Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Coupe du monde 2018 : Demi-Finale Angleterre-Croatie.
Venez revivre la demi-finale de la Coupe du Monde mais cette fois du côté de nos chers Anglais ici.
Version #29 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 29ième version aux couleurs estivales, dont vous pouvez découvrir toutes les nouveautés par ici.
Ça bouge dans le staff !
Il y a du changement du coté du staff. Toutes les informations sont par .
Underbelly Festival Southbank.
L'Underbelly Festival est toujours en ville, n'hésitez pas à y faire un tour.
Fiches dans le besoin & liens.
Votre fiche manque de demande ? Venez jeter un coup d’œil par ici pour vous aider. Et si vous recherché un lien, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.


She knows what's underneath (gabrielle)

Still, still to hear her tender-taken breath.
En ligne
avatar
Still, still to hear her tender-taken breath.

» Date d'inscription : 15/05/2017
» Messages : 344
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : garrett hedlund
» Âge : trente-deux ans depuis le quatorze mars.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; shiraz m. monroe (t. oman) et solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan)
() message posté Lun 2 Avr 2018 - 21:03 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Gabrielle Rowena
⚜️ SHE KNOW WHAT'S UNDERNEATH ⚜️

Le soleil revenait peu à peu, et mon envie de voir le monde avec. L'hiver entier, j'étais resté enfermé chez moi, à compter les secondes, les jours, les semaines avant de revoir Rioja. Mais j'avais beau eu espérer et compter, le temps ne s'était pas écoulé plus vite. Ma femme me manquait. Et toujours autant. Aujourd'hui, le soleil était haut et éclatant. J'avais eu envie d'aller faire des photos. Pour la première fois depuis la mort de Kala, je m'étais senti inspiré. Alors, après avoir bu mon café sur la terrasse et avoir fumé lentement ma cigarette tout en lisant un énième roman de Victor Hugo, j'avais pris le temps de me préparer. Ce matin, je laissais tomber le costard pour enfiler un bas de survêtement propre, ainsi qu'un tee-shirt blanc immaculé. J'attrapais un sweat à capuche, et glissais mes pieds dans mes baskets et attrapais ma casquette et mes lunettes de soleil. Il était rare que je sorte si peu soigné, mais il aurait été ridiculte que je sorte de beaux-vêtements pour marcher dans Londres. Alors, mes écouteurs aux oreilles, je quittais mon appartement, tête basse. Comme si quelqu'un se souciait de moi. Je ne risquais pas de croiser Rioja qui prendrait mon nouveau style vestimentaire pour un signe de dépression. J'allais tout faire pour l'éviter. J'en avais assez de souffrir de ses états d'âmes. Le divorce était à portée de main, il semblait être la solution à toutes ces retrouvailles douloureuses, mais aucun de nous deux voulait en arriver jusque là. Je soupirais et apportais une cigarette à mes lèvres. Lentement, je me dirigeais jusqu'à ma voiture. Il aurait été plus simple que je me rende à la City en transports en commun car les voitures n'avaient pas accès au vieux centre de la ville, mais j'aimais visiter Londres en voiture. Alors, tout en écoutant un vieux cd de Fleetwood mac, je roulais doucement vers mon point de destination. Je voulais capter les réflexions de lumière de midi sur les hauts batiments du centre historique de la ville. Quelques minutes plus tard, j'arrivais au bord de la tamise. Après avoir trouvé un parking, je commençais ma ballade le long des quais. Mon appareil à la main, je prenais en photo toute éclat de lumière qui me semblait intéressant. C'est alors que, trop occupé à régler les paramètres de prise de vue de mon appareil, je fonçais dans une jeune femme. Surpris, je levais la tête te reconnus tout de suite la jeune femme qui se trouvait en face de moi. J'avais le chic pour toujours tomber sur les souvenirs du passé. « Oh c'est toi Gabrielle. Désolé. Ca va? Je ne t'ai pas fais mal? » Demandais-je en enlevant ma casquette pour qu'elle me reconnaisse. Je lui souris timidement. Il nous était difficile de faire comme si de rien ne s'était passé. Comme moi, elle avait aimé mon enfant. Elle en avait fait le sien par adoption. Tout comme moi, elle avait perdu une fille. Je regardais autour de nous et lançais d'une voix douce : « Ca fait longtemps. Je suis content de te croiser. ». Et je ne mentais pas. Il fut un temps, Gabrielle avait été mon amie à moi aussi. Il n'y avait pas que ma vie de famille qui me manquait dans tout ce que j'avais perdu. Il y avait aussi tout le reste. Tout ce à quoi j'avais du renoncer malgré moi.
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
I’m only afraid of what I want.
avatar
I’m only afraid of what I want.

