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thinking about the words to say ✑ ft. astrid

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() message posté Jeu 15 Mar 2018 - 18:15 par Aéris L. Wheeler
♛ thinking about the words to say
Elle aurait eu le temps de regretter ces moments chaque instant de sa vie, comme si chaque souvenir n'était qu'une parcelle de rêve, qu'une pièce de puzzle que l'on emboîterait ensuite. Elle les assemble, les ôte et les observe jusqu'à ce que le résultat ne se fasse. Reste à voir si ce puzzle sera celui qui lui apportera des regrets mais aussi des rires. Les bons souvenirs d'avoir un jour vécu, de pouvoir murmurer " Un jour, je l'ai fait...  "

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Cils proches des ailes de papillons et de leur légèreté attribuée, en clignant des yeux le moindre de ces fils roux s'entremêlait à l'autre, se rapprochant en une union qui semblait marcher à la perfection, non pas comme elle et ces sois disant connaissances. En quelques secondes, elle se morcelait petit à petit, montrant au monde ses faiblesses que le temps de clore les paupières, prendre une inspiration et avec cela du recul. La pression qui lui accablait les épaules la rapprochait presque de la rupture, d'une certaine honte encore moindre comparée à ce qu'elle aurait dû ressentir en cet instant précis. Et ce sentiment là, il était tellement ancré dans ses cellules qu'elle semblait le voir danser dans sa conscience, lui répétant sans un instant de pause qu'encore une fois elle avait échoué, raté, s'était emportée. Aéris s'était pourtant promise, il y avait quelques mois de cela de ne plus se comporter ainsi, de se calmer en vue des circonstances pour ne pas ensuite décevoir celle qui lui avait tout donné. Quel exemple pourrait-elle donner à Riza en se comportant ainsi ? Et en même temps, tout son être tremblait devant des peurs invisibles, en tentant de fermer les yeux elle entendait les derniers sons de celle qui avait été sa mère biologique. Oh. Elle n'avait pas eu la force de tenter de lui rendre visite et sans doute était-elle morte, tout comme son père, ces deux pères en fin de compte. Ces doigts teints de rouge et de mauve se triturèrent entre eux, s'assemblèrent pour ne plus se lâcher. Lorsque d'un geste elle vint les faire glisser contre son visage pale, ce ne fût que pour constater avec une pointe de soulagement que la peinture était sèche. Qu'elle pouvait s'enlever, s'ôter juste en frottant quelques peu.

Cette image, ce fût l'élément qui la rasséréna, l'objet factice sur lequel elle s'y raccrocha de ses maigres forces, sa tête se baissant alors qu'elle tenta au mieux possible de ne pas montrer sa nervosité. La peinture, cela pouvait toujours s'enlever avec un peu de travail, on pouvait toujours espérer en frottant un peu tout faire disparaître. Elle aurait tant voulu que cela soit ainsi pour tout, que tout disparaisse, que cette crainte des autres et la peur du monde ne soient finalement qu'une plume caressant son visage, cette même plume qu'elle pourrait chasser en soufflant dessus. Pourtant toutes ces pensées ne l'empêchaient pas de se mettre en situation difficile lorsque son désespoir et sa connerie parlaient plus haut que sa peur d'autrui. Il n'y avait pas d'entre deux pouvant la mener à une stabilité agréable, il n'y avait que sa connerie ou bien sa peur. Ses sentiments.

— Je ne le répéterai pas, voulez vous que nous appelions quelqu'un ou vous allez le faire ? Je pense que vous ne réalisez pas encore votre situation, mademoiselle.
— Je... sais. Je vais le faire. Ou bien faites le. Non ! Je vais le faire. Je crois.

Une nouvelle fois, ses yeux se baissèrent, ses lèvres se pincèrent lorsque d'un simple et rapide regard elle constata les yeux remplis de jugement de l'homme face à elle. Il avait raison de lui en vouloir, toutefois elle détestait se sentir jugée par une personne inconnue. Ce sentiment la désarmait tout autant qu'il ne lui donnait envie de se montrer instable et froide, elle ne savait pas de quel pied danser. Aéris fit glisser les pans de son haut tout contre ses phalanges, caressant les arabesques colorées en son T-shirt et de cette veste en jean qui ne quittait ses épaules. Elle aimait les détails et l'odeur qui se dégageait, c'était un peu l'odeur de la maison, de sa chambre, de ses proches.

— Mademoiselle je vous re-...
— Je vais le faire, je lui enverrai un message. Arrêtez de hausser le ton s'il-vous-plait.

Cette phrase était sortie d'elle-même, pleine de sa franchise enfantine et de son insolence d'adolescente. La tonalité était basse, toute légère, elle aurait pu la chantonner pour lui. Si seulement il n'avait pas l'allure de ces hommes qui l'effrayaient, ces paumes auraient pu rejoindre ces oreilles pour les boucher et éviter que la tonalité grave de sa voix ne la fasse fuir. Mais elle avait grandi désormais, ce monde ne devait plus autant la déranger qu'avant. Tu n'es plus un enfant Aéris... Lentement, comme si chaque geste pouvait lui rapporter une honte supplémentaire, elle glissa sa main dans sa poche, attrapant son téléphone portable, faisant l'écho de la minuscule chaîne accrochée au dessus. Chaîne offerte par une des personnes les plus importantes de sa vie, son amie, son rempart, celle qui une fois encore avait réussi à s'échapper sans tourner un regard vers l'arrière. Cette constatation la fit soupirer, fermer les yeux, la rancune si légère qu'en la revoyant de nouveau elle l'oublierait sans doute. Elle lui pardonnait si facilement, effaçant ses erreurs et ses abandons comme on ôterait une larme ruisselant sur le coin de la joue.

