Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #33 & nouveautés.
La 33ième version vient d'être installée, rendez-vous par ici pour découvrir les nouveautés.
Bingo de Noël !
Venez jouer au Bingo de Noël du forum
Winter Wonderland & Nouvel an.
Le Winter Wonderland est de retour pour patienter jusqu'à Noël. Vous pouvez aussi venir célébrer le nouvel an au Skylight.
Comfort zone.
Une nouvelle catégorie a fait son apparition. Venez jetez un coup d’œil par .
LC awards : nominations.
Les LC awards sont toujours en cours ! Pour faire vos nominations, rendez-vous par ici
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.
à ne pas manquer

soirée cb samedi 22 décembre à 21h ! venez nombreux et révisez vos classiques de noël *oh oh oh*

bingo de noël à travers tout un tas de petits défis, viens remplir ta carte de bingo et remporter des cadeaux.

awards 1ère étape pensez à envoyer votre mp pour choisir les nominés de cette année.

winter wonderland comme chaque année, ce parc d'attraction aux allures de fêtes s'installent dans hyde park, pour le plus grand plaisir des petits comme des grands...

nouvel an un sujet commun pour le nouvel an, avec un but caritatif et quelques surprises à la clé, viens participer !


Great return in your life - Jav et Lola

avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 05/01/2018
» Messages : 115
» Pseudo : Fireproof
» Avatar : Zayn Malik
» Âge : 26 ans
» Schizophrénie : nope
() message posté Ven 3 Aoû - 4:43 par Javadd Amara
Est-ce que ça se pouvait qu’un trajet semble aussi long que court? En tout cas, c’est l’impression que j’ai eue. J’ai combattu mon envie de m’endormir tout le long du trajet, ce qui fut plutôt dur. C’est dans cette état à moitié comateux que je soufflai un simple « pour certain » lorsque Lola répliqua qu’en cinq ans il s’en passe des choses. Pour certain, il s’en passe. Pour d’autre, pas vraiment. Et je faisais partie de ce groupe. J’étais toujours musicien pour le Lucky Star. J’étais toujours mannequin avec la même agence et le même agent. J’étais toujours célibataire et je couchais toujours avec tous ce qui me plaisaient. J’ai eu une courte aventure avec Kenna, c’est vrai, mais encore une fois, il n’avait rien de sérieux. Sinon… J’ai déménagé avec mon groupe d’ami dans la villa de mon grand-père, c’est vrai. Je suis un peu plus indépendant, mais c’est seulement parce que je ne voulais pas retourner au Yémen. De toute façon, qui de sain d’esprit voulait retourner dans un pays où la stabilité tenait qu’à un faible cheveu? Je faisais tout pour éviter de penser que je ne reverrais peut-être jamais mes sœurs et mes parents à cause de ceci. En bref, il ne s’était pas passé grand-chose dans ma vie en cinq ans et cette constatation me donna que plus envie de me brouiller le cerveau. J’approchais de mes 26 ans et je n’avais rien fait d’exceptionnel. Je n’avais pas évolué depuis minimum cinq ans, ça donnait envie de mettre sur pause ses pensées un moment au moins…

Finalement, on arriva devant la villa. Je payai le chauffeur avant de sortir du véhicule le plus doucement possible pour ne pas faire revenir les vertiges. Je réussis contre toute attente, puis je réussis aussi à débarrer la porte. Ça aussi c’est une surprise. À peine entré dans la maison, Lola attaqua avec un « alors ». Je frottai alors un de mes yeux avec mon poing cherchant les mots. Je n’eus le temps de rien dire qu’elle me proposa de me servir un verre d’eau. J’acceptai alors en me laissant tomber sur le canapé déjà découragé de savoir que j’allais devoir monter au deuxième étage pour retrouver mon très cher lit.

