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() message posté Lun 26 Fév - 21:04 par Mila P. Dos Santos


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Janvier 2018.
J'attends les bagages qui ne vont pas tarder à passer sur le tapis roulant de l'aéroport. J'ai le décalage horaire qui me déphasent. Je ne veux pas voir la tête que j'ai. Je n'ai pas réellement fermé l'oeil depuis quelques jours. En fait ça ne fait pas longtemps que je suis partie de Londres. Juste le temps de rassembler tous mes vêtements, de les mettre dans des valises et de prendre un nouveau billet d'avion New-York Londres. Ni plus ni moins. Cette ville je commence à l'avoir en horreur, j'ai enchaîné les échecs amoureux là bas... Pourtant j'y ai passé aussi des bons moments. Je crois qu'il est juste temps de rentrer à la maison. Enfin à la maison, tout est relatif, mais ne dit on pas qu'on est chez soit là où est notre coeur. Pour ma part mon coeur c'est ma famille, et en l’occurrence c'est à Londres plus qu'en Espagne aujourd'hui.
Je récupère mes bagages. Il y en a beaucoup, un homme m'aide à les entasser sur un chariot. Je le remercie avec un sourire et prend la direction de la sortie. Nouvelle mission : trouver un taxi. A New York j'avais pris l'habitude de me déplacer comme ça, je sais que je n'aurais pas de problème à le faire à Londres et quelque part ça me soulage. Je suis pas une adepte de la conduite, ni du métro. Non le taxi c'est très bien.

Pendant le voyage je regarde par la fenêtre. Personne n'est venu me chercher car je n'ai dit à personne que j'étais là. A vrai dire je sais déjà que j'aurais un poste à l'hosto dans un mois environ. J'ai demandé ce délais pour prendre le temps de prendre mes repères à Londres, aussi peut être pour faire le point sur ma vie. Oui je sais, ça ne me ressemble pas trop de prendre du temps pour réfléchir. En ce moment j'ai l'impression de ne plus trop me ressembler et ça me fait peur.
J'ai perdu la notion du temps, peut être même que je me suis un peu endormie. Mais quand je vois la porte de ma grande soeur, je me sens comme revigorée. Je paye. Le chauffeur décharge, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire je suis à la porte entrain de sonner. Je resonne histoire d'être sûre, et pour faire bonne impression. La porte fini par s'ouvrir sur la belle brune qui me sert de soeur. "Hola ! Je viens m'installer à Londres et je vais squatter chez toi le temps de trouver un toit." Un grand sourire se plaque sur mon visage, j'espère que ça cachera les traits tirés par la fatigue. Le fait de tout déballer comme ça d'un coup ça simplifie beaucoup les choses aussi.

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() message posté Mar 6 Mar - 15:26 par Callie M. Dos Santos
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Mila & Callie
Depuis peu, Callie arrive à s'habituer à sa nouvelle vie Freelance. Un concept qu'elle n'avait jamais pensé vivre lorsqu'elle était encore aux études, très sûre d'elle quant au nom de l'entreprise qu'elle convoitait de loin. Une entreprise basée en Amérique dont l'une des succursales se trouvait à Madrid. Un petit bijou de la publicité et évidemment, l'espagnole a mis les chances de son côté pour y parvenir. Et elle y est arrivée. Après plusieurs années à vagabonder dans les couloirs de cette entreprise, Callie y a rencontré un homme qui bouleversera sa vie professionnelle en lui proposant un nouveau challenge. Macsen, associé, mais rapidement devenu plus que ça, l'a poussée à devenir une working girl respectée et femme d'affaires pointue dans son travail. Si en tant que compagnon, cet homme fut un bel échec, elle ne peut pas lui enlever son don pour faire tourner une boite, ou simplement son génie pour mettre sur pied des stratégies particulièrement audacieuses, mais qui fonctionnent. En mettant fin à leur histoire, mais aussi à leur travail commun, Callie savait pertinemment qu'elle tirait un trait sur un élément important dans son monde publicitaire, mais assez confiante et déterminée, cette femme d'affaire est désormais persuadée qu'elle aussi, elle peut passer maitre dans l'art de la publicité.

