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() message posté Mar 27 Fév - 12:09 par Victoria J. R-Stewart
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Daddy please stop yellin', I can't stand the sound. Make mama stop cryin', cause I need you around. My mama she loves you, no matter what she says. It's true. I know that she hurts you, but remember I love you too. ⊹ Family Portrait - Pink
Victoria fit claquer ses talons haut dans les couloirs de l'agence. A cette heure, il y avait encore peu de monde, sinon l'agent technique qui finissait son service ou l'un de ses collègues qu'elle soupçonnait de dormir sur place. Victoria l'aurait bien fait elle-même si elle ne répugnait pas autant à dormir sur la banquette de son bureau. En effet, elle aimait le confort de sa maison, même si celle-ci était chargé de mauvaises ondes depuis plusieurs mois. Mais sa maison, elle l'avait choisi avec soin, elle l'avait arrangé à son goût, y avait imposé sa griffe, son style, l'avait conçu à son image. Enfin, la vérité, c'est qu'elle avait payé des employés pour le faire mais sans jamais cesser de manager pour que tout soit comme elle l'avait imaginé. Comme toujours, Victoria restait une maîtresse du contrôle et n'était jamais bien loin de ses projets. Et l'un d'eux foutait le camps. Son principal projet. Victoria chassa cette idée en avançant plus vite avant de s'enfermer dans son bureau. Lui aussi avait le charme de la belle, à la fois sophistiqué et raffiné. Autrefois, le simple fait de se tenir derrière l'imposant bureau en acajou lui donnait un air de grandeur. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, il semblait que rien n'avait de goût. Victoria profita de cet instant de pause, savourant ce silence avant que la ruche ne soit pleine. Ce n'était pas un hasard si Victoria avait choisi de venir si tôt ce matin. D'ordinaire, elle le faisait quand elle était sur un gros coup et qu'elle ne voulait pas prendre le risque d'être devancé par qui que ce soit. Elle se levait d'humeur égale mais avec une détermination qu'on lui connaissait bien. Seulement ce matin n'avait rien de ces levés professionnels qui la stimulaient tant. « Victoria, on doit parler à Marylou ce soir », lui avait lancé Aidan alors qu'elle enfilait son manteau. Elle n'avait pas réussi à l'esquiver mais elle espérait qu'il ne percevait pas les battements effrénés de son cœur alors qu'il annonçait la sentence. « Je passerais la chercher chez Lucinda, on le fera après le repas », dit-elle simplement en sentant son estomac se contracter violemment. Elle attrapa son sac à main et sortit de la maison.

L'évidence était là. Depuis plusieurs mois déjà, la réalité devenait suffocante. Ils devaient en passer par là, apparemment... « Madame Stewart, votre rendez-vous est arrivé ». La voix de son assistante la sortit de sa transe. Depuis combien de temps était elle là ? Elle tourna la tête vers le couloir où elle apercevait plusieurs personnes. Elle ne les avaient pas vu arriver. Son assistante la regarda avec inquiétude, sans doute parce que sa patronne ne l'avait pas encore engueulé ou envoyé faire une tâche quelconque. L'avait-elle seulement entendue ? Elle ne pouvait pas savoir que le simple fait de l’appeler Stewart venait rappeler à son employeuse à quel point son monde était sur le point de s'écrouler. Victoria finit par se reprendre, se relevant avec prestance, passant devant son assistante sans un regard. Avec professionnalisme, elle serra la main de son client avec fermeté, le tout associer à un grand sourire cajoleur avant de l'inviter poliment dans son bureau. La vie continuait, Victoria n'était pas du genre à se laissé couler. Pas aujourd'hui.

