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House Of Memories


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MEMBRE

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() message posté Mar 9 Jan - 21:40 par Raven S. Lloyd




House Of Memories

Ft. Jean


Lucy était une des filles avec qui Raven travaillait depuis un moment sur un projet de prêt-à-porter dans le style american girl. C'était un projet qu'on lui avait proposé à de nombreuses reprises et qu'elle avait toujours refusé. La trentenaire vivant à Chicago ne voyait pas le projet comme quelque chose d'intéressant, et qui aurait sûrement quelques difficultés à s'exporter,
alors une fois à Londres elle avait enfin dit oui. Une américaine vivant dans cette ville et lançant un projet, oui ça allait vendre. Elle s'était donc mis au boulot depuis une bonne semaine,
elle avait envie d'apporter une touche sexy mais élégante au projet. Pas quelque chose de trop caricaturé. Rave' avait plusieurs fois refusé des propositions, les mini short de sport et les patins à roulettes. C'était bien trop cliché de la côte ouest. La rousse était de la côte est, alors elle connaissait bien la différence. Le strass et le m'as-tu-vu était bien différent. Certes les Americans Girls de la haute société sont souvent botoxées mais pas toutes. Elle par exemple, se refusait à se prendre une seringue dans le visage. Puis connaissant Reid il péterait sûrement un plomb si elle avait la folle envie de faire cela.

Tout en déjeunant donc avec Lucy, Raven photographiait les lieux et les plats afin de pouvoir les poster sur Instagram. La jeune femme restait accro à son téléphone et à ce réseau social.
Instagram c'était vraiment son truc. Sur Twitter elle postait bien moins, juste des choses officielles, la sortie d'un article sur son blog, la fin d'un projet qu'elle gardait secret. Ce genre de chose toute simple.
Ayant terminé de déjeuner une bonne heure plus tard, lorsque Lucy voulu payer cette dernière paniqua et du renverser le contenu de son sac bien rempli sur la table, mais rien. Ses papiers,
son porte feuille, tout avait disparut. Alors l'américaine pris son sac et vérifia l'intérieur du sien.
étrangement tout y était. Mais Raven, ne mettait jamais son sac du côté du passage des gens.
Une vieille habitude. La femme paya donc pour sa collaboratrice et lui indiqua que ça ne la dérangeait vraiment pas. L'argent chez les Lloyd n'avait jamais été un soucis. Et ses parents,
malgré le fait qu'elle est trente-cinq ans, un travail, et un toît sur la tête, du moins que Reid l'acceptait encore chez lui, insistaient pour lui envoyer de l'argent et Raven ne pouvait dire non à chaque fois. Alors elle se servait de cet argent pour vivre et plaçait le sien afin de faire d'autres petits sous. UNe fois le déjeuner payé, Lucy demanda un taxi et emmena Rave' avec elle au commissariat afin qu'elle puisse lui servir de témoin contre X. La suivant elle regarda la ville défiler bien plus vite sous ses yeux, le taxi, ça changeait de ses déplacement en vélo. Mais ce n'était pas désagréable.

