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Yo ho ho and a bottle of rum ┊Gabrielle.

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() message posté Sam 20 Jan - 4:23 par Ethan I. Hemsworth

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J’avais atterri au Lucky Star parce que je pensais à Gabrielle. Non non, rien d’indécent ou de déplacé. L'endroit me faisait penser à elle depuis la soirée... à vrai dire je ne sais pas si je dois dire mémorable ou qui a failli être mémorable qu'on avait passée. Sauf que cette fois je me sentais tout drôle, parce qu’habituellement, quand je me retrouvais dans un bar un verre sous les yeux, ce n’était pas pour patienter le temps qu’une femme me rejoigne mais pour oublier que j’avais perdu la mienne. On dira ce qu’on voudra de l’alcool, ça marchait plutôt pas mal. Oh bien sûr ça ne durait qu’une soirée, le lendemain tout me revenait en mémoire et je me retrouvais forcé de continuer mon petit train-train de mari esseulé. Je ne retrouvais pas ma femme et je gagnais une légère migraine, pourtant, chaque fois je me disais que ça valait le coup. Chaque fois je revenais. Pas que j'étais masochiste, pas à un point si critique, mais je me laissais toujours cueillir par ce moment entre le sommeil et le réveil. Si, ce moment quand vous n’avez pas encore pris conscience de tout, de quel jour on est, de ce que vous avez fait la veille, s’il y a quelqu’un à vos côté ou pas, juste d’être dans votre lit et d’être… bien. Juste bien. J’étais accros à ça. Ça et les cocktails à base de rhum du Lucky Star. Je n’étais pas encore un habitué, je changeais parfois de crèmerie, variant d’un soir à l’autre, je venais au Lucky assez souvent pour que le barman sache quoi me donner à boire avant que je ne réclame et connaisse quelques détails de ma vie. Je ne comptais même pas entrer, seulement envoyer un message à Gaby pour lui proposer de s'y retrouver le soir. Sauf que, erreur fatale, j'avais mis un pied dedans, Lucian m'avait vu, et un verre était apparu comme par magie sous mes yeux... Qu'est-ce que j'avais de mieux à faire que de l'attendre de toute façon ? Je passais un hiver pourri. Ça faisait un an que j’étais à Londres, un an que j’essayais de recoller les morceaux avec Amanda, un an à éprouver ma patience et j’avais tout fait foirer. Je ne travaillais pas de l'après-midi, je n’avais pas ma fille, j’avais donc le choix entre un appartement sans âme et la chaleur d’un bar. Pas besoin de préciser que je n’avais pas hésité longtemps. Contrairement à mes habitudes je me trouvais au Lucky alors qu'il faisait encore jour, mon cul posé sur un des tabourets du bar. En toute logique, j’aurais dû finir la soirée exactement pareil : le cul posé sur mon tabouret. Des verres en plus sur le comptoir. Sauf que voilà, quand j'étais passé devant cette perspective en tête, les heures m'étaient apparues bien longues, et quelque chose manquait. Quelque chose sans quoi c’était beaucoup moins agréable de se poser dans un bar. Quelque chose sans quoi c’était beaucoup plus triste, aussi. Triste au point de me sentir bête de me trouver là, tout seul. Un groupe de potes venait de prendre possession de la petite scène pour accorder leurs instruments, sûrement en prévision d'un show ce soir et il ne m’en fallut pas plus pour me sentir nostalgique. De mes jeunes années, du groupe que je formais avec Daley en Irlande... On aurait pu être à leur place. Elle semblait vachement plus gaie cette place, debout derrière des grattes. C'est là que j'eus l'idée d'embêter Gaby pour patienter. Parce que j'avais vraiment besoin de que sa joie de vivre se pointe ici. Si j’avais eu du courage dès le départ, j'aurais appelé Amanda. Je me serais excusé de la scène que je lui avais tapée -pas du genre musicale celle-là-, aurais emprunté une guitare à un de ces types et relevé le défi qu’elle m’avait lancé de ‘’voir ça’’. Ça me donnait l’impression de remonter une éternité en arrière… Evidemment je n’en fis rien. Comme je mettais trop de temps à taper, l'écran se mit en veille, alors ça me frappa. Ma propre tête. L’écran me renvoyait ma nouvelle coupe de cheveux. ll m’était venu à l'idée de m’arranger en prévision du repas de Noël, pour faire bonne figure auprès de mes beaux-parents. C’est con une coupe de cheveux pas vrai ? Bah ce fut mon inspiration pour taper des bêtises sur mon téléphone a destination de Gabrielle. Lui dire que je ne savais pas si j’avais perdu mon charme de musicien tragique ou si au contraire elle allait me trouver encore plus irrésistible débarrassé de ma mèche sur le front et de mes cheveux en batailles. Que j’aimerais bien en avoir le coeur net, aussi, comme si ça allait la motiver à venir. Des bêtises de ce genre auxquelles elle devait commencer à être habituée. Je finis par dire que si elle n'arrivait pas à me rejoindre d'ici ce soir, soit dans quelques petites heures, je demanderais l’avis des musiciens telle une groupie, puis je la laissais tranquille. Je m’y prenais un peu tard, bien qu'il était encore tôt. Elle était maman à temps plein, ce n'était pas comme se retrouver au parc le mercredi ou booker un open mic une semaine à l'avance… Une petite voix pas du tout raisonnable me soufflait qu'elle aurait peut-être envie de se changer les idées elle aussi. Qu'elle aurait peut-être eu une journée difficile, ou qu'elle l'aurait passée seule avec rien de très réjouissant à faire, ou encore qu'elle prétexterait une sortie entre filles à son mari, ce qui me donnerait l'impression d'être un de ses amants et me ferait beaucoup rire.

* * *

« Madame Solis ! » Dans le genre référence foireuse qu'on avait dû lui sortir un million de fois... Je savais soigner mon entrée ! Je ne gueulais pas, mais parlais assez fort, levant un bras en l'air pour qu'elle me repère. J'avais migré sur une des tables en hauteur quand le comptoir avait commencé à se faire assaillir. Et comme ça les gens atour pouvaient profiter de ma superbe réplique.