La nuit était déjà tombé sur la ville et Victoria s’apprêtait à quitter le bureau quant son assistante s'empressa de la rattraper. « Vous n'avez pas confirmé pour le repas avec... », mais Victoria la coupa d'un simple geste de la main. « Pas ce soir », dit-elle sèchement avant de s'engouffrer dans l'ascenseur. Pendant les quelques kilomètres qui la séparaient de Bloomsbury, Victoria tentait de se vider la tête à l'aide d'une playlist se voulant enjouée. Finalement, elle se gara devant chez la nounou. Elle eut à peine sonné à la porte qu'une tornade blonde lui sauta au cou. « Helo mon amour », claironna Victoria en enfouissant son visage dans le coup de l'enfant. Elle aimait son odeur qui lui rappelait son chez elle, son foyer. « Tu vas récupérer tes affaires ? On prendra le bain à la maison ». Elle vit Marylou filer comme une flèche à l'intérieur. Avec un pincement au cœur, Victoria se rendit compte que son innocence prendrait fin dans peu de temps et elle s'en voulait cruellement de lui imposer cela. Elle bavarda quelques instants avec Lucinda avant retrouver la petite qui s'était habillé, prête à partir. Avec son bonnet et son écharpe assortit, Marylou était sans doute la fillette la plus mignonne qui soit. Une fois dans la voiture, Victoria lança : « Ça te dit qu'on fasse ton repas préféré ce soir ? ». Quel enfant pourrait dire non à cela. Victoria voulait absolument que sa fille passe cette soirée avec le plus de tendresse possible, même si cela s'avérait compliqué. Une fois à la maison, Victoria commença le repas, avec l'aide de son petit chef préféré. Marylou était une boule d'amour, pétillante et sublime, qui aurait mit n'importe quel parent septique d'accord.  Alors que la table était mise, le bruit caractéristique de la porte d'entrée résonna dans la cuisine. Victoria n'eut pas besoin de préciser que papa était rentré. Elle sentit à nouveau cette boule de stress dans son ventre mais l'ignora. «  A table ! », se contenta-t-elle de dire.
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() message posté Lun 5 Mar - 19:34 par Invité
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Lorsque la maitresse nous dit qu’on peut ranger nos affaires dans notre cartable, et nous rappelle de ne rien oublier pour faire les devoirs à la maison, je suis contente. J’aime l’école, mais j’aime bien aussi rentrer pour jouer. Dans la cour, je dépose mes affaires sur le petit muret et puis je vais jouer avec Elisabeth qui est ma super copine à l’école. On n’aime bien jouer à un, deux, trois, piano et puis je suis très forte à ce jeu, alors j’aime bien. Ma maitresse crie après moi pour me prévenir que Nanou est là. Nanou c’est ma nounou depuis très longtemps et depuis, j’ai pris l’habitude de l’appeler comme ça. Je me dépêche alors d’aller chercher mon cartable et puis avant de passer la barrière, je fais un dernier signe à Elisabeth. Nanou me fait un bisou et puis on fait le chemin jusque chez elle à pied. Main dans la main je chantonne et je lui montre les pas de danse que j’ai appris hier avec beaucoup de fierté. Elle me pose aussi des questions et j’y réponds et puis chez elle, je lui donne mon manteau pour qu’elle puisse l’accrocher étant donné que moi je n’y parviens pas encore.

- On commence par faire tes devoirs ? Comme ça quand tu retourneras, ce sera déjà fait, ma petite chérie.
- Oui Nanouuu !

Je cours chercher mon cahier de mathématique et ma trousse et je rejoins Nanou sur sa grande table du salon. Lorsque son chien s’approche, le sourire s’élargit sur mon visage, et je m’empresse de caresser l’animal. J’adore les chiens, j’en voudrais un mais papa et maman ne veulent pas. Le crayon à la main, j’essaie de résoudre l’exercice, et elle m’explique comment y parvenir. Je n’aime pas les math, moi je préfère apprendre à lire et à écrire. Lorsque j’ai terminé, Nanou s’assure que mes réponses soient juste et puis moi je la regarde. Elle a quelques rides, des cheveux tout gris mais elle est tellement douce et gentille que je l’aime beaucoup. Je n’ai pas envie qu’un jour elle ne veuille plus me voir et pour ça, je n’ai pas envie de grandir, je crois.

- C’est maman qui va venir me chercher ?
- Je ne sais pas ma petite chérie. C’est ta maman ou ton papa, je suppose.

Nanou passe délicatement sa main sur mon visage avant d’y déposer un baiser. Un geste qui me fait rire et qui me pousse à lui demander pour jouer un peu avec elle. Nanou sort un jeu des sept familles, et pendant une bonne heure on s’amuse toute les deux. Après, elle me donne des feuilles blanches et des crayons de couleurs pour que je puisse faire des dessins alors qu’elle vaque à ses propres occupations. En entendant un bruit de moteur, je me retourne furtivement et m’empresse de descendre de la chaise pour aller voir par la fenêtre, et le temps que j’accoure jusqu’au hall d’entrée, Nanou lui a déjà ouvert la porte.

