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Call it magic - Aël

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() message posté Ven 26 Jan - 14:41 par Lilly R. Adams

Le sort ne fait pas de différence entre les gens. On est tous égaux face au hasard.On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu'un vous laisse l'observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n'entendez pas seulement ce qu'il veut bien vous dire, vous voyez ce qu'il est vraiment.
Aël & Lilly

Call it magic


Ce week-end à Bournemouth il est pensé et organisé depuis au moins un mois. Je sais que les filles avec qui je passe mon temps en cours depuis que je suis dans ma nouvelle école ont hâte d’y être. Elles m’en parlent tous les jours alors que j’appréhende un peu. J’ai jeté un œil sur internet en inscrivant le nom de l’endroit sur google et si ça a l’air plutôt sympathique, ça n’enlève en rien mon appréhension quant au trajet. Pire encore, j’anticipe en faisant nuit blanche du jeudi au vendredi, de tenter de ne pas m’endormir sur mon banc pour pouvoir m’endormir comme une masse dans la voiture et ne pas voir le trajet passer. Depuis mon accident, je n’affectionne pas tellement les voitures, bien que je doute que tout le monde soit aussi frappadingue que Julian. Et puis ici, tout le monde est sobre, alors autant se dire qu’il y a moins de risque. A la sortie des cours j’ai pris le temps de me doucher, de préparer mon sac et puis de manger un bout avant de rejoindre les autres sur le lieu de rendez-vous. On est six ou sept à faire partie de ce petit weekend et sur ce petit groupe je dois en connaître trois à tout casser… Quatre si on compte l’ambulancier, que j’aime autant éviter bien que mon regard aime maladroitement se perdre sur les traits de son visage.

Je les laisse s’organiser et finalement je grimpe dans la voiture d’une de mes amies. C’est pas moi qui conduis, je n’ai même pas le permis, alors je m’installe à l’arrière avec beaucoup d’impatience, dans l’espoir de m’endormir rapidement. Chose qui n’est pas bien difficile lorsque je me laisse bercer par les mouvements de la voiture, ou plutôt la conduite de mon amie. Deux heures et demi plus tard, je sens la main d’une des filles secouer mon genou afin de me réveiller. Il doit être aux alentours de 18h, et il me faut un peu de temps avant d’émerger. L’endroit est plutôt sympa et totalement différent de Londres. Le chalet qu’ils ont loué est relativement spacieux pour un groupe de sept personnes et le calme reste assez apaisant. Je dépose mon sac dans une des chambres, puis rejoins les autres au rez-de-chaussée. Trois d’entre eux se proposent pour aller faire des courses et moi je décide de rester là. Une de mes copines est déjà pendue à son portable alors qu’elle essaie désespérément de joindre son petit ami quand le reste propose de se lancer dans un jeu de cartes histoire de passer le temps, auquel j’accepte de participer.

Plus tard, après avoir passé une assez bonne soirée, mais aussi après avoir mangé, je décide d’aller me chercher un pull à l’étage et redescends non sans me servir un verre, puis m’installe sur les marches de cette petite terrasse en bois qu’offre le chalet qui nous était destiné. Si j’opte pour du soft, certains ont plutôt opté pour de la bière, ou du vin pour d’autres. A peine installée, on me propose de me joindre au jeu de société dont l’une de mes copines ne cessent de nous parler avec l’espoir qu’on lui dise oui. Certains semblent s’être laissé tenté, alors que je décline poliment. Les jeux de société c’est sympa, mais je crois que le manque de sommeil m’enlève toute motivation et le mal de tête qui va avec me supplie de m’éloigner un peu des rires et cris de chacun. Prendre l’air reste un moyen comme un autre, d’où mon envie d’admirer ce qu’on trouve difficilement à Londres, un paysage à couper le souffle.


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bouh
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() message posté Ven 26 Jan - 18:02 par Aël James


Call it magic

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Partir en week end. Ca fait longtemps que ça ne lui est pas arrivé, mais il avait des jours à poser et rien d'autre à faire de mieux. Toute façon quelques uns de ses potes y allaient, alors c'était l'occasion de les voir aussi. Souvent il loupait ce genre de week end car c'était là qu'il avait le plus de travail, c'était peut être le seul moment où il regrettait de faire son travail, pour faire la fête il n'y avait pas vraiment de problème mais dans le cas de partir plus d'une journée ça devenait compliquer.
Il avait donc quitter le travail plutôt ce vendredi là, il avait jeté des fringues dans son sac, et puis était parti rejoindre le reste de la troupe. Dans le lot il y avait quelques personnes qu'il ne connaissaient pas, mais sinon pour la plupart il les avait déjà vu. Il y avait même à son grand étonnement une fille qu'il avait rencontré à un entraînement, qu'il avait ramassé après un accident de voiture et qu'il avait eu l'occasion de revoir après ça. Il avait appris que son père bossait pour le même hôpital que lui et donc la retrouver n'avait pas été très difficile. Ils ne cessaient de se retrouver par hasard même si il avait l'impression qu'elle l'évitait quelque peu quand ils se recroisaient.

On lui laissa les clefs de la voiture. Il n'était pas le seul à être un conducteur hors pair, parmi les gars qui étaient là il y avait un autre pompier, comme lui, et il savait conduire le camion alors conduire une voiture... Mais ça lui retombait souvent dessus. Etait il le plus responsable de la troupe ? Son double métier le poussait à l'être malgré lui, son prénom aussi d'ailleurs. Mais ce n'était pas un ange loin de là, il l'avait prouvé plus d'une fois. Peu importe, le trajet passait plus vite comme ça. Dans la voiture les discussions vont bon train, notamment sur les filles qui nous accompagnent. Aël écoute d'une oreille distraite, répondant quand on lui demande son avis. Non pas qu'il n'a pas d'avis sur la chose, au contraire, il a des yeux, et des oreilles, il voit très bien à quoi elles ressemblent, et ce qu'elles font/disent. Disons qu'il ne ressent pas le besoin de montrer aux restes qu'il est lui même en manque d'affection féminine comme tous les autres.

