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I've been waiting for a girl like you [Aëlly#2]

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bouh
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() message posté Mar 22 Mai - 20:45 par Aël James
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Aelly

Il essaye de ne pas penser à l'état de chez lui alors qu'il se dirige vers là bas, Lilly tenant sa main libre. L'autre tenant ce qui va être leur repas du soir. Ils n'ont pas vraiment eu le choix pour ça, vu l'heure qu'il était et le quartier. Indien, en fait... C'est ça qu'il y a dans le sac encore tout chaud que tient Aël. Lilly a par la même occasion montré son emballement pour ce pays. Pourquoi pas ? Aël est plutôt du genre à aimer le froid plutôt que les chaleurs aussi intense que là bas. Mais pourquoi pas y mettre les pieds un jour ? En tout cas, manger indien ne le dérange absolument pas. Au contraire. D'ailleurs  l'idée même de manger, n'importe quoi lui va très bien.Cependant même Aël est plus perturbé par la main de Lilly dans la sienne plutôt que la nourriture qui refroidit dans le sac. A vrai dire ça faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. Marcher main dans la main avec une fille, ça faisait longtemps. Non pas que ça soit désagréable. Disons qu'à nouveau il a l'impression de marcher sur le fil du rasoir. Ce genre de choses qui peuvent être à double tranchants non ? Lui il a en général plutôt vu la phase négative de ça. Il n'en serait pas là sinon, mais quelque part il n'en serait pas arriver jusqu'à Lilly.

Quelques pas de plus et ils arrivent au bas de l'immeuble. "Je préfère te prévenir tout de suite. Je passe moins de 2 heures par jour éveillé chez moi..." Il marque une pause. "C'est le bordel, je crois pas que je puisse avoir une excuse en fait, j'aime pas ranger." Ca pourrait sonner comme une excuse, mais non. C'est plutôt la vérité comme elle est. Il a un léger sourire et lâche la main de Lilly pour composer le code et la faire rentrer. Ils montent les étages jusqu'à sa porte. En entrant il allume la lumière du salon. Bon il a peut être un peu exagérer sur l'état de la chose, la pièce à déjà été plus en désordre que ça. "C'est pas grand chose mais c'est chez moi." Au moins la vaisselle est faite. Donc chez lui c'est un salon et une cuisine, une chambre attenante et une salle de bain. C'est assez grand quand on met les pièces bout à bout, surtout pour une seule personne. Spacieux et lumineux. Il n'a pas grand chose de toute façon.

L'espace de quelques secondes le temps se contient et il embrasse Lilly tant qu'elle est prêt de lui, puis il s'en va vers le coin cuisine pour déballer le repas. "T'as faim ?" Parce que c'est plus fort que lui il a le sourire aux lèvres.
☾ anesidora
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() message posté Ven 25 Mai - 17:25 par Lilly R. Adams
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Aël & Lilly


Proche de l’immeuble je me rends compte qu’en réalité, Aël vit dans le même quartier que le loft de mon père. Ou du moins, à quelques rues. Une dizaine de minutes à pieds, quoi. Après avoir été chercher de quoi manger, je le laisse composer son code en fredonnant quelques paroles en espagnol, puis entre dans le bâtiment. « T’as une vie de ministre en fait » J’imagine que son boulot doit être prenant, et je sais qu’à côté, il a d’autres activités. Peut-être n’est-il pas ce genre de garçon qui a besoin de se poser de temps en temps. Quant à l’ordre, je ne suis pas la fille la plus maniaque en ce bas monde. Quand il admet qu’il n’aime pas ranger, je lui tends ma paume de sorte à ce qu’il frappe dedans, signifiant que pour le coup, moi non plus c’est pas ce que je préfère faire le plus au monde, loin de là. « Alors tu as des défauts ! Je commençais à me demander si t’étais pas ce genre d’homme un peu trop parfait pour être honnête » lui lançais-je avec une pointe d’humour. Moi, rien que mon caractère impulsif et parfois un peu trop drama queen sur les bords sont des défauts. Peut-être aussi mon manque de tact, de patience. Bref, la liste est longue.

L’état de l’appartement n’était pas si pire que semblait le souligner Aël, ou du moins pas au point de la mettre en garde. L’endroit a l’air plutôt cosy et s’il faut comparer au loft de mon père. L’endroit dans lequel je vis avec mon père manquait cruellement de personnalité quand j’ai débarqué à Londres et semblait aussi stérile que l’endroit où travail son propriétaire. Aujourd’hui, il ressemble plus à un endroit habité, sans nous plus être aussi chaleureux que la maison de ma mère où j’aime retourner certains week-ends. J’adresse un sourire à Aël et lui rend son baiser puis lorsqu’il s’éloigne vers la cuisine avec la nourriture, je pose mes yeux un peu partout. Mes pas me dirige vers un meuble où sont rangés des livres « Tu savais que le désordre ça favorise la créativité ? » Peut-être était-ce la raison pour laquelle j’avais du mal à ranger. J’en avais besoin, de ma créativité « T’aimes les thrillers je vois, c’est en lien avec ton boulot ou … ?  Tu sais, comme Docteur Jekyll et M. Hyde » je lui adresse un autre sourire puis abandonne les livres lorsqu’il me demande si j’ai faim « Oui ! »  je lui lance un regard avec une pointe de malice et me mordille machinalement la lèvres inférieure, puis je reprends « et j’ai une véritable passion pour l’Inde »