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() message posté Ven 9 Fév - 18:22 par Gabrielle Rowena
That's the problem with drinking, I thought, as I poured myself a drink. If something bad happens you drink in an attempt to forget; if something good happens you drink in order to celebrate; and if nothing happens you drink to make something happen. ✻✻✻ Parfois les journées lui paraissent interminable à Poppy. Pourtant les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas. Les enfants ne se comportent jamais de la même façon, et tous les jours il se passe quelque-chose de nouveau. Mais aujourd’hui, la journée lui semble longue, très longue. À tel point qu’elle a l’impression que les heures durent des jours, et elle ne rêve que d’une chose. Rentrer chez elle, retrouver sa fille et son mari, et passer la soirée en leur compagnie. Malgré tout ce qui se passe entre eux, elle est toujours heureuse de passer du temps avec lui. Seulement, parfois elle a l’impression qu’il préfère son travail, à elle. Peut-être qu’elle n’essaie pas non plus autant qu’elle le pourrait Poppy, elle en a bien conscience. Elle pourrait arrêter de voir d’autres gens, mais la vérité c’est qu’elle n’en a pas vraiment envie. Et cela ne les aide pas, elle le sait très bien. Elle essaie tout de même de chasser cela de son esprit pour le moment, ce n’est pas l’endroit idéal. Elle a une classe pleine d’enfants, et elle ne peut pas se permettre de songer à sa vie privée au travail. Non, la journée est loin d’être terminée, et elle a vraiment besoin de se concentrer. L’après-midi lui semble plus courte, bien que tout aussi pénible, et elle ne sait pas vraiment pourquoi ils lui ont tous semblaient pénible aujourd’hui. Peut-être parce qu’elle n’avait pas la tête à ce qu’elle faisait, ou bien c’est eux, qui l’on poussé à penser à autre chose. Quoiqu’il en soit, elle n’est pas mécontente que la journée soit enfin terminée. Pour une fois, elle évite les bavardages avec ses collègues, afin de pouvoir rentrer directement. Ce n’est qu’une fois dans le métro qu’elle prend la peine de regarder son téléphone. Elle est surprise de voir un message d’Ethan. Et elle ne peut s’empêcher de sourire, en le lisant. Beaucoup de texte pour finalement peu de choses, mais cela l’amuse. Malheureusement, elle a prévu de rester chez elle ce soir. Elle se décide à lui répondre plus tard, n’ayant pas vraiment le courage pour le moment. Non, pour le moment, la seule chose dont elle est capable est de se caler au fond de son siège et de se laisser porter jusqu’à son arrêt.
« C’est moi ! » Elle a tout juste le temps de poser son manteau et ses chaussures, que sa fille se précipite dans ses bras. Elle n’est pas encore trop grande pour ce genre de chose, et Poppy espère que cela dura le plus longtemps possible. Elles se rendent dans le salon, et qu’elle n’est pas sa surprise de trouver sa mère. Logiquement, son mari ne travaille pas aujourd’hui, c’est lui qui devait s’occuper de leur fille. Mais pour avoir déjà vécu la scène de trop nombreuses fois, elle comprend tout de suite que la soirée en famille, tous les trois n’est encore pas pour ce soir. Poppy pousse un soupir, avant de poser Emma au sol, et d’aller saluer sa mère. Sa mauvaise journée lui revient en mémoire, et immédiatement elle se sent lasse. Elle discute cinq minutes avec sa mère, avant d’essayer d’appeler son mari. Bien évidemment, elle tombe sur le répondeur. Une fois, deux fois, trois fois, et finalement laisse un message. Elle comprend très bien que son travail est important, tout comme le sien l’est pour elle, mais ils ont aussi besoin de passer du temps ensemble. Sa soirée lui semble tout de suite bien moins intéressante, et ceux même si elle peut passer du temps avec sa fille. Et puis elle se souvient du message d’Ethan, et ce dit que finalement elle pourrait très bien le rejoindre. Ne serait-ce qu’une heure pour ce changer les idées. Sa mère est ici après tout, ce n’est pas comme si elle devait chercher une baby-sitter pour Emma. Son téléphone toujours en main, elle se contente d’envoyer un emoji à Ethan pour lui faire comprendre qu’elle viendra. Pas tout de suite, néanmoins. Elle a d’abord besoin de prendre une douche, et d’essayer d’évacuer un peu sa mauvaise humeur.

« Madame Solis ! » Elle l’entend avant de le voir, tout comme toutes les personnes présentes dans le bar ont dû l’écouter aussi. Un sourire vient éclairer son visage quand elle l’aperçoit, ce qui s’est fait rare aujourd’hui. Visiblement il a déjà commencé de boire avant son arrivée. Elle s’arrête commander un verre au bar, avant de le rejoindre. Elle n’a pas envie d’attendre pour un premier verre, pas après cette journée. « Beaucoup plus sexy comme ça.  » Elle ne peut pas s’empêcher de flirter légèrement, répondant par la même occasion à son message. De toute façon, il est habitué. C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés. « J’ai failli te laisser seul, et puis je n’ai pas voulu te briser le cœur. » Elle s’installe à côté de lui, espérant que sa soirée se déroule mieux que le reste de sa journée.

✻✻✻
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() message posté Dim 22 Avr - 20:12 par Ethan I. Hemsworth