***

Aël est sur la terrasse quand il entend la porte s'ouvrir et voit Lilly qui va jusqu'à s'asseoir sur les marches du chalet sans avoir remarqué sa présence. Il hésite pendant quelques secondes à aller la rejoindre. Elle lui a simplement dit bonjour tout à l'heure mais ça s'est arrêté là. Si elle s'est isolé c'est sans doute une bonne raison, lui aussi il en avait un peu besoin, il en avait marre de les entendre piailler.
Finalement il se décide. "Pas envie de jouer avec les autres ?" Sa bière à la main il vient s'asseoir à côté de la jeune demoiselle. Il se dit que si elle n'avait vraiment pas envie de lui parler, elle pourrait toujours lui demander de partir, et il rentrerait sans insister.
Toujours était il qu'il se sentait bien là, le cadre était beau, ça lui faisait du bien de sortir un peu de Londres, il en oubliait un peu le reste du monde là bas.
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() message posté Ven 26 Jan - 21:57 par Lilly R. Adams

Le sort ne fait pas de différence entre les gens. On est tous égaux face au hasard.On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu'un vous laisse l'observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n'entendez pas seulement ce qu'il veut bien vous dire, vous voyez ce qu'il est vraiment.
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Je n’ai pas hésité à accepter lorsqu’on m’a proposé ce petit weekend. Je trouvais même l’idée plutôt sympa et ça changeait radicalement de ce que j’avais pu voir et vivre avant mon accident. Les filles que j’ai rencontré lors de mon arrivée dans cette nouvelle école d’art sont diamétralement opposées à celles que je fréquentais avant. Et si Julian les trouve atrocement ennuyeuses pour moi, j’aime autant dire que ça me fait du bien de ne pas me demander comment je vais terminer, ou quel genre de weekend je vais passer. Je suis beaucoup plus sereine face à ce que m’ont proposées les filles et ce, même si je ne connais que très peu de ceux qui nous accompagnent. Elles, elles les connaissent, puisqu’elles sont de Londres depuis bien des années déjà. Moi je suis en quelque sorte la petite nouvelle, espagnole, au cœur brisé et récemment réparée par son propre père suite à une bêtise qu’elle regrette amèrement, même si elle s’en est bien sorti. Cette fois, j’ai même pris le temps d’en parler avec mon père de cette soirée, plutôt que d’agir dans son dos en me disant qu’il allait d’office refuser. En échange, je lui ai promis de ne pas boire, comme je lui ai promis de faire attention afin de ne pas à nouveau me retrouver entre la vie et la mort. Je sais qu’au fond il n’est pas très enthousiaste, mais lui comme moi avons besoin de ça. Déjà pour lui prouver que je suis capable de rester raisonnable et digne de confiance, et puis aussi pour me prouver à moi que le monde n’est pas forcément tout noir et que le karma ne s’abat pas systématiquement sur ma petite personne dès que j’ose mettre un pied en dehors de la maison.

La nature, la forêt et la verdure ne sont pas des paysages habituels pour moi. En effet, venant d’Espagne, ou du moins du sud et d’une maison située face à la plage, je suis plutôt habituée à des panoramas beaucoup plus balnéaires. Désormais, je suis aussi plus habituée à la ville puisque depuis un an j’ai les deux pieds bien ancrés dans la capitale anglaise. Les paysages qui m’ont bercée tout le long du chemin me font voir l’Angleterre d’une toute autre façon. Si j’aimais pester contre la pluie et ce côté grisaille qui, à mes yeux, caractérisait parfaitement ce pays, j’étais enfin surprise de ce que j’avais sous les yeux. Certes, il y avait de la pluie à Londres, mais il y avait aussi de très jolis alentours, de quoi se perdre un peu ou s’oublier et oublier cette vie pressée et presque parfaite qu’ont les anglais. Le chalet est lui, plutôt cosy, chaleureux et de quoi passer un agréable weekend. Les gens qui m’accompagnent sont plein d’entrain, souriants et débordant d’idées pour rendre ce weekend encore plus sympa et puis parmi eux il y a celui qui était là lors de mon accident. Ce chapitre de ma vie est tabou pour moi et je n’en parle pas, ou jamais. Ou bien pas avec les principaux concernés. Je déteste en parler avec mon père alors que je sais qu’il sait plus de choses sur moi que je n’aurais aimé qu’il sache. Imaginé qu’il a pu mettre ses mains dans mon corps, mes organes me dérange et l’idée que ce garçon a lui aussi un peu contribué à tout ça me met mal à l’aise. J’ai l’impression qu’il me connait sans que je ne lui en ai pas vraiment laissé l’autorisation et pourtant, en contrepartie je sais que je lui dois beaucoup, comme je dois beaucoup à mon père. A plusieurs reprises, je pose mon regard sur lui, comme si je cherchais à savoir ce qu’il pensait exactement et détourne aussitôt le regard lorsqu’il se sent épier. Alors si après mon accident, je suis restée longtemps sans le croiser, j’ai l’impression que dernièrement, nos chemins se croisent un peu trop souvent pour arriver à me dire que tout ça n’est qu’une question de hasard.

Dehors, l’air me fait du bien et pourtant je n’ai rien bu si ce n’est du soft, rien de plus. Les rires, les cris et la fatigue m’infligent un réel mal de crâne, mais aussi cette chaleur humaine étouffante qu’il y fait. Le simple fait qu’ils me proposent de me joindre à nouveau à eux me fait sourire et me fait comprendre que peut-être suis en train d’apprendre à m’entourer de personnes pas trop mauvaises. Avec Zara, on serait déjà partie sur un jeu d’alcool, ou des sortes de gages à infliger aux autres pour que finalement, ça finisse mal. Mais eux arrivent à s’amuser avec un simple jeu de cartes, peut-être que finalement leur simplicité me sied bien. Assise sur les marches, je n’avais pas vraiment remarqué la présence d’Aël. Ou plutôt de l’ambulancier. Persuadée qu’il se trouvait aussi à l’intérieur, je sursaute légèrement lorsqu’il élève la voix et m’écarte sur le côté pour lui laisser un peu plus de place à côté de moi. « Je ne t’avais pas vu. Désolée » Peut-être s’était-il écarté dans l’espoir d’être tranquille. Auquel cas c’était loupé puisque désormais, j’étais là moi aussi. Enfin, je me retourne pour regarder à nouveau les autres et puis lui adresse un léger sourire « Mmmh non. J’ai déjà joué tout à l’heure, j’avais besoin de prendre un peu l’air. Et toi, pourquoi ta bière et toi faites les solitaires ? » Je dépose mon verre entre mes jambes et regarde l’endroit où on se trouve. Oui, ça change totalement de Londres. « Est-ce que tu… Enfin je veux dire, est-ce que tu te rappelles que j’ai vingt ans ? Bon je vais sur vingt-et-un en mai, mais ça fait encore quelques mois. » Sans doute allait-il me prendre pour une tarée, ou allait-il se demander pourquoi je venais à lui préciser une telle information. J’aimais autant mettre les points sur les i, qu’importe la situation. Peut-être que ça m’éviterait une nouvelle déception.

