Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Chinese New Year !
Venez célébrer le Nouvel an Chinois, avec le Magic Lantern Festival, par ici.
Instaparty n°6 : #ChineseNewYear.
Rendez-vous par ici pour la nouvel Instaparty. Faites-nous partager vos plus belles photos.
LC awards 2017 : les résultats !
Les résultats sont tombés, rendez-vous par ici pour découvrir le palmarès complet.
Version #26 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 26ième version toute douce pour l'hiver, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.


(Flashback) Sauver les apparences jusqu'à quand ? + Lizzie

avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 28/11/2017
» Messages : 94
» Avatar : Ian Sexy Somerhalder
» Âge : 35 ans
» Schizophrénie : Callie M. Dos Santos
() message posté Mar 12 Déc - 22:32 par Aidan M. Stewart

   
Sauver les apparences jusqu'à quand ?
J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer, que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.
Aidan venait tout juste de biper son interne. Dans la chambre de son patient avec le dossier de ce dernier en main, il venait tout juste d’expliquer à sa famille comment allait se dérouler les prochaines heures. Autant dire que ça n’allait pas être des heures faciles et pour ça, Aidan avait au moins pris soin de s’expliquer dans un langage concret et non pas de sorte à les assommer avec des termes médicaux que seuls de pauvres fous comme lui avec autant d’années d’études à leur actif pouvaient comprendre. Il avait fait preuve d’empathie, mais pas trop. Il devait rester professionnel et se refusait à trop s’investir pour les cas qu’il rencontrait. Son travail n’était pas quelque chose de facile et la règle d’or était certainement de garder une certaine distance avec le patient, mais surtout avec sa famille. Monsieur Coleman faisait partie de ces patients décérébrés, mais bon candidat pour les dons d’organes. Un cas déjà vu dans la carrière de l’américain, pas trop compliqué en soi puisque de toute façon, cet homme était bel et bien mort. Néanmoins, Aidan avait déjà prévu la suite des opérations avec ses collègues. Désormais, il ne manquait plus qu’à attendre, mais surtout garder un œil dessus. Chose qu’il ne ferait pas, puisqu’il avait d’autres patients à voir, des patients bien vivants, eux.

Les yeux plongés sur ses dossiers, appuyé contre le comptoir de l’accueil, Aidan en remplissait une partie en attendant que Lizzie le rejoigne. Il n’osait même pas regarder depuis combien de minutes il l’avait bipée, lui évitant ainsi une remarque tranchante dont lui seul avait le secret. Malgré sa vacherie habituelle, Aidan pouvait faire preuve d’humanité : cet hôpital était grand. Il n’avait aucune idée d’où elle se trouvait et pour cela, lui laissait au moins le bénéfice du doute. Enfin, il se plaça derrière un écran afin de programmer l’opération du lendemain lorsqu’il porta son regard sur cette famille effondrée. Cette femme était veuve, et en plus de ça on allait littéralement dépouiller son mari et pourtant, elle avait encore toute sa dignité. Lorsqu’il pensait à son mariage, Aidan se rendait compte qu’aussi bien lui que Vicky étaient eux, toujours en vie. Et pourtant, sa femme carburait aux antidépresseurs depuis la perte de leur fils, et lui il passait la plupart de son temps dans cet hopital. Il évitait de parler du drame qu’il traversait chez lui et lorsqu’il rentrait, sa fille était désormais son unique réconfort. Victoria, quant à elle, s’était tournée vers son boulot, partout, tout le temps. Que restait-il d’eux ?

A l’arrivée de l'interne, il ne prit même pas la peine de relever son regard de l’écran. Appuyé contre le dossier de la chaise, sa main gauche jouait avec le stylo qu’il ne cessait de faire cliquer « - Etes-vous libre ce soir, Docteur Winterbottom ? » Aidan avait posé sa question sur un ton totalement décontracté. Il finit de remplir les cases sur le programme de l’ordinateur, puis appuya son regard en le plongeant dans celui de son interne. Il se doutait que cette question pouvait-être totalement équivoque, mais n’était-ce pas la son intention ?

