfique pour Victoria. Elle était la compagne de son meilleur ami, elle n’était donc pas totalement inconnue. Il était parfois plus simple d’en discuter avec une personne qui ne connait pas les intervenants, qui ne connait pas tellement la situation. De plus, elle était aussi l’amie de Lizzie et s’il ne doutait pas de sa capacité à rester professionnel, il se doutait qu’avec une info comme celle-là, Victoria était capable de bloquer, ou pire de devenir encore plus hystérique.

Aidan s’en doutait, dans cette situation Marylou serait forcément au milieu et ce, malgré tout ce qu’ils pouvaient essayer de faire pour empêcher que ça arrive. Si vraiment ils venaient à divorcer, il était clair qu’Aidan était prêt à payer cher pour avoir la garde de sa vie, et pire encore : il était certain de l’avoir. Victoria n’avait pas de réels droits dessus même si Aidan ne lui avait jamais empêché de jouer ce rôle de maman. Il savait pertinemment que Marylou aimait Victoria d’un amour passionnel et que la priver de la voir ferait du mal à son unique enfant, ce qu’il ne voulait pas « - Je ne cherche pas à t’en priver, mais si on se sépare elle viendra vivre avec moi, c’est inévitable » Aidan restait calme, elle pouvait bien hurler à s’en décrocher les cordes vocales, il comptait bien garder son sang-froid en sachant pertinemment que s’égosier à deux ne lui ferait que plus plaisir. Le neurochirurgien avait conscience que l’aventure qu’il avait eue avec Lizzie pouvait mettre sa carrière en périls, sans doute était-ce aussi la raison pour laquelle aujourd’hui il avait pris la décision de s’en éloigner. Encore que s’il voulait la voir en dehors de cet hôpital, qu’est-ce qui l’en empêchait ? Ce qu’il faisait de sa vie privée ne regardait que lui, quitte à ce que lui-même change d’hôpital pour ne pas exercer dans le même qu’elle. « - Je m’en tape de ce qu’il peut bien penser, Victoria. Crois-moi, il a déjà fait des erreurs, lui aussi. Il n’y a pas si longtemps que ça même. Si tu crois qu’on brise la carrière d’un chirurgien que l’on paie aussi cher avec des histoires aussi puériles que ça, tu te trompes. Lizzie, elle était totalement consentante, et peut-être même qu’elle en redemande encore. Ce que je fais en-dehors de cet hôpital ne regarde que moi, alors tu peux aller te faire passer pour une hystérique auprès de mon patron si ça te chante, je m’en fous complètement. Dans le pire des cas, je devrais changer d’hôpital, ce qui voudrait dire que je repartirais aux USA avec ma fille. C’est tout ce que t’auras gagné » encore que Lizzie n’était absolument pas privilégiée par rapport aux autres internes. Pire, il avait même tendance à la faire travailler dur et depuis qu’il avait mis fin à leur relation, à part s’il y était contraint, il tentait tant bien que mal de l’éviter. Alors non, les menaces de Victoria ne lui faisaient pas peur « - Et… rectification : je me tapais une interne. »

***

Aidan terminait tard ce soir-là. Un peu comme beaucoup de soirs ces moment-ci et ça ne le dérangeait pas vraiment. Debout face à son casier, il venait de terminer sa journée et venait de troquer ses vêtements de travail pour ceux avec lesquels il était venu la veille. Si ces derniers temps il cherchait à fuir sa maison et sa famille, ce soir il avait hâte de rentrer, de se poser ou simplement de se perdre sous les jets d’eau chaude de la douche. Les yeux sur ces documents que lui avait fait parvenir son avocat, il les passa rapidement en revue avant de les remettre dans l’enveloppe. Etait-ce un choix qu’il avait pris tout seul, ou bien un choix qu’ils avaient pris à deux ? Il ne le savait même pas, et pourtant il ne les avait pas encore signés. Le neurochirurgien se connaissait suffisamment pour savoir qu’une fois qu’ils auraient tous les deux apposé leur signature, il voudrait que tout aille vite. Laisser trainer les choses, il en avait horreur et pourtant dieu seul savait le temps que pouvait prendre les divorces. Il était prêt à payer double si seulement il avait l’assurance de ne pas rester des années durant dans les tribunaux. Il n’y avait déjà pas d’enfant à partager. Enfin si, Marylou. Mais d’un point de vue légal, Victoria n’avait aucun droit sur elle.