Le matin, Callie aime se lever tôt pour prendre le temps d'émerger, mais surtout pour apprécier de voir la ville de Londres se réveiller petit à petit, alors qu'elle dépense son énergie dans son footing matinal. Pas forcément grande sportive dans l'âme, elle cherche toujours à garder la ligne, à faire attention et à conserver son endurance. Ca lui permet aussi d'affronter la journée qui l'attend dans un esprit beaucoup plus libéré et serein. Une fois sortie de la douche, elle s'installe dans son bureau avec un café, et ne le quitte plus jusqu'à ce que son travail pour la journée soit bel et bien effectué. Parfois, elle a des rendez-vous, mais en ce jour autant dire qu'elle le passera à avancer dans ses tâches quotidiennes et son travail de publicitaire freelance. Callie ne s'attend pas à de la visite, et lorsque le bruit de la sonnette la tire de ses pensées, il lui faut plusieurs secondes avant de se lever et de se finalement voir de qui il s'agit. La personne derrière la porte sonne à nouveau, ce qui la pousse à se dépêcher " - Oui oui, j'arrive ! " Ca ne pouvait pas être Lilly, puisque non seulement elle a les clés, mais en plus elle est censée se trouver en cours. Samuel travail et il ne manque pas cruellement de patience, alors non vraiment elle ne voit pas. Lorsqu'elle ouvre la porte, c'est de la surprise qui se colle sur son visage en faisant face à sa sœur cadette " - Mila ? " Elle écoute ce que lui dit ça sœur, qui visiblement ne lui laisse pas vraiment le choix. Finalement, Callie s'en approche pour lui claquer la bise, toujours aussi surprise de la voir là, d'ailleurs. " - Euh.. Ok comme tu veux " Callie ne manque pas de place, et il est évident qu'elle ne compte pas laisser sa petite sœur à la porte. Il est donc tout naturel de l'accueillir sous son toit. Sauf qu'il lui manque des informations. Elle a loupé un chapitre. " - C'est à toi tout ça ? " Elle montre l'amas de valises qui se trouve sous son porche et tourne le visage vers Mila. L'espagnole sort de chez elle afin d'embarquer tous les bagages dans son hall d'entrée non sans se demander comment avait-elle fait pour trimbaler tout ça de New-York jusqu'à Londres. " - Attends, j'ai pas tout compris. " Callie se répéta ce que sa sœur lui avait dit lorsqu'elle lui avait ouvert la porte " - le temps que tu te trouves un toit... et New-York ? "
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() message posté Dim 11 Mar - 17:11 par Mila P. Dos Santos


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Est ce que j'aime les surprises ? J'aime en faire c'est clair, est ce que j'avais prévu le coup avec Callie ? Non. Ce n'est pas une de ces surprises préméditées. Disons... Disons que c'est spontanée. Bien entendu si ma présence dérange tant je peux toujours me trouver une chambre d'hôtel, ça ne doit pas être ce qui manque à Londres je pense. Nettement je préfère être chez ma soeur, avec ma famille plutôt que de me retrouver à devoir tout reprendre de zéros dans une chambre d'hôtel aussi luxueuse soit elle. Je sais que dès que ma mère sera là, il y a de grandes chances pour qu'elle rapplique très rapidement; J'aimerais faire le point avec moi même d'ici là. Ma mère est une grande inquisitrice comme toutes ses femmes de poignes espagnoles ou pas, complètement mère poule. Mes soeurs et moi sommes les poussins, et souvent j'ai l'impression que quand on parle d'avoir réussi sa vie ça va decrescendo. Y'a l'aînée, la toute puissante à qui tout à réussi. Puis Callie qui malgré le fait qu'elle ait eu des déboires aux yeux de tous se retrouvent tout de même avec une fille merveilleuse, et un très bon job. Enfin moi. Je suis chirurgien, là ça commence bien bien sûr. Sauf que si on rajoute sur le tas que je suis enceinte et que le père est en prison c'est bien la dégringolade. Je ne sais pas si ça va choquer quelqu'un dans cette famille. Les plans foireux c'est moi tout craché non ?

