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I'd be waking up in the morning, probably hating myself + Daley

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() message posté Lun 11 Déc - 16:31 par Victoria J. R-Stewart

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Daley & Victoria


Un mois plus tôt

Dieu qu'elle avait mal à la tête. Une douleur lancinante, de celle qui ne vous lâche pas, qui vous enserre le crane comme dans un étau et qui vous donne la nausée sans réussir à évacuer quoi que ce soit. Et bien évidemment, l'aspirine n'y changeait rien. Il faut dire qu'elle avait largement abusé de ce type de médicaments au cour de sa vie, ne croyant pas une seconde aux médecines parallèles ou autres conneries du genre. Son corps s'était sans doute habitué à ces doses de cheval qu'elle s'envoyait et aujourd'hui refusait de lui accorder une trêve. La tête entre les mains, elle massa ses tempes, sans grand espoir. C'est à ce moment là que choisi son assistante pour faire irruption dans le bureau, une pile de dossier dans les bras. Victoria la toisa. Elle se demandait comment elle tenait encore debout avec ses frêles jambes et son teint blafard à faire peur. Pas que Victoria est de la peine pour elle, loin de là, mais plutôt une sorte de répulsion à se dire qu'elle ne présentait pas vraiment bien comme assistante. Elle poussa un profond soupire. Qu'avait-elle pour tenir si peu la forme ? En tout cas, rien en comparaison du fléau intérieur de la Stewart. Non, impossible. Et pourtant, elle était presque sur d'avoir meilleure mine, même si elle devait camoufler ses cernes sous un maquillage sophistiqué, sans être vulgaire. Victoria était une femme de goût, mais un peu d'artifice n'avait jamais tué personne. Dans ce métier, l'apparence était essentielle. On ne pouvait pas se permettre de paraître négligé ni fatigué. Victoria travaillait avec l'exigence, avec le glamour, elle vendait du rêve tous les jours, quand bien même sa vie avait tout du cauchemar. Mais personne ne le voyait, elle dissimulait sa vie privée avec grand soin. Bien sûr, elle ne pouvait cacher sa grossesse avorté. Comment dissimuler un ventre de cinq mois de toute façon. Mais hors de question qu'elle s'étale, voire même qu'elle en parle. Et puis ses collègues n'étaient pas assez fou pour poser la question. « Posez ça là. Et aller mettre du fard à joue ou ce que vous voulez, mais ne m'imposez plus cette tête de mourante pour la journée ». Et les jours à venir, cela allait de soit. Si elle ne faisait pas d’effort, une centaines de candidates feraient la queue pour l'assister, pour faire partie de cette prestigieuse agence, pour se faire un nom dans un monde de paillette et de requin. C'était peut être ça qui manquait à la demoiselle : un côté masochiste.

La journée arrivait à sa fin, mais Victoria n'avait toujours pas décollé du bureau. Sans doute parce qu'elle n'avait aucune envie de rentrer chez elle. Aidan lui avait avoué l'avoir trompé. Une nouvelle qui l'avait blessé bien plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Par fierté, elle ne voulait pas s'avouer que quelque chose comme ça lui était arrivé à elle, à eux. Quelque part, elle avait toujours pensé que cela ne leur arriverait jamais, quand bien même leurs boulots étaient rempli de tentation, leur mariage était au dessus de ça. Cruelle désillusion. Et puis la menace du divorce était venu pimenter le tout. Victoria esquissa un sourire amer. Cela n'avait rien de drôle, mais elle ne pouvait que rire de cette situation qu'elle avait toujours pensé impossible. Pas eux. Tout s'était enchaîné sans qu'elle ne puisse rien maîtriser, rien voir venir. Ou plutôt si, elle avait vu son mariage sombrer après la perte de leur fils. Elle s'était enfermé dans sa bulle de chagrin, empêchant Aidan d'y pénétrer. Et il s'était consolé avec une autre. Garce. Elle ne lui pardonnerait jamais, quand bien même leur couple était en périple, l'adultère n'était pas une justification, jamais.

