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House Of Memories


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MEMBRE

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() message posté Mer 7 Mar - 22:45 par Raven S. Lloyd

House of memories



Ft. Jean


L'
américaine restait attentive ce que disait son vis-à-vis. Elle était contente de pouvoir le remercier un temps soit peu. C'était aussi assez étrange de le revoir, il paraissait toujours aussi taciturne mais un peu moins. Un peu plus détendu peut-être... Elle n'en savait rien et elle n'avait pas vraiment à lui poser des questions sur sa vie privée, ça ne le regardait pas. Raven affichait la sienne, mais pas tout, elle restait assez en retrait sur l'intimité de sa vie. Qui elle rencontrait le midi ou le soir. Sauf lors de ses sorties avec Reid où elle mentionnait simplement le nom de son frère. Il lui arrivait aussi de parfois lire des commentaires de ses followers demandant des nouvelles de son aîné, et c'était toujours amusant à lire. Alors il lui arrivait de dire simplement qu'il allait bien. Elle n'exposait pas Reid plus que ça à internet, elle le respectait bien trop pour lui imposer une image sur les réseaux sociaux.

Lorsque l'homme en face d'elle mentionna le fait que c'était plutôt rare de coincer des hackers elle ne put s'empêcher de sourire légèrement. Au moins il pouvait en tirer une certaine fierté si ce qu'il disait était aussi rare.
Elle trinqua en sa compagnie et porta son verre sous son nez afin de sentir le vin, et agiter légèrement le liquide afin d'en respirer les effluves complètes. Puis elle le goûta le vin et laissa l'arôme emplir son palais. Il était bon. Elle avala sa gorgée et reposa son verre sur la table. Tout en continuant d'écouter les dires du commandant de police. Lorsqu'il parla de l'accent écossais elle rit doucement, en effet ce n'était pas simple à comprendre, alors à côté de ça, l'anglais et l'américain paraissaient comme simple. Raven suivait cette série se passant en Ecosse et romançant une histoire d'amour pas trop mal amenée, mais elle restait dubitative tout de même. Les histoires d'amour et à l'eau de rose même si celle-ci est un peu pleine d'embûche ne lui plaisait guère. Mais au moins le point de vue historique établis, lui était intéressant et c'était pour cette raison essentielle qu'elle continuait à la visualiser. "C'est vrai, l'écossais n'est pas simple." Elle rit doucement avant de redevenir sérieuse et replacer une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

Puis il répondit à sa question. Ainsi donc le frenchie avait été d'abord en service à la répression du grand banditisme. ce devait être très intéressant, plein d'adrénaline aussi. Et décortiquer la mentalité des bande ou des gangs devait être une chose complexe mais à la fois captivant. Alors elle ne put qu'hocher la tête, puis lorsqu'il parla de son travail elle rit et le regarda le regard pétillant. "Ha ha ! Non l'économie n'est pas trop mon genre. j'aime les choses nouvelles, j'aime fouiner et découvrir ce que la vie et les gens proposent et inventent. Des choses qui sortent de l'ordinaire la plupart du temps." Elle marqua une pause et repris une gorgée de son vin avant de poursuivre. "Sinon pour vous répondre, oui je suis toujours influenceuse, mais j'ai d'autres projets en route que je garde pour moi" Même si elle se doutait bien que Jean ne dirait rien mais elle préférait taire cela, c'était ses projets à elle. Et les dévoiler serait une erreur.

Alors elle regarda autour d'elle avant de reposer son regard sur l'homme. "Vous travaillez sur quoi en ce moment ?" Elle essayait de dévier légèrement la discussion, préférant qu'il lui parle de ce qu'il faisait, de lui, tout en restant elle en retrait. Raven trouvait que lors de l'enquête on avait suffisamment fouiller dans sa vie, et elle s'était battue corps et âme pour que rien ne fuite et que personne ne parle à Reid de ce qu'il lui arrivait, sinon il aurait été capable de prendre le premier vol direct pour Chicago et la rejoindre pour gérer lui-même cette histoire. Et à l'époque elle ne voulait pas le déranger, et encore aujourd'hui l'aîné des Lloyd ne savait toujours rien.


