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fb / It is said that late night conversations make you learn a lot about people ☆ (Edward)


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hello darkness, my old friend, i've come to talk with you again.

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() message posté Ven 16 Mar - 12:46 par Helga S. Lindholm
(Suite de ce rp)

Summer 2017. Cela fait pratiquement une heure que nous sommes dans cette galerie Edward et moi. Après de brèves discussions tournées au silence pour la plupart par mon initiative, et une pause café que je n'ai pas vu d'un très bon oeil, nous nous acharnons aux tâches qui nous ont été attribués pour ce soir. Nous devons faire l'inventaire des oeuvres de cette galerie et décider si oui ou non, elles méritent un petit tour en restauration. Ce n'est d'ordinaire pas mon travail, car je suis conservatrice de patrimoine, pas restauratrice ou conservatrice général du musée. Mais le directeur m'a mise à l'épreuve, et même si cet homme me dégoute au plus au point, je ne peux que relever le défi.

Finalement, je n'écoute que d'une oreille distraite la dernière réponse de mon interlocuteur à ma dernière question. Non pas que ça ne m'intéresse guère, bien au contraire ; Mais en réalité, c'est parce que je suis bien trop focalisée sur la faim qui semble me ronger l'intérieur de l'estomac. Alors je fais cette proposition indécente. Edward et moi, tous les deux en train de voler de la nourriture à la cafétéria. Le portait est surréaliste. En effet, il y a une heure à peine, j'ai aboyé sur le pauvre bougre parce qu'il avait amené un thermos de café dans la galerie. Et à présent je lui soumet l'idée d’enfreindre le règlement une seconde fois dans la même soirée. Quelle mouche l'a piqué, pourrait-on penser. Il n'est pas toujours facile de me suivre, j'en suis consciente. Qu'est-ce que la faim ne me ferait pas faire. Mais ce n'est pas la seule raison qui me pousse à faire cette proposition. Avec le ventre qui crie famine, une autre idée m'est venue en tête : ça pourrait être une manière de tester le trentenaire. Il prétend que je peux lui faire confiance, qu'il n'est pas comme nos autres collègues de travail. Et bien je vais rapidement en avoir le cœur net. Je veux voir comment Edward se comporte, s'il a vraiment l'air d'être bienveillant envers moi. Déjà en premier lieu, s'il accepterait d'entraver les règles avec moi, quitte à se faire prendre la main dans le sac par ma faute ; parce que c'est moi qui lui aurais soufflé l'idée d'aller voler de la nourriture en ma compagnie alors que nous étions censé travailler. Après tout, c'est dans les moments les plus intenses qu'on peut apercevoir le vrai visage des gens. S'il mène la mission à bien et dans son intégralité tout en ayant l'air d'y prendre part, je pourrais en conclure qu'une renégociation de l'estime porté à Edward serait envisageable. Peut-être est-ce malhonnête de ma part d'utiliser un tel stratagème pour tester Edward. Mais je ne ferais rien pour le mettre en danger ou le mettre dans une situation compromettante. Et je ne vois pas d'autre façon pour prouver sa sincérité envers moi que d'user de cette ruse. Il y a aussi une troisième explication à ce revirement de situation ; une partie de moi qui cherche l'excitation en ce moment. En effet, c'est mon psychologue et ami Ethan lui-même qui m'a conseillé d'essayer des nouvelles choses ; des situations un peu folles qui me changeraient de l'ordinaire et me sortiraient du quotidien ; et par conséquent de la déprime. Le vol sur son lieu de travail n'est sûrement pas l'idée principale se cachant derrière ses mots, mais j'en fais l'interprétation qui me convient, n'est-ce pas ? Même si au départ je l'avoue, c'est surtout la faim qui contrôle mon esprit, mes dires et mes faits.