©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
.
» Date d'inscription : 07/12/2017
» Messages : 37
» Pseudo : Chaton
» Avatar : Lili Reinhart
» Âge : 24 ans
» Schizophrénie : /
() message posté Mer 13 Déc - 22:15 par Lizzie M. Winterbottom
Je suis é-pui-sée. Exténuée. Crevée. Fatiguée. Je viens de passer plus de douze heures à l'hôpital dont sept au bloc sur une reconstruction de fracture. Un truc de dingue. J'en ai encore la chair de poule en y repensant. Mais là, j'ai qu'une envie, retrouver mon lit. Mes couette. Et dormir au moins 6 heures de suite. Oui, pour moi 6 heures de suite c'est un vrai luxe. J'ai tellement prit l'habitude de dormir en mode sieste depuis quelques mois... depuis que je suis interne au GOS Hospital enfaite.

J'étais sur le point de retirer ma blouse et de me changer que mon bipeur sonne. Je rêve. Je fouille mes poches rapidement et maladroitement attrape le petit boitier noir qui vibre dans ma main. Dessus il est inscrit "réanimation - Dr Stewart". Je regarde l'appareil interdit pendant plusieurs secondes. Techniquement, j'ai terminé ma journée. Je n'ai aucune obligation. Et pourtant je remet ma blouse et me met à courir vers la réanimation qui est évidemment à l'autre bout de l'hôpital.

Pourquoi ? Conscience professionnelle ? Amour de la médecine ? La peur de me retrouver seule chez moi ? Peut être un peu de tout ça. Mais je ne vais pas me mentir à moi même. C'est surtout parce que le nom de Aiden Stewart, éminent neuro-chirurgien, s'est affiché sous mes yeux ébahis.

Pourquoi ? Parce que j'ai un gros faible pour cet homme ? Parce que j'en ai une peur panique ? Parce que la neuro-chirurgie c'est juste énorme ? Un peu de tout ça. Aussi. Alors je cours aussi vite que possible en me demandant à quelle sauce je vais être mangée. Cet homme est la définition même de la contradiction. Il peut changer d'attitude en quelques secondes. Souffler le chaud, puis le froid sans même qu'on puisse s'en rendre compte. C'est déroutant. Epuisant. Mais particulièrement attirant malgré tout.

J'arrive en réa. Je ralenti et essaye de retrouver mon souffle et un rythme cardiaque normal. Ma condition physique est déplorable depuis que j'ai arrêté la gym pout me consacrer à mes études. Je jette un coup d'oeil un peu partout et finalement retour le Docteur Stewart dans la chambre d'un patient, le nez sur un ordinateur de soin. Je m'approche de lui sans rien dire. Il a senti ma présence car il n'a même pas eu besoin de lever le nez pour me demander si je suis libre ce soir. Mon coeur saute un battement. Libre ? Libre comme personne ? Ou libre comme médecin ? Il me propose une garde ou un rendez-vous ? J'essaye de paraitre normale quand je répond :

- Oui, je suis libre Docteur Stewart. Qu'est ce que je peux faire pour vous ?

Professionnelle, courtoise. Je réprime un bâillement et range mon bipeur dans ma poche. J'ai les mains moites tandis que je l'observe remplir un dossier patient informatique. Je jette un coup d'oeil au patient allongé dans le lit avec un bandage autour de la tête, entubé. Ses constantes sont normales mais il a l'air mal en point. Si il est passé par la neurochir c'est normal, on récupère très lentement de ce genre d'opération.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 28/11/2017
» Messages : 94
» Avatar : Ian Sexy Somerhalder
» Âge : 35 ans
» Schizophrénie : Callie M. Dos Santos
() message posté Dim 17 Déc - 11:27 par Aidan M. Stewart