Passant la porte de la maison, Aidan retrouva leur maison plongée dans un calme qu’il ne connaissait pas. Certes il était tard, il était donc normal que le premier son qu’il aurait aimé entendre fut les éclats de rire de sa fille. Heureusement, elle n’avait pas perdu sa joie de vivre et faisait bonne figure face à ce que traversaient ses parents. Le neurochirurgien referma la porte derrière lui de manière délicate lorsqu’il prit la direction de la cuisine. Il ne prit pas le temps d’ôter sa veste lorsqu’il déposa délicatement l’enveloppe sur la table. C’était l’instant T. L’instant qu’il avait redouté depuis de nombreux mois, et pourtant ils devaient bouger, ils devaient faire quelque chose plutôt que de rester comme ça à attendre que quelque chose ne bouge. Les prochains jours allaient être tendus, peut-être même difficile au point qu’Aidan se demandait même s’il ne devrait pas éloigner Marylou. Prendre congé et s’envoler avec elle quelque part, ou bien la laisser un ou deux jours chez Sevan en sachant pertinemment qu’elle serait heureuse de passer autant de temps avec son parrain « - Si tu signes, je signe … » cette décision était compliquée, il en avait conscience, mais ce n’était pas vivable. Ni pour lui, ni pour elle et encore moins pour Marylou. Néanmoins, il avait la certitude que c’était la meilleure solution, déjà parce que Victoria était bien trop rancunière pour arriver à passer outre à ce qu’il avait fait.



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() message posté Mer 17 Jan 2018 - 15:39 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Tous ses mots lui revenaient en mémoire. La dureté de sa voix, son ton détaché. Elle n'avait pas oublié une seule de ses répliques. « Mais toi tu n’as pas été capable d’avancer Victoria ». De quel droit pouvait-il lui dire ça ? Capable d'avancer, mais quel con ! Elle enrageait toujours autant quand elle repensait qu'il avait osé lui sortir un truc pareil. Avait-il déjà fait une fausse couche ? Avait-il déjà perdu connaissance sur un bitume gelé pour se réveiller dans une chambre d'hôpital, le corps vide, l'envie de hurler sa colère à la face du monde ? Non, alors il n'avait aucune remarque à lui faire. Et quand il lui avait parlé de faire un autre enfant, elle avait eu envie de vomir. Comment pouvait-il imaginer qu'elle le remplacerait un jour ? Seul un homme pouvait tenir ce genre de discours dénué de toute logique, de toute raison. Elle ne voulait pas un autre enfant, elle voulait leur petit garçon, ce petit garçon qu'elle avait choyé en son corps pendant des semaines. Au lieu de donner la vie, elle avait accouché d'un enfant mort. Elle avait vu le corps sans vie de son fils après coup. La faucheuse, voilà ce qu'elle était, l'ange de la mort. Et même si Aidan lui tenait la main ce jour-là, elle s'était sentit plus seule que jamais. Repliée sur elle-même comme un fœtus, elle se serait bien endormi pour ne se réveiller que lorsque la douleur serait définitivement partie. Mais elle n'avait jamais disparue, elle faisait partie d'elle à présent. Et puis elle n'était plus si jeune que ça. Aidan avait tendance à oublier qu'une femme ne pouvait pas enfanter jusqu'à la fin. Elle était plus proche des quarante ans à présent, plus proche que jamais du point de non retour. Et c'était ça qui lui crevait le cœur : Aidan pourrait toujours fonder une famille ailleurs, elle, elle en était incapable. « Toi tu l'as déjà oublié pas vrai ? », lui avait-elle dit, sans vraiment attendre de réponse. Elle avait parlé d'un tout. De leur fils décédé, de la Victoria d'autrefois a qui il n'aurait jamais tourné le dos. Oui, Aidan avait la faculté de sortir la tête de l'eau bien plus vite. Elle était comme ça avant pourtant, il avait raison. D'ailleurs, elle s'était réfugié dans son travail plutôt que de se morfondre chez elle. Elle n'avait pas craqué, jamais depuis l'accident. Elle avait refoulé ses larmes en même temps que tout le reste et s'était muré dans sa forteresse intérieur. « Pourquoi tu ne vas pas en parler avec un professionnel ? Ne serait-ce que le temps d’une heure ou deux ? Ca te ferait peut-être du bien » Elle connaissait ce discours par cœur. Et elle n'avait pas changé d'avis. Non, elle n'en parlerait pas, elle ne se livrerait pas à un inconnu. Elle aurait aimé en parler avec Aidan, mais très vite, cela lui avait parut impossible. Quelque part, elle le tenait responsable de ce qui était arrivé et elle le détestait d'être si détaché par rapport à elle. Il semblait penser qu'ils feraient mieux la prochaine fois, comme si cet enfant n'avait été qu'un crash test. Elle avait sentit la bile remonter le long de sa gorge. « Tu ne sais plus ce qui me fais du bien Aidan. Tu sais simplement me faire du mal ». Peut être que c'était trop, peut être pas, en tout cas, en cet instant, elle le pensait vraiment. Aidan l'avait rendu heureuse, il avait fait d'elle une femme épanouie, rayonnante. Mais aujourd'hui, il lui avait brisé le cœur. « Je ne cherche pas à t’en priver, mais si on se sépare elle viendra vivre avec moi, c’est inévitable » Inévitable. Comme l'échec de leur mariage visiblement. Elle voyait d'ici les yeux ronds comme des billes de sa mère quand elle apprendrait à quel point le couple de sa fille battait de l'aile. Et Victoria n'osait imaginer lui dire qu'Aidan était aller voir ailleurs, cela lui ferait trop plaisir de savoir qu'elle avait eu raison à l'époque. Un coureur de jupon le restera toute sa vie. Seule Victoria, assez sûr d'elle, pouvait contester ce genre de discours. Aidan ne la tromperait jamais, elle était faîte pour lui, jamais il ne prendrait le risque de tout foutre en l'air. Et maintenant qu'il lui parlait de Lizzie, elle ne pouvait que rire amèrement à cette idée. Il parlait d'elle en disant qu'elle en redemanderait. Quelle garce ! Elle retint de nouveau sa folle envie de le gifler, de lui faire mal, de lui faire ravaler ses mots. « Alors épouse là ta pouf, vas-y ! » Non, elle n'avait aucune envie qu'il le fasse. Elle ne voulait pas que cette satanée interne entre dans la vie de Marylou, ni n'importe qui d'autre d'ailleurs. « Tu repartirais la-bas alors que c'est toi qui m'a amené ici ?! J'ai tout plaqué pour te suivre à Londres j't'e rappelle ! Bordel Aidan, t'es le pire égoïste de l'univers, t'es qu'un sale con ! ». Et elle aurait pu ajouter tout un tas d'autres adjectifs. Elle sentait la rage l'envahir et elle savait que cela le ferait jubiler. Si autrefois il pouvait la rassurer, la soutenir, aujourd'hui, il ne faisait que la rabaisser. Aidan avait beau dire que cette histoire avec l'interne n'était que du passé, Victoria ne le croyait plus. Il avait brisé son vœux de fidélité, alors il avait perdu toute crédibilité à ses yeux.