- Oui… Ils sont dans l’armoire à côté du frigo dans la cuisine qui est juste à ta droite… Et il y a aussi des médocs dans l’armoire de la salle d’eau à gauche si tu veux m’en ramener deux s’il te plait… Sinon je vais en prendre lorsque je vais aller dans ma chambre tantôt…

Dis-je en laissant ma tête tomber contre le dossier du canapé les yeux fermés. J’allais attendre qu’elle revienne dans le salon s’assoir avant de lui expliquer pourquoi ma famille est retournée au Yémen… si je n’étais pas endormi d’ici là.
Revenir en haut Aller en bas
she has the moon in her mindthat’s why stars spill off her lips.
avatar
she has the moon in her mind
that’s why stars spill off her lips.

» Date d'inscription : 08/05/2016
» Messages : 6151
» Pseudo : loyals. (sarah)
» Avatar : alycia debnam-carey.
» Âge : 23yo, (07.05).
» Schizophrénie : rioja, nova & teodora.
() message posté Ven 19 Oct - 3:49 par Lola Barnett
now it's three in the morning and i'm trying to change your mind left you multiple missed calls and to my message you reply why'd you only call me when you're high? ✻✻✻ « Pour certain. » Surprise de l’entendre parler ou même d’être toujours éveillé, Lola tournait la tête. C’était drôle de l’entendre dire ça parce que lorsqu’elle se permettait d’y penser : elle l’imaginait comme étant épanoui et heureux. Visiblement, ça ne semblait pas être le cas. Ce soir, Lola en avait la preuve. Sa vie n’était pas parfaite. Comme la sienne. Sauf qu’elle était passée à autre chose. Elle lui en voulait toujours. Même complètement bourrée, Lola ne lui aurait jamais envoyé un appel ou même appelé. Puis, Lola était de nature trop rancunière pour le faire, de toute manière. Juste les fois où son cerveau se permettait d’y penser, elle s’en voulait et ne cessait de se répéter qu’au fond, Javadd ne la méritait pas alors que peut-être, c’était elle qui avait été en faute. Mais ça Lola ne le voyait pas. Elle n’acceptait pas l’idée que c’était peut-être qui avait tout fait foiré. Ouais, bon, c’était du passé. Sa relation avec Javadd. Maintenant, elle essayait de se concentrer sur son futur, réussir ses examens et survivre à cette idée que sa vie sociale soit morte jusqu’à ce qu’elle soit avocate. Un jour, Lola serait en mesure de se reposer sans s’inquiéter si elle avait l’argent pour payer sa part du logement. Un jour, elle allait se reposer et profiter du monde qui s’offrait devant elle. Du moins, c’était ce qu’elle espérait. Ça et aider les enfants pris dans des complications familiales. Alors que son cerveau divaguait sur des choses superflus, le chauffeur de taxi la ramenait sur Terre en disant qu’ils étaient arrivés à destination. Javadd s’occupa de payer celui-ci puis les deux se dirigèrent vers l’intérieur de sa villa. C’était un endroit beaucoup plus grand que son appartement. Elle était certaine que son salon et sa cuisine combiné ensemble donnait l’endroit où elle vivait avec son frère et Alexander. Pourtant, elle ne s’inquiétait pas de cela. Elle s’inquiétait de la famille de Javadd parce que Lola, elle s’était toujours très bien entendu avec eux. Sa mère lui avait toujours donné l’impression qu’elle avait sa place parmi eux et ça ne l’étonnerait même pas si celle-ci avait prévu les préparatifs d’un mariage entre son fils et Lola. Puis, avec leur rupture, Javadd et Lola n’avaient pas conservé le moindre contact. Lola n’avait plus vu sa famille. Pour le moment, elle s’occupait de Javadd. Elle allait lui chercher un verre d’eau et des médicaments afin d’aider contre le mal de tête, probablement. « Oui… Ils sont dans l’armoire à côté du frigo dans la cuisine qui est juste à ta droite… Et il y a aussi des médocs dans l’armoire de la salle d’eau à gauche si tu veux m’en ramener deux s’il te plait… Sinon je vais en prendre lorsque je vais aller dans ma chambre tantôt... » Pourquoi reporter à plus tard quand elle se proposait littéralement à aller lui chercher un verre d’eau. Ce n’était pas la recherche de deux médicaments qui allait empêcher Lola son devoir de bonne chrétienne. L’abandonnant sur le canapé, les pas de Lola se dirigeait vers la salle d’eau en premier puis la cuisine et finalement, elle revenait dans la même pièce que Javadd. Avec un soupir, Lola allait s’asseoir près de lui tout en conservant ses distances et lui tendit le verre d’eau ainsi que les deux médicaments. « Voilà pour toi. » Lâchait-elle quelques secondes après lui avoir mis les deux pilules dans la main. Elle ne savait pas trop comment aider plus alors elle le laissait faire ce qu’il avait à faire pour s’aider avant qu’il lui explique toute cette histoire avec sa famille. « Je ne sais pas si je te l’ai dit, mais je suis désolée d’entendre que ta famille soit au Yémen. Ça ne doit pas être facile pour toi. Et la cuisine de ta mère était trop bonne. » Elle en ressortait toujours pleine et avec l’impression d’avoir pris quinze kilos.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 05/01/2018
» Messages : 115
» Pseudo : Fireproof
» Avatar : Zayn Malik
» Âge : 26 ans
» Schizophrénie : nope
() message posté Mar 23 Oct - 22:06 par Javadd Amara
J’attendais que Lola revienne assis sur le canapé du salon, la tête appuyée contre le dossier de ce dernier avec les yeux fermés. Malgré tout, j’essayais de rester éveiller, même si ça ne paraissait pas vraiment à première vue, pour ne pas planter Lola comme ça puisqu’elle a eu la gentillesse de me raccompagner chez moi en un morceau. Pour ne pas succomber à l’appelle de Morphé, je me concentre sur le bruit que fais mon ex copine et, lorsque je la sens s’assoir à mes côtés, j’ouvre les yeux en me redressant avant de poser mes yeux sur elle. Je prends alors les deux médicaments qu’elle me tend et je les mets directement dans ma bouche avant de prendre une gorgée d’eau du verre qu’elle m’a fait. Une fois que les médicaments sont envalés, je la remercie en frottant mon visage avec ma main. Que je suis con d’avoir bu autant. Puis, c’est un petit rire qui franchit mes lèvres sans que je puisse vraiment le retenir. Ce n’était pas un rire méchant ou moqueur. Simplement, le fait qu’elle dise que la cuisine de ma mère était vraiment bonne après qu’elle se dise désolé que ma famille soit au Yémen, je trouvais que ça faisait une association de phrase assez comique et drôle.

