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One night for party time (Ethan)

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() message posté Mer 14 Fév - 14:35 par Noah J. McKenzie


One night for party time.

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Noah se rendit chez Ethan comme convenu, pour une petite soirée rien que tous les deux. Après une dur semaine, entre le boulot et les enfants, il avait besoin de décompresser. Par chance ce soir là, les jumeaux restaient avec Rebecca. Aussi, il comptait dont bien en profiter...

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Guyliner.
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() message posté Mer 7 Mar - 1:29 par Ethan I. Hemsworth

ONE NIGHT
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Avoir un ami d’enfance un étage au-dessous du votre avait ses avantages. Je ne voyais pas toujours les choses ainsi. Pas quand la mère de ses jumeaux diaboliques sonnait à ma porte un jour sur deux. Bon. Non. Ça m’amusait. Ce qu’elle ne devait absolument pas savoir. Mais pas quand leurs cris raisonnaient à travers les murs, particulièrement lorsque le soleil n’était pas encore levé et ma gueule de bois pas encore guérie. Pas quand il taxait mes bières. Ni qu’il croisait Ava dans le couloir qui se faisait un plaisir de lui rappeler que son papa non plus ne vivait pas avec sa maman. Et encore moins quand il donnait un concert de pipeau à ses voisins. Quoi que non. Ça aussi, c’était plutôt amusant. Ce qui m’amusait le plus, c’était à quel point il devenait de plus en plus facile d’aller sonner à mon tour chez lui ou chez Rebecca quand il s’y trouvait. Parce qu’un voisin chef cuisinier, mieux, un voisin ami d’enfance devenu chef cuisinier, ça signifiait que vous n’aviez pas à vous gêner pour jouer les pique-assiette. Si, si, j’ai vérifié. Je me montrais même très doué pour l’apitoyer, avec ma bouffe industrielle et mes pizzas surgelées. Bonus, je ne mangeais pas seul. En fait, je n'avais qu'à descendre un escalier pour ne plus me sentir comme une pauvre âme esseulée. Ça, c'était l'avantage complètement inattendu. Celui qui rendait cet immeuble, cette ville, presque agréable. Et puis, quelquefois, quand j’entendais tambouriner à ma porte comme ce soir, c’était prévu. Je savais que Rebecca ne se ramenait pas avec un nouveau prétexte pour m’embêter ou que j’allais ouvrir et trouver un couffin sur mon palier alors qu’elle aurait enfin fui. Non. C’était Noah et son air impatient. Et je les attendais. Même s’il était passé à l’improviste, je lui aurais ouvert la porte de la même façon, en grand, sans m’encombrer de plus de formalité, l’invitant à faire chez moi comme chez lui. « Bon, t'es prêt ?! » Je l’étais. Mais pourquoi lui dire ? Où serait le plaisir là-dedans ? Je prenais tout mon temps pour enfiler gilet et veste et quand je manquai d’inspiration pour mettre la patience de Noah à l’épreuve, je réapparus dans son champ de vision ma paire de boots à la main. Une paire à lacets, bien sûr, que j’entrepris de nouer très lentement, le cul posé sur l’accoudoir de mon canapé. Je l’écoutais énumérer ses attentes pour la soirée, essayant de me remémorer les premiers mois après la naissance de ma fille, les cris, les pleurs et toute ces joyeusetés. « Hm... attends... non. Zéro pression ! Comparé à ça, même avec une soupe devant un documentaire de quatre heures sur les algues marines tu passerais une super soirée. » Sérieusement, que pouvait-il y avoir de pire que des pleurs et du vomi pour lui ? Maintenant qu’il était libéré de ses petits monstres pour la soirée, il devait déjà être au comble de la fête dans sa tête. Moi, ça ne tarderait pas. Un verre, c’était dans mes cordes. La vie sociale… Il m’avait déjà moi. Et si les âmes enivrées des bars comptaient, alors la liste des exigences de monsieur McKenzie était validée. Enfin… « J'ai besoin de monde, de musique et surtout… d’alcool. » Presque. La musique ! Un peu plus et j’oubliai. « Si tu veux de la musique, j’ai quelque chose de tout à fait spécial rien que pour toi ! » Mon sourire se voulait mystérieux et intrigant, mais sans même voir mon reflet je sentais que c’était raté. Un enfant fier de sa blague, voilà à quoi je devais ressembler. « Mais vu que c'est la deuxième fois en cinq minutes que tu me parles d’alcool, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps, on verra ça au retour. » Diabolique n’est-ce pas ? Je pariai avec moi-même qu’il ne tiendrait pas et qu’il voudrait savoir ce que c’était. Mais il pouvait toujours me surprendre. « Bon, on y va ? » Comme si c’était lui qui me faisait attendre et non l’inverse.