» Date d'inscription : 18/05/2014
» Messages : 13466
» Pseudo : stardust. (Margaux).
» Avatar : Blanca Suárez.
» Âge : 29yo.
» Schizophrénie : Sam & Jamie.
() message posté Mer 18 Avr 2018 - 15:24 par Gabrielle Rowena
Many people will walk in and out of your life, but only true friends will leave footprints in your heart. ✻✻✻ Cela fait des heures qu’elle travaille, même si elle n’en a pas conscience. Réveillée de bonne heure, avec l’impossibilité de se rendormir, Gabrielle a fini par se lever au lieu de tourner, et de se retourner dans son lit. Elle aurait sans aucun doute fini par réveiller son mari, et il est inutile que tout le monde soit debout à cause de son incapacité à retrouver le sommeil ce matin. Alors à la place, elle s’est mise à travailler sur la table de la salle-à-manger. Elle a des tonnes d’idées, pour un nouveau client, mais avant tout pour elle-même et son projet avec Logan. Ces derniers temps elle fait souvent passer cela avant le reste, et elle prend parfois du retard sur le reste. Pour autant, cela ne l’empêche pas de continuer. Parce qu’elle a des tonnes d’idées, et surtout parce qu’elle est assez impatiente, et excitée par ce nouveau projet. Sans le savoir, c’est exactement ce dont elle avait besoin. Quelque-chose dans lequel se lancer à fond, et oublier le reste. Son mari qui travaille trop, sa belle-fille qui ne semble toujours pas vouloir faire d’efforts, ses incartades qui n’aident pas le reste. Quand elle travaille, Gaby en oublie le reste. Elle peut rester des heures à avancer ses idées, ses croquis, à faire des recherches. Et ce n’est que lorsqu’elle entend Emma descendre l’escalier, qu’elle se décide à arrêter. Sa fille passe avant le reste, quoiqu’il puisse se passer. Elle pose son crayon, s’étire avant d’aller prendre Emma dans ses bras. Elle est encore un peu endormie, et Gaby en profite pour retourner sur le canapé avec elle. Elle n’a aucune de l’heure qu’il peut être, ni depuis combien de temps elle est réveillée et ici. Elle ne s’est pas rendu compte non plus qu’elle s’est assoupie, Emma sur son ventre, jusqu’à ce qu’elle entende la voix de son mari, et sente sa main sur son bras. Il est déjà prêt, et Gabrielle le soupçonne d’avoir le fait moins de bruit possible pour les réveiller qu’avant de partir. Cela ne manque pas, il reste à peine cinq minutes avant de disparaître. Elle est habituée. Ils n’en parlent pas, mais ignorer le problème ne va pas arranger les choses non plus. Elle étouffe un bâillement avant de s’occuper d’Emma.
Elle marche rapidement, sans aucun doute beaucoup trop vu sa maladresse, mais elle est pressée d’arriver. Son café dans une main, son téléphone dans l’autre, elle essaie de faire plusieurs choses à la fois ce qui n’est pas une bonne idée. Elle le sait, mais aucune catastrophe n’est à déplorer pour le moment, alors elle pousse sa chance. Elle a des tonnes d’idées pour la maison de ses nouveaux clients, et elle essaie de tout noter avant d’oublier. Une dernière idée, et elle se décide enfin à ranger son téléphone dans son sac-à-main. Elle prend une nouvelle gorgée de son café, manque de se brûler une nouvelle fois et accélère le pas. Elle n’est même pas en retard, simplement impatiente. Elle a à peine discuté avec sa mère quand celle-ci est venue s’occuper d’Emma, bien trop pressée de se remettre au travail. En temps normal, elle serait en vélo, mais sa tenue ne lui permet pas vraiment. À la place elle a décidé de marcher, sans aucun doute aussi pour se donner bonne conscience. Elle entend son téléphone sonner dans son sac, et elle est obligée de s’arrêter pour le sortir. Elle n’a pas le temps de le trouver, qu’elle en entre en collision avec quelqu’un. Ce n’est pas vraiment une surprise avec elle, mais elle ne s’y attendait pas. Pour une fois, Gabrielle n’est même pas sûre que tout soit entièrement de sa faute. Mais cela ne change rien. Son le coup de surprise son café est tombé par terre. Il n’y a rien d’autre à déplorer, du moins à première vue, et elle s’estime heureuse. Il lui faut quelques secondes pour considérer l’autre personne. Et elle reconnaît immédiatement Bodevan, surprise de le trouver là. Surprise de le voir tout court en réalité. Cela fait bien longtemps qu’ils ne se sont pas vus. « Oh c'est toi Gabrielle. Désolé. Ça va ? Je ne t'ai pas fais mal ? » Elle a l’habitude de ce genre de mésaventure, alors elle ne fait plus trop attention. D’autant plus que de le voir, lui rappel forcément des souvenirs. « Non, ça va. » Elle ne sait pas vraiment quoi dire de plus. Ce n’est pas comme s’ils étaient restés en contact, ni même amis. « Ça fait longtemps. Je suis content de te croiser. » Elle aussi, même si elle ne sait pas vraiment si elle peut lui dire. Rioja a été son amie bien avant lui, il y a des années maintenant, quand elles n’étaient encore que des enfants. Alors c’est tout naturellement qu’elles le sont restées. Bodevan d’un autre côté… Gaby ne sait plus vraiment depuis quand ils ne se sont pas vus, ni même parlés. Il y a trop longtemps sans aucun doute. Sans aucun doute pour s’occuper, elle ramasse son gobelet, désormais vide. « Moi aussi. » C’est la vérité. Malgré tout, elle est contente d’être tombée sur lui. « Alors… Comment tu vas ? » Ce n’est pas qu’une question banale, parce qu’elle ne peut s’empêcher de penser à pourquoi ils ne sont pas restés en contact. À ce qui s’est passé il y a plusieurs années à présent.