Finalement, je retourne près du coin salon en chantonnant toujours la même chanson que tout à l’heure, et je continue mon inspection en surface quand un cadre avec une photo m’interpelle. Il se trouve dessus, accompagné d’une fille et ma curiosité pointe le bout de son nez « C’est ta sœur ? » Je sais qu’il a des frères et sœurs, mais je ne sais pas beaucoup plus sur sa famille « Tu vois souvent ta famille ? ».

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bouh
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() message posté Ven 25 Mai - 22:31 par Aël James
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Aelly

Une vie de ministre ? Elle n'a pas tout à fait tord, bien que le métier d'Aël n'ait rien à voir avec celui de ministre. A moins que le métier de ministre soit bien différent de celui que tout le monde s'imagine. "Je ne savais pas que les ministre passaient 75% de leur temps de travail dans une ambulance ou un camion de pompier." Il lui sourit. Non il n'y a aucun lien avec un ministre si ce n'est le peu de temps qu'il passe chez lui en effet. Aël n'est pas un casanier, en plus il n'a pas vraiment de raison de rester chez lui. Seul il a du mal à rester. "Je mets même pas de costume cravate pour aller travailler, juste pour les mariage désolé." Elle l'a déjà croisé en uniforme mais il n'est pas sûr qu'elle s'en rappelle. Pour les fois où elle l'a plus ou moins évité à l'hôpital et celle où elle était dans l'accident...

Il tape dans la main de Lilly pour faire un high five. "J'ai plein de défauts, je fais juste en sorte que tu ne les vois pas c'est tout." Il fait un sourire innocent à Lilly. Ce n'est pas tout à fait faux. Déjà elle va voir qu'en matière de rangement il n'st pas le premier, et puis il faut compter sur le fait qu'il soit hyperactif et légèrement insomniaque sur les bords aussi. Ca elle n'a pas pu s'y confronter encore. Peut être que ça ne saurait tarder, c'est ce qu'il voudrait du moins. "Je crois que le mythe va être rapidement cassé, désolé." Il n'a pas vraiment l'air désolé, mais c'est pour la forme. Personne n'est parfait non ?

Comme pour illustré ses dires, ils finissent par rentrer chez lui. "Tu dis ça pour te donner bonne conscience pas vrai ?" Il répond alors qu'il prépare des assiettes, sort des verres et des couverts par la même occasion. "Je crois qu'à boire j'ai de l'eau ou de la bière au choix." Il se tourne du frigo qu'il a ouvert pour chercher un truc à boire, quand Lilly lui demande si il est Docteur Jeckyl."J'aimerais que dans la vie ça soit moins... Dure que dans les livres. On parle jamais des ambulanciers dans les livres, aucun mérite pour nous..." Il se retient de dire "alors que c'est nous qui ramassons les morceaux". Mais il n'a pas vraiment envie de parler de ça. Lilly revient vers lui attiré par la faim. "Tu y as déjà mis les pieds ?" Lui a part l'Angleterre et le Canada... Et encore, il n'a pas tout visité dans ces deux pays.

Lilly reprend son inspection alors qu'Aël fini les préparatifs du repas. Il la regarde du coin de l'oeil jouer les curieuses. "Oui, elle a 22 ans. Une adorable peste si tu veux mon avis. Tout de la petite dernière." Il ne dit pas ça méchamment, au contraire. Sa soeur c'est son bébé, et ça le sera toujours même si de bébé elle n'a plus grand chose. Il lèves les yeux vers elle quand elle lui demande si il voit souvent sa famille. "Tous les dimanches je suis convié, enfin obligé d'aller manger chez mes parents à midi. On se voit tous une fois par semaine, et il faut un mot d'excuse pour y échapper." A nouveau il sourit pour lui même. Ce n'est pas tout à fait faux pour le mot d'excuse. Quand ils sont allés au week end à la campagne ça faisait belle lurette qu'il ne s'était pas absenté d'un déjeuné dominical. "Quelque part c'est pas si mal, au moins ça me fait faire une pause dans la semaine." Tout est enfin en place. "C'est prêt !" Il s'installe à une chaise haute prêt du bar. "Tu vis chez le docteur Adams du coup ?" Pourquoi poser cette question ? Il semble que c'est ce qu'il a entendu mais il n'est pas sûr de l'information.