Maman, j'ai...  besoin de ton aide. Je me suis encore mise dans le pétrin avec mes amis. On a un peu sémé le désordre dans un magasin de bricolage et ils se sont enfouis ensuite... Malheureusement je n'ai pas pu en faire autant, je suis au commissariat près du centre ville, à Soho. S'il-te-plait viens vite, je t'envoie la localisation.

La douche froide qui se déversa dans ses veines la fit se tendre, le message s'envoyant alors que ces ongles glissèrent tout contre l'écran. Qu'avait-elle fait encore ? Pourquoi accepter une virée en ville alors qu'elle savait qu'elle allait mal tourner ? Elle en avait tellement honte qu'elle préféra tourner le dos à la parois vitrée du commissariat, croisant les bras dans sa poitrine, mordant ses lèvres dans une tentative de ne pas perdre pied. Son coeur battait tout rompre dans sa poitrine mais plus qu'un certain élan de joie, c'était plus la crainte qui en était le principal motif. Au bout d'une dizaines de minutes, la rousse se redressa, faisant quelques pas tout le long de la pièce, revenant sans cesse, pour ensuite recommencer. Ses doigts se triturèrent à nouveau et elle se gratta la joue, remarquant encore les quelques traces grossières de peinture qui devrait s'y retrouver collées. Un beau tableau, rempli de déception et de honte. Elle avait au moins un tant soit peu de couleur.

— Hey ma petite, tu veux peut-être aller enlever toutes ces tâches de peinture ? Tu peux aller te laver si tu veux, je viendrai t'annoncer l'arrivée de ta mère. Tu l'as bien prévenue ?
— Oui, merci.

L'idée de pouvoir ôter de sa peau les quelques tâches de couleur la fit quelque peu sourire, elle osa tout de même tourner la tête pour observer l'autre homme présent, se réconfortant dans l'idée qu'il était un peu plus agréable que son compagnon. Et elle en avait besoin de tout ça, bien que ce ne soit pas la première fois qu'elle finissait dans un commissariat elle éprouvait toujours cette crainte qu'on lui arrache à son lieu de sérénité pour l'implanter ailleurs. Elle se rappelait encore les discours quelque peu déconnectés et décousus de sa mère biologique, cette même qui lui hurlait qu'il ne fallait jamais rien leur dire, qu'ils finissaient toujours pour modifier les mots histoire d'aggraver une quelconque situation. Encore actuellement, elle ne savait pas exactement quoi penser des agents de la paix en général. Le bout de ses talons claqua contre le sol alors qu'elle se rapprocha du bureau, prenant son sac et le ramenant contre elle, tentant de calmer cette idée complètement démesurée que quelqu'un pouvait débarquer à n'importe quel instant pour le lui prendre. En quelques petites secondes, elle se promenait déjà dans les couloirs, rentrant des épaules pour ne pas avoir à effleurer qui que ce soit. La vision de la petite pancarte indiquant la salle d'eau la rasséréna, elle ouvrit la porte et la poussa du pied, retenant ses affaires qui menaçaient encore de tomber.

soupir.

Celui qui soulageait le coeur et l'esprit. Celui qui exprimait le trop plein dans son entièreté, le plus simplement possible. En se rapprochant de l'évier elle déposa son sac tout contre, fit glisser ses doigts sous l'eau et les frotta avec hargne, visant à faire disparaître le tout. Rapidement. Ces yeux ne se fermèrent que lorsque la teinte du liquide transparent devint violette et ne se rouvrirent que l'instant d'après, lorsqu'elle fit ces phalanges danser les unes contre les autres.

Petit à petit, geste par geste elle en vint à effacer les traces de sa virée en ville, remontant ses mains afin d'ôter le tout, l'agréable chatouillis de la mousse contre sa peau étant suave au point où elle s'amusait de l'instant. Jadis elle aimait ça, jouer avec la mousse et s'imaginer des potions magiques. Elle avait toujours fait ceci lorsqu'elle se baignait plus jeune, au point de se perdre, d'oublier le temps et le lieu. Désormais ce n'était que ses écrits qui lui apportaient la parcelle de magie perdue. Ce n'était pas plus mal. Le bruit de la porte qui s'ouvre la fit soulever la tête, ses doigts glissant tout contre son visage pour le débarbouiller. En quelques rapides clins d'yeux, elle distingua la silhouette d'un des policiers.

— Je crois bien qu'elle est arrivée.

D'un simple et rapide geste, elle attrapa deux morceaux de papiers et les frotta contre son visage, ramassant son sac et jetant les débris à la poubelle juste à ces côtés. On entendit que les claquements de ces chaussures le long des couloirs, jusqu'à la dalle dans laquelle elle était atterrie, une bonne heure auparavant. En voyant la chevelure rousse d'Astrid, ses yeux se plissèrent, elle se retint de courir en sa direction.

— Madame, comprenez bien que depuis presque une heure votre fille refuse de donner les noms des jeunes qui ont saccagé le magasin de bricolage à deux pâtés de maison d'ici. Malheureusement nous savons qu'elle était avec eux et bien qu'aucune charge ne soit directement prise contre elle, ses amis ont quand même aggravé le magasin du commerçant.
— Je suis désolée... Vraiment je ne savais pas. C'était pas... je ne voulais pas faire ça.

Toutefois elle ne pouvait pas les livrer ainsi, bien qu'ils soient eux libres et elle prisonnière. Elle se désespérait.  

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