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I saw the sun begin to dim - Sharona

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() message posté Lun 19 Mar - 15:22 par Andras L. Gardner
Je me demande encore pourquoi je suis venu voir mon père. Je ne voulais pas le voir à la maison parce que je sais très bien comment ça va finir si je vais chez lui alors je lui ai donné rendez-vous dans un lieu public, même une place publique, trafalgar square. Au moins il y a du monde, il ne sera pas comme à la maison, du moins je l'espère. Ce que j'ai à lui dire risque de ne pas lui plaire. Déjà je veux qu'il me donne le nom de ma mère, je veux la retrouver, savoir pourquoi elle m'a abandonné et je dois lui dire que je sors avec Dylan, que j'ai un petit ami, ce qui risque de le fâché parce qu'il ne veut pas entendre parler de ma bisexualité, quand je lui ai présenté une fille la dernière fois il avait été content, mais là ça risque d'être très différent. Il m' accueil assez peu chaleureusement, pas d'effusions, pas de « tu m'as manqué fiston », rien de tout ça. Je n'ai jamais eu le droit à ce genre de commentaires. J'ai plutôt droit à «  Qu'est-ce que tu me veux ? Je n'ai pas tout mon temps comme toi. » Je me retiens de ne pas tout de suite me barrer. Je lui annonce la couleur « Je veux que tu me parle de ma mère, de ma mère biologique. Tu dois bien connaître son nom quand même. » Il ricane. Je déteste cet air condescendant qu'il prend avec moi et il me dit « C'était une putain, comment tu veux que je sache son prénom. Il y a des tas de femmes comme elle. Elle ne voudra pas plus de toi maintenant qu'hier. » Je me pince les lèvres et me retiens encore, c'est mon père, je ne peux pas le cogner comme ça, lui pourtant ce n'est jamais gêné de son côté. « Je te demande pas grand chose, juste un nom quelque chose et ce n'est pas à toi de me dire ce que je dois faire. Tu as jamais eu ce droit là, tu n'as jamais réussis à m'empêcher de faire ce que je voulais. » Je lui souris, un petit sourire mesquin comme je sais bien les faire. Il n'apprécie pas. Je sens qu'il s'énerve et je dois dire que ça m'amuse de le voir aussi fâché. Je porte bien mon nom, Andras, démon de la discorde, à croire que c'était fait exprès. Et j'en rajoute une couche «Qu'est-ce que tu vas faire ? Me frapper devant tout le monde, Non tu voudrais pas entacher ta petite vie si parfait enfin plus si parfait. Tu as peur de quoi au juste si je la retrouve qu'elle me dise que t'étais un salaud ? Je le sais déjà ça. » Nouveau petit sourire. Je sais très bien toucher là où ça fait mal. Je n'ai pas besoin de deviner. Je ne pensais pas cela dit qu'il me frapperait quand même aussi fort que quand on est à la maison. Je tourne la tête sous le coup de sa main et c'est à mon tour de voir rouge et d'avoir envie de le pourrir pourtant comme d'habitude je ne fais rien parce que j'en suis incapable. Je suis incapable de faire réellement du mal à quelqu'un. Il remarque comme moi les regards des gens qui se sont tournés vers nous mais ça m'arrange parce que pour une fois c'est lui que les regards visent, des regards outragés au moins il commence à comprendre ce que ça fait d'être dévisagé. Il me laisse en plan sans me dire un mot de plus pas un regard. Sale type. Je sens une présence derrière moi et je reconnais Sharona. Une belle brune que je connais de la danse. Je fais comme si rien n'étais arrivé, même si j'ai la marque de la main de mon père sur la joue, bien rouge. J'ai l'habitude.

« Hey, Sharona, ça alors, ça me fait plaisir de te voir en dehors des entraînements. »

Je suis assez furieux au fond, mais je préfère autant garder toute ma rage en moi, que personne ne la voit, parce que si je la laisse sortir elle risque de faire des ravages.
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() message posté Sam 31 Mar - 10:52 par Sharona K. García-Brown
Il y a un an à peu près, je découvrais les addictions de ma soeur, puis on emménageait dans cette super maison avec Rhi Camille et Breena. Je continuais les cours, histoire de reprendre ma vie en main, sans forcément autant de conviction que si j'avais par miracle pu danser à nouveau mais je m'en sortais pas trop mal. Et j'imaginais pas que les choses allaient tellement changer.

