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(fb) Poppy, take a ride with me. ☆


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J'aurai l'oscar de l'amant, De l'âme en peine.

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() message posté Lun 15 Jan - 1:37 par Daley K. Brady

Take a ride with me

⋰N⋰o⋰v⋰e⋰m⋰b⋰r⋰e⋰ ⋰2⋰0⋰1⋰7⋰ Je suis sur le sol, allongé. Un genoux est recroquevillé contre le bas de mon ventre, tandis que l'autre est tendu, jonchant le goudron froid. Doucement, je reprends mes esprits. Je n'ai pas perdu connaissance, mais le choc a été si rude et rapide que j'en ai perdu mes moyens le temps d'un instant. Une douleur sourde émane de mon corps tout entier, un peu partout à la fois. Surtout à la jambe droite, et à l'épaule du même côté. Je crois que c'est dû à ma chute, à moins que ce soit l'impact en lui-même. Tout mon corps semble trembler, mais je me relève finalement, non sans une certaine difficulté. Je gémis bruyamment en accomplissant cet effort. Je tente de me remémorer comment j'en suis arrivé là en passant une main sur mon front. En vain premièrement. Sur le bout de mes doigts, j'en récolte un liquide semi-opaque d'un rouge sombre. Du sang. Je saigne, bordel. Je fronce les sourcils, et puis les souvenirs me reviennent petit à petit...

La journée s'est plutôt bien passée dans son ensemble. J'ai eu un certain nombre de rendez-vous à l’hôpital dans le cadre de mon travail. Un samedi comme les autres en somme. Il y a toujours plus de monde ce jour-là que les autres de la semaine. J'ai commencé tôt le matin, sans avoir trouvé le sommeil la veille comme bien souvent depuis plusieurs années. J'ai fumé une cigarette à la fenêtre de mon salon ouvert, O'Malley ronronnant à mes pieds, puis j'ai pris le temps d'une longue douche brûlante. En sortant de cet amas de vapeur, je me suis retrouvé face au large miroir de ma salle de bain ; passant une main sur la vitre, puis sur mon visage dévasté par la fatigue, cernes marquées et violacées, j'y repense une nouvelle fois. La première fois de la journée. Ça ne sera sûrement pas la dernière malheureusement. Prendre un médicament. ; Peut-être ce soir qui sait, pour mieux dormir. Une nuit de huit heures, ça relève plus de la légende à ce stade pour moi. Ça doit bien faire quatre ans que je n'ai pas fait une nuit complète. Combien de temps pourrais-je continuer ainsi ? Jusqu'à où mon corps repoussera-t-il ses limites pour compenser le manque de sommeil ? J'aimerais connaître la sensation d'un rythme de vie normal. Me coucher avant minuit, me réveiller avant sept heures en pleine forme. Un médicament, et tout rentrerait dans l'ordre. Ce n'est qu'une pilule après tout. Rien qu'un petit cachet d'un centimètre de diamètre maximum. La petite bête ne mange pas la grosse comme on dit. Ça me permettrait d'enlever ces vilaines cernes qui semblent vieillir mes traits pourtant peu marqués de rides jusqu'à présent. J'ai une pensée pour Nevada. Que pense-t-elle de mon visage ? Elle ne dit jamais rien sur mon physique. A-t-elle remarqué ma fatigue ? Me trouverait-elle plus attirant si je n'avais pas ces poches violacées sous mes yeux clairs ? Je soupire. Ça n'a pas d'importance de toute façon. Si je recommençais à prendre des médicaments, je serais peut-être plus attrayant. J'ai conscience de posséder un certain charme qui fait son effet auprès de la gente féminine. Mais ce n'est pas une raison pour accepter son corps tel qu'il est lorsque l'on s’ausculte devant un miroir. Je fronce les sourcils. Non. Hors de question. Ne jamais retomber là-dedans, c'est le deal. Pas après avoir fait tous ses efforts, pendant toutes ces années. Pas juste à cause de signes insignifiants de fatigues. Je n'aurais qu'à passer à la pharmacie, demander une crème défatiguante pour le visage ? Cela me semble plus approprié. Je tente finalement de m'en convaincre et de chasser mes obscures pensées, me vêtant d'un jean bleu brut et d'un pull noir en laine. J'avale d'une traite plusieurs cafés, avant de quitter mon appartement dans le quartier de Soho, aux alentours de sept heures.

La journée passe rapidement. Je ne vois pas les heures défiler. À la pause du midi, je recroise mon reflet dans une fenêtre de l'hôpital. Et mon humeur morose remonte en flèche. Mon regard se dirige délibérément vers la réserve de médicament. Mes anciens démons refont surface. Les souvenirs d'un passé que je te tente de refouler, des erreurs que je ne voudrais ne jamais avoir commis. Jolene que j'ai perdu, ce gosse de onze ans que j'ai bien failli tuer. Je détourne le regard, et je me dirige vers la salle de repos. Je ferais une sieste d'une vingtaine de minute puis reprendrais mes rendez-vous jusqu'aux environs de seize heures après avoir englouti plusieurs sandwich à la cafétéria.