Le repas finit, Aël récupère les assiettes, et va s'écraser sur son canapé après avoir fait de la place en enlevant sac de sport et vestes. "Tu veux regarder un film ... ?"
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() message posté Mar 29 Mai - 21:43 par Lilly R. Adams
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Je lui rends son sourire face à sa remarque. Évidemment que non, son boulot ne ressemble en rien à celui d’un ministre, mais son emploi du temps bien. Encore que j’exagère très certainement, mais tout ça pour dire qu’il n’avait pas de temps que ça, ou du moins peut-être pas autant pour lui qu’une autre personne… ou simplement que moi. Les cours ne me demandent pas un investissement digne d’un étudiant en médecine et mes plages horaires sont relativement agréable et modulables. Non, vraiment j’ai pas à me plaindre « Non, mais ton emploi du temps est aussi chargé que celui d’un ministre » précisais-je. Juste pour les mariages. En parlant de mariage, je ne suis pas le genre de personne à vraiment adorer les mariages, ni vraiment y croire non plus. Autant dire que je n’ai pas été noyée d’exemple, parce qu’à part peut-être mes grands-parents, tous les mariages de mon entourage ont pris l’eau. Alors je me contente de lui adresser un sourire, mais sachant le sujet et mon avis un peu délicat, mais surtout radical, je n’ajoutais rien d’autre.

Aël semble agir comme un peu n’importe quel être humain, ou du moins, la majorité des êtres humain. Face à une personne, et sans doute une personne qui plait, on cherche tous un peu à effacer ses défauts. Moi aussi je le fais, jusqu’à un certain point. Au bout d’un moment, chasser le naturel il revient au galop, non ? « Ah ouais, quels sont tes défauts par exemple ? Tu m’en dis trois et je t’en dis trois si tu veux » Autant participer un peu, moi aussi. Puis c’était une façon aussi de lui servir un peu de moi sans avoir à parler réellement de ma personnalité ou simplement de ma vie.

Je souris. Le désordre est un peu ma spécialité à moi aussi, et il est vrai que c’est une façon de se donner bonne conscience, comme le souligne-t-il. Au fond, que j’ai une chambre rangée ou pas, je n’y vois aucune réelle différence quant à ma créativité « Sérieusement ? Oui et celui ou celle qui a dit une telle chose était certainement bordélique voulant se donner bonne conscience aussi. » Et puis au fond, tant que nous on s’y retrouve dans notre bazar, qu’est-ce que ça peut bien faire ? Le bazar organisé, ça existe aussi. En levant à nouveau les yeux vers Aël lorsqu’il me cite ce qu’il a dans son frigo, je grimace avant de répondre « De l’eau c’est parfait, j’aime pas la bière » Sans doute vais-je passer pour une petite précieuse, mais je reste une fille et les filles sont souvent plus tentées par les cocktails que par les bières. Peut-être est-ce là une preuve que peu de demoiselles mettent les pieds ici ? « C’est vrai que je n’ai encore jamais lu de livres où on parle d’ambulancier. Tu marques un point. Sinon, rabats-toi sur les séries, on en parle peut-être plus : Grey’s anatomy, Chicago Med, tout ça. »

Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de mettre les pieds en Inde un jour. Je sais que la vie est moins belle que l’image que je m’en fais, bien que j’ai conscience du degré de pauvreté, mais peut-être que c’est au-delà de tout ce que j’imagine. C’est même certain. « Non jamais. J’aime bien tout ce qui touche à leur culture jusqu’à une certaine mesure, mais je sais pas si j’arriverais à supporter le seuil de pauvreté, la pollution etc. Tu imagines, rien que les 40 °C + la pollution, ça doit être horrible pour respirer. Moi j’ai juste mis les pieds en France, en Espagne forcément et en Australie quand j’étais petite… » Des souvenirs du pays où je suis né, j’en ai que très peu et si j’éprouve une passion pour l’Inde, je n’éprouve pas du tout la même passion pour le pays des Kangourous, au grand damne de mon père sans doute.