***

Oui, Victoria se souvenait avec précision de tout ce qu'il avait pu lui dire. Mais ce soir, elle se sentait plus calme. Elle ne savait pas si cela était dû aux deux cachets qu'elle venait de prendre ou juste le moment de complicité avec Marylou. Au moins, pour ça, ils s'entendaient un peu près. Aidan n'était pas encore trop con au point de l’empêcher de la voir, même s'ils vivaient encore tous sous le même toit. Jusqu'à quand ? Elle savait qu'Aidan avait contacté son avocat et que la machine était en route. Victoria elle-même avait appelé le sien, mais simplement par pure provocation envers le Stewart. Elle ne savait plus ce qu'elle attendait de cette situation. Son verre de vin devant elle, elle fixait le liquide rouge comme si celui-ci pouvait lui donner une réponse. Victoria buvait très peu. Elle avait beaucoup de vices, mais pas celui-là. En général, c'était lors de grandes occasions. Mais il n'y avait rien à fêter aujourd'hui, pas plus qu'hier et sûrement beaucoup moins que demain. Elle faisait tournoyer son verre entre ses mains, fixant le dessin, quand Aidan pénétra dans la pièce. Il avait le visage fermé, tendu. Victoria observa l'enveloppe cacheté comme si elle avait abrité le diable. Elle n'avait aucun doute sur ce qu'elle contenait et les propos d'Aidan ne firent que le confirmer : « Si tu signes, je signe … ». Un léger sourire s'afficha sur les lèvres vermeilles de l'américaine. « Ca a été du rapide », dit-elle, acerbe. Aidan n'était pas un homme qui aimait perdre son temps. Quand il avait décidé de quelque chose, il fallait que cela aille vite, que tout se déroule comme il l'avait prévu. Elle avait toujours admiré ça chez lui, mais dans cette situation, cela lui donnait envie de pleurer. Il était réellement pressé d'enterrer leur mariage. Il voulait refaire sa vie, sans elle. « Tu penses que c'est si facile que ça ? », demanda-t-elle tout en prenant une gorgée d'un vin hors de prix. Aidan et elle avaient toujours aimé les bonnes choses. Assise sur le tabouret, le dos bien droit, les coudes posés sur le marbre du plan de travail, elle continuait de le fixer. « Tu l'aime ? ». Elle ne savait pas si elle voulait vraiment entendre sa réponse. Il y avait des chances pour que cela ne la blesse plus qu'autre chose, mais elle voulait savoir. Elle s'était crut à l’abri de ça pendant si longtemps qu'il était temps qu'elle sorte de sa bulle de verre, quitte à se blesser au passage.