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Dona Nobis Pacem

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() message posté Mar 13 Mar - 21:06 par Jean Marceau
On ne pouvait pas dire que c’était une attitude particulièrement professionnelle que de commencer à aller boire un verre en pleine journée quand on était de service, et c’était pire encore quand on savait que je portais une arme. Mais bon, on ne se refaisait pas et il était clair pour moi qu’un verre gratuit… Qui me blâmerait ? les forces de l’ordre et beaucoup d’autres jobs de ce genre, au service des autres, étaient farcis de poivrots, de drogués et de dépressif. Tout le monde gérait la pression aussi bien que possible, pas vrai ? En plus de ça, on n’avait pas le glamour des pompiers, et on n’avait pas non plus l’héroïsme des urgentistes ou des mecs intelligents qui en charcutaient d’autres pour leur sauver la vie. Nous, on devait récolter des preuves, agir aussi « clean » que possible d’un point de vue légal, et ne pas perdre des plumes au premier scandale ou suspicion d’action injustifiée, partiale ou violente. Quand on y pensait sérieusement deux minutes, quel gros boulot de con, quand même.


La jeune femme rit quand je parle des écossais. La vanne faisait toujours mouche, et elle n’avait pas qu’un fonds de vérité. C’était sans aucun doute ce qui la rendait aussi bonne, depuis le temps. Et puis, il fallait préciser que les anglais avaient toujours été plutôt friands des vannes sur leur voisin, un peu nous avec les belges. C’était comme ça. Elle semble d’accord avec moi, et acquiesce. Je souris donc, jusqu’aux oreilles. Sourire un peu artificiel, mais il ne pouvait qu’être convainquant malgré tout puisque la jeune femme ne me connaissait pas. En revanche, elle semble nettement plus intéressée par ce que je lui raconte sur mon passé. C’était vrai que ça en jetait, sur un curriculum vitae que d’évoquer le grand banditisme, tout le monde imaginait des ruskovs tatoués de la tête au pied, des parrains siciliens qui mettaient des « é » partout ou des brutes turques qui jouaient de la machette. La réalité n’était pas toujours très loin du cliché, mais le pire était surtout l’incidence sur le travail de terrain, violent à tout point de vue. Je la fais rire un peu plus en évoquant ce que j’avais imaginé d’elle quand j’avais entendu parler de son métier. Je hochais la tête à ses explications, même si je ne comprenais pas vraiment en quoi tout cela consistait ; ce n’était déjà plus ma génération.



| Ah oui je vois. Un blog ou une chaîne youtube, c’est ça ? En tout cas, bravo, ça tient le coup votre truc si vous êtes toujours dans le métier. Et c’est normal je pense, que de vouloir évoluer dans un monde qui bouge et change de plus en plus vite. |


Constat d’un vieux qui se noie dans son verre en essayant d’oublier sans succès que pour lui, le monde s’est arrêté de tourner deux ans et demis plus tôt, en même temps que le cœur de son petit garçon avait cessé de battre.


| En ce moment, on est sur pas mal d’affaires d’homicides, des trucs assez glauques… Mais bon, ça ne sert à rien d’entrer dans les détails, j’ai autant envie d’en parler que vous de vos nouveaux projets ! |
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MEMBRE

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() message posté Sam 17 Mar - 16:18 par Raven S. Lloyd

