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I just died in your arms tonight, it must've been some kind of kiss ❧ Amanda.

Guyliner.
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() message posté Dim 11 Fév - 23:55 par Ethan I. Hemsworth
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Je n’avais pas bronché. De tout le trajet. Même plus tôt devant Gladys je m’étais abstenu. Elle non plus n’avait pas bronché, ce qui n’était pas habituel, du tout. Chaque fois que je me rendais chez Amanda pour la nourrir -officiellement-, elle jacassait, volait partout, frottait ses plumes contre les cheveux d’Ava et les miens. Et à chaque fois je ne résistais pas à l’envie de rester un moment, posé avec elle pour lui apprendre tout un tas de bêtises. Ava ne manquait pas d’imagination non plus. Quelque chose à quoi sa propriétaire devait bien s’attendre, dès qu’elle avait pris la décision de me la confier en son absence. C’était bizarre, aussi, de se retrouver chez elle de manière régulière, sans elle à l’intérieur. Ce matin, c’était la dernière fois que je passais puisqu’Amanda revenait de son voyage. Peut-être que l’oiseau sentait ce genre de choses, le petit pincement qui serrait mon coeur de savoir que mon rôle était rempli, ma présence plus nécessaire. Ou peut-être qu’il savait lire dans le coeur des humains plus profondément que les humains eux-mêmes, allant chercher ce que je ne voulais pas voir. Cet égoïsme presque maladif que me causait la solitude. Cette saleté de voix intérieure qui me faisait douter d’être le bienvenu ici. J’aurais dû me sentir flatté qu’elle me fasse confiance pour entrer chez elle en son absence, veiller sur ses biens et sur notre fille. Je voulais vraiment l’être, mais au fond, tout ce que je pensais c’était que je ne valais pas mieux qu’un concierge. J’étais la personne qui venait nourrir le chat. L’oiseau, en l’occurence. Sur la route en allant déposer ma fille chez ses grands-parents, je souriais malgré tout derrière mon casque, imaginant la tête que ferait l’australienne en rentrant chez elle et que le perroquet la saluerait d’un « Debout pour la femme du capitaiiiine ». Comme j’aurais aimé voir ça.

Je savais seulement qu’Ava restait chez ses grands-parents pour le week-end. Et je me retrouvais vite de retour chez moi à ruminer sur tout ce que je ne savais pas. Savoir sa mère là-bas en Australie depuis plusieurs semaines faisait remonter tout un tas de choses à la surface. Je songeais plus souvent à notre maison, à toute les affaires que j’avais laissées là-bas. Les siennes, les miennes, les vieux jouets de notre fille devenue bien trop grande, tout dans notre trop grande maison que je n’avais même pas eu le courage de vendre. Que je n’avais pas voulu vendre. Je me demandais si elle y avait mis un pied pendant son séjour, imaginant ce que ça faisait d’entrer dans la demeure d’une ancienne vie, de marcher au milieu des grands draps blancs recouvrant les meubles. Le doute me prenait, maintenant, après tout ce temps, les avais-je seulement recouvert ? Je me revoyais plutôt partir à bout de nerf en laissant tout en plan, jusque la vaisselle dans l’évier. Beaucoup de verres sans doute… Je souriais tout seul en regardant celui que je tenais dans les mains, assis devant le plan de travail de la cuisine. Parce que c’était une boisson chaude pour une fois. Rien d’alcoolisé. Ava avait oublié un paquet de marshmallows sur la table. J’étais rentré et il m’attendait là, comme fait exprès. J’aurais pu me morfondre sur le fait qu’elle me manquait déjà, ressortir dans un bar, mais non, au lieu de ça j’avais opté pour un chocolat chaud. Tant pis si c’était beaucoup moins amusant de tremper les marshmallows dedans tout seul. Ava me manquait hein ? Elle n'était pas la seule. J'étais resté quoi ? Dix minutes chez les parents d'Amanda et ce fut assez pour regretter sa présence. Même à me balancer des pics moqueurs comme à Noël, ouais, j'aurais bien aimé la voir lever les yeux au ciel à tout ce qui sortait de ma bouche plutôt que ne pas la voir du tout. Je devais être un putain de masochiste.

