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JANVIER 2014
LONDRES


Les costumes sombres et les parapluies étaient de sortie en ce triste jour. Le ciel s'était paré de son plus tendre gris et offrait à l'assemblée quelques gouttes de pluie qui se mêlèrent aux larmes. Frank en uniforme de policier regarda le cercueil de sa mère disparaître sous terre. Il avait une sale mine et pour cause, cela faisait trois jours qu'il n'avait ni mangé, ni fermé l'œil. Le flic à la tête de l'USM ne parvenait à chasser de son esprit, l'image d'une Jude sans cheveux, pâle et terriblement maigre. Le cancer avait eu raison d'elle, malgré la lutte. L'inspecteur Turner qui tenait en main une jonquille, la fleur préférait de sa mère, fit un pas vers le trou dans lequel reposait le cercueil puis jeta la fleur. Tous les regards convergeaient dans sa direction. Megane était présente, toute vêtue de noir consolant le petit Samuel qui pleurait à chaudes larmes. Dylan aussi était présent, mais avait choisi délibérément de l'éloigner de la famille au grand dam de son aîné qui lui lança un regard chargé de tristesse. Le pas en avant du flic accapara l'attention de toute l'assistance. Frank en profita pour sortir un bout de papier de la poche intérieure de sa veste. Il le déplia avec difficulté avant de s'éclaircir la voix espérant se faire entendre et comprendre de tous.

« - J'ai essayé d'écrire quelque chose pour lui rendre un dernier hommage, mais n'étant pas Shakespeare, je ne vous cache pas ma difficultée à aligner les mots. » Quelques sourires bienveillants se dessinèrent sur les visages rongés jusqu'alors par la tristesse. Frank en fit de même puis il reporta toute son attention sur la feuille qu'il tenait encore entre ses mains tremblantes et commença à parler tâchant de se montrer fort, malgré la tristesse alourdissant son cœur de minutes en minutes. « - La Mort est une épreuve à cinq étapes, toutes aussi différentes que semblables et quoique l'on fasse, il n'y en aura toujours que cinq, le système est ainsi fait. Le déni, la colère, les négociations, la dépression, l'acceptation. Je ne saurais vous dire où j'en suis et où j'en serais dans un an, dans dix ans. Je peux cependant vous affirmer que ma mère était d'un naturel positif et ne voudrait pas me voir ainsi. Jude aimait la littérature et plus particulièrement son club de lecture qu'elle fréquentait assidûment. Elle aimait les belles phrases, les beaux textes. À de nombreuses reprises, elle a partagé avec moi cette passion, qui est devenue mienne durant mes années lycée. Elle me rêvait écrivain, je suis devenu flic. Mais Jude, c'était aussi la femme la plus forte que je n’ai jamais rencontré. Ma mère a souffert à de nombreuses reprises, mais elle ne sait jamais plainte, jamais. Elle a pris des coups (au sens propre comme au figuré) mais s'est toujours relevée. Elle voulait le meilleur pour mon frère et pour moi et c'est grâce à elle que je suis devenu celui que je suis. Grace à elle, qui a subi la violence malgré l'amour, que j'ai décidé à mon tour de protéger les autres. » Ses yeux s'embrouillèrent sous l'effet des larmes qui menaçaient de s'écouler. L'émotion étreignait son cœur et asséchait sa gorge à présent. Des douleurs, il en avait connu, mais jamais aussi forte que celle-ci. Les proches de sa défunte mère lui offrirent un regard compatissant et la seconde suivante, l'Américain chassa, du revers de sa main, les quelques larmes qui avaient commencé à humidifier ses joues. Il parvint enfin, après quelques secondes, à réunir ses dernières forces et acheva son oraison funèbre.


Le 06 octobre 2017
NEW-YORK

« Si je vous ai demandé de venir aujourd’hui Mr Turner c’est… » Le notaire eut tout juste le temps d’achever sa réplique que Frank le coupa, ne se souciant que très peu des convenances. « -Je n’irais pas à l’enterrement. J’ai déjà fais l’effort de me rendre à l’hôpital. » Et pour lui, plus qu’un effort, c’était un défi qu’il avait relevé non sans difficulté et le souvenir de cette rencontre l’était tout autant. Il se revoyait franchir la porte et s’approchait d’un pas hésitant d’un homme qui n’était plus que l’ombre de lui-même. « Frank ! » avait-il laissé entendre de sa voix sifflante. Il était branché de partout, son teins terne trahissait une mort imminente. Mâchoires serrées l’ancien flic resta debout et garda une bonne distance se contentant d’un « Je suis là » auquel lui-même ne croyait pas.
« Je sais que tu m’en veux… » commença Victor avant d’être coupé par Frank qui ne lui laissa pas le loisir de continuer. « -Non, je t’arrête tout de suite ! C’est trop facile Victor. Il s’est écoulé vingt ans. Vingt putain d’années tu t’en rends compte ? J’imagine que non. Et quand maman est morte tu ne t’ai même pas montré, tu n’as même pas eu la présence d’esprit d’envoyer ne serait-ce qu’un mot, une fleur, rien, tu n’as rien fais. » L’homme essaya de se redresser non sans mal « Je t’en prie, laisse-moi parler ! »
« -Ce n’est pas un peu tard ? »
« Elle m’a appelé tu sais ! Juste avant de partir, nous nous sommes parler ta mère et moi. » Frank détourna aussitôt le regard, comme si cela suffisait à l’ignorer totalement, mais il en fallut plus pour atteindre Victor. « J’ai été ignoble, un monstre et un bien mauvais père. En fait, je n’ai aucune excuse. Mais je vous ai aimé très fort, trop peut-être. »
«- On ne cogne pas quand on aime ! »
«Oui tu as raison. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais. »
« -Mais tu ne peux pas, alors arrête de perdre ton temps. »
« J’ai refais ma vie tu sais ! »
« -Qu’est-ce que j’en ai à foutre ! »
« J’ai un fils »
« -Et ? »
« J’ai fais de mon mieux avec lui. »
« -Ouais tu as été avec lui le père que tu n’as pas été avec moi et Dylan, c’est ça ? »
« Oui, mais il ne s’est pas passé un jour sans que je ne pense à vous deux ! »
« -Dylan n’avait pas besoin de toi et encore moins que tu prennes contact avec lui »
« Je lui ai tout raconté ne t’en fais, je n’ai rien enjoliver. Frank regarde-moi ! » La voix de Victor Turner se mit à trembler sous l’émotion, son regard azur semblable à celui de son fils aîné, brillait d’émotion. Il ne trichait pas, Frank le savait et peinait à continuer d’arborer sa posture hostile. Il entreprit alors de baisser la garde un court instant et regarda son père. « Je ne te demande pas de me pardonner mon fils, tu es là c’est l’essentiel. » Il était sincère, tellement que le pauvre Frank consentit à lui accorder un peu de temps. Il se contenta d’être là, de l’écouter, d’acquiescer loin de s’imaginer qu’il serait quelques heures plus tard face à l’huissier qui lui ferait savoir le plus neutre possible, qu’il venait d’hériter d’une entreprise pesant des millions et des millions de dollars. Il était aussi loin de se douter que son père, certes sincère, lui avait caché d’autres secrets dont il se serait bien passé.


Début décembre 2017
NEW-YORK
De son bureau, il n'en perdait pas une miette. Plusieurs employés achevaient de faire leurs cartons avant d'être embarqué par les fédéraux. Le demi-frère de Frank était à ses côtés, tablette en main.

