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You never really know the true value of a moment, until it becomes a memory. (Ethan)

Maybe the princess could save herself. That sounds like a pretty good story too.

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() message posté Mar 20 Fév 2018 - 18:38 par Rebecca Samuels
And I learned what is obvious to a child. That life is simply a collection of little lives, each lived one day at a time. That each day should be spent finding beauty in flowers and poetry and talking to animals. That a day spent with dreaming and sunsets and refreshing breezes cannot be bettered. ✻✻✻ Les jumeaux sont endormis, la promenade de Barney n’est pas prévue avant plusieurs heures, laissant quelques minutes de répit à Rebecca. Allongée sur le canapé, le baby-phone à côté d’elle, elle est de nouveau en train de se demander, comment sa vie a pu en arriver là. Non, qu’elle n’aime pas son nouveau rôle de mère, simplement elle n’a rien eu le temps de voir venir. En neuf mois de grossesse, elle avait pensé qu’elle aurait largement le temps de s’y préparer, et de prévoir, mais il s’est avéré que non. Chaque jour semble être une nouvelle aventure à laquelle elle n’est pas préparée. Et le fait de se retrouver seule une bonne partie de la journée ne l’aide pas non plus. Bien évidemment, il était plus logique que ce soit elle qui reste à la maison, gagnant bien moins avec son travail de barmaid, que Noah. Seulement parfois, les journées sont un peu longues. Et aujourd’hui, fait partie de ses jours. Il semblerait que ses enfants n’aient pas voulu lui laisser une minute à elle, et quand enfin ils ont fini par s’endormir tous les deux, l’après-midi est déjà bien entamé. Elle devrait en profiter pour se reposer elle aussi, mais il semblerait qu’elle soit incapable de s’endormir. À la place, Rebecca ne cesse de faire mentalement la liste de ce dont elle va bientôt devoir racheter. Elle essaie de s’endormir aussi, mais rien à faire. Finalement, elle pousse un soupir avant de s’asseoir et d’entamer une liste de course. Elle n’a pas le temps de terminer, qu’Ariane se met à pleurer. Parfois, elle aimerait bien pouvoir les laisser pleurer, mais quand l’autre dort c’est tout de suite beaucoup plus compliqué. Elle se lève avec une rapidité acquise récemment, pour prendre sa fille dans ses bras. C’est presque un miracle que son frère ne se soit pas lui aussi réveillé. Généralement, ils aiment beaucoup crier, et pleurer ensemble. Sa fille dans les bras, elle retourne dans le salon tout en essayant de la calmer. Ce n’est qu’une fois qu’elle est en train de boire son biberon, que Rebecca peut de nouveau souffler un instant. Elle essaie toujours de profiter de chaque moment de répit qu’elle peut obtenir dans la journée. Ils sont tellement rares, que cela les rend encore plus précieux. Son téléphone se met à vibrer, et après un exercice compliqué pour attraper son téléphone, elle a tout juste le temps de lire le message de réponse de son voisin, avant de devoir s’occuper de nouveau d’Ariane. Elle ne sait pas s’il se trouve chez lui, mais elle serait tentée d’aller vérifier cela. Pour lui souhaiter son anniversaire en personne, mais surtout pour le contredire. Et puis elle ne serait pas contre passer un peu de temps avec un adulte. Elle hésite cependant, parce qu’Adam dort encore, et qu’elle n’est pas sûre d’avoir le courage de faire l’effort de sortir. Et ceux même si l’appartement d’Ethan se trouve au bout du couloir. Et puis quand Ariane se remet à pleurer, elle se dit que cela ne peut pas lui faire du mal de sortir de chez elle un moment. Un léger changement d’air qui ne peut faire de mal à personne, hormis son voisin.