   
Sauver les apparences jusqu'à quand ?
J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer, que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.
Cette famille avait beaucoup de questions et surtout beaucoup d’espoir. Un espoir qu’Aidan savait vain, puisqu’au nom de la science et de la médecine, il était impossible que le mari de cette femme reprenne vie. Son cerveau était mort, autant dire qu’il ne pouvait donc plus vivre puisque comme le sait n’importe qui dans le corps médical, il est le chef d’orchestre du corps humain. Sans cerveau, on ne peut pas vivre et celui de cet homme était bien mort. La peine se lisait dans le regard de cette dame, sans doute espérait-elle un miracle, mais rien qu’en gardant le regard sur son moniteur, un simple externe en première année de médecine verrait qu’il n’est plus question de vie dans le cas de cet homme. Il n’était cependant pas assistant social et s’il avait employé beaucoup de tact pour annoncer le cas de M. Coleman, il n’avait pas à jouer les psychologues avec son épouse. Il était payé pour soigner un organe bien précis qui était le cerveau, et non pas l’âme ou la personnalité des gens. Cette femme allait passer des moments difficiles, peut-être même qu’elle ne s’en remettrait jamais, mais Aidan lui devait continuer, avancer et ne surtout pas s’arrêter à cette fatalité. Il n’avait pas d’autre choix que de garder ses distances, ce qui ne lui demandait pas vraiment d’effort. Lorsqu’on lui avait annoncé la mort de son fils à lui et à sa femme, ils avaient dû gérer la nouvelle tout seuls, comme des grands. Lui y repensait, mais faisait avec alors que Vicky se droguait aux antidépresseurs. Chacun faisait comme il pouvait, même s’il aurait préféré qu’elle se tourne vers lui, plutôt que vers ses pilules qui, à force, allaient lui détruire les neurones.

Lorsque Lizzie pointa le bout de son nez, Aidan n’avait pas vraiment besoin de relever le sien pour savoir qu’il s’agissait d’elle. A force de l’observer, il la connaissait presque par cœur. Presque. Et pourtant il ne se retenait pas d’être infecte et parfois bien trop arrogant ou détestable avec elle, comme avec les autres. La réponse qu’elle donne est bien celle que lui espérait, encore qu’il n’allait pas lui laisser le choix de toute façon. Finalement, Aidan se décolle de l’ordinateur et s’adresse à la famille « - Je vous présente le docteur Winterbottom, elle va s’occuper de votre mari et nous, on se revoit demain » avait-il commencé d’un ton qui se voulait délicat. Non pas qu’il se fichait bien du cas de M. Coleman, mais il avait d’autres patients à voir, et une gamine de six ans à aller récupérer. « - Si vous avez des questions, ou des inquiétudes, elle connait bien la situation, elle pourra vous répondre » ou pas. Enfin, il sort de la chambre en emmenant avec lui le dossier, mais aussi son interne pour lui donner ses instructions. Il avance jusqu’au centre d’accueil de l’étage où il avait laissé une pile de dossier quelques minutes plus tôt puis jette un œil vers la jeune femme. Il la regarde de la tête au pied et finit sa course en plongeant son regard dans le sien « - Comme t’as rien de prévu, t’es de garde cette nuit. Je veux que tu t’occupes de cet homme, que tu gardes un œil sur lui, en clair, que tu fasses l’impossible pour le maintenir dans un état stable jusqu’à demain. » Il pousse la pile de dossiers vers elle « - Et ça, c’est bâclé. Je ne sais pas qui de toi ou tes collègues s’est occupé de ces dossiers, mais c’est de la merde. » L'américain finit de remplir le dossier du patient qu’il venait de lui déléguer et l’ajouta en haut de la pile « - Et ça, je veux que tu le connaisses par cœur. Que tu maitrises ce cas. Que tu indiques tout ce que j’ai à savoir à mon retour demain. T’es douée, Winterbottom, c’est le moment de le prouver ». A nouveau, il la dévisagea du regard, détaillant le moindre centimètre carré de son visage. Cette fille dégageait quelque chose et même si la fatigue se lisait sur son visage, ça ne lui enlevait en rien sa beauté. Ses yeux s’attardèrent sur les lèvres rosées de Lizzie, puis il reprit « - Tu devrais te lâcher un peu et prendre ton pied » Aidan avait conscience que ce qu’il venait de dire était bourré de sous-entendus, mais à elle de l’interpréter comme elle le voulait.


