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Losing my self-control pv. Victoria

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() message posté Sam 13 Jan - 18:11 par Lizzie M. Winterbottom
Je sors du bloc les larmes aux yeux, larmes que j'arrache à mes joues de grand gestes colériques. Je marche sur quelques pas et je finis par m'assoir par terre. Juste en face du tableau récapitulant les programmes les huit bloc opératoires du Greet Ormont Street Hospital de Londres. Je vois une cadre entrain de frotter la ligne correspondant à mon bloc. L'opération devait durer plus de huit heures. La patiente n'en a pas tenu deux. C'est l'opération de la dernière chance, hystérectomie totale. En retirant l'utérus, on retirait le cancer. Elle n'aurait pas pu avoir d'autres enfants mais elle avait déjà deux beaux bambins de deux et quatre ans. Deux petits garçons pleins de vie, blonds comme les blés avec de grands yeux noisettes, rieurs. Qui ne verraient plus jamais leur mère.

" Va l'annoncer à la famille ". Le chirurgien obstétricien est un des plus gros con de cet hôpital. Et pourtant il y en a beaucoup. Il m'a lancé ça comme ça. Sans émotion. Sans rien. Alors que je massais encore le coeur de cette femme, espérant vainement que mes efforts la réanimeraient. Mais la ligne verte est restée plate et je me suis arrêtée, tremblante. Je n'avais pas encore tout à fait réalisé que le chirurgien principal annonçait l'heure du décès et retirait son masque. Je déglutis. Il faut que je me ressaisisse.

Pourtant je suis bien là. Le sol froid calme ma fièvre. Le passage continue me permet de me concentrer sur autre chose que sur moi même. Aidan passe à côté de moi. Sans même me voir. C'est pas plus mal. Il a rompu. Enfin... si on peut considérer qu'on puisse rompre alors qu'on avait même pas vraiment de relation. En tout cas c'est finit les jeux de séductions, les oeillades, les pauses à rire dans la salle de garde. C'est finit. Je suis définitivement seule dans ce monde de brutes en blanc.

Les enfants ne réalisent pas. Ils sont si jeunes. Si innocent. J'ai tenu la main du père dans les miennes pendant de longues minutes. Je lui ai tout expliqué. Je lui ai dit qu'on avait tout essayé, que j'étais désolée un millions de fois. Je ne sais pas comment il pourra s'en remettre. Je pense que j'ai changé sa vite à tout jamais. Je suis bouleversée. Je retire ma blouse non sans soulagement. Retirer sa blouse c'est retirer un peu de la responsabilité, de la culpabilité qu'on porte tout les jours. J'enfile des vêtements de ville et je sors de l'aile des internes pour rejoindre l'entrée de l'hôpital. Je vais rentrer. Prendre une douche longue et chaude et dormir autant que je pourrais.

Enfin, ça, c'était le programme. Tandis que j'arrive dans le grand hall vitré je vois au loin une femme dont la silhouette me parait familiere. A la seconde ou je la reconnais et ou nos regards se croisent je m'arrête, une demi seconde et finalement tourne à gauche dans le couloir de la facturation. Pas ce soir. Je n'ai pas la force ce soir...
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() message posté Mar 16 Jan - 15:08 par Victoria J. R-Stewart