Je lache un rire en l’entendant parler de sa sœur cadette. Je ne la connais pas, je ne peux donc émettre aucun jugement. Encore que ce n’est pas non plus à moi de la juger « Tu t’entends avec tous tes frères et sœurs ? » Des questions, toujours des questions mais c’est plus fort que moi. Me concernant on a vite fait le tour puisque je suis la seule Adams et probablement que je le serais toujours ; je ne m’en plains pas au fond. « Ma grand-mère paternelle fait souvent des diners comme ça le dimanche aussi, mais j’y vais rarement parce qu’en général le week-end je le passe chez ma mère. Ils sont stricts tes parents ? » D’après ce qu’il en dit, ils tiennent beaucoup à leur repas de famille le dimanche. « Mouais enfin, si tu veux des pauses j’peux aussi t’en organiser. Suffit de demander ! » lançais-je avec humour. Le petit sourire malicieux se dessinant sur mon visage s’efface aussitôt qu’il me parle de mon père. Je m’installe non loin de lui « Oui. Quand je suis arrivée ici on m’a vendu ça en me disant que c’était pour ‘me calmer’, ça fait un an et demi que je suis là et je me suis calmée depuis… plusieurs mois et pourtant je vis toujours chez lui. » J’ai toujours l’espoir de pouvoir retourner vivre avec ma mère. Certes, ma relation avec mon père s’est un peu améliorée, mais ça n’empêche que vivre ma vie d’avant avec ma mère, ça me manque. « En fait j’ai l’impression que c’est du temps gaspillé. Je vis chez lui alors que lui vis le trois-quarts de son temps dans son hôpital et ma mère elle travaille chez elle et je la vois que parfois le week-end. » Je n’ajoutais rien d’autre. La famille était un sujet relativement tabou avec moi et l’impression d’être une petite fille de seize ans qu’il faut surveiller tout le temps m’étouffait. « T’es parti de chez tes parents à quel âge ? »

A la fin du repas, je regarde Aël s’installer dans son canapé dans un premier temps. Lorsqu’il me propose de regarder un film, je me pince les lèvres puis m’approche et m’installe sur ses genoux, face à lui et à califourchon. A nouveau, je lui adresse un regard espiègle en me mordillant la lèvre inférieure « T’as vraiment envie de regarder un film ? » demandais-je en me penchant vers lui pour l’embrasser avec un peu plus d’intensité.


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bouh
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() message posté Ven 1 Juin - 16:13 par Aël James
Il sourit. C’était plus pour la taquiner qu’il a fait l’idiot. Bien sûr qu’il a compris où elle voulait en venir, mais elle a marché dans sa combine et c’est le principal. Ne cherchant pas à la taquiner plus au risque de la contrarier, il se contente de sourire comme un idiot. Idiot qu’il est souvent face à Lilly, du moins c’est l’impression que ça lui donne.
Être idiot n’est qu’un de ses nombreux défauts qu’il essaye de camoufler tant bien que mal. Mais chassez le naturel il revient au galop non ? On a tous des défauts de toute façon, il faudra bien s’y faire. Si il faut en choisir trois pour les citer à Lilly lesquels ça seraient ? C’est une bonne question. Il prend quelques secondes pour y réfléchir alors qu’il continue de s’occuper dans la cuisine. « Bordélique, premièrement mais ça tu l’avais déjà compris. Hyperactif aussi. Je ne sais pas si c’est vraiment un défaut, mais toute mon enfance mes parents ont eu l’air de beaucoup en souffrir. Maintenant j’arrive à me contenir si je bosse suffisamment, et fait du sport. » Parce que oui, si ça n’était pas pour ça, il est assez calme. En fait il est épuisé et donc calme. On ne lui a jamais fait prendre de traitement pour le calmer, parce que justement le sport arrivait à le canaliser et à lui rendre les idées claires. Qu’en est il du troisième ? « Et je n’aime pas être seul. C’est pour ça aussi que je suis rarement enfermé dans ces 4 murs. J’ai besoin de voir du monde, être seul finit par me miner complètement. »

Il sort d’une bouteille du frigo et la pause sur le bar après avoir rempli les deux verres. Il n’est pas vraiment du genre à boire tout seul. « Tu préfères les cocktails c’est ça ? » Dans sa voix il est facile de reconnaître le sous-entendu : c’est une fille donc elle ne boit que des cocktails. Cependant là aussi c’est pour la charrier. Il n’est pas vraiment de ce genre-là, ayant grandi avec une mère et une sœur défendant bravement l’égalité des sexes… Malgré tout il fait la grimace quand elle lui parle de regarder Grey’s anatomy. Non pas vraiment son genre, pas du tout même, il y a beaucoup trop de drama là-dedans. C’est typiquement le genre de séries qu’on pourrait qualifier « pour fille ». A dire vrai, il ne connait aucun homme qui ait avoué regarder ça. « Je n’ai pas le courage de regarder ces séries-là, c’est toujours la même chose, tu peux prévoir la fin avant d’avoir commencé l’épisode. Non, il faudrait un super héros avec une cape qui conduirait un camion de pompier. » Là non plus il n’est pas sérieux. C’est ironique et ça se sent dans sa façon d’en parler. « Tu penses que ça pourrait faire un Marvel ? » Un genre de Captain America en somme.

« Je suis plus habitué au -40°C qu’à la chaleur… Je crois que je le supporterais mal aussi. » Quelque chose qu’elle a dit lui a tout de même fait tilt. « Tu as passé beaucoup de temps en Australie ? » Il ne lui semble pas qu’elle ait déjà parlé de ça auparavant. Ca ne lui dit rien. En fait hormis le fait qu’elle soit espagnole, il ne sait pas grand-chose de ses origines.