« On dirait bien que nous sommes deux à avoir été berné par papa »

« - J'aurai dû me méfier. Un enfoiré reste un enfoiré. Papa a toujours su manipuler les autres. »

« Je travaillais ici pourtant et à aucun moment je ne me serais douté que l'on traitait avec des entreprises criminelles. »

« - Le problème est réglé maintenant et nous allons pouvoir repartir sur de bonnes bases. Enfin « tu » J'ai décidé de m'accorder un peu de vacances. Londres me manque et j'ai envie de passer du temps auprès de mes proches, sans vouloir te blesser. »

« Non, je comprends. Ta vie est là-bas ! Ah oui et en fait, je t'ai envoyé les coordonnés d'un super cabinet d'avocats. Samuel sera mieux avec son père, je n'en doute pas »

« - Merci tu es un chef ! J'espère qu'on y arrivera. Bon sur ce, j'y vais. J'ai mes affaires à préparer et un jet à prendre. »

« Tu me la présenteras un de ces quatre ?! »

« - Qui ? »

« La femme qui fait battre ton petit cœur, ta pédiatre ! »

« - Bien sûr. Et tu rencontreras aussi Dylan et ton neveu »

« J'y compte bien. À très bientôt grand-frère ! »


Quelques heures plus tard
LONDON CITY AIRPORT.

Pourvu de son costume d'homme d'affaires, qui avait omis de changer dans la précipitation et sac sur le dos, Frank quitta l'intérieur de l'aéroport et se rendit sur le trottoir duquel il appela un taxi. En moins de dix minutes, il était déjà en route pour la caserne. Il n'était pas loin des quinze heures. Le ciel plus bas que jamais, laissait craindre une nouvelle chute de neige. Téléphone en main, l'ancien flic se chargea d'envoyer quelques messages à Rachel espérant ainsi brouiller les pistes. Il voulait lui faire une surprise, elle le méritait bien après cette longue absence.

« Tu me manques tellement. C'est cliché, mais j'ai hâte de te prendre dans mes bras, de te sentir, de t'avoir rien que pour moi. J'espère que l'on arrivera, que notre patience sera récompensée »

Il pressa la touche « envoyée » et reporta son attention sur l'extérieur. Comme toujours Londres s'était parée de ses plus belles couleurs et de ses plus belles décorations de noël. Une observation qui semblât l'espace d'un instant, titiller l'imagination de l'Américain qui demanda alors au chauffeur de le conduire jusqu'au marché de noël le plus proche promettant ainsi à l'as du volant, un très très très gros pourboire si ce dernier l'attendait. Notre homme d'affaires se rendit donc en centre-ville. Il savait, au vu de l'heure, que Rachel en avait pour un moment avant de terminer sa journée et il savait aussi (il l'espérait) qu'elle viendrait à la caserne histoire de se reposer un peu à l'abri de son connard de mari. Arrivé au stand des sapins, l'ami Franky ne se fit pas prier et en bon connaisseur qu'il était, il opta pour un Abies Nobilis ou sapin noble pour les non-initiés. L'arbre s'il perdait ses épines, avait l'avantage se sentir bon, très bon, si l'on aime les senteurs forestières. Tout fier de son achat, Frank retrouva son taxi, qui le ramena enfin chez lui. « Home sweet home ! » Ne put-il s'empêcher de lancer en déposant le sapin à l'entrée et les clés sur le bar. Se délestant de son manteau, il prit la direction de l'étage et pénétra sa chambre. Les rideaux étaient ouverts, le lit fait, cependant l'Américain remarqua sa chemise fétiche déposée du côté gauche. À n'en pas douter Rachel était venue ici et avait passé cette chemise pour s'endormir. C'est donc le sourire aux lèvres que Frank déposa ses affaires et quitta sa chambre pour regagner l'étage inférieur. Il fallait à présent tout décoré et nul doute que cela lui prendrait le reste de l'après-midi. Il avait aussi entrepris de faire des courses, mais de toute évidence, une petite sourie s'était déjà chargée de remplir son frigo en son absence.

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15  Novembre 2017

« -Félicitations Mme Davis ! » s’était exclamé le gynécologue obstétricien, ne se doutant pas le moins du monde que son annonce aurait l’effet contraire à celui sur la plupart de ses autres patientes.

Rachel éclata en sanglots, ce que le praticien prit pour des larmes de joies. Tout ce que la pédiatre retint, c’est « douze semaines », soit « trop tard pour avorter ». Complètement déboussolée, elle rentra chez elle avec l’échographie en main. Elle était à la fois en colère, déprimée, une avalanche de sentiments tous plus négatifs les uns que les autres l’étreignaient, et ce depuis le départ de Frank.

Elle était là, assise sur le canapé, une petite valise à ses pieds. La cuisinière arriva et la salua poliment avec un sourire, lui demandant si elle avait besoin de quelque chose. La chirurgienne la remercia gentiment, expliquant qu’elle attendait le retour de Maxwell. Celui-ci arriva finalement le soir venu.

-Bonsoir. Viens t’asseoir, il faut qu’on discute.

Il se servit un verre et s’installa, remarquant la valise.

« -Qu’est-ce que… »

-Tu me laisses parler.

Surpris par tant d’assurance, il s’adossa et la regarda, prenant une première gorgée. Elle posa sur la table basse l’enveloppe contenant le cliché de l’échographie.

-Voilà. Tu as eu ce que tu voulais. Je suis enceinte de trois mois. Alors maintenant tu vas m’écouter attentivement. Je veux que tu me foutes la paix. Je vais aller habiter ailleurs, je veux que tu me laisses tranquille. Tu ne m’appelles que si tu as besoin de moi pour tes soirées à la con, on fera comme toujours semblant d’être un couple heureux et glamour, mais le reste du temps, tu me laisses tranquille. Tu arrêtes de m’appeler à n’importe quelle heure quand je travaille, tu ne te ramènes pas à l’improviste à l’hôpital, et tu ne m’approches pas en dehors des mondanités. C’est clair ? Et tu me préviens quand tu voudras l’annoncer à la presse. Bonne soirée Maxwell.

Elle se leva, prit sa petite valise et quitta l’appartement, elle-même surprise d’avoir réussi à lui balancer tout ça. Sans doute la surprise de l’annonce avait empêché Maxwell de la retenir ou de dire quoi que ce soit. A la fois soulagée et nostalgique, Rachel appela un taxi qui passait et se rendit à la caserne où elle avait déjà pris l’habitude de venir au moins une fois par semaine. A présent, ce serait sa résidence principale, comme Frank le souhaitait. Frank… il lui manquait tellement. Les petits messages qu’il lui envoyait n’étaient pas suffisants pour combler le vide qu’il avait laissé dans son cœur.

6 Décembre 2017

La journée avait été longue, très longue. Plusieurs interventions s’étaient enchaînées, Rachel avait délégué un maximum à son interne très soigneux et appliqué mais voulait quand même superviser de loin. Jamais elle n’aurait cru que quinze semaines de grossesse seraient aussi fatigantes. Physiquement, si on n’était pas au courant, ça ne se voyait presque pas. Les jours devenaient routiniers et l’américaine n’avait qu’une hâte, retrouver la caserne que Frank avait retapée en appartement. Elle se sentait si bien dans ce petit nid douillet où le souvenir de leur dernière soirée ensemble rejaillissait chaque fois qu’elle venait se poser sur le canapé. Elle avait passé un nombre incalculable de soirées emmitouflée dans ce plaid qui les avait abrités, cherchant à retrouver l’odeur du flic qui faisait battre son cœur. Elle s’était repassé aussi plusieurs fois ce film à l’eau de rose qu’ils avaient regardé en mangeant japonais avant de finir par s’endormir dans les bras l’un de l’autre. La jolie brune n’avait qu’un seul souhait, que Frank revienne pour la prendre à nouveau dans ses bras, pour que son sourire efface encore une fois toutes ses peines et ses angoisses. Elle était loin de se douter que son vœu ne tarderait pas à s’exaucer.