Le regard noyé dans mon chocolat, je regardais les carrés de guimauve s'enfoncer sans grande conviction. Je m'attendais à finir la soirée comme ça, dépité devant ma tasse, si bien que je crus frôler la crise cardiaque quand la sonnette retentit. Bloody Hell. Mauvais, j'attendis qu'elle sonne une seconde fois pour daigner me lever. À cette heure-ci il n'y avait qu'une personne pour venir m'embêter. Je marchais d'un pas lourd mais souriant, tout le paradoxe de se faire embêter par une gentille voisine, me demandant ce que Rebecca avait encore pu oublier. « … » Ce n’était pas Rebecca. Non. Le visage qui m’apparut une fois la porte ouverte me laissa bouche-bée. Pas que ça changeait de d’habitude. Amanda me clouait souvent le bec. « Am… » Par un réflexe miraculeux, je me stoppai, m’empêchant d’être complètement ridicule. Oui, bien sûr que c’était Amanda, je le voyais bien, pas besoin de dire son nom comme un demeuré. Mon air surpris devait faire suffisamment d’effet à lui seul. « Entre, je t'en prie. » L'invitai-je modestement, me décalant de la porte pour la laisser passer si elle le souhaitait. Machinalement, ma main vint se loger à l’arrière de ma nuque, remuant des cheveux nerveusement. Elle n’était jamais réellement entrée dans mon appartement. Au moins, ces derniers jours avec Ava l’avaient animé un peu. Certains auraient appelé ça du bordel, personnellement, je préférais un peu de bordel au vide impersonnel qu’il y régnait habituellement. Comme dans un appartement provisoire, songeai-je, sauf que j’y logeais depuis une année et des poussières. Les poussières se comptaient en mois... « Qu’est-ce qui ne va pas ? » Quelque chose n’allait pas. Je le vis tout de suite, dès que son regard croisa le mien. Tout, de sa présence ici à une heure tardive et à l'improviste, jusqu'à son visage blême me criait que quelque chose n'allait pas. J’aurais pu jurer que des larmes se cachaient quelque part, faisant de mon mieux pour ne pas les faire couler, si jamais j’insistais trop. Mais certains vieux réflexes ne vous quittaient jamais. Celui de me pencher légèrement sur son regard pour mieux en percer les mystères était un de ceux-là. Surtout lorsque l’inquiétude entrait en jeu. Et bordel ce que ça m’inquiétait de la voir débarquer comme ça.

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() message posté Dim 22 Avr - 16:41 par Amanda E. Hemsworth


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Pendant son séjour, la blonde c'était malgré efforcée d'en profiter un maximum, heureuse de profiter de vacances en compagnie de sa moitiée.  Après tout, elle ignorait quand elle reviendrait ici. Et quoi qu'elle eu adoptée Londres, son pays natal et sa ville, lui manquait régulièrement. C'est le jeu ma pauvre Lucette ! Se fit-elle la réflexion. Au prix d'un effort plutôt considérable,  l'assistante s'accord parmi son planning chargée : piscine, plage, balade, bronzette, cocktail party et sieste, une après-midi pour retourner voir sa maison, leur maison...Bien sur, comme elle aurait pu s'y attendre, la nostalgie l'envahie. Tant de souvenirs ici...Le temps ne paraissait pas avoir passé entre ces murs. Seule un peu de poussière témoignait de l'absence d'habitants. Revenue auprès de Chuck, la toujours dénommée Madame Hemsworth, se sentait quelque peu morose. Et l'annonce de sa camarade n'allait en rien arranger son humeur.  
Lorsqu'elle avaient organisé ce voyage toutes les deux, la jeune femme ne pensait pas que celui-ci marquait la fin d'une période et le commencement d'une autre. Elle ne se sentait pas particulièrement à l'aise avec les transitions, encore moins avec les changements brusque. Aussi, lorsque sa soeur lui avait annoncée sa décision de restait en australie, de changer d'air, pour redonner du souffle et un sens à sa vie, l'ancienne avocate c'était retrouvée muette de surprise. Bien sur, elle voulait le bonheur de sa jumelle, plus que tout. Aussi, elle avait feint la joie, même si Charlotte ne s'y était pas trompée. Elle avait ce qu'elle pouvait pour ne pas se laisser ronger par la nouvelle, mais le cœur n'y était pas. Au moment de retourner à son quotidien, vers sa fille et son mari, elle avait eu beaucoup de difficulté à se contenir jusqu’à l'installation dans l'avion. Puis elle avait craquée et pleurée régulièrement au cours du vol l'a ramenant chez elle.