Il hoche la tête. « Nous sommes assez proches, bien qu’en grandissant on se voit moins qu’avant. Je passais tout mon temps avec mon frère quand j’étais petit, il est pas beaucoup plus jeune que moi, et puis il y avait toujours ma sœur à la traîne derrière. » Il reste le sport que nous pratiquons tous et qui continue de nous lier pour aller voir les matchs ou même pour pratiquer entre nous. « Stricts ? » L’image le fait rire. « Non pas du tout, disons qu’ils ont des principes. Notamment le déjeuner dominical, mais pour le reste… On a tous pu faire ce qu’on voulait de nos vies, et ils nous ont aidé autant que possible. Si ça avait été pour eux, on ne serait peut-être pas venu en Angleterre, mais je pense qu’ils sont heureux ici aussi. » Du moins c’est l’impression qu’il en a toujours eu. « Tu prévoies quoi ? Pic nic au bord de la Tamise ? » Il se moque gentiment d’elle, mais en même temps il ne doute pas que si jamais ils continuent sur cette lancée, il faudra effectivement qu’il trouve des temps de pause pour elle.

Il regarde Lilly sans vraiment comprendre où elle veut en venir quand elle dit qu’on l’a envoyé chez son père pour se « calmer ». Et là comme un éclair de génie, il se rappelle l’accident. Le conducteur n’aurait jamais dû prendre le volant, c’était tard dans la nuit… C’est donc de ça qu’elle parle ? Il se doute que poser ouvertement la question n’est pas une idée de génie. Il écoute Lilly se confier sur la situation entre son père, sa mère et l’endroit où elle vit. Il voit ça avec un recul qu’elle n’a sans doute pas, au vu de leur différence d’âge. Pour lui les choses sont plus simples mais elles l’ont toujours été étant donné ses parents. Malgré tout, la question qu’elle lui pose est en lien avec ce qu’il avait en tête lui-même. « 18 ans il me semble. En fait dès que j’ai eu la majorité, mon bac et que j’ai trouvé un job en plus des pompiers. » Aël a toujours été « libre ». Pour ça il remercie ses parents de ne pas l’avoir surcouvé comme font ceux de Lilly apparemment. « Pourquoi tu n’essaies pas de te trouver un appartement ou une coloc ? »

Avec Lilly sur les genoux. Cette idée de regarder un film semble aussitôt lui échapper. Cependant il y a bien quelque chose dont il se rappelle : la nuit passée dans l’auberge, et où le quiproquo les a menés la dernière fois. Il répond à ses avances avec envie, sans s’en cacher d’ailleurs. « Tu testes les limites ? » A la vérité ce qui l’arrangerait plus serait de savoir qu’elles sont les dits limites à ne pas franchir pour ne pas faire une nouvelle fois de gaffe. Mais le sait-elle seulement ?
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() message posté Mer 13 Juin - 22:34 par Lilly R. Adams
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Aël & Lilly


Tout en regardant un peu partout, j’écoute ce que me dit Aël. Bordélique, j’avais remarqué, quoi que j’ai déjà vu pire. Hyperactif, j’avais cru le comprendre aussi ne serait-ce qu’au weekend organisé par des amis en commun. Il avait été le seul à vouloir se lancer dans une expédition, et finalement j’avais accepté de l’accompagner.  Les doigts sur les divers bouquins qui étaient présentés sur son étagère, je souris « Donc si un jour je te propose de lézarder une journée dans un lit, tu vas finir par péter les plombs ? » lui demandais-je en souriant, toujours en continuant de zieuter un peu tout ce que j’avais sous les yeux, en mode petite curieuse. Par contre, je le comprends pour ce qui est de ne pas aimer se retrouver tout seul. Moi non plus je n’aime pas et pourtant, avec mon père ça arrive souvent, surtout en période de vacances. D’où l’intérêt de passer + de temps chez ma mère parce que même si je ne reste pas collée à elle H24, je sais que dans la maison, il y a une présence. Encore qu’avec Shiva, mine de rien ça comble un peu « Achète toi un chien, ou un chat… » et puis je reprends en détournant le regard « Ou trouve-toi une copine… » Etait-ce un test ? Non pas vraiment, je voulais juste voir ce qu’il allait me répondre.