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() message posté Mar 10 Avr - 17:43 par Noah J. McKenzie


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Avoir Ethan juste au-dessus était pratique, cela d'autant plus qu'il était également le voisinr direct de Rebecca. Quoi de mieux ? Ils pouvaient s'incruster les uns chez les autres à loisir ! Il ne se gênait d'ailleurs pas pour en profiter et c'était réciproque. Son ami venait régulièrement manger chez lui, l’apitoyant au possible avec ces plats tout prêt et ses pizzas congelés. Noah ne résistait pas à son air de chien battu. Il ne pouvait pas laisser un compagnon ainsi dans le besoin. Et puis, il se permettrait peut-être à l'occasion, lorsque les choses se seraient enfin définitivement arrangées, de demander à sa femme de le dédommager pour bons et loyaux services. Si je ne me trompe pas, elle cuisine aussi, songea-t-il. Rejoignons donc son camarade de toujours dans son appartement, il commença de s'impatienter si tôt arrivé. « Bon, t'es prêt ?! »  Comme pour en rajouter celui-ci vint une paire de boots à la mains et des lacés interminables à faire. "On va t'acheter des baskets à scratch comme pour Ava, on perdra moins de temps" commenta-t-il avec un sourire en coin, à moitié amusé. Le jeune homme annonça ensuite à son hôte ne pas vouloir lui mettre la pression mais avoir besoin de sortir, de profiter et de picoler. En effet, la semaine avait été dur. « Hm... attends... non. Zéro pression ! Comparé à ça, même avec une soupe devant un documentaire de quatre heures sur les algues marines tu passerais une super soirée. » Il afficha une moue dubitative en réponse avant d’acquiescer au bout de quelques secondes. "C'est pas complémentent faux. Mais c'est pas le programme" reprit-il. "J'ai besoin de monde, de musique et surtout… d’alcool. " Les essentiels de la vie ! Evidemment sans compter la cuisine, Rebecca et les enfants. « Si tu veux de la musique, j’ai quelque chose de tout à fait spécial rien que pour toi ! » Il haussa un sourcil intrigué  encore d'avantage par le sourire de son interlocuteur et attendit la suite. « Mais vu que ça fait deux fois en cinq minutes que tu me parles d’alcool, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps, on verra ça au retour. »  "Quoi ?"]  « Bon, on y va ? » osa-t-il demandait comme si de rien n'était. L'irlandais se leva alors brusquement du fauteuil dans lequel il c'était installé. "Non mais non. Nous n'irons nul part tant que tu ne m'auras pas dis ce que tu cache." Il marqua une pause avant de reprendre : "Tu en as trop dit ou pas assez, je veux savoir maintenant. Et je serais complètement capable de retourner l'appartement s'il le fallait, tu le sais" poursuivit-il en croisant les bras, bien décidé à connaitre le fin mot de l'affaire.  
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() message posté Mar 1 Mai - 0:58 par Ethan I. Hemsworth

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Je devais bien le reconnaître, il y avait plus à plaindre que moi. J’adorais me plaindre, me morfondre sur mon sort un verre à la main. Mais s’il y avait quelque chose que je ne pouvais pas niez, c’était bien la chance que j’avais d’habiter un étage au-dessus de mon ami d’enfance. J’adorais taquiner Noah sur les va-et-viens de plus en plus rapprochés de Rebecca entre mon appartement et le sien, au fond, j’appréciais cette proximité. C’était en grande partie grâce à eux que je ne me sentais pas totalement seule dans cette ville, si j’avais vite perdu le sentiment d’être un étranger. Tous deux n’étaient pas non plus complètement étrangers au fait que je passais progressivement moins de nuits dans les bars et plus dans mon lit. Un ami d’enfance accompagné de sa meilleure amie et deux bébés, ça m’aidait à me sentir un peu plus à l’aise dans l’immeuble, un peu plus comme chez moi aussi. Parfois, Noah sonnait chez moi pour autre chose que m’apporter un bon petit plat, quand ce n’était pas moi qui allait mendier à sa porte. Quelque chose qui ressemblait à de la vraie cuisine, pas mes machins industriels réchauffés. Je n’avais toujours pas compris, comment j’arrivais à l’amadouer lui, et pas Amanda. Question de fierté peut-être. C’était plus facile de s’incruster à la table d’un ami qu’à celle de la femme qui m’avait quitté.
