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(Adrian & Kennedy) last train home.

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MEMBRE

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() message posté Mer 21 Mar - 1:53 par Destiny Tynged
last train home.



Il est 1H du matin, vous (Adrian) courrez dans les escaliers de la station de métro pour tenter d'avoir le dernier train. Vous entendez derrière vous des pas pressés. Quelqu'un d'autre (Kennedy) est dans la même situation que vous. Vous courrez dans les couloirs, mais cette station est immense. Vous arrivez sur la plateforme et vous voyez le train quitter le quai. Vous venez tous les deux de rater votre moyen de rentrer chez vous.

Il n'y a pas d'ordre défini dans ce RP. Ce RP est issu du système RP est aveugle 2.0.


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Richard Ayoade
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() message posté Mer 21 Mar - 6:36 par Adrian Friday
On lui avait crevé les pneus de son vélo. Crevé n'était pas tant le mot, songea Adrian. Déchiqueté décrivait mieux la situation. L’engin gisait par terre, sur le trottoir de Kings Cross, à moitié tordu par des coups de pieds invisibles et pendu par son cadenas, comme un vieux cheval voué à l’abattoir. Il ne restait plus grand chose de son moyen de transport. Mais qui aurait pu s’attarder à ce point à ce tas de ferraille vert fluo, bleu et rouille, dans une ville bouillonnante comme Londres où les gens traversait la ville sans rien voir ? Il regarda autour de lui mais la rue était sombre et déserte. Les voyous étaient depuis longtemps rentrés chez eux, sans doute.

Chez eux. Adrian se mordit la lèvre. Avait-il seulement envie de se rentrer chez lui ? L’appartement qu’il avait loué était petit et vide et la vue de tous les cartons de sa mère le rendait un peu malade. Il se sentait à la fois envahi et seul. Il avait passé sa vie à vouloir se distancer d’elle. Et voilà que son fantôme ne cessait de le hanter. Il ne voulait pas rentrer chez lui.

Mais il fallait se reposer, son premier cours commençait à huit heures le lendemain. Il lui faudrait prendre le métro. Marcher jusque chez lui était impensable à cette heure et le taxi coûterait une fortune qu’il n’avait pas.

La tête lui tournait un peu. Combien de temps avait-il passé à contempler sa page blanche au comptoir du bar ? Adrian ne s’en souvenait plus. Seul son verre s’était rempli, ce soir-là.  Il n’avait rien écrit ce soir et il avait bu une pinte de trop, au Queen’s Head. D’un geste las, il s’avança vers la lumière pour mieux voir l’écran de sa montre. La petite aiguille avait presque atteint le I et la grande était à trois traits du XII.

00h57.

Cela lui prit quelques secondes avant de réaliser toute l’ampleur de la catastrophe qui allait s’abattre sur lui. Trois minutes. Le dernier train passait dans trois minutes !
«Bugger !»
Il se mit à courir vers la première bouche de métro disponible, non sans jeter un dernier regard d’excuse à son fidèle Rossinante qui l’avait si vaillamment porté toutes ces années, depuis le collège.

La station était immense et il ne connaissait pas encore très bien le métro de Londres. Toutes ces lignes qui partaient dans tous les sens ! Et tous ces panneaux qu'il fallait suivre pour se rendre sur la bonne rame! On était bien loin des bus d’Ipswich ! Mais où était le quai pour se rendre au Nord, hein ? N’entendait-il pas le train arriver à quai ? Il pouvait entendre vaguement des pas pressés, derrière lui mais la panique était telle qu’il ne songea pas à s’arrêter pour demander s’il allait seulement dans la bonne direction.

Il agrippa son sac en bandoulière, dévala les marches à toute vitesse, s’élança sur le quai vers le train qui ouvrait ses portes devant lui, faisant fi de la cannette de coca abandonnée juste sous son pied et… s’écrasa de tout son long sur la plateforme du quai. Mind the gap, qu’il disaient. Mind the gap. Sous le choc, son sac s’ouvrit, étalant ses pages gribouillées et il entendit ses lunettes glisser abruptement sur le béton du plancher, quelque part loin derrière lui.

Il releva la tête en grimaçant de douleur, un peu sonné, pour voir bouger devant lui un très vague amas de taches bleues, argent et rouges qui tourbillonnèrent vers le néant, dans un vacarme épouvantable.