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Trainer dans les bars. Pas très glorieux non ? Je me demandais parfois ce qu’en penserait Amanda si elle me voyait là, accoudé au comptoir, le regard aussi vide que le verre devant moi. Puis celui qui suivit. Et l’autre après celui-là. De toute façon elle n’était pas là, très bientôt elle serait même très loin. Envolée en terres australiennes. Peut-être que ça m’affectait plus que je l’admettais. Savoir qu’elle retournerait là-bas, je l’enviais, en un sens. D’un autre côté, la savoir tout près de notre ancienne maison, désertée par deux fois, ouais, je devais bien l’avouer, ça me foutait la trouille. Alors je préférais opter pour quelques verres et de la bonne musique, me fondre dans une masse de gens inconnus plutôt que de cogiter dans mon appartement. J’avais déjà eu mon lot d’angoisse pour ne pas en rajouter. Oh pas de quoi chouiner. J’appréciais être ici. Bien plus que de me retrouver tout seul dans mon appartement pas très chaleureux. Bien moins que ce bar. Cela aurait-il dû m'inquiéter ? D’observer une décoration bien plus fournie et personnelle ici que dans un appartement occupé depuis plus d’un an ? J’avais le temps de poser la question à Lucian. Peut-être qu’en négociant un peu, j’allais pouvoir ramener un de des grands tonneaux chez moi. Ou pourquoi pas embarquer un des tabourets sans me faire remarquer. Vu mon taux de fréquentation du Lucky Star, je pouvais en avoir toute une rangée. Autour de mon ilot de cuisine, par exemple, sûr que ça rendrait bien. Pas sûr, en revanche, de demander l’avis de Gabrielle. Je ne l’imaginais pas approuver mes idées de décorations. Elle se serait d’ailleurs arraché les cheveux si elle avait mis un pieds chez moi. Bon prince, je me retenais de l’embêter davantage pour le moment, et laissai mon téléphone pas loin de moi sur le comptoir. J'espérais qu’il vibre, voir s’afficher une réponse positive de sa part. Le but, c’était qu’elle vienne, pas qu’elle bloque mon numéro. J’allais avoir tout le loisir de l'exaspérer si jamais elle se pointait.  

L’ambiance changea. Le barman aussi. Comme sa tête me revenait beaucoup moins que celle de Lucian, j’hésitais à poser mes fesses ailleurs. Prendre une table pour moi tout seul, ça ne valait pas le coup. Gabrielle ne me croirait pas mais, si je ne venais pas pour occuper la scène, je n’aimais pas particulièrement me faire remarquer quand je buvais. Et un type seul à une table, on le remarquait plus qu’un type assis au comptoir à côté de plein d’autres types. Quand mon téléphone vibra. Un smiley. Heureux de constater qu’il s’agissait d’un pouce en l’air et pas d’un bonhomme levant les yeux ciel. Il ne m’en fallut pas plus pour lever mes fesses, victorieux. Attrapant mon verre et son frère jumeau, je m’installai à une table proche de l’espace des musiciens.  

Madame Solis. Première idiotie qui m’était venue. En même temps, c’était la première chose à laquelle j’avais pensé en découvrant son prénom. La série n’avait pas marqué uniquement ma femme, moi non plus je n’y avais pas échappé. Apparemment, je n’étais pas le seul dans ce cas là, certain que ma remarque n’atteignit pas seulement les oreilles de Gaby. Je la vis sourire. Bon point pour moi. Heureusement qu’elle me souriait, sinon, on aurait pu croire que ma référence avait fait un bide, pire, que la demoiselle que j’interpellais détournait les talons. Elle revint un court instant plus tard, un verre à la main et ma fierté sauve. Juste assez de temps pour m’inquiéter de l’état de sa journée, à voir comme elle s’était ruée sur le bar. « Beaucoup plus sexy comme ça. » Ah oui. En parlant de fierté. Un peu plus et j’oubliais toute les bêtises que je lui avais envoyées. « C’est aussi ce que m’a dit la coiffeuse. Mais ton avis est beaucoup plus important à mes yeux. » N’importe quoi. Ça vous va très bien. Voilà ce que m’avait dit la fameuse coiffeuse. C’était juste un prétexte bidon pour me vanter, pour le plaisir de lancer des fleurs à l’espagnole aussi. J’avais pris l’habitude de flirter en sa compagnie, même pour des choses ridicules. Ça lui faisait une belle jambe de compter davantage que ma soit disant coiffeuse. Il ne m'en fallait pas beaucoup pour m’amuser. « J’ai failli te laisser seul, et puis je n’ai pas voulu te briser le cœur. » Chanceux, Gaby n’était pas en reste, bien loin de manquer de répartie, pour mon plus grand plaisir. « J’ai bien crû que t’allais le faire, regarde, j’étais tellement désespéré que j’ai commencé sans toi. » Je levai le verre vide devant moi pour appuyer mes propos. Heureusement son jumeau était encore plein. J’étais peut-être devenu raisonnable en fin de compte. La regardant s’installer à côté de moi, je penchai la tête en lui offrant un regard suppliant et ajoutai : « Tu m’en veux pas j’espère. » Quel mélodramatique ! Quel talent ! Si avec ça elle ne fondait pas devant ma moue désœuvrée… Aucun doute qu’elle allait vite me rattraper. Ah tiens. « Je suis sûr que tu peux me rattraper. » Oui, ça méritait d’être dit. Tant mieux si jamais mes mots sonnaient comme un défi. Joignant le geste à la parole, je me saisis du verre plein pour trinquer. « À quoi on trinque ? À ton sacrifice ? » Sous-entendu, sa présence ici. Je ne lui demandai même pas comment elle allait, je ne comptais pas le faire en toute honnêteté, parce que je détestais qu’on me pose la question depuis un bout de temps. Il fallait que je mente en lâchant un « ça va » désintéressé, chose que je ne voulais pas faire avec elle. Je gardais ça pour le boulot, les gens que je préférais éviter. Quelque chose sur le visage de la jeune maman me laissait penser qu’elle ne s’en offusquerait pas. Quelques verres n'altéraient pas mes super-pouvoirs de psychologue.