Victoria en avait marre de ruminer. Son mal de tête était encore bien présent et elle avait abandonné toute tentative de s'en débarrasser, même après avoir avalé ses pilules bonheur dont elle ne pouvait se passer. Elle attrapa son téléphone et envoya un message à Daley. Elle ne voulait pas rentrer ce soir, pas tant qu'elle n'était pas sur qu'Aidan était endormi dans leur chambre d'ami. C'est lui qui s'occupait de Marylou ce soir. Elle proposa donc à son ami de passer le voir. Oui, elle s’incrustait, mais il pouvait dire non. Sa réponse ne se fit pas attendre, il était d'accord pour qu'ils se voient. Bien. Victoria décolla donc, embarquant avec elle sa mallette avec ses précieux documents. Elle allait encore ramener du travail à la maison, mais elle n'avait plus les remords d'antan. Quand Marylou était en classe, elle avait du temps pour travailler, Aidan n'étant plus une distraction dans ses journées. Victoria prit donc un taxi et arriva devant chez Daley. Bon, elle venait les mains vides, ce qui n'était pas trop son genre, mais l'irlandais ne s'en formaliserait sûrement pas. Vêtue d'une robe noire cintré, d'une paire d’escarpin et d'un manteau beige, elle toqua à la porte. Après quelques instants, Daley vint lui ouvrir. « Salut. Désolé de débarquer comme ça, t'avais peut-être prévu autre chose ? », demanda-t-elle par politesse. Victoria n'était pas du genre à s’embarrasser de formalités, mais elle ne voulait pas s'imposer non plus.


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() message posté Mer 13 Déc - 14:01 par Daley K. Brady
I'd be waking up in the morning, probably hating myself.

Il est dans les alentours de dix-huit heures lorsque mon téléphone vibre, grognant un son étouffé contre la moquette du tapis de mon salon. J'ouvre les yeux dans un gémissement plaintif. Combien de temps me suis-je assoupie ? Je me redresse et m'assois et passant mes mains sur mon visage aux traits fatigués. Ce n'est qu'un moment plus tard, lorsque je reprends totalement mes esprits, que je ramasse le smartphone qui s'est écrasé au sol pendant mon sommeil. L'heure s'affiche sur le petit écran qui m'éclaire agressivement le visage. J'ai dormi un peu plus de deux heures. Il faut dire que je viens d'enchaîner un service de quatorze heures sans avoir fermé l'oeil depuis plus de deux jours. Je me rappelle vaguement m'être assoupi aussitôt après être rentré chez moi, prenant à peine le temps de saluer O'Malley, mon fidèle compagnon félin. Je déverrouille le téléphone, curieux de voir ce que contient le message envoyé par Victoria. Je me demande vaguement si j'aurais été capable de dormir plus longtemps sans l'intrusion de mon téléphone dans mon sommeil. Mes pensées se concentrent finalement sur le contenu du message expédié par mon amie. La trentenaire me demande s'il est possible pour elle de passer me voir chez moi après son travail. Je n'ai pas de mal à imaginer les raisons qui la poussent à retarder le retour chez elle. Je ne connais la belle brune que depuis quelques mois, mais j'en sais assez sur sa vie pour savoir que ce n'est pas la joie à son domicile. J'ai rencontré la jeune femme à l'inauguration d'un nouveau pub huppé en ville. J'avais été invité par l'une de mes nouvelles collègues de travail qui avait des connaissances. C'est le genre de proposition qu'on ne peut pas refuser. Les pubs, ça me rappelle mon chez moi, l'Irlande. Et j'ai passé une sacrée bonne soirée à ce moment-là. C'est ainsi que j'ai finis par croiser la route d'une femme, une belle brune au corps élancé et aux yeux particulièrement clairs. Victoria m'avait-elle dit s'appeler. On a rapidement sympathisé au cours de la soirée ; mais je me suis rapidement rendu compte que je n'avais pas à faire à une simple femme dans la trentaine. Plutôt à ce genre de personne qui vit dans l'ombre des célébrités, qui les projettent vers la lumière. Elle me dit être agent artistique. Et elle m'a conté certaines de ses anecdotes avec ses clients, certaines hilarantes et d'autres bouleversantes. À la fin de la soirée, on s'est échangé nos numéros, et nous nous sommes revus plusieurs fois par la suite.