Et je suis plutôt satisfaite de la réaction du trentenaire face à ma proposition. Il me regarde avec malice, presque même avec complicité. Je me suis peut-être totalement trompée à son sujet en effet. Si cet Edward est capable de m'accompagner dans la moindre de mes folies, alors je suis tombée sur la bonne personne. Il me sourit, et se formalise faussement en évoquant notre échange tumultueux à propos du café qu'il a ramené toute à l'heure au début de notre entrevue. « Et dire que vous vous offusquiez de mon café... Ce n'était rien comparé à votre proposition ! » Je hausse un sourcil de manière espiègle et croise les bras tandis qu'Edward ajoute qu'il meurt également de faim. Sans plus tarder et avec une touche hautaine dans la voix, je m'empresse de lui répondre tout en me dirigeant vers la porte principale de la galerie. « On ne fait rien de mal, je dirais même que ça nous est dû ! Après tout, je ne suis même pas sûre que nous serons payés en heure supplémentaire pour le travail qu'on fait actuellement... Et puis sans vouloir vous offenser, c'est toujours moins grave que d'agiter un café brûlant près de statues vieilles de plus de trente siècles pour certaines ! » Et puis, à hauteur du couloir, mon interlocuteur m'arrête dans mon avancée à l'aide de son bras. Je ne fais plus aucune bruit et retient mon souffle. J'entends au loin les bruits de pas d'un vigile de nuit qui fait sa ronde dans les environs. Il est sûrement au courant qu'Edward et moi sommes ici pour travailler cette nuit, mais je ne suis pas sûre qu'il approuverait qu'on aille piquer de la nourriture à la cafétéria. Le soucis principal, c'est qu'il y a un nombre incalculable de caméras réparties dans tous les couloirs et toutes les pièces du musée. Enfin presque toutes les pièces. Celles de l'espace réservé au personnel, les cuisines et les toilettes n'en sont en effet pas équipées.

J'avance avec prudence derrière mon collègue de travail qui ouvre la marche et on s'enfonce dans un premier couloir qui devrait nous mener rapidement vers la cafétéria. Nous nous arrêtons à nouveau, si près du but et pourtant si loin. Un autre vigile fait son apparition à quelques enjambées d'ici, et nous nous cachons alors dans l'ombre d'un angle du couloir, tentant d'apprivoiser nos respirations pour ne pas se faire repérer. Je ne peux m'empêcher de sourire à la situation, parce qu'on dirait deux gamins qui tentent une mission « vol de chocolats et sucreries » dans la cuisine de leur maison en pleine nuit sans réveiller les parents. Mais Edward me sort de mes pensées en murmurant : « Vous savez s'il y a un accès direct aux cuisines ?  » Notre proximité soudaine me donne une bouffée de chaleur, c'est tellement inhabituel de se retrouver à quelques centimètres d'une personne qu'on ne connait pas; Ça m'arrive bien évidemment dans les wagons des métros aux heures de pointe, mais le contexte est tout à fait différent. En plus il fait vraiment sombre dans ces couloirs, seule la lumière de la lune nous éclaire ; Alors que mon interlocuteur me parle, je remarque avec attention qu'elle se reflète dans les yeux clairs de ce dernier, et je me fais la réflexion que cette scène en ferait presque une belle peinture. Je reprends rapidement mes esprits et hausse la tête, abordant un froncement de sourcils pour exprimer mon idée de façon claire. « Oui, il y a une entrée depuis l'espace réservé au personnel. En plus si nous passons par là il n'y aura aucune caméra. » Ai-je finalement répondu en chuchotant. Je lui adresse un sourire complice, puis reprend un air plus sévère en levant l'index de ma main droite devant Edward. « Mais jusque là, ayons l'air naturel. Il ne faudrait pas que sur nos fronts il y ait écrit « On a l'air d'être sur le point de faire une bétise ». Nous n'avons qu'à faire croire qu'on se rend juste dans les bureaux et marcher tranquillement comme si tout était parfaitement normal.  » J'attention l'approbation du trentenaire avant de l'attraper par le bras et de conclure dans un sourire enthousiaste. « Allez, suivez-moi. »