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() message posté Mer 2 Mai - 19:16 par Gabrielle Rowena
That's the problem with drinking, I thought, as I poured myself a drink. If something bad happens you drink in an attempt to forget; if something good happens you drink in order to celebrate; and if nothing happens you drink to make something happen. ✻✻✻ La perspective de sortir, de ne pas passer une énième soirée seule en tête avec sa fille lui redonne le sourire. Bien sûr elle ne peut s’empêcher de s’en vouloir de penser ainsi. De s’en vouloir de préférer voir Ethan plutôt que de passer du temps avec Emma. Seulement après sa journée interminable, Gaby est plus d’humeur à aller boire un verre que d’assumer son rôle de maman. Elle s’en voudra sans aucun doute demain, elle s’en veut déjà un peu, mais sa décision est prise. Emma est avec sa grand-mère, ce qui la pousse aussi à sortir, sa fille ne passera pas la soirée avec une baby-sitter. Gabrielle se promet de ne pas sortir longtemps, une heure voire deux pas plus. Elle ne veut pas abuser de sa mère. Juste de quoi se changer un peu les idées, et d’en profiter. Elle ne demande rien de plus. Penser à autre chose qu’à sa longue journée. Qu’à son mari qui travaille de nouveau tard, et qui ne prend même pas la peine de répondre à son téléphone. Une heure, ou deux, pour penser à autre chose. C’est donc résolue, et essayant de ne pas craquer devant le visage triste de sa fille, que Gabrielle quitte la maison. Le temps du trajet, elle essaie une nouvelle fois d’appeler son mari, sans succès. Elle range son téléphone dans son sac, légèrement énervée. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, et ça ne sera surement pas la dernière non plus. Le reste du trajet lui semble plus long, sans aucun doute parce qu’elle a hâte d’arriver, de boire un verre. Sans parler d’avoir une meilleure compagnie que le chauffeur de taxi.
Une fois sur place, elle ne met pas longtemps à repérer Ethan, ou plutôt il ne met pas longtemps à la voir arriver. Seul à une table, elle se demande depuis combien de temps il se trouve ici. Non que la réponse soit vraiment importante, c’est simplement une remarque qu’elle se fait. Avant de le rejoindre, Gabrielle passe d’abord au bar afin de commander un verre. Ce verre elle en rêve depuis qu’elle a accepté de le rejoindre. Elle rejoint Ethan légèrement de meilleure humeur maintenant qu’elle est ici, un verre à la main. Pas encore assez pour oublier le reste de la journée cependant. Les prochains verres l’y aideront sans aucun doute. Elle n’oublie pas au passage son message lui parlant de sa nouvelle coupe de cheveux. La différence n’est pas vraiment très flagrante, mais cela ne l’empêche pas de le chercher un peu. Par habitude, mais surtout pas envie. Même si elle a très bien comprit qu’il ne se passerait rien, elle ne peut pas s’en empêcher. Et en règle générale, il le lui rend bien. « C’est aussi ce que m’a dit la coiffeuse. Mais ton avis est beaucoup plus important à mes yeux. » Elle sourit amusée. Est-ce que sa femme est aussi du même avis ? Elle ne lui posera pas la question, elle n’a pas envie de s’aventurer sur ce terrain. Parce qu’elle ne veut pas penser à son mari ce soir, pas maintenant. « J’en suis honorée. » Oui, elle s’en amuse. Et en profite même pour continuer dans ce sens. Elle se doute très bien qu’elle ne lui aurait pas brisé le cœur, il aurait probablement fait la même chose sans elle. « J’ai bien crû que t’allais le faire, regarde, j’étais tellement désespéré que j’ai commencé sans toi. » Gaby a même l’impression qu’il a commencé bien longtemps avant elle. Elle doute qu’un seul verre soit le résultat. « Tu m’en veux pas j’espère. » Cette fois un rire s’échappe de sa bouche. Elle le regarde un instant, comme si elle hésitait, juste pour le plaisir. Elle aurait plutôt trouvé cela étrange qu’il l’attende pour boire. « Je ne sais pas… Si tu payes la prochaine tournée peut-être que je pourrais te pardonner. » Elle désigne son verre pour souligner ses propos. Verre auquel elle n’a pas encore touché ce qui est un presque un exploit, étant donné son envie de le boire. « Je suis sûr que tu peux me rattraper. » Cette fois-ci, elle est bien d’accord avec lui. Elle ne demande pas mieux. Boire, et boire encore. Ça ne serait pourtant pas vraiment raisonnable de rentrer ivre, même si sa fille risque d’être au lit. Et puis pourquoi être raisonnable ? L’imitant, elle lève son verre à son tour, attendant de le voir parler. « À quoi on trinque ? À ton sacrifice ? » Il y a bien d’autres choses pour lesquelles trinquer, et elle ne se gêne pas pour froncer les sourcils. Elle compte bien lui faire remarquer. « J’auras plutôt trinquer à ta nouvelle coupe de cheveux. Ou bien à ma présence qui t’évite de boire seul. » Ne pouvant pas s’en empêcher, elle lui adresse un énorme sourire, avant de reprendre. « Quelque-chose de vraiment intéressant… » Encore une fois, elle le cherche un peu. C’est toujours plus fort qu’elle. Et puis au fond n’importe quelle excuse est bonne pour trinquer et boire ce soir. Elle avance son verre, le faisant rencontrer celui d’Ethan avant de boire une gorgée. Enfin. Elle en rêvait depuis un moment. L’alcool n’est pas très fort, et elle aura définitivement besoin de plus. Cependant pour commencer, ce n’est pas si mal. « J’ai combien de retard sur toi ? » Elle ne sait pas encore si elle compte être raisonnable ou non ce soir. Mais cela ne coûte rien de se renseigner.

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() message posté Mar 22 Mai - 0:00 par Ethan I. Hemsworth