Arrivant devant le commissariat, elle observa la structure victorienne et ne put s'empêcher de dégainer son téléphone pour en prendre une photo. Lucy la taquina et l'originaire de Chicago leva les yeux au ciel avant de suivre la blonde dans l'enceinte du lieu. Là elle observa autour d'elle cette effervescence nouvelle, du moins ce calme étrange. Ca changeait des bureaux de sa ville natale ! Tout en s'éloignant de Lucy, sans vraiment regarder où elle allait, Raven finit par se cogner à quelque chose... Ou du moins à quelqu'un en déduit-elle en voyant un costume d'homme juste sous son nez. Elle releva la tête et esquissa un mince sourire désolée,
avant de froncer les sourcils...
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 14 Jan - 18:43 par Jean Marceau
Choux blanc à Manchester, l’enquête était au point mort. Je continuais de faire le tour des endroits qui remontaient dans mes alertes informatiques, essayant de ne rien rater dans le périmètre de mon radar, qui me permettait de capter les informations qui remontaient dans les différents services de police britannique. Ca ne voulait pas dire que je pouvais être influencé par de fausses pistes, bien sûr… C’était même l’essentiel de mon travail que de décortiquer tout ce qui nous venait de partout. Les commissariats anglais en voyaient de vertes et de pas mûres en ce moment, sans parler de Scotland Yard. Le monde devenait fou, et retrouver la trace du tueur qu’on traquait avec William, ce n’était pas de la tarte vous pouvez me croire. Malgré son mode d’action très spécifique, il n’en restait pas moins que j’avais du mal à voir un peu clairement ce qui pouvait dénoter de ses faits et gestes. Il se savait peut-être surveillé ? Ou alors il était en période de repérages ? Allez savoir. Ce n’était pas facile que de savoir ce qu’il se passait dans la tête d’un taré pareil, la seule chose dont j’étais à peu près certain c’était encore qu’il n’avait pas commis de crimes. C’était trop tôt. Il ne se cachait peut être pas, il devait se faire à son nouvel environnement, après avoir commencé à attirer l’attention sur lui en Amérique et au Canada. Il devait prendre sans doute ses précautions, pour éviter que l’on ne puisse être msi trop facilement sur sa piste.


Il y avait bien eu quelque chose dans un autre commissariat de la capitale, mais une fois sur place, je m’étais rendu compte que le disparu, un animateur de talk-show un peu célèbre et assez en vogue grâce aux valeurs qu’il portait dans ses émissions, était entretemps rentré chez lui. Fausse alerte. Il correspondait au profil, mais pour clore l’enquête sur sa disparition de quelques jours, signalée par sa mère, il avait expliqué avoir un peu trop fait la fête avec une fille des quartiers Est de Londres. L’histoire n’avait pas été vérifiée par les gars en bleu ; le disparu semblait bien aller, pas de traces d’agression ou quoi que ce soit. Je soupirais donc, et j’allais devoir retourner au bureau les mains vides. Toujours aucune piste, donc. C’était désespérant. Je m’apprétais donc à m’en aller, décidé à me noyer dans le fond d’un verre de whisky jusqu’au lendemain matin, mais une jeune femme me rentra dedans sans trop faire attention où elle allait. C’est con, je pensais qu’elle allait m’éviter jusqu’au dernier moment, mais ce fut ensuite un peu trop tard. Elle fronça les sourcils en même temps que moi.


Mince, sa tête me disait quelque chose, mais quoi ?



| Hmmm Pardon, mademoiselle ? Jean Marceau. |


Je venais de me présenter par réflexe, comme pour provoquer chez elle la reconnaissance qui semblait aussi douteuse dans ses yeux sans doute, que dans les miens.
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MEMBRE

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() message posté Mer 17 Jan - 21:37 par Raven S. Lloyd




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Ft. Jean


L'impression de déjà vue, cette façon de se dire que l'on a déjà vécu cette scène quelque part, dans une autre vie. Tout en s'excusant d'avoir été étourdie, elle écouta le nom de l'homme et fronça encore plus les sourcils, tout en se disant que cet homme ne lui était pas du tout inconnu. Ni ce nom d'ailleurs. Alors cherchant dans les tiroirs de sa mémoire elle finit par remettre en place ce Jean Marceau. Son regard s'illumina alors et Raven tendit sa main dans sa direction.
"Bonjour, Raven Lloyd. Je ne pensais pas vous revoir ici un jour !"Certes c'était peut-être un peu expéditif, mais Rave' était comme ça, a aller droit au but,
ou presque. Mais elle était réellement surprise de recroiser cet homme de loi ici. Quelle chance avait-elle sur un million de le recroiser à Londres et dans ce commissariat plus précisément !?
Une seule sur un million ?! Décidément le sens de cette célèbre phrase : "le monde est petit"
prenait un réel sens.