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() message posté Sam 27 Jan - 12:07 par Aël James


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Le week end s'annonce sous les meilleurs hospices. Comme souvent quand on part en vacances avec ses meilleurs amis. Cependant on est jamais à l'abri de tension. Le nombre de fois où Aël a dû essuyer des bagarres sans vraiment en faire parti ne peuvent pas se compter sur les doigts d'une main. Souvent les problèmes interviennent quand il y a trop de mélanges d'alcool et autres produits conduisant temporairement à une perte de cerveau temporaire. Oh bien entendu Aël savait lui aussi abusé de ce genre de produit là, bien qu'il ne se soit jamais drogué. Compliqué de le faire quand on fait du sport, pas vrai ? Quoi que certains font et pensent l'inverse.

L'endroit dans lequel ce week end avait été réservé avait quelque chose de magnifique. Un petit bout de terre sauvage dans la campagne anglaise, où rien ne donne l'impression que la civilisation soit arrivée jusque-là. Bien sûr comme un peu partout dans le monde maintenant, les villes n'étaient jamais loin. Cependant, au Canada par exemple il y avait encore beaucoup d'endroit où il n'y avait la forêt que la forêt à des miles à la ronde. Il faut dire que le pays est grand, très grand, rien à voir avec l'Angleterre même si on y ajoute toutes les parties constituant le Royaume Unis. Il fait tout de même froid en ce mois de janvier, Aël se demande toujours si il y aura la neige comme il le fait depuis qu'il est petit. Sans doute pourrait-il difficilement habiter dans un endroit où il ferait trop chaud, lui il ne connaît que le froid.
Il est assez content de pouvoir voir un peu du pays. Finalement ce pays il le connaît mal bien qu'il ait visité d'autres villes, surtout dans le sud de l'Angleterre, c'était là où ils allaient avec ses parents quand il était petit pour aller à la plage. L'eau n'était pas très chaude mais c'était tout de même la plage ! Il ne connaissait pas le sud de la France, l'Italie, ou encore l'Espagne. Les plages où il faisait chaud presque toute l'année, il ne les avait vu que sur des photos ou des cartes postales qu'on avait pu lui envoyer. Cependant il se répétait qu'un jour il prendrait le temps de faire ça. Il n'avait pas forcément envie de partir quelque part seul. Aël n'était pas un solitaire, bien que parfois il aimait pouvoir se poser seul chez lui et ne rien faire, il était plus dans son bain entouré de gens.

Là s’il s'était un peu éloigné du reste de la bande c'était pour respirer. Il avait envie aussi d'aller faire un tour, mais il faisait nuit, il n'allait rien y voir. Non, il aurait tout le temps de faire ça le lendemain. Il restait encore presque deux jours entier avant de rentrer à Londres et de reprendre le quotidien de sa vie. Il avait dit à sa mère qu'il ne pourrait pas venir manger dimanche midi. Elle avait fait la tête, mais il avait promis de passer un soir de la semaine manger avec eux à la place. Elle avait été plus indulgente quand il lui avait appris qu'il n'était pas pour autant seul et qu'il partait un peu en dehors de la ville. Elle n'avait de cesse de s'inquiéter pour elle, et de dire qu'il était temps qu'il se pose, fonde une famille etc. Elle avait envie d'avoir des petits enfants, Aël était le premier et il avait bientôt 30 ans, c'était dans l'ordre des choses. Cependant ça n'est pas toujours aussi simple. Il voulait des enfants, il en avait conscience depuis un moment, mais trouver quelqu'un pour en faire... Une autre histoire qu'il n'avait pas envie de se raconter pour l'instant.
Finalement il n'était pas resté seul longtemps puisque Lilly c'était jointe à la partie. Il lui accorda un sourire quand elle lui dit qu'elle ne l'avait pas vu. Dans l'ombre de la nuit c'est vrai qu'il était caché. "Pas de soucis." Il lui demanda si elle n'avait pas envie de rester avec les autres, à l'évidence si elle était sortie c'était pour une raison. Souvent dans ce genre de soirée c'était soit parce que l'alcool était trop monté à la tête, soit pour fumer. Elle avait l'air sobre et il savait qu'elle ne fumait pas. Elle lui retourna la question. "Je me demandais si on pouvait voir les étoiles à Londres c'est pas possible." Ce n'était pas tout à fait la vérité mais il ne voulait pas passer pour un rabat joie en peignant son besoin d'air. Et pour tout dire c'était vraiment ce qu'il était en train de faire quand elle est arrivée sans vraiment s'en rendre compte. Ici le ciel n'était pas pollué par toute la lumière de la ville.
Il y a un instant de blanc mais ce n'est pas mal aisant, ils regardaient tous les deux autour d'eux semblant perdu dans leur contemplation. La question de Lilly le ramène sur terre. Pendant quelques secondes il la dévisage. Il se demande d'abord où elle veut en venir, et puis il se rappelle l'épisode de l'accident dans lequel il l'a repêché. Dans l'état dans lequel elle était, et tout le reste. Oui, il savait déjà son prénom mais il avait dû se renseigner plus pour l'arrivée à l'hôpital. Age, nom, maladie connue etc. Il savait donc qu'elle avait 20 ans et qu'elle s'appelait Lilly Adams. Pas grand-chose de plus sur la jolie demoiselle. Enfin si, il connaissait son père, il l'avait déjà aperçu avant mais depuis l'accident les choses avaient changé. Finalement il se mit à rire ne voyant pas pourquoi elle lui demandait ça, son âge ne lui importait pas, pourquoi aurait-il été un problème ? Et puis l'air effarouché qui allait avec était adorable. "Oui je sais tout ça !" Forcément la question qui allait suivre après était nécessaire. «Est-ce que tu sais que moi j’ai 29 ans, 30 en août ? » Il prenait ça sur un ton léger, mais il fallait qu’il demande pourquoi elle lui avait annoncé son âge comme ça. A vrai dire, elle était sans doute la plus jeune ici mais il avait appris des années durant que l’âge ne définissait pas qui on était au contraire. C’est plutôt l’état d’esprit. Il avait vu des vieillards se comporter comme des jeunes actifs, allant courir tous les matins, et continuant à travailler et des jeunes de 20 ans agir comme si leur vie était déjà derrière eux. Il ne voyait pas le mal dans leurs 9 ans d’écart. En fait il ne la connaissait pas, peut-être qu’elle faisait mentalement ses 20 ans, mais elle n’avait pas l’air d’une la fille écervelée, image qu’on prête aux filles de cet âge en général. « Notre différence d’âge te gêne ? Je suis quoi un vieux papi pour toi ? » Si elle répondait oui… « Fais gaffe à ce que tu réponds ou la vengeance sera terrible. » Des menaces en l’air bien entendu, mais puisqu’il avait un air malicieux sur le visage il n’avait pas besoin de le préciser.