Les fêtes de fin d’année approchaient à grand pas. Rachel n’avait pas encore eu le cœur d’avouer à Frank la nouvelle qu’elle avait appris trois semaines auparavant. C’était si terrible de se dire que l’arrivée d’un bébé était à ce point synonyme de malheur. D’un autre côté, au moins maintenant, Maxwell lui foutait la paix. Mais d’un autre, Rachel avait l’impression d’être condamnée à un calvaire sans fin, encore plus qu’avant. Tâchant de vivre malgré tout comme si de rien n’était, elle se disait que le lendemain étant son jour de congé, elle pourrait en profiter pour aller acheter un sapin, histoire que la caserne soit aux couleurs de Noël. Elle aimait tant cette fête, symbole de joie et de bonheur.

Il était 18h30 lorsque la pédiatre mit la clé dans la serrure pour rentrer à la caserne. Elle prit soin de refermer chacun des verrous derrière elle et monta l’escalier pour se rendre au niveau principal. Pendant toute l’ascension, elle eut cette impression étrange que quelque chose était différent et l’angoisse la saisit. C’est en arrivant dans la pièce principale qu’elle sentit une odeur qui n’était pas là ce matin quand elle avait quitté les lieux. Ça sentait… le sapin ? Etrange. Quelqu’un était-il venu dans l’appartement ? prise de panique, elle lâcha son sac et attrapa un vase en cuivre qui décorait une console, bien décidée à s’en servir d’arme en cas de nécessité.

-Il y a quelqu’un ? commença-t-elle avec prudence en avançant tout aussi prudemment dans la pièce avant d’y découvrir un magnifique sapin.

C’était donc bien de là qu’émanait cette douce odeur. Mais quel genre de voleur venait apporter des sapins de Noël ? Ne sachant sur quel pied danser, Rachel restait prudente. Elle était à mille lieues de s’imaginer que Frank était de retour, étant donné que le dernier SMS qu’il lui avait envoyé datait d’aujourd’hui même et qu’il ne faisait nullement allusion à un retour. Il l’aurait prévenue, c’était certain. A présent au niveau du canapé, elle regarda ce sapin qui trônait au milieu du salon. C’était précisément à cet endroit qu’elle l’aurait mis, si elle avait été l’acheteuse. Un bruit attira son attention derrière elle et elle fit volte-face, brandissant son vase telle une massue. Lorsqu’elle réalisa que la personne en face d’elle n’était autre que celui qu’elle aimait, une vague de joie l’envahit. Elle lâcha le vase sur le canapé et se précipita dans les bras du flic.

-Frank ! Oh mon dieu Frank tu es là !!! Oh comme je suis contente ! Tu vas bien ?

Chacune de ses phrases était espacée par un ou plusieurs baisers qui vinrent se répandre sur tout le visage du pauvre Frank, alors submergé d’amour. Rachel en avait les larmes aux yeux tant elle était heureuse de le voir. Quelle surprise ! La plus belle de toutes !



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() message posté Lun 18 Déc - 18:07 par Frank Turner



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Malgré le jet lag et la fatigue inhérente à cela, l'ancien flic ne se découragea pas et continua à œuvrer. Il regagna l'étage conduisant à la terrasse et retrouva de vieilles décorations rangeaient dans deux cartons pleins, qu'il descendit un à un et déposa sur le plan de travail de l'îlot central. Il se retroussa les manches et commença à vider le premier carton qui contenait les décorations pour un sapin. La plupart d'entre elles avaient été choisies tout spécialement par Samuel. Le petit avait une affection toute particulière pour la guirlande à LED bleue. Fixant le cadran de sa Rolex et constatant que la matinée était déjà bien entamée à New-York, l'Américain consentit à appeler Megane chez elle. L'appel fut bref, Sam étant parti à l'école. Frank blessé de ne pas pouvoir avoir son fils en ligne, opta pour la sobriété et resta poli malgré la situation. « Écoute Megane, je sais que ces derniers temps ont été compliqués et pour toi et pour moi, mais il faut que tu saches que maintenant ma situation est stable. Je ne demande rien, juste d'avoir un peu Samuel, au moins pour une des deux fêtes de fin d'année. Ne m'oblige pas à te supplier s'il te plaît ! Il ne manquera de rien et promis, je te le ramène dans les temps » Après une longue hésitation, Megane lâcha un soupir et fit savoir à Frank qu'elle était de passage le 26 décembre et qu'elle pouvait éventuellement lui laisser le petit. L'homme d'affaires retint sa joie et se contenta d'un merci et d'un au revoir. En raccrochant, il se mit à sauter partout. Il était fou de joie, non seulement, il allait retrouver Rachel et maintenant, il savait qu'il passerait un peu de temps avec son fils. Que demandait de mieux ?

Mais en posant son regard sur le carton de décorations, il comprit qu'il allait devoir accélérer la cadence pour finir à temps et faire la surprise à Rachel si elle rentrait ce soir. Il était toutefois loin de se douter que depuis peu, elle vivait ici. « - Aller Frank arrête de lambiner ! » Il déballa le second carton et en sortir une autre guirlande parée de LED. Pour la fixer, il opta pour le comptoir qui faisait aussi office de bar dans la cuisine. Passé l'accroche, il déposa des branches de guis un peu partout et de la fausse neige sur les boules de noël qu'il allait accrocher au sapin qu'il para lui aussi de fausse neige. Le temps passa, dehors, il faisait déjà nuit et à la montre de Frank, il était 18 h passé. Il sortit des guirlandes plus traditionnelles de l'un des deux cartons et alla les fixer sur les barres de l'escalier menant à l'étage supérieur. La caserne commençait à s'illuminer peu à peu, lui rendant la vie qu'elle perdait lorsque Rachel s'absentait. Frank remonta en haut pour décorer le couloir et les chambres. Il était tellement concentré, qu'il n'avait pas entendu le mécanisme de l'ascenseur. « - Merde ! » Il lui manquait de la décoration, l'obligeant à redescendre. Loin de se douter qu'il n'était plus seul à présent, il pénétra la pièce à vivre et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant l'amour de sa vie vase en main. « - Tu t'es reconvertit dans la botanique maintenant?! » Le sourire charmeur, il n'eut cependant pas le temps d'en dire davantage. Rachel jeta le vase sur le canapé et se précipita sur lui pour le couvrir de baisers. Il la rattrapa sans difficulté, peinant toutefois à répondre à chacune de ses questions tant les lèvres de la demoiselle accaparaient chaque partie de son visage. Il se sentit dès lors plus léger, délesté de tous ses maux. Il était enfin chez lui, avec elle, son grand amour, celui de toute une vie.