©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
.
» Date d'inscription : 07/12/2017
» Messages : 37
» Pseudo : Chaton
» Avatar : Lili Reinhart
» Âge : 24 ans
» Schizophrénie : /
() message posté Mer 20 Déc - 20:39 par Lizzie M. Winterbottom
Il fait noir dans la chambre du patient. Il est huit heure passée, la nuit est déjà tombée sur Londres et je n'avais même pas vu une femme, grande et un peu ronde qui serait contre elle une fillette qui ne devait même pas avoir huit ans. Elles sont là, dans la pénombre, collées l'une contre l'autre, regardant le médecin de leur époux, mon patron, entrain d'écrire sur son ordinateur, jetant parfois des coups d'oeils inquiet sur le malade comme si elles craignaient qu'il ne se réveille pas sous leur yeux. Je ne les avait pas vues avant que Aiden Stewart ne se lève et se rapproche d'elles pour me présenter.

Ca me fait toujours drôle quand on dit "Docteur Winterbottom". Techniquement, je suis Docteur. Médecin. Je pourrais même si je le voulais ouvrir un petit cabinet de médecine générale en ville. Mais être médecin de famille ne m'attire guère. Les rhumes et la grippe, c'est pas pour moi. J'ai besoin de l'adrénaline, du frisson de la vie de chirurgie, je suis devenue accro en quelques semaines à peine même si ça m'épuise à un point que je ne saurais décrire. Alors oui, je suis Docteur mais ici, je ne suis qu'une petite interne. Presque rien, enfaite.

Alors je prend un air sur de moi, je tend la main à cette femme et sourit à la fillette avec un air bienveillant. J'aime la médecine, mais j'aime aussi les patients, leur famille. C'est mon travail de soigner les maux du corps des malades mais aussi les maux de l'esprit des proches angoissés. Je prend cela très à coeur. Le Docteur Stewart dit que si elles ont des questions, je saurais y répondre. Je n'en suis pas si sure que ça mais avec douceur j'ajoute à l'intention de la femme rousse :

- N'hésitez pas, surtout.

Je souris et la salue de la tête pour suivre le titulaire qui me fait craquer. Son ton est calme mais son visage est froid. Il va jusqu'au poste de soin et se tourne vers moi. J'essaye de ne pas tressaillir tandis qu'il me déshabille du regard. Je déglutis difficilement et soutient ses yeux dans les miens quelques secondes. Je ne dis rien tandis qu'il souligne que puisque je n'ai rien à faire je suis de garde. Je le défie du regard. Je sais qu'il me test, qu'il dit ça pour m'emmerder. Mais souvenez vous, je ne suis rien qu'une petite interne alors je hoche la tête docilement. Je comprend que je dois le maintenir en vie jusqu'a demain. J'ai intérêt à potasser son dossier rapidement pour pouvoir être efficace et bien agir. Je pense à cet instant que, de toute façon, je n'aurais que ça à faire. Mais je déchante vite tandis que le Docteur Beau Goss ne pousse une pile de dossier qui trainaient là. Je dois TOUT revoir. Sérieusement ? Je m'effondre mentalement mais j'essaye de ne rien laisser voir. J'en ai pour plusieurs heures. Oubliée la pause dans la salle de garde, je vais devoir passer ma nuit la dessus. Je ne sais pas si c'est vraiment mal fait ou si les dossiers trainaient juste là et qu'il ne me colle la dessus juste pour me tyranniser. Il ajoute que je suis douée, que je dois lui prouver. Ma voix tressaille légèrement tandis que je répond :

- Bien, je vais faire ça.

Alors je prend le dossier du patient que je dois surveiller. Je n'ai pas le temps d'y jeter un coup d'oeil qu'il ajoute " Tu devrais te lâcher un peu et prendre ton pied ". Alors autant, tout le reste, je sais que c'est pour me faire flipper mais ça ? Ca je le prend comment ? Je ne sais pas quoi répondre. Je ne dis rien. Puis finalement, j'ouvre le dossier, baisse les yeux dessus et je répond :

- Je vais travailler sur deux garde de suite Monsieur. Alors pour les prochaines quarante huit heures ça va être difficile de "prendre mon pied".