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() message posté Dim 28 Jan - 19:35 par Lilly R. Adams

Le sort ne fait pas de différence entre les gens. On est tous égaux face au hasard.On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu'un vous laisse l'observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n'entendez pas seulement ce qu'il veut bien vous dire, vous voyez ce qu'il est vraiment.
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En sortant, je pensais me trouver seule dehors, et pourtant en quelques secondes, j’avais Aël à mes côtés. Peut-être que lui aussi avait besoin de souffler, ou peut-être était-il juste sorti pour fumer. En réalité, je ne connais pas vraiment son hygiène de vie. Ca ne serait pas le premier homme à faire du sport et fumer. Ni même à travailler dans le domaine de la médecine et de se bousiller les poumons. Me concernant, j’avais surtout besoin de prendre l’air et m’aérer l’esprit. Peut-être dans l’espoir de faire passer mon mal de crâne. C’est parfois ce qu’on propose avant de recourir à un quelconque médicament pouvant faire passer la douleur. Des médicaments j’en ai avalé une bonne quantité ces derniers mois et j’avais au moins envie de laisser mon corps souffler en ayant recours à la patience, et au naturel. Je ne suis pas adepte de l’adage « le mal est arrivé tout seul et repartira bien tout seul » mais n’empêche que j’ai cette envie de croire que mon organisme a aussi besoin de respirer.  

Je lui adresse un sourire face à sa réflexion. C’est sûr qu’à Londres, on est moins tranquille et puis à Londres, la vie est différente. Chacun a ses occupations et je ne suis pas certaine que ni lui ni moi pensons réellement à regarder si des étoiles animent le ciel juste au-dessus de nos têtes. Encore que s’il le voulait vraiment, il pouvait trouver un moment pour se poser et admirer tout ce qu’il se passe « Ah ouais ? J’te crois pas. Ou alors tu connais très mal la ville, parce que moi qui ne suis là que depuis un an j’en ai déjà vu » rétorquais-je avec humour « Bon alors, pourquoi t’es là ? » Non non, je ne comptais pas lâcher l’affaire avant d’avoir la vraie raison.  Finalement, à l’évocation de mon âge quelques minutes plus tard, je me demande moi-même ce qu’il m’a pris de lui balancer ça. Je crois que c’était plus fort que moi, déjà quand je repense à la première fois que j’ai rencontré Nolan. C’était à l’inauguration d’un nouveau bar branché dans le centre de Londres, et je l’avais littéralement agressé pour cette histoire d’âge. Autant dire que Pierre m’a laissé un goût amer de cet histoire, ou simplement des situations similaires « Non, je ne savais pas. Je sais juste que tu fais du foot US et que t’es ambulancier. Le reste c’est un gros point d’interrogation… » En même temps, je ne lui avais jamais posé de questions le concernant, encore que je n’en avais pas souvent eu l’occasion. Je m’étais d’ailleurs demandé pourquoi s’était-il intéressé à mon rétablissement après cet accident.

Je portai enfin mon verre à mes lèvres, lorsqu’il me posa une autre question concernant notre âge respectif, ou plutôt la différence d’âge entre nous. « Mmmh. Non. Je voulais juste le dire, comme ça je suis sûre que tu le sais. On sait jamais. » Non pas qu’elle se voyait déjà dans une histoire similaire à celle qu’elle avait eu avec Pierrot, mais sans doute que si elle avait annoncé la couleur directement avec lui, que ça lui aurait évité un cœur brisé lorsqu’il l’avait enfin remarqué. « Peut-être pas un papi, mais je me doutais que t’avais quand même plus que vingt-cinq ans. A partir de là, c’est pas toujours bien vu ou bien interprété. » Je ne me voyais pas lui expliquer mon histoire avec Pierre, déjà parce qu’on ne se connaissait pas tellement, mais aussi parce que je doute que ça l’intéresse et je ne suis pas sûre d’en avoir vraiment envie. « Est-ce que tu crois qu’un couple avec dix ans d’écart peut tenir ? » Il pouvait prendre la question comme il le voulait, après tout je ne suis pas à l’abris de sous-entendus. En attendant la réponse, je le fixais droit dans les yeux, un léger sourire sur les lèvres.

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Peut être n'avait elle pas tord, il y avait sans doute un endroit à Londres où on voyait suffisamment bien les étoiles. Mais ça n'avait rien à voir avec le lieu où ils étaient actuellement. Ici il n'y avait que la lumière du châlet qui gênait, autrement dit : pas grand chose. Pour le reste cette excuse ne semblait pas valable aux yeux de la jeune femme et elle voulait savoir la vraie raison de la venue d'Aël dehors, ou plutôt pourquoi il s'était isolé. "Ou quoi ? Je risque quoi si je ne réponds pas ?" Après tout que pouvait elle bien lui faire ? Elle avait l'air toute fragile, la maîtriser ne relèverait pas d'un exploit. N'importe quelle menace serait toute aussi vaine, elle en savait tellement peu sur lui. L'inverse était réciproque d'ailleurs. Malgré tout il la narguait ouvertement se demandant à quel point elle était têtue.