Encore un peu surprise par cette rencontre étonnante, elle se recula un peu tout en remettant derrière son oreille une de ses mèches de cheveux roux et lui adressa alors un sourire ravi.
"Vous avez travaillé sur une enquête il y a un ou deux ans, à Chicago, pour du cyber harcèlement. Et vous avez mis un sacré bordel dans ma vie !" Raven laissa échapper un léger rire un peu gêné en se remémorant cette situation. En effet elle avait vraiment eu peur pour elle au bout d'un moment. En plus de ce cyber harcèlement, ce type l'avait suivit lors de ses sorties, de ses invitations à des évènements. Et de ce qu'elle avait su durant le procès était qu'il lui vouait un culte malsain et obscène qui l'avait mise fortement mal à l'aise. Mais Raven en était sortie la tête haute et avec l'envie d'écrire un article sur le sujet du harcèlement. Article qui avait fait fureur sur son blog. Elle avait même été convié sur des chaînes YouTube féminine pour en parler avec d'autres victimes faisant partie du monde médiatique.
C'était un souvenir encore douloureux par moment, surtout lorsqu'elle lisait des commentaires rageux et insultants sur ses réseaux socio. Mais Raven se tenait de rester transparente là dessus et de ne pas effacer ces messages ignobles à son encontre. Si elle revivait la galère qu'elle avait vécu il y a plusieurs mois, elle aurait à nouveau des preuves.
D'ailleurs, elle se demandait si Reid lisait parfois ce qu'elle recevait, mais ça l'étonnerait grandement s'il le faisait. De plus elle ne lui en avait jamais parlé, de cette affaire judiciaire. A coup sûr qu'il aurait débarqué à Chicago pour régler les choses lui-même. Et ça n'avait jamais été son projet de le prévenir, elle voulait le préserver tout en se préservant de sa façon d'agir. La cadette connaissait trop bien l'aîné, pour savoir qu'il aurait remué ciel et terre pour régler l'affaire de ses propres mains. Alors pour éviter tout débordement elle avait demandé et insisté auprès de Jean Marceau de ne rien faire savoir à sa famille.

Reportant son attention sur l'homme et se pinça les lèvres et jeta un coup d'oeil à Lucy qui semblait partir avec un flic pour déposer sa plainte. Rave devrait donc rester à l'attendre ici.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 21 Jan - 16:26 par Jean Marceau
Je n’ai quand même pas toujours la meilleure des mémoires, c’est évident. Je ne peux qu’essayer de me creuser un peu les méninges. Merde alors, où je l’avais vue ? Une enquête, c’était évident, mais je ne pouvais pas pour autant me rappeler laquelle. Combien en avais-je connue dans ma vie ? Beaucoup, c’était évident. Des centaines ? Sans aucun doute. Et avant ça, l’armée.Cela dit, ma vis-à-vis était relativement jeune et il y avait donc assez peu de chances pour qu’elle soit une connaissance qui datait de cette époque reculée où je portais encore le kaki et le béret rouge des parachutistes. Donc, une enquête. Et donc relativement récente, aussi. La jeune femme semble aussi essayer de me reconnaître, un peu comme si elle m’avait elle aussi reconnu mais seulement en partie, comme avec retenue elle ne sait plus très bien non plus où elle m’a vu. Ah, elle se présente et me tend la main. Je la lui saisis un peu vigoureusement, par habitude. Raven Loyd… Et elle ne pensait pas me revoir « ici » un jour. Je dois encore réfléchir un moment, et je sais que je ne peux pas vraiment cacher le fait que ma mémoire me joue un tour.


| Ravi de vous revoir, euh, Raven… Je suis désolé, je ne vous remets pas, je vous reconnais mais… |


Heureusement, la jeune femme vient à ma rescousse d’elle-même. Elle m’explique en replaçant une mèche de ses cheveux, que j’ai travaillé sur une enquête il y a un ou deux ans sur du cyber harcèlement, et que j’avais « mis un sacré bordel dans sa vie ». J’avouais que je ne m’en rappelais plus très bien, même si je voyais très bien qui elle était maintenant. Une blogueuse ou un truc du genre. Comment on disait, déjà ? Les gens qui essaient d’imprimer des tendances et tout ça ? Je n’y avais jamais rien compris. Mais je me rappelais de l’époque. Je venais de perdre Tom, et j’étais en train de subir la folie de ma femme et le divorce en cours. Pas un moment facile, où je m’étais jeté à corps perdu dans le travail comme pour oublier tout le reste… Ce qui n’avait fonctionné qu’en partie, bien évidemment. Et cela m’avait rendu plus déterminé que jamais, et plus brutal aussi. Je n’avais pas laissé la meilleure partie de ma personnalité s’exprimer, à cette occasion.