Devant cette porte, je m'excite sur la sonnette. Je ne sais pas si ça la fera venir plus vite. Moi je suis impatiente. Je l'entends grommeler en venant et ça me rend encore plus fébrile. Puis la porte s'ouvre. Au moins l'effet de surprise a pris. L'air choqué de ma soeur me fait bien sourire. Je la suis quand elle descend pour prendre mes bagages. Ils sont lourds, ils sont blindés, il faudrait un chariot élévateur. "Tu sais bien que j'aime voyager léger ! On m'a aidé à l'aéroport, le gars du taxi à tout descendu de la voiture, et on va s'en sortir ne t'en fais pas." j'empoigne deux des valises sur les 4 et les fait rouler jusque dans le couloir. Alors qu'elle me rejoint avec le reste mes propos semblent lui revenir en tête. J'aurais espéré qu'elle attende plus. Je garde mon sourire pour l'instant. Oui, je suis toujours autant fatiguée, je ne sais pas combien de temps je vais feindre que tout va bien encore. "J'ai un poste à l'hôpital. Le même que Sam je crois d'ailleurs, ça va être drôle de travailler avec lui... Ou pas. On verra bien." Ce serait magnifique si je pouvait détourner la conversation aussi facilement. "Après les vacances je me suis vraiment sentie seule à New York. J'ai l'impression de plus avancer là bas et avec Kyle ça fait un moment que ça va plus. Tu sais tout le temps le travail, le travail. Oui je sais venant de moi c'est hypocrite, cependant tant qu'on habitait pas ensemble ça allait, mais ces 8 derniers moi on se croisait juste le matin. Alors je me suis dit que ça servait à rien que je sois de l'autre côté de l'océan alors que vous êtes tous ici." Je marque une pause. J'ai clairement perdu mon sourire maintenant. "tu m'en veux de tout balancer comme ça ? Je suis désolée le décalage horaire ça me réussi jamais."

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() message posté Jeu 22 Mar - 15:53 par Callie M. Dos Santos
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Mila & Callie
En ouvrant la porte, Callie ne s’attend certainement pas à y trouver sa petite soeur derrière. Elle n’a pas vraiment d’idée quant à la personne qui viendrait lui rendre visite, là, tout de suite. Peu de ses connaissances connaissent l’endroit où elle vit ; sa fille a sa propre clé, quant à Samuel il aurait peut-être pu être la personne se trouvant derrière la porte, mais étant donné la façon dont cette dernière s’excite sur la sonnette, Callie était nourrie d’un doute.  Mila est une jeune femme pleine d’énergie, mais aussi de rebondissements. Autant dire que la voir là, la surprend, plus encore lorsqu’elle porte son attention sur tous les bagages emmenés par sa soeur. Néanmoins, l’euphémisme de ses paroles lui tire un sourire « - Heureusement que t’as pris l’initiative de voyager léger » elle répond à l’euphémisme par l’euphémisme ce qui au fond l’amuse, mais elle est contente de la voir, bien qu’étonnée. En rejoignant tous les bagages, elle écoute d’une oreille distraite l’optimisme de Mila: pour les porter jusqu'à chez elle, très certainement, mais pour grimper tout ça à l’étage, autant dire qu’elles allaient probablement avoir une partie de plaisir. Après, Callie ne craint rien puisqu’elle a toujours eu pour habitude de vouloir se débrouiller toute seule plutôt que d’appeler à l’aide. A deux, elles allaient s’en sortir, même dans l’escalier étroit de sa charmante et spacieuse maison.

Callie emporte les bagages qu’il reste et une fois à l’intérieur, les abandonne dans le hall d’entrée. Non pas qu’elle est sur le point de balancer gracieusement à sa soeur que maintenant, elle n’a plus qu’à se débrouiller, mais plutôt rattrapée par les paroles de cette dernière, quelques questions viennent lui titiller l’esprit. Prenant appui contre un chambranle de porte, les bras croisés, Callie n’est pas sûre de tout comprendre: un poste à l’hôpital ? « - Mais t’avais un poste à New-York ? » Non pas que l’idée que Mila s’installe à Londres la dérange, loin de là. Mais non, vraiment elle ne comprenait pas tout.  La théorie qu’elle lui expose n’est pas totalement claire. Il y a anguille sous roche, parce que si c’est vraiment le manque de temps qui pose problème, il fallait plutôt penser à changer de boulot, plutôt que de changer de pays, ce à quoi Callie rétorque « - Mila, est-ce que t’es au courant qu’à Londres, les journées durent aussi vingt-quatre heures, comme à New-York ? Non parce que si t’avais pas assez de temps à New-York pour ton couple, qu’est-ce qui te prouve que tu auras du temps à Londres ? » Au fond, Callie n’était pas certaine que toutes les explications que lui donnait Mila étaient les réelles raisons de sa venue. Elle avait, par la même occasion, évité de relever sa réflexion concernant Samuel en sachant pertinemment que ce n’était pas vraiment l’amour fou. Au fond, ça les regardait, puisque de son côté, elle avait réussi à trouver un terrain d’entente avec le père de sa fille. Ils vivaient leur histoire de leur côté, sans ameuter tout le monde, en prenant le temps de penser un peu plus à eux, maintenant que Lilly était en âge de ne plus être maternée à longueur de journée « - Est-ce que t’es certaine d’avoir pris la bonne décision ? Vous en avez discuté ? Non parce que je pensais que tout roulait et je sais par expérience que les chirurgiens ont un mal fou à quitter leur hôpital » L’espagnole ne voulait pas porter tous les tords sur sa soeur, parce qu’un chirurgien n’est pas l’autre, mais elles vivent plus ou moins la même histoire, bien que celle de Callie date de vingt ans et avec un enfant en moins dans l’équation « - Et tu ne penses pas qu’à un moment donner il va débarquer ici, larmoyant, avec l’idée de te renvoyer aux USA ? Que tu veuilles venir et prendre un peu de recule, je comprends, mais tout plaquer et quitter New-York comme ça, c’est un peu … drastique comme décision non ? »