« Ca a meilleur goût que de la bière » du moins, je trouve. Mais les hommes ont tendance à trouver ça trop sucré, d’où cette idée de dire que les cocktails sont une boisson pour femme probablement. Du moins c’est ce que j’imagine. Certaines filles aiment quand même la bière, mais personnellement, je n’en fais pas partie, à part si elles sont bien fruitées, et encore. « Tu regardes quoi comme série ? » Je ne suis pas une adepte de série, à part quand je tombe sur un épisode qui me branche, mais de là à raconter le déroulement de la série et en connaître tous les rebondissements, ou tous les personnages, j’en suis loin « Tu peux toujours proposer le scénario avec toi en premier rôle sinon, peut-être que le collant super serrant des héros de Marvel t’irait à ravir » plaisantais-je. Je n’aime pas cette série de bande dessinée et pourtant dieu sait le succès qu’elle a. « Je vais à une soirée déguisée bientôt et j’aimerais opter pour ce déguisement version Suicide Squad.  Tu sais, le petit short, les bas résilles etc. D’ailleurs, tu pourrais peut-être venir avec moi » Depuis mon accident je n’ai plus mis les pieds dans une boite de nuit ni une soirée si ce n’est des petites soirées entre fille devant un film à se raconter des potins. Rien de bien folichon, mais là j’avais accepté d’y aller en me disant que la vie devait continuer.

Le temps à Londres, je commence seulement à m’y faire, mais il est clair que les 40 degrés indiens ne me branchent pas. Pourtant en Espagne il y fait bon et chaud, mais à mon sens, ce n’est pas la même chaleur, pas la même ambiance ni la même situation. La pollution en Inde donne l’impression d’étouffer et c’est quelque chose que je n’arriverais que difficilement à supporter « - 40… T’es malade ? » je ne pourrais vivre à des températures aussi basses, ça c’est clair. Quant à l’Australie, mon sourire s’efface un peu. Je ne lui en veux pas de me poser des questions, il a le droit de savoir et puis je préfère qu’il soit au courant de ma vie, plutôt que de la découvrir petit à petit et avoir l’impression que je ne lui fais pas assez confiance pour lui en parler. « Non. J’ai pas beaucoup de souvenirs : j’y suis née et j’y ai vécu avec mes parents jusqu’à mes un an. Après ils se sont séparés et je suis partie avec ma mère en Espagne. Ensuite, j’y allais une partie des vacances jusqu’à ce que ma mère me dise qu’en réalité, j’étais pas désirée : mon père voulait pas d’enfant dans un premier temps, il voulait juste réussir ses études et il n’y avait que la médecine qui comptait. Je l’ai super mal pris et j’ai plus voulu aller le voir, ni rien et depuis je n’y suis plus retournée et j’ai jamais vraiment cherché à vouloir y retourner non plus. » je marque une pause, au final c’est toujours la même histoire à raconter, et si à force je devrais y être habituée, je sais qu’au fond je lui en veux toujours « Et aujourd’hui je dois vivre chez lui, comme si rien ne s’était passé j’imagine. » pour changer de conversation, je me concentre sur Aël « Et toi, pourquoi les - 40 degrés ? Tu es un petit esquimau qui est venu se réfugier à Londres ? ». Il faut croire que la discussion concernant la famille m’intéresse, ou du moins, ce qui concerne la fraternité des gens. Parce que je doute être celle qui viendrait poser des questions sur le père d’Aël alors que le mien n’est pas toujours une référence. Il est un peu le sujet tabou, et pour ça j’évite de parler de paternité à qui que ce soit. Moi aussi j’aurais aimé un frère ou une sœur, mais on s’y fait bien que parfois on se sent assez seule. Quant à ses parents, j’écoute ce qu’il m’en dit et ils ont l’air plus cool que les miens. Ou peut-être est-ce parce qu’Aël est plus vieux, ou parce que c’est un homme, je n’en sais trop rien « C’est cool des parents comme ça. Tu as déjà rencontré ma mère ? » Je ne sais pas pourquoi cette question. En général, mes amis ou amies qui la rencontre la trouve assez cool et ouverte d’esprit. Je n’ai pas vraiment à me plaindre bien que pour certaines choses, elle est usante. « un pic nic ? J’ai jamais pique-niqué de ma vie, mais je suis certaine que j’arriverais à trouver des trucs intéressants. Mais comme tu manques de temps … » ajoutais-je avec un sourire taquin.

Concernant la situation de l’un et l’autre, autant dire qu’elle est bien différente. Lui a pu voler de ses propres ailes dès sa majorité, alors que moi à presque vingt-et-un an, j’en suis toujours au même stade. Je ne suis même pas certaine que si je cherchais à avoir un job d’étudiant, on me laisse, moi aussi, vivre ma vie comme je l’entends. « Parce que mes parents ne voudront pas. Ma mère peut-être étant donné la vie qu’elle a eue et ce besoin d’indépendance qu’elle semble avoir souvent besoin, mais mon père il ne voudra pas. Pour lui, comme je suis montée en voiture avec un gars qui avait bu, je ne suis pas assez mature … » Quand j’y repense, on a tous les deux fait la même erreur, lui pire que moi puisque son meilleur ami en est mort. « Comment on peut être aussi réfractaire à l’idée que sa fille puisse vivre sa vie alors qu’au final, lui il vivait déjà avec ma mère alors qu’il n’avait que 18 ans ? » Demandais-je avec une mine boudeuse. Peut-être justement parce que je suis sa fille, mais à un moment donné, j’avais aussi besoin de vivre ma vie.  