| Ah oui, je me souviens. Comment allez-vous Mrs Loyd ? Vous n’avez plus été embêtée j’espère, par ces espèces de crétins qui considèrent que comme c’est sur internet, ils ne risquent rien à déblatérer leurs conneries ? En tout cas, tout à l’air de bien rouler, pour vous. |


Cela aurait pu paraître pour de l’envie, mais ce n’était absolument pas le cas. Elle avait l’air bien, en forme et en bonne santé, du coup je n’avais aucune idée sur la raison de sa présence ici. Et elle était toujours aussi jolie.


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MEMBRE

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() message posté Sam 27 Jan - 21:34 par Raven S. Lloyd




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Ft. Jean


A la poigne sèche et ferme de son interlocuteur, elle répondit en serrant aussi avec fermeté. Ceux qui ont une main faiblarde son des nazes. C'est ce que lui avait bien souvent répété encore et toujours durant de longues années ses parents. Et d'ailleurs Reid le lui avait aussi dit lorsqu'elle était plus jeune et débutait sa carrière. Etre une influenceuse life était fatiguant,
et elle était bien contente de ne pas avoir à porter des lunettes avec tout ce temps passé à regarder un écran.
Relâchant sa pression sur la main de Jean elle la reprit et l'écouta sans perdre son léger sourire et sa bonne humeur. Désormais Raven ne se laissait plus abattre par les critiques et les pseudos harcèlement moraux qu'elle pouvait subir via ses différents réseaux sociaux et site internet.
La jeune femme partageait toujours autant de nouvelles choses que sont ressenti, c'était sa vie,
se montrer, se dévoiler au monde et leur proposer de dépenser leur argent pour leur bien,
pour se faire plaisir. Mais la rousse ne disait jamais vraiment qu'elle ne payait pas ce qu'elle présentait, sauf certaines choses qui la tentaient et dont les marques ne faisaient pas appel à elle pour les mettre en avant. S'enrichir sur le dos des autres... Ca pouvait être mal vu, mais d'un côté elle tentait de présenter des choses pour toutes les bourses.

Elle sortie cependant rapidement de ses pensées lorsque l'homme de loi l'interrogea sur le fait qu'elle ne soit désormais plus harceler, alors elle secoua la tête négativement avant de répondre :
"Non je n'ai plus eu de soucis de ce genre. Et étrangement le fait de vous recroiser par hasard me donne envie de vous remercier." Il est vrai que lors de cette affaire, Raven avait tout fait pour ne pas que Reid soit au courant de quoi que ce soit.
Elle voulait le laisser éloigné de tout cela. Et vue son humeur à cette période, et le fait qu'elle en avait été chamboulée, la trentenaire avait bien était incapable de présenter le moindre réel remerciement vis-à-vis de l'homme face à elle. Même si Jean Marceau avait été un type dur et quelque peu néfaste, elle ne pouvait lui jeter la pierre encore et encore. Il avait été des plus performant à ses yeux. Alors l'avoir en face d'elle l'ébranlée certes un peu, la replongeant quelques récentes années en arrière, mais là, elle se sentait capable d'enfin pouvoir le remercier dignement.
"Je vais peut-être me montrer cavailère, mais j'aimerai vous remercier de ce que vous avez fait pour moi à l'époque... Alors, est-ce que je peux me permettre de vous offrir un verre ?
En tout bien tout honneur bien évidemment !"
Et voilà qu'elle justifiait sa demande en en rajoutant un peu, mais elle ne désirait qu'il y ait méprise. Pour la demoiselle médiatisée des réseaux elle était en sécurité des racontars avec son célibat qu'elle maintenait depuis des années.
Pourtant son visage restait illuminé par un délicat sourire. Rave' se tourna vers sa collègue qui discutait toujours avec un agent, avant de lui faire un signe qu'elle avait un truc urgent à faire,
ce n'était bien entendu pas vrai, mais ça ne la dérangeait pas non plus de mentir. Raven était seulement là pour l'accompagner, rien de plus.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 4 Fév - 17:56 par Jean Marceau
Je ne savais jamais très bien comment me comporter de prime abord, lorsque je retrouvais des gens avec qui j’avais travaillé sur différentes enquêtes. C’était un peu comme retrouver des amis, mais dont je ne savais souvent pas grand-chose. Enfin, c’était une position étrange, pas souvent très confortable, loin de là. On se retrouvait le plus souvent à avoir partagé les uns avec les autres des éléments de nos personnalités respectives, de nos histoires personnelles ou que sais-je, mais en ignorant pourtant tout le reste. Etre flic, ça permettait d’être presque intime avec des inconnus, mais sans jamais pouvoir dépasser les barrières de la fonction ou des enquêtes. C’était comme ça ; il y en avait qui s’impliquaient un peu trop personnellement, et qui se mettaient donc en danger. Ce n’était pas vraiment mon cas, vous pouvez me croire. Mais il n’en restait pas moins que moi aussi je ressentais cela, cette espèce de proximité avec les autres, avec les gens que j’avais connus dans le cadre de mon travail. Bref. En tout cas, la jeune femme me serre fermement la main, comme si elle s’attendait à ce que je lui broie les doigts vue la différence de taille de nos paluches respectives. Elle hoche aussi la tête en signe de dénégation ; elle n’était donc plus emmerdée.