Une fois sur place, elle c'était sentit on ne pouvait plus perdue. Le courage de rentrer à son appartement lui manquait. Elle avait donc prit la direction de celui d'Ethan, sans réfléchir. Voila comment elle c'était retrouvait devant sa porte. « Am… »  Dans un autre contexte, Amanda aurait pu se moquer gentiment, de l'air ébahit de l'irlandais, mais ce soir, elle n'en avait ni l'envie, ni la force. « Entre, je t'en prie. » Plantée au milieu du salon, l'australienne réalisa ne pas se rappeler être déjà entrée. Et si d'habitude, elle se serait néanmoins sentit à l'aise, ce n'était pas le cas pour l'instant. Son sac de voyage toujours en main, elle hésitait sur le comportement à adopter. « Qu’est-ce qui ne va pas ? » Evidemment, comment passer à coté de sa mine déconfite ? Secouant d'abord la tête silencieusement, elle finit par lâcher : "Charlotte n'ai pas revenue avec moi." Ces mots lui coûtaient et pourtant elle réussit à prononcer sa phrase avec un calme olympien, peu naturel. "Elle a décidée de rester là-bas. Je ne sais pas vraiment depuis...combien de temps elle projetait ça...Mais voilà."  Elle marqua une courte pause, avant de reprendre : "Est-ce que je pourrais prendre une douche ? Je suis arrivée directement de l'aéroport avec une partie de mes affaires et je me sens un peu chiffonnée." La blonde savait pertinemment qu'il ne dirait pas non. Elle réussit à esquisser un petit sourire au moment où celui-ci lui indiqua la salle de bain et promis de lui en raconter d'avantage, une fois qu'elle serait un peu plus propre et détendue. Disparaissant plusieurs minutes, elle essaya tant bien que mal de faire un peu le vide dans sa tête, puis de revenir sur les bonnes choses. Sa fille, ses parents, ses amis et enfin Ethan. Ils étaient toujours ici et avait besoin d'elle. "Je suis désolée, je me suis permise de d'emprunter ça" dit-elle en revenant vêtue d'un tee-shirt ne lui appartenant pas. "J'ai mal calculée mon coup, j'ai très peu d'affaires encore propre, hormis ça et ces chaussettes " précisa-t-elle désignant la paire pourvus petit lapinou rose et or, remontant presque jusqu'à ces genoux. "Un cadeau d'Ava" se justifia-t-elle. "Je vais encore t'embêter d'avantage, mais du coup si je pouvais faire une machine, ce serait pas mal". Elle entreprit alors de s'occuper du linge à la suite, avant de revenir près du canapé lorsqu'elle eu enfin finit.
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() message posté Mer 16 Mai - 2:07 par Ethan I. Hemsworth
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Moi et une tasse de chocolat. Je donnais l’impression d’être sur le point de plonger dedans, le liquide d'une obscurité pareille au trouble dans mes iris, alors que je restais là à le fixer sans y toucher, des mauvaises pensées plein la tête. J’imaginais mal ce qu’aurait donné n’importe quel objet personnel chargé de souvenirs à la place de cette tasse. Un objet tout droit importé de Sydney, par exemple. Si des marshmallows débiles oubliés par Ava me donnaient le spleen, mieux valait ne même pas l’imaginer. Visualiser ma femme là-bas m’avait assez réussi comme ça. De l’imagination, j’en manquais cruellement ce soir. Trop épuisé pour en faire preuve, sans doute. Le plus loin que je pouvais voir, le plus improbable que je pouvais envisager ? Ma voisine Rebecca débarquer à pas d’heure. Rien d’original en somme. Tout qui expliquait ma tête ébahie quand Amanda apparut sur le palier. J’avais envie de sourire, une envie quasi irrépressible de m’extasier. Il aurait été beau, plus grand encore que devant une apparition divine. Si seulement la gêne à travers tout son corps m’avait échappée. Ce n’était pas le cas. À croire que j’étais toujours aussi perspicace. Fermer la bouche juste avant de prononcer son prénom comme si je voyais la Sainte Vierge, voilà le seul réflexe que j’adoptai. L’inviter à entrer vint en second. Dans un autre contexte, je me serai attardé sur des détails idiots, si l’appartement était suffisamment rangé, si elle ne trouverait pas la décoration -ou plutôt l'absence de décoration- pathétique, le genre de choses auquel on pense quand on reçoit une personne importante chez soi. Dans un autre contexte, mon coeur aurait manqué plus d'un battements et j'aurais remercié un ciel auquel je n’étais plus sûr de croire. Combien de fois j’avais fixé ma porte en espérant que l'être aimé viendrait me sortir de ma misère. Combien de fois je m'étais promis de ne jamais le laisser repartir si ce miracle se produisait. Et je me tenais là, bêtement planté devant elle, lui laissant à peine l’espace d’avancer pour refermer la porte. Nos positions inversées, je remarquais son sac qu’elle tenait dans la main. Sûrement des affaires de voyage. J’analysais l’information, ne réussissant qu'à me perturber davantage. Elle n'était donc pas passée par chez elle ? Y avait-il eu un problème à l’aéroport ? Charlotte l’avait-elle accompagnée jusqu’ici ? Finalement, une seule m’apparut capitale : qu’est ce qui n’allait pas ?