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Elle avait toujours détesté le froid. Pourtant, elle avait grandit à New-York, elle avait donc connu la ville recouverte de neige, les températures en baisse sur la métropole. Pour autant, elle n'avait jamais réussi à s'y faire. Elle n'était pas faite pour le froid. Victoria préférait le soleil, les cocktails en bord de mer, les balades en bateau, la plage. Pourtant, pour Aidan, elle avait quitté New-York pour s'installer dans l'une des villes les plus grises du monde. Elle aurait préféré qu'il décroche un poste à Barcelone ou même à Lisbonne si c'était vraiment l'Europe son rêve, mais c'est Londres qui s'était ouvert à eux. Mais à cette époque, Victoria était prête à tout pour son mariage, pour sa famille, même à quitter les réjouissance de sa ville de cœur et surtout sa carrière américaine. Oui, il fut un temps où la cruelle Victoria avait encore le coeur assez romantique pour satisfaire les désirs de son mari en sacrifiant une partie de sa vie. A cette pensée, Victoria eut un sourire amer. Les choses avaient bien changé. Adossée à son siège, assise dans un taxi, elle laissa son regard porter sur l'extérieur. La pluie tombait sans arrêt depuis des heures. Au moins, il ne neigeait pas, c'était déjà ça. Enfin c'est pas vraiment ça qui rassurait Victoria, parce que dans tous les cas, elle serait mouillée et qu'elle détestait cette sensation. Elle se mit alors à penser à New-York, à ce qui lui manquait le plus la-bas. Au long de toutes ces années passée ici, elle avait toujours eu le mal du pays. Ce n'était pas tous les jours, non, mais parfois cela la rattrapait. Elle ne pensait pas forcément à ses parents restés la-bas, mais à l'effervescence de cette ville lumière, à ses amis américains. Et a chaque fois, ce qui l'avait ramené au moment présent, c'était le sourire séduisant d'Aidan et le rire cristallin de Marylou. Ils suffisaient à son bonheur. Du moins jusqu'à présent.

Aujourd'hui, elle était sur le point de tout perdre. Mais surtout, elle allait la perdre, elle, sa belle-fille, son enfant de cœur. Elle passa une main sur son ventre, vide à présent, sûrement vide pour toujours. Elle n'avait pas mise au monde cette enfant, mais elle s'était occupé d'elle comme si c'était la sienne. Et aujourd'hui, Aidan allait la lui enlever. Victoria frappa la vitre d'un coup sec, faisant sursauter le chauffeur. Inquiet, il lui jeta un regard à travers le rétroviseur à quoi elle répondit par une grimace menaçante. Ses excès de colère n'avaient plus de répit. Nerveuse, elle fouilla dans son sac à la recherche de sa boite de pilule. Elle attrapa enfin le flocon et jeta deux cachets au fond de son gosier qu'elle avala d'une bonne rasade d'eau. Elle était devenu accroc à ses anti-dépresseurs, au grand d’Âme d'Aidan qui ne cessait de lui rabâcher combien cela était néfaste pour elle. Mais qu'en avait-il à faire d'elle réellement ? Néanmoins, elle ne les prenaient pas pour le faire enrager, même si c'était un plus incontestable, mais bien parce qu'elle en avait réellement besoin. Depuis la perte de son bébé, elle n'avait trouvé que cela comme exutoire à son chagrin et à sa colère. Victoria ferma les yeux et laissa reposer sa tête contre la banquette. Ce fut un sms qui la tira de sa torpeur. Aidan venait de l'informer que Marylou passerait le week-end avec ses parents de passage en ville, et que donc, Victoria ne pourrait pas passer du temps avec elle. En effet, Aidan étant de garde ces deux prochains jours, ils avaient convenu ensemble qu'elle puisse en profiter pour rester avec Marylou. Furieuse, elle tenta de le joindre, mais comme toujours, Aidan resta sourd à ses appels. « Demi-tour ! Au GOS Hospital ! », gueula-t-elle au chauffeur.