Il lui faut cependant un peu de temps pour réussir à tout préparer. Elle ne sort pas très loin, mais avec deux enfants, et une seule paire de bras, cela demande une organisation complexe. Au moins, ils sont tous les deux changés, et viennent de manger ce qui est déjà une bonne chose. Elle pose Adam à côté de sa sœur dans le couffin, et prend ses clés. L’avantage d’être voisine avec un ami d’enfance de Noah c’est qu’elle n’a pas besoin d’aller très loin pour avoir de l’aide. Le plus souvent, elle débarque chez lui parce qu’elle se sent seule, ou bien parce qu’elle a besoin de souffler cinq minutes. Et comme à chaque fois Ethan la laisse entrer, elle finit toujours par revenir. Après avoir caressé Barney, elle ferme l’appartement derrière elle pour se rendre au bout du couloir. Elle frappe à la porte, tout en réajustant le couffin sur son bras, avant d’attendre. Il lui semble entendre du bruit à l’intérieur de l’appartement, mais elle a tellement l’habitude d’entendre du bruit pour rien ce moment, s’inquiétant pour ses enfants, qu’elle n’en est pas sûre. Mais la porte fini par s’ouvrir, et c’est avec un grand sourire qu’elle lui tend ses jumeaux avant d’entrer chez lui. « Joyeux anniversaire ! » Elle vient tellement souvent, qu’elle n’attend plus depuis longtemps la permission d’entrer. Bien évidemment, elle espère quand même ne pas le déranger. Elle abuse peut-être parfois, mais jamais au point d’en devenir pénible. Du moment, elle n’espère pas. « J’ai senti à travers ton message qu’on te manquait. » Parce qu’évidemment il n’y a rien de mieux pour son anniversaire que de recevoir sa voisine, et ses des bébés.

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() message posté Sam 7 Avr 2018 - 1:26 par Ethan I. Hemsworth
Too often we underestimate the power of a touch, a smile, a kind word... all of which have the potential to turn a life around. ✻✻✻ Je devenais optimiste. La première chose que je m’étais dite en me levant ce matin. Je prenais pourtant une année de plus. Une année et je basculais dans la vieille trentaine. Une année qui me rapprochait officiellement de la quarantaine, le prochain cap à l'horizon. Parait que ça faisait peur ? Du moins ça devait. Pas à moi. Sûrement parce que des peurs bien plus sérieuses m’habitaient. Pas le jour de mon anniversaire en tous cas. Pas quand, à peine levé, je ne pensais qu’à une chose : que le soir tombe. Qu’amenda débarque avec Ava. Pour rester. Ouais, c’était nouveau, c’était bizarre, comme la sensation de marcher sur un fil. Je ne savais pas sur quel pieds danser, ni où nous en étions, mais je savais une chose, le sourire de bienheureux collé à ma tronche depuis des jours n’était pas là par hasard. J’avais des raisons de sourire, de me montrer guilleret, de me foutre de tout, pour la première fois depuis longtemps. Foutrement longtemps. Et bordel ce que c’était bon. Juste me dire qu’elle serait là. Qu’on serait une famille, elle Ava et moi, et pas seulement pour une soirée spéciale. Non, optimiste novice, je m’accrochais à cette pensée, à cette intime conviction : il y aurait de plus en plus de soirée comme celle-ci à venir.
Optimiste et généreux, oui oui, me forcer à passer une matinée à l’hôpital n’était pas dans mes habitudes. Pas quand il fallait rattraper de la paperasse le jour de mon anniversaire. Encore moins sans ma stagiaire à embêter. Torturer ? Non. Quoi que, je songeais à changer d’avis en lisant son message, content qu’elle ait pensé à son vieux maître de stage. J’aurais pu tout lui déléguer, si seulement elle avait été présente. Torturer la nouvelle secrétaire dont j’oubliais tout le temps le nom me parut bien moins amusant. Alors j’avais trainé mes pieds jusqu’à mon lieu de travail, me disant qu’ainsi je rendrai au moins visite aux enfants, que ça m’aiderait à patienter jusqu’au soir. D’autres messages firent vibrer mon portable, occasion parfaite de me distraire, un en particulier retint mon attention. Une petite voix, peut-être bien ma conscience ou une forme d’instinct sur-développée me fit sentir que je m’emballais. Mais c’était trop tard, je n’avais plus envie de m’arrêter de chambrer ma charmante voisine. Déjà, parce que ce n’était pas dans nos habitudes de se priver d’embêter l’autre, mais, la savoir chez elle débordée avec sa paire de bébés, et moi dans mon bureau, à l’abri d’une potentielle visite, comment ne pas fanfaronner ? Comment ne pas la remercier pour ce beau cadeau d’anniversaire : une journée sans cris de bébé ? La petite voix raisonnait pourtant dans un coin de ma tête. Tu cherches les ennuis. Tu vas la trouver sur ton palier en rentrant. Peut-être même que tu trouveras que les petits et que tu devras expliquer à Noah où la mère de ses enfants est passée. Je pris le risque, imaginant un des petits démons ne lui laisser aucune chance de remettre la main sur son téléphone avant longtemps.