À peine entré, déjà impatient. Pas du genre à me formaliser, je le laissais faire comme chez lui, ne prenant même pas la peine de fermer la porte. De toute façon nous allions vite déguerpir. Enfin, vite… Comme j’étais d’humeur espiègle, je prenais un malin plaisir à le laisser mariner, prenant tout mon temps. « On va t'acheter des baskets à scratch comme pour Ava, on perdra moins de temps. » Je ris, mais n’accélérait pas la cadence pour autant. « Je suis sûr que même avec ça aux pieds j’aurais de l'allure. » Il était fichu de m’en acheter une paire, mais je prenais le risque. Je lassais la boot de mon deuxième pieds quand Noah passa à l’énumération des ingrédients pour sa soirée parfaite. Rien que j’appréhendais, du monde et de l’alcool c’était dans mes cordes. Continuant sur ma lancée, je me moquais gentiment de sa situation de nouveau papa. Les cris, les pleurs, le vomi, rien que je n’avais pas connu moi-même. Sauf que de mon côté, ça remontait à dix grosses années. Autant dire que je me sentais trop privilégié pour ne pas en profiter. « C'est pas complémentent faux. Mais c'est pas le programme. » Une soirée de grands-pères casaniers à regarder des documentaires en mangeant de la soupe, bien sûr endormis sur le canapé en une demi-heure à peine, un filet de bave au coin de la bouche ; comment pouvait-il décliner une offre si alléchante ? « J'ai besoin de monde, de musique et surtout… d’alcool. » Ah. On progressait. Apparemment, l’alcool était l’ingrédient principal de la recette. Message reçu. J’hésitais à lui rappeler que tout ce mélange pouvait également se finir dans les cris et le vomi -pas de bébés, certes-, mais me rappelait qu’en matière de musique, là encore, tout était dans mes cordes. « Si tu veux de la musique, j’ai quelque chose de tout à fait spécial rien que pour toi ! » Aucun mensonge là-dedans. Certains diraient par cruauté, moi, par sens des priorités, j’ajoutais, ne laissant aucune chance à sa curiosité de s’exprimer : « Mais vu que ça fait deux fois en cinq minutes que tu me parles d’alcool, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps, on verra ça au retour. » Ça partait d’une bonne intention. Si, si juré ! Quel ami aurai-je été à le regarder s’avachir sur un fauteuil sans réagir ? Il devenait patient, pas bon du tout, il était de mon devoir de raviver son excitation. « Quoi ? » Ah. Voilà. Piqué au vif, le joueur de pipeau. Je n’avais plus qu’à donner le coup de grâce. « Bon, on y va ? » Mot pour mot ce qu’il m’avait dit en débarquant chez moi. Je me tenais à présent sur mes deux jambes, bien droit, chaussures lassées au pieds, sur le point d’enfiler ma veste. La réaction du musicien ne se fit pas attendre, elle ne me déçut pas non plus. « Non mais non. Nous n'irons nul part tant que tu ne m'auras pas dis ce que tu cache. » Le voir bondir de son siège me réjouissait, m’encourageait à le titiller davantage. Autant en profiter avant le moment fatidique où il me ferait payer. Sous sa menace, je le provoquais deux fois plus, agitant mes clés, je les faisais tourner autour de mes doigts, nonchalant, défiant. « Tu en as trop dit ou pas assez, je veux savoir maintenant. Et je serais complètement capable de retourner l'appartement s'il le fallait, tu le sais. » J’acquiesçais à plusieurs reprises, puis m’adossais au mur du séjour, imperturbable. Je ne doutais pas une seconde qu’il mettrait ses menaces à exécutions si je ne lui donnais pas ce qu’il voulait, mais je n’avais pas de quoi m’inquiéter. L’avantage de vivre seul, dans un appartement dont on n’a pas grand chose à faire, le blond pouvait bien tout retourner, et alors ? « Je t’en dirai plus quand tu seras sur la bonne voie, pour l’instant, c’est froid. » Ouais, juste ça. Il était loin de brûler. L’instrument était bien caché, dans un endroit stratégique, une pièce où je ne le croyais pas capable de fouiller… La chambre de ma fille. Mimant son attitude, je croisais les bras comme lui, attendant de voir où il chercherait. « Ah. Ça se réchauffe. » Indiquai-je un sourire malicieux aux lèvres tandis qu’il se rapprochait de la chambre. Par chance pour lui, l’appartement n’était pas bien grand, et l’espace quasiment tout ouvert. J’avais hâte de voir sa tête en comprenant que l’objet mystère l’attendait quelque part dans la chambre d’une petite fille innocente. « T'es fait comme un rat ! » Oserait-il vraiment retourner ses affaires ? Rieur, je pariais que non, fier de mon coup. Si jamais je me trompais... quel horrible père j’étais !