- MAMANNNNNNNNNNNNN !

Je fonce vers elle, heureuse de la voir au point qu’on pourrait presque s’imaginer qu’on ne s’est plus vues depuis des jours et des jours. Je lui fais un doux câlin et puis je repars aussi vite pour aller mettre mes chaussures et prendre mon manteau et mon cartable. Avant de partir, je fais un bisou à Nanou et puis j’attends ma maman près de la voiture. A l’arrière, je regarde par la fenêtre et fait signe à ma nounou et sur le chemin, je regarde les maisons défiler sous mes yeux. Parfois, je chantonne la musique qui passe à la radio, puis lorsque ma maman me pose une question, je la regarde avec un grand sourire, j’adore les pates bolognaises !

- Oh ouiiii ! Papa il va manger avec nous ?


Parfois, il arrive que je passe la soirée avec maman et que je ne le vois que le lendemain matin, ou le lendemain soir parce qu’il travail durant la nuit, ou bien parce qu’il rentre trop tard. A la maison, j’enlève mon manteau, mon bonnet etc et j’enlève mes chaussures. Avec maman, on s’attelle à la préparation du plat et assiette par assiette, je les dispose sur la table en faisant bien attention de ne pas les casser et lorsque j’entends le bruit de la porte d’entrée, je m’empresse de déposer le reste des couverts que je tiens dans les mains sur la table, et accoure dans le hall

- C’est papaaaaaaa !

A nouveau, je sautille devant lui pour lui faire un bisou et attrape sa main pour le tirer dans la cuisine afin de venir s’asseoir pour manger.

- Avec maman on a fait de la cuisine, et en plus je l’ai aidée, hein oui maman ! Et puis à l’école j’ai fait des dessins, et chez nanou aussi. Il y en a un pour maman, un pour papa, un pour Nanou et un pour parrain !

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() message posté Jeu 22 Mar - 16:07 par Aidan M. Stewart

 
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Je sais qu'on porte tous en nous une grenade à côté du cœur. Certains n'osent jamais la dégoupiller, d'autres prennent ce risque et s'exposent au danger. Celui de faire bouger des lignes de faille capables de déclencher un semis qui détruira leur vie.

Le visage fermé, Aidan sort de la salle d’opération dans laquelle il venait de passer pas mal d’heures avec ses collègues. Autant dire que dès le départ, la situation semblait compromise et le taux de réussite était peu élevé. Dans sa nuque il sentait une douleur qui le tiraillait à force d’être resté autant de temps dans la même position, mais contrairement à son patient, lui se sentait vivre. Il avait pourtant prévenu la famille que le risque que l’opération échoue était plus élevée que le taux de réussite, mais cette dernière n’avait rien voulu savoir. Et en ouvrant le crâne de cet homme, autant dire que la réalité était bien pire que ce qu’il n’avait pu imaginer.  A ce tarif, même un dieu n’aurait rien pu faire et pourtant, lui avait écouté les volontés de cette mère de famille. Désormais, elle était veuve et même si de toute façon cet homme allait mourir dans les heures à venir, il avait juste l’impression d’avoir accélérer le processus. Après avoir annoncé le décès de son patient à sa famille, Aidan s’était retiré et dirigé vers les vestiaires. Sa journée était terminée, et pour une fois, il avait hâte de rentrer. Un rapport devait être rédigé, c’était le protocole, mais il était encore temps le lendemain pour ça et puis ne dit-on pas que la nuit porte conseil ? Il aurait les idées plus claires, mais aussi un certain recule sur la situation. Là, Aidan avait juste envie de rentrer et de profiter que sa fille soit encore debout pour profiter un peu de son sourire.