On croise plusieurs vigiles à qui on raconte à tour de rôle qu'on se rend dans mon bureau pour récupérer quelques papiers nécessaires pour notre travail. Vu qu'ils n'y connaissent absolument rien en restauration ni en conversation d'oeuvre d'art, et que nous sommes apparemment tous deux de très bons menteurs, aucun n'a insisté (quoi que certains ont changé de tête et ont sourit de façon assez suggestive lorsqu'on a évoqué le fait qu'on se rendait tous les deux dans mon bureau) et nous avons pu poursuivre notre chemin tranquille en déambulant dans les couloirs. Finalement, quelques minutes plus tard, nous sommes arrivé dans l'espace réservé au personnel. On passe devant la porte de mon bureau où il est gravé « Conservateur du patrimoine » en lettre d'or sur le bois. Je jette de temps à autre un œil à Edward dont j'ai lâché les bras depuis un moment maintenant. Je ne sais pas ce qui m'a pris de faire ça d'ailleurs, même si en soit j'ai toujours été plutôt tactile. Nous demeurons tous les deux silencieux pour ne pas attirer l'attention des vigiles. Quelques instants plus tard, nous arrivons finalement à hauteur de la cuisine, devant une petite porte blanche. Je me tourne vers Edward et chuchote « Normalement c'est ouvert vu que c'est l'accès aux personnels de cuisine. » puis enclenche la poignée pour vérifier immédiatement mes dires ; et dans un petit grincement sourd, la porte s'ouvre finalement. Je l'ouvre en grand et cède l'entrée à mon collègue de travail, une main sur ma hanche tout en m'exclamant d'un petit « Et voilà ! » murmuré mais enthousiaste. Je rentre après lui et tâtonne les murs dans le noir pour trouver l'interrupteur des lumières. Je finis par le trouver après un petit moment de galère ; une lumière agressive jaillit au dessus de nous, avec des grands néons blancs qui aveugleraient presque au début. Je regarde Edward et lui fait signe de ne pas faire trop de bruit. « Je vais voir dans le frigo ce qu'il reste d'aujourd'hui. » Ai-je ajouté tout en me dirigeant vers l'interpellé à pas de loup. J'essaye de faire le moins de bruit possible car le moindre déplacement trop bruyant pourrait alerter les vigiles. Nous ne sommes pas censés être ici après tout. Je pénètre dans le grand frigo et je suis forcée de constater qu'il n'y a rien d'interessant à se mettre sous la dent. La plupart des aliments doivent être cuisinés et chauffés, et on ne peut pas se permettre avec Edward de faire un tel raffut dans la cuisine. À part de la glace à la vanille et des petits gâteaux que j'emporte avec moi, grosse déception. Je soupire. Je ne m'attendais pas à me faire un festin, mais j'espérais qu'il resterait quelques trucs intéressant. Il faut dire que les livraisons s'effectuent bien plus tard dans la nuit, dans les environs de trois-quatre heures du matin. Mais c'est toujours mieux que rien, et mon estomac crie tellement famine que la glace à la crème fera l'affaire. Je sors rapidement du frigo, frottant l'une de mes mains contre mon avant-bras opposé pour me réchauffer tandis que l'autre tient notre butin. J'offre un sourire narquois au trentenaire en murmurant « Glace à la vanille et gâteaux de soirées, votre repas préféré j'en suis sûre. Mais il n'y a rien d'autre d'intéressant à manger je le crains. » Ai-je plaisanté avant de me diriger vers lui. Mais par mégarde, voilà que je trébuche avec mes talons et manque de m'étaler de tout mon long par terre. Je me rattrape à ce que je peux, c'est à dire le plan de travail, et fais tomber une partie de la vaisselle entreposée sur l’îlot central de la pièce en aluminium. Les casseroles, les poêles, les couverts, et la nourriture, tout tombe au sol dans un vacarme frénétique. Et je reste figée face à cette scène. « Vittu* ! » Me suis-je exclamée en regardant l'état de la cuisine. Je finis par lancer un regard un peu désemparée à Edward. Je me sens vraiment idiote d'avoir été aussi étourdie, et d'avoir en plus embarqué le trentenaire dans cette folie. Je suis pratiquement sûre que le bruit à dû raisonner et alerter les vigiles. D'ailleurs, j'aurais mis ma main à couper qu'à ce moment-là, dans la salle de la cafétéria, j'entends des bruits de pas se rapprocher de nous...