✻✻✻
CODES ©️️ WHICH WITCH.
Revenir en haut Aller en bas
Still, still to hear her tender-taken breath.
En ligne
avatar
Still, still to hear her tender-taken breath.

» Date d'inscription : 15/05/2017
» Messages : 344
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : garrett hedlund
» Âge : trente-deux ans depuis le quatorze mars.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; shiraz m. monroe (t. oman) et solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan)
() message posté Ven 20 Avr 2018 - 14:08 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Gabrielle Rowena
⚜️ SHE KNOW WHAT'S UNDERNEATH ⚜️

C'était une drôle de vivre ma vie. J'avais le sentiment d'avoir eu quatre vies. Celle à la Nouvelle-Orléans, celle à parcourir le monde, celle avec Rioja, et celle que je vivais aujourd'hui. Mais la vie que je vivais désormais, je ne l'aimais pas. Dans cette vie ci, j'avais le sentiment d'être démuni de tout ce qui pouvait me rendre heureux. J'avais tout perdu. Il m'avait fallu recommencer de zéro, trouver une stabilité dans cette ville où je n'avais jamais vécu seul. J'avais pris la décision d'y vivre avec ma femme. Nous avions choisi l'appartement ensembles. Chaque élément de décoration. Il ne me restait que ça. L'appartement, et je ne parvenais pas à m'en défaire. Alors je le fuyais, passant le plus clair de mon temps à silloner les rues de Londres. Mais malgré moi, partout où j'allais, elle me revenait en souvenir. Il avait fallu aujourd'hui que je tombe sur Gabrielle. D'un certain côté, j'étais heureux de la voir, d'un autre, j'aurai m'enfuir en courant. Je ne pouvais oublier ces après-midi en compagnie de Gaby, lorsque Kala respirait encore. Cette pensée me serra le coeur, alors je détournais les yeux, pour me forcer à penser à autre chose. Mais la douleur ne partait pas. « Tant mieux. » Répondis-je, soulagé de ne pas lui avoir fait mal. Nous ne nous étions pas vus depuis longtemps. Parfois, je pensais à elle, me rappelant les bons souvenirs que nous avions eu ensembles. Elle avait été mon amie à moi aussi. Pas comme cette peste de Maxine. Je frissonnais à sa pensée et tournais la tête vers Gaby lorsqu'elle me demanda comment j'allais. Je baissais le regard, et pris une profonde inspiration. Puis je finis pas répondre : « Ca va. Et toi? » Que pouvais-je bien répondre de plus? Que j'étais malheureux sans Rioja? Gaby le savait déjà. J'avais trouvé un quotidien, il me convenait presque ainsi. Ca m'occupait, pour éviter d'y penser. Alors oui, en général ça allait. Mais si on creuse un peu, plus rien ne va. J'étais heureux de la croiser par hasard, je ne voulais pas user ce moment pour chialer sur mon sort. J'avais tout le reste de mon temps pour ça. Alors, je me contentais de sourire.
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
I’m only afraid of what I want.
avatar
I’m only afraid of what I want.

