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Entre quatre yeux, plus de mensonge !

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() message posté Mer 17 Jan - 17:27 par Lou Williams
Entre quatre yeux, plus de mensonge !

Lou Williams & Lucian M. Torres


Je m’étirais en poussant un grognement de mécontentement. J’avais l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur à cause de cette brute. La douche chaude prise la veille et les médicaments n’avaient rien changé au résultat. J’avais des courbatures de partout et il me serait donc impossible d’assurer lors de ma sortie de prévue avec Lucian. Cet état de fait fut confirmé lorsque je passais devant le miroir de ma chambre et que je voyais mon reflet. Ma coupure à la lèvre inférieure était toujours visible mais guérissait bien ! Le pire était tous les hématomes. Les marques autour de mon cou étaient clairement horribles à voir. Bref, je faisais peur à voir et cela ne me motivait pas à sortir. Dépitée, je récupérais mon téléphone et hésitais… Je me faisais une joie de sortir ! Cette séance d’escalade avec Lucian m’aurait vidé la tête, j’en étais persuadée. Après un coup d’œil au réveil, je reposais le téléphone. Je me laissais encore une heure pour réfléchir.
Cela ne changea rien. Après une bonne douche chaude et une nouvelle prise de paracétamol, mes muscles étaient toujours aussi tendus et douloureux. Blasée, je posais ma tasse de café sur le mange debout sur lequel je déposais un verre de jus d’orange, mon traitement et des petits pains au lait. Une fois mes médicaments pris, je saisissais mon portable et raccrochais avant la première sonnerie. J’optais pour un sms ! Je détestais mentir et pas message c’était plus simple. J’expliquais à Lucian que j’étais malade et que nous devions reporter notre partie d’escalade.

Après ça je m’habillais simplement. Pantalon noir, t-shirt et petit veste d’intérieure que j’enfilais après avoir fait mon ménage. Et autant dire que mon chez moi beaucoup trop grand en avait grandement besoin ! Seulement, tant d’énergie dépensée me démotiva pour la préparation élaborée d’un repas. Mes placards ne renfermaient que des plats cuisinés qui ne me donnaient absolument pas envie alors que j’avais faim ! Une publicité diffusée à la télé me donna envie de manger une pizza et je ne trainais pas pour aller chercher le numéro sur mon frigo.
Le plus dur fut de choisir le parfum mais pour palier au manque de présence de Lucian, je choisissais de prendre sa préférée. Il serait un peu avec moi comme ça ! *Tu n’avais qu’à pas lui mentir Lou !* *Je sais Rouge, je suis nulle et tu aurais adoré qu’il vienne… !* Du coup, j’hésitais même à lui dire de venir mais je ne voulais pas qu’il me voit dans cet état.



- Déjà !


Je murmurais ces paroles pour moi-même lorsque la sonnerie retentit moins de quinze minutes après mon appel à la pizzeria. C’était vraiment su service express ! Ni une, ni deux, j’allais ouvrir la porte et mon sourire fut remplacé par la surprise… mais quelle agréable surprise.


- Lulu ! m’exclamais-je en le serrant dans mes bras avant de me mettre sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue. Tu as senti que ta pizza préférée allait arriver ? Puis je marquais une pause en me pinçant légèrement les lèvres. Ou tu venais vérifier que la malade qui ne l’est pas vraiment était toujours en vie ?


Lucian n’était pas con, il avait du voir de suite que je n’étais pas malade et surtout repérer les marques autour de mon cou. Mentir davantage serait irrespectueux envers mon ami qui aurait droit à toute l’histoire, sans les détails écœurants, maintenant qu’il était là.


- Je ne voulais pas que tu t’inquiète ! ajoutais-je avec un léger sourire d’excuse.