Victoria descendit en trombe du véhicule, balançant un billet au taxi, trop heureux de se débarrasser enfin d'elle. Elle courut pour pénétrer dans le hall, mais pas assez vite pour éviter la pluie battante. Seul son impeccable manteau était trempé, heureusement pour elle, Victoria avait protégé sa crinière brillante par un parapluie élégant. Une fois au sec, elle rejoignit le bureau central. « Vous pouvez me biper le Dr.Stewart s'il vous plaît ? », demanda-t-elle à la femme tenant l'accueil. Elle tentait de retenir sa colère mais Victoria n'avait jamais été très patiente. « De la part de qui ? ». Victoria se raidit puis balança : « Sa femme ». Techniquement, elle l'était toujours. La secrétaire la toisa, comme pour vérifier si l'information était exacte. La Stewart allait s'énerver quand elle repéra plus loin un médecin interpeller une jolie blonde. Ce n'est pas tellement la scène qui l'interpella mais plus le nom qu'il employa pour s'adresser à elle : Dr.Lizzie Winterbottom. A cet instant, le sang de la brune ne fit qu'un tour et leurs regards se croisèrent. La secrétaire était alors entrain de lui répondre mais Victoria avait déjà tourné les talons, rattrapant d'un pas rapide la jeune interne. Celle-ci avait déjà disparu dans le couloir quand Victoria la repéra. « Stop ! », dit-elle d'une voix ferme mais grave. Lizzie ne semblait pas l'entendre ou plutôt ne voulait pas. Victoria courut donc et l'attrapa par le coude, l'obligeant à se tourner et à lui faire face. Au vu du visage de la blonde, elle n'avait plus aucun doute à présent. « J'ai pas besoin de me présenter on dirait ».


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() message posté Mer 17 Jan - 18:06 par Lizzie M. Winterbottom
" Bonne soirée Docteur Winterbottom ". Dans n'importe quelles autres circonstances j'aurais été ravie de cette marque d'attention de la part d'une infirmière que je croisais régulièrement dans les couloirs mais dont je ne me souvenais plus du nom. J'aurais souris, même fatiguée, j'aurais dit "bonne soirée à vous aussi" et je serais partie en me disant que cet hôpital est vraiment remplit de gens sympa.

Mais voila. Ce soir, j'aurais préféré rester anonyme. Je passe ma vie à chercher la reconnaissance des autres ici d'habitude et ce soir j'aurais tout mais tout fait pour être l'inconnue de service. Parce qu'en dévoilant mon nom, comme ça, l'infirmière avait attiré l'attention de la grande femme, brune et élégante qui attendait à l'accueil. Elle avait attiré l'attention sur ma personne mais surtout sur mon identité. Je pense que sans ça, j'aurais pu passer au travers des mailles du filet discrètement. Là je n'ai plus qu'une option. La fuite.

Alors je bifurque. Je me surprend presque de la rapidité avec laquelle j'ai prit ma décision. Je prend l'aile pédiatrique et commence à marcher vite. Je ne veux pas courir, il y a des enfants malades ici. J'aurais du prendre à gauche. Personne n'est surprit quand quelqu'un court en réanimation. Je marche vite et je prie. Je prie pour qu'elle ne me suive pas, qu'elle me perde de vue, qu'elle se torde la cheville... bref tout tant que je ne dois pas la confronter. J'entend le stop. J'hésite une demi seconde à me résigner mais je n'ai pas le temps de faire un choix qu'elle m'attrape par le coude et me force à m'arrêter.

Je déglutis. Une énorme boule de stress apparait au creux de mon ventre et franchement je la dévisage parce que je ne sais absolument pas quoi dire ni quoi faire. Je la dévisage et je me rend compte qu'elle est encore plus belle de près que de loin et c'est hyper agaçant. Elle a une classe, une élégance incroyable malgré ses cernes et sa peau tirée. Je ne sais pas quoi faire. Faire l'idiote ? Celle qui ne la connait pas ? Faire l'innocente ? Ou alors être sincère et subir. Je ne parle plus à Aidan depuis des jours. Depuis qu'il m'a annoncé qu'il avait une femme et qu'il me quittait.

- Madame Stewart. Je peux faire quelque chose pour vous ?