Callie haussa les sourcils face à la question de sa soeur. Mila était assez grande pour prendre ses décisions et gérer sa vie toute seule, désormais. Et si Callie se posait beaucoup de questions quant à cette envie de tout plaquer pour venir à Londres juste « parce qu’on est là », elle ne pouvait que respecter son choix et l’encourager si vraiment ça pouvait lui permettre d’être heureuse. « - Non pas du tout. Je le saurais si t’étais du genre à y mettre les formes et prendre des pincettes. Et puis avec une fille aussi brute de décoffrage que toi, crois moi avec vous deux je suis rodée. » Plutôt que de rester dans le hall d’entrée à tenir compagnie aux bagages de Mila, Callie se redressa et prit la direction de son salon en y entrainant sa petite soeur « - T’as faim ? J’allais faire des tacos. J’avais prévu pour Lilly et moi mais elle m’a lâchement abandonnée » faussement déçue, Callie adressa un léger sourire à sa soeur. Elle était pour autant heureuse de voir que sa fille commençait à s’ouvrir un peu plus à la vie anglaise. Et puis, ça lui permettra de passer un peu de temps avec sa soeur, juste elles deux, comme quand elles étaient plus jeunes.

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() message posté Jeu 3 Mai - 15:01 par Mila P. Dos Santos

Tout cet entrain pour cacher à ma sœur que je suis bientôt au fond du trou. La vraie question à se poser c’est plutôt quand est ce qu’elle m’aura tellement posé de questions que je serais obligée de craquer ? Bientôt je pense. En tout cas elle a l’air contente de me voir, contente bien que trop surprise pour que la contre attaque ne survienne pas très vite. Tant pis, c’est ma sœur, une des rares à qui je dois la vérité non ? Je sais qu’il va falloir que je me confie à quelqu’un d’autre que cet avocat qui m’a demandé des renseignements à propos de Kyle. Quoi que personne ne sache encore que je suis enceinte. J’espère que le père ne l’apprendra jamais. De toute façon de là où il est il ne peut pas m’atteindre. Kyle n’a bien entendu jamais rien fait contre moi, mais je ne supporte pas la trahison.

On arrive enfin à apporter mes valises dans la jolie maison de ma sœur. Pour la première fois depuis plusieurs jours je me sens un peu plus courageuse. Je sais que ce n’est pas ma maison, mais ne dit on pas que le foyer est là où est notre cœur ? Je grimace quand ma sœur me demande ce qu’il en est de mon poste à New York puisque j’en ai trouvé un nouveau ici. Vite un mensonge. « Tu sais qu’il y a un réseau entre les hôpitaux… Et il cherchait un cardio pour remplacer celui qui part à Londres… Mon chef savait que je voulais me rapprocher de ma famille du coup il me la proposé » Est-ce qu’elle va gober que les chefs de chirurgie abandonnent aussi facilement leur chirurgien ? Parce que je peux vous rassurez ils ne voulaient pas me laisser partir. Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour que ma sœur soit un petit peu moins intelligente et pointilleuse que d’habitude. D’ailleurs elle ne lâche pas le morceau. En même temps je dois avouer que mes explications sont foireuses. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir face à l’interrogatoire avant de crier : IL EST EN PRISON, JE SUIS ENCEINTE JE NE SAVAIS PAS QUOI FAIRE ALORS JE SUIS VENUE PLEURER DANS LES JUPONS DE MA SŒUR. « J’ai fait des efforts, et j’ai passé des soirées entières toute seule à l’attendre dans notre grand appartement, avec un dîné qui finissait à la poubelle. C’était triste à mourir. » Ca… Ce n’est pas un mensonge. C’est pitoyable, comment j’ai laissé cette relation en arriver là ? Est-ce que j’aurais pu y faire quelque chose ? J’en doute maintenant que j’ai du recul. Recul que Callie me dit de prendre. Je croise les bras, et baisse les yeux. Ma bonne humeur est partie… Je suis plus proche des larmes que je ne l’ai été pendant les semaines passées. Jusque là je n’avais pas vraiment craqué. « Il ne reviendra pas, crois moi. » Je suis consciente que ça sonne un peu comme si je l’avais tué, mais non. Je ne l’ai pas tué, je l’ai juste effacé de ma vie. « New York m’étouffe, pour la première fois je m’y sens seule, et j’en peux plus. » Je commence à me rendre compte qu’il n’y a pas que le travail dans la vie. La vie elle-même qui est entrain de grandir en moi me rappelle qu’il n’y a pas que le travail.