Si une des rares choses qu'il connaissait sur elle était son âge , elle ne tarda pas à redonner cette information. Il se demandait ce que ça venait faire là dans cette discussion. C'était clairement sorti de nul part. Alors se sentant qu'il fallait faire de même, et peut être pour faire un peu d'humour il lui dit lui aussi son âge. Il commençait à se faire vieux si on comparaît leur nombre d'années respectif.
Lilly quant à elle fit le tour des choses qu'elle savait sur lui. Jusque là, tout était juste. Elle connaissait son métier, elle l'avait vu à l'oeuvre bien qu'inconsciente, et son passe temps, d'ailleurs ça aussi elle l'avait vu faire. C'était donc plus que ce que lui ne savait sur elle. Sa remarque le fit sourire. Elle était spontanée c'était appréciable. "Tu peux toujours poser des questions si la suite t'intéresse, mais je m'autorise à répondre que si j'en ai envie, pas de questions indiscrètes non plus !" ça faisait un peu action ou vérité, bien longtemps que le jeune canadien n'avait pas joué à ça, mais qu'importe c'était dans l'ambiance de la soirée non ?

Il avait du mal à voir où elle voulait en venir malgré tout. Cette histoire d'écart d'âge semblait réellement la tarauder. Il se demanda si il était judicieux de poser la question ouvertement. Est ce qu'elle avait eu une relation avec un gars plus vieux ? En l'occurrence pas mal plus vieux qu'elle sans doute. Il avait peur qu'elle se braque si il posait la question comme ça. Elle aurait très bien pu lui répondre que ça ne le regardait pas, et elle aurait eu raison. Il tenta donc un trait d'humour façon de tâter le terrain à sa manière. Il savait très bien que finalement 30 ans ce n'était pas si vieux, d'ailleurs il était dans une certaine forme lui même. Cependant quand on est jeune, 30 ça peut impressionner. "La dernière fois que j'ai regardé j'avais pas de cheveux blancs, c'est les rides qui m'ont trahis ?" Oui, il se trouvait drôle. Il n'avait pas peur de vieillir à partir de là ça simplifiait les choses.

Il bu un peu à sa bière et manqua de tout recracher à la question quelle lui posa. Définitivement cette discussion prenait un tournant inespéré. Elle était intéressée par lui et c'est pour ça qu'elle lui posait ces questions là. Au vu de la scène c'est le première chose qu'il lui vint à l'esprit. Peut être qu'elle était intéressée par un de ses potes c'est ce qu'il se dit ensuite. Sans mentir il préférait la première proposition. "C'est une proposition ? Clairement je ne promets pas l'amour éternel au premier rendez vous." Encore et toujours du second degré mais là il était intéressé par la réponse. En tout homme normal qu'il était, on ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas remarqué Lilly. Elle était jeune, belle, loin d'être idiote, et quelque part il se sentait lié à elle depuis l'accident qu'elle avait eu. Elle lui plaisait en d'autre terme, mais jusque là cette attirance physique il n'en avait rien fait, et le fait qu'il ait nettement l'impression qu'elle l'évitait n'arrangeait rien. " T'aime les papi en fait c'est ça ?"

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() message posté Ven 2 Fév - 13:58 par Lilly R. Adams

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Aël & Lilly

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J’adressais un regard faussement menaçant à mon interlocuteur. A vrai dire, il ne risque pas grand-chose et je ne peux même pas le forcer à me raconter sa vie, ni même ce qui se trame dans sa petite tête brune, mais ma curiosité prend le dessus sur le reste, et au fond j’aimerais vraiment savoir ce qui l’a poussé à sortir, ou bien ce à quoi il pense en ce moment-même « tu ne devrais pas me défier, ça peut très, très mal finir » tentais-je de lui faire croire. Une sorte de coup de bluff, comme au poker. Sauf que je suis super nulle à ce jeu, et surtout très peu crédible « C’est si honteux que ça ce qu’il se passe dans ta tête ? ». Il y a de cela une heure encore, j’essayai plus ou moins d’éviter Aël. Non pas qu’il m’avait fait quelque chose, mais l’idée qu’il puisse me parler de l’accident m’effraie un peu. Ca reste un sujet tabou pour moi et si j’en ai voulu à mon père d’avoir brisé cette conversation interdite, j’espérais que lui n’en ferait pas autant. J’imagine qu’un jour on en parlerait, mais le plus tard serait le mieux.

Le concernant, je savais peu de choses et étant donné qu’il ne semblait pas me reprendre, autant dire que jusqu’à maintenant j’avais tout bon. Pas de quoi pavaner étant donné qu’il ne s’agissait que de deux ou trois choses, mais c’était toujours mieux que rien. Je lui adresse un sourire lorsqu’il me propose de lui poser des questions. Malheureux, il ne sait pas trop à quoi s’attendre en me proposant une telle chose ; ma curiosité est bien trop présente pour passer outre cette invitation « Mmmh. Tu as toujours vécu en Angleterre ? T’as des frères et sœurs ? C’est quoi ton genre de filles ? »

Autant dire que Pierre avait laissé une marque indélébile dans ma vie. Et tout ça s’était terminé plus ou moins à cause de leur âge respectif. Lui allait sur ses trente-et-un an et moi sur mes vingt-et-un. Il y avait pile dix ans entre nous et à croire qu’il n’était pas prêt à l’assumer. En réalité, j’avais trouvé ça un peu trop facile, mais aussi un peu – beaucoup – dégueulasse comme excuse. Autant dire que la rupture avait été difficile et ce, surtout en se retrouvant toute seule sur un lit d’hôpital à broyer du noir. Au fond, je ne voulais pas qu’Aël me prenne pour ce genre de fille qu’on a envie de protéger comme une petite sœur et pourtant, il ne semblait pas agir de la sorte, mais j’aimais autant arrêter de vouloir analyser la situation et voir ce que l’avenir me réserve. Ce qui était sûr, c’était que lui au moins connaissait mon âge. Et j’étais capable de lui répéter tous les jours prochains où l’on se croisera pour m’assurer qu’il ne l’oublie pas. Au fond je crois qu’il me plait, au moins un petit peu, et peut-être est-ce la raison pour laquelle j’anticipe de la sorte. Mais je ne veux pas me brûler les ailes, alors je ne m’engage pas et je me contente de répondre à ses questions « Je dirais que la barbe te fait prendre au moins 5 ans » répondis-je avec un léger sourire, puis je reprends « mais c’est sexy, t’en fais pas ».