Ça y est, il avait manqué le dernier train. Il avait perdu ses lunettes et il ne voyait que dalle.
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() message posté Jeu 22 Mar - 18:49 par Kennedy Harris

Last train home

@Adrian Friday & Lana Divine

Les mariages étant précédés de toute sortes de traditions loufoques, via sa page facebook, une petite poignée de dames fort sympathiques au rire facile avaient coquettement payé Lana Divine afin qu'elle anime l'enterrement de vie de fille de leur belle Suzy qui après quinze ans de vie commune avec son compagnon, allait enfin le marier. Elle était blonde, en perles, en diamants, ses lèvres mattes nudes au généreux contour intense étaient pulpeuses comme toujours, elle portait le grain de beauté à la Marilyn et le satin rose surmonté de fourrure, quelques faux diamants autours de ses yeux, elle était immense parmi les dames, un joyaux sorti d'une rêverie old Hollywood glamour. Suzy, une femme potelée qui entrerait dans la cinquantaine tout juste mariée, s'était faite maquillée par la drag queen au grand amusement de ses copines, on l'avait ensuite couronnée, photographiée, elles avaient dancées à en avoir mal aux pieds... puis étaient arrivés les strip teaseurs qui avaient généreusement gâté chacune des dames de la salle... chacune.

La soirée s'était terminée relativement tôt pour un enterrement de vie de fille, mais c'était à s'y attendre d'une clientèle féminine entre la fin quarantaine et la soixantaine. Elle s'était d'ailleurs fini beaucoup plus tard que ce à quoi elles s'étaient attendues au départ, bien grâce à Lana Divine qui les avait tenu en haleine, ne manquant pas une occasion de mettre Suzy au centre de l'action, de l'amour collectif et des strip teaseurs.

Au final, Lana était partie avec une enveloppe généreusement garnie ainsi que quelques nouvelles amies facebook. Suzy avait tenue à garder contact avec lui et il avait accepté avec plaisir comme au final, lui aussi était tombé complètement sous son charme. Toute deux s'était échangées de longues accolades, des tas de mots doux et s'étaient en quelque sorte trouvés entre la dame qui avait essayé toute sa vie d'avoir des enfants et le jeune orphelin qui choisissait désormais sa famille.

Le coeur encore tout chaud, Kennedy avait pris le temps, avant de se diriger vers la gare, de déposer le montant qu'il avait fait au cours de la soirée afin de ne pas le dépenser d'un coup. Après quelques erreurs de gestion de ses finances, il commençait à comprendre que plus il avait de difficulté à accéder à son argent, moins elle disparaissait vite et maintenant, quand il faisait une recette liquide au cours de la soirée, elle allait direct au guichet. De plus, ça lui évitait de la perdre et ne faciliterait pas la tâche de quiconque ayant des envies malveillante envers la grande drag queen qu'il était en pleine nuit, si un jour ça venait à arriver.

Sans savoir où s'était trouvé sa tête tout ce temps-là, en sortant de la banque, il en vint à la plate réalisation que le dernier métro allait bientôt lui filer entre les doigts. Sans plus attendre, il pressa le pas. Le rater serait une catastrophe, maintenant que tout son argent était gelé dans son compte. Il se mit à se maudire de ne pas avoir de liquidités pour prendre un taxi, mais se remercia à la fois car ça lui donnait la motivation d'aller attraper le dernier métro comme il était à cours d'options.

Kennedy précéda de peu un homme qui semblait être dans la même situation que lui, mais il n'y porta pas attention. Une fois à l'intérieur de la station, ses talons firent écho sur les dalles de pierre alors qu'il pressait encore le pas. Ses oreilles lui semblaient être son seul sens en alerte comme il n'était pas encore à même de voir le train : il venait de s'immobiliser en gare !

La drag queen prit son élan, le coeur battant à la chamade. La panique le fit courir comme un chef avec ses talons hauts qui après une soirée complète à animer la fête lui avaient donné mal aux pieds. Les portes s'ouvraient, il en entendit le son distinct, l'espoir y était encore. Il tourna le coin et l'étranger devant lui sembla partager son même rush.

Quand le train lui fut visible, toutefois, il était trop tard. Les portes se fermèrent sous ses yeux et au même moment, l'étranger qu'il avait suivi s'étala durement au sol. La chute fut très violente, ses possessions se retrouvèrent étalées avec lui par terre, il lui sembla même voir quelque chose aller se perdre entre les deux wagons dans la rame. Plus une once de son cerveau ne pensait à présent au train qu'il venait de manquer. Kennedy stoppa sa course, mais il garda quand même bonne allure pour rejoindre l'étranger au plus vite. Sa bouche peinte s'était ouverte, ses poumons s'étaient emplis d'air d'un seul coup.

S'était-il cogné la tête? Était-il blessé? Certes il s'agissait d'un gaillard à l'allure solide, mais vu la vitesse à laquelle il avait trouvé le sol, ce genre de détails n'ont plus d'importance. Un os reste un os, s'il se fracasse il se fracasse.

Le train quitta la gare dans son habituel vacarme accompagné d'un vent chaud à l'odeur typique assez désagréable. Les pages qui s'étaient échappé du sac de l'homme tentèrent une gracieuse voltige, mais la drag queen fut plus rapide et les immobilisa sous sa chaussure plus vivement que si ça avait été un cafard.