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() message posté Ven 19 Jan - 16:06 par Lucian M. Torres
Life can get you down so I just numb the way it feels. I drown it with a drink and out of date prescription pills and all the ones that love me, they just left me on the shelf, no farewell. Offered up my shoulder just for you to cry upon. Gave you constant shelter and a bed to keep you warm.- Ed Sheeran. ✻✻✻
La journée s'annonçait bonne. Certes il faisait encore froid, mais le soleil avait décidé de se lever et d'être agréable. Lucian fixa l'extérieur tandis qu'il buvait son café du matin. Enfin de l'après-midi. Il s'était couché tard ou plutôt très tôt dans la matinée. Il avait terminé son service aux alentours de 6h30 et n'avait pas trouvé le sommeil tout de suite. Lucian avait alors sortit ses deux molosses à l'aube, une période de la journée qu'il affectionnait particulièrement. A cette heure-ci, la ville était encore sage, pas trop peuplée. Seuls les les lèves tôt sortaient le nez de chez eux, bravant le froid mordant de janvier. La circulation n'était pas encore bruyante et les lampadaires faiblissaient à l'arrivée du jour. Lucian fumait sa cigarette matinale tout en observant de loin ses chiens faire leurs tours. Ce n'est qu'à son retour à l'appartement qu'il sentit le sommeil venir le cueillir. Il prit une douche et partit rejoindre son lit alors que le jour venait de percer derrière ses volets. L'après-midi paraissait plus attrayante que la matinée. Lucian se réjouissait, enfin si on pouvait dire, de passer sa journée dehors. Comme si ses chiens avaient entendu sa pensée, il les vit s'agiter nerveusement en attendant de sortir à nouveau. Lucian avait préparé son sac d'escalade, un matériel auquel il tenait beaucoup. Il avait depuis longtemps abandonné les salles impersonnelles pour gravir de véritables parois rocheuses. Il aimait les sports extrêmes et tout ce qui pouvait lui apporter un peu d'adrénaline et de sensations fortes. Et il était heureux d'avoir trouvé une partenaire avec qui partager cela. En règle général, Lucian était un solitaire. Il partageait difficilement ses moments de paix où il se retrouvait seul avec le monde, face à lui-même. Mais quand il avait apprit que Lou était également adepte de ce genre d'activités, il s'était dit qu'il pouvait bien faire une entorse à son propre règlement, pour une fois.Lucian sentit son portable vibrer dans la poche arrière de son pantalon. Il parcourut le message rapidement et soupira. Il semblerait qu'il serait seul finalement. Ragnar et Rango sautèrent sur leurs pattes quand ils comprirent que l'heure de balade était arrivée. Lucian chargea son sac côté passager et laisser les chiens sauter à l'arrière de son 4x4.

Il avait raison, la journée était parfaite pour faire de la grimpe. Suspendu dans la vide, Lucian pouvait encore apercevoir ses deux chiens quelques mètres plus bas. Il ne s'inquiétait pas de les savoir seuls, ils avaient l'habitude de se gérer. Et personne n'aurait l'audace de les lui voler, ils étaient bien trop imposant, bien trop fidèle à leur maître pour monter avec n'importe qui. Sur le chemin du retour, Lucian préféra faire un détour par chez Lou. Il avait tout de même envie de la voir, quitte à ne pas s'attarder si elle était souffrante. Il lui acheta une soupe thaï dans le restaurant en dessous de chez elle, histoire de ne pas arriver les mains vides. Les deux chiens suivaient leur maître comme leur ombre et s'arrêtent d'un seul même pas devant la porte de Lou. Ils connaissaient les lieux pour y venir souvent, Lucian ayant presque toujours ses animaux avec lui. Lucian vivait dans un petit appartement où les chiens seraient malheureux s'il ne devaient s'échapper que quelques heures par jour seulement. Aussi Lucian avait toujours prit l'habitude les traîner partout avec lui quand le lieu l'autorisait. Ragnar et Rango étaient des chiens parfaitement dressés et éduqués en qui Lucian pouvait faire confiance. Lucian frappa, ses deux bêtes assis de part et d'autre de ses jambes. « Lulu ! », claironna Lou en ouvrant la porte. Lucian n'eut pas le temps de l'observer que la belle l'etreignit et l'embrassa sur la joue. Lucian allait lui sourire quand il remarqua qu'elle ne semblait pas si malade que ça. Soupçonneux, il entra dans l'appartement. « Tu as senti que ta pizza préférée allait arriver ? Ou tu venais vérifier que la malade qui ne l’est pas vraiment était toujours en vie ? »  Lucian fronça les sourcils et déposa la soupe encore chaude sur la table la plus proche. C'est là qu'il les remarqua. Les traces sur son cou puis la manière qu'elle avait de se tenir, comme si elle avait prit des coups. Lucian s'approcha d'elle, effleurant son cou puis la détailla de la tête aux pieds. « Je ne voulais pas que tu t’inquiète ! ». Comme s'ils avaient comprit que leur maître allait gronder, les deux chiens allèrent se coucher sous la fenêtre à leur place habituelle, dans le silence le plus total. « Tu ne voulais pas que je m'inquiète ?! », répéta-t-il en levant la voix. Il détestait ça, elle le savait, il ne supportait pas qu'on le prenne pour un con et encore moins venant d'elle. Lucian et Lou se faisaient confiance en temps normal. Ils revenaient de trop loin tous les deux pour ne pas se montrer honnête l'un envers l'autre. « Qui t'as fais ça ? », demanda-t-il d'une voix forte, sentant la colère poindre à l'horizon. Il croisa les bras sur sa poitrine, fixant Lou droit dans les yeux, quand une idée lui vint. Une sombre pensée qu'il devait aussitôt exorciser. « Est-ce qu'on... Est-ce qu'on t'as fait autre chose ? ». Cette fois-ci, sa voix était plus douce et il s'approcha lentement, posant sa main sur l'épaule de son amie.

