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It's a beautiful day, don't let it get away + Jack


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MEMBRE

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() message posté Mar 13 Fév - 18:19 par Alban I. Heatherton


   
► month year, place | quotation
It's a beautiful day, don't let it get away
Jack & Alban
Les jours se suivent et se ressemblent. Alban l'a bien compris lorsqu'il passe le portique de cette faculté. Il se lève, il va donner ses cours, il revient et le lendemain, rebelote. C'est un peu l'histoire de sa vie et parfois, il trouve ça pesant. Pourtant, il aime son travail. Il aime ce qu'il fait, ce qu'il enseigne et souvent Alban essaie de rendre sa journée un peu plus palpitante. Il se plonge dans la lecture, il s'arrête pour profiter de la beauté du parc, il porte son attention sur ces parents qui promènent leurs enfants au retour de l'école. Lui, il y a bien longtemps qu'il ne le fait plus, mais l'a-t-il déjà fait ? Oui. Avec Sophie, il s'en rappelle. Alban allait la chercher à l'école, et puis il en profitait pour passer par Central Park, lorsqu'ils étaient à New-York. Elle aimait tellement y voir les écureuils, et durant les fêtes, Sophie adorait passer devant cette gigantesque patinoire, avec l'espoir qu'un jour on l'y emmènera, elle aussi. Chose qui ne vient jamais, puisque ni Alban, ni Louise n'a trouvé le temps d'emmener leur fille à la patinoire de Central Park. Encore que Louise trouvait cet endroit bien trop mal fréquenter pour y savoir sa fille présente. Alban, quant à lui, il s'en fichait pas mal. Mais il n'avait tout simplement pas le temps, ou bien peut-être ne voulait-il pas trouver le temps de l'emmener. Là était toute la différence.

En face de lui, Alban se trouvait face à ses étudiants, alors qu'il se baladait sur l'estrade, très impliqué dans son travail. Entre ses doigts, il y avait cette petite télécommande lui permettant de changer les slides projetés sur l'écran de projection. Sur chacun d'eux, on y voyait une iconographie différente, représentant un chapitre de l'histoire, mais aussi et surtout la façon dont chacun se représentait les images qu'il leur faisait défiler. Il était étonnant de voir comment une personne pensait différemment d'une autre en fonction de ses croyances. C'était pourtant le plus important pour Alban : ce en quoi nous croyons. De temps en temps, il répondait aux questions qu'on lui posait, à l'aide d'une théorie, ou encore d'exemple afin que l'étudiant comprenne mieux où il voulait en venir. Alban était un professeur qui aimait ce qu'il faisait et qui n'avait pas besoin de lire quoi que ce soit pour présenter son cours. Sur son antisèche, il n'avait là que la liste des chapitres qu'il souhaitait aborder avec ces jeunes. Mais sans ça, il préférait leur raconter des histoires, plutôt que de lire ce qu'ils avaient déjà sous les yeux. C'était une manière d'enseigner propre à lui et d'ailleurs, à Harvard, les cours donnés comme tels étaient ceux qu'Alban avait préféré alors qu'il avait une quinzaine d'années de moins.