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() message posté Ven 4 Mai - 11:08 par Noah J. McKenzie


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Installé confortablement dans un fauteuil, comme chez lui, Noah se moquait gentiment de son compagnon, qui prenait tout son temps. Certes, il avait toute la soirée pour en profiter, mais le jeune homme était préssé de quitter l'immeuble et avec lui, l'espérait-il toutes contraintes et obligations.  « On va t'acheter des baskets à scratch comme pour Ava, on perdra moins de temps. » commenta-t-il donc devant l'exaspérante lenteur dont faisait preuve le brun pour mettre ses chaussures. Il rit, avant de répliquer, à sa bonne habitude : « Je suis sûr que même avec ça aux pieds j’aurais de l'allure. » Le cuisinier afficha alors un air amusé à son tour. "J'admire ton sens de la répartie, tu sais. Pourtant, je n'en manque pas...Je crois. Mais ça rends pas pareil." Il marqua une légère pause avant d'ajouter : "Tu devrais peut-être me donner des cours. En échange, je demanderais à Franklin de t'apprendre à lasser tes chaussures". Il battit des cils l'air aussi innocent que provocateur. Continuant de faire la conversation, l'irlandais en vint à énumérer plaintivement les derniers petits malheurs de "papa" qui lui étaient arrivés. Il était encore nouveau dans ce rôle et improvisait constamment avec la sensation de ne pas du tout savoir ce qu'il faisait. Dans ces conditions, dépassé comme il l'était, la fausse proposition d'Ethan de rester tranquillement avachi devant la télévision avec une soupe, ne s'avérait pas mauvaise. Cependant, il n'avait pas prévu ça. Il avoua d'ailleurs pas la suite avoir besoin de musique, de monde et d'alcool. « Si tu veux de la musique, j’ai quelque chose de tout à fait spécial rien que pour toi ! » A cette annonce, l'attention du blond avait augmenter d'un coup.  « Mais vu que ça fait deux fois en cinq minutes que tu me parles d’alcool, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps, on verra ça au retour. »  Sa conscience, jusque là muette, s'enflamma d'indignation, le poussant ainsi à réagir : « Quoi ? » « Bon, on y va ? » Se levant d'un bond, il regarda son camarade en plissant les yeux. « Non mais non. Nous n'irons nul part tant que tu ne m'auras pas dis ce que tu cache. » annonça-t-il résolu. Le musicien menaça ensuite son ami enfance de retourner l'appartement si besoin, ce dont il était parfaitement capable. « Je t’en dirai plus quand tu seras sur la bonne voie, pour l’instant, c’est froid. » Noah haussa un sourcil, aussi intrigué que perplexe.  « Ah. Ça se réchauffe. » annonça son hôte impitoyable lorsqu'il se rapprocha des chambres. Soupirant, il dévisagea son sale petit comploteur de voisin. "Non mais t'es sérieux ? C'est quoi ce nouveau jeu ?" Il marqua une pause et s'avança pour entrer dans les appartements de la petite Ava. Il regarda d'un coté et de l'autre, sans rien faire dans un premier temps. "Bon et maintenant ?" « T'es fait comme un rat ! » asséna le psy, se considérant déjà vainqueur. Il se retourna alors aussitôt pour répondre : " T'es fait comme un rat toi même d'abord ! Tu me crois pas capable de mettre à sac la chambre de blondie 2 ? Je croyais que tu me connaissais mieux que ça." dit-il tout un attrapant un oreiller pour le jeter par terre. "Mon capitaine, il va falloir lâcher le morceau" continua-t-il en poussant une pile de livres, qui allèrent s'étalaient, non sans bruit, sur le sol. Il se saisit alors ensuite de la lampe sur la table de chevet.  