Avant de réussir à me faufiler incognito chez moi en rasant les murs, avec un peu de chance. Règle numéro un : ne pas prendre l’ascenseur. Trop bruyant. J’optais pour les escaliers, et, tout en montant les marches tranquillement, des pensées idiotes me traversaient l'esprit. Par exemple, est-ce qu’une ancienne barmaid pouvait détecter une bouteille de champagne à quelques mètres de chez elle ? Parce que j’en tenais une dans la main en prévision de ce soir. Je m’occupais de récupérer le champagne, Amanda notre fille. C’était le deal. Sur le palier, lieu de tous les dangers, j’eus un mal fou à retenir mon rire en entendant les bébés pleurer. Pleurer ou crier, difficile de jauger. J’essayais souvent de me souvenir des cris d’Ava lorsque j’entendais les jumeaux s’égosiller les poumons, mais ça ne faisait que me rendre nostalgique. C’était drôle, de se dire que Rebecca n’avait qu’une hâte, qu’ils grandissent, alors que moi, avec ma grande fille de neuf ans, j’aurais tout donné pour revivre ses premiers mois, ceux où elle était toute à moi. Assez difficile à expliquer à une jeune maman qui déboulait chez vous au bord de la crise de nerf.
Impossible. Je crus devenir parano en entendant frapper à la porte. Mais non. Comment faisait-elle ? Je la soupçonnais sérieusement d’avoir planqué un babyphone la dernière fois qu’elle était venue. Abandonnant mes rangements, je refermai le placard de ma cuisine pour me diriger vers la porte, vaincu d’avance. J’étais là. Elle m’avait eu. J’aurais pu me montrer mauvais joueur, seulement je devais bien reconnaitre que ses visites à l’improviste ne me dérangeaient pas tant que je le laissais croire. C’était même plutôt le contraire. « Joyeux anniversaire ! » Impossible de savoir ce qui me percuta en premier, son grand sourire ou le couffin. Je n’eus le temps de vraiment percuter qu’une seule chose : en deux secondes, je me retrouvais avec deux bébés dans les bras, trop vite pour me laisser une chance d’empêcher leur mère de rentrer si je l’avais voulu. « J’ai senti à travers ton message qu’on te manquait. » Ok. Bien joué. Elle avait de quoi être fière de son coup, je l’avais bien cherché. Mes yeux vrillèrent du couffin à Rebecca, pour le moins… déconcerté, tout en tentant de refermer la porte du pied. « Je suis très touché. Est-ce que le cadeau est échangeable ? » Je soulevai le couffin au cas où la blague ne fut pas assez limpide. Inutile de l’inviter à faire comme chez elle, moi-même je ne faisais pas de manière en sa présence. Elle était la meilleure amie de mon ami d’enfance après tout. Ce n’était pas maintenant que j’allais m’offusquer de quoi que ce soit, alors qu’elle venait littéralement de me mettre ses bébés dans les bras. Bébés que je m’appliquais à déposer délicatement dans un coin isolé du séjour ouvert. Je retrouvais ce stress, cette sensation grisante de jouer sa vie en essayant de ne pas réveiller un bébé enfin paisible et silencieux. Deux bébés, deux fois plus de challenge. « Je les ai coachés pour qu’ils dorment paisiblement et se remettent à pleurer à la seconde où tu quitteras mon appartement, tu verras. » Une sorte de pacte passé avec les jumeaux diaboliques. L’idée me plaisait beaucoup. Malheureusement, ce n’était qu’un pari sadique, de quoi taquiner la blonde. « T’as besoin d’un remontant ? Promis, j'te laisserai pas rentrer en état d’ivresse. » Amusant, vu qu’il n’y avait que quelques mètres entre mon appartement et le sien. Pas de quoi se vanter de jouer les gentleman en la raccompagnant, mais c'était mal me connaitre de penser que ce détail logistique m’en empêcherait. Je n’attendis même pas sa réponse pour ouvrir mon frigo. L’alcool était peut-être une mauvaise idée, rien ne l’obligeait à me suivre. En attendant, j'envisageais quelles options s’offraient à moi pour ne pas sacrifier le champagne. Je réalisais que je ne lui avais rien dit à propos de la visite d’Amanda. Loin de moi l’envie de la mettre mal à l’aise ou la laisser penser qu’elle dérangeait.