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Je sortais souvent. Trop sans doute. Le truc, c’était que je ne considérais pas mes escapades nocturnes comme de réelles sorties. Parce que la plupart du temps, je sortais seul. Rien de comparable pour moi à un moment passé avec Gabrielle ou d’autres amis. Il ne s’agissait plus de sortie, pas plus de prendre du bon temps, mais de la routine. Je faisais toujours la même chose, quitter le travail ou le club de boxe, marcher un peu dans Londres jusqu’à passer devant un bar. Alors la perspective de rentrer chez moi pour ne retrouver personne me minait et l’idée de repousser ce moment fatidique un verre à la main me plaisait davantage. Sûrement que le Lucky Star avait un petit je ne sais quoi de particulier, parce qu’en passant devant cette fois-ci je n’avais pas eu envie de boire seul. La réalité finissait peut-être enfin par me rattraper. Que j’aille dans un bar ou chez moi, le choix ne changeait pas grand chose. Dans les deux cas, j’étais seul. Complètement seul ou entouré d’inconnus qui suscitaient rarement mon intérêt, quelle différence ? Attendre quelqu’un, c’était supporter l’attente, le temps qui s’écoulait beaucoup plus lentement. Je commençais  me dire que j’attendais pour rien, de moins en moins confiant. Jusqu’à oublier les bêtises envoyées à Gaby et me laisser distraire par la musique. Au point que son arrivée me surprit. Je ne cachais pas mon enthousiasme, sentant immédiatement chez elle un fort potentiel de compagnon de beuverie. J’en jugeais ainsi à la façon dont elle cibla son objectif premier, non pas moi mais le comptoir. À ce que je voyais, nous avions le même sens des priorités. Quoi que ce sens était légèrement sur-développé chez moi, parce que je ne l’avais pas attendue pour m’octroyer quelques verres. Je ne cherchais pas à le cacher, ceux qui étaient vides trainaient encore sur la table. Remarque, je pouvais prétendre être raisonnable en ne comptant que ceux-là, peu nombreux. Mais me montrer raisonnable de m’intéressait pas. Je n’étais pas soul, c’était tout ce qui comptait.
Gaby ne mit pas longtemps à me rendre la pareille. Je ne m’étais pas gênée pour me vanter, pas plus que pour la chercher. Je ne m’en privais aucunement, justement parce que le flirt ne mènerait à rien entre nous. J’étais trop retenu par une certaine blonde pour faire concrétiser quoi que ce soit. Peut-être que j’étais trop idiot, aussi. « J’en suis honorée. » Passer avant ma coiffeuse était en effet un honneur incommensurable. Elle ignorait le plus triste derrière cette bêtise de coupe de cheveux, je les avais coupé en prévision des fêtes, en espérant un compliment de ma blonde. À la place de quoi j’avais reçu pique sur pique, moi même loin d’être en reste. Ce qui était beaucoup trop pathétique pour être partagé dans un moment pareil. « Tu peux. Je l’ai fait aussi pour toi, je sais combien ça t’est difficile de ne pas passer les mains dedans. » Moi, m’arrêter ? Jamais ! Il n’y avait aucune gêne entre nous, avantage duquel je profitais sans scrupule. En ce qui concernait mon coeur brisé, il s’agissait bien évidemment d’un mensonge. Les quelques verres en évidence sur la table ne s’étaient pas vidés parce que Gaby m’avait brisé le coeur, mais parce que je me trouvais beaucoup trop de raisons de picoler. Ce soir, j'avais trop de choses à oublier et évacuer avec un bon verre pour culpabiliser. Et si j’aurais autant bu sans Gabrielle pour m’accompagner, sa présence rendait l’activité bien plus agréable. Son rire me le prouvait. Bien sûr je n’avais rien à me faire pardonner, ce qui ne m’empêchait pas de pousser la plaisanterie. Je soutenais son regard, l’air suppliant, curieux de ce qu’elle allait trouver pour en tirer un avantage. C’était ce que j’aurais fait à sa place. « Je ne sais pas… Si tu payes la prochaine tournée peut-être que je pourrais te pardonner. » Voilà qui me plaisait. Elle me montra son verre et je fronçais les sourcils. Il était encore plein. « Deal. Quoi que, j’aurais peut-être pas à le faire vu la vitesse à laquelle celui-là descend. » Un challenge, une moquerie, les deux, je comptais sur elle pour en juger. « Je suis sûr que tu peux me rattraper. » Je continuais sur le même ton, histoire de la motiver davantage. Si jamais tout ça ne suffisait pas à l’entrainer dans ma débauche, je levai mon verre énergiquement, prêt à sceller le deal avec un toast. Mes propositions ne devaient pas être terribles vu qu’elle fronça les sourcils. L’alcool avait peut-être atteint mon cerveau plus gravement que je ne le croyais. « J’auras plutôt trinquer à ta nouvelle coupe de cheveux. Ou bien à ma présence qui t’évite de boire seul. » Intéressant. Quoi que si elle était vraiment venue pour m’éviter de boire seul, cela se rapprochait d’un sacrifice. Je me complaisais bien de sa première option, mais je n’eus pas le temps de lui en faire part qu’elle ajouta, un sourire équivoque aux lèvres : « Quelque chose de vraiment intéressant. » Était-elle consciente qu’elle me tendait une perche ? Comme si je ne m’étais pas déjà assez vanté en si peu de temps. « À moi, alors. » Quoi ? J’étais très intéressant ! Je tirais la couverture sur moi sans scrupule. Si elle n’approuvait pas, c’était trop tard, nos verres venaient de se rencontrés et un sourire satisfait me collait à la tronche. « J’ai combien de retard ? » La retardataire but une gorgée de sa boisson. Je mimai son geste, à l’exception que je ne me contentai pas d’une gorgée. Je terminais d’une traite, frappant le verre sur la table. « Un de plus. » Difficilement, j’essayais de faire le compte dans ma tête, entre les quelques verres bus au comptoir et ceux sur notre table. Je finis par compter ces derniers à voix haute, les pointant du doigt un à un. « Un… deux… QUATRE ! » Bon joueur, je décidai d’oublier les premiers. Pas par gêne d’annoncer le vrai chiffre, je tenais simplement à ce qu’elle passe du bon temps. Pas sûr que rentrer chez elle saoule entre dans sa définition d’un bon moment. Je désignai son verre encore bien rempli. « Si tu veux, je te laisse un peu d’avance. » À ce niveau-ci je me montrais carrément grand prince, prêt à attendre qu’elle termine son premier pour honorer notre deal. Gaby ne l’interprétait peut-être pas d’une façon si noble. J’étais parfaitement conscient de ce que j’insinuais derrière cet élan de noblesse, que, finalement, je ne la pensais pas capable de me rattraper sans un avantage.  