J'essaye d'avoir la voix la plus neutre possible. Mais ça ne sonne pas tout à fait juste. Ma voix est trainante. Comme si j'essayais de gagner quelques millièmes de secondes pour réfléchir au mot suivant. Je la regarde dans les yeux, en essayant de ne pas paraitre faible ni agressive alors qu'en vérité j'ai juste envie qu'un trou se forme sous mes pieds et m'engloutisse à jamais.
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() message posté Lun 22 Jan - 18:23 par Victoria J. R-Stewart

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Elle détestait le fait qu'il la mette dans cette situation. Au pied du mur, Victoria se sentait acculé et elle avait horreur de ça. Elle aimait tout gérer, réagencer son petit monde d'une main de fer. Aidan lui avait toujours dit que si elle le voulait, elle serait femme à diriger le monde. Et elle l'avait toujours crut. Parce qu'autrefois, elle avait confiance en lui, qu'elle pouvait lire dans ses yeux à quel point il croyait en elle, à quel point il était fière qu'elle soit sa femme. Victoria avait toujours accordé beaucoup d'importance à ce qu'Aidan pouvait penser ou dire d'elle, comme si ses propos étaient paroles d'évangiles. Et il était sans doute le seul auquel elle accordait tant de crédit. Car Victoria n'écoutait qu'elle-même en règle générale. Femme indépendante et autonome, elle aimait être seule maître à bord. Elle n'avait pas besoin de conseils, non, elle avançait seule avec une confiance en elle inébranlable. Enfin avant. Aujourd'hui, elle sentait que cette sensation se fissurait légèrement. Mais Victoria ne tenait pas à le montrer, elle n'aimait pas se plaindre ou pleurer. Mais dans le fond, elle sentait que sa solide carapace était entrain de prendre l'eau, à l'image de sa vie de couple qui ressemblait de plus en plus au Titanic. Pour autant, Victoria restait bien trop fière pour se montrer vulnérable, même si Aidan faisait son possible pour la faire passer pour une autre. Hystérique. Voilà ce qu'il avait dit auprès l'une de leurs nombreuses disputes. Il voulait la faire passer pour une tarée, une femme devenue incontrôlable, parce qu'il avait toujours su que la colère était le péché qui lui allait le mieux. Celui-là et l'orgueil, assurément. Et le sien en avait prit un coup quand elle avait apprit que son mari la trompait. Victoria n'était pas femme que l'on trompait, c'était une femme qu'on convoitait, qu'on conservait précieusement car il était inenvisageable qu'elle puisse nous échapper un jour. Oui, la Stewart l'avait toujours crut mais Aidan lui avait prouvé le contraire.

Victoria ressassait donc souvent tout ce que sa vie actuelle impliquait. Et quand elle pénétra dans l'hôpital, elle songea à nouveau à son mariage qui battait de l'aile et cette fille qui lui avait ravi son époux. Victoria savait qu'elle travaillait ici, elle savait même jusqu'à son nom. Aidan avait voulu être honnête jusqu'au bout et n'avait pas mis longtemps à céder cette demande. Après tout, il lui devait bien ça, non ? Il pouvait bien cracher un nom alors qu'elle apprenait que son monde venait de s'écrouler. Furieuse, Victoria avait envie d'en découdre avec le chirurgien. Elle se foutait bien qu'il soit sur son lieu de travail, voire même qu'il soit en pleine opération, elle exigeait qu'il se pointe immédiatement. Comment osait-il lui imposer ainsi ses choix sans même l'avoir consulté ? Qui était-il pour jouer ainsi avec ses nerfs ? Victoria ne le laisserait pas s'en tirer ainsi, elle ne le ferait jamais. S'ils venaient à divorcer pour de bon, elle lui ferait payer chèrement son erreur, quitte à ce que cela finisse dans les larmes. Elle ne lâcherait rien, elle ne lui ferait aucun cadeau, c'était le prix à payer pour s'être détourné d'elle alors qu'elle faisait le deuil de leur enfant. Et voilà que sa colère s'intensifia quand elle la reconnu. Du moins quand elle mit enfin un visage sur un nom. Sur ce nom qui l'obsédait depuis qu'elle savait.