« - Oui je suis là et oui je vais bien, encore mieux maintenant ! » Il entreprit donc de la déposer à terre et fut cette fois à l'origine du baiser. Ses lèvres trouvèrent les siennes sans difficulté. Et que dire de plus à part que cette étreinte était magique. Plus rien d'autre ne comptait à présent. Ce moment était le leur et le flic en profita pour l'étirer jusqu'à ce que l'air vienne à manquer. Il quitta ensuite à regret ses lèvres, mais pas cette agréable promiscuité. Il colla dès lors son front contre le sien et en fit de même avec son nez pour lui offrir ce qui ressemblait à un baiser d'esquimaux. « - Alors est-ce que la surprise te plaît ? J'ai aussi décoré l'appartement avec les moyens du bord. » Sa main se perdit sur sa joue pour essuyer les quelques larmes qui commençaient à couler. « - On va pourvoir fêter noël tous les deux et le 26, Sam nous rejoint ! C'est super hein ? » Il s'approcha à nouveau et déposa un chaste baiser sur ses lèvres tout en la soulevant pour la faire tournoyer légèrement « - Si tu savais comme tu m'as manqué docteur Cupcake ! »

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Rachel avait la main fermement agrippée à son petit vase métallique qui ferait office d’arme contondante sans problème. Le salon était décoré, et jusqu’à preuve du contraire, à moins d’une mémoire incroyablement défaillante, ce n’était pas son œuvre. Ce matin encore, il n’y avait rien, pas une guirlande. Qui donc pouvait s’amuser à faire ce genre de farce ? Le cœur serré, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’en se retournant, elle constata la présence de Frank. Tout s’éclairait, tout semblait logique, tout était évident à présent. Après tout, n’était-il pas chez lui ? Ni une ni deux, elle lui sauta dans les bras, laissant exprimer sa joie de le revoir. C’était comme si son cœur implosait de bonheur. Le sourire ne pouvait plus quitter ses lèvres qui, elles, ne pouvaient plus quitter le visage de Frank. Elle avait même ri à sa remarque sur la botanique. Elle qui n’avait absolument pas la main verte, c’était plutôt bien envoyé. Les bras autour du cou de son aimé, ses yeux ne le quittaient que lorsque sa bouche retrouvait la sienne. Après un petit tour dans ses bras alors qu’il la faisait tournoyer, elle retrouva le sol et fut gratifiée d’un doux baiser dont l’ex flic était à l’origine. Quel bonheur, enfin il était là ! Il allait bien. La pédiatre avait l’impression de rêver. Leurs visages étaient à présent unis par leur front, et la douce voix de Frank se fit à nouveau entendre.

-ça pour une surprise ! J’ai failli faire une attaque, tu es complètement fou ! Je t’aime ! Tu m’as tellement manqué ! Mon dieu, plus jamais ça ! Reste, je t’en supplie.

Elle s’écarta un peu pour lui faire son plus beau sourire après avoir rapidement jeté un œil autour d’eux. Il avait travaillé incroyablement bien pour décorer, et contrairement à ce qu’il disait, ce n’était pas « avec les moyens du bord », c’était de vraies belles décorations de Noël disposées avec application et goût.

-C’est magnifique ! Mais tu es arrivé depuis combien de temps ? Tu te rends compte que si j’étais rentrée plus tôt j’aurais pu t’assommer avec un vase en cuivre en te prenant pour un bandit ? Un… bandit décorateur ?

La chirurgienne pouffa de rire face au grotesque de ses insinuations.

-OK, c’est n’importe quoi. Oh qu’est-ce que je suis contente !

Et une bonne nouvelle en cachait une autre. Rachel fut ravie d’apprendre que Frank pourrait avoir son fils avec lui le lendemain de Noël. Son sourire n’en fut que décuplé, si c’était encore possible.

-Oh mais c’est génial ! Quelle merveilleuse nouvelle ! Megane te le laisse combien de temps ?

Que du bonheur, Frank revenait et rapportait dans ses valises de la joie et du bonheur à l’état pur. Cet homme était magique.

-C’est incroyable, j’ai l’impression de rêver. Si c’est le cas, je ne veux pas me réveiller. Oh serre-moi fort dans tes bras.

Il la fit tournoyer à nouveau, ce qui la fit éclater de rire.

-Eh, doucement les montagnes russes.

A nouveau sur ses pieds, leurs lèvres se retrouvèrent à nouveau et les mains de Rachel se glissèrent à la taille de son amoureux.

-Tu dois avoir faim, qu’est-ce que tu veux pour dîner ?

Elle caressa sa joue avec douceur, ancrant son regard dans le sien comme pour fixer à nouveau ce souvenir dans son esprit. Il était de retour, c’était tellement inespéré.

-Tu es toujours aussi beau, dit-elle en souriant. Oh mais j’y pense, tu voudras peut-être être seul avec Bowie ? Je peux aller à l’hôtel, tu n’as qu’à me dire… Je suis désolée, j’ai suivi ton conseil et j’ai joué les squatteuses…



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« Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé ! »

Comme le disait Lamartine. Et il avait raison le bougre ! Une fois, dix, cent, mille fois raison. Et c'est fou de se dire que parfois toutes nos fondations reposent sur un seul et même être. En voyant Rachel paraître avec son vase en guise de protection contre le bandit décorateur, Frank se laissa d'abord charmer par les retrouvailles visuelles, puis il comprit que depuis leur séparation, bien que ne ménageant pas ses efforts pour continuer à paraître fort, il n'en demeurait pas moins privé d'un quelque chose d'essentiel et indéfinissable qui l'empêchait d'être lui-même à 100 %. À présent, délesté de l'éloignement et retrouvant peu à peu ses marques, l'ancien flic ne put que constater à quel point ça lui faisait du bien de retrouver celle qui, il ne doutait plus à cet instant, était son âme sœur. Et l'entendre dire « je t'aime » acheva de le convaincre. « - Oui je suis fou, mais fou de toi Rachel Parker. Je t'aime aussi, mais d'une force » Il l'embrassa à nouveau et à plusieurs reprises, incapables de la lâcher, pourtant, il le fallait au moins pour respirer. « - Je suis tellement content d'être là avec toi » Son regard pétillait à nouveau et son sourire ne désemplissait pas. C'est simple, l'on aurait presque cru voir un gamin émerveillé face au sapin, le matin de noël.

Il lui prit les deux mains et les posa sur son torse « - J'ai pris de longues vacances, je n'ai donc pas l'intention de m'en aller de sitôt docteur ! » Elle lui fit son plus beau sourire en s'écartant un peu tout ça pour mieux profiter de la nouvelle décoration des lieux. « - Ça te plaît ? » Il n'était lui-même pas convaincu, mais le sourire et le regard émerveillé de Rachel laissait entrevoir un tout autre avis sur la question. La jeune femme trouvait cela « magnifique » et elle aussi, l'espace d'un instant, s'était transformée en petite fille savourant avec une naïveté enfantine les illuminations de noël. « - Alors j'ai pris mon jet ce matin et je suis arrivé en début d'après-midi. Et en passant devant le marché de noël, je me suis dit qu'un petit sapin ne serait pas de trop, ainsi que quelques petites décorations. J'ai aussi songé à m'emballer dans du papier cadeau en t'attendant dans le canapé, mais c'était peut-être un peu trop audacieux. » Frank lui avoua ensuite le retour de Samuel, une nouvelle qu'il ne pouvait garder pour lui tant il était heureux. « - Meg me le dépose le 26 comme je te l'ai dit. Après, on n'a pas encore discuté de la durée, mais je pense réussir à négocier une semaine au moins. » Le rêve n'en était pas un et pour convaincre Rachel un peu plus, il se rapprocha à nouveau et passa ses bras autour d'elle. « - Option gros nounours en peluche activée ! » Il en profita pour l'embrasser à nouveau tout en la gardant près de lui.