Je porte mon verre à mes lèvres puis me retient de boire en entendant sa question. Il est vrai que ça pouvait passer pour une proposition, mais c’en n’était pas une. Ou pas tout à fait « Mais non, c’est une question simplement rhétorique. Mais t’as pas répondu ! » Non, je ne lâchais pas l’affaire, et ce même si son intention était de m’embrouiller le cerveau pour ne pas répondre à la question « C’est pas sexy par contre quand tu te traites de papi ! Et puis les mecs de vingt ans, ils sont gamins. » Je marque une pause, et reprends « Quoi que ceux de trente ans ils sont trop coincés » Ou plutôt fermés d’esprit ? Ce qui revient au même. « Tu crois qu’ils vont passer la nuit à jouer aux cartes et nous dehors ? » Non pas que l’idée me dérangeait, mais il ne faisait pas 30 degrés, pensais-je en m’enrouant d’avantage dans mon gilet tel un wrap au poulet.


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bouh
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() message posté Ven 2 Fév - 18:14 par Aël James


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Il se mit à rire après les "menaces" de Lilly. Cette fille était sans doute beaucoup de chose, mais pas une menace. Elle ne savait rien sur lui, et à moins qu'elle ne fasse un art martial japonais secret, il doutait qu'elle puisse lui casser la gueule. "Est ce que ton but est de me faire peur ? " Clairement ça se voyait sur la tête d'Aël qu'il était nullement impressionné. "Non parce que ça..." Il pointa son bras du doigt. "C'est pas vraiment impressionnant." Quant à ce qui se passait dans sa tête ... Etait  pas si honteux non, mais disons qu'il ne se livrait pas si facilement. "Si tu savais..." Il prit un air entendu comme si forcément ce qui se tramait dans sa tête se ramenait au sexe, alors que clairement dans le cas présent ce n'était pas le cas. Mais il voulait voir si elle marchait. Etait elle crédule ?

Peut être si il avait su que ça serait le début d'un interrogatoire il n'aurait pas dit qu'elle pouvait lui poser toutes les questions qu'elle voulait. Pour l'instant tout ça était très soft non ? La jeune femme avait pourtant l'air curieuse. Il se prêta au jeu pour l'instant, et sur  les deux premières questions. "Je suis né au Canada, je suis arrivé à Londres à 6 ans. Et j'ai un frère et une soeur, les deux sont plus jeunes." Quid de son type de fille ? Bonne question. Etait il le genre de gars à avoir un type de fille ? A bien y réfléchir le trait commun de ses ex était peut être d'être brune, et encore il ne s'arrêtait pas à ça. "C'est quoi ce genre de question ?" Une question contre une question. En plus il pouvait clairement dire que celle là n'avait rien à voir avec les autres. en plus il ne voyait pas bien comment la question pouvait aiguiller la jeune femme sur lui. "La réponse t'intéresse vraiment ? Tu veux voir si tu rentres dans le champ des possibles ?" C'était facile pour lui de la taquiner elle lui donnait matière à le faire.

Non il n'avait pas de cheveux blancs, mais de là à dire que la barbe le vieillissait à ce point... Il le savait, lui il aurait plutôt dit qu'il perdait presque 10 ans sans. En y réfléchissant il ne put s'empêcher de porter la main à sa barde de beaucoup plus que 3 jours à présent. Il sourit quand elle dit que c'était sexy, acceptant donc le compliment par la même occasion. "Les filles préfèrent les barbus y'a pas à dire, ça fait son effet...?" Il disait ça comme si il était un tombeur. Il ne se considérait réellement pas comme tel... Non lui c'était plutôt le genre de gars à se faire refouler parce qu'il voulait une relation sérieuse. C'était à ne rien y comprendre. "Quoi d'autre est sexy ? Faut que je prenne des notes si tu veux bien me donner un cours... " A nouveau il se moquait gentiment d'elle. En même temps il testait les limites de la jeune femme.

Elle était tenace la petite. "Non je n'ai pas répondu parce que je n'ai pas la réponse. Je suppose que ça dépend de ce que chacune des parties veut dans la vie ?" Il devenait philosophe maintenant. "Pas trop jeune ou pas trop vieux... Bref t'es chiante quoi ! Jamais contente." Il aurait pu dire comme toutes les filles pour tirer sur la corde du sexisme, voir si elle allait montrer les dents ou pas. Il ne l'avait pas fait... Est ce que ça voulait dire qu'il était coincé ? "Est ce que puisque je n'ai pas encore techniquement 30 ans, ça veut dire que je ne suis pas encore coincé ?" Il marqua une pause. "D'ailleurs qu'est que t'entends par coincé ?" Oui c'était une bonne question à poser ça non ? Au moins il pourrait savoir si il l'était ou pas.

La question de Lilly le ramena à la situation actuelle. Il devait être tard maintenant, il n'avait ni montre ni portable pour en attester. "Tu veux rentrer ? " Lui n'en avait pas envie. Il était bien assis sur la marche du chalet à parler avec Lilly. Cependant il commençait à faire froid, et il voyait qu'elle grelottait en réalité. "J'ai pas forcément envie de jouer..." Il se mit debout. "Je pense que je vais aller me coucher, y'en a qui se sont levés tôt ce matin -oui je sais je suis un papi. Demain je pense que je vais proposer d'aller visiter les environs ça doit être sympa." Il attendit que Lilly en fasse de même et il la suivit à l'intérieur. Les autres tout à leur partie s'étaient à peine rendu compte de leur absence.
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() message posté Mar 6 Fév - 10:54 par Lilly R. Adams