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() message posté Ven 18 Mai - 0:52 par Ethan I. Hemsworth

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Noah avouait admirer mon sens de la répartie. De sa part, ce n’était pas un moindre compliment. Pourtant, ce n’était pas ma meilleure réplique, cette histoire de basket à scratch. Étonnant. Je ne me pensais pas capable de me sous-estimer un jour. Certainement pas pour ça. Non vraiment, je regrettais presque de ne pas l’avoir agacé davantage, en lui énumérant le nombre de paires à fermeture éclaire que je possédais mais que, pour des raisons évidentes, j’avais choisi de ne pas enfiler. Le voir fixer mes lacets du coin de l’oeil m’amusait beaucoup trop. Pour les lacer, encore fallait-il que mes chevilles entrent dedans. Pas sûr que vanter mon sens de la répartie jusqu’à me proposer des cours particuliers aide. « J’ai peur que ce soit un don. Mais si tu me demandes de m’appeler Maître, refuser cette requête je ne peux pas, jeune padawan. » Fier, je nouais le dernier noeud. Une fois terminé, je me tournai vers lui, levant les pieds, je les agitais sous son nez pour le narguer une dernière fois. La ressemblance avec le Yoda déluré de la trilogie originelle frappait sans doute le blond en face de moi. J’espérais récolter une tête de Luke ahuri et désespéré avec ce petit numéro. « Quant à Franklin, je me ferai un plaisir de lui montrer ce gadget merveilleux qu’est la fermeture éclaire. » Enfin je sautais sur mes pieds, debout, droit, encré au sol. Donc pas tout à fait prêt à partir pour autant. « Ah, ouais, j’en ai quelques paires comme ça. Oops. » Il pouvait s’agir de chaussures ou de malheurs de papa, c’était la même bonne vieille rengaine. Je ne voyais qu’une occasion de le plus de gentiment taquiner le jeune papa. Le privilège d’être déjà passé par là sans doute. Il fallait bien tirer quelques bénéfices a avoir supporté le vomi, les cris et les couches. Me délecter du chaos de quelqu’un qui vivait précisément tout ça alors que de mon côté j’en avais fini depuis longtemps en était un. Un gros. Un irrésistible. Et je ne me faisais pas de souci pour lui, il trouverait bien un papa en galère pour se venger dans quelques années. Cette histoire de musique, en revanche, n’avait rien de prévu. Improvisation totale. Je pensais lui offrir mon présent en rentrant de notre tournée des bars, pour la simple et bonne raison que le voir essayer d’en jouer à moitié cuit me plaisait d’avance. Visiblement je changeai rapidement d’avis, l’occasion trop belle de le voir excité tel un enfant le matin de Noël. Ma bonté me perdrait. Si généreux que j'étais, je ne comptais pas non plus lui donner, comme ça, simplement, et passer à autre chose. Non, la récompense était toujours plus belle après un effort. « Ah. Ça se réchauffe. » Tiens, peut-être devais-je mettre mon ami en garde sur la vitesse de croissance des enfants. Au stade où il en était avec ses jumeaux, la nouvelle l’aurais certainement mis en joie, si seulement il pouvait le croire. Ava grandissait, encore et encore, trop vite, jusqu’à ne plus jouer à ce genre de cache-cache. « Non mais t'es sérieux ? C'est quoi ce nouveau jeu ? » Une chance que Noah ait gardé son âme d’enfant, tout grand adulte baraqué qu’il était. Mais si, mais si, il ne s’en rendait juste pas encore compte. Je préférais d’ailleurs qu’il s’en rende compte par lui même, me contentant de le regarder faire. Et il doutait de mon sérieux ?! « Bon et