Après avoir mangé, l’idée du film n’était pas mal, mais peut-être après, ou plus tard. Ma première idée avait été de chercher un semblant de proximité plutôt que de rester chacun de son côté devant un film. J’avais trouvé ma place sur les genoux d’Aël, comme mes lèvres avaient trouvé la leur contre celle du pompier, voire parfois du côté de son cou « Je sais pas, j’hésite à les repousser… » lui répondis-je avec un léger sourire « D’ailleurs, tu comptes me faire dormir où ? » Question piège cette fois, qu’il fasse gaffe à ce qu’il va répondre. Finalement je libère ses genoux et m’assieds à côté toujours en attendant la réponse. Le regard vers la fenêtre, plusieurs questions fusent dans ma tête, puis finalement, avec un air un peu plus sérieux je pose la question qui me travaille le plus sans doute « Si j’avais pas eu d’accident, est-ce qu’on en serait là ? Je veux dire, est-ce que c’est parce que t’as eu pitié que t’es venu me voir à l’hopital ? » J’aime pas trop parler de cet accident, mais j’avais vraiment envie de connaitre la réponse.


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() message posté Jeu 14 Juin - 13:12 par Aël James
Péter les plombs si il reste toute la journée au lit ? Oui il y a moyen. Enfin ça dépend si y'a une activité à faire ou non. Mais il y a intérêt que ça soit une bonne activité. Sinon, il n'y aurait aucune chance pour qu'il reste là bien tranquillement, voire même qu'il dorme. "Oui sans doute, et franchement t'as pas envie de me voir être comme un lion tournant en cage." Mais au moins, si il n'est pas tout seul, c'est un peu moins grave. Parce qu'il peut extérioriser... Quand il est seul il devient fou. "Si je pouvais -si j'avais la place- j'aurais déjà un chien. Mais comme je ne suis pas beaucoup là la journée je sais que ça serait égoïste d'en avoir un pour l'instant." Il fait comme si il n'avait pas entendu pour "la copine". Jusqu'à ce qu'il s'approche derrière elle pour la prendre dans ses bras. "Pour la copine j'y travaille." Il a le sourire aux lèvres, en fait il n'y réfléchis pas vraiment à cet instant, il est juste heureux d'être là, et qu'elle soit là aussi. Il n'en avait pas espéré autant de cette soirée. Il retourne à la cuisine au bout de quelques instants.

Aimant la bière, il se contente d'hausser les épaules. Il ne l'obligera pas à en boire, pas même à boire de l'alcool. Il n'a pas besoin de ça, même si il aime ça."A peu près tout ce qui passe sur Netflix qui ne sont pas considéré comme trop mauvais." A vrai dire il n'a pas vraiment de genre, mais pas les séries pour ado. Non il préfère les séries où il peut poser son cerveau pour les regarder. "J'aime bien les séries où on a pas besoin de réfléchir, c'est juste pour me détendre que je regarde. Du coup c'est plus les sitcoms..." Oui, il pouvait le dire, il a regardé How I Met Your Mother. Il n'a pas honte de le dire. Mais être un super héros ? Il ne dit pas non à ce genre de séries non plus. "Oh moins, je ne serais pas comme ses acteurs qui ont besoin de faire des heures de muscu pour préparer les tournages. J'ai ce qui faut." Il sourit pour lui. Il parle de ses muscles bien entendu. Mais il n'est pas si imbu de lui-même non... C'est plutôt pour voir la réaction de Lilly. C’est lui pourtant qui est étonné quand elle lui propose de venir à la soirée. "Evite de dire à un fan de Marvel que DC et Marvel c'est la même chose... Enfin si tu te déguises en Harley Quinn je suppose qu'il te faudra un garde du corps parce que ton père ne te laissera pas sortir dans cette tenue toute seule je pense. " Il sourit, tout en sachant qu'il n'est pas loin de la vérité. "Donc tu veux officialisé ça ?" Ce n'est pas Aël que ça dérange, mais il suppose rapidement qu'il y a de grande chance pour que les gens qu'ils connaissent tous les deux soient là. Ca va jaser.