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() message posté Mer 25 Avr 2018 - 14:07 par Rebecca Samuels
And I learned what is obvious to a child. That life is simply a collection of little lives, each lived one day at a time. That each day should be spent finding beauty in flowers and poetry and talking to animals. That a day spent with dreaming and sunsets and refreshing breezes cannot be bettered. ✻✻✻ Rebecca exagère sans aucun doute, en rajoute beaucoup aussi, mais elle a cette impression de ne pas passer assez de temps avec des adultes. Elle voit pourtant Noah tous les jours, et elle sort régulièrement pour ne pas devenir folle, mais cela reste trop peu à son goût. Les jumeaux sont encore jeunes, et les interactions avec eux restent limitées. Rebecca songe parfois à prendre quelqu’un pour l’aider, mais presque aussitôt elle s’en veut. Parce qu’elle n’est pas réellement seule, et que la plupart du temps ce n’est pas si difficile qu’elle veut bien le faire croire. Certes tout n’est pas évident, et parfois elle aurait bien envie de les laisser et de partir. Mais la plupart du temps elle est tout simplement heureuse. Ce n’est pas totalement le cas aujourd’hui, parce qu’Ariane semble n’avoir qu’une envie, pleurer. Heureusement pour Rebecca son frère ne fait pas de même, ce qui lui facilite la tâche. Elle peut donc se concentrer sur sa fille, et tenter de la calmer. Elle n’en oublie pas Adam pour autant, et parvient finalement à les faire dormir tous les deux un moment. Sans doute pas assez. Et rapidement, elle a de nouveau cette envie de les abandonner dans un cas et de partir. Rester seule trop longtemps ne lui réussit pas. C’est pourquoi, l’idée de débarquer chez son voisin est tentante. Très tentante. Trop sans aucun doute. Il ne lui faut pas trop longtemps pour se décider de le faire. Et tant pis si c’est le jour de son anniversaire. Elle sait très bien qu’il ne se gênera pour lui faire remarquer qu’elle le dérange si c’est le cas. Il a peut-être des plans de prévus, mais qu’importe, Rebecca se décide à tenter sa chance. Elle met plus de temps à mettre les jumeaux dans leur couffin, qu’il ne lui en a fallu pour se décider à bouger. Elle ne va pas très loin, mais tout endroit autre que son appartement est le bienvenue. Elle est obligée de laisser Barney, qui ne semble pas vraiment lui en vouloir. Quelques mètres plus tard, la voilà à attendre devant chez lui, espérant qu’il se trouve bien à l’intérieur. Même si elle n’a pas prévue de rester très longtemps, discuter un peu, voir quelqu’un d’autre ne peut pas lui faire du mal. Bien au contraire. Rebecca est donc plus que ravie quand la porte s’ouvre, et en quelques secondes à peine le couffin est dans les bras de son voisin, et elle dans l’appartement. Elle ne lui a pas laissé le temps de protester, ni de dire quoique ce soit en réalité. « Je suis très touché. Est-ce que le cadeau est échangeable ? » C’est amusant de le voir avec le couffin dans les bras, comme si elle avait réussi à exploit. L’exploit de laisser ses enfants à quelqu’un d’autre. Alors qu’en réalité elle est juste à côté, et que l’occasion était trop parfaite pour ne pas la saisir. « Ni repris, ni échangeable, ni remboursable. » Elle lui adresse un sourire angélique, alors qu’elle sait très bien qu’elle ne lui laissera pas ses jumeaux. « Désolée.» Elle pénètre un peu plus dans l’appartement, heureuse d’être ailleurs que dans le sien, ou celui de Noah. N’importe où ailleurs, lui semble être le meilleur endroit au monde. Elle regarde Ethan poser le couffin, tout en s’inquiétant à l’idée qu’un des deux puissent se réveiller. La paix n’a pas encore été assez longue à son goût. « Je les ai coachés pour qu’ils dorment paisiblement et se remettent à pleurer à la seconde où tu quitteras mon appartement, tu verras. » Elle sourit, absolument pas convaincue parce qu’il est en train de lui dire. Sinon elle serait bien plus souvent chez lui, cela ne fait aucun doute. Elle espère seulement qu’ils ne vont pas se réveiller tout de suite, lui laisser le temps de pouvoir en profiter un peu. « Dans ce cas, je devrais te les laisser plus souvent. » Ou plutôt tout court. La seule personne à qui elle laisse Ariane et Adam se trouvent être Noah. Si bien qu’ils ne font plus rien que tous les deux. Bien des choses