« - Si j'ai faim ? Un peu beaucoup ouais. Mais ne t'embête pas à me cuisiner quelque chose ma puce. Tu viens de rentrer du travail, tu dois être naze. On a qu'à activer le mode « pépère et mémère » et se faire de la soupe. J'en ai vu dans le frigo en farfouillant tout à l'heure. » Il lui embrassa la main qu'elle venait d'apposer avec douceur contre son visage, surprit par le regard qu'elle lui lançait. « - Quoi ? » demanda-t-il tout sourire avant qu'elle ne lui fasse savoir qu'il était toujours aussi beau. « - Tu ne t'en sors pas mal aussi ma belle ! » À son tour, il lui caressa la joue avant de l'entendre émettre l'hypothèse d'aller à l'hôtel pour que l'Américain puisse être seul avec son fils. « - Oh mais j'y pense! J'avais prévu de présenter ma chérie à mon fils. Du coup, tu ne vas pas pourvoir aller à l'hôtel. Qu'on soit clair Rachel Mary Parker. Ici, c'est aussi chez toi. D'ailleurs, je suis content de voir que tu as pris tes marques. Il me tarde de te voir porter ma chemise au passage. Mais pour en revenir à des choses un peu plus sérieuses, sache qu'il est hors de question que tu te sentes de trop. Je suis ton mec, officieusement certes, mais je le suis et tu es ma meuf officiellement lorsque tu franchis la porte de notre petit nid d'amour. Et ton mec voudrait que tu restes avec lui et son fils pour que vous appreniez à mieux vous connaître tous les deux. Donc maintenant que c'est réglé, je vais aller me débarrasser de ce costume, prendre une douche et enfiler un pyjama. Je te laisse faire la soupe ? »


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() message posté Mar 26 Déc - 22:50 par Rachel-Mary Parker-Davis



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La vie n’avait jamais semblé si belle qu’en cet instant. Rien n’était jamais aussi beau pour Rachel que lorsque Frank la prenait dans ses bras. A ce moment précis, la pédiatre savourait enfin ce que c’était que le véritable bonheur, celui qu’elle avait toujours recherché et qu’elle n’avait finalement jamais pu avoir : être avec la personne qu’elle aimait, se sentir bien et aimée dans ses bras. Comment faisait-il ? Frank avait ce pouvoir incroyable : sa seule présence suffisait pour que sa compatriote américaine puisse oublier le moindre problème de sa vie pour ne se focaliser qu’à la joie que lui procurait le simple fait de le voir en bonne santé. Et le plus beau était de l’entendre lui dire qu’il l’aimait, elle pouvait sentir son cœur s’alléger et se gonfler d’amour au son de cette phrase qui s’apparentait à une formule magique. Les baisers de l’ancien policier étaient tout aussi magiques, d’ailleurs et achevèrent de rendre à Rachel le si beau sourire qui avait déserté ses lèvres depuis bien longtemps.

-Je suis si heureuse que tu sois là, je voudrais que cet instant dure une éternité.

Ses mains posées sur le torse de Frank de par son initiative, la chirurgienne sentit son sourire s’agrandir encore davantage lorsqu’il lui déclara qu’ayant pris de longues vacances, il comptait rester un petit moment. C’était probablement la meilleure nouvelle qu’elle ait entendue depuis des mois. Et puis à peine revenu, il avait fait ces efforts incroyables pour décorer la caserne, les yeux de Rachel en brillaient d’admiration.

-Bien sûr que ça me plaît. Tu t’es donné beaucoup de mal, ça se voit, en plus tu dois être épuisé.

Elle ne put s’empêcher de rire en l’imaginant s’envelopper tout entier dans du papier cadeau, c’était bien le genre de chose dont il était capable.

-Ah je suis sure que si tu avais eu plus de temps tu l’aurais fait.

La joie était palpable dans le regard et la voix de Frank qui annonça ensuite qu’il pourrait avoir son fils avec lui pour les fêtes. Du moins juste après Noël. Lui qui ne l’avait pas vu depuis si longtemps, il devait être aux anges et le savoir heureux rendait Rachel heureuse.

-C’est vraiment une merveilleuse nouvelle, je suis si heureuse pour toi. Une semaine, c’est génial.

Elle savait combien Frank aimait son fils, il était un bon père et méritait de pouvoir avoir son petit avec lui. Elle le sentit passer à nouveau ses mains autour d’elle. Comme elle était bien, comme elle était heureuse qu’il soit là.

-J’aime quand tu es en mode nounours en peluche. Ce que tu m’as manqué ! Tu n’as pas idée.

Encore une fois, il venait de la faire sourire avec ses bêtises.

-« Pépère et mémère » ? On n’est pas un peu jeunes pour prétendre à de pareilles appellations ? Va pour de la soupe, j’en ai fait des quantités hier je sais pas ce qui m’a pris. Avec ce froid…

Subjuguée par la beauté de cet homme qu’elle aimait tant mais qu’elle ne voyait que trop peu, la pédiatre ne put s’empêcher de lui en faire la remarque, ce qui apparemment le fit sourire alors qu’il lui renvoyait le compliment. Il était si gentil. Sa main chaude sur sa joue était d’un tel réconfort. Cependant, elle voulut quand même lui laisser le choix d’une option pour pouvoir être seul avec son fils qui lui avait probablement encore plus manqué qu’elle. Il avait besoin de le voir, ils avaient besoin de se retrouver, sans qu’elle ne soit dans leurs pattes, elle n’avait d’ailleurs pas à y être et ce fut donc tout naturellement qu’elle lui proposa d’aller à l’hôtel durant la période où Bowie serait avec son père afin qu’ils puissent être seuls et tranquilles chez eux, mais force était de constater que Frank ne voyait pas les choses de cette manière et il se fit un plaisir de mettre les points sur les i. Un petit sourire ému se dessina sur les lèvres de la jolie brune lorsqu’elle entendit l’élu de son cœur faire tout un monologue pour lui dire qu’elle n’avait pas à partir et qu’il voulait que Bowie et elle fassent plus ample connaissance. Il avait parfaitement résumé la situation qui d’ailleurs n’était pas simple. Leur relation ne pouvait être officialisée à cause du mariage de la chirurgienne avec Maxwell Davis, mais au moins, tant que le retour de Frank n’était pas ébruité, ils pouvaient être ensemble ici.

-OK alors, ça me va. Ah ta chemise… elle m’a bien remonté le moral tu sais. Elle est toute propre de ce matin.

Elle le laissa se détacher d’elle, réalisant en l’entendant le dire que c’était sans doute la première fois qu’elle le voyait en costume.

-Ça te va bien… mais je crois que je te préfère en jeans.

A vrai dire, les costumes habillés lui rappelaient un peu trop un certain Maxwell.

-Allez file, je m’occupe du dîner. Mais avant, ta meuf voudrait un autre baiser.

Se hissant sur la pointe des pieds, elle l’embrassa une dernière fois avant de le laisser voguer vers la salle de bain. Pour sa part, elle se rendit dans la cuisine et sortit la casserole de soupe de légumes maison qu’elle avait faite et la posa sur les plaques en vitrocéramique qu’elle alluma. Munie d’une cuillère en bois, elle remua doucement la soupe, souriant comme une idiote, si heureuse que Frank soit de retour. Mais comme chaque bonne chose avait toujours, ou bien souvent, une fin, son sourire s’effaça lorsque son téléphone se mit à sonner et quand elle entendit, à la sonnerie spéciale, qu’il s’agissait de son mari.

Pourvu qu’il ne sache pas que Frank est rentré ! songea-t-elle.