- C’est vrai que la cuisine de ma mère est exquise. Manger ses plats me manque surement autant qu’ils ne me manquent pas, car, au moins, je n’ai pas à aller à la salle de sport chaque jour pour ne pas prendre trop de poids. Déjà que mon agent m’oblige à y aller trois fois semaines avec un planning à respecter. C’est con quand même le monde de la mode.

Oui, je suis bourré et, oui, quand je suis bourré, je ne contrôle plus totalement ce que je dis.

- C’est sûr que ce n’est pas facile. Surtout avec tout ce qui se passe là-bas. J’ai tout fait pour que Maha reste avec moi, ici, en sécurité pour qu’elle ne connaisse jamais la guerre et la peur. J’en fais encore des cauchemars quelques fois. Tous ses soldats partout, c’est effrayant. Et, maintenant, c’est encore pire. Des bombes de partout, des bâtiments détruits, des fragments d’histoire perdus à jamais, des centaines de victimes innocentes mortes pour des conneries. Je ne veux pas devoir compter ma famille parmi ces victimes. Je n’arrête pas de supplier mes parents de rentrer avec mamie Anita avant qu’il ne soit trop tard. Putain de merde!

Je suis enragé, comme à toutes les fois que je pense à tout ça. J’essuie brusquement une larme qui coule sur ma joue avant de souffler un bon coup pour me calmer. Lola n’a pas à subir ma colère à propos de tout ça.