Pourtant... Un an après, j'ai du mal à réaliser qu'il a pu se passer tellement de choses en si peu de temps. J'ai abandonné le mannequinat aussi vite que je me suis trouvée catapultée dedans, mais la vidéo de mon seul défilé trône toujours sur mon bureau. Je continue à suivre Aeris dans ses vidéos d'urbex, en revanche, m'éclate plus que je l'aurais cru au montage. J'ai rencontré une de mes idoles, danseur étoile déchu, et je danse avec lui, régulièrement. Pas professionnellement, je sais que c'est hors de ma portée, mais j'ai tout de même le bonheur de pouvoir à nouveau chausser mes pointes, sur de courtes durée. Et j'ai un partenaire que je n'aurais jamais imaginé pouvoir avoir, à l'époque. Et j'ai bien l'intention d'obtenir mon diplôme haut la main.

J'ai renoué avec ma soeur, j'ai eu une petite histoire avec Nathan, et si ça n'a pas mené à grand chose, ça m'a au moins réconciliée avec l'idée que je peux, peut-être, un jour, finir par avoir une relation normale avec quelqu'un. Je me suis retrouvé face au type qui m'a agressé au diner, et à qui un inconnu a défoncé le portrait pour me protéger, à qui je dois une fière chandelle, me promet de trouver un moyen de lui revaloir ça un de ces quatre. Mon mentor est parti, viré du pays par les manigances de l'ex-mari de celle qu'il aime, il est revenu cependant, avant même que j'arrive à contacter Nikolaï dont le frangin vit près de chez nous, et j'ai eu la joie de passer un noël en compagnie de presque tous ceux que j'aime - une première. Je commence finalement 2018 avec l'impression que les gros nuages d'orage qui ont en permanence flotté au-dessus de ma tête sont en train de s'égayer, et c'est une sérénité - relative tout de même - que je ne me suis, je crois, jamais connue.

Et Camille grandit à vue d'oeil !

Je suis sortie de cours tôt, aujourd'hui, et je me suis mis dans l'idée de passer lui prendre des livres pour enfants, même si je vise parfois un peu trop haut par rapport à son âge, me disant qu'elle en aurait l'usage plus tard si jamais les couleurs des ouvrages ne piquent pas encore sa curiosité, quand je me retrouve face à une scène qui me fait froncer les sourcils et serrer les poings aussitôt.

Ce type vient littéralement de frapper le plus jeune comme ça, devant tout le monde, au milieu de Trafalgar. J'ai envie de le courser, et d'aller lui expliquer ma façon de penser, quand je réalise que celui qui vient de se faire taper dessus ne m'est pas inconnu. L'autre a la chance de pouvoir filer pour la peine : mon regard ne parvient pas à se détacher de la joue rouge d'Andras.

Lui et moi, on ne se connais pas tant que ça. Mais il connaît mon partenaire de danse, et ils passent leur temps à se chamailler quant à la légitimité de la danse moderne face à la danse classique. Combien de fois je leur ai demandé de faire taire leur testostérone pour qu'on puisse se mettre à danser ? Il y a longtemps que j'ai arrêté de compter.

« Hey, Sharona, ça alors, ça me fait plaisir de te voir en dehors des entraînements.
- On a connu plus sympa comme circonstances de rencontres. C'était qui ? »


Je me suis approchée, regarde la joue du danseur avec circonspection. J'ai déjà pris des coups, j'en ai donnés aussi. Il y a pas été de main morte, mais ça devrait tout de même aller, après quelques jours toujours...