Alban termina sa journée aux alentours de 14 heures. Il pouvait désormais quitter l'enceinte de l'université et rentrer chez lui. Mais avant, il souhaitait passer par l'accueil. En effet, l'un de ses collègues l'avait informé que des papiers lui étaient adressés, comme des devoirs en retard que certains de ses étudiants avaient remis au réceptionniste de la faculté d'histoire. Face au comptoir, il déposa la mallette à ses pieds " - Bonjour " A peine eut-il le temps de saluer l'homme de la réception, qu'une dame d'une cinquantaine d'années fit son apparition et s'adressa au réceptionniste visiblement agacée " - Je trouve ça aberrant que mon fils soit recalé pour le cours d'histoire de l'art juste parce qu'il n'a pas remis un travail. Il était malade, vous savez ! " Alban qui se trouvait juste à côté de la bonne femme grimaça. S'il avait s'agit de son propre fils, non seulement il ne se serait pas bougé pour venir se plaindre, mais en plus, il aurait même envie de dire à son fils d'assumer ses actes. Il laissa le réceptionniste gérer la situation, puis ajouta à la suite " - Votre fils est à l'université, donc il est majeur, non ? S'il a quelque chose à dire, qu'il vienne s'expliquer lui-même auprès de son professeur. " Il ponctua ses dires en pinçant ses lèvres et termina de remplir ses papiers, qu'il glissa vers le réceptionniste. Lorsque la dame tourna les talons, il prit seulement le temps pour se rendre compte de la musique d'ambiance qui regnait dans cet endroit " - C'est joli ce que vous écoutez et c'est beaucoup plus harmonieux que les plaintes des mères en colères " reprit-il à l'adresse du réceptionniste. " - Ca fait longtemps que vous travaillez là ? Je ne me rappelle pas vous avoir déjà croisé. " Alban grimaça, sceptique, mais reprit " - Il faut dire que je passe souvent par l'autre entrée. " C'était plus facile et ça lui évitait un détour inutile pour rejoindre le chemin jusqu'à son domicile.

   
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MEMBRE

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() message posté Jeu 1 Mar - 8:39 par Jack Thatcher



Alban + Jack
It's a beautiful day, don't let it get away
Il était quatorze heure et pourtant, selon la perception de Jack, il lui avait semblé que le temps aime à lui jouer le tour : il avait regardé son moniteur deux minutes plus tôt et il espérait,
alors qu'il le regardait une seconde fois, voir un changement marqué dans l'heure qu'il allait lui afficher. Le temps ne passait pas. Il ne voulait rien savoir de se presser. Une vieille dame à dos de tortue l'aurait coiffé au poteau. Le réceptionniste venait d'envoyer un e-mail qu'il n'avait pas pris plaisir à composer, avait répondu au téléphone de sa voix calme et polie dans le même état d'esprit, puis avait raccroché en se demandant si enfin Chronos s'était décidé à lui faire plaisir. La déception était grande. En fait, depuis son arrivé en poste il y a déjà de cela plus d'un an, on avait loué sa patience, sa politesse, mais chaque jours étaient ponctués de ces regards impatients vers l'horloge. Premier objectif : la première pause. Second objectif, le déjeuner. Puis il s'inventait une envie pressante d'aller au petit coin quelque part entre le déjeuner et sa seconde pause, donc il gagnait quelques minutes de liberté additionnelles. Puis il y avait cette pause-là, la seconde. vers la fin de la journée, une autre... un cinq minutes pendant lesquels il s'autorisait un peu de facebook. Puis la délivrance. Et c'était à recommencer cinq jours d'affilée.

Durant les quelques pauses qu'ils avaient au hasard entre deux profs et/ou étudiants, au moins, une chose gardait ses neurones en places : la musique. Jack avait eu la permission de prendre soin de la trame sonore des jours de la réception de la faculté d'histoire et de ses visiteurs, or quand il ne mettait pas un opéra ou un autre, il testait ses compositions et ses adaptations. Une suite Disney qu'il avait fait à partir des célèbres classiques qu'on lui connaît, Casse-Noisette de Tchaïkovski, Hans Zimmer adapté au piano (sa version "améliorée" de la trame d'Interstellaire s'étant prouvé être une tuerie qu'il dû envoyer à plusieurs étudiants et professeurs), Don Giovanni, quelques beautés d'Haendel et de Mozart (incluant son Requiem...), sans oublier Rossini, Verdi, Bizet... souvent, lorsque sa tête ne trouvait rien à faire, il retapait ses morceaux mentalement, sortait quelques bouts de feuille sur lequel il griffonnait ce qu'il profiterait à améliorer de ce qu'il avait composé et y revenait quand il trouvait le calme de son petit appartement.    