Elle posa la cuillère en bois, baissa la puissance du feu et décrocha histoire d’éviter un scandale si elle ne répondait pas.

-Bonsoir. Qu’est-ce que tu veux ?

« Quel accueil, toujours aussi aimable. »

-Viens-en au fait, tu veux ? Je suis fatiguée.

En réalité, elle n’en menait pas large, effrayée à l’idée qu’il ait pu apprendre par on-ne-sait quelle source le retour de Frank. Il pourrait encore lui vouloir du mal. Maxwell avait ce don de la ramener à la triste réalité, elle qui était jusque là perchée sur son petit nuage de bonheur.

« Samedi prochain il y a la soirée de fin d’année de la boîte, je veux que tu sois là, il y aura beaucoup de journalistes, je ferai l’annonce de ta grossesse. Tu fais quelle taille maintenant ? »

-Va chier, j’ai pas besoin de toi pour m’acheter une robe. Tu veux pas attendre janvier plutôt pour l’annoncer ?

Elle ne pouvait même pas espérer lui demander de zapper la soirée, bien que l’idée de le revoir la répugne au plus haut point. Et surtout, elle ne voulait pas que Frank l’apprenne ainsi, et elle ne voulait pas qu’il soit contrarié avant Noël.

« Non, juste avant Noël c’est parfait, ça fera les gros titres ».

Elle ne l’écoutait déjà plus.

Quel emmerdeur !

-Bon écoute je te rappelle demain. Bonne soirée.

Elle raccrocha, excédée. Elle entendit que l’eau de la douche avait arrêté de couler, Frank ne tarderait surement pas. Rachel sortit des assiettes creuses et des cuillères à soupe et mit la table avant de reprendre le réchauffage du repas.


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() message posté Lun 1 Jan - 22:15 par Frank Turner



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La caserne avait revêtu les couleurs de noël et ses habitants l'humeur inhérente à la fête. Enfin, la distance n'était plus un frein, enfin leur corps se retrouvaient, leurs bouches aussi. Le manque s'était fait ressentir pour Frank, et ce, à de nombreuses reprises, mais voir Rachel, ici et maintenant, chassa tout le mal engendré par l'absence. Ça en valait le coup, très largement, leur patience était ainsi récompensée et l'espace d'un instant, de quelques heures, jours, le bonheur sans concession était permis. Le sourire ne quittait d'ailleurs plus les lèvres de Frank. « - Fais attention » commença-il en sentant les mains chaudes de la pédiatre sur son torse « - Je vais vraiment finir par m'y faire à ce côté fleur bleue. » Le temps, il n'allait pas en manquer et puis dans le pire des cas, si besoin est, il pourrait aisément s'accorder quelques minutes pour d'éventuelles visioconférences. Il lui faudrait d'ailleurs faire savoir à sa secrétaire que si besoin, il pourrait se tenir disponible, mais pour l'heure, c'est pour une autre personne qu'il avait l'intention de se tenir pleinement disponible quitte à oublier le reste du monde.

« - Bon moi, je suis moyennement convaincu par mes talents de décorateur de Noel, mais si ça te plaît, c'est le principal » Puis son rire léger et cristallin résonna à travers la pièce lorsque son idiot de petit-ami officieux lui fit savoir qu'il aurait pu s'entourer de papier cadeau histoire de parachever son œuvre. Le temps venant à manquer, il ne put se résoudre à jouer les cadeaux sur pattes et se contenta de la décoration, nul doute qu'il saurait se rattraper plus tard. Peut-être n'irait -il pas jusqu'à s'emballer, il n'en demeurait pas moins bien décidé à offrir à Rachel le plus beau des noëls. D'ailleurs, cette année, Bowie serait des leurs, avec un peu de retard certes, mais Frank concédait à ne pas rechigner sur la date. Il s'estimait heureux d'avoir son fils, une joie que Rachel partagea avec lui avant de lui faire savoir que s'il voulait un peu d'intimité, elle acceptait de séjourner à l'hôtel le temps de la venue du petit garçon. Une initiative qui déplut bien évidemment à l'ancien flic. Rachel était une part importante de sa vie, primordiale même, tout comme Bowie, il était de ce fait normal que ces deux êtres au combien précieux aux yeux du nouvel homme d'affaires, se rencontrent et apprennent à se connaître. Frank n'en doutait pas, Rachel serait plaire au petit. Elle était douée avec les petits bouts, il l'avait constaté lui-même avec la petite Amy, une petite princesse de cinq ans victime de maltraitance dont il avait la charge lors d'une enquête. La pédiatre avait su trouver les mots et apaiser les peurs de la petite.

« - Si tu aimes le mode nounours en peluche, je l'enclenche de ce pas » Il l'a serra un peu plus contre lui, pour s'assurer d'une part que ce n'était pas encore l'un de ces odieux rêves, mais aussi parce qu'il ne pouvait désormais plus garder une distance convenable. « - Ah oui et après réflexion tu avais raison pour le mode « pépère et mémère » Nous sommes trop jeunes pour être vieux ! Wow, écoute donc ce que la fatigue me fait dire ! » Il lui sourit, mais dû toutefois se résoudre à se défaire de leur délicieuse promiscuité pour se préparer à monter prendre une douche et se débarrasser de ce costume. « - Ok la demoiselle me préfère en jean, c'est noté ! J'en ai un ou deux dans mon sac, tu pourras donc te rincer l'œil » Il lui offrit un petit clin d'œil coquin avant de s'approcher pour lui offrir le baiser demandé. « - J'espère que ma meuf est satisfaite ! » Toujours joueur, il laissa sa main se perdre sur son fessier avant de mettre les voiles pour rejoindre la salle de bains. Il activa le mode « éclair » et se défit en deux temps trois mouvements de ses vêtements qu'il prit le temps de ranger avant de pénétrer la cabine de la douche à l'Italienne pour prendre une douche toute aussi rapide que le déshabillage. Les buées envahirent très vite la pièce, rendant la sortie un peu plus hasardeuse que l'entrée. Franky parvint toutefois à se saisir d'une serviette qu'il passa autour de sa taille avant de quitter les lieux pour regagner sa chambre et la grande penderie dans laquelle trônait quelques affaires appartement à Rachel. Il attrapa un bas de jogging puis sa chemise préférée. Il se contenta de boutonner les quatre derniers boutons et une fois parée, regagna tout aussi vite l'étage inférieur pour retrouver celle qui faisait tant battre son petit cœur.

« - Hum ça sent super bon pour de la soupe » La table venait d'être dressée, Rachel œuvrait en cuisine et réchauffait le repas. L'homme d'affaires encore peu à l'aise avec cette appellation, entra dans l'espace cuisine et en profita pour se glisser derrière la cuisinière d'un soir. Il passa ses bras autour de sa taille fine et vint déposer ses lèvres sur son cou délicat. « - Je peux prendre le relais si tu veux ? » Elle ne lui laissa pas le choix, ce soir elle était la maîtresse de maison et lui son invité toutefois malgré le sourire apparemment qu'elle affichait, Frank remarqua un petit quelque chose dans son regard malgré les efforts qu'elle déployait pour ne rien laisser paraître. « - Il y a un problème ? Je te sens… Un peu ailleurs. Il s'est passé quelque chose pendant mon périple sous la douche ? » Le sourire de Frank s'éclipsa à mesure qu'il posait ses questions et ça n'allait pas s'arranger avec l'arrivée imminente des réponses. « -C'est lui c'est ça ? »

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() message posté Mar 2 Jan - 10:31 par Rachel-Mary Parker-Davis



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Un Frank de retour avec de l’Amour et de la tendresse à revendre, Rachel était aux anges et le côté fleur bleu qu’il prétendait « menaçant » de par sa possible persistance convenait parfaitement à la pédiatre dont le sourire ne quittait plus les lèvres tant que son regard était posé sur l’ancien flic. Il était bel et bien là, tel un miracle, tel un rêve qui se réalisait. L’américaine était heureuse, plus qu’elle ne l’avait été depuis des années.