Je quitte donc l'établissement en fin de journée, un blouson bombardier de couleur fauve sur les épaules, et un cartable en cuir d'un brun profond accroché à l'un de mes bras. Je regarde mon portable, scrollant les réseaux sociaux en quête de nouvelles croustillantes à se mettre sous la dent. Mais rien ne vaut vraiment la peine de s'y attarder. J'hésite à envoyer un message à Nevada. Je pourrais passer chez elle en rentrant si elle est disponible. Une soirée en bonne compagnie, c'est ce qu'il me faudrait. Mais je ne veux pas paraître trop oppressant. Je ne veux pas non plus lui donner des fausses idées. Après tout, il n'y a rien entre nous. Je pense que dans quelques jours, ce sera son anniversaire. J'ai toujours été particulièrement nul pour faire des cadeaux. Un bouquet de fleurs ? Un restaurant ? Qu'est-on censé offrir dans ce genre de situation ? Je m'égare dans mes pensées, à tel point que je ne la vois pas. Cette femme, avec son vélo. Je traverse la route, certain que je suis dans mon droit, le nez toujours dirigé vers l'écran de mon portable ; J'oublie le monde qui m'entoure. Et la seconde d'après, je suis à terre. Et j'ai mal.

Je me relève en position assise, et regarde autour de moi. Je cligne des yeux, ne comprenant pas ce qu'il a bien pu se passer. Un peu plus loin, un vélo jonche la route en position horizontal. La roue avant tourne encore dans le vent. Je devrais me sentir chanceux que ce ne soit pas une voiture qui m'ait fauchée. Mais bordel, sérieusement, se faire renverser par un vélo ? Je ne comprends pas comment cela aurait-il bien pu arriver, mais je suis forcé de constater que c'est ce qu'il s'est passé. La ruelle, toujours très peu fréquentée et inaccessible pour les voitures, est déserte en dehors de nos présences. Quelques passants nous regardent de loin en se demandant ce qu'il se passe. En tournant la tête de l'autre côté, la douleur refait surface, et je gémis à nouveau en fermant les yeux péniblement. Bordel. Pris dans un élan de colère, je pose finalement mes yeux sur la fautive. Celle que je devrais remercier pour les très probables blessures un peu partout sur le corps que je vais me coltiner pendant plusieurs jours. Au moins, à première vue, je pense ne m'être rien cassé. Assise et dos à moi jusqu'à présent, je ne parle pour le moment qu'à une longue chevelure blonde d'un ton agressif et renfrogné « Non mais vous savez pas tenir un guidon ou... » Et puis, elle lève finalement les yeux vers moi. « … Quoi. » Ai-je terminé de dire dans un murmure. Mes sourcils se détendent pour adopter une expression de surprise. Je me rends soudainement compte que je hurle sur une jeune femme qui semble encore plus désemparée de la situation que je ne le suis. La douceur dans son visage me touche presque instinctivement. Je me racle la gorge, et finit par demander d'une voix plus calme. « Est-ce que ça va ? » Je me rapproche d'elle, tentant d'ignorer la douleur tambourinant sur le haut de mon front et sur tout le côté droit de mon corps. « Vous pensez pouvoir vous relever ? » Ai-je ajouté sans être sûr de pouvoir moi-même relever ce défi.