J'aurais aimé me réjouir, gonfler mon coeur et mon orgueil d’espoir qu’elle ait simplement eu l’envie soudaine et incontrôlable de me voir, mais je n’étais plus assez fou pour y croire. Bien loin des réjouissances, je comprenais assez vite, elle se trouvait là parce que quelque chose n’allait pas. « Charlotte n'est pas revenue avec moi. » Lisant le désarrois sur son visage, je détestais aussitôt la savoir mal, l’idée même que quelqu’un ait pu la blesser. Mais Charlotte… Partie. Non. Restée, plutôt. En Australie. La nouvelle allait mettre un certain laps de temps à être digérée. Devant la maitrise étonnante de sa jumelle, je dus passer pour un idiot, la bouche à moitié ouverte et aucun son qui n’en sortit. Heureusement, elle dût deviner la grande question que je n’arrivais pas à poser, pourquoi, et me donna plus d’explications. « Elle a décidé de rester là-bas. Je ne sais pas vraiment depuis… combien de temps elle projetait ça… Mais voilà. » Voilà. Son monde venait de basculer et… voilà ? Je devinais aisément qu’il y avait plus qu’elle ne le laissait entendre. J’avais moi-même vécu séparé de mon frère de bien longues années, je ne pouvais qu’entrevoir un bref aperçu de ce qu’elle ressentait elle, moitié de jumelles, de perdre le refuge qu’elle était venu chercher à Londres. Car Charlotte était son refuge. Si je savais quelque chose, c’était bien ça. J’aurais aimé me montrer autant compatissant de vive voix, mais mes pensées restèrent silencieuses, parce que je savais autre chose : Elle s’était réfugiée auprès de sa soeur dans le but de me fuir. Léger détail qui suffit à me faire fermer la gueule pour l’instant. Pas le temps de parler de toute façon. Pas le temps de grand chose, en fait, qu’elle passa à un tout autre sujet, me demandant la permission de prendre une douche. « Je suis arrivée directement de l'aéroport avec une partie de mes affaires et je me sens un peu chiffonnée. » Au moins, je trouvais réponse à une de mes nombreuses questions non posées. « J’aurais pu venir te chercher tu sais. Laisse-moi porter ça. » Ça, c’était son sac de voyage duquel je ne m’étais pas encore occupé. C’était aussi l’occasion de ne pas lui laisser l’opportunité de s’attarder sur ma remarque. Elle devait bien savoir que je serais venu. Moi, je préférais ne pas savoir pourquoi elle ne m’avait pas appelé, compte tenu de la dernière fois qu’elle m’avait demandé un service… Apporter son sac près de la salle de bain, par contre, c’était dans mes cordes. « Voilà. Fais comme chez toi. » Annonçai-je en lui ouvrant la porte, remercié par son sourire. Le premier depuis qu’elle était entrée, suivi du mien en retour. Prends ton temps. Je ne voulais pas qu’elle se sente pressée. Bien sûr que je voulais en savoir davantage, elle ne m’aurait pas promis de m’en raconter plus une fois revigorée sinon. Je tenais juste à ce qu’elle se sente le plus à son aise possible. Elle pouvait bien passer trois heures là-dedans, je ne comptais pas bouger.

Sa voix me surprit. « Je suis désolée, je me suis permise de d'emprunter ça » Je m’étais accoudé au comptoir de la cuisine, au début pour attendre que le chocolat chauffe, à la fin, je rêvassais. Des rêveries qui ne cherchaient pas bien loin, juste à l’autre bout du loft et la femme dans ma salle de bain. Son ‘’emprunt’’ n’aidait pas du tout. « Je me demande ce que t’aurais fait si je n’étais pas un homme aussi ordonné et prévoyant. » Ouais, je sous-entendais qu’elle se serait retrouvée sans rien sur elle. Cette habitude de poser quelques t-shirt propres en évidence pour les matins pressés… Pourquoi ?! L'australienne avait continué de parler, inutile de préciser que je n’avais rien entendu, focalisé sur la façon dont le vêtement couvrait son corps. Au moins, je pouvais me féliciter de porter des cols V, ils offraient une vue loin d’être désagréable. Jusqu’au mot ‘’chaussettes’’. Là, mon regard distrait tomba sur ses jambes et un rire que je n’avais pas vu venir éclata. « Un cadeau d’Ava. » Je découvrais la passion de ma fille pour les lapins roses. « Je ne sais pas si je dois être rassuré que ce ne soit pas toi qui les aies achetées ou m’inquiéter des goûts de notre fille. » Tout à fait adorable ces petits lapins, en vérité, mais impossible de résister à l’envie de la taquiner. À vrai dire, je me considérais comme un véritable sur-homme à cet instant. Il me restait suffisamment de bon sens pour attraper la tasse chaude et m’éloigner deux mètres plus loin en direction du canapé. J’aurais pu la poser sur l’îlot central, là où gisait encore ma boisson à peine touchée, froide, des cadavres de chamalots au fond du mug. Ouais, j’aurais pu, mais, pour ma santé mentale, il valait mieux l'observer de moins près. « Fais attention, t’es à deux doigts d’abuser de mon hospitalité. » Plaisantai-je sans me retourner à sa demande de lancer une machine. Je lui avais bien dit de faire comme chez elle. L’engin se trouvait en évidence dans la cuisine, elle ne pouvait pas la louper.