C’était toujours gratifiant de se dire, dans mon métier, qu’on avait réussi à marquer un point d’arrêt définitif à une mauvaise pratique.



| Oh, il ne faut pas, je n’ai fait que mon boulot, vous savez. |


Je n’étais de toute façon pas sensé recevoir des cadeaux ou toutes formes de gratifications, sinon je risquais une enquête du comité d’éthique et tout ce que ça impliquait par la suite. Pas que j’ai forcément des choses à cacher… Enfin, si. Des tonnes. Et si ça se savait, des tonnes de gens, témoins et autres criminels mis sous les verrous, ne manqueraient pas de rajouter une couche à tout ce que les déontologues, et le service d’enquêtes internes, pourraient déjà trouver pour me charger. Bref, de toute manière, j’avais fait mon taf, et voir la jeune femme en bonne santé apparente suffisait à mon contentement, mon emploi ne m’en donnait pas vraiment d’autres, sauf d’inutiles et souvent injustes décorations. Mais je n’en avais jamais reçues, de mon côté… Alors, quel hasard. Et elle demandait maintenant si elle pouvait m’offrir un verre.


Immédiatement, la proposition éveilla chez moi un intérêt significatif. De l’alcool, et gratuit en plus ? Je valide, et plutôt deux fois qu’une ! Et ça ne rentrait pas vraiment dans le créneau des « petits arrangements » répréhensibles vis-à-vis du règlement intérieur, a priori. En revanche, elle précisait de suite que c’était « en tout bien tout honneur ». Pourquoi ? C’était étrange, comme précision, qui amenait finalement plus de questions que de réponses….



| Euh oui, ma foi, pourquoi pas. Vous connaissez un endroit sympa ? |


Je la laissais me guider, mais je regardais ma montre d’abord.


| J’ai deux heures devant moi, si vous proposiez pour tout de suite. Ou à l’endroit de votre convenance, mais pas avant vingt et une heures si vous parliez d’un soir en semaine. Je travaille plutôt tard, en ce moment. |
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() message posté Mer 7 Fév - 20:26 par Raven S. Lloyd




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Ft. Jean


L'homme voulut se justifier lorsqu'elle le remercia, mais pour Raven remercier était important. Etre polie et aimable faisait parti de son éducation, et parfois elle se demandait si son aîné avait reçu la même chose. La rousse gardait son mince sourire qui ornait son visage pâle.