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() message posté Mar 22 Mai - 18:48 par Gabrielle Rowena
That's the problem with drinking, I thought, as I poured myself a drink. If something bad happens you drink in an attempt to forget; if something good happens you drink in order to celebrate; and if nothing happens you drink to make something happen. ✻✻✻ À peine franchit-elle l’entrée du bar que Gabrielle sent son moral remonter. Sa journée interminable ne disparait pas comme par magie, mais la soirée s’annonce bien plus belle. Une meilleure compagnie pour commencer, et surtout de l’alcool. Après une journée de ce genre, ça semble être la meilleure solution. Et pour ne pas perdre de  temps, elle commande un verre tout de suite en arrivant, avant même de le rejoindre. Autant ne pas arriver les mains vides. Le sujet de conversation du moment est tout trouvé, sa nouvelle coupe de cheveux. Elle ne voit pas tellement la différence, sans aucun doute parce qu’ils ne se voient pas si souvent, mais cela ne l’empêche pas de le complimenter. Ethan n’est jamais en reste pour lui répondre, et la chercher à son tour. Et ce soir, c’est exactement ce dont elle a besoin. Rien de sérieux, une bonne compagnie, et de l’alcool. Il y a donc peu de chance qu’elle soit déçue. « Tu peux. Je l’ai fait aussi pour toi, je sais combien ça t’est difficile de ne pas passer les mains dedans. » Elle ne souvient pas l’avoir fait une seule fois, mais cela ne l’empêche pas de rigoler. Même s’il ne se passera jamais rien, pourquoi ne pas en profiter quand même un peu. « Quel galanterie. » Elle a parfaitement conscience que cela n’a absolument rien à voir, mais elle s’en amuse quand même. Il est assez rare que la conversation soit vraiment sérieuse entre eux, et c’est aussi pour cela qu’elle apprécie Ethan. Il continue en lui avouer avoir commencé de boire sans elle, ce qui ne la surprend pas le moins du monde. Les verres sur la table ne sont bien évidemment pas arriver là par hasard. Mais pour le plaisir, elle essaie d’en profiter pour lui faire payer la prochaine tournée. Même si pour cela, il faudrait déjà qu’elle boive son premier verre. Elle s’est laissée distraire par Ethan, résultat elle n’a pas encore bu une seule goutte. « Deal. Quoi que, j’aurais peut-être pas à le faire vu la vitesse à laquelle celui-là descend. » Exactement ce à quoi elle était en train de penser. Et si son envie de boire pour se changer les idées est bel et bien présente, elle hésite encore un peu. Il est assez rare qu’elle rentre chez elle éméchée en pleine semaine. « C’est sûr que tout le monde ne peut pas avoir ta descente. » Et Gaby lui adresse un immense sourire, moqueuse. Elle ne le juge pas, ce n’est pas son genre. Mais avec toute l’avance qu’il a sur elle, difficile de prétendre qu’il ne boit pas. Tout comme elle compte bien quand même boire celui qu’elle a devant elle, dès qu’ils auront terminé de trinquer. Plusieurs choses y passent, la présence de Gabrielle, sa nouvelle coupe de cheveux, toutes les excuses sont bonnes pour boire ce soir finalement. « À moi, alors. » Elle aurait dû sans douter. Elle ne peut s’empêcher de rigoler, avant de faire tinter son verre contre le sien. Peu importe la raison de boire dans le fond, du moment qu’ils le fassent. Une première gorgée qui passe sans aucun problème. L’alcool n’est pas fort, mais cela n’est sans aucun doute qu’une question de temps. En retard sur Ethan, elle se renseigne pour savoir où il en est, par curiosité. Elle est presque sûre qu’il est ici depuis un bon moment. « Un de plus. » À cette vitesse, Gaby risque d’avoir du mal à pouvoir rivaliser, mais cela l’amuse plus qu’autre chose. Elle boit de nouveau une gorgée, tout en le regardant compter ses verres vides devant eux. « Un… deux… QUATRE ! » Elle se trouve effectivement loin derrière. Peut-être que si elle été arrivée plutôt elle en serait au même nombre, ou peut-être pas. Il n’y a pas de moyen de le savoir, et au fond elle s’en moque pas mal. « Tu m’attendais depuis combien de temps ? » Difficile de résister à l’envie de le chercher encore un peu. Son verre n’est pas vraiment fait pour être bu d’un coup, ayant préféré commencer en douceur.  « Si tu veux, je te laisse un peu d’avance. » Elle termine sa gorgée, en manquant de renverser la fin de son verre sur la table. Ça serait une bonne façon de le terminer plus rapidement. « Vraiment, quel gentleman tu fais. » Entre sa nouvelle coupe de cheveux pour elle, et sa proposition de la laisser boire seule pour le rattraper, il pourrait presque passer pour l’homme idéal. « Ne te prives pas pour moi. » Comme s’il allait vraiment le faire. Gabrielle termine son verre, non sans en faire tomber un peu, peut-être pour lui prouver qu’elle peut autant boire que lui si besoin. Une petite compétition ne pourrait pas leur faire de mal. Du moins pas ce soir. « Je ne voudrais pas que tu te sentes mal de perdre contre moi. » Oui, elle aussi peut le provoquer sans aucun problème. Elle n’hésite d’ailleurs pas à faire signe au serveur pour qu’ils puissent continuer à boire.

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() message posté Mer 23 Mai - 1:10 par Ethan I. Hemsworth