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Ft. Jean


R
aven écoutait avec attention l'homme ne face d'elle. Elle ne savait pas jusqu'où porterait cette discussion, mais elle se satisfaisait de pouvoir juste le remercier ainsi. La petite Lloyd savait bien qu'elle ne s'en ferait pas un pote, d'ailleurs, elle ne désirait pas dépasser les limites du professionnalisme. C'était aussi pour cela qu'elle ne s'exprimait pas vraiment sur sa vie privée, elle restait en surface, posait des questions bateau. C'était une simple discussion.
L'influenceuse l'écouta et l'homme parla alors de ce qu'il faisait en ce moment dans son boulot. Des homicides. Raven était friande de ce type de racontars, elle aimait et adorait lire des thrillers, elle aimait regarder des reportages sur les tueurs en série, ou bien des séries traitant de ce sujet. La rousse avait une part d'ombre et c'était celle-ci. cette sorte de fascination pour les meurtres les plus horribles les uns que les autres. Elle aimait savoir comment cela s'était déroulé, la psychologie des tueurs. Elle en était fascinée. Mais gardant sa position de trentenaire bien élevée, souriante et toujours de bonne humeur, Raven repris son verre et le porta à ses lèvres pour en boire une nouvelle gorgée. Le reposant alors doucement et d'un geste élégant elle sourit légèrement en coin. "Je ne pourrai donc pas vous en blâmer. Mais je comprends que cela ne doit pas être simple à gérer. Vous avez du connaître des enquêtes plus "joyeuses" si je puis dire."

La rousse restait toujours en retrait dans ses questions, restant encore et toujours en surface, d'un côté elle pouvait le comprendre, elle gardait des secrets, et lui ne voulait parler des ses enquêtes. Alors elle allait restée légèrement frustrée par sa curiosité. Mais c'était ainsi.
Le téléphone de la rousse s'alluma alors, affichant le numéro de Kennedy. Elle regarda l'écran et le verrouilla, coupant net à l'appel. Kenny laisserait un message, ou bien elle le rappellerait plus tard. Sûrement que l'afro-américain voulait valider leur rendez-vous du lendemain. Pour l'instant elle était en train de discuter en prenant un verre avec un flic qui l'avait sorti d'un beau pétrin. Peut-être qu'un jour elle en toucherait un mot à Reid. Mais elle craignait sa réaction. Reid avait beau être son frère adoré, il était impressionnant quand il était en colère. Elle l'avait déjà vu une fois être en colère, et cela avait indéniablement suffit à la vacciner pour ne pas le faire entrer à nouveau dans cet état. Alors pour le protéger et se protéger elle-même elle le gardait loin de cette histoire.

Reposant son regard sur le frenchie, elle lui adressa un léger sourire un peu plus timide et présenta rapidement des excuses. Ce n'était pas important, ce n'était pas un numéro de boulot. Donc elle pouvait bien ne pas décrocher. "Je suis assez demandée, c'est pour cela que je laisse mon téléphone proche de moi. Mais si cela vous dérange je peux le ranger..."
La jeune femme déglutit alors avant de le regarder droit dans les yeux sans perdre son sourire de politesse. Ah la bonne éducation qu'on lui avait donné ! Elle savait aussi duper les gens. Puis elle regarda distraitement l'heure. La demoiselle devait traverser la moitié de la ville à vélo pour se rendre à un shootting, alors il ne fallait pas non plus qu'elle tarde trop. Alors elle pris son verre et en bu une énième gorgée. Mais pour ne pas paraître soudainement pressée, l'influenceuse repris parole. "Vous retournez souvent en France ?" S'éloigner de la vie professionnelle, le questionner un peu sur sa vie privée sans chercher plus loin était une bonne chose pour détendre un peu l'ambiance.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Jeu 22 Mar - 21:11 par Jean Marceau
L’alcool me fait du bien. Dès qu’il a franchi mes lèvres, je me sentais déjà mieux. A deux doigts de fermer les yeux et de savourer. Je ne pouvais pas le montrer. Ni maintenant, ni jamais en compagnie de qui que ce soit. Beaucoup s’en douteraient sans aucun doute, beaucoup le savaient sûrement déjà aussi… Mais ce n’était pas pour autant un moyen de négliger la prudence la plus élémentaire. Je savourerais bien sûr l’alcool, mais plus tard. Tout seul. Sans public, sans presse. Sans téléphone, instagram et toutes ces conneries qui aujourd’hui pouvaient niquer la carrière d’un flic en un seul clignement des yeux. J’avais déjà eu des collègues qui avaient fêté leurs succès un peu trop… Vigoureusement. Alcool, drogues, putes. Ils avaient tous joué au con, un glandu avec son téléphone est passé dans le coin, a tout filmé, a trouvé des photos des gusses sur facebook ou je sais pas quelle connerie sociale, et c’était fini. Le lendemain, ils rendaient flingue et insignes, avant de se barrer pendant toute la durée de leur mise à pied. Et allez-y pour essayer de retrouver grâce auprès de vos supérieurs, après ça…