* Merde ou putain en finnois.

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() message posté Dim 18 Mar - 19:11 par Edward O'Sullivan
It is said that late night conversations make you learn a lot about people.
Helga & Edward

   
Plus le temps passait, et plus Edward avait l'impression de découvrir sa collègue de travail sous un nouveau jour. Il s'était toujours douté qu'une multitude de facettes devait se cacher sous cet air froid qu'elle arborait en permanence et à présent, il avait la satisfaction d'en découvrir quelques-unes. Sans trop savoir se l'expliquer, le jeune homme se sentait d'ailleurs un peu privilégié de pouvoir porter un regard nouveau sur Helga, bien loin des autres employés du musée qu'elle avait cités un peu plus tôt et qui passaient leur temps à faire circuler de multiples rumeurs sur elle. Edward était en effet prêt à parier qu'aucun d'entre eux n'avait jamais pris le temps de découvrir la véritable Helga, ou du moins d'essayer de l'approcher un peu plus près. Car il devait bien avouer que la tâche n'était pas aisée et qu'il s'était heurté à un mur à plusieurs reprises avant d'entrevoir une once d'espoir dans les attitudes et les paroles un peu moins catégoriques de la belle brune. D'ailleurs, ces difficultés rendaient sa petite victoire encore plus savoureuse et même s'il ne comptait pas le crier sur les toits ni s'en vanter auprès de ses collègues dès le lendemain matin, Edward appréciait tout de même l'infime chance qu'Helga lui laissait à sa juste valeur. Ce fut par conséquent sans aucune hésitation qu'il accepta l'idée de sa collègue, aussi farfelue soit-elle. A vrai dire, il mourrait lui aussi de faim depuis un bon moment déjà et l'optique d'aller grappiller quelques victuailles à la cafétéria l'enchantait. Seulement voilà, la méthode n'était pas tout à fait conventionnelle et les couloirs du musée étaient truffés de vigiles et de caméras de surveillance. Ces obstacles auraient pu dissuader le duo avant même qu'il ne se soit mis en chemin mais au contraire, le danger tout relatif que ce périple représentait ne fit qu'attiser un peu plus la curiosité d'Edward. Une fois de plus, la conservatrice lui prouvait qu'elle avait plusieurs cordes à son arc et cela n'était pas pour lui déplaire.