Quand elle vint près du canapé, j’étais assis sur l’accoudoir, mug en main. Sans prendre la peine de me lever, je tendis le bras, l’invitant à le prendre. « Je me suis dit que ça te ferait du bien. » Entre sa douche et le tri de son linge, j’avais eu du temps pour cogiter et si je faisais bonne figure, en réalité je n’en menais pas large. J’épuisais mon dernier effort en attendant qu’elle s’installe avec sa boisson avant de me tourner vers elle et d’enfin ouvrir la bouche pour déblatérer autre chose que des bêtises. « Alors ? Tu es venue pour me torturer en te baladant en tenue légère dans tout l'appart', ou bien il y a autre chose que tu dois m’annoncer ? » Je déglutis, songeant à un départ. Pour rejoindre Charlotte, à tout hasard. Un accord, des projets qu’elles auraient effectués ensemble dont Amanda redoutait de me parler, n’importe quoi, toujours le pire évidemment. J’avais appris à m’y attendre. L'idée qu’elle ne puisse pas vivre sans Charlotte ne me paraissait pas si dingue, même si ce n’était pas la première fois qu’elles se retrouvaient éloignées l’une de l’autre. Après tout, à la perte de notre petit, Ava et moi ne lui avions pas suffi. Enfin… moi pas… Pourquoi lui suffirais-je cette fois ? J’ignorais quoi faire pour elle. Aucun doute, par contre, sur ce que je n’allais pas faire : rien. Hors de question d'attendre que ça passe une seconde fois. Et puis, il y avait cette proximité entre nous, mon regard sans cesse captivé par ce qu’il voyait, l’impression que je finirai avec les rétines brulées à force de ne pouvoir que la regarder. Elle devait le reconnaitre ce regard…

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() message posté Sam 19 Mai - 18:21 par Amanda E. Hemsworth


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 « J’aurais pu venir te chercher tu sais. Laisse-moi porter ça. »  avait-il dit gentiment. Ce à quoi elle avait répondu, ne pas y avoir pensé. Ce qui était vrai. Dans la panique, l'idée ne l'avait même pas effleurée. « Voilà. Fais comme chez toi. » Elle acquiesça et se hâta.
La salle de bain n'était pas mal. L'environnement était plutôt rustique, son compagnon ne s'embarrassant pas de fioritures inutiles, mais, ce n'était pas désagréable. Prenant son temps, sans toutefois y passer trois heures, la jeune femme prit une bonne douche chaude, essayant d'évacuer avec la fatigue, les restes du voyage et un fond de maquillage un peu vieillissant. Bien sur, cela ne suffirait pas à lui faire digérer les derniers événements survenus. Néanmoins, c'était un début. Soupirant et délaissant l'eau chaude, elle se sécha rapidement.  La jeune femme fouilla ensuite dans son sac et dû rapidement se rendre à l'évidence, qu'elle ne possédait plus beaucoup d'affaires propres. Heureusement, Ethan était prévoyant et elle pu aisément lui emprunter un tee-shirt. Lorsqu'elle sortit finalement de la pièce, elle commença donc par s'excuser. « Je me demande ce que t’aurais fait si je n’étais pas un homme aussi ordonné et prévoyant. »  Elle haussa les épaules avant de grimacer légèrement : "J'aurais probablement du remettre des affaires moyennement propres "avoua-t-elle. L'australienne évoqua par la suite ses chaussettes, seules rescapées du contenu de son sac. "Cadeau d'Ava" précisa-t-elle devant le drôle d'air affiché par son mari. « Je ne sais pas si je dois être rassuré que ce ne soit pas toi qui les aies achetées ou m’inquiéter des goûts de notre fille. » Elle secoua la tête, amusée. "Tu sais que je pourrais très bien lui répéter. Gare à toi, si elle tu deviens la cible de son courroux !" ajouta-t-elle de façon un peu théâtrale. En effet, la petite semblait adorer ces chaussettes et les avaient misent elle-même dans la valise de sa mère, juste au cas où. Finalement, elle a bien fait, songea la blonde. "Je vais encore t'embêter d'avantage, mais du coup si je pouvais faire une machine, ce serait pas mal"ajouta-t-elle ensuite. « Fais attention, t’es à deux doigts d’abuser de mon hospitalité. » répondit-il en plaisantant. Aussi, elle fait donc un peu comme chez elle et alla aussi vite que possible s'occuper de son linge avant de revenir près du canapé.  « Je me suis dit que ça te ferait du bien. »  Elle ouvrit légèrement la bouche, surprise, et l'a referma presque instantanément, pour esquisser un début de sourire. "Merci, c'est adorable." La blonde s'installa donc dans le sofa avec sa boisson, déjà un peu réconfortée. « Alors ? Tu es venue pour me torturer en te baladant en tenue légère dans tout l'appart', ou bien il y a autre chose que tu dois m’annoncer ? » Elle secoua vaguement la tête. "Non, pas vraiment. Et j'imagine qu'il y a pire comme genre de torture, non ?" Replaçant une mèche de cheveux encore humide, elle souffla sur sa tasse. "Et non, rien de particulier à t'annoncer, hormis le départ de Chuck." Marquant un très courte, elle poursuivit : "Je n'ai pas l'intention de l'a suivre là-bas, si c'était ce que sous entendait ta question" précisa-t-elle. Au moins pouvait-elle le rassurer là-dessus. Sa vie était ici maintenant, elle se voyait mal tout plaquer une nouvelle fois pour recommencer à zéro ailleurs. Même si l’Australie n'était pas une terre étrangère et restait dans son cœur, elle n'était pas prête à y retourner de façon définitive. "Je n'ai pas réfléchis en venant ici" avoua-t-elle. "J'ai eu brusquement envie de me réfugier chez ma soeur...Alors même que ce n'est plus possible et...puis j'ai pensais à ce qui me restais ici, aux personnes essentielles de ma vie et...Je suis arrivée là." Après cette ébauche de révélation, elle se tut et s'intéressa plus en détails à sa boisson. "Je vois que tu t'es donné du mal" déclara-t-elle comme pour noyer le poisson, en soulevant sa timbale.