✻✻✻
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() message posté Mar 30 Jan - 9:58 par Lou Williams
Entre quatre yeux, plus de mensonge !

Lou Williams & Lucian M. Torres


Je savais que Lucian n’aimait pas le mensonge, cela était mon cas aussi ! Mais si je lui avais dit pourquoi j’annulais notre virée sportive il aurait déprogrammé cette sortie et serait venu. J’en étais persuadée ! Bien sûr, sa présence ne m’aurait pas dérangée mais je savais qu’il n’apprécierait pas de me voir dans cet état. Et puis qu’aurais-je bien pu lui dire ? ‘Désolée Lulu mais on doit reporter notre sortie parce qu’un fou m’a prise pour un punching-ball !’ Mouais ! Pas top… mais alors pas top du tout. Cependant, je ne m’inquiétais pas, cela se ferait une prochaine fois et je profitais de cette journée pour ranger mon intérieur. J’en profitais même pour trier ma paperasse et ne cessais que lorsque la faim se fit sentir. Sans aucune motivation et aux vues de mon niveau en cuisine je choisissais de commander une pizza ! J’aurais du me douter que cette dernière était arrivée trop vite pour que ce soit vrai…
Une fois passée la surprise de voir Lucian sur le pas de ma porte, je ne pus m’empêcher de l’étreindre. Avant qu’il ne dise quoique ce soit je lui demandais s’il était la pour la pizza ou parce qu’il avait deviné que je n’étais pas malade. Car oui, je prenais les devants. Après tout, faute avouée, à moitié pardonnée non ? En voyant le froncement de sourcils de mon ami, je me disais que peut-être pas et je lui expliquais que je n’avais pas voulu l’inquiéter. C’était la pure vérité mais cela allait-il empêcher Lucian de se fâcher ? Pas si sûr ! Le fait que ses deux amis à quatre pattes aient filé dans le coin habituel n’annonçait rien de bon.



- Vous ne dites pas bonjour les loulous, dis-je en regardant en direction des chiens.


Mais mon attention se reporta très vite sur mon ami qui éleva la voix. Je me mordillais la lèvre et me faisais, sans le vouloir, légèrement mal.


- Oui, tu as bien entendu, dis-je simplement en le fixant.


Ou alors cela venait aussi du fait que je ne voulais pas que l’on me pose des questions qui me ferait revivre cette soirée ! Elle avait été pour moi traumatisante car je ne m’étais pas vraiment préparer à ça. J’avais tellement l’habitude que les suspects fassent tout pour fuit que je n’aurais jamais imaginé une seule seconde qu’ils puissent revenir pour nous attaquer. C’était fou tout de même ! Le type était dehors et aurait pu se tirer très loin, mais non… il était revenu à la charge en me promettant des choses que je n’avais même pas tenter d’imaginer.
Perdue dans mes souvenirs, je sursautais quand Lucian me demanda qui m’avait fait ça. Je le regardais avec un léger soupir et haussement d’épaules.



- Ce sont les risques du métier tu sais, dis-je avant de préciser. A la différence près que chez les stups les suspects se sauvent ! Ils ne reviennent pas sur leur pas pour tenter de te… tuer !


*Ou carrément pire !* La petite voix de Rouge murmurait dans ma tête ce que je n’avais pas voulu dire. Mais je n’eus pas le temps d’avoir une discussion mentale avec mon double car le comportement de Lucian changea. Dès qu’il prononça sa question, je posais ma main sur la sienne et lui souriais.