Victoria n'hésita pas à la suivre. Elle devait savoir, elle devait voir de plus près ce jolie minois qui avait tant attiré Aidan. Et surtout, elle voulait l'affronter, lui faire face. Le fait de voir la jeune interne l'ignorer l'énerva encore plus. Quand Victoria disait stop, elle s'attendait à ce que la personne ne soit pas assez suicidaire au point d'ignorer la menace. Mais elle oui. Mais Victoria n'était pas du genre à lâcher l'affaire, aussi elle fondit sur elle tel un rapace, l'obligeant physiquement à lui faire face. « Madame Stewart. Je peux faire quelque chose pour vous ? ». Comme Victoria s'y attendait, l'interne l'avait immédiatement reconnu. Elle savait donc qui se tenait devant elle. Elle le sut à la seconde où leurs regards se sont croisé et Lizzie a préféré déguerpir plutôt que d'assumer. Victoria lâche son bras même si elle serait tenté de lui serrer un peu plus, de la voir grimacer sous la douleur. Masochiste ? Oui, quand on touche à sa famille, Victoria montre les crocs. Lizzie la regarde droit dans les yeux, ce qui fait rire intérieurement la Stewart. Elle semble fragile, comme un oisillon tombé de son nid. Aidan lui avait-il trouvé quelque chose, vraiment ? Parce que Victoria ne voyait qu'une pale copie d'une vraie femme jusque là. « Quelque chose pour moi ? Vraiment Lizzie ? », dit-elle en appuyant sur son prénom d'un ton menaçant. Elle ne lui ferait pas le plaisir de la vouvoyer, elle n'avait pas de compte à lui rendre. Et puis elle n'était qu'une gamine, une fille insignifiante à ses yeux et elle comptait bien le lui montrer. « Je crois que tu en as déjà fait bien assez, pas vrai ? ». Son ton est froid, sec. Pas question qu'elle se montre clémente, c'est pas son genre. L'interne va-t-elle assumer ? Ou feindre de ne pas comprendre ?


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() message posté Dim 28 Jan - 13:07 par Lizzie M. Winterbottom
" Madame Stewart, je peux faire quelque-chose pour vous ? ". Autant avant cette phrase j'avais envie qu'un trou se creuse sous mes pieds et m'emporte. Là, j'ai carrément envie qu'un sniper me balancer une balle dans la tête. Je m'entends, dire cette phrase plus que stupide avec ma voix qui peine à ne pas dérailler. Je suis ridicule. J'aurais pu dire n'importe quoi mais pas ça. Mais maintenant que c'est dit, c'est dit. Je n'ai plus qu'a assumer ma grosse connerie et faire avec. Autant, au début, je ne savais pas qu'elle savait ce qu'il s'était passé entre Aiden et moi. Mais maintenant, je sais qu'elle sait. Je le vois dans son regard. Elle me regarde comme un insecte particulièrement répugnant. Franchement, je peux la comprendre...

Elle répond. Et franchement, la réponse était évidente. Presque trop facile. Je lui ai tendue, bien malgré moi, une énorme perche et elle s'en est saisie sans le moindre état d'âme. Est ce que je n'en avait pas fait assez. Bien sûr que si j'en avait fait bien assez. Si j'étais à sa place, je me détesterais surement. J'ai couché avec son mari. J'ai couché avec son mari bien que je connaissais son existence. Ma seule excuse, à la limite, aurait été de dire que à l'époque tout l'hôpital savait que le grand neurochirurgien avait un couple qui battait sérieusement de l'aile et qu'il était sur le point de divorcer. La belle affaire.

- Madame Stewart, je pense qu'on devrait aller parler... ailleurs. S'il vous plait.

Je regarde autour de moi. Nous sommes dans un couloir plus qu'exposé. Il y a du passage et certains personnes nous regardent déjà en coin. Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir qu'a l'hôpital tout finit par se savoir. Que les murs ont des oreilles et qu'on ne peut pas se fier à grand monde. Pour l'instant, mon histoire avec le Docteur sexy n'avait pas fuité. Pour l'instant. Seule Méluzine était au courant et c'était bien assez. Ah... Et la fille du chef. Cette petite peste qui se faisait un malin plaisir à me faire galérer un peu plus avec cette histoire. Je n'ai pas envie d'un crêpage de chignon entre la future ex-femme et l'abominable maitresse en plein au coeur de l'hôpital. Surtout si c'est moi l'abominable maitresse. Ex-maitresse. Je suis l'abominable ex-maitresse.