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She brooded and bit her rich lips : my soul began its first sink into her, deep, heady, lost ; like drowning in a witches' brew, Keltic, sorcerous, starlike.

Elle n’y avait pas pensé. Et bien moi je pensais, beaucoup, à plein de choses. Penser, je n’avais que ça à faire pendant qu’Amanda prenait sa douche. Je ne trouvais rien de mieux à faire pour épargner ma pauvre caboche. Rien de honteux à débarrasser de l’appartement, rien de sale à nettoyer… Je jetai un oeil sur la cuisine, tombant sur ma tasse de chocolat délaissée. Je pensais avoir trouvé la solution, que lui préparer le même mélange pour quand elle sortirait m’occuperait l’esprit. Erreur. Remuer le chocolat au-dessus du feu était un geste si répétitif qu’il devint hypnotique. Quand elle réapparut, je n’avais trouvé de réponse à aucune question. Comment la faire rester ici, je l’ignorais. Comment la consoler, je découvrais à quel points j’étais rouillé. Comment me convaincre qu’elle n’avait aucune raison de partir retrouver Charlotte ? Poser la question à l’intéressée. Sauf que je n’avais aucune envie de savoir. L’impasse. Comme si je ne fulminais pas déjà assez, voilà qu’elle revenait enveloppée dans un de mes hauts. Je n’étais pas spécialement ordonné, pas plus prévoyant, juste peu efficace le matin. Raison pour laquelle j’avais pris l’habitude de prévoir le plus de choses possibles la veille. Tout ce qui me dispensait de réfléchir au réveil. Pour la première fois, je regrettais ce réflexe. Comment j’étais sensé l’écouter quand elle me dévoilait plus de peau à contempler qu’en toute une année ? « J'aurais probablement du remettre des affaires moyennement propres » Apparement, je me montrais trop subtile. Quand j’insinuais que j’aurais préféré la voir sans rien sur elle, elle prenait mes paroles au pieds de la lettre. Ou alors je dépassais les bornes, et elle prétendait ne pas avoir compris. « Je préfère ce que tu portes. » Autant en avoir le coeur net. Pour quelque chose d’aussi futile qu’un tee-shirt, je trouvais du courage. Pour lui poser la question qui me brulait les lèvres, c’était une autre affaire. Même à distance, ma fille me sauvait la mise. J’arrêtais de fixer le corps d’Amanda pour profiter de ses drôles de chaussettes. Un sacré spectacle. D’un coup l’air devint beaucoup moins lourd. « Tu sais que je pourrais très bien lui répéter. Gare à toi, si tu deviens la cible de son courroux ! » Évidemment je m’étais moquer des choix esthétiques de ma fille. Choix que je n’osais jamais discuter en sa présence, précisément pour éviter que la menace de sa mère se réalise. Je ne discutais pas grand chose dès que cela concernait Ava, d’ailleurs, mais ça c’était un autre débat. L’urgence était d’éviter qu’elle mette sa menace à exécution. « Je comprends que tu la défendes, elles doivent parfaitement s’accorder avec tes chaussons pilou-pilou. » Donc, au lieu de me rattraper, je venais de signer mon arrêt de mort. Pour ma défense, les chaussons qu’elle portait quand je l’avais surprise le jour de la Saint-Valentin étaient inoubliables.