- A part ça, dis-je en indiquant les marques autour de mon cou, et quelques hématomes il n’y a rien eu. Je suis une coriace qu’est-ce que tu crois ! J’aurais jamais pensé pouvoir mettre ko un type presque aussi grand que toi, continuais-je en le regardant de la tête aux pieds. Au même moment la sonnette de la porte d’entrée retentit. Ça doit être la pizza. Tu reste manger hein ? Bien sûr que oui, répondis-je même à sa place avec un clin d’œil.


Maintenant qu’il était là, je n’allais pas le laisser repartir dans la seconde… à moins qu’il ait quelque chose de prévu bien sûr. Puis sans attendre plus j’allais ouvrir au livreur pour récupérer ma pizza et payer en laissant un sympathique pourboire.
Je refermais ensuite la porte que je verrouillais, par habitude, et me tournais vers Lucian d’humeur joyeuse.



- Qu’est-ce que je te sers à boire ?

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() message posté Mar 6 Fév - 16:34 par Lucian M. Torres
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Cette sortie lui avait fait du bien. De toute manière, il était toujours mieux quand il était à l'air libre, sans contraintes, sans un parcours de marche limité. Il avait longtemps songé à repartir, à quitter Londres. Après tout, ce n'était qu'une ville d’emprunt pour lui, une ville où il avait choisi de se poser dix ans plus tôt, un peu par hasard. Lucian rêvait de grands espaces, il repensait souvent aux plaines des États-Unis, ces contrées sauvages ou encore à tous ces autres pays où il se sentirait encore mieux. Pourtant, alors qu'il était sortit de prison depuis plus de trois ans, il se surprenait à arpenter toujours les mêmes rues et à affronter la grisaille londonienne, alors qu'il était né sous le soleil brûlant du Brésil. Oui, Lucian aurait pu tout plaquer et recommencer ailleurs, ce qui était plutôt logique au vu de son parcours chaotique ici. Mais non. Parce qu'il avait toujours eut l'espoir de la revoir, de recroiser Lexie, de pouvoir s'expliquer avec elle. Et il avait attendu jusqu'à très récemment où la belle avait refait irruption dans sa vie avec sa fille...leur fille. A chaque fois qu'il y pensait, Lucian rêvait de s'évader à nouveau, de se sortir de la tête le fait qu'il était père. Père d'une gamine déjà bien trop grande pour comprendre que son père avait manqué les premières années de sa vie. Un ex taulard, un ancien toxico, il avait mieux comme père, non ? En tout cas, en haut de cette montagne, perdu dans l'immensité du vide, il réussissait presque -presque- à mettre toutes ses pensées en sourdine. Une pause. Voilà ce qu'il voulait s'accorder avant de retourner à sa réalité. Une réalité qu'il ne savait pas comment affronter.

