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Learn things I don’t ask, I am to get her to me

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() message posté Dim 14 Jan - 19:31 par Victoria J. R-Stewart
Switch my whip, came back in black. Close that door, we blowin' smoke. She ask me light a fire like I'm Morrison Act a fool on stage. Prolly leave my fuckin' show in a cop car. Shit was legendary. ✻✻✻ La réunion allait bientôt commencer et déjà, à cette idée, Victoria s'ennuyait. Elle avait constamment l’impression de perdre son temps lors de ces temps-là, comme si elle n'avait que ça à faire. Pendue à son téléphone depuis plus de quinze minutes, son collègue lui fit signe de raccrocher et de se joindre à eux. Elle lui fit un large sourire mauvais avant de reporter son attention sur sa conversation. Ce simple appel téléphonique pouvait lui rapporter gros, alors que cette réunion ne ferait que lui faire gonfler les nerfs et lui brûler les oreilles de conneries. Donc Victoria faisait comme toujours, elle faisait à sa manière et se joindrait aux autres quant elle en aurait envie. Et seulement à ce moment-là. Aussi, elle fit son entrée dans la large salle aux vitres impeccable vingts minutes après que la réunion est commencé. Elle ignora superbement les regards soit outrés soit agacés de ses collègues et autres assistants et vint s'asseoir à sa place dédiée. Comme elle s'y attendait, cette réunion ne faisait que lui prendre son temps et celui-ci lui était précieux. Elle se désintéressa rapidement de la discussion et pianota sur son téléphone afin de répondre à certains mails en attente. « Et concernant le groupe Wild ? ». Là, elle leva la tête. C'était peut être le seul mot intéressant qu'elle avait entendu depuis qu'elle avait posé son cul sur cette chaise. « C'est pour moi. Je suis sur le coup », dit-elle simplement en levant son téléphone en l'air. Elle entendit très nettement quelqu'un près d'elle cracher un « comme par hasard » et elle afficha un large sourire de circonstance à cette remarque. Ils étaient jaloux, envieux, et elle adorait ça. Elle savait que le groupe de rock avait le vent en poupe depuis quelques temps et qu'ils étaient sans agent. Seulement Victoria n'avait pas entendu que leur cas soit étudié autour de cette table pour s'y intéresser. Comme bien souvent, Victoria avait un coup d'avance sur tous ces escrocs et sur les autres. Elle n'était pas peu fière d'avoir contacté l'agence de production du groupe quelques semaines plus tôt, ni même d'avoir obtenu un rendez-vous alors que d'autres s'y étaient cassé les dents. La réunion prit fin et elle ne fut pas surprise de surprendre quelques regards mauvais lancés dans sa direction, auxquels elle répondit par un air satisfait. Elle les emmerdait tous. Elle était simplement la meilleure.

Victoria s'enferma alors dans son bureau et passa quelques coups de téléphones. Elle avait rendez-vous avec Gregory, l'un des musiciens du groupe Wild, dans quelques minutes. Pour faire simple mais aussi par gagne temps, elle lui avait donné rendez-vous dans le bâtiment face à l'agence. Victoria passa alors la porte vitrée de l'hôtel et rejoignit un petit salon privé où l'attendait déjà l’intéressé. Victoria, tirée à quatre épingles, lui serra la main avec fermeté mais l'accompagna d'un sourire franc. « Je suis Victoria Stewart. Je suis enchanté de vous rencontrer enfin ». L'entretien se passa pour le mieux. Victoria savait comment rassurer ses clients et comment les pousser vers le haut. Elle questionna Gregory sur divers aspects avant de lui demander pourquoi elle n'avait pas l'honneur de rencontrer James Wilde, leader du groupe. « Et bien James est... Disons qu'il est pas mal occupé. Mais il me fait confiance pour gérer ce genre de chose. Vous verrez, c'est un type très intelligent mais quelque peu...réservé ». Greg sembla appuyer sur ce dernier mot avec trop d'insistance. Victoria ne joua pas les étonné. En bonne agent qu'elle était, elle s'était déjà largement renseigné sur le groupe qu'elle représentait. Aussi, la réputation du Wilde n'avait pas de secret pour elle. La presse à scandale semblait avoir trouvé en lui le sujet idéal. Elle rassura alors Greg : elle sera parfaite pour représenter leurs intérêts. Quant à James, elle en ferait son affaire, comme à chaque fois. « Très bien. Je vais donc m'occuper de tout ce qu'on vient d'aborder. Je suis très heureuse de cette future collaboration ». Elle lui offrit un dernier sourire rassurant, paya la note et rejoignit son bureau.