Et la future ex-femme camée ne bouge pas. Elle me fusille du regard et si ce n'était pas une métaphore je serais morte depuis un sacré bout de temps. Même tout les médecins de l'hôpital n'auraient pas pu me sauver tant j'aurai encaissé de balles. Je sais qu'elle sait. Je ne peux pas faire l'innocente. Cette possibilité s'est clairement volatilisée lorsque j'ai décidé de faire demi tour et d'essayer d'échapper aux griffes de la harpies. Alors quoi maintenant ? Assumer ? La convaincre de ne pas me tuer ? La convaincre que je suis pas si mauvaise que ça. Franchement, j'ai même pas la force. Vraiment. Et puis merde quoi... c'est pas Aiden qui devrait gérer ça plutôt que moi ? Je soupire et je lâche.

- Ecoutez, si vous me suivez je vous dirais tout ce que vous voulez entendre. Absolument tout.

Et franchement, j'en serais capable. J'en suis plus du tout au point ou je voudrais couvrir Aiden. Le Docteur sexy m'a larguée. Vraiment larguée. Il ne me regarde même plus quand il me croise dans les couloirs. Il ne me prend plus dans son service. Bref, le trou noir.
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() message posté Mer 7 Fév - 18:18 par Victoria J. R-Stewart

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Il y avait bien un jour où la confrontation aurait lieu. Victoria ne pouvait l'envisager autrement. Jusque là, elle n'avait pas forcément réfléchi à l'endroit ni au moment où cela se produirait. Mais dire que cette femme l'obsédait depuis qu'elle savait était un doux euphémisme. C'était comme si cette révélation avait supplanté tout le reste. Victoria avait imaginé ses traits un nombre incalculable de fois, comme si elle aimait se faire mal, comme si le savoir ne lui suffisait pas. Et Aidan le savait, il en jouait même. Toutes leurs discussions tournaient autour de ça, d'elle, de cette interne qui avait couché avec Aidan. Il n'arrêtait pas de la blâmer avec ça, rageant qu'elle ne faisait que tout ramener à elle. Mais comment cela pouvait-il en être autrement ? Comment ne pas songer à cette fille qui lui avait ravi son mari ? Victoria nourrissait l'obsession, quelle qu'elle soit, cela avait toujours été ainsi. Et sa nouvelle lubie était cette Lizzie. Mais elle n'avait rien d'une obsessions positive, c'était même tout le contraire. Elle était devenue le poison de son existence, celle qu'il fallait absolument abattre pour arriver à se sortir la tête de l'eau. Victoria avait donc imaginé cent fois ce moment, parce qu'il aurait forcément lieu, qu'elle ne pourrait pas avancer sans avoir eu cette confrontation avec sa... Rivale ? Victoria répugnait à l'imaginer ainsi. Personne ne pouvait rivaliser avec elle, personne ne pouvait arriver à sa cheville auprès d'Aidan. Et puis la considérer ainsi revenait à s'avouer vaincu, ce qu'elle ne ferait jamais. Lizzie n'était elle pas qu'une simple distraction aux yeux du chirurgien ? Seulement un jouet qui l'avait amusé un temps avant de s'en lasser. Du moins Victoria préférait l'imaginer ainsi. Elle savait que beaucoup d'hommes aimaient se tourner vers une maîtresse plus jeune, histoire de ramener un peu de nouveauté et de fraîcheur dans leur vie de couple, ou plutôt leur vie sexuelle. Mais Victoria n'y croyait pas en ce qui concernant Aidan. Enfin peut être un peu, mais pas tant que ça. La jeunesse était surfaite. Aidan avait toujours préféré les femmes mures, dépendantes et conquérantes. C'était tout ça qui lui avait plus chez elle. Enfin elle ne savait plus vraiment ce qu'il aimait vraiment aujourd'hui, parce qu'avec amertume, elle se rendait compte qu'elle s'était trompé sur pas mal de choses à son sujet.