Mais il n'avait pas songé à se retrouver devant la maison de Lou. Il s'était décidé à la dernière minute, alors qu'il rentrait chez lui. Quelque part, il n'avait pas vraiment envie de se retrouver seul ce soir. D'ordinaire solitaire, Lucian n'avait rien contre la solitude. Il faut dire qu'après deux années passé en prison, la solitude, il connaissait bien. Parce que ses co-detenus n'étaient en rien des amis, ni même des connaissances. Lucian se méfiait de tout le monde et surtout de ces types qui ne se retrouvaient pas là sans raison. Entre voyous, ils se comprenaient assez pour ne pas faire ami-ami. Le physique imposant de Lucian lui avait suffit pour ne pas être emmerdé et se mêler le moins possible aux autres, attendant avec impatience de sortir de là. Mais ce soir, il recherchait la compagnie de son amie, même si celle-ci n'était pas en forme, il pouvait bien la voir quelques instants. Aussi, Lucian était venu dans l'attention de vérifier si elle allait bien, mais ne s'attendait pas à ce qu'elle porte des marques de coup. « Vous ne dites pas bonjour les loulous ». Lou cherchait un échappatoire, mais avec Lucian, c'était peine perdue. Il était déjà furieux. Contre elle, d'abord, pour lui avoir mentit, mais surtout contre le responsable des traces qu'elle portait. Les chiens remuèrent la queue mais n'osèrent pas franchir la barrière invisible qui les séparaient de la flic. « Ce sont les risques du métier tu sais. A la différence près que chez les stups les suspects se sauvent ! Ils ne reviennent pas sur leur pas pour tenter de te… tuer ! ». Lucian fronça les sourcils. Il n'aimait pas du tout entendre ça, le fait que quelqu'un s'en soit prit à elle. Mais il se garda bien de lui rappeler qu'il avait fait partit de ces hommes là. Lucian n'avait jamais eu trop de regrets face à son ancienne vie, il n'était pas homme à vivre dans le passé. Jusque là, il avait simplement apprit à vivre avec ce qu'il avait fait. Mais avec Lou, il se sentait toujours plus distant avec ce sujet. Lou savait qui il était, qui il était vraiment, elle connaissait la bête en lui. Son passé de  toxicoman ainsi que son casier judiciaire n'avait pas de secret pour elle. « Tu n'avais pas de partenaire ? J'suis pas flic, mais je sais que vous faites jamais une descente en solo, alors il était où le gars sensé protéger tes arrières ? ». Parce que Lucian avait vu assez d'intervention de la police pour savoir qu'ils n'étaient jamais seuls, justement pour éviter les débordements. Et il espérait sincèrement que Lou n'avait pas foncé tête baissée sans être assuré par quelqu'un. Du coup, Lucian s'inquiétait davantage. Lou était une femme forte, certes, mais elle restait fragile de par sa silhouette. Alors il lui demanda s'il y avait plus. Pas qu'il voulait connaître les détails si c'était le cas, mais il devait savoir. Il avait besoin d'avoir une vision globale. Pour le rassurer, Lou vint prendre sa large main dans sa sienne, qu'elle accompagna d'un sourire. « A part ça et quelques hématomes il n’y a rien eu. Je suis une coriace qu’est-ce que tu crois ! J’aurais jamais pensé pouvoir mettre ko un type presque aussi grand que toi ». Rien eu... Lucian retenu l'information principale. Néanmoins, il n'avait pas envie de minimiser ce que Lou avait vécu. Lui, il connaissait bien, mais c'était un homme robuste, costaud et qui savait se battre comme un lion. Pour autant, il ne cacha pas sa fierté de savoir qu'elle avait mit son agresseur au tapis. Il avait toujours su qu'elle était capable de beaucoup, mais là, il devait bien admettre qu'il était soufflé. « Ouais, mais c'est pas une compétition non plus ! Et tu sais aussi bien que moi que ça aurait pu être bien pire Lou ». Oui, ils le savaient tous les deux. Lou avait choisi de traquer les enfoirés dans son genre. Tandis que Lucian avait passé une grande partie de sa vie à échapper à des personnes comme elle. C'était assez ironique.

La sonnette vint les sortir de leur discussion et il soupçonna Lou d'en être soulagé. « Ça doit être la pizza. Tu reste manger hein ? Bien sûr que oui ». Elle se détourna de lui pour ouvrir au livreur. Lucian n'était pas plus détendu pour autant. Il n'en n'avait pas fini. Alors qu'elle était de dos, il remarqua à nouveau les marques bleu autour de son cou et il se crispa. Il n'aimait pas la savoir en danger, cela le mettait hors de lui. Finalement, Lou revint vers lui, déposant la pizza sur la table. Elle affichait un air joyeux, comme si rien ne s'était passé. Lucian savait que c'était sa manière à elle d'aller de l'avant, de ne pas laisser ce type la détruire davantage. Mais tout de même. « Qu’est-ce que je te sers à boire ? ». Il laissa son air agacé plaqué sur son visage, histoire de lui montrer qu'il n'était pas satisfait de tout ça. Mais Lou semblait s'en foutre ou alors  elle jouait l'ignorance en attendant qu'il se détende. « Une bière », grogna-t-il. Il traversa la pièce et ouvrit la porte menant sur l'extérieur à ses chiens. Ceux-ci se précipitèrent dehors. Lucian leur remplit une petite bassine d'eau, celle que Lou mettait toujours à leur disposition , et prit place à table. « Que ce qui s'est passé exactement ? Et ne me dis pas rien, s'il te plaît ».