Aujourd'hui, il avait remis quelques opéras qu'il désirait travailler quand il aurait envie de se lancer sur un autre projet, puis à quatorze heure, Jack se leva, retira son casque d'écoute et se tourna vers sa collègue avec cet air du lion qui tourne dans sa cage.

"Nicole, j'en peux plus. J'ai envie d'autre chose que des opéras, choisi la musique..."
demanda-t-il en s'étirant, profitant des cinq minutes qu'ils auraient avant que la réception soit remplie d'étudiants et de professeurs à la sortie des classes pour retirer son oreillette.

Tout de suite, la jeune femme lui indiqua l'une de ses adaptations pour piano des trames sonores composées par Hans Zimmer. En quelque sorte, cela le soulagea. Il avait précisément envie d'écouter cela comme il trouvait son oeuvre incomplète. Son esprit aurait l'occasion de rouler ainsi.

Le flot commença à arriver aux notes de son piano qui, bien qu'en fond, donna la réplique avec davantage de caractère que lui-même pouvait le faire à ceux qui s'adressèrent à sa patience.

Plus tôt dans la journée, il avait eu la chance de parler à une dame d'environ quinze ans de plus que lui, de toute évidence la mère d'un des étudiants, qui prenant la parole pour son pauvre fiston. Il avait eu la chance de lui annoncer que même si elle venait remettre le travail de mi-session en main propre, son fils serait recalé comme il avait accumulé trop d'absence. Une crise s'en était suivie à laquelle il avait dû lui servir la vérité toute crue que pour avoir des bonnes notes à l'université, il fallait se présenter aux cours ou motiver son absence solidement avec un billet médical. Comme elle ne pouvait fournir de telles preuves de ladite maladie de son fils, Jack avait dû employer les mots "C'est regrettable", "je suis désolé" et "oui madame, je comprends..." alors qu'il ne les sentait pas le moins du monde. La dame avait quand même insisté pour venir porter le travail de son garçon. Jack avait répondu qu'il le remettrait au professeur, sans lui assurer toutefois qu'il allait même le prendre en considération, le tout en s'excusant une fois de plus comme s'il s'agissait actuellement de son propre fils duquel il s'excusait. Comme actuellement, elle aurait dû plutôt faire?

Il haïssait son métier.

Quatorze heure sept. À peine venait-il de raccrocher la ligne avec un étudiant qu'un homme posa sa mallette en face de la réception. Ce devait être soit un conférencier, soit un professeur à lui voir l'allure... Il lui offrit un sourire poli et artificiel comme ceux que l'on s'attends à recevoir à la réception d'une faculté d'histoire.

"Bonjour, comment puis-je vous ai- "
  

Son regard fut détourné de l'homme pour trouver une petite femme potelée rouge comme son manteau. S'en voulant un peu de succomber à de bêtes préjugés, il eut un pressentiment qu'il s'agissait de la dame à qui il avait parlé plus tôt au sujet de son eeeenfant qui avait manqué les cours et qui donc étant recalé.

" - Je trouve ça aberrant que mon fils soit recalé pour le cours d'histoire de l'art juste parce qu'il n'a pas remis un travail. Il était malade, vous savez ! "

Et vlan, dans le mile... C'était bien elle.

L'homme qu'elle avait coupé prit part au spectacle. Il le regarda d'abord, s'excusant du regard avant de reporter son attention sur la mère... fâchée.

"Je suis désolé, oui, c'est regrettable... mais malheureusement, on ne peut rien faire de plus à ce stade-ci. Je vais remettre son travail au professeur quand-même, votre fils aura peut-être une chance d'être corrigé au moins. J'espère qu'il ira mieux rapidement et surtout, qu'il pourra aller consulter un médecin car pour être absent si longtemps, j'imagine qu'il doit être en situation d'avoir besoin de l'attention d'un médecin... le pauvre."


Le message était clair, derrière ses airs doucereux.

Alors que la dame allait répliquer à la fausse douceur du réceptionniste, elle fut interrompue par l'homme qu'elle avait préalablement interrompu.