"Ah!" lâcha-t-elle en faisant un autre pas rapide pour en rattraper un supplémentaire.

Après le train vint un silence relatif, son bourdonnement toujours audible alors qu'il poursuivait son parcours dans le tunnel. Sa respiration était rapide comme son cardio restait, malgré sa silhouette svelte, celui d'un fumeur.

Ils étaient seuls sur le quai. Lana s'accroupit.

" J'ai marché sur vos papiers, j'espère ne pas les avoir abîmés. Vous les auriez perdu sinon. Est-ce que vous allez bien? " dit-elle de sa voix grave.

Ses grandes mains aux longs ongles corail couvertes de faux diamants et de perles allèrent ramasser les papiers de l'étranger aussi rapidement que possible afin qu'ils ne tentent pas une seconde envolée. Malheureusement, certains d'entre eux étaient à présent froissés ou encore montraient la trace d'un talon pointu ou l'égratignure de quelques petites roches sous la pression de son soulier. Elle ne vit rien d'autre sur le quai après un regard circulaire sur ce dernier.

Kennedy lui tendit son bras, attendant de voir s'il en aurait besoin pour se relever. Trop occupé à aider le pauvre homme que la gravité avait rappelé à l'ordre, il ne pensait plus à ce train qu'il venait de manquer.

.

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Richard Ayoade
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() message posté Jeu 22 Mar - 20:36 par Adrian Friday

Last train home

@Adrian Friday & Lana Divine

J" 'ai marché sur vos papiers, j'espère ne pas les avoir abîmés. Vous les auriez perdu sinon. Est-ce que vous allez bien?


Adrian releva la tête et encore un peu étourdi, agrippa machinalement le bras tendu sans même regarder son bon samaritain. Il s’était durement cogné la tête. Il ne voyait pas les papiers que l’autre lui tendait et ils étaient bien le dernier de ses soucis. En fait, il ne voyait plus grand chose. Que de grosses taches floues qui flottaient devant lui. Mais comment allait-il rentrer chez lui, maintenant ?? Pris de panique, il tâta le sol de sa main libre, autour de lui d’un geste fébrile. Il sentit un objet sous sa main et crut un instant que le cauchemar était terminé. Mais ce n’était que la cannette de coca qui avait causé sa chute.


« Mes lunettes ! Mais où sont mes lunettes ? »



Il se tourna vers la provenance de cette voix grave avec un regard où se rassemblait tout le désespoir du monde et eut un sursaut de surprise. La créature floue qui le surplombait était bien plus grande que lui. La bouche était immense, ce qui devait être les yeux semblait surnaturel et scintillant et les ongles lui rentrait un peu dans la paume.


Pendant un instant qui lui sembla une éternité, il crut se trouver devant le monstre de Mary Shelley. Cela lui prit encore quelques secondes pour son cœur arrête de battre la chamade. De un, il songea que  la créature de Frankenstein était une âme sensible et non pas une bête assoiffée de sang. De deux, il dut admettre qu’il avait bien trop bu. Et de trois, Adrian doutait fortement que la douce créature de Shelley s’affuble de rose et de brillants pour parcourir les métros de Londres à 1h du matin.

Le rose et le scintillement qu’il semblait percevoir ne concordaient pas avec la voix grave et le son des talons sur les dalles qu’il avait entendu. Mais pas du tout. Une femme avec une voix pareille ? La pauvre ! Adrian songea aux railleries que sa propre voix, un peu trop douce et nasillarde, avait engendré. Il plissa encore des yeux pour mieux voir, mais c’était peine perdue. Il baissa la tête, complètement embarrassé de se retrouver dans une situation pareille.


« M…. Merci… euh… Ma… Mademoiselle. Ça… ça va aller. Mer… Merci»


Il se releva péniblement,  avec l’aide de cette généreuse … personne qui avait sans doute manqué le train à cause de lui. Ce n’était pas le moment d’être impoli ! Il tenta de tendre la main vers les papiers qu’elle lui tendait et du se reprendre à deux fois avant de saisir les feuilles froissées. Même debout, la dame le dépassait au moins d’une tête, ce qui donnait à Adrian une bonne excuse de regarder le sol. Il voulut faire un pas vers la sortie et se rendit compte qu’il allait probablement en direction de la rame. Il se racla la gorge, de plus en plus mal à l’aise. Comment allait-il seulement sortir de cette station de métro sans ses lunettes ? Il se tourna vers sa compagne de fortune, avec un regard désespéré.


« Pardon… Mademoiselle… vous… vous n’auriez pas vu une paire de lunettes noires, quelque part ? »



.

DEV NERD GIRL

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