Le rendez-vous été fixé au Viper Room. Pour Victoria, cela n'avait rien de surprenant. Il est vrai que d'ordinaire, ce genre de rencontre avait lieu dans les bureaux de la production ou à son agence. Victoria avait également l'habitude de se rendre dans de luxueux hôtels afin d'en mettre plein la vue à d'éventuels clients. Mais Gregory avait insisté pour que cette rencontre se produise au sein même de leur Pub à Soho. De toute façon, le propre de son métier consistait à s'adapter et de se plier aux demandes de ses clients. Aussi, Victoria prit un taxi qui le déposa juste devant l'établissement. Vêtue d'un tailleur sombre hors de prix, ainsi que d'escarpin de la même gamme, elle poussa la porte du Pub plutôt désert à cette heure-ci. Elle connaissait les lieux pour avoir déjà fait de repérage en amont. Elle y avait accompagné quelques jeunes clients, se mêlant à la foule. Elle devait détonner dans ce lieu mais elle s'en moquait. Victoria cultivait son image et n'était pas du genre à en changer afin de mieux coller à l'ambiance. Elle fut accueillit par Gregory lui-même qui vint récupérer son manteau ainsi que son écharpe aux senteurs de jasmin. Il la guida jusqu'à une salle à l'écart de la pièce principale. Il lui demanda si elle souhaitait boire quelque chose et elle opta pour une eau pétillante, simplement. Grégory finit par revenir avec sa commande quant elle vit une silhouette derrière lui. Victoria le reconnu aussitôt et se leva, lui serrant la main. « Victoria Stewart, ravi de vous rencontrez enfin ».
✻✻✻
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MEMBRE

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» Schizophrénie : Nope.
() message posté Jeu 8 Fév - 17:46 par James M. Wilde



« ​Icon of symmetry, swallowing sides
Fall down in front of me, follow my eyes
But I've got to see you moving, waste no time
Teach me, make me holy 'til...
I can sell you lies
You can't get enough
Make a true believer of anyone, anyone, anyone »