Quand il accepta toutefois son invitation à boire un verre elle sourit d'autant plus, et pris la direction de la sortie du commissariat. Elle n'avait pas vraiment d'idée où aller, mais elle se souvenait que Keith lui avait déjà montré et l'avait déjà emmené dans un café sympa et pour toutes les bourses.
Même si la trentenaire était habituée à payer plus cher certaines choses, elle n'était cependant jamais contre vivre comme tout le monde.
Enfilant sa veste qu'elle avait ôté, elle se tourne vers lui : "Le soir j'ai des choses de prévue aussi, mais là j'ai du temps. Allons dans un café non loin de là, vous avez deux heures et j'ai du temps !" Elle noua son écharpe autour de son cou et enfila ses gants avant de tenir son sac et regarder son téléphone. Pas de messages de Reid ou de Kenny, ni même de Keith. Elle serait donc tranquille pour discuter avec le flic.
descendant les marches de la bâtisse elle patienta l'arrivée de l'homme et alla chercher son vélo qui patientait attaché à une barrière de sécurité. Elle le pris par le guidon et rejoignit Jean avant d'embrayer la marche vers le café qui se trouvait à cinq minutes de là.

Arrivée devant le café elle attacha son moyen de transport et demanda une table pour deux.
Suivant le serveur elle s'installa à une table et retira sa veste, son écharpe et ses gants en cuir rouge. Puis s'installa et remis ses cheveux derrière ses oreilles. Restant un court instant silencieuse elle se réchauffait avant de prendre la parole. "Merci d'avoir accepté de me laisser vous offrir un verre. Vous êtes ici depuis longtemps ?" Elle était curieuse,
ça avait toujours été comme ça, puis elle était toujours sous la surprise de le recroiser ici,
à Londres. Le monde était bien petit.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Ven 9 Fév - 21:42 par Jean Marceau
La jeune femme semble tenir au remerciement. Ce n’est pas une obligation. Loin de là. Il n’empêche qu’elle insiste et qu’elle va jusqu’au bout. Quelque part, je ne peux pas nier que ça me touche, parce que ce boulot est plutôt ingrat, c’est plutôt un emploi de l’ombre, l’impossibilité, dans une majorité de cas, que qui que ce soit sache vraiment ce qu’on fait, et la portée de tout ce qu’on vit… C’est comme ça. Mais là du coup, ça change, et ça permet de souffler un peu. Quelques personnes, rares mais néanmoins indispensables pour qu’on sente suffisamment de soutien et d’intérêt pour continuer malgré la difficulté de ce travail, le coût à payer, toujours plus cher, pour être en mesure de continuer. Continuer… Envers et contre tout, dans une lutte qui n’aurait jamais de fin. C’était comme ça. On savait ce à quoi on s’engageait quand on signait le contrat de recrutement. Je ne pouvais pas me plaindre non plus… Après tout, je ne pouvais certainement pas estimer ce que j’aurais dû devenir, si j’avais dû rester soldat toute ma vie. Je serais peut être mort depuis longtemps. Bah…


La jeune femme sourit plus encore quand j’acquiesce et accepte d’aller boire un verre avec elle. Elle ne semblait pas difficile, sans compter que je devais bien avouer qu’elle était avenante, et plutôt séduisante, aussi. Je n’y avais pas fait gaffe, durant mon enquête, parce que dans le cadre de mon travail, je ne pouvais pas me permettre ce genre de choses. La jeune femme alla jusqu’à dire qu’elle avait aussi des choses de prévues ce soir, ce qui n’était pas le cas de son midi, ce qui nous permettait de mettre les voiles.



| D’accord, et bien, allons-y du coup.[/color] |


Ca, c’était quand même le plus de ce boulot. A Interpol et à ce grade, pas de pointeuse. De toute façon, qui me reprocherait mon comportement ? Cela faisait quantité de week end quand même, que je me retrouvais à bosser de A à Z, sans plus pouvoir avancer. Donc j’avais toujours ma conscience pour moi ; je pouvais me prendre une grosse pause ce midi. Raven remet son écharpe et ses gants. Elle était habillée classe quand même, et moi, je me sentais vieux dans ce costard. Cheveux poivre et sel et costume gris. Ca faisait sérieux et professionnel, mais ça ne me rajeunissait pas. De quoi aurais-je l’air, à boire un verre avec une femme aussi bien apprêtée, qui visiblement prenait soin d’elle ? Je lui emboîte le pas lorsqu’elle sort et me remets rapidement à son niveau. Nous ne discutons pas vraiment, sur le court trajet qu’il y avait avec le bistrot le plus proche. Je me laisse conduire en silence jusqu’à la table, dégage écharpe et manteau avant de m’asseoir, et elle me remercie à nouveau avant de me poser une question.