Et cette rancune, cette colère sourde, battait à présent à ses oreilles. Enfin, elle était face au visage de celle qu'elle tenait responsable de sa perte, leur perte. Une idée qu'Aidan repoussait constamment, ramenant tout à elle, à la perte de leur enfant avant tout, mais aussi à son travail d'agent trop prenant. Quelle blague ! « Madame Stewart, je pense qu'on devrait aller parler... ailleurs. S'il vous plait ». Devait-elle s’estimer heureuse d'être encore appelé Mme. Stewart ? Bon, officiellement, c'était toujours le cas, mais venant de la maîtresse de son mari, c'était plutôt atypique. Au moins, elle avait la décence d'être respectueuse, de ne pas la considérer comme l'autre femme. Parce que si quelqu'un était de trop dans tout ça, c'était bien la blonde devant elle. Victoria ne serait jamais l'autre. Jamais. Victoria vit l'interne mal à l'aise et elle en tira une grande satisfaction. Leur petite entrevue ne passait pas inaperçue apparemment. Certains savaient qui elle était, bien sûr, mais qui savait pour la relation extra-conjugale d'Aidan avec cette interne ? Victoria sentit le rouge lui monter aux joues. Rien que l'idée que les gens soient au courant qu'elle était cocu lui donna envie de hurler. Puis elle se souvint qu'Aidan ne devait pas être bien fière de tout ça et que sa réputation, bien plus que celle de l'interne, était en jeu sur ce coup-là. « Tu cherches un peu de discrétion maintenant ? », railla-t-elle, mauvaise. Parce qu'elle n'était pas convaincu que s'envoyer son titulaire en salle de garde soit de très bon goût. A moins que cela ne se soit passé ailleurs ? Non, il y avait peu de chance. Quoi que... « Ecoutez, si vous me suivez je vous dirais tout ce que vous voulez entendre. Absolument tout ». D'un côté, Victoria avait envie de faire un scandale, là, tout de suite, devant tout le monde, afin de descendre la blonde. Elle en crevait d'envie. Elle voulait lui faire mal comme elle l'avait fait. Elle voulait la mettre plus bas que terre, lui montrer à quel point elle s'était attaqué à la mauvaise personne. Mais d'un autre côté, elle avait envie d'entendre ce qu'elle avait à lui dire et si elle se mettait à lui hurler dessus, il y avait de grandes chances pour que le docteur se braque. D'ordinaire, cela ne l'aurait pas gêné, Victoria arrivait toujours à ses fins, mais là, elle avait l’impression que cela n'était pas la meilleur solution. Et puis Lizzie semblait déterminé et Victoria la pensait sincère. Ce qui était plutôt amusant, c'est que dans d'autres circonstances, son regard braqué sur elle, lui aurait plus. Peu de gens avaient le courage de lui faire front et c'était une qualité. Mais pas là. Absolument pas. D'un signe de tête, Victoria accepta de la suivre. En silence, Lizzie la conduit au bout d'un couloir, dans une petite salle d'examen. Enfin à en juger par ce que Victoria observait. Elle n'était pas médecin, elle n'y connaissait rien du tout. Elle se foutait du lieu du moment que la blonde déballait tout. Mais pas sûr que Victoria se montre très patiente. Pas sur du tout. « Alors, qui a commencé ? », demanda-t-elle de but en blanc alors que la porte était encore entrain de se fermer. Pas de temps à perdre, Victoria devait savoir. « C'est toi qui a sauté sur mon mari ? Parce que tu savais qu'il était marié, n'est-ce-pas ? ». C'était bien de préciser, sait-on jamais, peut-être n'avait elle pas comprit où elle venait en venir. Après tout, si elle avait couché avec un homme marié, elle pouvait aussi jouer la niaise, non ?

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