Victoria
& James




La fumée de ma cigarette tourbillonne jusqu'aux voutes argentées de mon antre, mes pensées suivent, en vrac, noyées dans la coke, alourdies par l'alcool, dégénérées par mes nuits blanches. Je ne tiens plus debout alors je suis assis, mes lunettes de soleil sur le nez, ma mine blafarde qui détonne dans les couleurs dansantes de ce milieu d'après-midi. Je somnole dans l'immense sofa backstage, tandis que Greg me rebat les oreilles du rendez-vous important qu'il a lui même organisé car je suis bien incapable de gérer quoique ce soit depuis une semaine. Je le regarde, ses lèvres dessinent des mots qui ne trouvent aucun sens, mes humeurs fulgurantes et agressives le rendent aphone, il n'est plus qu'un personnage désincarné dans mes prunelles mornes, babillant des sons, musique agaçante dans mes ténèbres alanguies. Je décroise difficilement mes jambes, les pieds sur la table basse, mes muscles sont perclus de ces douleurs que je reconnais comme pour les avoir trop expérimentées, la coke commence à envahir mon corps et à le posséder, il souffre d'un manque presque permanent, et la folie de mes aigreurs, toutes dirigées contre ma productrice désormais, rendent chacun de mes souffles agressifs. Je finis par grogner, contre Moira, parce que je m'imagine lui tenir des discours enflammés, qui tournent et tournent, et tournent encore dans ma tête qui bascule sur le cuir, vaincue par mon inaptitude à suivre mon imaginaire trébuchant sur des souvenirs trop dérangeants pour que je ne les perce de mon éloquence coutumière. Elle les envahit avec tant de pugnacité qu'il ne m'appartiennent plus. Eux non plus. D'autres mots parasites viennent troubler l'image que je dissèque : chance, opportunité, challenge pour le groupe, c'est la meilleure. La meilleure. Il me survend sa connasse de manager, fait fi de ces objections que je ne porte même plus, je n'en ai pas la force. Je me laisse emmener, mais toutefois je ne suis rien, je suis sur pause, dans ma déchéance, la morgue aux lèvres et l'horreur gravée sur mon épiderme. Froid. Froid. Froid. Je tremble.
"Je lui ai dit que tu étais occupé."
_ J'ai l'air occupé, d'après toi ?
Ma voix est rauque, mes mains cicatrisent gentiment, je pourrais jouer de nouveau sans doute, encore faudrait-il que je sache convoquer mes réflexes qui sont devenus gourds. Je viens de reconnecter difficilement avec la réalité, et je soulève mes lunettes de soleil pour tomber dans le regard apeuré de Gregory. Il lit les stigmates, ses lèvres pincent tous les laïus qu'il se retient de me servir, même si l'un d'entre eux fige l'air déjà très froid, tissé entre nous, opacifié par nos non-dits :
"Pas vraiment. Même si tu devrais, je te rappelle que nous sommes en pleine promotion de notre travail. Le travail pour lequel on s'est tous battus, cet album que tu as tant voulu."
Il appuie sur le "tu", comme il sait si bien faire, avec son ton de mère en colère, mais j'ai soudain l'impression qu'il désigne quelqu'un d'autre dans la pièce. Absent à moi-même, je le provoque en regardant par dessus mon épaule, pour saluer le vide derrière moi. J'ai tant voulu. Tant voulu. L'écho de ces paroles me déchire les entrailles, je déglutis, la revois décharnée devant moi, si pâle, si triste. Si triste. Domptée et soumise, presque ployée par la douleur que j'ai prolongée dans mes discours. Pourquoi ne m'a-t-elle pas contré ? Pourquoi ? Pourquoi... Je ne sais plus, j'oublie déjà.
"... tout à l'heure ?"
_ Tout à l'heure, quoi ?
"Est-ce que tu seras capable de lui parler tout à l'heure."
Je ne réponds pas, tout en souriant légèrement en coin, pour l'énerver plus encore, rabaisse mes lunettes sur mon nez, avant de souffler un maigre :
_ Peut-être. Peut-être pas.
Il quitte la pièce, m'abandonnant à mon sort plutôt que de le précipiter dans les tourments qu'il voudrait me destiner... et que je me destine déjà.