maintenant ? » Comprendre que l’objet mystère l’attendait dans la chambre de ma fille l’enthousiasmerait sûrement. « T’es fait comme un rat ! » C’était un challenge à sa hauteur, pénétrer le sanctuaire d’une pauvre petite âme innocente. Je doutais réellement qu’il aille jusque là, ouais, peut-être que je ne faisais pas que me sous-estimer, je sous-estimais également mon compère irlandais. « T'es fait comme un rat toi même d'abord ! Tu me crois pas capable de mettre à sac la chambre de blondie 2 ? Je croyais que tu me connaissais mieux que ça. » Et bah, j’étais sur le point de devenir le père de l’année ! Ma poker-face s’effondra, séduit par le surnom donné à ma fille. Je devais absolument le suggérer à Blondie 1. « Je pensais que ton nouveau rôle de papa t’avais changé. Mettre le bazar dans la chambre d’une pauvre petite fille innocente, qui en plus t’aime beaucoup, c’est pas joli joli. » Il jeta son oreiller à terre alors que je parlais encore. Il valait sûrement mieux arrêter, avant qu’il se transforme en Diable de Tasmanie sous mes yeux impuissants. « Mon capitaine, il va falloir lâcher le morceau. » J’allais perdre. Je le savais. Mais c’était le but. Je tenais tout de même à le lui donner, ce maudit instrument ridicule. J’étais même impatient de découvrir sa tête une fois trouvé, profiter de chacun de ses traits, voir en quelle drôle d’expression faciale ils se tordraient. Je tenais bon encore quelques minutes. « Tu sais me parler. Mais si tu veux savoir, j’hésite, raconter à Ava que c’est toi qui a fait tout ça, elle te trouvera très méchant et ça m'embête, car elle ne voudra plus m’aider à faire de ta vie un enfer. Ou bien la punir pour avoir mis sa chambre dans un tel bazar. Bien sûr elle n’y est pour rien, mais tu auras ça sur la conscience toute ta vie. » Le bruit des livres sur le parquet raisonna douloureusement. Allez, juste quelques minutes de survie. « Je ne vois pas ce que tu espères trouver dans une lampe. » Il la saisissait. Comment quand, je n’en savais rien, resté bloqué trop longtemps sur les livres. C’était quoi son plan ? La jeter elle aussi ? Foutre le feu pourquoi pas ? Ok. Stop. « C’est bon, pose cette lampe. Douuucemeeeent. Tu gèles de toute façon. Penser à l’oreiller mais pas au matelas ? C’est du travail d'amateur. » Mon bras s’agita en direction du dit matelas, pour lui indiquer que ce qu’il cherchait se trouvait en dessous. « J’espère que tu régaleras tout l’immeuble avec. » Des paroles que j’allais amèrement regretter, alors qu’il devait avoir le pipeau dans ses mains maintenant. Pas n’importe quel ''pipeau'' ! Un Melodica. Le clin d’oeil à ses années solfège et piano m’avait décidé à l’acheter.

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() message posté Mer 13 Juin - 11:42 par Noah J. McKenzie


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« J’ai peur que ce soit un don. Mais si tu me demandes de m’appeler Maître, refuser cette requête je ne peux pas, jeune padawan. » Fronçant légèrement le nez face à cette réplique, il se contenta de lever les yeux au ciel sans faire de commentaire. Le silence parlait de lui-même. Même si évidemment, il ne le conserverait pas très longtemps. Noah continua donc d'observer son camarade faire ses lacets, prêt à lui porter insistance au moindre signe de rébellion d'une de ses -maudites- baskets. Forte heureusement, il n'en eu pas le besoin. « Quant à Franklin, je me ferai un plaisir de lui montrer ce gadget merveilleux qu’est