Je retrouve un peu de consistance quand Callie me parle de Lilly. Est-ce que j’aurais la chance d’avoir un enfant qui ressemble autant à cette famille moi aussi ? J’aimerais. A nouveau je ressens ce pincement au cœur, je suis bien plus à ma place ici que nulle part ailleurs. « ta fille est aussi parfaite que sa tante si c’est ça que tu sous entends. » Le tout est de ne pas se laisser abattre pas vrai ? J’hoche la tête quand elle me demande si j’ai faim. Je meurs de faim. La plupart du temps je dois me contrôler pour ne pas céder à la tentation de grignoter tout le temps. « Elle a un nouveau copain ? » Je sais que jusque là Lilly n’était pas fan de son nouveau château… Mais peut être que les choses avaient changé ? Entre l’accident, le changement d’étude … Je suis tout ça bien entendu, après tout ce n’est pas parce qu’on est de l’autre côté de l’atlantique qu’on ne peut pas avoir de nouvelles des gens.

Je suis ma sœur vers la cuisine. Il serait temps de ranger plus tard, là je n’ai absolument pas le courage. « Je me suis octroyée un mois de vacances avant de reprendre le travail. Je ne te dérangerait pas longtemps tu verras, je vais commencer à regarder les annonces… Je pense que je peux me trouver une petite maison moi aussi… Ca me changerait de mon apparemment. » Est-ce que ça peut passer inaperçu ça ? Ce bébé me fait me poser des questions existentielles, alors qu’il n’est pas encore là et que si ça se trouve il ne le sera jamais.
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() message posté Sam 12 Mai - 2:42 par Callie M. Dos Santos
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Callie n’y connaît pas grand-chose en hôpital. Pour dire vrai, elle évite même d’y mettre les pieds depuis l’accident de sa fille. Un assez mauvais souvenir qui la pousse à se demander comment Samuel n’a-t-il pas encore voulu changer de métier alors que lui-même passe sa vie dans ce même hôpital, qu’il a été l’un des acteurs principaux du sauvetage de leur fille.  Elle ne peut donc que boire les paroles de Mila lorsque cette dernière l’informe sur les réseaux entre divers hôpitaux « - Ah bon ? J’ai vu dans Grey’s Anatomy qu’ils pouvaient avoir un réseau dans un même pays, mais je ne savais pas que c’était possible. » Au fond, elle avait désormais l’impression de ne pas beaucoup s’intéresser au lieu de travail du père de sa fille. Il est vrai qu’après réflexion, elle ne lui a jamais vraiment posé de questions, bien vaccinée par leur expérience passée où la médecine passait avant tout dans la vie de Samuel. Peut-être qu’elle devrait lui en parler, un de ces quatre. Il n’y avait pas de raison pour qu’il soit le seul à faire des efforts. « - Rien que pour un chef comme le tien, j’aurais refusé. Tu ne tomberas pas toujours sur des personnes aussi humaines ! » En effet, elle n’avait jamais entendu un chef veillé à ce point au bien-être et à l’équilibre de tous ses employés. Celui-là devait sans doute être une perle rare.