***

Je m'arrête derrière lui, me retenant au mur du couloir, soudainement pris d'un vertige. Il me jette un coup d'oeil alarmé mais au moment même où il tend sa main libre pour m'épauler, j'aboie presque :
_ C'est bon ! Ça va. Fous moi la paix.
Il se tait, mais je vois ses doigts se resserrer autour du verre qu'il tient, le seul objet auquel il peut porter assistance désormais que je me dérobe à son amitié. Je ne supporte plus qu'il me touche, chaque geste me fait mal, car chaque inflexion de sa part me dessine dans toute ma déchéance, sous ses doigts je ne peux plus ignorer l'image néfaste que je renvoie, les os qui saillent des doutes accumulés, les cernes qui trahissent ce combat qui me fait sombrer pour l'avoir déjà perdu, les tremblements qui vacillent de ces confidences que je suis incapable de délivrer. Il a essayé tout l'après-midi, de me faire enfin causer, de comprendre ce qui me tue avec lenteur sans même que je ne cherche à le parer. J'ai répondu par des silences gelés, avant de faire semblant de m'assoupir dans le perchoir, il m'y a laissé pendant des heures, alors que je remâchais son inquiétude. Son inquiétude... Je l'ai noyée dans ma rage inextinguible, elle a coulé tout au fond de mon désarroi, pour retomber sur ma peine. Au dessus, il n'y a plus que les sursauts de mes peurs, la lame de mes angoisses qui fouillent mes chairs. Mes mouvements douloureux quémandent quelques lignes supplémentaires, je frotte mon nez d'un air absent pour vérifier que je ne saigne pas. Puis je reprends un peu d'allant factice, me redressant pour mieux chanceler dans son sillage. Il vient de dévoiler la silhouette de cette femme, qui s'invite chez nous comme s'il s'agissait déjà d'un terrain conquis, avec ses envies d'eau gazeuse et ses airs de dominatrice. Le jasmin sent trop fort, j'ai envie de dégobiller sur le béton armé. Mes lunettes masquent toujours ma mine de déterré, et sans un mot je vais d'abord m'adosser au grand piano à queue qui me permet de soutenir ma carcasse évidée de son humanité. Je tire sur les manches de mon pull. J'ai si froid. Si froid. Gregory la remercie de nouveau d'être venue jusqu'à nous, l'inflexion de sa voix montre qu'il la considère déjà, détail qui me donne l'instinct de la faire fuir, rien que pour lui dénigrer le droit d'alléger nos enfers par le biais si piteux d'un professionnalisme de façade. La vérité c'est que je suis bien incapable de me pointer où que ce soit, je fuis la lumière du jour qui éblouit ma peine pour la muer en une vérité insoutenable, immonde dans la clarté du jour, relation estropiée et moribonde qui ne peut que dégénérer dans l'écrin de la nuit. Je dénigre l'extérieur pour demeurer cloitré en moi-même, tenir compagnie à mes déviances pour mieux les encourager et prolonger encore un peu le mirage d'une fuite aux airs de suicide. Je ne dis pas bonjour, je me contente de cette réplique scabreuse, après lui avoir serré la main avec dureté :
_ Je crois que j'ai sauté une Victoria y a deux jours. C'était pas vous, j'espère ?
Blondinet en chef hoquète de sa stupeur, me faisant les gros yeux alors que je hausse difficilement des épaules :
_ Bah quoi, je demande juste...
J'ai déjà décidé de torpiller toutes nos chances de collaboration future, convoquant le peu d'énergie qu'il me reste pour détruire quelque chose qui n'existe pas. Qui n'existera jamais. L'aube peinte aux couleurs du néant d'une rencontre condamnée. Je ne veux pas d'elle. Je ne veux pas d'elle. Mais c'est une autre que j'entrevois et qui hérisse ma voix de hargne alors que ma question tombe soudain, sans lien aucun avec le reste de mon préambule :
_ La Prod est au courant de... Mademoiselle... Qui que vous soyez.
La Prod. Tous les épithètes les plus distanciés plutôt que de la désigner devant témoins. Moira. Moira. Je montre l'avide de service, d'un geste méprisant, dénigrant son identité car mon cerveau est incapable d'enregistrer une information que pourtant l'on vient de me confier. J'ai déjà oublié son prénom.
"Je te l'ai déjà dit, la production nous a mis en relation et c'est moi qui suis allé rencontrer Victoria."
Je fais la moue, l'air de royalement m'en foutre, même si la remarque de Gregory ressuscite mes trois neurones qui survivent avec difficulté dans la naphte de mes errances :
_ Magnifique. On a pas besoin d'agent, on se représente très bien tous seuls, et avec panache, comme vous pouvez le constater. Votre engeance ne sert strictement à rien si ce n'est à brasser de l'air. D'accord, vous êtes jolie à regarder, mais je ne vais pas payer pour voir ce que je peux déshabiller gratos. Puis au fond, hein, s'il n'y avait pas les affiches de cinq mètres sur trois là dehors, et notre album en tête des ventes, vous n'auriez même pas ramené votre cul jusqu'ici...
Mes mots, pâteux de prime abord, s'envolent de nouveau à un rythme déchaîné, mais j'ai le souffle court, et du mal à convoquer la suite de mes discours acides. Wells s'agite, comprenant très bien mon entreprise de démolition pour l'avoir vue trop souvent à l'oeuvre, personne ne doute plus de son efficacité désormais. Je regarde longuement le vide, laissant en suspens ma phrase, avant de me répéter :
_ Je n'ai pas besoin d'agent.
De personne. De personne.
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