Mon ton n'est pas plaintif. Il est... détaché. Un brin ironique peut être. Je regrette aussitôt. J'espère qui ne m'en tiendra pas rigueur parce que là je suis partie pour passer douze heures de cauchemar alors pas la peine d'en rajouter. Il est toujours là. Il me regarder. Je constate que le patient est décérébré. C'est à dire que son cerveau fonctionne toujours mais qu'il n'est plus parfaitement relié à son tronc cérébral. Bref, le risque cardio vasculaire est énorme et j'ai pas intérêt de fermer l'oeil de la nuit si je ne veux pas qu'il fasse une crise dans mon dos. J'étais sur le point d'aller préparer un chariot de réa a mettre prêt de la chambre mais quand je lève les yeux, il est toujours là. Il me fixe toujours.

- Autre chose, Monsieur ?

J'insiste sur le Monsieur, je ne sais même pas pourquoi. C'est plus fort que moi. Ce mec me rend cinglée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 28/11/2017
» Messages : 94
» Avatar : Ian Sexy Somerhalder
» Âge : 35 ans
» Schizophrénie : Callie M. Dos Santos
() message posté Mar 16 Jan - 17:16 par Aidan M. Stewart

   
Sauver les apparences jusqu'à quand ?
J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer, que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.
Aidan savait très bien ce qu’il était en train de faire, tout comme il connaissait le cas de son patient. Il espérait que son interne soit au point le lendemain, parce qu’il comptait bien la prendre avec lui pour l’intervention. Evidemment, il se gardait bien de lui en faire part, ne serait-ce que pour la motiver à donner le meilleur d’elle-même. Après ça, sans doute aura-t-elle mérité un bon quarante-huit heures de congé, au moins de quoi pouvoir prendre un bon bol d’air, mais aussi récupérer quelques heures de sommeil. Encore que ce n’était pas à lui de lui donner du temps libre, la seule chose qu’il pouvait réellement faire était de lui donner des heures supplémentaires, tout en veillant à ce qu’elle soit au top malgré la fatigue. Cette nuit, et probablement le lendemain, elle devra puiser dans son énergie, après quoi il lui foutrait la paix pour plusieurs jours au moins.

Aidan comptait bien lui faire revoir tous les dossiers qu’il avait devant son nez. Il ne savait pas vraiment qui s’en était chargé et, à vrai dire il s’en fichait bien. Peut-être trop perfectionniste, ou carrément chiant, il avait l’espoir que dès demain, tout ça serait fait. Bien entendu, il ne passerait pas son temps à vérifier, mais il était clair que la prochaine fois qu’il prendrait l’un de ces dossiers, il espérait que tout soit aussi nickel qu’il l’attendait en donnant cette tâche supplémentaire à la jolie blonde qu’il avait en face de lui. « - Parfait » Il se redresse, sans la regarder alors qu’il lui conseille de se décoincer et de prendre plaisir à faire ce qu’elle fait. Contrairement à lui, elle avait quelque chose à prouver, mais il l’avait longtemps observée et il en avait la certitude ; elle était douée. Sans doute était-ce la raison pour laquelle il la voulait elle avec lui. Ou peut-être était-ce aussi une question de préférence. Aidan prenait beaucoup de plaisir à la regarder droit dans les yeux, à dicter sa conduite ou simplement à lui glisser des sous-entendus qui demande réflexion quant à leur exactitude, ou simplement leur compréhension. « - Ce qui ne te tue pas te rend plus forte, ma grande. Et puis contrairement aux autres de ta promotion, tu progresses. Quand tu auras une spécialité, et que tu auras le même salaire que le mien, crois-moi que tu me remercieras de t’avoir choisie toi, et pas un ou une autre. » Il termina d’indiquer ce dont son interne pourrait avoir besoin comme infos en plus sur le dossier du patient qu’il lui avait demandé de surveiller, encore qu’elle ne risquait pas de le mettre dans une plus mauvaise posture qu’il ne l’était déjà « - Et puis rien ne t’empêche de prendre ton pied autrement qu’en faisant le guet devant les portes des malades pendant tes gardes. » Il ponctua ses paroles à l’aide d’un clin d’œil. Qu’elle le comprenne comme elle le veut, il n’avait pas opté pour des paroles tacites pour rien après tout.