» Date d'inscription : 18/05/2014
» Messages : 13466
» Pseudo : stardust. (Margaux).
» Avatar : Blanca Suárez.
» Âge : 29yo.
» Schizophrénie : Sam & Jamie.
() message posté Sam 19 Mai 2018 - 11:34 par Gabrielle Rowena
Many people will walk in and out of your life, but only true friends will leave footprints in your heart. ✻✻✻ Elle ne s’était pas attendue à tomber sur lui, mais c’est le propre des rencontres au hasard. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps, pas parlés depuis tout autant de temps. Gabrielle sait très bien pourquoi, ce n’est pas le manque de temps, mais les circonstances qui ont fait que. Et tomber sur Bodevan aujourd’hui lui rappel tout cela. Malheureusement ce ne sont pas des bons souvenirs, et elle préférait honnêtement pouvoir oublier. Ce qui, bien sûr, n’est pas possible. Impossible d’oublier la mort de sa filleule. Et si avec le temps, elle parvient à moins repenser à tout cela, il n’empêche que c’est toujours douloureux. Alors elle n’ose pas imaginer pour eux. C’est un sujet qu’elle n’aborde pas avec Rioja. À quoi bon de toute façon. Elle n’a pas envie de souffrir encore plus son amie. Elle fait donc plus attention désormais, elle qui habituée à gaffer. Il lui est déjà arrivé de s’en vouloir de parler d’Emma avec elle. Oui, la situation n’est pas des plus faciles, pour personne. Alors retomber sur Bodevan, ou plutôt lui rentrer dedans, la rend nostalgique. Nostalgique de l’époque où tout aller bien. De l’époque où ils étaient amis. Maintenant, elle ne sait rien de ce qu’il fait, ce qu’il devient. Elle n’aborde pas vraiment le sujet avec Rio non plus. Il y a des sujets qu’il vaut mieux éviter. « Tant mieux. » Elle lui adresse un léger sourire. Elle est habituée à tomber, se cogner, ou renverser des choses. Alors, ce n’est pas un petit accrochage du genre qui risque de lui faire mal. Comme si son corps était habitué avec le temps. Ou bien c’est simplement un coup de chance, elle aurait pu aussi se brûler avec son café. Café qui se repend un peu plus par terre avec les secondes. Elle est légèrement mal à l’aise, ne sachant pas vraiment quoi lui dire. Qu’est-ce qu’ils pourraient encore bien avoir à se dire de toute façon. Ils ne se connaissent plus vraiment avec le temps qui passe. Elle ose cependant lui demander comment il va. Pour combler le silence, et aussi curieuse de sa réponse. Gaby doute cependant qu’il lui dise vraiment comment il va. À sa place, elle ne le ferait pas non plus. Elle l’observe détourner le regard, et cela la rend encore un peu plus mal à l’aise. Elle aurait peut-être mieux de ne pas s’arrêter, ou de prétexter devoir travailler pour repartir aussitôt. Ça ne serait pas un mensonge, elle a vraiment du travail. Mais il aurait été dommage de ne pas profiter de cette coïncidence pour discuter un peu. Savoir ce qu’il devient. Non rattraper le temps perdu, ils ne pourraient pas. « Ca va. Et toi ? » Il lui retourne la question, et c’est à son tour de prendre un instant pour répondre. Gabrielle va bien. Elle a ses soucis bien sûr, mais elle n’est pas à plaindre. Cela serait même ridicule de le faire. « Ça va aussi, merci. » Un léger sourire à son encontre, elle se demande si elle ne ferait pas mieux de filer. Les silences sont nombreux, parce qu’ils n’ont pas grand-chose à se dire. Du moins, pas comme ça, dans la rue, entre un gobelet de café vide sur le sol. Elle se penche d’ailleurs pour le ramasser, faisant attention de ne pas mettre du café partout sur ses doigts. Elle en aurait bien besoin d’un autre. Peut-être que c’est l’occasion de pouvoir discuter un peu. Reprendre contact l’espace d’un instant. « Je t’offre un café ? » Et s’il ne veut pas, et bien elle aura essayé. Gaby ne sait pas ce qu’elle peut vraiment faire de plus. Elle est néanmoins curieuse de savoir ce qu’il fait désormais, en souvenir de leur amitié.

✻✻✻
CODES ©️️ WHICH WITCH.
Revenir en haut Aller en bas
Still, still to hear her tender-taken breath.
En ligne
avatar
Still, still to hear her tender-taken breath.