« Tu joues dans West Side Story bientôt ? Ca te permettrait de rentabiliser c'te marque, parce que là sinon va falloir qu'elles triment les maquilleuses... »

Je dis ça d'un ton relativement neutre, mais je bouillonne intérieurement. Sérieusement, j'ai qu'une envie, c'est d'aller défoncer la gueule du type qu'a amoché un de mes potes. Mais je m'imagine pas que ça puisse être son père, même si le mien est loin d'être un exemple...
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() message posté Mar 3 Avr - 17:12 par Andras L. Gardner
Je me doutais que Sharona ne noierait pas le poisson aussi facilement et que j'allais devoir en dire plus. Je n'en ai pourtant pas envie c'est un sujet qui m'énerve et je ne suis pas sur d'avoir envie d'en parler, surtout après ce qu'il vient de se passer. Je soupire. Je déteste me sentir aussi nul et je déteste quand il fait ça. Il le fat tout le temps et pourtant je n'arrive jamais à l'arrêter. Je devrais arrêter de croire qu'il changera, j'ai beau être son fils il me voit comme un parasite et j'ai bien décidé de lui pourrir la vie. Je l'ai mérité cette gifle même si je ne pensais pas qu'il me frapperait en public et je vois bien que ça l'a énervé. J'aurais au moins réussi à le mettre en rogne. Je regarde Sharona et fini par lui répondre :

« C'est mon père. Il n'a jamais été très agréable. C'est un con. »

J'ai toujours été assez franc et je ne mâche pas mes mots quand je parle de lui. A quoi est-ce que ça servirait ? De toute façon ce n'est pas d'aujourd'hui que j'ai des problèmes avec lui et qu'on ne s’entend pas. Je ne lui dirai pas que ce n'est pas la première fois qu'il me gifle, ni même qu'il fait souvent plus quand on est tous les deux et qu'il a trop bu. Je lui sers de punching ball souvent, j'ai l'habitude. Elle serait dingue si elle voyait les bleus que j'ai parfois, c'est bien pour ça que je ne vais plus si souvent voir mes parents. Ils m'ont menti tous les deux et je sais que mon père s'énervera forcément parce que je suis une erreur de la nature selon lui. Je la vois regarder ma joue et je devine qu'elle est encore rouge et je soupire à nouveau avant de lui dire :

« C'est rien. Je t'assure. »

Oh ça je peux lui assurer que contrairement à d'habitude ce n'est rien du tout. Je sais de quoi je parle mais c'est toujours compliqué pour les autres de le comprendre et d'en parler surtout. J'ai toujours préféré me taire sur le sujet, mais je sais que certain de mes collègues se posent parfois des questions quand ils me voient me changer mais pour l'instant on ne m'a jamais demandé clairement d'où venaient tous mes bleus et c'est tant mieux. Je n'ai pas envie d'expliquer ce qu'il se passe.

« Non, je ne joue pas dans cette comédie musicale, j'aimerai bien cela dit, mais je viens d'être engagé pour une émission de danse. Au moins je serais ici. Je voulais me poser et puis ça tombe bien parce que je vais pouvoir profiter de mon petit ami. Ça me fait d'ailleurs bizarre de dire ça. Tu es la première à qui j'en parle.»

Je lui fais un petit sourire. Je lui avais déjà dis que j'étais gay, de toute manière je ne le cache pas et je suis plutôt à l'aise avec ma sexualité, je ne le crie pas sur tous les toits bien sur, mais je n'ai pas de mal à en parler à mes amies et j'ai toujours considéré Sharona comme une amie même si on ne se connaît pas beaucoup et puis au moins ça nous évitera de parler de cette gifle monumentale.
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() message posté Sam 14 Avr - 9:56 par Sharona K. García-Brown
Mes parents sont des cons, j'en suis convaincue depuis longtemps, mais au moins, ils ne levaient pas la main sur nous. Ce qu'ils ont fait est pas beaucoup mieux, mais au moins on ne peut pas leur reprocher d'être des parents violents. Et je sais bien que c'est pas le cas de tout le monde, malheureusement.

« C'est mon père. Il n'a jamais été très agréable. C'est un con. »

Bah putain, c'est rien de le dire. C'était son père, ça ? C'te connard ? Je fronce les sourcils et serre les poings, l'envie furieuse d'aller lui coller le mien dans la tronche me démange, mais si je le cherche du regard, il a déjà eu le temps de prendre le large. Et c'est sans doute aussi bien, je ne sais pas comment Andras aurait réagi, et puis je me serais sans doute attiré des ennuis. Je reporte mon attention sur sa joue, pour le coup, mais c'est loin de me calmer de voir la marque sur sa peau blême.