@POPPY O. ROWENA
☆☆☆ Beerus
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() message posté Jeu 25 Jan - 18:56 par Gabrielle Rowena
Her life was a constant war with insensate objects that fell apart, or attacked her, or refused to function, or viciously got themselves lost as soon as they entered the sphere of her existence. ✻✻✻ Avec une extrême précaution Gabrielle se dirige vers le salon, sa tasse de thé à la main. Elle pousse sans aucun doute sa chance à se déplacer ainsi dans la maison, une tasse pleine, et chaude. Seulement si elle laisse sa maladresse gérer sa vie, elle ne ferait plus rien. Elle est habituée à être maladroite. À casser des objets, à renverser des choses, à tomber, et à se faire mal. Elle ne s’en occupe plus vraiment. Elle essaie simplement de faire attention pour les autres, aux autres. Elle s’en veut suffisamment quand elle blesse quelqu’un par accident, et encore plus s’il s’agit de sa fille, ou de son mari. Ils sont habitués bien évidemment, et sa fille s’amuse même à protéger sa mère. Mais son mari c’est une autre histoire. Parfois ça l’énerve, elle le voit bien, mais elle n’y peut rien. Elle essaie vraiment de faire des efforts, de faire attention, mais ce n’est jamais suffisant. Il ne se passe jamais une journée sans qu’elle ne finisse par faire tomber quelque-chose, ou se blesser. Elle ne compte plus le nombre de cicatrices qu’elle a sur le corps. Trop, beaucoup trop. Et pourtant, elle se souvient de chacune d’elle. Elle s’en amuse, elle sait très bien qu’elle ne peut plus faire grand-chose contre ça. Ce matin pourtant, elle arrive à s’installer sur le canapé sans renverser sa tasse, sans la faire tomber, et sans trébucher. C’est presque une victoire, et elle se retient de danser pour éviter une catastrophe. Elle est encore seule ce matin. Emma dort encore, et son mari travaille, comme souvent. Elle a l’habitude de cela aussi. Avec le temps, elle ne lui fait même plus la remarque, elle sait que c’est son travail qui exige cela. Elle aimerait quand même pouvoir passer plus de temps avec lui. Mais en attendant, elle s’occupe comme elle peut, sûrement pas de la façon dont il le faudrait. Pas aujourd’hui cependant. Non, aujourd’hui elle a prévu une journée entre filles avec Emma. Elle a songé un moment à proposer à sa belle-fille avant de se raviser. La journée aurait forcément terminé dans les cris, et elle n’en a pas envie. Elle veut simplement pouvoir profiter de sa journée, de son weekend sans drame. Elle parvient à terminer son thé sans incident, ce qui lui donne confiance pour la journée. Chaque mini victoire doit être saisie, elle en a bien conscience étant donné sa maladresse.
La journée passe à une vitesse folle, et rapidement il est temps pour Gaby d’emmener sa fille chez sa mère. Elle ne conduit pas, cela serait bien trop dangereux, et sortir en vélo est toujours une expédition. Heureusement, elles n’habitent pas loin l’une de l’autre, et rapidement Emma est chez sa grand-mère. Gabrielle a prévu de sortir ce soir, et bien évidemment elle ne peut pas emmener sa fille, ce qui l’oblige à la laisser pour la nuit. Elle s’en veut un peu, comme d’habitude, mais il semblerait qu’il n’y ait qu’elle que cela préoccupe. Emma est contente de voir sa grand-mère, et sa grand-mère est toujours heureuse de s’occuper de sa petite fille. Tout le monde est gagnant. Après avoir discuté avec sa mère un moment, couvert sa fille de bisous, elle remonte sur son vélo. Avant de rentrer, elle a quelques courses à faire, ce qui ne devrait pas lui prendre trop longtemps. Elle essaie de faire attention, comme toujours. Mais elle échoue, lamentablement. Elle a tout juste le temps de se dire que cela va faire mal, et pas que pour elle, que la voilà sur le sol. Elle l’a vu arriver, presque de loin, et pourtant elle a été incapable de l’éviter. C’est exactement de cette façon qu’elle a rencontré son mari. Ce n’est pas son premier accident de vélo, et malheureusement ce n’est pas non plus le premier qui implique une autre personne. Son coude est douloureux, mais elle n’a pas l’impression que quelque chose soit cassé, ce qui est déjà une bonne chose. Elle est soulagée que cela ne soit pas arrivé avec Emma, même si le mieux aurait été que cela n’arrive pas du tout. Son vélo est à quelques centimètres d’elle, mais pour le moment ce n’est pas cela qui la préoccupe. Elle essaie de se relever, mais tout son corps est douloureux. Pire encore, elle entend la voix visiblement en colère de l’homme qu’elle a renversé. « Non mais vous savez pas tenir un guidon ou... » Elle relève la tête, pour voir dans quel état il se trouve. « … Quoi. » Le changement de ton est une surprise, tellement cela se fait rapidement. Elle espère qu’elle n’a pas le visage en sang, ou quelque-chose de grave qui l’aurait arrêté. Elle a mal, mais pas plus que d’habitude. « Est-ce que ça va ? » Elle est surprise, et un peu amusée de le voir lui poser la question, alors que c’est elle la fautive. C’est elle qui était sur le vélo, alors qu’il marchait tranquillement sans rien demandé à personne. « J’ai connu mieux… » Pourquoi mentir ? Elle a fait une chute, elle ne peut pas dire que tout va bien. « Et vous ? » Elle semble seulement prendre conscience qu’il doit être blessé lui aussi. Elle doit s’excuser, mais le voir se rapprocher d’elle, lui fait oublier momentanément oublier le reste. « Vous pensez pouvoir vous relever ? » Elle n’en sait trop rien. Elle n’ose pas essayer, de peur d’aggraver les choses, de peur d’aggraver son état. Pourtant, elle sait très bien qu’elle ne peut pas rester assise sur le sol ainsi. Au lieu de répondre tout de suite, elle s’autorise à la regarder, constatant qu’il saigne, et qu’il semble en plus mauvais état qu’elle. Du moment elle le pense, elle n’a pas vu son propre visage pour pouvoir l’affirmer. « Il n’y a qu’une façon de la savoir. » Elle appuie sa main sur le sol pour s’aider, et ressent une douleur. Elle arrête pour constater que sa main est éraflée et qu’elle saigne. Dans un effort qui lui paraît surhumain, elle finit par se relever, non sans constater qu’elle a mal absolument partout. Elle va probablement avoir des courbatures dans les prochains jours. Mais avant de s’occuper de quoique ce soit d'autre, elle tend sa main, non abîmée, à sa victime. « Je peux peut-être vous aider ? » La question est presque ridicule, elle risque surtout de lui faire plus de mal, mais elle ne peut pas ne rien faire. « Je suis désolée. » Elle aurait sans aucun doute dû commencer par là.

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