Le sort ne fait pas de différence entre les gens. On est tous égaux face au hasard.On dit souvent que les yeux sont les fenêtres de l'âme. Les gens se caressent, se touchent, mais il faut beaucoup de confiance pour que quelqu'un vous laisse l'observer droit dans les yeux aussi longtemps que vous en avez envie. A ce moment-là, vous n'entendez pas seulement ce qu'il veut bien vous dire, vous voyez ce qu'il est vraiment.
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Je hausse les sourcils face à ses réflexions. Je ne les prends pas mal, loin de là, mais je souligne le fait qu'il me cherche ou du moins, qu'il essaie de me faire réagir. Les hommes sont doués et si mon but n'est pas de lui faire peur - encore faudrait-il que j'y parvienne - mais bien de lui montrer qu'il ne devrait pas se reposer sur ses lauriers et pendant qu'il désigne mon bras du doigt, je pose instinctivement les yeux sur les siens, puis me permets toute seule, comme une grande de lui palper le bras " même pas peur. Et puis de toute façon, c'est dans les plus petites fioles qu'on met les plus violents poisons, monsieur. Alors même si à tes yeux je ne suis qu'une petite croquette, c'est pas pour ça que je ne peux pas être redoutable ! " ajoutais-je avec une pointe d'humour. Autant dire que j'avais au moins le caractère qui me permettait de ne pas être ce genre de fille trop faible, trop sensible ou encore qui se laisse marcher sur les pieds. J'ai plutôt le profil de la nana qui hurle pour un oui, pour un non, qui crise pour des broutilles, mais qui reste attachante malgré tout. Et quand on le dit soi-même, c'est d'autant plus vrai " Dis-moi à quoi tu penses, je veux savoir. " je soutiens son regard dans l'espoir qu'il crache le morceau, peut-être un peu trop curieuse, mais tant pis. " Sinon, je dirais aux autres que tu m'as dit que tu pensais à moi, complètement nue sous la douche. " Spontanée, toujours spontanée. Et sans aucun complexe qui plus est, sans parler que le cerveau humain est tellement complexe qu'inconsciemment, il se pourrait qu'il en vienne à au moins essayer de m'imaginer sous la douche.

Aël ne s'était sans doute pas attendu à avoir un véritable interrogatoire en m'autorisant de lui poser des questions. Après, avec les filles c'était souvent comme ça, non ? En tout cas, moi j'avais toujours ce petit bout de curiosité qui me poussait à vouloir en savoir plus, quitte à y glisser une question bien plus intrigante que les autres qui sont toutefois plus générales " Je rentre toujours dans le champ des possibilités, je ne me fais aucun souci là-dessus " Rétorquais-je, toujours avec le sourire mais aussi avec un faux air d'assurance. " non je déconne " D'autant plus qu'à la base, ce n'était qu'une question comme ça. Ou peut-être que non, mais s'il avait l'espoir que je l'avoue, il pouvait toujours courir " T'es chiant, tu réponds jamais aux questions. Tu les détournes toujours ! T'as été politicien dans une autre vie ou quoi ? " je lui adressai un regard quelque peu renfrogné, un peu trop déroutée par cette facilité à retourner la conversation à son avantage. Je suis presque certaine que c'est une tactique pour laquelle il avait opté afin d'éviter de répondre. Les hommes qui n'avaient pas envie de répondre utilisent toujours cette tactique. Comme les politiciens d'ailleurs.

A nouveau, j'arque un sourcil en l'entendant parler à la place des filles. Personnellement, je ne suis pas une adepte des yetis, mais je dois avouer que la petite barbe de quelque jour fait son effet " Si c'est pas plus long, ça va. Le style Robinson Crusoé c'est pas mon genre personnellement " encore que beaucoup de fille raffolait de l'effet ours, ou homme bourru plein de poils, mais c'était très peu pour moi. Je fis mine de réfléchir à sa question " Mmmh. Les hommes en costard ça fait son effet aussi sur certains. Les jolies mains aussi. " Ou du moins, c'était un peu ce que moi je pouvais trouver sexy. Instinctivement, je prends la main d'Aël dans la mienne pour l'examiner d'un peu plus près " Mmmh ca va, tu te défends bien " repris-je dans un rire en lui rendant sa main. C'était assez particuliers, mais pour moi c'était un élément assez important. Aussi bien un homme qu'une femme devait avoir de jolies mains. Si moi je passe un temps fou à faire ma manucure, je n'attends cependant pas à ce que les hommes le fassent, mais les doigts longs et fins sont toujours plus attirants que le gros boudins.

En l'entendant me donner son avis sur la différence d'âge dans un couple, j'étais presque soulagée de voir qu'il ne pensait pas comme Pierre. Non pas que je me voyais déjà mariée avec lui et une ribambelle d'enfants, mais j'avais au moins la certitude de ne pas être totalement frappée. " Tu me vois avec un mec de quarante ans alors que mon propre père n'en a même pas quarante ? Y'a des limites quand même " me défendais-je. Quant aux jeunes de vingt ans, ils étaient bien trop immatures pour arriver à les supporter. " Ben… Faut voir ta façon de penser. Si pour toi les filles de vingt piges sont des gamines qui ne méritent pas d'être prises au sérieux, alors oui t'es un gros coincé. " et bim. Mon intention n'est pas de l'insulter, puisque je ne sais pas trop comment il jugerait la situation, mais c'était du vécu. Ou du moins, du vécu avec un seul mec. J'ai conscience que les mettre tous dans le même sac n'est pas la meilleure solution, mais j'avais presque beaucoup de mal à faire autrement. " Ben vous n'avez plus trop le petit coup de folie qui vous pousserait à fréquenter une fille dix ans plus jeune par exemple. Mon père il est dans la trentaine, et j'peux te dire qu'il n'a pas vraiment apprécié que mon ex ait dix ans de plus que moi. "

Un blanc qui s'installe et me fait prendre conscience qu'en fait, il fait froid. Que j'ai froid à rester dehors et pourtant, avec quelques degrés de plus je serais bien restée volontiers à lui tirer les vers du nez. Comme moi, il ne semblait pas super emballé à l'idée de jouer aux cartes. Disons que jouer une fois, c'est sympa, mais recommencer dix fois le même jeu ça devient un peu ridicule, voir totalement exaspérant. " Tu passeras mon bonjour aux poules ? " lui lançais-je en le taquinant sur le fait d'aller dormir tôt. Quant à sa balade, c'est vrai que ça pouvait être sympa. Après, encore fallait-il voir le temps qu'il fait. " Je doute que t'aies beaucoup d'amateur si tu décides de partir assez tôt ". En rentrant, je jetai un œil aux autres qui semblaient s'amuser comme des fous. Me concernant, j'allais probablement me taper sur le lit et dessiner en attendant que Morphée veuille bien de moi " Bonne nuit ! " lançais-je à l'adresse d'Aël avant de rejoindre ma chambre.