Le matin même, il avait profiter de croiser Victoria pour lui signaler qu’il était temps. Elle avait signé les papiers, il était donc normal que non seulement Aidan commence à trouver un autre logement, mais aussi de préparer Marylou au fait que ses parents allaient se séparer et qu’elle viendrait vivre avec lui. Evidemment, le neurochirurgien ne voulait pas empêcher sa fille de voir Victoria, même une fois le divorce prononcé, mais il était hors de question qu’il n’en ai pas la garde. La situation n’était plus vivable ni pour l’un, ni pour l’autre et aux yeux d’Aidan, ça ne l’était pas non plus pour Marylou, même si des trois elle était la seule à garder le sourire et la joie de vivre. En sortant de l’hôpital le neurochirurgien rejoignit sa voiture et quitta le parking en gardant en tête ce patient qui venait de perdre la vie, mais aussi et surtout en se disant que dès demain soir, il était en congé. Pendant deux semaines, il allait pouvoir faire le tour des maisons que lui avait planifié son agent immobilier. Il lui avait listé tout ce qu’il recherchait dans une maison, et pour le reste, il avait confiance. On ne peut pas dire que jusqu’ici, il ait été déçu, puisque ce dernier lui avait trouvé une perle, qu’il acceptait de laisser à Victoria, si ça pouvait lui permettre de déguerpir le plus vite possible. La situation était étouffante, l’endroit où ils vivaient était devenu un des derniers endroits où il voulait être. Clairement, il évitait Victoria, et l’idée d’avoir encore des discussions ce soir même le blasait. C’était pourtant lui qui l’avait demandé, mais pour une fois qu’ils pouvaient être là tous les deux, et Marylou toujours éveillée, Aidan avait voulu saisir l’opportunité.

Devant chez lui, il coupa le moteur et enclencha l’alarme. Face à la porte d’entrée il soupira profondément, puis poussa la porte. La première chose qu’il entendit fut la petite voix de sa fille qui fonçait vers lui tel un boulet de canon. Aidan enleva sa veste et embrassa Marylou « - Ca va ma princesse ? » puis se laissa entrainer dans la cuisine où se trouvait Victoria. Il écouta tout ce que sa fille lui racontait de sa journée qui semblait beaucoup plus intéressante que la sienne, ou du moins beaucoup plus joyeuse et heureusement d’ailleurs « - Et t’as fait quoi d’autres à part des dessins ? » Aidan était toujours soulagé de voir que l’enfant arrivait à trouver un équilibre. Entre une mère biologique en centre de désintox’, des grands-parents paternels vivants de l’autre côté de l’océan, mais aussi sur la côte ouest des USA, elle ne les voyait que rarement. Il connaissait l’affection qu’avait Marylou pour sa nounou et si ça pouvait lui apporter du réconfort, il en était plus que heureux. « - Tu vas chercher tes dessins pour qu’on voit, ma puce ? » Aidan attendit que sa fille file chercher ses dessins pour s’adresser à Victoria « - Je ne mange pas et je repars quand Marylou sera au lit » Non pas qu’il ne voulait pas diner avec elles, puisqu’il allait quand même rester là le temps que sa fille mange, mais il était hors de question qu’il loupe son entrainement après une journée comme celle qu’il avait eue et pour ça, il préférait ne pas manger avant.

©️ nightgaunt
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() message posté Mar 27 Mar - 14:27 par Victoria J. R-Stewart
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Il n'y a pas de mot pour décrire l'effet que cela fait de serrer sa fille dans ses bras. Ça peut paraître stupide, voire anodin, mais pour Victoria, c'est bien plus que cela. Marylou est devenue sa bouée, celle qui la fait tenir debout, celle qui lui donne l'envie de se battre chaque jour. Pour Victoria, devenir mère n'était pas une priorité, en vérité, elle n'y avait jamais vraiment pensé avant de faire la connaissance de la fillette. Mais la petite tête blonde l'avait convaincu que ce nouveau rôle ne pourrait lui apporter que le meilleur. Il faut dire qu'Aidan l'avait largement rassuré mais surtout épaulé, appuyé, afin qu'elle se sente à sa place au sein de sa famille. Quand Marylou lui sauta dans les bras, Victoria ressentit cette boule d'amour devenue si chère à son cœur. En mettant le nez dans sa tignasse, elle respira son parfum de petite fille, un mélange de savon à la lavande et de crème à la vanille. Pendant une seconde, elle se dit qu'elle ne pourrait pas passer une journée sans ressentir cette odeur ni frôler ce petit minois. Puis elle se ressaisit. Pas maintenant. Pas alors que Marylou rayonnait en revenant vers elle avec son cartable à la main. Victoria afficha un sourire de façade à la fois à Lucinda, mais aussi, et à contre cœur, à sa propre fille. Elle refusait de lui montrer sa peine ou sa colère, elle voulait que son innocence soit préservé encore et encore. « Oh ouiiii ! Papa il va manger avec nous ? ». Victoria lui jette un regard à travers le rétroviseur avec un léger sourire. « Oui, un repas tous les trois ». Elle sait que cela fait un moment que ce n'est pas arrivé. Elle aurait pu dire que cela était dû à leurs emplois respectifs, mais ce n'était plus une excuse aujourd'hui. Car avant tout ça, ils trouvaient toujours du temps pour se retrouver en famille. Quand Aidan était en repos et que Victoria s'octroyait une journée off, ils profitaient d'être tous les trois pour faire des activités, pour faire plaisir à Marylou avant tout. Il y avait les brunch du dimanche midi, les après-midi au zoo ou encore les soirées télé devant un dessin-animé. Mais aujourd'hui, Aidan et Victoria s'évitaient, préférant chacun arranger son planning en fonction de l'absence de l'autre.