" - Votre fils est à l'université, donc il est majeur, non ? S'il a quelque chose à dire, qu'il vienne s'expliquer lui-même auprès de son professeur. "  


ET VLAN. COUP DE CIRCUIT
.

Jack se stoppa net alors qu'il était après mettre les documents qu'elle lui avait remis dans une enveloppe au nom du professeur. Il n'osa pas sourire, même si l'envie était forte. Mille feux d'artifices venaient d'exploser dans sa tête et ses tripes. Il prit seulement le soin de refermer sa bouche quand il se rendit compte que celle-ci s'était ouverte. L'homme venait de dire tout ce qu'il avait eu envie de dire à tellement de parents frustrés depuis qu'il était arrivé. C'était carrément jouissif.

Sans poser un mot de plus, voyant qu'elle ne récolterait qu'une risée à continuer sur sa lancée, la dame tourna les talons. Bon débarras.

Le réceptionniste termina rapidement l'enveloppe qu'il posa dans le casier du professeur en question, revenant prendre son poste la seconde d'après.

" Monsieur, désolé de l'interruption... je peux vous aider? "
demanda-t-il d'une politesse presque mécanique à un homme qui semblait tout le contraire de cela. Puis une réplique comme celle-là ne pouvait être donné que par un professeur.

" - C'est joli ce que vous écoutez et c'est beaucoup plus harmonieux que les plaintes des mères en colères "


La femme partie, Jack se permis un peu de détente : il exprima son amusement par un sourire espiègle accompagné d'un petit rire en guise de réponse, puis son torse se bomba un peu à la mention de la musique. Sa musique. Il se rassit droit dans sa chaise. La journée semblait vouloir prendre une tournure fort intéressante...

" - Ca fait longtemps que vous travaillez là ? Je ne me rappelle pas vous avoir déjà croisé. Il faut dire que je passe souvent par l'autre entrée. "

Jack alla trouver du siens le regard de son interlocuteur.

" Tout dépends de ce que forme "longtemps" pour vous, nous n'avons probablement pas la même définition pour toute sorte de raisons. Normativement parlant, ça fait un an et demi à cette fac-ci, avant j'étais à la fac d'architecture.. réceptionniste, toujours. Vous concernant toutefois, à en juger votre répartie, vous ne pouvez qu'être professeur. "
dit-il, son ton de voix feutré comme à son habitude, quoique sa voix soit un brin plus vivante qu'à son habitude.

Jack ne pouvait s'empêcher de penser au commentaire que l'homme avait émis sur sa musique. Son débat intérieur ne dura pas bien plus longtemps, ses lèvres se firent aller plus vite que son inhibition professionnelle.

" Et je ne peux m'en empêcher... mais la musique, elle est de moi. Enfin... la pièce originale a été composée par Zimmer, mais c'est moi qui ai fait l'arrangement, qui l'ai retravaillé et qui l'ai enregistré ensuite. Je ne suis normalement pas plus attiré qu'il faut par les musiques récentes, mais on dirait que via Zimmer, je me découvre un intérêt. On a d'excellents compositeurs certes de nos jours aussi, mais c'est comme si l'enseignement classique les néglige comme leur talent est automatiquement vendu chez Walmart après avoir passé l'étape de la Scala et du Carnegie Hall."

Ah, mais quel bonheur que de faire part de ses états d'âmes. Toutefois, son inhibition retrouva le contrôle de ses neurones ainsi que de sa parole, lui faisant réaliser par le fait même qu'il s'était peut-être emporté.

Il avait joué au Carnegie Hall...


"Pardonnez-moi, je me suis égaré, je m'emporte facilement quand on me parle de musique... j'imagine que vous étiez ici pour me demander quelque chose à l'origine et non pour discuter de ma musique, à moins que je ne me trompe. Quoique vous m'en verriez flatté. "
plaisanta-t-il de bon coeur.

Peu à peu, la réalité le voila une fois de plus.

Nicole mit une ligne en attente.

 
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