| Y’a pas de souci, j’ai jamais rien eu contre un verre, d’autant que ça change des trucs qu’on nous envoie d’habitude dans la tronche, avec ce boulot. Quand vous dites « Ici »… A Londres ? Ca fait douze ans. Je suis français, à l’origine. Je suis venu ici pour le boulot. Et vous ? De mémoire, je ne me suis pas occupé de votre affaire à Londres, n’est-ce pas ? Je ne sais plus. J’en gère tellement, vous savez… Parfois je m’emmêle un peu les pinceaux, je dois bien l’avouer. Ce sera une pinte de brune, pour moi. | ajoutais-je au serveur qui se ramenait entretemps.
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() message posté Ven 9 Fév - 22:30 par Raven S. Lloyd




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L'américaine, une fois installée au chaud, regarda les cocktails avant de lorgner sur la liste des vins et sourire légèrement. Certains lui rappelaient un de ses voyage en France,
elle voulait y retourner un jour. Son choix s'arrêta sur un vin rouge, un Médoc. Elle reposa la carte tout en songeant à pourquoi elle avait proposé à ce flic de boire un verre. Ca ne lui ressemblait guère, mais après tout il avait empêché un type d'aller plus loin dans ses harcèlements,
même si cela avait dépassé des limites du simple cyber-harcèlement.
Tout en l'écoutant elle arqua un sourcil. Douze ans qu'il était là ! Et il était français. Cela la fit sourire. Lorsque le serveur vint prendre leur commande elle laissa l'homme commander avant de demander à son tour son verre de vin. Puis Raven reporta son attention sur le flic afin de pouvoir lui répondre. "Vous avez travaillé sur mon dossier à Chicago. Mon harceleur m'avait suivit jusqu'en Europe." Elle marqua une pause, se remémorant ce fait, ça avait été des plus troublant. Ce gars l'avait suivit, et elle avait tout fait pour son grand frère ne sache rien du tout. Le garder à l'écart de tout cela. Tout en regardant son interlocuteur, elle entendit un message parvenir sur son téléphone. Raven s'excusa et lu le SMS, un des responsables d'un de ses partenariats qui lui confirmait le lieu de la soirée à laquelle elle devait se rendre ce soir. Elle verrouilla l'écran et reposa son téléphone près d'elle sur la table. C'était son outil principal pour son travail, alors elle le gardait toujours près d'elle. La rousse s'humecta ensuite les lèvres de la pointe de sa langue avant de reprendre la parole. "Je pensais que vous étiez anglais, pas français. Votre accent ne s'entend quasiment pas ! Nous les américains, on nous reconnaît bien vite... On parle comme si on avait des marshmallows dans la bouche parfois."
La trentenaire observa l'homme tout en haussant les épaules avant de voir le serveur déposer leurs boissons devant eux. L'influenceuse pris son verre et le leva en signe de trinque avant de remuer un peu le contenu et le porter sous son nez afin d'en sentir les arômes. Puis elle porta à ses lèvres la boisson qu'elle goûta. Suffisamment fruité avec cette légère note d'amertume qu'elle appréciait. Raven déposa le verre devant elle.

"Vous avez toujours voulu travailler chez Interpol ?" Demanda t'elle par curiosité. La ricaine n'allait pas rester là à le regarder dans le blanc des yeux en attendant qu'un ange passe, suivit de quelques autres. Autant embrayer sur une discussion simple et légère.
Le questionner sur lui, par curiosité d'en savoir plus.
Elle se tenait droite et détendue sur sa chaise, et l'observait, observait ses traits de fatigue,
ses cheveux poivre et sel, c'était à la mode ces derniers temps. Assumez son âge, porter avec fierté le poivre et sel mais en prendre soin. Raven devait suivre tout cela de près afin de toujours être à la pointe des nouvelles tendances mais surtout de les dénicher. Puis désormais avec Kenny dans sa vie les nouveautés et les tendances allaient vite prendre encore plus de couleurs.
Cette pensée la fit sourire, puis elle revint vite sur terre pour reprendre une gorgée de sa boisson.
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Dona Nobis Pacem