ont changé depuis leurs naissances. Elle avance un peu plus dans son appartement, jusqu’à se poser sur son canapé. Elle n’attend même pas qu’il lui propose, ayant dépassé ce stade depuis longtemps à présent. L’avantage qu’il soit un ami d’enfance de son propre meilleur ami. « T’as besoin d’un remontant ? Promis, j'te laisserai pas rentrer en état d’ivresse. » Elle sourit, amusée. Elle pourrait bien rentrer complètement ivre si elle le voulait vu le peu de chemin à parcourir. Pas sûr que Noah apprécierait de la voir avec les enfants dans cet état cela dit. Rebecca n’est pas venue pour cela, mais proposé si gentiment il serait dommage de refuser. Et puis après tout c’est l’anniversaire d’Ethan, autant en profiter. « Quel gentleman. Juste un verre dans ce cas. » Elle ne sait plus combien de fois elle a entendu cette phrase à l’époque où elle travaillait. Et elle n’a pas compté le nombre de fois où cette parole n’a pas été tenue. Mais elle a une bonne raison de faire attention, ou plutôt deux, profondément endormies pour le moment. « Sinon quel temps fait-il ? Il pleut ? Le ciel est toujours bleu ? » Elle exagère encore une fois, elle est sortie pas plus tard que ce matin pour promener Barney, mais toujours trop peu à son goût. Elle sortirait bien plus souvent, si ça n’était pas aussi compliqué avec des jumeaux. Elle tourne la tête dans sa direction, sérieuse cette fois-ci. « Des projets pour ton anniversaire ? » Elle parfait volontiers de n’importe quoi d’autre que le sujet bébé. Ne serait-ce que pour cinq minutes.

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() message posté Hier à 0:35 par Ethan I. Hemsworth
Too often we underestimate the power of a touch, a smile, a kind word... all of which have the potential to turn a life around. ✻✻✻ J’ai du mal à me souvenir comment c’était, d’avoir Ava, au tout début. De se retrouver plongé dans un monde inconnu avec une nouvelle vie entre les bras. Avec les années et la vitesse folle à laquelle elle grandissait, j’avais tendance à oublier le négatif et ne voir que le positif. J’étais convaincu que c’était ce phénomène qui poussait les gens à retenter l’expérience avec d’autres enfants, l’oubli. Je n’avais pas eu cette chance. En présence de quelques personnes comme Rebecca, j’arrivais à y penser sans avoir mal. Pas au point d’en parler de vive voix, mais, parfois, quand elle passait chez moi à l’improviste comme aujourd’hui je me surprenais à regretter de ne pas avoir moi-même un petit être en bas âge à lui coller dans les pattes. Ça me venait comme ça, sans réfléchir, presque comme une plaisanterie. Je m’en rendais compte plus tard, sur le moment j’en arrivais à la simple conclusion que, de toute façon, Rebecca avait encore un joker : son énorme chien et que le jour où il lui prendrait l’envie de réellement faire de ma vie un enfer je ne pourrai pas lutter. Même les cris répétés de Gladys ne pouvaient rivaliser avec les pleurs de bébés, et puis Amanda ne serait sûrement pas d’accord pour transformer sa perruche en arme de destruction de voisinage massive. Non, je devais me rendre à l’évidence, me retrouver d’une seconde à l’autre avec un couffin dans les main n’avait rien d’étonnant. Rebecca gagnait à tous les coups. Même le jour de mon anniversaire elle refusait de m’épargner. « Ni repris, ni échangeable, ni remboursable. » Dommage. Même si je m’accommodais du cadeau, je doutais que la jeune maman me le laisse. Je n’avais encore jamais croisé quelqu’un venir s’emparer des deux petits montres en dehors de Noah, évidemment. Peut-être que c’était ça la solution pour me venger, me proposer comme baby-sitter et lui coller la trouille de sa vie. « Désolée. » Son sourire d’innocente ne trompait personne. « Ça ne fait rien, c’est l’intention qui compte. » À mon tour d’esquisser un sourire, pas assez angélique et trop crispé pour être aussi réussi que le sien. Je parlais de ses enfants comme du cadeau raté d’une vieille tante que les gens se sentaient obligé de garder rangé dans un coin et le ressortaient pour le mettre en évidence à chaque visite de cette vieille tante. Une comparaison tout à fait charmante, en somme. Petite victoire, nos bêtises ne réveillèrent pas Adam et Ariane. L’idée me traversa l’esprit lorsque le couffin toucha le sol, mais rien. Je priais pour qu’ils