Qu’elle abuse de mon hospitalité, je ne demandais pas mieux. À l’entendre utiliser ma machine à laver, je me prenais à espérer qu’elle reste pour la nuit. J’étais con. Con et lâche. Je regrettais de ne pas avoir plaqué mes lèvres contre les siennes à la seconde où elle était entrée. Il fallait toujours que je pense au pire. Non, pas toujours, depuis qu’elle avait tout plaqué pour Londres, moi compris. Avant cet évènement, je n’en aurais rien eu à foutre de les plaquer elle et ses lèvres comprises contre la porte sans même m’enquérir de la raison de sa présence. Pas plus que de faire exactement ça tout en ayant parfaitement conscience que l’entente n’était pas rose les semaines précédent son voyage. Précisément parce que Décembre et Janvier avaient été une véritable souffrance, je regrettais de ne pas avoir mis fin à ma misère immédiatement au lieu de l’attendre gentiment un chocolat chaud à la main. Des regrets, voilà tout ce qu’il me resterait si je continuais ainsi. « Merci, c'est adorable. » Adorable, je l’étais seulement parce que l’engueulade de fin d’année m’avait servi de leçon. Je m’épargnais l'humiliation de lui déballer mes sentiments et rancoeurs enfouies pour me faire refouler. J’essayais une nouvelle approche, celle que j’avais adoptée au début de nos retrouvailles, combattre l’impulsivité pour me montrer le plus conciliant et patient possible. Je ne pouvais pas amener la question du départ de Charlotte plus légèrement. Sa jumelle secoua la tête avant de me répondre, ce geste seul me suffisait. J'expirais un grand coup. « Non, pas vraiment. Et j'imagine qu'il y a pire comme genre de torture, non ? » Je n’en étais pas convaincu, pas quand je devais la regarder seulement avec les yeux. Rien que replacer sa mèche de cheveux aurait été dangereux. Je savais que je n’aurais pas pu décoller mes doigts de ses boucles blondes. Valait mieux qu’elle s’en occupe. Au moins, tant qu’elle gardait ses yeux sur sa tasse, elle me laissait tout le loisir de la dévorer des yeux sans retenue. « Et non, rien de particulier à t'annoncer, hormis le départ de Chuck. Je n'ai pas l'intention de la suivre là-bas, si c'était ce que sous entendait ta question. » Preuve qu’elle savait relever mon manque de subtilité. Comme par hasard, pas quand cela m’arrangeait. « Je n'ai pas réfléchi en venant ici » Je fronçais les sourcils, mi perplexe mi choqué parce qu’instinctivement, j’interprétais mal ses propos, pensant qu’elle était venue ici faute de mieux. J’allais vite changer d’idée. « J'ai eu brusquement envie de me réfugier chez ma soeur… Alors même que ce n'est plus possible et… puis j'ai pensé à ce qui me restait ici, aux personnes essentielles de ma vie et… Je suis arrivée là. » Là aussi, c’était mal parti. Intérieurement, je m’offusquais déjà d’être un lot de consolation quand… quand… « Je vois que tu t'es donné du mal. » Non non non, elle ne pouvait pas en rester là. Je glissais doucement de l’accoudoir au siège, me rapprochant le plus possible de l’australienne. « Ne te méprends pas, c’est un geste complètement intéressé. Si j’avais su que Charlotte m’avait cédé la première place sur la liste des personnes chez qui te réfugier, je ne me serais pas donné tant de mal. » J’attendais qu’apparaisse son air étonné avant de poursuivre. « Je sais que c’est très mal de profiter d’un moment de faiblesse, mais vois-tu tout joue contre toi. La machine va tourner pendant un moment, je doute que tu oses t’échapper d’ici dans cette tenue, tenue que j’ai le droit de te retirer à tout instant puisqu'elle m’appartient. » J’envahissais totalement son espace, jusqu’à ce que mon nez frôle son cou, humant son parfum. Je prenais un malin plaisir à effleurer sa peau sans jamais entrer en contact avec. « Non vraiment, je ne vois aucune échappatoire. » Mon souffle remontait contre sa joue, puis ses lèvres. Je parlais tout contre elles. « Excepté, bien sûr, que tu me laisses te montrer combien toi tu es essentielle à ma vie. » Pour marquer mes mots, je m’autorisais à faire ce dont je crevais d’envie depuis bien avant cette soirée. Je passais un bras autour de sa taille tout en prenant garde à la tasse, la forçant à me faire face. Nos yeux et nos lèvres n’avaient jamais été aussi proches depuis… Bordel. Je ne comprenais pas par quel miracle je résistais encore. Ce que je comprenais, c’était qu’Amanda n’était pas la seule ici qui connaissais le sentiment de perdre une moitié d’elle-même. Si elle ne donnait pas l'impulsion finale, je me ficherais d'être celui qui cède et pas elle.