Victoria est une amie. Une des rares que j'ai ici pour le moment, à Londres. Moi-même maître de la duperie, j'ai rapidement compris que quelque chose clochait chez elle. Qu'un truc n'allait pas. La perte d'un enfant, c'est probablement la pire des souffrances qu'on puisse faire endurer à quelqu'un. Du moins, je ne peux qu'imaginer. Le jour où elle m'a confessé avoir fais une fausse couche, j'ai repensé que moi aussi, j'ai failli ôter la vie à un enfant il y a quatre ans. À cause de moi, des parents ont failli se retrouver dans le même état que Victoria à ce moment-là. Mais ce n'est pas arrivé, ça n'arrivera plus jamais, me suis-je alors convaincue. L'histoire de mon amie m'a touché, boulversé. Alors je l'ai regardé droit dans les yeux, un regard bienveillant, et je lui ai dis « Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas un seul instant à me contacter. » Et ce jour est arrivé. Sans une once d'hésitation, j'ai répondu au message de Vicky. Je lui écris qu'il n'y a pas de problème, qu'elle peut passer quand elle veut. Je lui envoie aussi mon adresse. Puis je repose le portable sur la table basse. O'Malley vient se frotter à mes pieds en ronronnant. Je lui adresse quelques caresses dans le creux de son cou. Il me regarde avec un air suppliant dans ses yeux. « J'imagine que t'as faim mon gros. » Je me lève pour rejoindre la cuisine ouverte sur le salon et la salle à manger. J'attrape les croquettes pour chat et en verse une grosse quantité dans sa gamelle presque vide. Je rajoute une pâté dans une petite assiette à côté dont l'odeur nauséabonde me donne à chaque fois la gerbe. « Je sais pas comment tu fais pour avaler ce truc. » Me suis-je exclamé en m'adressant à O'Malley. Il se jette sur la nourriture en se trémoussant et en ronronnant une nouvelle fois. Je le regarde un moment, attendri. Puis je range du mieux que je peux l'appartement. Je n'ai jamais été quelqu'un de très ordonné. Je prends tout de même la peine de faire la vaisselle. Puis je range les fringues qui trainent sur toutes les chaises, fauteuil, pouf et canapé de la pièce principale. Je balance tout dans le petit dressing qui se trouve dans ma chambre, la dernière pièce au fond du couloir. Je passe un coup d'aspirateur sur le parquet ciré. Puis je me dirige finalement dans la salle de bain pour me laver avant l'arrivée de mon amie.