reste aussi paisibles le plus longtemps possible. Histoire d’offrir un moment de répit à leur mère dans le monde merveilleux des adultes. Des vieux adultes, en ce qui me concernait… Mais évidemment je préférais fanfaronner, pariant qu’ils ne bougeraient pas un cil en ma compagnie. En vrai je ne misais pas cher sur cette éventualité. « Dans ce cas, je devrais te les laisser plus souvent. » Il valait peut-être mieux qu’ils se réveillent en fin de compte. Donner die genre d'idées à l’italienne n’était pas mon intention. « Ne me tente pas. » J’exagérais. Puis je réalisais que c'était l’occasion de tester ma précédente idée. « Ils seraient bien ici. Je laisserai Ava s’occuper d’Ariane, ça lui fera une belle poupée et Adam et moi on se fera une soirée entre gars. Je lui apprendrai à trinquer et à draguer dans les bars. » J’essayais de garder un air sérieux mais je racontais tellement d’absurdités que je ne voyais pas comment elle pouvait craindre une seule de mes paroles. Parler de bar et de trinquer m’incita à lui proposer un verre de quelque chose d’alcoolisé. Un remontant comme je l’appelais. La jeune femme semblait en avoir besoin, de plus, le chemin du retour jusque chez elle n’était pas un problème. Si je ne l’avais pas déjà convaincue de quel excellent baby-sitter je faisais, cette proposition allait forcément finir de la convaincre ! Je jetai un coup d’oeil au salon et la vit s’installer sur le canapé, prenant déjà son sourire pour un oui. « Quel gentleman. Juste un verre dans ce cas. » Bien, mais un verre de quoi ? Quelques bières devaient trainer dans mon frigo. « Toujours. Ça, c’est ce qu’un gars comme moi dirait avant de demander au barman comme toi de laisser la bouteille. » En tant que barmaid elle devait en avoir vu des clients de ce genre, de mon genre. Pour ça, je n’étais pas une exception. Mais ce n’était pas difficile pour elle de se montrer plus raisonnable que moi. « Sinon quel temps fait-il ? Il pleut ? Le ciel est toujours bleu ? » Mon rire raisonna alors que je plongeais littéralement la tête dans le frigo pour en sortir quelque chose de potable. Pas la peine de se leurrer, la seule chose potable, c’était l’énorme bouteille de champagne fraichement achetée en prévision de ce soir. Rebecca ou l’art du timing parfait. « Tu sais, si tu n’es pas convaincue par mes talents en baby-sitting, tu peux toujours faire le coup du couffin piégé à Noah et profiter de la compagnie de ton adorable voisin pour aller dans cet endroit qu’on appelle ‘'dehors’’. » Après tout, elle était la meilleure amie doublée de la mère des enfants d’un de mes plus vieux amis. Il ne s’agissait donc pas de n’importe quelle demoiselle en détresse. Quelqu'un d'important pour Noah devenait important pour moi. « Des projets pour ton anniversaire ? » cette bouteille songeai-je en premier. Bouteille que j’attrapai et posai hors de portée de vue de la blonde. Pas facile dans un appartement complètement ouvert. Ja la rejoignis au salon deux verres dans une main, l'autre tenait la bouteille planquée dans mon dos. « Je sais que je vais te briser le coeur, mais une autre blonde va prendre ta place d’ici ce soir. » Peut-être qu’elle pensait à ma fille plutôt qu’à ma femme qu’elle n’avait jamais vue. Je brandis la bouteille fièrement devant elle « Pour me faire pardonner ma trahison. » avant de remplir les coupes. Penser que je m'arrêterais là aurait été mal me connaitre. Je ne m'étais pas assis pour une bonne raison. « Puisque c’est mon anniversaire, j’aimerais porter un toast à la plus merveilleuse des voisines dont je n’aurais jamais pu rêver. Dire que sans toi Rebecca ma vie serait calme et silencieuse, merci d’avoir apporté deux bébés et un Barney pour la pimenter. Chaque coup de sonnette à ma porte me remplit de joie et d’allégresse, puisses-tu ne jamais déménager. » Pourtant, tout était parti d’une question simple. Au moment de trinquer, je levai mon verre dans un geste cérémonieux. L’air trop fier pour être honnête et un sourire en coin plutôt louche, il me fut impossible de résister. « Mais quand la soirée sera tombée, je te renverrai sans pitié de l’autre côté du palier. » Satisfait de ma tirade, je posai mes fesses sur le canapé et fis tinter nos verres. « À la tienne, voisine. »

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