Dans le même temps, la jeune femme m’explique qu’elle comprend, et je vois, je constate plutôt, que c’est un sujet qui l’intéresse visiblement fortement. Je pouvais comprendre, à force, on s’y faisait facilement à cet attrait qu’on exerçait sur beaucoup de gens, en pratiquant ce genre de profession. Elle se montre compatissante alors, et cela me fait hocher la tête. J’aime bien que les gens montrent un peu de sentiment vis-à-vis d’un métier aussi difficile, rigoureux, et surtout, de plus en plus ingrat au fil du temps.



| C’est un fait. Je ne sais pas si j’arriverais à tenir jusqu’à la retraite. On en doute tous. Les gens qui perdent tout, c’est toujours dur. C’est les survivants qui donnent le plus le vague à l’âme. Les morts, peu importe leur état, on apprend à passer outre. Mais la souffrance de ceux qui restent, c’est toujours dur. |


Je pense à mes propres souffrances, à ce que j’ai perdu. Personnellement, humainement et tout le bordel. J’ai tellement mangé, bordel. Je ne sais pas quoi faire pour surmonter tout ça. Je n’y arrivais pas, de toute manière, malgré tous mes affaires. Ce boulot nous rongeait, et nous empêchait de faire ce qu’il fallait pour qu’on soit en forme, personnellement, qu’on parvienne à nous en tirer une bonne fois pour toutes. Non, quand il y avait un écueil, on ne pouvait pas le contourner. On le prenait en pleine gueule et on faisait avec. La jeune femme s’excuse, balbutie quelques mots alors que son téléphone a sonné. Elle l’a coupé très vite. Je secoue la tête, en signe de dénégation, de marque de compréhension. Pas de mal


| Ne vous en faites pas. Je sais ce que c’est. Mon téléphone peut sonner le jour, la nuit, les jours de congés ou de fête. Gardez—le, vraiment, ça ne me dérange pas. Et pour vous répondre, non, très rarement. De plus en plus rarement depuis… |


J’inspire, vide mon verre.


| J’ai subi une perte, il y a deux ans. Je n’y suis pas retourné depuis. Pas vraiment eu l’occasion. Et vous, l’Europe ? Vous trouvez ça comment ? |
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() message posté Mer 11 Avr - 21:33 par Raven S. Lloyd

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Ft. Jean


L'
influenceuse restait là, se mettant à jouer avec son verre contenant encore du liquide entre ses doigts. Faisant tourner le vin pour en dégager à nouveaux les arômes. Prenant ensuite le temps de le porter à ses lèvres et d'en saisir une gorgée pour se délecter de son goût, le laisser couler et apprécier la touche finale légèrement boisée. Tout en reposant le verre sur son petit écusson, elle pose à nouveau son regard noisette sur l'homme et ses lèvres s'étirent à nouveau en un léger sourire compatissant à ses mots.