"Pas malade : Canadien. " Ca répond aux questions non ? Il écoute Lilly parlé. A vrai dire ils n'en étaient pas encore là dans leur relation jusqu'à présent non ? Ils savent tous les deux des choses sur leur vie à chacun. Mais pas forcément le genre de chose qu'on dit à quelqu'un à qui on fait confiance. Est ce qu'ils se font confiance ? Ca, Aël ne peut pas le dire. Il comprend pourquoi Lilly en veut à son père, ça fait plus de sens maintenant que jamais. Il n'est pas seulement un papa poule Samuel Adams. Non, il est un papa poule qui n'a pas vu sa fille grandir parce qu'il a refusé de le faire. Triste histoire. Il ne sait pas quoi dire, et peut être le plus sage c'est qu'il ne dise rien non ? Il se contente de regarder Lilly, en se disant qu'il y avait des injustices en ce bas monde... Il pouvait s'estimé heureux que dans sa famille il n'y ait jamais eu ce genre de drame. Il pourrait lui dire qu’il y désolée pour elle, mais elle il a peur qu’elle le prenne mal, ou qu’elle pense qu’il a pitié, et ce n’est pas le cas. Loin de là.
Il respecte son besoin néanmoins de changer de discutions. "Je suis arrivé à Londres à 6 ans. Ma grand-mère était malade et seule, on a quitté le Canada pour venir ici. Pour ça que je fais du foot, et du hockey aussi sans doute. Et pour ça que je tiens mieux aux températures glaciales que trop chaudes. " Le Canada lui manque parfois. Il y va de moins en moins hélas, ça coûte cher, et il n’a pas forcément le temps, mais il essaye au moins une fois par an. « Je suis sûr que tu aimerais bien le Canada, il y a des chiens de traineau du sais ? » Voilà qui pourrait peut-être la convaincre ?

Aël fronce les sourcils. « Pourquoi j’aurais rencontré ta mère ? » Il connait déjà son père c’est suffisant, non ? Quoi que vu comme elle en parle, il a du mal à croire que sa mère puisse ressembler à son père. « Tu m’en demandes de trouver du temps pour toi ? » Il lève les yeux vers elle en attendant une réponse de sa part. Il est intrigué par la réponse, est ce qu’elle passera pas un stratagème ?
Comme elle en parle, il se remémore encore une fois de l’accident qu’elle a eu, duquel elle n’a pas failli se remettre d’ailleurs. Toujours est il que, Lilly ne pouvait pas avoir accès à sa liberté aussi facilement que lui l’avait eu. « Parce que ton père te voit encore comme une petite fille je pense. » Mais ça, elle le sait déjà il en est sûr. Elle connait son père mieux que lui ne le connait non ? « Il doit vouloir te protéger sans savoir comment faire, et il pense que t’enfermer c’est la meilleure chose à faire… Alors que c’est la pire. » Il pense sincèrement ce qu’il dit. Il sait qu’à vouloir les enfermer, les oiseaux ne rêvent de s’envoler, et quand ils le font, c’est pour ne jamais plus revenir. Quelque part il espère pour Lilly que ça ne sera pas le cas, ça serait triste qu’elle mette définitivement fin à la relation avec son père de cette façon…


Les limites, toujours le même problème non ? Reste à savoir jusqu’où elle veut aller. Il ne peut pas répondre à cette question tout seul. Les limites pour lui, elles ne sont pas du tout les mêmes. Pourquoi ? Parce qu’il ne se pose pas de questions quant aux relations intimes, il fait à son bon feeling, et laisse son instinct gérer le reste… Jusque là ça ne lui a pas desservi. Hélas pour lui, elle descend de ses genoux. Il la laisse faire à regret tout de même. « Avec moi, du moins c’est ce que j’escomptais… » Il hésite, et continue. « A moins que tu ne veuilles pas de moi, et je dormirais ici, et toi dans la chambre ? » Il est prêt à faire cette concession pour l’instant. Ca ne sera pas toujours le cas, car le canapé n’est pas l’endroit le plus confortable du monde… Loin de là. Mais si elle a peur… A-t-elle vraiment peur ? Il passe son bras autour de ses épaules, et dépose par la même occasion un baiser dans ses cheveux. Il reste quelques secondes de marbre quand elle pose sa question. Etant donné l’ambiance, il ne pensait pas qu’elle lui parle de ça. Elle n’a jamais parlé de l’accident, et ça fait déjà deux fois ce soir. C’est loin d’être un sujet léger, ou même plaisant... Bien au contraire. « J’ai pas eu pitié de toi. » De ça il en était sûr. Pourquoi était il venu à son chevet dans ce cas ? « Je savais que tes blessures étaient graves… C’est moi qui t’es sorti de la voiture, je savais dans quel état tu étais quand je t’es ramenée à l’hôpital. » Il parle en regardant la télécommande posée sur la table basse. « Je t’avais reconnue, et je me suis demandé si tu t’en étais sortie, alors comme je ne savais pas à qui demander je suis allé voir par moi-même. Ce n’est pas de la pitié. Je m’inquiétais vraiment… » Il ne dit pas que dans l’ambulance il avait tenu sa main, non. Il s’arrête là, les yeux dans le vague se remémorant malgré lui la scène. « On aurait fini par se recroiser dans tous les cas. » Ca c’était une certitude aussi non ?
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