Les mains dans les poches de sa blouse blanche, Aidan s’apprêtait à rejoindre les vestiaires, passer sous la douche et enfiler sa tenue de civil pour quitter cet hôpital jusqu’au lendemain. Il s’arrêta et toisa Lizzie du regard, de la tête aux pieds. Il n’était pas totalement indifférent. Elle était brillante et ça avait le don de lui plaire, mais elle n’était pas seulement brillante. Elle était séduisante et ce n’était pas nouveau, l’être humain a toujours envie de s’approprier ce qui lui est interdit. Le neurochirurgien fait quelque pas en sa direction pour s’approcher d’elle « - Depuis le temps que tu me supportes, tu devrais laisser tomber les ‘monsieur’ et m’appeler par mon prénom. Et je te conseille de te reposer au moins deux trois heures, parce que je pense qu’on va passer les prochaines soixante-douze heures ensemble. » Il tourna les talons, et commença à partir avant de lui lancer un conseil « - Demande aux infirmières de l’étage de veiller le temps de te reposer et de te biper s’il y a le moindre problème, sinon. Bonne nuit Docteur Winterbottom ! »


***

Le lendemain matin, Aidan s’était levé de bonne heure, commençant la journée aux alentours de six heures du matin. A peine arrivé, habillé, son chef lui avait donné de la paperasse à remplir concernant l’intervention qu’il aurait aujourd’hui. Une intervention pas trop risquée et pourtant, Aidan avait misé sur les meilleurs éléments, un peu comme il faisait à chaque fois et s’il en manquait un, il pêcherait un autre élément aussi bon. Personne n’est irremplaçable, c’est du moins ce qu’il ne cesse de penser et s’il sait qu’il est excellent dans sa spécialisation, mais ça ne l’empêche pas de penser à couvrir ses arrières, à chaque fois. La paperasse, il avait ça en horreur. Il lui fallait de l’action, du concret et non pas du temps perdu à remplir des papiers que de toute façon personne ne lirait, si ce n’est un conseil ou l’autre. Evidemment, c’était une sécurité, c’était le protocole alors sans trop bronché il alla dans une salle de réunion avec son café pour y trouver un peu de calme et remplir ces papiers. Il n’avait pas encore eu d’écho sur la nuit qu’avait passée son interne, il ne l’avait pas croisée, seule une infirmière l’avait informée que Lizzie était toujours là, peut-être même en train de se reposer. Au fond, il l’espérait. Il espérait qu’elle se trouvait dans une salle de garde à récupérer, parce que la journée qui l’attendait allait pour le moins être un véritable rush. Il avait donc besoin qu’elle se repose au moins le temps d’une heure ou deux pour qu’elle soit au top de sa forme. Aidan avait refusé qu’on la bipe, lui laissant ainsi un peu de répit si vraiment était-elle en train de se reposer quelque part.


©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE
.
» Date d'inscription : 07/12/2017
» Messages : 37
» Pseudo : Chaton
» Avatar : Lili Reinhart
» Âge : 24 ans
» Schizophrénie : /
() message posté Mer 17 Jan - 17:46 par Lizzie M. Winterbottom
Je ne sais pas précisément pourquoi je me réveille ni ce qui m'a réveillée mais d'un sursaut j'ouvre les yeux et je sens immédiatement que quelque chose ne va pas. Je regarde autour de moi. Ca fourmille. Toutes vêtues de blanc, des infirmières et aides soignantes s'agitent autour de moi. Je regarde ma montre. Huit heures passées. Je suis dans le poste de soin, assise sur un tabouret bancal devant un ordinateur en veille. J'essuie discrètement la bave du coin de mes lèvres et fronce les sourcils essayant vaguement de comprendre ce qui m'arrive.

Tout me revient d'un coup. Je me lève aussitôt et me précipite dans la chambre d'un patient. Personne. Je me souviens qu'hier soir je devais rentrer mais que Aiden Stewart m'a bipé pour surveiller un de ses patients décérébré et de le maintenir en vie jusqu'au lendemain. Je me souviens avoir passé des heures à relancer son coeur, à injecter tout les médicaments possibles et imaginables. J'étais dans un état de stress, de panique inimaginable. J'avais la responsabilité de ce patient et il mourrait à petit feu sous mes yeux. C'était insoutenable. Vers quatre heures du matin, la patient était stable et je suis allée m'installer dans le poste de soin des infirmières pour remplir des dossiers. Je me suis endormie.