Puis le flic répondit à son autre question concernant la France et Raven senti quelque chose avait changé, dans son intonation, sa façon de la regarder, de bouger. Intriguée, elle ne montrait rien cependant. Jusqu'à le voir terminer son verre d'un trait. Elle fut tenter de lui en reprendre un autre mais ne s'aventura pas sur ce terrain là. Elle ne connaissait pas les habitudes de Monsieur Marceau, alors elle resta silencieuse jusqu'à ce qu'il parle. Surprise et affligée pour lui, la jeune femme le regarda avec empathie. Elle était en empathie, mais ne le regardait pas comme un penaud. Tout le monde subissait des pertes, mais certaines pouvaient être bien plus douloureuses que d'autres. Alors lentement elle posa sa main sur la sienne, avec délicatesse, un simple effleurage, rien de plus. Quelque chose de discret, un geste pour une phrase qu'il avait dû entendre bien trop souvent. Elle était navrée, et n'avait pas voulu remuer le couteau dans une plaie, loin de là. Ca n'était pas son but. Raven Lloyd était une trentenaire adorable, gentille, intelligente, et rarement elle désirait faire du mal à autrui. Elle se considérait comme une bonne personne. Restant un instant silencieuse elle finit par sourire légèrement en coin avant de répondre : "L'Europe est plaisante, elle est différente des Etats-Unis. Mais plaisante. je suis déjà allée en France, j'ai aimé. Mais j'aimerai aller à la montagne, l'hiver, en Autriche." Raven connaissait bien les grandes pistes américaines, surtout celles où l'on croisait le beau monde. Et en France elle avait déjà séjourné à Courchevelle.Cela avait un séjour fort appréciable.
Marquant une pause, ou pas, elle termina à son tour son verre, de sa main qui avait effleuré celle du brun quelques instants avant. Son verre vide, elle regarda l'heure et rangea son téléphone dans la poche de sa veste. "J'aimerai continuer de discuter avec vous, vraiment. Donnez moi votre téléphone que j'y entre mon numéro. L'américaine l'observa avant de rire un peu nerveusement et reprendre : "Ne vous faites pas d'idée ! Mais si un jour le coeur vous en dit de prendre un verre appelez moi." Elle tendit sa main fine dans sa direction, et pris le portable pour inscrire son numéro et le lui rendre, avant de lui serrer la main et se lever pour enfiler son écharpe et remercier l'homme de son temps, et le quitter pour aller payer leur commande.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Ven 13 Avr - 23:44 par Jean Marceau
Et voilà. Je créais le malaise en beauté, j’avais beau en avoir conscience j’étais totalement incapable de me retenir. Je savais bien que rien de ce que j’avais à dire n’était vraiment amusant, ni distrayant, ni quoi que ce soit en fait. Tout ce que ça avait comme résultat à chaque fois, c’était de foutre la merde, de provoquer des blancs immenses, difficiles sinon impossibles à combler. Forcément, ça foutait en l’air les conversations et ça avait plutôt tendance à me projeter dans la catégorie « vieux mec qui a tout perdu, qui a plongé dans la bouteille, et qu’il vaudrait mieux ne pas approcher de trop près ». C’est souvent le cas. Ca le sera encore maintenant. Elle sourit, mais je sens le silence s’installer un court moment. Et voilà, on ne sait pas quoi dire. Je la surprends, bien sûr, parce que la souffrance personnelle était toujours perçue de deux façons ; un vecteur d’affliction et un autre de compassion. Sortez de ces sentiers battus et vous étiez considérés avec plus encore de surprise, car vous ne répondrez pas aux normes sociales communément admises dans ces cas là…


Je ne sais pas trop quoi ajouter maintenant que j’ai pété l’ambiance alors mon attention se reporte sur mon verre, et elle finit par me dire que l’Europe est bien, que ça la change de son pays d’origine. Tu m’étonnes. J’étais déjà allé aux USA pour le boulot, et si j’en avais admiré les atouts, j’avais été profondément perturbé par ce mode de vie, cette insouciance folle et cette arrogance latente, cette sensation d’être confronté à une toute-puissance du passé. Impression que je n’avais eue qu’à New York, qui m’avait sur le coup donné un frisson. Je hochais la tête. L’Autriche… Mon dernier passage dans ce pays me semblait remonter à une autre vie.



| Je suis sûr que vous adorerez. C’est pittoresque, très folklorique. Mais aussi, tourné vers l’avenir. C’est un pays qui a très bien su s’accommoder de son passé sans l’oublier.[/color] |


La voilà qui prend congé, me prend mon téléphone mais me précise que je ne dois pas me faire d’idées. Je n’y aurais jamais songé… Il fut un temps peut être… Mais elle n’avait pas vraiment envoyé de signaux dans ce sens… Ou bien était ce moi qui n’arrivait plus à les reconnaître ? Je me contentais donc de hocher la tête avant de me ressaisir de ma veste.


| Ca marche, je suis toujours partant pour vider quelques godets… A bientôt, Raven. |

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