Si le jeune homme connaissait les galeries ouvertes au public comme sa poche pour y avoir trainé des heures durant son enfance, la réciproque était vraie pour les parties réservées au personnel et Helga. La jeune femme semblait connaître l'emplacement de toutes les caméras de surveillance et l'existence de tous les passages qui menaient jusqu'à leur but, et Edward ne put donc que la suivre docilement. Bien évidemment, il ne fut pas sans remarquer qu'elle l'avait attrapé par le bras, probablement dans un réflexe, mais ce geste lui arracha tout de même un sourire un peu niais qu'il dut effacer en vitesse à l'approche d'un des vigiles. Mais ce sourire se transposa aussitôt sur les lèvres dudit vigile, traduisant les idées plus ou moins avouables qui traversaient alors son esprit. Mais Helga était lancée, et Ed n'eut d'autre choix que de la suivre sans un mot jusqu'aux cuisines. En ouvrant la porte de l'endroit tant convoité, la jeune femme ne cacha pas sa fierté et sans pouvoir s'en empêcher, le conservateur laissa échapper un petit éclat de rire à peine audible. Néanmoins, il ne pouvait que lui être reconnaissant pour se périple, lui-même n'étant pas certain de pouvoir traverser le musée en un temps record et en évitant tous les obstacles dressés sur son chemin. Helga semblait vouloir prendre les choses en mains et le jeune homme ne se priva pas de la laisser faire, se contentant d'observer les alentours à la recherche d'une denrée quelconque à se mettre sous la dent. Mais il n'y avait là que du matériel de cuisine, et pas le moindre reste à réquisitionner pour la fin de soirée. Il ne fallut que quelques instants à sa collègue pour ressortir de la chambre froide, mais les provisions qu'elle en extirpa laissèrent Edward sur sa faim... et pour cause. Un bac de glace à la crème et quelques gâteaux, voilà tout ce qu'Helga avait pu grappiller pour leur repas. Pour autant, le jeune homme ne se formalisa pas et tout en haussant les épaules, il déclara : « Le dîner trois étoiles sera pour plus tard... on se contentera de ça ! » Mais alors que sa collègue avançait vers lui, il la vit trébucher et en une fraction de secondes, emporter avec elle une pile de vaisselle posée sur le plan de travail. Le vacarme assourdissant que cette chute provoqua sembla retentir dans tout le musée et alors que la jeune femme s'exclamait en usant une nouvelle fois de cette langue qu'Edward ne connaissait pas, leurs regards stupéfaits se croisèrent. Autant dire que même sans comprendre cette langue inconnue, le restaurateur avait à peu près saisi le sens de cette exclamation qu'il aurait volontiers partagé. A ne pas en douter, la plupart des vigiles étaient déjà en train de rappliquer à toute vitesse et les deux collègues semblaient tout simplement pris à leur propre jeu. Rapidement, Edward se retourna, songeant à se replier dans le bureau d'Helga comme ils l'avaient si bien fait croire à ceux qui les avaient croisé, mais la mission était en réalité bien trop risquée. S'ils sortaient d'ici, ils avaient toutes les chances de tomber nez-à-nez avec un vigile et il leur serait alors impossible de justifier leur présence aux abords de la cafétéria. Alors, même si ce n'était clairement pas la plus plaisante, Edward songea qu'il ne leur restait qu'une seule solution pour ne pas se faire prendre. Alors que des pas se faisaient déjà entendre dans le couloir voisin, le jeune homme fonça vers Helga pour l'entrainer avec lui vers la chambre froide, sans omettre de récupérer le bac de glace et le paquet de gâteau qu'elle avait lâchés en trébuchant. En vitesse, il ouvrit la porte de la chambre et y embraqua sa collègue avec lui en les enfermant dans cette pièce où les cuisiniers conservaient habituellement les produits frais. Fort heureusement, Edward avait eu la chance de ne pas tomber sur le compartiment dans lequel les produits surgelés étaient stockés, mais la température avait tout de même de quoi saisir les deux collègues. L'obscurité qui régnait dans la pièce l'empêchait de voir le visage d'Helga, mais à l'heure qu'il était elle devait probablement le détester d'avoir eu une idée aussi stupide. Pourtant, il leur était impossible de sortir ou même de faire le moindre bruit puisque le premier vigile semblait avoir fait son entrée dans la cuisine attenante. En tentant d'être le plus discret possible, Ed murmura avec une pointe d'ironie : « Rappelez-moi qui a eu l'idée de venir jusqu'ici ?» Avec toutes les précautions qui s'imposaient malgré l'obscurité qui régnait dans la chambre froide, Edward déposa le bac de glace au sol et s'affaira à ouvrir tant bien que mal le paquet de gâteau qu'il tenait entre ses mains. A l'aveuglette, il en piqua un avant de tendre le paquet au hasard, ne sachant pas où se trouvait sa collègue. « Tenez, un gâteau...  » murmura le jeune homme tout en tendant l'oreille vers l'extérieur pour tenter d'examiner l'évolution des recherches côté cuisine.

   
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