Lorsque j'entends qu'on frappe à la porte, je sors à peine de la douche. Habillé d'une simple serviette blanche autour de la taille, je ne peux pas recevoir Victoria comme ça. Je m'active donc vers ma chambre pour enfiler les premiers vêtements propres qui me tombe sous la main. Un pull en maille bleu marine et un jean gris foncé feront l'affaire. J'accours finalement vers l'entrée de mon appartement pour accueillir Victoria un instant plus tard. J'ouvre la porte et lui offre un sourire amicale. « Salut Vicky ! » Me suis-je exclamé presque essoufflé, les cheveux en pagaille rendus légèrement humide par la douche. Je lui cède le passage pour la faire rentrer chez moi. « Salut. Désolé de débarquer comme ça, t'avais peut-être prévu autre chose ?  »  Je referme la porte derrière nous et la suit dans la pièce principale. O'Malley accueille notre invitée du soir en se frottant allégrement à ses jambes. Un vrai charmeur celui-là. Je lève légèrement les yeux au ciel en le regardant. Puis je m'approche de Victoria et lui répond tout en la débarrassant de son manteau. « T'inquiète pas, j'avais rien de prévu à part de comater dans mon canapé. » Un sourire s'accapare de mes lèvres. Je récupère le caban beige avec précaution. Je suis pratiquement sûr qu'il coute plus cher que toutes mes fringues réunis. Je l'accroche au porte-manteau fixé au mur de l'entrée. Puis je tourne les talons en direction de Victoria. Je jette un regard aux alentours avant de rajouter d'une voix calme, passant une main à l'arrière de mon cou. « Désolé c'est un peu le bordel, j'ai jamais été très ordonné. » Même si j'ai fais la vaisselle et rangé les vêtements qui trainaient dans la grande pièce spacieuse, il reste encore des dossiers, des livres, des boîtes de dvd et des papiers qui jonchent à peu près tous les meubles. Certains cartons de mon récent emménagement n'ont toujours pas été déballé et servent de support pour d'autres objets. Je fais quelques pas en direction du coin salon, où trônent entre autre un grand écran, un canapé capitonné en cuir marron et un fauteuil en velours bordeaux. Je m'assois finalement sur le canapé, croisant mes jambes et posant mes bras de tout leur long sur le dossier du siège, invitant Victoria à faire de même. « Alors, qu'est-ce que vous amène ici en cette heure tardive, Madame l'agent artistique ? » Ai-je dis sur une note légère. Je tente de détendre l'atmosphère bien que j'ai conscience que la belle brune ne soit pas forcément ouverte à ce genre futilité en ce moment. Après tout, je veux juste qu'elle se sente bien, parce que c'est ce que font les amis entre eux, n'est-ce pas ?


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() message posté Ven 29 Déc - 16:58 par Victoria J. R-Stewart

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Daley & Victoria


Un mois plus tôt

Le mal de tête, ça, elle pouvait gérer. En fait, en général, Victoria gérait un peu près tout. Maniaque du contrôle, elle aimait avoir le dessus sur tout, ne rien laisser au hasard, ne pas se faire surprendre. Elle n'avait pas envie de se faire porter par la vie, se laisser le temps, ce genre de connerie. Le temps, c'était de l'argent et l'argent, c'était le pouvoir. Oui, Victoria était une femme comme ça et elle le vivait très bien. Elle savait que pas mal de personnes crachaient sur elle, la méprisaient, la détestaient pour ce qu'elle était et ce qu'elle représentait surtout. Mais une fois de plus, elle s'en moquait éperdument. Oui, elle était riche et oui elle aimait le luxe, mais devait-elle s'en excuser ? Victoria aimait tout avoir, tout posséder. Fille de riche, fille ayant grandit dans l'opulence New-Yorkaise, elle avait toujours côtoyé ce monde. Et en grandissant, elle en avait voulu encore plus. Toujours plus. C'est comme ça qu'elle avait désiré Aidan. Plus que les autres hommes, c'était lui qu'elle voulait dans son lit, notamment parce que les autres femmes le désiraient tout autant. Il était beau, convoité, en passe de devenir un partit intéressant, il était donc pour elle. Et ils s'étaient passé la bague au doigt, affichant leur bonheur à la gueule du monde. A ce moment-là, elle avait tout, presque tout, mais le reste ne serait qu'une question de temps... C'est ce qu'elle pensait, c'est comme ça qu'elle s'était voilé la face, pensant avoir le temps, pensant que sa chance n'aurait jamais de fin. Quelle idiote elle faisait aujourd'hui ! Parce que le retour du bâton fut brutal, douloureux, mais surtout imprévisible. Elle n'avait rien vu venir, n'avait fait que couler avec le navire. Victoria qui voulait à tout prit tout contrôler avait vu son mariage sombrer, son mari batifoler avec une autre alors qu'elle se pensait unique à ses yeux. La niaiserie n'avait jamais fait partie d'elle, mais aujourd'hui, elle avait l'insupportable sensation d'être une candide.