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() message posté Mar 30 Jan 2018 - 15:07 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
Comment peut-on oublier un enfant ? Même Aidan qui peut être un parfait salop capable de tromper sa femme, il ne pouvait oublier l'enfant qu'ils auraient dû avoir tous les deux. Certes, il était déjà papa d'une ravissante petite fille. D'un joyau, d'un petit trésor. Mais cet enfant aurait dû être le leur à tous les deux et probablement qu'aujourd'hui, ils mèneraient encore la vie qu'ils menaient autrefois. Alors non, il n'avait pas oublié cet enfant, mais il évitait de rester sur le passer.  Aidan avait besoin d'avancer, de vivre d'autres choses et de relativiser pour accepter la situation. " Non.  Mais je m'efforce à avancer, parce que je n'ai pas le choix. J'ai une fille qui a besoin de moi et je ne peux pas me laisser couler comme ça. Marylou est vivante, elle est en pleine forme, mais elle est encore petite, Victoria. Et je refuse de l'abandonner en m'abandonnant moi-même dans la déprime alors que malheureusement cet enfant j'e n'ai malheureusement pas eu la chance de le connaitre. C'est dur dit comme ça je sais, mais elle a besoin de moi. " Victoria n'avait aucune obligation envers Marylou, mais depuis sa plus tendre enfance, Vicky s'occupe d'elle comme d'une véritable maman. A ses yeux elle est sa maman et même si dans la tête du neurochirurgien un divorce est presque inévitable, il se doute que la séparation entre sa femme et sa fille sera difficile. " Ouais je sais, toi t'es parfaite et moi je suis le diable en personne. " Alors qu'aux yeux du neurochirurgien, ils avaient tous les deux une part de responsabilité dans l'état de leur couple. Lui avait sans doute mis le coup de grâce en ayant une aventure avec son interne, mais elle avait aussi contribué à le mener au naufrage.

Aidan avait l'impression que Victoria n'avait que Lizzie à la bouche. A l'écouter, il passait tout son temps avec elle, il en était éperdument amoureux et maintenant, voilà qu'il allait l'épouser. Si elle s'attendait à ce qu'il la rassure, il ne le ferait pas. Ils n'en étaient plus à ce stade-là, non ? Ils étaient partis trop loin dans leur rancœur réciproque et au lieu de lui promettre que non, il n'en épouserait aucune autre qu'elle, il préférait entrer dans son jeu. Il ne voulait simplement pas être à sa merci, et lui prouver qu'elle n'était pas irremplaçable, même si au fond elle restait la femme de sa vie " T'as raison. D'ailleurs Lizzie se demandait s'il fallait t'inviter au mariage. T'en penses quoi ? " Il n'était pas question de mariage avec Lizzie, il n'était même plus question de relation puisqu'ils ne s'adressaient plus la parole depuis plusieurs semaines maintenant. " T'exagères Victoria sérieusement. Tu t'entends ou quoi ? A t'entendre, elle est la femme de ma vie, j'en suis raide dingue, je ne jure que par elle " Si vraiment Victoria venait à foutre en l'air sa place de neurochirurgien, oui il était bien question de retourner à New-York. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, à ce stade elle n'aura plus rien à dire ni sur sa vie, ni même concernant sa fille. Si vraiment elle en arrivait à ce stade " Tu veux jouer, on peut jouer. Je te dis juste ce qu'il se passera et si tu bousilles ma vie, je bousillerais la tienne. Et si je quitte cette ville, Marylou la quittera aussi et tu pourras engager tous les avocats de la planète, ça ne changera rien. A toi de voir, ma jolie " cette fois-ci, le ton qu'il avait emprunté était bien plus froid, mais aussi plus sérieux. Il était venu ici pour son travail principalement. Bien trop américain dans l'âme pour se prétendre anglais ou aimer Londres autant que l'Amérique.