la fermeture éclaire. » Le jeune homme afficha une moue peu convaincue. "Je ne voudrais paraître insolent chez maître" commença-t-il en rentrant dans son jeu. "Mais je crois que même Java le Hutt, qui n'a pourtant, à proprement parler, pas de pieds, aurait réussit à faire ses lacets plus rapidement. " Il marqua une pause, jouant avec ses doigts, avant d'ajouter : "Je dis ça bien sur, en toute objectivité." Aussitôt debout, l'irlandais constata, non sans quelques grincements de dents, qu'il n'était pas encore question de partir. Son partenaire commença de le lancer sur une piste et celui-ci, comme on pouvait s'y attendre, mordu à l'hameçon. Ils se lancèrent alors dans une espèce de chasse au trésor, digne des plus grands goûter d'anniversaires d'enfants.   « Ah. Ça se réchauffe. » Il plissa les yeux, aussi agacer qu'impatient d'arriver au bout du jeu. « T'es fait comme un rat toi même d'abord ! Tu me crois pas capable de mettre à sac la chambre de blondie 2 ? Je croyais que tu me connaissais mieux que ça. » asséna-t-il à son ami avec force, en rapport à ses précédents propos.  Il n'allait pas se laisser faire comme ça ! Ca non ! « Je pensais que ton nouveau rôle de papa t’avais changé. Mettre le bazar dans la chambre d’une pauvre petite fille innocente, qui en plus t’aime beaucoup, c’est pas joli joli. » Le cuisinier se mordit automatiquement la lèvre. "C'est pas faux..." déclara-t-il, hésitant l'espace d'un car de seconde. "Mais ça ne suffira pas à m'empêcher d'aller au bout de ma mission !" Faisant mine d'avaler difficilement sa salive, il soupira, pour annoncer presque douloureusement, à grand renfort de trémolos factices dans la voix. "Je suis sur que c'est ce que Mister Nono  aurait voulu" dit-il en désignant la peluche éléphant déjà à terre dans un coin de la chambre "que je ne lâche rien. " Il marqua alors une courte pause avant d'annoncer:  « Mon capitaine, il va falloir lâcher le morceau. »  « Tu sais me parler. Mais si tu veux savoir, j’hésite, raconter à Ava que c’est toi qui a fait tout ça, elle te trouvera très méchant et ça m'embête, car elle ne voudra plus m’aider à faire de ta vie un enfer. Ou bien la punir pour avoir mis sa chambre dans un tel bazar. Bien sûr elle n’y est pour rien, mais tu auras ça sur la conscience toute ta vie. » Le silence s'installa alors de nouveau, brièvement. « Je ne vois pas ce que tu espères trouver dans une lampe. » L'objet toujours en main, il resta ainsi sans bouger, presque interdit à attendre de voir ce qu'allait faire Ethan. Il va bien craquer avec de la chance, songea-t-il. Ba il pourrait croire que tu vas vraiment balancer cette lampe. « C’est bon, pose cette lampe. Douuucemeeeent. Tu gèles de toute façon. Penser à l’oreiller mais pas au matelas ? C’est du travail d'amateur. » Le jeune homme ne pu s'empêcher d'accompagner cette abdication d'un petit "mouhahahahaha" bien sentit. Une victoire était toujours une victoire après tout. Le bras du brun s’agita en direction du dit matelas, pour lui indiquer que ce qu’il cherchait se trouvait en dessous. « J’espère que tu régaleras tout l’immeuble avec. » Se précipitant dessus, il fut aussi surprit qu'heureux de découvrir un instrument de musique. Et pas n'importe lequel ! Sautillant sur place pendant au moins trente secondes, il se tourna ensuite brusquement vers son collègue. "Mais c'est en quel honneur tout ça ?". Il haussa un sourcil, curieux. Ca ne l'aurait pas étonnait qu'Ethan eu une idée derrière la tête.
