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I just died in your arms tonight, it must've been some kind of kiss ❧ Amanda.

Guyliner.
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Guyliner.

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() message posté Dim 11 Fév - 23:55 par Ethan I. Hemsworth
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I just died in your arms tonight
She brooded and bit her rich lips : my soul began its first sink into her, deep, heady, lost ; like drowning in a witches' brew, Keltic, sorcerous, starlike.

Je n’avais pas bronché. De tout le trajet. Même plus tôt devant Gladys je m’étais abstenu. Elle non plus n’avait pas bronché, ce qui n’était pas habituel, du tout. Chaque fois que je me rendais chez Amanda pour la nourrir -officiellement-, elle jacassait, volait partout, frottait ses plumes contre les cheveux d’Ava et les miens. Et à chaque fois je ne résistais pas à l’envie de rester un moment, posé avec elle pour lui apprendre tout un tas de bêtises. Ava ne manquait pas d’imagination non plus. Quelque chose à quoi sa propriétaire devait bien s’attendre, dès qu’elle avait pris la décision de me la confier en son absence. C’était bizarre, aussi, de se retrouver chez elle de manière régulière, sans elle à l’intérieur. Ce matin, c’était la dernière fois que je passais puisqu’Amanda revenait de son voyage. Peut-être que l’oiseau sentait ce genre de choses, le petit pincement qui serrait mon coeur de savoir que mon rôle était rempli, ma présence plus nécessaire. Ou peut-être qu’il savait lire dans le coeur des humains plus profondément que les humains eux-mêmes, allant chercher ce que je ne voulais pas voir. Cet égoïsme presque maladif que me causait la solitude. Cette saleté de voix intérieure qui me faisait douter d’être le bienvenu ici. J’aurais dû me sentir flatté qu’elle me fasse confiance pour entrer chez elle en son absence, veiller sur ses biens et sur notre fille. Je voulais vraiment l’être, mais au fond, tout ce que je pensais c’était que je ne valais pas mieux qu’un concierge. J’étais la personne qui venait nourrir le chat. L’oiseau, en l’occurence. Sur la route en allant déposer ma fille chez ses grands-parents, je souriais malgré tout derrière mon casque, imaginant la tête que ferait l’australienne en rentrant chez elle et que le perroquet la saluerait d’un « Debout pour la femme du capitaiiiine ». Comme j’aurais aimé voir ça.

Je savais seulement qu’Ava restait chez ses grands-parents pour le week-end. Et je me retrouvais vite de retour chez moi à ruminer sur tout ce que je ne savais pas. Savoir sa mère là-bas en Australie depuis plusieurs semaines faisait remonter tout un tas de choses à la surface. Je songeais plus souvent à notre maison, à toute les affaires que j’avais laissées là-bas. Les siennes, les miennes, les vieux jouets de notre fille devenue bien trop grande, tout dans notre trop grande maison que je n’avais même pas eu le courage de vendre. Que je n’avais pas voulu vendre. Je me demandais si elle y avait mis un pieds pendant son séjour, imaginant ce que ça pouvait faire d’entrer dans la demeure d’une ancienne vie, de marcher au milieu des grands draps blancs recouvrant les meubles. Le doute me prenait, maintenant, après tout ce temps, les avais-je seulement recouvert ? Je me revoyais plutôt partir à bout de nerf en laissant tout en plan, jusque la vaisselle dans l’évier. Beaucoup de verres sans doute… Je souriais tout seul en regardant celui que je tenais dans les mains, assis devant le plan de travail de la cuisine. Parce que c’était une boisson chaude pour une fois. Rien d’alcoolisé. Ava avait oublié un paquet de marshmallows sur la table. J’étais rentré et il m’attendait là, comme fait exprès. J’aurais pu me morfondre sur le fait qu’elle me manquait déjà, ressortir dans un bar, mais non, au lieu de ça j’avais opté pour un chocolat chaud. Tant pis si c’était beaucoup moins amusant de tremper les marshmallows dedans tout seul. Ava me manquait hein ? Elle n'était pas la seule. J'étais resté quoi ? Dix minutes chez les parents d'Amanda et ce fut assez pour regretter sa présence. Même à me balancer des pics moqueurs comme à Noël, ouais, j'aurais bien aimé la voir lever les yeux au ciel à tout ce qui sortait de ma bouche plutôt que ne pas la voir du tout. Je devais être un putain de masochiste.

Le regard noyé dans mon chocolat, je regardais les carrés de guimauve s'enfoncer sans grande conviction. Je m'attendais à finir la soirée comme ça, dépité devant ma tasse, si bien que je crus frôler la crise cardiaque quand la sonnette retentit. Bloody Hell. Mauvais, j'attendis qu'elle sonne une seconde fois pour daigner me lever. À cette heure-ci il n'y avait qu'une personne pour venir m'embêter. Je marchais d'un pas lourd mais souriant, tout le paradoxe de se faire embêter par une gentille voisine, me demandant ce que Rebecca avait encore pu oublier. « … » Ce n’était pas Rebecca. Non. Le visage qui m’apparut une fois la porte ouverte me laissa bouche-bée. Pas que ça changeait de d’habitude. Amanda me clouait souvent le bec. « Am… » Par un réflexe miraculeux, je me stoppai, m’empêchant d’être complètement ridicule. Oui, bien sûr que c’était Amanda, je le voyais bien, pas besoin de dire son nom comme un demeuré. Mon air surpris devait faire suffisamment d’effet à lui seul. « Entre, je t'en prie. » L'invitai-je modestement, me décalant de la porte pour la laisser passer si elle le souhaitait. Machinalement, ma main vint se loger à l’arrière de ma nuque, remuant des cheveux nerveusement. Elle n’était jamais réellement entrée dans mon appartement. Au moins, ces derniers jours avec Ava l’avaient animé un peu. Certains auraient appelé ça du bordel, personnellement, je préférais un peu de bordel au vide impersonnel qu’il y régnait habituellement. Comme dans un appartement provisoire, songeai-je, sauf que j’y logeais depuis une année et des poussières. Les poussières se comptaient en mois... « Qu’est-ce qui ne va pas ? » Quelque chose n’allait pas. Je le vis tout de suite vu, dès que son regard croisa le mien. Tout, de sa présence ici à une heure tardive et à l'improviste, jusqu'à son visage blême me criait que quelque chose n'allait pas. J’aurais pu jurer que des larmes se cachaient quelque part, faisant de mon mieux pour ne pas les faire couler, si jamais j’insistais trop. Mais certains vieux réflexes ne vous quittaient jamais. Celui de me pencher légèrement sur son regard pour mieux en percer les mystères était un de ceux-là. Surtout lorsque l’inquiétude entrait en jeu. Et bordel ce que ça m’inquiétait de la voir débarquer comme ça.

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