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Who let the dogs out ☾ ft. Penny

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MEMBRE

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» Âge : vingt-huit ans, l'approche de la trentaine lui donne des frissons.
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() message posté Sam 20 Jan - 20:19 par Nevada F. Artemieva
Panique à bord Penny & NevadaLes courbes de sa tasse posées contre les extrémités de ses lèvres, presque bouillantes elles caressaient sa peau tandis que la fumée parfum chocolat noir semblait envahir ces sens. Au dehors, le bruit de la pluie qui tombe, celui des gouttes qui s'écrasaient contre la vitre, des roues qui au loin parcouraient les immenses rues Londoniennes, suivant un sillon imaginaire qui semblait sans cesse les ramener jusqu'au centre ville. La pluie, c'était un peu un phénomène qu'elle avait appris aimer que lors de ses premières années à Londres. C'était un peu le spectacle mal-aimé en Russie, elle se souvenait encore du mécontentement de sa mère lorsqu'elle la voyait tomber, comme si le temps lui même se mettait à gronder contre ses changements d'humeur incessants. Et puis, il y avait eu ce nouveau pays et l'approche différente, il y avait eu les petites gouttes qui coulent sur le front, ces mêmes que l'on aime admirer de loin, étant bien à l'abri chez sois. Dans le fond ça n'avait été qu'une question d'habitude et bien que certains pouvaient penser que cela rendait la capitale froide et triste, elle trouvait ça presque charmant. Une gorgée de son breuvage fût prit, elle esquissa une grimace à mi-chemin entre la douleur et une certaine surprise, s'éloignant aussitôt de son verre qui manqua de glisser hors de ces doigts. C'était brûlant. Assez pour lui arracher la chaire de poule, elle qui pourtant ne se sentait pas glacée grâce au chauffage ambiant.

— Je regrette encore de te le dire mais il est reparti ce matin même... Je suis désolée.
— J'ai l'habitude ne t'en fais pas... Est-ce qu'il m'a laissé une lettre ?

Ses yeux se soulevèrent un instant pour fixer le visage familier de l'assistante de son père, celle qui depuis quelques années le suivait encore, elle qui n'avait pas flanché malgré ses absences et qui avait pu l'observer elle, grandir petit à petit. C'était étrange, mais elle s'était habituée à cette femme, au point de la voir comme une sorte de tante, de membre de la famille ayant toujours été présent malgré l'absence des liens du sang. Et l'autre savait parfaitement à quel point cela la blessait un peu plus de voir que son père était déjà reparti en voyage, bien que malgré tout à chaque fois il se passait la même chose. Les deux le savaient, aucun autre mot n'avait besoin d'être échangé, autant passer à autre chose et faire comme si cela ne se reproduisait pas. Un clignement de yeux et Nevada tourna la tête, baissant ses orbes sombres en direction de la masse de poils présente dans un coin de la pièce, couchée, fragile, presque tremblante. C'était bien la première fois qu'elle voyait son chien ainsi depuis qu'elle ne l'avait recueilli, deux ans auparavant. C'était le revoir petit, incapable de tenir sur ses pattes suite à des mauvais traitements, à fondre le cœur. Et son cœur fondait encore, sous la culpabilité constante de peut-être ne pas lui avoir donné assez de temps, de ne pas pouvoir être aussi présente qu'elle ne le désirait pour lui comme pour son Ragdoll qui lui semblait se complaire dans son petit espace. Mais pas Shakespeare, il était encore trop jeune à ses yeux, encore le petit chiot qu'elle devait élever petit à petit, pas à pas comme s'il pouvait à tout moment s'écrouler. La vérité était que c'était elle qui s'écroulerait sans cette masse de poils. Dans le fond, on s'y attachait bien trop vite.

Le bout de la lettre tendue en sa direction l'arracha de ces pensées, Nevada tourna la tête, le silence la complaisant dans la tempête qui faisait rage dans sa tête. Elle ne savait décrire ce mélange amer et cette mélasse de pensées qui meurtrissait un semblant de sourire qu'elle aurait pu lui accorder. Et puis, doucement ces doigts vinrent prendre le morceau de papier plié, ces yeux observèrent l'écriture encore légèrement trop petite de son père, un peu comme s'il avait été trop pressé. Il en avait toujours été ainsi.

— Merci. Je dois y aller, Shakespeare a besoin de soins. Je repasserai probablement... bientôt.