Callie adressa un léger sourire à sa sœur. Elle ne pouvait pas la blâmer concernant cette décision, puisqu’elle avait elle-même pris la même il y a 21 ans. Samuel aussi faisait passer ses études avant tout le reste à l’époque et Callie n’avait pas mis longtemps avant de partir en emportant avec elle sa petite fille. Sa première destination fut là où se trouvait sa famille, sans même penser une seconde qu’elle aurait potentiellement pu rester en Australie pour permettre à Samuel de voir leur fille comme bon lui semblait. Aux yeux de l’espagnole, s’il n’avait pas de temps pour elle alors qu’elle vivait sous le même toit, il n’avait pas de raison pour que ça change même en restant dans le même pays. L’échec de son couple et le besoin de réconfort avait été bien plus fort, la poussant à rejoindre des personnes sur qui elle pouvait compter pour la soutenir, mais aussi pour faire de la vie de Lilly, un semblant de joli monde où seul son sourire se dessinerait sur son visage. « - Qu’est-ce qui te fait penser qu’il ne reviendra pas ? Franchement, s’il ne revient pas c’est que les hommes n’ont rien compris à la vie et viennent carrément d’une autre planète. Au moins, ce livre disant que les hommes viennent de mars et les femmes de Jupiter disait vrai ! T’as lu ce livre ? »

« - Ne lui dit pas ça, elle ne va plus passer les portes » Lilly est parfaite. Evidemment que Lilly est parfaite, parce que c’est sa fille, son bébé, le centre de son monde alors oui elle est parfaite. Parfaite avec de jolis défauts et si Callie retrouve quelques traits de la personnalité de Samuel dans le comportement de Lilly, il est clair que cette petite tête brûlée est, aux yeux de Callie, un copier/coller de Mila. Elle retrouve en Lilly sa petite sœur à son âge et parfois, l’espagnole ne peut retenir un sourire. « - Je ne sais pas. Au fond j’espère que oui, parce que ça l’aidera à oublier Pierre et ça l’aidera à être un peu plus indépendante, à prendre certains choix, à grandir. Et puis d’un autre côté j’espère que non parce que c’est peut-être un de plus qui va lui briser le cœur, ou bien des conflits en plus avec son père. » Samuel n’a sans doute pas envie de voir grandir Lilly aussi vite que Callie, parce que lui ne vit avec que depuis un an et demi. Il a loupé une bonne partie de sa vie, de son enfance. Elle connaît aussi Sam comme étant un papa jaloux et possessif qui n’a pas forcément envie qu’un autre homme vienne lui voler sa fille et entre Lilly et lui, les occasions de se disputer ne sont pas rares, alors oui. Callie éprouve une certaine appréhension à l’idée que Lilly fréquenterait probablement quelqu’un. « - Lilly c’est un courant d’air et elle n’est pas très … loquace sur sa vie privée. Pas avec moi en tout cas » ponctue-t-elle à l’aide d’un sourire envers sa sœur. Elle est consciente que sa fille se confie plus facilement à sa marraine qu’à sa mère, peut-être parce que Mila n’est pas beaucoup plus jeune, ou parce qu’elles partagent la même insouciance, la même liberté de penser.

Dans la cuisine, Callie prépare ce qu’il faut pour diner en écoutant Mila lui parler de l’envie de prendre une maison. C’est un bon deal, déjà parce qu’elle aura plus d’espace et puis parce que pour en avoir visité plusieurs à son arrivée, Callie avait elle aussi rapidement opté pour ces immeubles aux hauts plafonds et au style typiquement anglais « - T’as idée du quartier ? Mais tu sais tu peux rester là autant de temps que tu veux, j’ai de la place et je suis sûre qu’en apprenant le retour de Mila Dos Santos parmi les européens, maman va débarquer aussi vite qu’elle le peut. Attends-toi à la voir débarquer fin de semaine, elle va remettre de l’ordre dans ta vie, tu n’imagines même pas. Peut-être même te faire prendre 5 ou 6 kilos. » Eh oui, ce serait bien le genre de leur mère, beaucoup trop impliquée dans la vie de ses filles au point que Callie refusait de lui parler de Samuel en sachant pertinemment que Madame Dos Santos viendrait y mettre son grain de sel. « - Mais t’es prévenue, si Lilly passe plus de temps chez toi que chez Samuel et moi réunit, on s’arrange pour te renvoyer d’où tu viens » Callie lui sourit à nouveau. C’était une plaisanterie bien entendu, et jouer la maman jalouse était bien plus drôle à mimer qu’à vivre réellement.

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