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Qui ne dit mot consent. C’était bien ça, l’expression, non ? Je pris son silence ainsi, en tous cas. Il me surprenait d’ailleurs, se montrer silencieux n’était pas dans ses habitudes. « Je ne voudrais paraître insolent cher maître, mais je crois que même Java le Hutt, qui n'a pourtant, à proprement parler, pas de pieds, aurait réussit à faire ses lacets plus rapidement. » J’éclatais de rire à sa référence. Et il prétendait faire cette remarque en toute objectivité ? Faire mes lacets le plus lentement possible, c’était bien le but de l’opération. Celle de le faire patienter. Ou s’exaspérer, plutôt. « Mais mon jeune padawan sache que comme Java je suis un véritable sadique. » Pour appuyer mes terrible parole, j’étirais mes lacets au maximum, histoire qu’ils entrent bien dans son champ de vision quand je m’appliquais à les nouer plus lentement encore, un sourire malicieux au coin des lèvres. « Je dis ça en toute objectivité moi aussi. » Pouvais-je me montrer plus sadique que maintenant ? Oui, à en croire le petit défi que je lui lançais par la suite. Je voulais sortir. J’en avais envie. Non, j’en avais besoin. Peut-être pas autant que Noah mais j’avais toujours besoin de ça, de ces soirées avec un ami et un verre. C’était à cause de personnes comme Noah que le verre seul ne me suffisait plus. Je réapprenais à apprécier la compagnie d’autrui, si bien que je la recherchais parfois, pour m’apporter un réconfort que la solitude ne me donnait plus. La chambre vide de Blondie 2, voilà une des raisons de mon envie d’ailleurs et d’alcool. À voir tout ce qu’attrapait et balançait Noah, elle était loin d’être vide. Mais elle l’était bien en réalité. Elle était vide d’elle. Tout comme cet appartement était vide d’une présence féminine essentielle à ma vie que les amis ne pouvaient pas toujours combler. Blondie 1. Le genre de trouvaille dont Noah avait le secret qui me donnait toujours le sourire. À moi, le grand sadique qui luttait pour ne pas flancher devant le désordre. Il s’attaqua à l’éléphant géant, mais je tenais bon, gardant une expression de marbre. Sa façon de me prouver que mes paroles n’avaient eu aucun effet sur lui. « Je suis sûre que c’est ce que sister Nono aurait voulu… que je ne lâche rien. » Donc non, jouer sur son rôle de père ne l’amadouait pas. S'il pouvait parler, Nono ne dirait pas le contraire. Je me demandais vraiment qui était le plus sadique des deux, en réalité. Etait-je prêt à lâcher le morceau comme il le voulait pour autant ? Pas encore. Je me sentais d’humeur beaucoup trop joueuse. Je le baratinais sur ce que je trouverai à dire à ma fille dans l’espoir de le faire culpabiliser. Un espoir vain apparemment. Je faisais le malin un peu plus longtemps, jusqu’à la dernière seconde où je le crus capable de faire de la lampe une nouvelle victime. « Te réjouis pas trop vite, t’as pas gagné dans les règles et puis tu sais même pas ce que c’est, tu pourrais être déçu. » Le mis-je en garde quand il poussa son cri de victoire pour le moins diabolique. Je trouvais le réconfort dans le fait qu’il n’avait pas trouvé l’objet mystère de lui-même. Caché sous le matelas, un grand classic ce coup-là pourtant. « J’espère que tu régaleras l’immeuble avec. » De ça, j’en étais certain. Comme j’étais certain que l’instrument le régalerait lui, voisins ou pas. Je mettais à mal ma réputation de maître sadique. Ouais, à en croire sa réaction d’excité, le cadeau lui faisait sacrément plaisir. Je le regardais sautiller sur place comme si s’il était un gosse. « Mais c’est en quel honneur tout ça ? » J’haussai d’abord les épaules en réponse à son haussement de sourcil. Était-il méfiant ? « Ma grande générosité bien sûr. » Voilà qui devait augmenter ses soupçons. Je lui fis signe d’abandonner le champ de bataille. Nous avions une tournée des bars de prévue ! « Si je te dis que c’est pour que tu casses les oreilles à Rebecca avec, on peut y aller ? » Encore une fois, comme si c’était lui qui me faisait attendre et non l’inverse. J’avais réellement envisagé cette raison. Pas en premier, mais cette perspective m’amusait. Je croyais mon comparse trop pressé de sortir pour réfuter cette théorie. La grande question, c’était de savoir s’il voudrait l’emmener avec lui. « Je l’ai vu en vitrine sur Denmark street et je l’ai trouvé beaucoup trop... toi pour pas le prendre. » Dans le genre d’instrument improbable, je n’avais encore jamais vu mieux. Je lâchais la véritable raison, tout bête, quand nous étions à la porte. Revenus au point de départ. Le départ, c’était bien l’objectif de base. Celui duquel mon idée de génie nous avait éloignés. Ce ne fut qu’une fois dehors, après avoir marché jusqu’à des rues plus animées que je lui révélai mon véritable plan pour la soirée. « Hm... lequel de ces pubs aura l'honneur d'inaugurer notre quête ? » Lequel, inaugurer, ces termes impliquaient qu’il y en aurait plusieurs. Je ne parlais plus d’un bar, mais d’un quartier rempli de bars. Une tournée, telle était notre quête. Il fallait au moins ça au jeune papa vu la liste de ses exigences

EXORDIUM.
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