-Sois toi-même, je n’en demande pas davantage.

Le bonheur semblait à portée de main, il leur suffisait d’être ensemble. Dans le secret pour éviter le malheur de la dernière fois, ou pire encore. Il fut ensuite convenu que Rachel s’occuperait du repas tandis que Frank irait prendre une douche. Le pauvre, après un tel voyage et tout ses efforts de décorations de la caserne, il devait être épuisé et fourbu de courbatures. La chirurgienne laissa donc filer, non sans regret, l’Amour de sa vie après un ultime baiser, puis se dirigea vers la cuisine où la paix fut de bien courte durée puisque ce fut ce moment que choisit son mari pour l’appeler. Soupirant intérieurement et se surprenant à lui souhaiter que son téléphone lui explose dans la main, Rachel coupa court à la conversation, assurant qu’elle le rappellerait le lendemain. Pour l’heure, tout ce qu’elle souhaitait, c’était profiter d’être avec Frank, avoir droit à quelques instants de bonheur. Si elle n'avait pas été enceinte, elle se serait volontiers enfilé un ou deux verres de martini.

La table mise et la soupe réchauffée laissant émaner une douce odeur de légumes, Frank refit son apparition, toujours aussi tendre. Elle ne put s’empêcher de sourire en sentant ses bras atour d’elle et ses lèvres se poser dans son cou. Comment faisait-il ? Il était le seul à être capable de lui redonner le sourire.

-Non non, toi, tu mets les pieds sous la table. C’est prêt, vas t’asseoir, lui dit-elle avec bienveillance.

Elle se saisit de la casserole qu’elle déposa sur la table pourvue au préalable d’un sous-plat et lui servit quelques louches de soupe dans l’assiette. Frank cependant n’était pas dupe et ne la connaissait que trop bien malgré les éloignements plus ou moins longs.

-Non, ça va, mentit-elle en perdant quelque peu son sourire de façade.

Elle acheva de servir la seconde assiette et s’assit en face de lui. La perspicacité de l’ancien policier ne permettait pas de appesantir dans le mensonge. Il avait deviné que Maxwell était à l’origine de la légère tension qu’il pouvait ressentir chez Rachel. Elle souffla en silence en fuyant quelques secondes son regard. Qu’allait-elle bien pouvoir lui dire ? Lui mentir la débectait mais elle ne voulait pas lui gâcher ses fêtes de fin d’année avec une telle nouvelle. Il venait tout juste de rentrer, il avait droit lui aussi à un peu de joie.

-Oui, c’est lui. Je dois aller à une de ses fichues soirées d’entreprise samedi prochain. C’est rien, ça va aller. J’ai juste pas envie de le voir, mais ne t’inquiète pas, ça ira. Il ne peut rien m’arriver dans une soirée pleine de VIP et de journalistes. Tu n’auras qu’à emmener Bowie au cinéma et puis je vous rejoindrai pour rentrer, je prétexterai un petit malaise, dit-elle avec un petit sourire en lui tendant une cuiller.

En soit, elle n’avait pas menti. Elle avait juste omis une partie de la vérité. Ça lui déplaisait tout autant, mais le péché semblait moins pire.

-Ne nous prenons pas la tête pour lui, tu veux ? J’ai pas envie de penser à lui, je suis sure que toi non plus.

Rachel attrapa la bouteille d’eau qui trônait au milieu de la table et servit les deux verres qu’elle avait installés peu avant que Frank ne la rejoigne.

-Je préfère qu’on profite de ton retour et de la joie que ça implique. Tu n’es pas d’accord ?

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() message posté Jeu 11 Jan - 21:12 par Frank Turner



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La douche ! Qui aurait crû que cette simple douche, aussi rapide soit-elle, puisse être aussi réparatrice. Pourtant, ce n'était que de l'eau, une douche à l'Italienne, spacieuse certes, mais pas autant que celle de l'appartement qu'il occupait à New-York. Peut-être que cela venait du fait, qu'ici, il se sentait pleinement chez lui, alors que là-bas, il n'était que de passage. L'éphémère prenait le pas sur la pérennité dans ce sublime loft avec vue sur Central Park. Frank était tout bonnement incapable de se projeter à l'inverse d'ici, dans cette caserne qu'il avait en partie rénovée de ses propres mains. Un lieu dans lequel il se projetait plus facilement, sans devoir se forcer, où son imagination fertile prenait le pas sur la lassitude d'une vie réglée à la minute, dans une ville, qui ne dort jamais. Ce quotidien était monotone, malgré l'exaltation de la nouveauté qui n'avait duré qu'une semaine avant que l'ancien Frank ne se mette à regretter sa vie d'autrefois. Une vie qu'il retrouvait dès à présent et par le biais de cette simple douche ô combien réparatrice. À présent, propre comme un sou neuf et en habits civils, c'est une autre partie de cette vie abandonnée à la va-vite, qu'il s'en allait retrouver, loin de se douter malgré tout, que la douce quiétude serait elle aussi éphémère.

Pour le moment et loin des triviales préoccupations d'usage, Frank convergeait toute son attention et sur l'odeur qui émanait de la casserole et sur la cuisinière qu'il affubla de quelques baisers dans le cou. Voyant que cela plaisait à Rachel, il réitéra l'expérience avec un peu plus de douceur et de sensualité dans le geste. Il se proposa ensuite de jouer les commit pour se rendre utile, mais ne trouva aucun écho dans sa demande. Rachel avait les choses en main et semblait bien décidée à jouer les parfaites petites femmes d'intérieur, ce qui ne collait pas au personnage, du moins aux souvenirs de Frank, qui revoyait encore cette adolescente audacieuse, refusait, malgré tout l'amour qu'elle portait à sa mère, d'être à son tour, un jour, la femme de… Elle aspirait à tellement plus qu'une ombre. Frank ne put d'ailleurs, bien malgré lui, s'empêcher de penser à Maxwell et à ce qu'il avait fait de cette femme, jadis si forte. Toutefois, il ne prolongea pas sa réflexion, d'une part parce qu'il n'avait aucun droit de juger Rachel et d'autre part pour ne point polluer ce moment qui était le leur.

« - Ok, je collabore, je vais m'asseoir. » Il se défit lentement de l'étreinte qu'il avait lui-même imposé et s'éloigna pour rejoindre la table et y mettre les pieds conformément aux ordres de Rachel qui continuait à jouer à la parfaite maîtresse de maison…enfin d'appartement. Frank s'assit donc sans opposer de résistance, mais son regard affûté, alors que Rachel le servait, lui permit bien malgré lui, de percevoir un malaise qu'elle mettait tout en œuvre pour cacher. Cependant, l'expérience du flic et sa « connaissance du terrain » trahirent la demoiselle qui venait de perdre son sourire de façade. « - Rachel… » commença-t-il en douceur pour ne point la braquer. « - Tu n'as pas besoin de faire semblant, tu sais ! » Son sourire avait disparu et cela suffisait à donner du crédit à l'hypothèse de Frank qui n'hésita pas à s'aventurer en terrain hostile en évoquant ce qui semblait être un sujet tabou, « Maxwell » Rachel acheva toutefois de le servir, avant de reprendre la parole et mettre des mots sur son trouble. Frank aurait préféré avoir tort, mais bien malgré lui, il venait d'ouvrir une brèche qu'il était à présent, bien difficile de refermer. Il se força donc à écouter ce que Rachel avait à dire, espérant que cela suffise à la délester de son trouble et du sien par la même occasion, car il savait qu'en évoquant cette raclure, il pourrait vite perdre pied. La nouvelle venait de tomber et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'avait rien de bien réjouissant. Frank poussa un long soupire et laissa quelques secondes s'envoler avant de reprendre la parole, tentant néanmoins de canaliser au mieux et sa colère et sa déception.