***

Lorsque ça avait été plus ou moins conclu entre Aidan et Victoria, il n'avait pas perdu de temps pour en parler à son avocat. A ses yeux, il était préférable de faire avancer le schmilblick, pour lui permettre d'être fixé et d'arriver à se reconstruire tout doucement. Certes, il n'avait pas hâte de se retrouver seul dans une maison avec une petite fille de six ans, mais vivre la vie qu'ils menaient actuellement était tout sauf vivable pour lui, ou encore pour Marylou  " Si toi t'aimes trainer dans les tribunaux, moi j'ai pas de temps pour ça, Victoria. Cette situation n'est absolument pas vivable." Attendre dix ans qu'une personne se décide était quelque chose qui avait le don de le faire bouillir. Son père était un homme qui aimait prendre son temps. Sans doute était-ce aussi une des raisons pour lesquelles ils avaient du mal à s'entendre. Sa mère avait beau essayer de faire office de tampon entre les deux, c'était toujours compliqué entre les deux Stewart, déjà lorsqu'Aidan était petit. Lorsqu'il avait annoncé à ses parents que lui et Victoria allaient probablement divorcer, il ne s'était pas attendu à des encouragements. Il avait même eu droit à des " laissez-vous le temps " sauf que dans cette histoire, c'était compliquer de se laisser le temps alors que des disputes éclataient à chaque fois qu'ils s'adressaient la parole et qu'au milieu, il y avait une petite blondinette qui essayait de comprendre ce qu'il se passait dans sa famille. Les parents d'Aidan avaient toujours pensé du bien de Victoria et si son frère était toujours nulle part dans sa vie sentimentale, ils avaient été fier du mariage de leur fils ainé. Aujourd'hui, tout ça était en train de prendre le large et Aidan n'avait pas eu honte d'avouer que oui, il avait eu une aventure avec une autre femme. Il n'était pas lâche, il savait assumer ses conneries et ses décisions. C'était d'ailleurs ce qui l'avait poussé à avouer à Victoria plutôt que de tout lui cacher et faire comme si rien ne s'était jamais passé avec Lizzie. " Je ne te demande pas de signer là, tout de suite. Mais j'ai pas envie d'attendre des semaines avant que tu te décides. J'ai besoin d'avancer dans ma vie, avec ou sans toi mais quoi qu'il arrive j'avancerai. " Il ne voulait pas se morfondre sur lui-même, ni se droguer à toutes sortes de pilules pour l'aider à avancer. Il avait juste besoin de foutre un bon coup de pied à sa vie, prendre des décisions, s'y tenir et continuer sa route comme il l'avait toujours fait jusqu'à maintenant. " Je n'y suis pas indifférent, mais je ne l'aime pas. Sa présence est apaisante et elle m'aide à garder la tête hors de l'eau. C'est déjà pas mal " En effet, il éprouvait de l'affection pour Lizzie parce qu'elle avait été là pour lui au moment où il en avait le plus besoin. Elle était un peu comme une bulle d'air qu'il avait besoin alors qu'il étouffait totalement dans son monde. Il s'était perdu avec elle, il n'avait plus pensé à rien, et surtout pas à son mariage qui prenait l'eau et ça lui avait procuré un bien fou.

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() message posté Mer 7 Fév 2018 - 19:31 par Victoria J. R-Stewart
And we tried, oh how we cried. We lost ourselves, the love has died and though we tried you can't deny. We're left as shells, we lost the fight. Now I know you're sorry and we were sweet but you chose lust when you deceived me. You'll regret it but it's too late. How can I ever trust you again ? - Christina Aguilera. ✻✻✻
4 mois plus tôt