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» Schizophrénie : Aucune
() message posté Dim 4 Mar - 18:35 par Jean Marceau
Je sautais toujours sur l’occasion d’aller boire un verre. Déjà, parce que je savais très bien, plus que bien même, que j’avais un petit problème à régler avec l’alcool. Depuis la mort de mon fils et le divorce avec ma femme, c’était devenu mon principal partenaire pour décompresser. Le temps n’avait rien changé, il n’avait jamais rendu les choses plus faciles à supporter, et n’avait pas non plus contribué à rendre les souvenirs plus faciles, plus vivables. On ne pouvait pas vraiment se dire que j’étais quelqu’un de résistant, finalement. Je me contentais de survivre, de tenir la barre et de continuer à naviguer à l’aveugle, sans force et sans ressources. La jeune femme qui m’accompagne se doute-t-elle que le mec qui lui a servi de chevalier blanc était plutôt du genre trash, à intimider les suspects et à suborner les témoins ? Sans doute que non. On voyait les flics, en tout cas la majorité d’entre eux, comme des individus probes et honnêtes, pas forcément dénués de vices mais pas non plus des enfoirés corrompus. Je l’étais devenu, au fil du temps. C’était ma manière d’être, pour me montrer le plus efficace possible. Ca ne durerait bien évidemment qu’un temps, j’avais assez de recul pour le comprendre. Les criminels, même qui oeuvraient pour la justice, finissaient toujours par tomber un jour ou l’autre. Je hoche la tête, en remettant maintenant ma vis-à-vis.


| Ah oui, je me rappelle. Affaire relativement rapide, et efficace. C’est pas si souvent qu’on sait arrêter ce genre de type. |


Dès qu’ils étaient un peu malins, ils passaient leur temps à brouiller les pistes, à masquer leur IP ou à se cacher derrière des quantités de pare-feu et autres trucs d’informaticien dont je ne comprenais que la moitié, finalement. La jeune femme s’excuse lorsque son téléphone émet un petit son. Elle lit un message avant de le reposer à côté d’elle, face visible, pour suivre de nouvelles communications. De mon côté, je me satisfaisais nettement de l’avoir dans ma poche de pantalon ; je paramétrais un vibreur tellement fort que je ne pouvais pas ne pas le sentir, et les sonneries à répétition avaient tendance à m’agacer. De plus, je passais suffisamment de temps en réunion et/ou en interrogatoire pour privilégier un mode plus silencieux. La jeune femme me compliment sur la qualité de mon accent, avant de dire qu’elle-même était américaine et que ça s’entendait. Je souris de bon cœur, en trinquant avec elle.


| Honnêtement, depuis que j’ai côtoyé des écossais, plus aucun accent anglo-saxon ne me fait peur. Et vous comprendre, vous autres américains, est plus facile d’un autre côté. |


Leurs expressions et raccourcis rendaient la langue beaucoup plus faciles à manier, en tout cas. J’engloutis une généreuse rasade de l’alcool présent dans mon verre, avant de secouer la tête en signe de dénégation. Instantanément, l’alcool me réchauffe les tripes, et génère chez moi pas mal de contentement. Ca fait du bien par là où ça passe.


| Non, pas du tout. Ca fait dix ans. Avant ça, j’étais à la répressio du grand banditisme dans le Nord de la France, et encore avant ça, j’étais soldat. Parachutiste. J’ai un peu changé de voie… Et maintenant, je m’occupe de pas mal d’affaires différentes, tant qu’elles sont internationales. C’est plutôt pas mal, ça évite la routine ? Et vous, toujours… Euh, comment vous disiez déjà, à l’époque ? Influenceuse ? J’avais confondu ça avec lobbyiste quand j’avais pris le dossier. | expliquais-je en souriant à ce souvenir, avant de reprendre une gorgée.
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