****

Si la soirée s'était plutôt bien terminée, le matin avait été relativement brutale, ou plutôt la nuit assez bruyante. Le chalet avait beau être spacieux, moi et une de mes amies on avait probablement choisi la mauvaise chambre en sachant que nos chers voisins se sont bien fait plaisir une bonne partie de la nuit et du petit matin. Finalement, on a capitulé aux alentours de 4h30 et après une douche que j'espérais revigorante, je rejoins Eliza qui s'attelle à la cuisine en bas. Me concernant, je cuisine aussi bien qu'un cochon avec des moufles, alors j'emmène mon calepin avec moi pour me caser dans le divan, avec un chocolat chaud posé sur la table basse et en attendant que l'heure passe je me concentre sur mon dessin, mais aussi et surtout sur ma musique que j'écoute dans mon casque en veillant au sommeil des autres. Moi. Légèrement exaspérée alors que déjà après huit heures de sommeil, je ne suis absolument pas matinale, je n'adresse pas la parole à mon amie et autant dire qu'elle non plus. C'est le calme le plus total dans la pièce de séjour en attendant que d'autres daignent revenir du pays des rêves.



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() message posté Mar 6 Fév - 15:23 par Aël James


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Non, il n'avait pas peur d'elle, elle n'aurait pas fait peur à un de ses petits chiens qu'ont les vieilles dames d'après lui. Mais il se contenta de garder un air peu convaincu et de ne rien dire.Là où il ne put rester muet c'est quand elle lui dit qu'elle voulait savoir. Ce genre de tournure ne marchait pas sur lui, on ne pouvait pas exiger qu'il parle. "Tu veux savoir ? Encore une fois tu ne me fais pas peur donc tu ne peux rien exiger de moi." Il marqua une pause et sourit à Lilly. "Qui t'as dit que je pensais pas à toi toute nue sous la douche ?" Il ne l'avait jamais fait, mais la vision ne devait pas être mauvaise. Même plutôt bonne d'ailleurs non ? Lilly était plaisante à regarder là dessus il n'y avait pas à tergiverser.

Il regardait Lilly du coin de l'oeil. Etait elle vraiment si sûre d'elle et imbue d'elle même ? Ou était ce une façade ? Bonne question, en tout cas sur le moment elle semblait sûre d'elle et elle ne semblait pas avoir froid aux yeux. Sans doute qu'en tout cas elle rentrait dans le champ des possibles de beaucoup de garçon. "Je t'avais dit que je ne répondrais que aux questions qui ne sont pas indiscrètes. C'était indiscret alors je ne répondrai pas." Il n'en démordrait pas. Oui Lilly était têtue, mais lui aussi.
Elle continue en lui expliquant finalement son genre de type. Étonnant comment la discussion a dérivé pour en arriver là. Il a de plus en plus l'impression qu'elle cherche volontairement à le faire réagir, elle lui temps des perches... Sans doute peut on dire qu'il en fait autant de son côté. "Alors c'est ça ton style ? Costard, peu de poil et jolie main ? Pourquoi pas." Il reprit sa main en se disant qu'elle aurait pu la garder, mais ça serait passé d'un geste naturel à un geste mal aisant.

La différence d'âge n'est pas quelque chose qu'Aël envisage comme un problème. Il n'a jamais été avec des filles beaucoup plus jeune ou plus vieille que lui, elles avaient environ le même âge que lui en général mais qu'est que cela changeait ? Le principal c'était d'être heureux non ? "Ah oui donc en fait si on est pas d'accord avec toi, on est un gros coincé ? " Voilà qui réglait bien des problèmes.Cependant il réfléchit quand même à ce qu'elle venait de lui dire. "Les filles de vingts piges comme tu dis, ne me posent pas de problème. De toute façon elles fuient toutes quand on veut passer aux choses sérieuses." Voilà, chacun son tour ils envoyaient des piques à l'autre gente. Lilly n'était pas la seule à pouvoir se plaindre, lui aussi finalement avait eu le droit à son lot de déception.
"Est ce que ton père accepte de te voir fréquenter quelqu'un déjà ? Vu le mal que j'ai eu à lui faire comprendre pourquoi je voulais prendre de tes nouvelles..." La fin de phrase mourut doucement, il allait dire à l'hôpital mais il n'avait pas envie d'en parler si jamais elle non plus ne le voulait pas. Après pour ce qui était du chirurgien Adams... Oui quand il s'agissait de sa fille, Aël avait compris que les choses n'étaient pas simples. Alors, puisqu'elle venait d'avouer que son ex avait 10 ans de plus... Maintenant il comprenait pourquoi elle lui avait poser toutes ses questions sur la différence d'âge. Quelques interrogations lui vinrent subitement, mais il ne demanda rien. Bizarrement il préférait évoquer l'accident qu'elle avait eu, plutôt que son ex.

***

Après un bonne nuit à Lilly, Aël était parti se coucher sans demander son reste. Il avait dormi d'une traite sans être dérangé jusqu'au petit matin. Quand il ne craignait pas que son téléphone sonne pour une urgence il dormait profondément, pire qu'une souche. Cependant il n'avait pas dormi si longtemps que ça, plus que les autres, et donc suffisamment pour être le premier des garçons à mettre le nez hors de la chambre.
En descendant les escalier il se rendit compte qu'il était en réalité 6h30 du matin. Il faisait à peine jour dehors. Tellement l'habitude de se lever tôt... Il n'était pourtant pas le seul. Suivant l'odeur de café, il trouva une des filles dans la cuisine. "Déjà debout ?" Il prit une tasse attendant que la jeune femme lui réponde. "Avec lilly on est debout depuis des heures, y'en a deux qui ont passé une bonne nuit si tu vois ce que je veux dire..." Lui n'avait rien entendu, mais ne put s'empêcher de rire.

Jetant un coup d'oeil vers le salon je vois une tête brune dépasser du canapé. Avec ma tasse de café, je m'approche et regarde le dessin que Lilly est entrain de faire. "Tu vas peut être pouvoir venir dire bonjour aux poules avec moi." Il n'avait pas oublié cette idée d'aller se promener. D'ailleurs dans cet état d'esprit il avait sorti un des pulls qu'il portait en général quand il allait au Canada, et des chaussures adaptés. Il avait peut être l'air d'un bûcheron mais il n'aurait pas froid. Il fit le tour du canapé pour s'asseoir à côté d'elle le temps de boire son café.

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