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() message posté Sam 10 Fév - 0:34 par Lou Williams
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J’aurais peut-être du me douter que Lucian passerait me voir… car contre toute attente, il était un ami en or pour moi ! C’était un fait étrange quand on connaissait son passif mais la seule réponse, la seule explication que je trouvais à notre amitié, était que la vie elle-même était bizarre. Est-ce que je m’en plaignais ? Non ! Absolument pas. Notre amitié pouvait être étrange aux yeux du monde, je m’en fichais ! Mon boulot ne semblait pas gêner Lucian et sa simple présence me faisait sourire. Tout était donc pour le mieux ! Enfin… tout le serait lorsque le grand brun serait moins fâché. Car pour l’être, il l’était et je le comprenais. Nous nous connaissions parfaitement l’un l’autre et nous n’avions pas pour habitude de nous mentir… pourtant c’était ce que j’avais fait aujourd’hui ! Mais je n’avais pas menti concernant le pourquoi du mensonge. Je ne voulais pas qu’il s’inquiète ! Bien entendu, l’excuse n’était pas valable pour mon ami et son simple regard suffisait à me le faire comprendre.
Mes tentatives de diversion auprès de ses chiens ne changèrent rien. Je tentais de lui expliquer qu’il ne devait pas s’inquiéter pour moi car cela faisait parti des risques du métier. D’ailleurs il le savait forcément vu son passif ! Je me doutais bien qu’il n’avait pas du être tendre avec les représentants de la loi qui avaient croisés sa route. Puis je me mordillais à nouveau la lèvre à sa question, gênée et je haussais les épaules. Je ne devais pas parler des enquêtes en cours, du moins pas donné de nom ou de détail. Donc je pouvais lui répondre mais c’était difficile à avouer…



- Bien sûr que j’avais un partenaire… mais j’étais celle qui devait assurer ses arrières. Pas l’inverse, avouais-je en soupirant. L’endroit où je me trouvais venait d’être sécurisé… et je ne m’attendais pas à ce qu’un taré débarque à nouveau. Je secouais la tête. Non mais sérieux quoi ! Les bandits sont censés fuir, pas attaquer.


J’esquissais un léger sourire à l’attention du brun. Le genre de sourire qui lui réclamait son pardon pour le petit mensonge mais je ne fus pas certaine que cela ait réussi. Non mais quelle tête de mule aussi ! Puis, surprise par la question de mon ami qui s’inquiétait réellement, je lui confirmais que je n’avais rien subi de plus qu’une attaque fulgurante et inattendue. Bien entendu, assez fière de moi, j’expliquais tout de même que j’avais réussi à mettre un type qui était quasiment aussi grand que Lucian ko.
J’étais certaine que le brun était impression mais il ne le dit pas clairement et se contenta de me rappeler que la situation aurait pu très mal tournée. Il avait raison ! Marceau et moi avions eu de la chance.



- Oui ! Je le sais parfaitement mais je préfère ne pas imaginer comment les choses auraient pu tournées. Et puis ressasser cette soirée serait une perte de temps.


*Sauf, le bon temps passé avec Jean ! Ce n’était pas si mal…*
Je chassais Rouge de mon esprit et remerciais mentalement l’arrivée du livreur de pizza. J’allais ouvrir tout en invitant mon ami… à vrai dire je ne lui laissais pas le choix mais cela ne sembla pas le déranger.
Le sourire aux lèvres et de retour, je déposais la pizza sur la table et lui demandais ce qu’il voulait boire. Je croisais les bras et reprenais ses mots.



- Une bière, répétais-je en grognant. Je prendrais comme toi nounours grognon, me moquais-je gentiment.


J’allais ensuite chercher les boissons et des serviettes que je posais sur la table en attendant que Lucian prépare une gamelle d’eau aux deux loulous qu’il venait de faire sortir dans le jardin. J’esquissais un sourire ! J’aimais bien les voir courir dehors… au moins cet espace vert servait à quelque chose. Car je devais reconnaître que j’y mettais rarement les pieds. Voir la cabane que Daniel avait commencée à construire pour nos futurs enfants me serrait le cœur à chaque fois.
J’oubliais cette pensée à la question de Lucian. Je fronçais les sourcils !



- Tu sais que je n’ai pas le droit de te parler d’une affaire en cours, déclarais-je en me disant qu’il en avait peut-être entendu parler puisque ce meurtre atroce avait été annoncé aux informations. Et bien disons qu’on a décidé de suivre notre instinct avec Marceau… c’est mon partenaire et mon chef d’ailleurs ! Enfin bref… On est tombé sur un corps avant de se rendre compte qu’il y avait encore un ou des personnes présentes à l’étage. Marceau est monté voir pendant que j’appelais du renfort. C’est là que ça a commencé à se battre en haut ! C’est sûrement ce qui a du faire revenir le type qui s’en est pris à moi. Heureusement, on s’en est plutôt bien sorti et les renforts sont arrivés. C’est tout ! Même si c’est déjà bien assez selon moi…


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