Et la candide ne pouvait pas rentrer chez elle et affronter la déchéance de son couple. Non. Pas ce soir. Le voir, l'entendre, tout venant de lui était devenu insupportable à ses yeux. Pour autant, elle rêvait d'enfouir son visage dans le cou tiède de Marylou, d'éponger un peu de sa souffrance contre le cœur de l'enfant. Mais elle se l’interdisait. Elle ne voulait pas afficher son état à la petite. En sa présence, elle faisait son maximum pour lui cacher son chagrin, comme Aidan lui camouflait la réalité de leur situation. C'était sûrement le seul cas où ils arrivaient à s'entendre, pour le bien de la petite. Ce soir, quand elle rentrerait, elle irait se coucher près de l'enfant endormie et caresserait son visage apaisé. Elle souhaitera bien fort que tout s'arrange et lui promettra en silence de toujours être là pour elle. Pour cette fillette qu'elle n'avait pas porté mais qu'elle aimait autant que son propre enfant.

Victoria est un brin soulagé de voir le visage amical de Daley. C'est sûrement le seul sourire de sa journée qu'elle lui rend en échange tout en pénétrant dans l'appartement. Après quelques pas, elle sent un chat venir la saluer et ne bronche pas, bien qu'elle n'est jamais accordé beaucoup d'estime aux animaux de compagnie. Marylou aimerait beaucoup avoir un chien mais Aidan et elle le lui avait refusé, prétextant qu'avec leurs emplois du temps, la vie de cet animal ne serait pas appréciable. Et puis ni l'un ni l'autre n'avait envie de voir leur maison ruinée par des poils ou des saletés. Pour autant, elle ne leur veut aucun mal. « T'inquiète pas, j'avais rien de prévu à part de comater dans mon canapé. » Elle laisse son manteau glisser de ses épaules et observe rapidement la pièce. Daley doit le remarquer car il s'excuse : « Désolé c'est un peu le bordel, j'ai jamais été très ordonné. » Victoria sourit devant sa gêne. Sans doute parce qu'elle même est une vrai bordélique. Si son bureau est impeccablement tenu, ses dossiers parfaitement triés, sa chambre ainsi que sa maison seraient un bordel ambiant si une femme de ménage ne passait pas régulièrement. Mais elle sait que son image ne laisse pas imaginer qu'elle puisse être désorganisée dans sa vie privée, sûrement parce qu'elle cultive une facette droite et élégante. « Aucun souci. J'suis pas venu pour refaire la déco de toute façon ». Et puis même si c'était le cas, ce n'est pas elle qui s'en serait chargé. Elle aurait payé une équipe pour faire ce genre de truc à sa place. Et puis elle trouvait la pièce chaleureuse, vivante. Elle suit d'ailleurs Daley dans le salon et s'installe dans le fauteuil de velours. « Tu permets ? », demande-t-elle à Daley en désignant ses talons. Ici, elle n'est pas au travail, elle n'a pas besoin de les garder aux pieds. Ce n'était pas comme si c'était un supplice, en vérité, elle est plus à l'aise dans ce genre de chaussures que dans des baskets. Mais là, elle est chez un ami, elle peut s'installer plus à son aise que dans une soirée de gala. Daley lui fait signe que oui et elle ôte ses escarpins avant de replier ses jambes sous ses fesses. « Alors, qu'est-ce que vous amène ici en cette heure tardive, Madame l'agent artistique ? ». Victoria passe une main sur sa cuisse, un peu mal à l'aise. En fait, elle se sent un brin stupide d'être venue ici pour cracher son venin. Elle ne veut pas que Daley pense qu'elle se sert de chez lui pour fuir sa maison, même si c'est un peu le cas. « Je voulais m'accorder un moment sympa avant de rentrer... », dit-elle, évasive. Parce que dire clairement qu'elle ne veut pas rentrer chez elle reviendrait à dire qu'elle fuit Aidan, que son mariage va mal, que... Elle soupire. Sa vie est devenue un enfer et Daley n'est pas stupide, alors à quoi bon ? « On va probablement divorcer avec Aidan ». Elle refuse de se dire que c'est sur. Elle ne veut pas rendre cette situation encore plus réelle qu'elle ne l'est déjà. Mais elle n'est pas idiote non plus, elle sait que rien ne sera jamais comme avant.


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