Cette tasse qui était posée entre ces doigts rejoignit la table en verre, elle ne s'attarda que légèrement dessus, ramenait le sac trônant sur son épaule un peu plus contre elle et rangeant la lettre à l'intérieur, quelque part, elle n'aurait plus qu'à fouiller ensuite pour la retrouver. Sur le moment, l'envie de partir était plus forte que celle de rester encore un peu, de plonger ces yeux dans ceux verts de l'assistante de son père et de prendre de ces nouvelles. Cette femme avait toujours été tendre avec elle et ce malgré son caractère quelques fois assez contradictoire. Cette fois tu fuis. Elle fuyait pour la première fois ce lieu, préférant fermer les yeux et regarder ses autres problèmes, ceux qui avaient une solution. L'heure n'était plus pour elle mais pour la masse de poils bleu merle qui l'attendait quelques pas plus loin. D'un simple signe, elle capta le regard vairon de son chien, le forçant à soulever un peu la tête et à se redresser. Il semblait encore mécontent de devoir se lever pour partir, ils n'étaient arrivés que depuis quelques minutes à Shoreditch et ils repartaient déjà.

— Viens là, ça ira.

Lentement, sa silhouette s’accroupit face à lui, les tissus gris et sombres de son châle s'entremêlant avec ces poils aux couleurs de l'hiver, lorsqu'elle attrapa sa taille et le souleva elle se rendit compte à quel point les années défilaient bien trop vite. L'approche de la trentaine débarquerait bientôt devant sa porte, elle ne l'ouvrirait sans doute pas, si seulement elle avait le choix. Le bout du museau de la peluche se posa contre sa poitrine et la fit sourire, elle se redressa et tenta de marcher maladroitement, les doigts se perdant dans les poils longs qui ne tarderaient sans doute pas à perdre. Et ça faisait un peu du bien de l'avoir là, de déposer le bout de son nez contre le haut de sa tête et fixer son œil brun et l'autre bleu avec toujours autant de fascination. Après plusieurs dizaines de secondes à tenter de trouver une position pas trop désagréable pour porter la bête, elle offrit un simple sourire à la secrétaire familiale, ouvrant la porte du bout des doigts et se faufilant dans les couloirs aux teintes de bordeaux et de noir.

Il avait grandi.

Cette pensée lui traversa la tête alors qu'elle sortit du bâtiment immense, les gouttes de pluie lui parcourant le haut du crâne et du visage, elle frissonna en maintenant Shakespeare un peu plus contre sa poitrine d'un geste protecteur. Cela faisait bien... un an qu'elle ne l'avait pas porté ainsi, bien qu'il ait son propre caractère il n'avait aucun mal à lui obéir et à se déplacer quand elle avait besoin de le sortir. Nevada cacha le bout de son menton tout contre le haut de la tête de sa bête, dissimulant un petit sourire, ses doigts tapotant encore contre son flanc pour tenter de le réchauffer. Ils arriveraient sans doute trempés chez le vétérinaire. Alors, pressant les pas dans les rues de Londres, elle n'eût aucun problème à se repérer dans la ville et ses environs, retrouvant vite le chemin de cette cabine vétérinaire devant lequel elle était passée une ou deux fois, cependant elle ne s'y était jamais arrêtée. Ce serait une première fois. Une première expérience à essayer.

Son coude venant rejoindre la poignée de la porte, elle la bouscula quelques peu en tentant de pénétrer dans l'endroit, les bras ballants tant le poids de son animal semblait s'agrandir à chaque seconde. Et puis, prenant une grande respiration, la jeune russe déboula dans l'accueil du cabinet, poussant la porte avec un peu trop de force sans le vouloir et bousculant une autre personne qui semblait se trouver là.

— Oh mon dieu ! Je suis navrée, vraiment.

Nevada fronça légèrement les sourcils, l'eau de pluie la forçant à battre des cils plusieurs fois avant qu'elle ne vienne à distinguer ce qui semblait être une blouse blanche.

— Vous êtes... la dame qui s'occupe des animaux ? Je suis désolée je viens sans rendez-vous mais je ne sais pas trop ce qu'il a. Je crois que ça doit être ma faute, je l'ai laissé toute la journée avec la voisine, j'ai pas pu voir ce qu'il a mangé.

Paniquée.
Toute cette histoire lui dévorait les nerfs et faisait battre son cœur un peu plus vite. L'adrénaline la rendait nerveuse, elle enlaça davantage son berger australien comme pour se rassurer, tentant de berner cette émotion qu'elle ne parvenait pas bien à définir.

— Vous auriez une serviette ? Ce n'est pas pour moi je vous rassure, c'est pour lui.


©️ Crimson Day
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