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() message posté Ven 27 Juil - 17:02 par Amanda E. Hemsworth


I JUST DIED IN YOUR ARMS TONIGHT
 « J'aurais probablement du remettre des affaires moyennement propres » avait-elle répondu simplement au propos de son mari. En effet, elle n'avait pas prémédité le fait de débarquer ici ou d'aller n'importe où ailleurs que chez elle en arrivant de l'aéroport. Elle qui appréciait habituellement l'organisation. Et voilà où j'en suis, songea-t-elle brièvement. « Je préfère ce que tu portes. » avoua Ethan.  Deux solutions s'offraient donc à elle : faire mine de ne pas avoir saisit ce sous-entendu gros comme le bras ou prendre la suggestion au pieds de la lettre. La jeune femme hésita un instant et se contenta de sourire. C'était comme une sorte de compromis entre les deux. Les commentaires sur sa tenue ne s’arrêtèrent cependant pas là, notamment en raison de ses fabuleuses chaussettes. Un cadeau d'Ava, qui avait particulièrement insisté pour qu'elle les prennent et avait d'ailleurs finit par les mettre elle même dans la valise. « Tu sais que je pourrais très bien lui répéter. Gare à toi, si tu deviens la cible de son courroux ! » déclara-t-elle à son compagnon qui osait se moquer de ses joyeux lapinous. "Je comprends que tu la défendes, elles doivent parfaitement s’accorder avec tes chaussons pilou-pilou. " La blonde pinça les lèvres avant de rire légèrement. "Ah...tu ne les as pas oublié." Et pour cause ! Comment effacer de sa mémoire des chaussons aussi sexy...raillas sa conscience. Et il était vrai que le pilou-pilou atteignait rapidement ses limites, surtout quand il s'agissait de faire bonne impression. Par la suite, elle trouva adorable ce petit chocolat chaud, attention tout bienvenue à cette époque et en raison des derniers événements.  Et puis, l'air de rien, vient le moment de la question fatidique qui devait brûler les lèvres de son mari depuis l'annonce du départ de Charlotte. Allait-elle l'a suivre ou non ? C'était une chose qu'elle n'avait même pas envisagée, aussi la question était à la limite de la surprise, quoi que prévisible d'une certaine façon. Elle rassura donc Ethan sur ses projets, qui n'incluaient pas de repartir. L'ancienne avocate était venue ici pour changer d'air, pour reprendre goût à l'existence et ne plus se contenter d'être dans une maison à moitié vide. Même si elle adorait son pays d'origine, elle doutait qu'un retour définitif là-bas lui fut réellement bénéfique. De plus, elle ne se voyait imposer ça une fois de plus à sa fille, ni même à son compagnon. L'australienne tenta donc de s'expliquer à sujet, évoquant les personnes essentielles à sa vie, ce trouvant ici même, à Londres. « Ne te méprends pas, c’est un geste complètement intéressé. Si j’avais su que Charlotte m’avait cédé la première place sur la liste des personnes chez qui te réfugier, je ne me serais pas donné tant de mal. » "Vraiment ?" glissa-t-elle, un vague air étonnée traversant son visage comme une ombre.  « Je sais que c’est très mal de profiter d’un moment de faiblesse, mais vois-tu tout joue contre toi. La machine va tourner pendant un moment, je doute que tu oses t’échapper d’ici dans cette tenue, tenue que j’ai le droit de te retirer à tout instant puisqu'elle m’appartient. » Pinçant les lèvres, elle sourit finalement tout en regardant sa tasse. Il était étrange de voir comme les choses tournaient parfois. "Est-ce que tu oserais me faire des avances ?" s'informa-t-elle la mine à demi innocente en levant les yeux vers celui-ci. Subtilement ou pas, le brun se rapprocha et toujours fut-il, qu'elle le laissa envahir son espace, d'habitude si précieux à ses yeux.  « Non vraiment, je ne vois aucune échappatoire. » Ils étaient à présent tellement proches, qu'elle sentait son souffle sur sa joue. « Excepté, bien sûr, que tu me laisses te montrer combien toi tu es essentielle à ma vie. » Elle ne dit rien, ne s'opposa pas aux mains de l'irlandais autour de sa taille et il restèrent ainsi l'espace de plusieurs secondes dans le silence le plus total. Puis, dans un regain de conscience, Amanda recula. Qu'est-ce que tu es entrain de faire ? S'interrogea-t-elle mentalement. Retomber dans les bras du mari que tu n'as jamais cesser d'aimer ? Suggéra sa conscience. Elle secoua la tête pour elle même et se leva, s'éloignant de quelques pas avec sa tasse. L'influence de son partenaire était palpable. Là était tout le problème depuis leurs débuts. Ethan insufflait malgré lui une dose d'emportement, de fougue, qui ne lui était ni coutumière, ni naturelle, elle qui tenait tant à conserver le contrôle. Et jusque là tu as bien gardée le contrôle, commenta une fois de plus la petite voix dans sa tête. T'as bien réussi, c'est vrai. Et ça t'as valus quoi ? Hum ? De perdre ce que t'avais mis des années à construire et de te retrouver toute seule avec ta peine, tes remords et tes regrets. La jeune femme se mordit la lèvre. La réalité s'avérait autrement plus compliquée, néanmoins, il y avait une certaine part de vérité là-dedans. Sans qu'elle n'est pu l'a retenir, une larme roula jusqu'à son menton. Il fallait bien se résoudre à faire un choix, non ? Elle inspira et expira longuement. Comme disait sa grand-mère, jadis, "tu ne peux pas rester éternellement coincée entre deux portes". Résolue, elle posa son chocolat sur le meuble le plus proche et fit volte face. Ainsi, en moins de deux pas, elle se retrouva dans les bras d'Ethan pour l'embrasser, aussi passionnément que si le monde risquait de s'éteindre dans la seconde après eux.
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