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La soirée pouvait être tout autant alcoolisée si j’étais seul ou accompagné, mais la présence de Gaby m’assurait qu’elle allait être agréable. Il ne fallait pas tout miser sur l’alcool sans quoi j’étais capable de passer la nuit entière à me morfondre tout seul comme un con. Ouais, je me connaissais, je dépassais le stade du pauvre malheureux depuis longtemps. Comparer Gabrielle à son homonyme de série télé n’était pas si bête. Loin de venir de nulle part, je leur trouvais un air de ressemblance. Le côté solaire, sans doute. La perspective de passer la soirée avec elle la rendait d'avance beaucoup plus chaleureuse et enjouée que si je restais seul. Certains auraient dit qu’on n’était jamais vraiment seul dans un bar. Peut-être bien, mais le dicton ne promettait pas la qualité de la compagnie. Or, ce soir, j’étais très bien accompagné. Que demander de mieux qu’une amie qui avait la courtoisie de rire à toute vos idioties ? L’inspiration m’avait à la bonne. Parti ainsi, je doutais qu’elle me lâche avant l’heure du départ. « Quelle galanterie. » Je ricanais quasi par mimétisme. C’était communicatif. Touché par la grâce, je lui épargnais une énième vantardise. Ne pas balancer un « je sais » ou quelque chose dans ce goût-là, voilà une preuve irréfutable que l’alcool ne m’affectait pas encore beaucoup. Pour moi, retenir ce genre de remarque relevait du miracle. Surtout quand une jolie jeune femme en face de moi me qualifiait de gentleman et d’homme galant à quelques minutes d’intervalle. Rien de tout cela n’était sérieux de toute façon. Cette histoire de cheveux n’avait aucun sens. Peut-être que ce qui n’avait réellement pas de sens c’était de garder les cheveux qui me tombaient dans les yeux alors qu’une certaine blonde ne passait plus ses doigts dedans. Quel intérêt ? Mais rien à voir avec l’espagnole qui n’avait jamais touché un cheveux de ma tête. Ou alors j’abusais sacrément de la bouteille pour ne pas m’en rappeler. Ne relevant pas ce détail, elle ne me contredit pas. Me laisser croire qu’elle en mourrait vraiment d’envie, ça, c’était vraiment chic de sa part. Un peu risqué, également. Parce que je poussais toujours ma chance. Peut-être bien qu’elle allait me renvoyer l’ascenseur. Qu’à force de la pousser sur ce terrain de jeu, j’allais me faire rembarrer façon Gabrielle. J’avais plutôt intérêt à accepter son marché et payer la prochaine tournée. Si seulement me montrer raisonnable faisait partie de mes plans. Non, bien vite, j’oubliais ma résolution et profitais du moindre petit prétexte pour chercher par partenaire de beuverie. Un titre qu’elle ne méritait pas encore, ce que je ne manquais pas de lui faire remarquer. « C’est sûr que tout le monde ne peut pas avoir ta descente. » Touché. La sienne de descente était… lente. Je me demandais si elle s’échauffait ou bien si elle hésitait. Vu qu’elle me dévoilait toute ses dents, je ne penchais pas pour la deuxième option. Peut-être me trompai-je. Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir. « C’est le fruit de nombreuses années d'entraiment rigoureux. » Comme si descendre verre sur verre depuis des années était ma plus grande fierté, un exploit incroyable. Heureusement qu’elle me connaissait assez pour ne pas me prendre au sérieux. C’était vrai, en revanche, que boire n’avait jamais été un problème. Sinon, je n’aurais pas laissé des verres trainer sur la table. Il n’y avait pas pire pour trahir mon débit d’alcool. Il était temps de trinquer, histoire de ne pas être le seul ivrogne à cette table. J’exagérais évidemment. Après tout, je pouvais toujours pousser des verres de son côté pour la faire passer pour l’alcoolique des deux. Peu importe à quoi, ou, en l’occurence, à qui, après tout. On était tous les deux dans un bars, il n’existait pas meilleure raison de boire que celle-là ! J’avais beau être prévisible en m’accaparant les honneurs, ça me réussissait bien, puisqu’une fois de plus je lui décrochais un rire. Le bruit du verre raisonna, aussitôt je guettais tout sourire sa première gorgée. Dans ma tête, l’idée de la provoquer en terminant le mien cul-sec germait déjà. J’avais beau me moquer gentiment de la retenue avec laquelle elle vidait le sien, je n’avais pas bu une seule goutte depuis son arrivée. Jusqu’à ce moment. Terminer un verre de plus, je ne trouvais rien de mieux pour satisfaire sa curiosité. Si je me mettais à compter son retard, ce n’était pas pour satisfaire la mienne, juste pour profiter de mon avance. « Tu m’attendais depuis combien de temps ? » Bonne question. Apparemment, annoncer la couleur attisait un peu plus la curiosité de ma rivale. J’évinçais le mieux possible les bêtises pleine de sous-entendus jamais très loin. « Mais toute la journée, je n’ai pensé qu’à ça. » Raté. Et faux -sans déconner-. Mon message datait du milieu d’après-midi. Mais vu que je lui avais déjà fait le coup du coeur brisé à l’attendre, je restais cohérent. Je lui proposais un peu d’avance pour me rattraper. Plutôt de quoi rendre le challenge plus stimulant qu’une proposition honnête. « Vraiment, quel gentleman tu fais. » Je crus voir un début d’effet escompté quand elle but une nouvelle gorgée, mais c'était sans compter l’arrivée surprise de la meilleure amie de Gaby : la maladresse. Je l’aurais presque oubliée celle-là. Vu qu’elle me flattait comme personne, j'affinais mon sens des priorités. « On me le dit souvent mais deux fois en si peu de temps, c’est rare, tu vas finir par me gêner. » Et ça ne serait pas la première fois, songeai-je. Tant qu’il s’agissait de compliments, elle pouvait y aller, je n’étais pas du genre à rougir en les entendant. Ce que Gaby devait bien savoir. Ce n’était pas non plus la première fois que nous nous trouvions tous les deux dans un bar. « Ne te prives pas pour moi. » C’était bien mon genre. Je lui avais fait comprendre que je l’attendais pour honorer ma promesse de payer la prochaine tournée, dans le but évident de la pousser à la consommation. Je n’avais pas besoin de l’attendre si je voulais réellement lui faire la démonstration de ma descente légendaire. Apparemment, elle s’était décidée à me prouver qu’elle n’était pas en reste. Non pas que j’en doutais sérieusement. Je ne pus m’empêcher de la fixer tout du long, jusqu’à ce que le verre retourne vide sur la table. Pas assez menaçant, le regard. « Je ne voudrais pas que tu te sentes mal de perdre contre moi. » Quelques goutes coulaient à côté de ses lèvres. Adieu la délicatesse. Génial. C’était l’esprit. « Je ne demande qu’à voir ça. » Une autre dose de motivation n’était sûrement pas nécessaire. Elle semblait très motivée en interpelant le serveur. Quand il approcha, je réalisai ne pas avoir prété attention à ce que buvais ma comparse. Difficile de deviner une fois qu’elle avait tout bu. Ce n’était peut-être pas trop tard pour y remédier. J’appréciais sa détermination, si, vraiment, mais je n’avais pas dit mon dernier mot. En fait, je tenais à causer au serveur en premier. « Bonsoir ! On a besoin de votre aide. Voyez-vous, mon amie et moi sommes en plein challenge. C'est très sérieux. Il nous faudrait la même chose pour moi et un truc plus fort pour la demoiselle. On tient à être sur le même pied d'égalité. » Puisqu’elle ne voulait pas de traitement de faveur… Adieu le gentleman. Ce n’était plus un sourire sur mon visage, l’attrait du défi l’avait trop transformé pour être qualifié de sourire amusé. La malice imprégnait tous mes traits. Sans oublier que, moi aussi, j’étais curieux. De voir quel effet quelque chose de plus fort pouvait avoir sur sa maladresse, par exemple. Voilà qui s'annonçait prometteur. « Attention, renverser c'est tricher. » Je la mis en garde quand le serveur refit son apparition avec ce qui nous intéressait sur un plateau.