Elle ne pensait pas que cela leur arriverait un jour. Rien de tout ça n'aurait dû leur arriver. Victoria s'était pensé intouchable, bien loin de tout ça, trop heureuse dans sa bulle de verre. Une bulle qu'elle avait façonné de sorte qu'elle soit la plus hermétique possible, qu'elle survive à tout ce qui pouvait toucher les autres. Parce que des couples en crise, elle en avait connu. En commençant par ses parents. Même si Jersey et Jocelyne étaient toujours ensemble, il n'y avait jamais eu d'amour entre eux, pas le vrai, en tout cas pas aux yeux de Victoria. Et il y avait les couples des amies, des collègues, des clients même. Toutes ces personnes victimes d'adultères, de mensonges, de trahisons en tout genre. Oui, Victoria pensait que son couple était plus fort que ça. Parce qu'Aidan était un homme sur qui on pouvait se reposer, sur lequel elle s'était toujours appuyé. Et lui aussi. Il avait toujours eu affaire à une femme déterminée, battante, téméraire. Mais la bulle avait éclaté et venait les écorcher, elle venait leur rappeler qu'ils étaient comme tous les autres, finalement. « Non. Mais je m'efforce à avancer, parce que je n'ai pas le choix. J'ai une fille qui a besoin de moi et je ne peux pas me laisser couler comme ça. Marylou est vivante, elle est en pleine forme, mais elle est encore petite, Victoria. Et je refuse de l'abandonner en m'abandonnant moi-même dans la déprime alors que malheureusement cet enfant j'e n'ai malheureusement pas eu la chance de le connaitre. C'est dur dit comme ça je sais, mais elle a besoin de moi ». Ses mots étaient d'une violence inouïe. Jamais elle n'aurait cru l'entendre parler ainsi. La dureté de sa voix, la rudesse de son langage, tout lui donnait envie de hurler, de le frapper, de le faire ravaler son laïus minable. Elle coulait... Voilà ce qu'il venait lui signifier. Pour lui, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, elle en venait même à délaisser Marylou. Une douleur invisible l'irradia. « Tu te crois meilleur que moi ?! T'es le fort et moi la faible, c'est ce que tu penses. Très bien, je crois qu'on s'est tout dit dans ce cas ». En vérité, il y aurait eu milles choses qu'elle aurait voulu lui dire, mais pas là. Là, elle était furieuse, elle en venait à le haïr d'une force dont elle ne se serait jamais sentit capable. Elle n'avait jamais aimé un homme aussi fort que lui et paradoxalement, elle n'avait jamais détesté quelqu'un avec une telle intensité. N'y avait-il pas un dicton disant qu'il n'y avait qu'un pas entre l'amour et la haine ? Peu importait, elle emmerdait ce dicton à la con. « Ouais je sais, toi t'es parfaite et moi je suis le diable en personne ». Elle n'avait jamais eu cette prétention là enfin si, parfois. Mais elle ne parlait pas de ça et il le savait bien. Quant au diable, elle n'y croyait pas, mais peut être que si elle devait lui donner un visage en cet instant, ce serait le sien, en effet. Parler de Lizzie était devenu inévitable. Victoria était obsédé par l'interne qui avait couché avec son mari. Elle en venait à imaginer ses traits et toutes les choses atroces qu'elle pourrait lui faire. Et le plus étrange, c'est qu'Aidan semblait en être étonné. Ne la connaissait-il pas par cœur ? Comme si une femme comme elle avait pu fermer les yeux, juste fermer les yeux ! Où bien s'était-il imaginé qu'ils n'en parleraient qu'une fois et que cela suffirait ? C'était mal connaître la Stewart. Plus que blésé dans son cœur, elle l'était aussi dans son égo, et ce n'était pas rien. Et Aidan le savait mieux que quiconque. Elle avait envie de lui répondre avant tu ne jurais que par moi, mais ne le fit pas. A quoi bon ? Ce temps semblait définitivement révolu à présent. Il avait fait son choix. Aidan avait choisi de se tourner vers une autre, une plus jeune, une plus belle ? Impossible à dire, mais dans le fond, elle espérait que non. Elle continuait d'espérer que cette interne n'était qu'une distraction et qu'il s'en mordait déjà les doigts de l'avoir délaissé pour elle. «Tu veux jouer, on peut jouer. Je te dis juste ce qu'il se passera et si tu bousilles ma vie, je bousillerais la tienne. Et si je quitte cette ville, Marylou la quittera aussi et tu pourras engager tous les avocats de la planète, ça ne changera rien. A toi de voir, ma jolie ». Avant, son côté dur l'excitait. Mais là, la tendance était inversé. Aidan n'avait plus rien de l'homme qui lui avait plus, elle ne le trouvait que méprisant. Finalement, à choisir un homme orgueilleux et obstiné, elle se retrouvait à se faire face à elle-même. Il lui faisait échos, dans la même colère, la même obstination. Ils étaient semblable. Aidan ne s'en sortirait pas sans y perdre des plumes et elle aussi, sûrement. « Attend toi à ce que ta vie devienne un enfer alors et j'ai quelques longueurs d'avance sur toi chéri », dit-elle avec toute l'arrogance et la cruauté dont elle disposait, ce qui n'était pas peu dire. La guerre était donc ouverte.