» Date d'inscription : 15/05/2017
» Messages : 344
» Pseudo : .KENZO (louise)
» Avatar : garrett hedlund
» Âge : trente-deux ans depuis le quatorze mars.
» Schizophrénie : kenzo a. armanskij (k. scodelario) ; shiraz m. monroe (t. oman) et solal d. b. fitzgerald (m. mcmillan)
() message posté Dim 27 Mai 2018 - 16:16 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Gabrielle Rowena
⚜️ SHE KNOW WHAT'S UNDERNEATH ⚜️

Je n'avais jamais aimé le changement car je ne savais pas m'y adapter. Parfois, je me disais que je n'aurai jamais dû quitter la ferme familiale. Que j'aurai dû me contenter de ces étendues de verdures, des animaux, de la nature. De la vie simple et intellectuelle. Je n'avais rien appris de la vie citadine. Le niveau de journalisme, je l'avais obtenu avant même de rentrer en dernière année. Il m'avait manqué seulement quelques méthodes, quelques anecdotes de savoir-faire pour atteindre les sommets. J'avais voulu découvrir le monde par peur de me perdre dans mes connaissances. J'avais eu peur de devenir aigri, solitaire, égocentrique. Malgré moi, je l'étais tout de même devenu. La seule chose que partir m'avait apporté, c'était une famille. Aujourd'hui détruite et irrécupérable. Cette vie là n'avait plus rien à m'offrir et pourtant je m'y attachais. Je m'acharnais dans l'espoir qu'on me rende ce qui m'était dû. Je ne voulais pas retourner là-bas, je ne voulais pas tirer un trait sur mon passé. Au quotidien, c'était difficile de trouver mes marques. C'était difficile de continuer à vivre comme autrefois dans un appartement si grand et si silencieux. Je reconnaissais chaque pièce, chaque attitude, chaque geste d'autrefois. Et pourtant tout était différent. Le bonheur ne revenait pas. Tomber sur Gabrielle aurait peut-être dû m'effrayer et me pousser à faire demi-tour, mais au contraire j'étais heureux de la trouver là. Elle me liait à ma vie d'avant. A tout ce que j'avais perdu. Même si nos relations n'avaient plus rien avoir avec autrefois, sa présence me laissait croire que rien n'allait changer. Qu'en rentrant, je retrouvais Rioja assise dans le canapé, Kala sur ses genoux, à lui lire une histoire. Elle m'avait répondu que pour elle aussi, les choses allaient plutôt bien. Je tiquais, car au fond je savais que souvent les choses n'allaient pas bien. C'était une formule de politesse. Nous n'avions pas vraiment le temps de parler de nos soucis. Et encore moins l'envie. Un silence gênant s'installe. Car faire semblant ne sert à rien, parler des choses compliquées non plus. Aucun de nous deux ne semble avoir envie de couper court à cette "discussion" et pourtant, aucun de nous deux ne parvient à la relancer. Enfin, Gaby ouvrit la bouche pour me proposer de prendre un café avec elle. Heureux, un immense sourire vint tirailler mon visage qui n'y était plus habitué, depuis le temps. Les mains dans les poches de mon pantalon de costume, je répondis en haussant les épaules, gêné : « Avec plaisir. » Et lentement, je me mis à la suivre alors qu'elle prenait probablement la direction d'un café où nous pourrions nous arrêter. Tout en marchant, je me risquais à demander : « Qu'est-ce que tu deviens? » Je m'en foutais qu'elle me parle de son mariage, de ses enfants, de son bonheur : je n'en souffrirais pas. Pour une fois je m'intéressais véritablement à quelqu'un sans chercher à en retrouver les similitudes et différences dans ma propre vie. Elle pouvait aborder n'importe quel sujet, même son amitié avec Rioja, je n'en serai pas touché ni peiné. A vrai dire, je me rendais compte seulement maintenant à quel point elle m'avait manqué. Peut-être que oui, finalement ce proverbe n'était pas si faux : il m'avait fallu tout perdre pour comprendre la valeur des choses. La valeur des gens. La valeur des amitiés comme celle que j'entretenais auparavant avec Gabrielle.
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: La City
» Gabrielle Delacourt
» ♦ Gabrielle de Vendôme ▬ « Une fille pure, si naïve et angélique va voir quelques plumes tomber de ses ailes. »‏‏‏‏
» Gabrielle Epitafios Haintworth {OK}
» Gabrielle Rochechouart de Mortemart, Marquise de Thianges [Terminééée]
» Gabrielle de Vendôme || fiche terminée.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-