Il reste plusieurs inconnues. Ou est mon patient ? Pourquoi personne ne m'a réveillée ? Je sors de la pièce avec un mauvais pressentiment. J'accoste le premier infirmier que je croise pour lui poser mes interrogations " Il est définitivement mort cette nuit Docteur, il a été monté au bloc pour un donc d'organe comme prévu et le Docteur Stewart nous a dit de ne surtout pas vous réveiller ". Je ne répond pas. J'accuse le coup. J'écarquille les yeux. Je n'en crois pas un mot. Stewart m'avait dit de le sauver. Pas juste maintenir ses fonctions vitales en état. Il n'avait a aucun moment parlé de don. Il ne m'a rien dit. Il ma laissé stresser et paniquer. Pour rien. Pour un instant déjà condamné. Un patient dont la famille savait que ses organes iraient sauver d'autre vie. Qu'elle pauvre idiote j'ai été. Le stress, la fatigue, tout a laissé place à la colère.

Je déambule dans les couloirs à sa recherche. Prête a déverser toute ma frustration, tout mon dégout sur lui. Il est là. Seul dans une salle de réunion en compagnie de la paperasse qu'il aime tant me refiler. J'entre sans toquer, en claquant la porte contre le battant de mur même. Je reste a une distance raisonnable, la table nous sépare, mais je croise les bras sur ma poitrine et on entend la fureur dans ma voix quand je lui lance :

- Un donneur ? Vous m'avez demander de faire l'impossible pour un patient que vous sachez condamné ? Vous êtes sérieux ?J'ai passé la pire nuit de ma vie à cause de vous ! J'ai tout fait, tout, pour le maintenir en vie, j'ai senti l'espoir dans le regard de sa femme. Tout ça pour ça ? Pour rien ?

Dans le fond j'ai envie de pleurer. Dans ma voix se mélangent des soupçons de sanglot et une rage folle. J'ai des cernes, les cheveux en vracs, les yeux rouges pleins de larmes de fureur, je serre mes petits poings et j'ai envie de hurler. Je me fiche de lui manquer de respect, je me fiche qu'il soit mon supérieur. Ma colère est trop forte pour ces futilités.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 28/11/2017
» Messages : 94
» Avatar : Ian Sexy Somerhalder
» Âge : 35 ans
» Schizophrénie : Callie M. Dos Santos
() message posté Mer 7 Fév - 19:19 par Aidan M. Stewart

   
Sauver les apparences jusqu'à quand ?
J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer, que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.
La paperasse était très certainement ce qu'Aidan détestait le plus dans son travail, et pourtant en tant que responsable dans son service, il n'avait pratiquement pas le choix de s'y coller. En général, il se penchait sur cette tâche dès son arrivée, afin de pouvoir être tranquille par la suite. Ou du moins, ça, c'est lorsque les journées se suivent et se ressemblent. A peine dans sa tenue de chirurgien, il avait retrouvé son interne endormie face à un poste informatique. Si l'une des infirmières s'était empressée de vouloir l'éveiller, Aidan le lui avait interdit et c'était contenté de fermer la porte de la salle dans laquelle Lizzie semblait récupérer de précieuses heures de sommeil. Il n'avait de toute façon pas besoin d'elle, alors il aimait autant qu'elle récupère afin de pouvoir être attentive face à la journée qui l'attendait. Aidan porta toute sa concentration sur les documents qu'il avait en face de lui. Des documents qu'ils devraient ensuite remettre au chef de chirurgie en l'informant des interventions à venir, ou encore des rapports concernant les jeunes internes qui l'entouraient. Ils étaient là pour apprendre et si on lui avait déjà reprocher son cruel manque de pédagogie, il en avait pourtant fait preuve encore hier avec Lizzie. Certes, certains de ses confrères n'approuveraient pas cette méthode, mais au moins il était sûr qu'elle s'en rappellerait tout au long de sa carrière, et lui était désormais capable de lui faire confiance.