Marylou s'appliqua à la tâche. Parfois, Victoria se demandait si sa fille n'était pas plus douée en cuisine qu'elle. La new-yorkaise avait peu côtoyer les fourneaux et n'y prenait pas spécialement de plaisir. Néanmoins, elle n'était pas trop mauvaise en pâtisserie et se faisait une joie de concocter des gâteaux avec l'aide de la fillette. Ce soir, c'était pâtes bolognaise, comme l'avait choisi Marylou. Finalement, Aidan fait son entrée, accueillit par une Marylou excitée et bavarde. Victoria reste en retrait, observant la scène a regret. La petite se doute-t-elle de ce qui l'attend ? Victoria aimerait la protéger de ce qui va suivre mais cela semble impossible à présent. La Stewart épie rapidement son compagnon et devine que sa journée n'a pas été bonne. Elle le remarque à ses traits tirés et à ses yeux éteints. Après toutes ces années ensemble, elle a apprit à le décrypter, du moins elle le pensait autrefois... Elle ne serait dire si son état est dû au travail ou simplement à la discussion qui va suivre. Autrefois, elle l'aurait questionné, l'aurait enlacé avec tendresse, mais pas ce soir, plus aujourd'hui. Aidan demande alors à Marylou de récupérer ses dessins et ils se retrouvent seuls. « Je ne mange pas et je repars quand Marylou sera au lit ». Victoria croise les bras sur sa poitrine, une moue de dédain sur le visage. Qu'il ne se donne pas la peine de la saluer ne la surprend plus, après tout, elle n'est pas en reste concernant cette formule de politesse elle non plus. Mais le fait qu'il ne participe pas au repas l'agace. Une colère sourde qu'elle contient. « Très bien. Tu expliquera à ta fille pourquoi on ne mange pas tous les trois dans ce cas », siffle-t-elle, un regard froid dans sa direction. Puis elle se tourne, terminant de remuer la sauce, soupirant face à la casserole brûlante. Alors que la petite n'est pas encore de retour, elle ajoute : « Tu penses que c'est une bonne idée de repartir après ce que tu comptes lui dire ? ». Question purement rhétorique de la part de Victoria, mais Aidan pourrait encore la surprendre, sait on jamais. De son point de vue, il devrait rester cette nuit, mais elle sait que si cela vient d'elle, il ne l'écoutera pas. Elle prend sur elle de ne pas lui demander où il compte partir, leur fille étant dans le coin et ne souhaitant pas faire de scandale ce soir. Elle sait que ce n'est pas au travail, alors il lui reste l’entraînement ou aller rejoindre les bras de l'interne...

Marylou redescend alors, brandissant fièrement ses dessins. Victoria s'assoit à table et réceptionne son dessin avec tendresse. « Il est magnifique mon cœur ! ». En effet, la petite s'était appliqué et avait prit le soin de réaliser un dessin pour toutes les personnes chères à son cœur. Aidan et elle avaient élevé leur fille avec un grand sens de l'empathie et de la générosité. Ils avaient au moins réussi cela, à défaut de sauver leur mariage. « On passe à table avant que ce ne soit froid ? ».
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