« C'est rien. Je t'assure.
- Genre. »


Genre c'est rien. Genre c'est normal. Ca, ça me fout juste encore plus en rogne. Je tente de tourner le truc en dérision, mais c'est presque plus pour moi que pour lui. Je vais faire un massacre si je trouve pas un moyen de me calmer. Alors embrayer sur la danse, je vois que ça...

« Non, je ne joue pas dans cette comédie musicale, j'aimerais bien cela dit, mais je viens d'être engagé pour une émission de danse. Au moins je serais ici. Je voulais me poser et puis ça tombe bien parce que je vais pouvoir profiter de mon petit ami. Ça me fait d'ailleurs bizarre de dire ça. Tu es la première à qui j'en parle.
- Ah ? Pourquoi t'en parles pas ? »


Je sais qu'il est gay, et je m'en contrefous. Mais en même temps, je sais bien que ça plaît pas à tout le monde, j'en ai souffert aussi... à tort à l'époque, mais ça n'a pas d'importance. Aujourd'hui, je sais toujours pas trop comment me positionner. J'ai été amoureuse de Rhiannon, de Nathan, mais il se passe rien avec personne parce que je suis toujours pas capable de complètement lâcher prise. Je sais pas si je crierai sur les toits que j'avais une relation avec quelqu'un, mais j'ai pas tant de gens à qui en parler non plus, il faut dire. Il doit bien avoir des amis plus proches que moi, non ?

« 'Fin ça me surprend, on est potes, mais je sais pas, t'as pas un best à qui raconter ça plutôt qu'à moi ? Pas que ça me dérange cela dit, moi j'ai pas de préférence, puis je suis contente pour toi, mais je comprends pas, on n'est pas si proches que ça... »

C'est sorti sans filtre, et je sais pas comment ça peut être perçu. Je veux pas le vexer, je suis juste vraiment étonnée qu'il me sorte ça à moi.

« Moi je raconterais ça à ma soeur d'abord et à m... »

Je m'arrête en cours de route. Je raconterais ça à Phil. Même s'il est plus là physiquement pour l'entendre. Mais je vais avoir l'air d'une tarée si je lui raconte ça, alors je ferme ma gueule.
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() message posté Sam 21 Avr - 16:14 par Andras L. Gardner
Je la regarde et lève les yeux au ciel. Évidement elle ne me croit pas. Évidement ce n'est pas rien pour elle, mais si elle savait elle en ferait tout un plat et je n'ai pas envie de parler de ça maintenant. Je soupire, c'est toujours délicat comme situation. Je ne pensais pas que mon père me frapperait devant tout le monde, je pensais qu'il se contiendrait mais il n'a pas pu résister à l'envie de m'en coller une et c'était le but rechercher en vérité je voulais voir de quoi il était capable, même si je le sais déjà à peu près.

« Écoute, je n'ai pas envie de parler de ça. Je te dis que c'est rien, alors c'est rien. »

J'espère qu'elle n'insistera pas plus. Je lui parle ensuite de Dylan, pour la première fois et là encore elle semble surprise, à moitié du moins. Évidement qu'elle sait que je suis gay, je ne l'ai jamais caché. Je ne vois pas pourquoi et la plupart de mes collègues le savent. Ce n'est pas un sujet tabou pour moi, même si je n'ai pas parlé de Dylan avant.

« Peut-être parce que je n'ai pas tant d'amis que ça …»

J'ai toujours été assez direct, je ne prends pas de gants quand je parle et parfois je devrais. Je devrais parce que ce n'est pas forcément facile de dire ce genre de choses mais je ne sais pas comment être moins cash, je suis comme ça c'est tout.

«Et puis généralement je ne parle pas de ma vie privée, principe de base quand on travail dans un milieu exposée aux ragots.»

Elle marque un point, on n'est pas si proche que ça et c'est bizarre au fond que je lui en parle mais sans doute que je la considère comme une amie parce que c'est ce qu'elle est pour moi.