***

Elle avait sans doute bien fait de se servir un verre, elle sentait qu'elle aurait bien besoin. Peut être même que la bouteille ne serait pas du luxe. « Si toi t'aimes traîner dans les tribunaux, moi j'ai pas de temps pour ça, Victoria. Cette situation n'est absolument pas vivable ». Un rictus mauvais s'afficha sur les lèvres de l'américaine. Bien sur, il n'avait pas le temps. Mais le temps pour batifoler, ça, c'était dans ses cordes. Mais la seule chose qu'elle retenait, c'est qu'il était pressé de divorcer, pressé de tirer un trait sur leur histoire, leur mariage, leur vie de famille. Aidan voulait l’éconduire, et vite. A cette pensée, Victoria serra la mâchoire. On ne mettait pas de côté une Reagan. Il le savait. Il l'avait toujours sut. Avant leur mariage, elle lui avait fait promettre de ne jamais jouer avec elle, de ne jamais lui manquer de respect, de toujours la traiter comme une femme se devait de l'être. Ils avaient construit leurs vœux de mariage dans se sens. Ils s'étaient promis fidélité, du moins Victoria l'avait fait, et elle n'avait jamais trahis sa promesse. Mais Aidan en avait décidé autrement, envoyant balader tous les beaux discours de ce jour qui, jusque là, s'était avéré crucial pour la belle. « Je ne te demande pas de signer là, tout de suite. Mais j'ai pas envie d'attendre des semaines avant que tu te décides. J'ai besoin d'avancer dans ma vie, avec ou sans toi mais quoi qu'il arrive j'avancerai ». D'accord il voulait divorcer, mais elle n'allait pas se montrer docile afin de lui rendre service. La rapidité de sa requête ne faisait que l'agacer davantage, lui prouvant un peu plus qu'Aidan était déterminé à en terminer le plus tôt possible. « T'as raison », commença-t-elle d'une voix neutre, prenant une autre gorgée au passage. « Plus vite tu retrouves ton célibat, plus vite tu pourra continuer à coucher avec n'importe qui sans le moindre scrupule. Si tentait que tu en ai eu, bien sûr », termina-t-elle, sans ciller, son regard braqué dans le sien. Elle n'allait pas lâcher si vite le morceau, c'était mal la connaître. Il avancerait , oh ça elle n'en doutait pas. Il n'y avait qu'à voir à quelle vitesse il avait surmonté la mort de leur fils. Pourtant, son air faux sensible lui plaisait autrefois, mais pas cette fois. Sa dureté l'étonnait de trop, alors qu'elle-même était vu comme un monstre sans cœur. « Je n'y suis pas indifférent, mais je ne l'aime pas. Sa présence est apaisante et elle m'aide à garder la tête hors de l'eau. C'est déjà pas mal ». Impassible, Victoria ne baissait pas les yeux. Elle voulait l'affronter tandis qu'il lui parlait d'elle. Comme elle avait pu entendre se plaindre toutes ces filles dont les conjoints les avaient trompé... Mais maintenant que c'était son tour, elle avait bien du mal à encaisser. Encore une fois, elle ne pensait pas que cela lui arrivait, d'où le choc brutal. La chute était amer. Etait-il sincère ? Elle était tenté de dire que oui. Après tout, il lui avait avoué son aventure. Elle n'avait pas eu besoin de le traquer, ne l'avait pas apprit de la bouche d'un autre, ne l'avait même pas surprit de ses propres yeux. Son mari était un enfoiré adultère, mais un enfoiré honnête au moins. Néanmoins, elle n'en trouvait aucune consolation : le résultat était le même, elle était la femme dont le mari était allé voir ailleurs. « Tu m'en vois ravi dans ce cas », siffla-t-elle. Elle avait posé la question, à elle d'accuser le coup. Elle ne savait pas si cette réponse devait la satisfaire ou la torturer davantage. Elle attrapa l'enveloppe, commença à l'ouvrir. Ce simple geste lui coûtait, mais n'était-ce pas ce qu'elle avait voulu ? Après tout, leurs discussions, si tentait que l'on pouvait appeler ça ainsi, étaient toutes tourné dans ce sens. Pour autant, voir Aidan si pressé la faisait bouillonner de rage. Elle stoppa son geste, releva la tête vers lui. « Je croyais que tu allais bien. Tu m'as bien dit que tu ne coulais pas, que tu devais resté debout pour Marylou, non ? ». Elle se souvenait très bien de son attitude ce jour-là, de cette manière qu'il avait eu de la faire se sentir misérable, alors que lui, bon prince, allait de l'avant sans aucun souci. « Alors pourquoi la tête hors de l'eau Aidan ? ». Question légitime. Puis elle ajouta : « C'est parce qu'elle est plus jeune ? Ou alors simplement parce que tu ne pouvais plus me regarder maintenant que j'avais le ventre plat ? ». Elle savait que cela allait lui faire mal, elle sentait déjà son estomac se retourner, mais tant pis, elle était lancé. « Tu veux divorcer, j'ai bien compris, mais pour quelles raisons exactement ? Les vraies, je veux dire ».

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() message posté Sam 12 Mai 2018 - 1:59 par Aidan M. Stewart

   
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Je sais bien que l’on se ment, que d’un sourire on peut faire semblant. Ne rien se dire, laisser partir doucement les sentiments. Je vois bien que tu te mens, que tes sourires cachent tes tourments ; du rouge aux lèvres au rouge sang, on se laisse combien de temps ?
Visiblement, Victoria était dans une position et un état d’esprit où prendre tout au premier degré semblait être sa seule issue. Sa seule solution. Au fond, Aidan ne lui en veut pas. Il sait ce qu’elle vit, ou à peu près. Il comprend sa réaction, bien que lui veut vivre cette épreuve différemment. Ils vivent la même difficulté dans leur vie, ils doivent affronter et passer outre cet obstacle, et pour ça Aidan ne peut s’empêcher de vouloir se rattacher à sa fille. Marylou est son enfant, sa princesse, son sang. Si cet autre petit garçon qui n’a pas eu la chance de naitre, il n’a pas pu apprendre à le connaître, ni même à l’aimer comme Victoria en le portant pendant neuf mois, Marylou il a appris à la connaître, mais dès qu’elle a pointé le bout de son nez, il a éprouvé un amour inconditionnel pour cet enfant. Pour son enfant. Marylou est vivante, et aux yeux du chirurgien, il est hors de question de l’abandonner en s’abandonnant soi-même dans une dépression. Oui, c’est triste, c’est même totalement déchirant, mais la vie doit continuer. Il n’a pas le choix. « - Où ai-je dit ça, Victoria ? J’ai juste énuméré la situation. Je te dis simplement que moi je veux avancer pour ma fille, c’est pas un crime, c’est humain. Je ne te blâme pas, je te dis simplement la décision que j’ai prise et la motivation qui me pousse à avancer » Encore qu’il sait pertinemment qu’elle entendra ce qu’elle voudra et l’interprètera comme elle aura envie de l’interpréter. Pour ça, il lui fait confiance.