En entendant la protestation de Lizzie lorsqu'elle s'engouffra dans la salle, Aidan ne prit pas directement le temps de relever les yeux vers elle. Il montrait un cruel je-m'en-foutisme face à ce qu'elle pouvait lui reprocher et pourtant, il avait bien entendu et compris où elle voulait en venir. Pourtant, il ne se préoccupa pas d'elle directement, terminant de remplir son document. " Tu n'as pas fait tout ça pour rien. Lizzie. " Il n'y avait là plus de 'docteur Winterbottom' Il était son supérieur hiérarchique. Mieux encore, il était titulaire alors qu'elle n'était encore qu'une interne et aux yeux d'Aidan, il savait mieux qu'elle le pourquoi il l'avait fait puisque lui-même était passé par là. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle l'accueil avec le sourire, ni même à ce qu'elle lui annonce qu'elle avait passé la plus belle nuit de sa vie auquel cas, elle n'aurait absolument rien compris à ce qu'elle faisait. Au fond, il était presque soulagé de la voir péter un câble là, devant lui.

Aidan referma son dossier et se redressa pour se diriger vers elle. " Cet homme est mort, et déjà hier je savais qu'il était condamné, oui. " avoua-t-il en s'appuyant contre le chambranle de la porte, croisant ses bras contre son dossier " - Mais tu le dis toi-même. Tu t'es donnée, tu as fait l'impossible pour le sauver et ça, c'est l'attitude que je veux que t'aies. Tu peux me traiter de sale con, d'hypocrite, de mec hautain, mais je me démène pour mon boulot. Mes patients ont toute mon respect et mon attention. Il est hors de question qu'il en soit autrement. Maintenant je sais que toi, t'es capable d'y parvenir. Si un jour tu dois voler en solo, t'y arriveras et si vraiment le patient meurt, je n'aurais aucun doute sur le fait que tu t'es donnée pour y arriver. On n'arrive pas à sauver des vies à tous les coups, Lizzie. Mais le plus important c'est de pouvoir dire avec toute la sincérité du monde qu'on a fait tout ce qu'on a pu. Alors oui, t'as passé la pire nuit de ta vie, mais sois au moins sûr d'une chose : c'est que t'as donné toute ta personne pour sauver cet homme. Et crois-moi, tous les internes de cet hôpital ne peuvent pas le faire. " Durant tout son monologue, Aidan ne l'avait pas quittée des yeux. Elle pouvait lui en vouloir, il était pourtant certain qu'un jour elle le remercierait, parce qu'aujourd'hui, lui il était quelqu'un dans son travail et Lizzie Winterbottom pouvait être une excellente chirurgienne si elle s'en donnait les moyens. " - Ne t'arrête pas à ça, Lizzie. Garde une certaine distance et fait ton travail. Cet homme est mort, alors avance. Passe à autre chose parce que tu n'as rien à te reprocher, il allait quand même mourir de toute façon et ça, je l'ai vu à la seconde où on a fait le scanner. " Dans leur travail, c'était primordiale qu'elle arrive à prendre du recule et qu'elle ne se focalise pas sur un seul cas. Ils devaient avancer et même s'il y avait des causes perdues, il y avait aussi beaucoup de réussites. Là était le plus important aux yeux d'Aidan.

Il lui tendit le dossier qu'il tenait dans les mains et s'apprêta à ouvrir la porte pour quitter la salle dans laquelle ils se trouvaient " - Il est candidat pour un don d'organes et je te veux avec moi sur cette intervention. Sauf si t'es pas assez mature pour passer à autre chose. A toi de voir " A nouveau, il détaillait son visage sur lequel il lisait de la fatigue, mais aussi beaucoup d'intérêt pour la chirurgie. La douceur qu'elle dégageait lui faisait oublier que lui aussi il avait perdu un enfant et qu'en dehors de cet hôpital, sa vie qu'il ne cessait de fuir l'attendait. Le fait qu'elle ne sache rien de tout ça l'aidait à faire face à cette vie qu'il fuyait constamment. " - Tic, Tac, Tic, Tac … "  en voyant le temps qui filait, il avait besoin qu'elle donne sa réponse maintenant.


©️ nightgaunt
[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
(Flashback) Sauver les apparences jusqu'à quand ? + Lizzie
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Bloomsbury :: Great Ormond Street Hospital
» Segment CM Punk
» Gagné un jour d'accélération
» Postes Vacants S.H.I.E.L.D
» Quand le sang se livre de lui-même jusqu'au prédateur.
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-