« - Mouais, il te prend encore pour son trophée qu'il expose pour sauver les apparences. Je ne sais pas si ça m'énerve ou si ça me dégoûte. Ca ne vient pas de toi, ne t'en fait pas. Jamais je ne pourrais te blâmer, c'est juste que…ce type est le pire des connards et il s'en sort presque tranquillement. Je trouve ça injuste, mais bon j'ai lutté une première fois, regarde où cela m'a mené ! Écoute, je vais appeler un de mes anciens collègues pour qu'il se rende à ce fichu gala. Pas de « mais » si je ne fais rien, je ne pourrais m'empêcher d'appréhender toute la soirée et je passerais un mauvais moment avec mon fils et ça, ce n'est pas envisageable. Donc on va faire comme ça ! » D'ailleurs si ça ne tenait qu'à lui, Frank aurait déjà bondit sur son portable pour appeler son ancien collègue, mais l'attitude de Rachel l'en dissuada presque instantanément. Il accepta le sourire, la cuillère qu'elle venait de lui tendre et ce qu'elle lui proposa malgré le fait que cela amènerait à changer de sujet de conversation. « - Ce n'est pas se prendre la tête, c'est juste une réalité à laquelle j'aurais préféré ne pas être confronté dès mon arrivée. Mais tu as raison, je n'ai pas envie de penser à lui et encore moins au fait que j'ai encore envie de lui casser la gueule. On va essayer d'oublier ça, faire comme si ce foutu gala n'avait pas lieu. » Il attrapa le verre qu'elle venait de lui servir et le porta jusqu'à ses lèvres pour le vider d'une traitre. Ça ne valait pas un bon bourbon, mais c'était déjà ça de prix pour étancher sa soif.

« - Pardon ! » commença-t-il d'un ton neutre. « - Je suis trop impulsif, surtout sur certains sujets. On va manger cette soupe, puis on va sortir à la patinoire, qu'est-ce que tu en dis ? On peut aussi voguer jusqu'au marché de noël, ou même se faire un ciné, s'il y a encore une séance intéressante. J'ai envie que l'on fasse comme si c'était normal, comme si on pouvait sortir comme un couple, au moins juste une fois. Je veux qu'on soit comme le Frank et la Rachel de notre rêve, aussi cul-cul soient-ils. Tu vois ce que je veux dire ? »


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() message posté Sam 13 Jan - 23:07 par Rachel-Mary Parker-Davis



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L’inconvénient de se trouver face à une personne qui vous connaît trop bien, c’est qu’il est difficile de lui cacher quoi que ce soit. Ajoutez à cela un talent inné chez ladite personne pour avoir une intuition hors pair et vous vous retrouvez avec une Rachel avec un sourire de façade un tantinet crispé qu’un certain Frank avait décelé à des kilomètres à la ronde avant de lui demander ce qui n’allait pas. L’ancien flic venait tout juste de rentrer, il était probablement épuisé, et puis ils se retrouvaient enfin après un temps bien trop long à être séparés, la pédiatre n’avait aucune envie de plomber l’ambiance, mais il fallait bien lui répondre, et à défaut d’une vérité qui mettrait à mal les vacances de Noël (du moins celles qu’il daignait s’accorder) de son amour de toujours, elle préféra obtempérer et dire ce qui venait de se passer, à savoir « l’invitation » de son mari. L’américaine détourna le regard en arborant un sourire ironique quand Frank lui déclara qu’elle n’avait pas à faire semblant. Si elle ne le faisait pas, elle passerait sans doute son temps à pleurer et s’apitoyer sur la vie pourrie qu’elle s’était infligée dès le départ sans le savoir. Faire semblant, c’était la seule chose qui lui avait permis de tenir le coup jusqu’au retour de Frank, faire comme si tout allait bien, comme si tout était normal, comme s’il allait revenir bientôt alors qu’elle n’en savait strictement rien.
Le papa e Bowie laissa exprimer sa frustration face à la situation. La brunette le comprenait, et il avait raison, Maxwell était un enfoiré notoire et il s’en sortait toujours. La chirurgienne hocha la tête avec une petite moue.

-Ça ne me fait pas plus plaisir qu’à toi, tu peux me croire.

Au moins, elle avait le droit de rester à la caserne. Droit qu’elle avait pris avec un courage sorti d’on ne savait où, elle avait pris les devants pour se protéger de son abject mari en mettant de la distance. Elle portait son enfant et refusait de se soumettre d’avantage à un stress qu’elle pouvait facilement éviter en se soustrayant à sa présence néfaste. Frank proposa alors, ou plutôt imposa, procédé qui plut moyennement à Rachel même si l’idée qu’il avait eue était rassurante, de faire venir l’un de ses collègues et amis à la soirée. La belle brune se mordilla la lèvre inférieure. Etait-ce une bonne idée ? Le collègue de Frank allait apprendre la vérité. Rachel pouvait facilement soustraire Frank à la presse ciblée qui touchait les activités de Maxwell, mais difficilement à un coup de fil de son pote. Il n’était pas prêt à entendre ça, il devait profiter des retrouvailles avec son petit garçon sans être parasité par de mauvaises nouvelles.

-Frank, c’est inutile, je ne risque rien à une soirée mondaine. Je t’enverrai des messages si tu veux. Avec des photos, même.

Frank était amer et Rachel essayait de détourner le sujet. Après tout, ça n’allait pas changer la finalité des choses, alors autant laisser couler et profiter du moment présent, non ? Carpe diem, comme disait la célèbre citation latine. Rachel observa l’élu de son cœur vider le verre d’eau d’une traite. Elle était presque sure que s’il s’était agi de vodka ou de whisky, il en aurait été de même. Machinalement, elle le resservit avant de reposer la bouteille sur la table.

-Je suis désolée, Frank. Je ne voulais pas te faire de peine.

Il décida finalement de se ranger de son côté et d’être un peu plus positif. Elle ne put s’empêcher de sourire face au programme qu’il proposait.

-Vraiment ? Tu te sens assez en forme pour ressortir ? Si tu souffres du décalage horaire, on peut attendre demain. Mais sache que je meurs d’envie d’aller à la patinoire avec toi pour voir si on s’en sort encore. Et puis le marché de Noël, j’ai l’impression que je n’en ai pas vu depuis des lustres. J’aime tellement les pommes d’amour qu’on ne trouve quasiment que là-bas.

Elle lui sourit et posa sa main sur la sienne.

-Ici, pas de rêve, on sera mieux que le Frank et la Rachel de cet étrange rêve.

Elle se pencha pour lui déposer un chaste baiser au coin des lèvres.

-Je suis tellement heureuse que tu sois là, j’ai du mal à y croire. J’ai peur de m’apercevoir que je rêve et de devoir me réveiller.


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