Au fond, ce qui est pénible, ou plutôt décevant aux yeux d’Aidan, c’est de la voir miser sur les mauvais chevaux, ou bien mettre en avant son énergie et sa force de caractère pour …. Des mauvais choix ? Sa rancœur semble encore plus forte que sa peine, peut-être qu’au fond c’est ce qui fait sa personnalité. Où est donc passé la Victoria qu’il a épousée ? Mais surtout, quelle est-elle ? « - Tu t’entends ? Tu te bourres d’antidépresseurs, mais pour vouloir faire de la vie des gens un enfer, tu pètes la forme. C’est pathétique de voir que la seule chose qui te fait garder la tête haute est ton aigreur. Tu ne te rends même pas compte de la femme toxique que tu deviens avec toutes les merdes que t’ingurgites. Mais si c’est ta seule motivation dans la vie, fais-toi plaisir parce qu’au fond l’enfer, je le quitte » lâche-t-il avec amertume. C’est violent, mais ne dit-on pas 1 balle partout, balle au centre ? Encore qu’il sait pertinemment qu’avec elle, ça ne sera jamais vraiment terminé et entre eux, il y aura sans doute toujours cette rancœur qui semble se transformer en haine, petit à petit.

***

Les feuilles du divorces sur la table de la cuisine, Aidan les fixe avec un air relativement décontracté. Pourtant, la conversation s’annonce toujours la même : remplie de haine, de reproche, voir même de menace. Tous les coups sont permis, visiblement alors que le meilleur gagne ? Sans doute en oubliaient-ils leur mariage, les mots promis ou simplement les années passées à partager le même toit, les mêmes habitudes, mais aussi les mêmes sentiments. Pour Aidan, Victoria avait longtemps été la femme de sa vie, il l’avait mise sur un piédestal et au fond, aujourd’hui encore elle y était toujours. Mais sans doute que ce beau tableau était en train de se recouvrir de toujours plus de reproche, de rancœur. Il la connaissait, il l’aimait, mais il détestait la femme qu’elle était devenue depuis cette fausse couche. Il détestait tout simplement leur couple, depuis cet incident « - Comment t’as deviné ? Surtout que je n’ai que ça à foutre de mes journées. Mais de toute façon, à partir du moment où le divorce sera prononcé, ma vie ne te regardera plus. Qu’importe si je me tape tout l’hôpital ou pas, pour rester dans ton exemple. » La provocation était toujours quelque chose qu’il aimait manier lorsque la personne en face de lui avait tendance à vouloir le chercher « - Que veux-tu, on ne se fait pas refaire » ajoute-t-il. Toujours plus dans le seul but d’exaspérer Victoria.

Si Aidan arrivait à rester calme, sa patience avait cependant ses limites. Des limites que Victoria était en train d’atteindre, et pour le coup, jouer avec sa machoir l’aidait à faire preuve de self contrôle lorsqu’elle commença à lui parler de Marylou « - Moi j’ai fait mon deuil. J’ai fait le deuil d’un enfant que je désirais, mais que je n’ai pas connu, malheureusement. J’ai fait mon deuil parce que j’ai une petite fille qui a besoin de moi. J’ai fait mon deuil parce que je pensais avoir une femme qui avait besoin de moi aussi. J’avais un mariage, j’avais une famille. Mais ma femme a fait de cet enfant le centre de son monde. Un monde qui s’est effondré, un monde où elle a oublié que quelque part elle avait un mari qui était là, et une petite fille qui ne rêvait que de continuer à vivre au sein de cette famille. Tu vois ? Alors oui je vais bien, oui j’ai accusé le coup, oui j’ai réussi à passer à autre chose. Mais je suis pas aussi insensible que toi au fait que j’avais une famille qui s’est effondré parce que ma femme s’est renfermé dans un monde où il n’y a qu’elle. Alors je me rattache à ce qu’il me reste de cette famille : Marylou. » Les paroles de Victoria sont de plus en plus blessantes, et la voir réagir comme ça lui donne l’impression que cette femme, il ne la connaît pas. Cette femme n’est pas celle qu’il a épousée. Jamais il n’aurait épousé une personne avec autant de méchanceté en elle « - Tu veux savoir pourquoi je veux divorcer ? Parce que j’ai abandonné une junkie, et j’ai ôté Marylou des mains d’une junkie, c’est pas pour la remettre dans les bras d’une autre. Encore que Heather, elle, elle n’était pas imbuvable. J’ai jamais épousé la femme que t’es devenue, Victoria et si c’est cette femme que je dois supporter tous les jours, je préfère revoir toutes les promesses que j’ai pu te faire. »


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