« Ouai eh bien à croire que je te considère comme une amie. »

Je lui fais un petit sourire et je soupire me rendant compte que si elle est mon amie je suis sensé lui dire ce qu'il se passe avec mon père.

« Tu veux qu'on aille boire un café ? »


Je lui parlerais peut-être de mon père qui sait apprendre à se connaître ça doit faire parti du jeu.
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() message posté Sam 2 Juin - 23:29 par Sharona K. García-Brown
Je vois bien que ça l'agace que je m'intéresse à ce qui vient de se passer, je vois bien qu'il lève les yeux au ciel, mais ça change rien à mon ressenti.

« Écoute, je n'ai pas envie de parler de ça. Je te dis que c'est rien, alors c'est rien.
- Et moi je dis que les licornes existent, c'est à peu près aussi crédible. Mais tu veux pas en parler, c'est bon, j'ai compris. »


Je peux pas le forcer, mais qu'il me prenne pas pour une andouille non plus. C'est pas rien, ni pour moi, ni pour lui quoi qu'il en dise. Et si je suis surprise de la façon dont il me parle de son mec, si naturellement alors qu'on ne se connaît pas tant, j'en suis quand même flattée.

« Peut-être parce que je n'ai pas tant d'amis que ça …»

Ah... Je suis un peu surprise, et ça doit se voir mais je finis par hausser les épaules. Ok, s'il le dit... Réellement, on ne se connaît pas tant que ça, et j'ai aucune idée du nombre de personnes qu'il compte parmi ses amis. J'ai aucune idée de s'il a quelqu'un à qui se confier, et jusqu'à il y a cinq minutes, de s'il y avait quelqu'un avec qui il partageait ses nuits, ou sa vie.

« Et puis généralement je ne parle pas de ma vie privée, principe de base quand on travaille dans un milieu exposé aux ragots. »

Je hoche simplement la tête, ça je conçois, mais la suite me surprend plus encore.

« Ouais eh bien à croire que je te considère comme une amie. »

Et là je me retrouve comme une con à le dévisager, complètement abasourdie.

« Oh... Euh... »

Non sérieux Sha, débloque, t'as l'air d'un poisson sorti de l'eau.

« Je suis flattée, j'ai pas tant de gens qui me considèrent comme une amie... »

Même des gens que moi je considère comme des proches ont depuis longtemps oublié que j'existe ou presque. Non je ne pense pas du tout à Tyler, par exemple, hum... Est-ce que je lui en veux ? C'est pas vraiment ça, parce qu'au fond, il me doit rien, et il a aucune raison de se souvenir de la gamine qui lui collai aux basques il y a plus de dix ans. Peut-être juste que je suis déçue parce que moi, je tiens à lui malgré tout. Peut-être que c'est surtout à moi que j'en veux de pas être réellement capable de faire une croix sur ce passé.

« Tu veux qu'on aille boire un café ?
- Ca serait cool si t'as un peu de temps... »


J'esquisse un sourire, plutôt rassurée qu'on n'en reste pas là au final. Même si Brahms serait certainement pas très fan de me voir en sa compagnie, c'est pas la première fois que je lui explique que notre duo, c'est notre duo, les gens que je vois en dehors ont rien à voir et j'ai pas de compte à lui rendre.

Et une fois qu'on est attablés un peu plus loin en attendant nos boissons chaudes, et un peu pour lui rendre la pareille, nous mettre un peu plus à égalité, je finis par déballer un bout de mon passif familial.

« Mes parents m'ont pas tapé dessus moi, mais ils m'ont collée dans des camps de guérison pour homosexuels de mes douze à mes dix-huit ans... et après je me suis barrée, et ils m'ont coupé les vivres quand ils ont compris que je reviendrai pas. Alors crois pas que je sois du genre à faire la morale pour rien, d'accord ?... »

Voilà, ça s'est dit. Super vite, comme quand on retire d'un coup un pansement pour que ça fasse mal moins longtemps. Pourtant je sens bien que cette conversation risque de pas rester brève et sans douleur, et je suis pas sûre d'y être tout à fait prête en fait, si bien que j'accueille avec un soulagement évident le cappuccino qui m'est apporté en même temps que sa boisson à lui...
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