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() message posté Mer 1 Aoû - 12:01 par Gabrielle Rowena
That's the problem with drinking, I thought, as I poured myself a drink. If something bad happens you drink in an attempt to forget; if something good happens you drink in order to celebrate; and if nothing happens you drink to make something happen. ✻✻✻ « C’est le fruit de nombreuses années d'entraiment rigoureux. » Impossible pour Gabrielle de ne pas rigoler, même si elle soupçonne que ce ne soit pas entièrement une blague. Pour avoir déjà passé plusieurs soirées avec lui dans différents bars, elle sait bien qu’il n’est pas le genre  boire du jus de fruit dans ces moments-là. Elle ne juge pas, elle est exactement comme lui. Même si ce soir, elle n’a pas encore terminé son premier verre, n’étant pas certaine que ce soit une bonne idée. Ce n’était pas prévu, et en plein milieu de la semaine, elle a plus de mal à se laisser aller. Parce que demain elle devra s’occuper de sa fille, et aller au travail, comme tous les matins. En plus de cela, il lui faut désormais plus de temps pour se remettre d’une soirée alcoolisée. Pourtant, elle ne bouge pas, n’ayant nullement l’envie de laisser Ethan tout seul. La perspective de la soirée est bien plus plaisante que celle de rentrer chez elle, et de se retrouver seule. Pas quand il la cherche à essayer de la faire boire pour le rattraper. Une compétition un peu ridicule, mais qui l’a fait néanmoins sourire. Visiblement, il a commencé depuis déjà un moment, et il lui faudrait accélérer le mouvement si elle voudrait avoir une chance de le rattraper. « Mais toute la journée, je n’ai pensé qu’à ça. » C’est probablement faux, elle n’est peut-être que la seule qui ait accepté sa proposition, mais cela l’a fait quand même sourire. Au fond, elle se moque de savoir si c’est vrai, ou même s’il espérait passer la soirée avec une autre personne, il semble ravit de la voir, et c’est tout ce qu’elle demande. « D’où les nombreux verres en attendant mon arrivée. » Impossible de ne pas en rajouter un peu. C’est toujours ainsi entre eux, même si ça n’arriva jamais plus loin. Gaby est incapable de résister quand il s’agit de flirter, ou de provoquer les gens. Et Ethan est exactement le genre de personne qui ne se gêne pas pour lui rendre la pareille, ce qui faut qu’au final elle passe toujours une bonne soirée en sa compagnie. Même si pour l’instant, il semble plutôt vouloir la faire boire. Il est vrai que boire seule est moins intéressant. « On me le dit souvent mais deux fois en si peu de temps, c’est rare, tu vas finir par me gêner. » Elle secoue légèrement la tête, amusée avant de finalement boire son verre, non sans manquer d’en faire tomber. Elle n’y fait même pas attention, tant elle a l’habitude. Et les personnes qui passent du temps avec elle, finissent généralement par le remarquer rapidement. Ce n’est que le début de soirée, et il y fort à parier que cela ne fera qu’empirer avec les heures, et les verres. Fière d’elle, Gaby ne peut s’empêcher de faire une remarque à son compagnon de boisson. « Je ne demande qu’à voir ça. » Ce n’est sans aucun doute pas une bonne idée, mais elle ne peut finalement pas résister à l’idée d’une petite compétition entre eux deux. Elle le regrettera sans aucun doute demain matin, mais pour l’instant elle fait plutôt signe au serveur. « Attention, je vais finir par croire que tu veux me faire boire pour en profiter. » Non elle n’est pas sérieuse, et le sourire qu’elle lui adresse ne l’est pas non plus. Simplement il aurait été dommage de ne pas en profiter, de ne pas saisir la perche qu’il n’arrête pas de lui tendre à vouloir absolument la faire boire. Le serveur arrive vers eux, alors qu’elle n’a pas encore eu le temps de savoir quoi prendre. Elle n’en a pas le temps, Ethan se met à parler. Curieuse de savoir ce qu’il peut bien avoir à raconter, elle se contente de le regarder tout en calant sa tête sur sa main, se donnant un air concentrée. Le serveur ne semble pas plus étonné que ça, comme si finalement ce n’était rien comparé à d’autres demandes, ou confessions. Un challenge de qui pourra boire le plus, semble de toute façon approprié avec l’endroit. Il ne faut pas longtemps pour que leur commande arrive, pas assez pour que Gabrielle change d’avis. Non, désormais elle est plutôt motivée par cette compétition improvisée. « Attention, renverser c'est tricher. » Malheureusement, là-dessus elle ne peut rien promettre. Elle est déjà très maladroite en temps normale, alors dans des conditions particulières c’est encore pire. Quand elle est nerveuse, elle ne devrait plus être autorisée à toucher quoique ce soit. Et quand elle a but, c’est un peu la même chose. « Désolée, je ne peux rien garantir. » Elle lui adresse un sourire, alors qu’elle rapproche son verre vers elle. D’autres attendent gentiment leur tour, et il est difficile de croire qu’ils ne sont que deux à cette table. Avec précaution elle prend son verre, et le lève légèrement en direction d’Ethan. Ils ont déjà trinqué un peu plutôt, mais cette fois c’est plutôt pour lancer officiellement leur compétition. « Que le meilleur gagne ! » Et aussitôt, elle descend son verre, avant de le reposer vide sur table. Plus fort que le premier, sans aucun doute. « Wooo, avec ça je dois bien être au même niveau que toi. »  

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