- Mes parents sont retournés là-bas parce que ma grand-mère Anita avait de plus en plus de difficulté à vivre seule dans sa maison depuis que mon grand-père Yaser est décédé. J’étais supposé partir avec eux aussi, mais j’ai tenu mon bout jusqu’au bout et j’ai pu rester. J’ai tout fait pour que Maha reste ici aussi, mais, selon mes parents, je n’avais pas le mode de vie pour m’occuper de ma petite sœur. Je crois que pour les convaincre, il aurait fallu que je me trouve une job normal de jour et que je lâche les deux jobs qui m’ont fait vibrer ; il aurait fallu que je lâche le Lucky Star et que j’arrête ma carrière de mannequinat. Je crois que j’aurais pu faire tout ça si j’avais eu plus de temps juste pour que Maha arrête de pleurer dans mes bras à chaque soir jusqu’à leur départ. Les seuls contacts que j’ai avec eux, c’est des skypes le plus souvent possible. Tout ce que je veux, c’est qu’ils rentrent sain et sauf et le plus rapidement possible, c’est trop demander?

Je souffle en frottant une nouvelle fois mon visage avant de laisser tomber ma tête contre le dossier du canapé.
Revenir en haut Aller en bas
she has the moon in her mindthat’s why stars spill off her lips.
avatar
she has the moon in her mind
that’s why stars spill off her lips.

» Date d'inscription : 08/05/2016
» Messages : 6151
» Pseudo : loyals. (sarah)
» Avatar : alycia debnam-carey.
» Âge : 23yo, (07.05).
» Schizophrénie : rioja, nova & teodora.
() message posté Lun 26 Nov - 22:30 par Lola Barnett
now it's three in the morning and i'm trying to change your mind left you multiple missed calls and to my message you reply why'd you only call me when you're high? ✻✻✻ Lola était désolée d’entendre ce qui était arrivée à la famille de Javadd. Peut-être que si elle avait conservée contact avec lui, elle l’aurait appris plus tôt. Pas ce soir. Pas le soir où Javadd n’était pas en mesure de s’occuper ‘’pleinement’’ de lui qu’il avait ressenti le besoin de lui téléphoner. Puis, elle se sentait responsable aussi de ne pas avoir conserver avec une famille qui l’avait fait sentir à la maison dès sa première visite. La fin de sa relation avec Javadd avait aussi mis fin à ses contacts avec sa famille. Lola s’en voulait d’avoir laissé les choses se rendre jusque-là. Javadd avait peut-être mérité son traitement du silence et sa rancune, mais pas sa famille. Et entendre Javadd confirmer ses dires concernant la nourriture de sa mère tout en rajoutant que le monde la mode était con… Ce que Lola confirmait en hochant la tête. Elle avait cessé de vouloir comprendre le monde de la mode, bien des années. Elle ne comprenait pas le désir de Javadd de vouloir bosser dans ce monde. « C’est de l’abus ce que ton agent te fait. Tu as pensé à porter plainte? » Dans le but de détendre l’atmosphère, Lola s’essayait à l’humour. Ça n’avait jamais réussi, du moins avec Alexander ou Levi, mais elle avait espoir qu’avec tout l’alcool que Javadd avait dans les veines, ça fonctionnerait avec lui. Mais Javadd n’était pas d’humeur à relaxer, elle pouvait l’entendre dans le ton de sa voix lorsqu’il avait parlé de sa famille et de tout ce qui se passait dans son pays natal. Lola savait exactement ce qui s’y passait pour suivre les nouvelles et elle en était désolée. Elle trouvait les guerres stupides et injustifiées. Alors, savoir qu’une famille était déchirée et séparée à cause d’une, ça la mettait, elle aussi, en charge. « C’est sûr que c’est difficile d’arrêter de faire ce qu’on l’aime pour le bien de sa famille. Tes parents auraient dû comprendre qu’une job normale n’aurait peut-être pas aidé. Je n’essaie pas de mettre la faute sur tes parents parce que je sais qu’ils partaient d’une bonne intention, mais Maha mérite une vie normale. » D’une certaine manière, Javadd et elle, possédaient tous les deux une enfance qui sortait de l’ordinaire. Lola avait réussi en s’en sortir tout comme Javadd, mais lui avait une petite sœur qui vivait dans un monde d’horreur et d’injustice. Lola étudiait justement dans ce domaine pour éviter que les enfants souffrent. « Pourquoi ils ne veulent pas rentrer avec ta grand-mère Anita? Avec ton job de mannequin, tu dois avoir les moyens de payer leurs billets? Ils peuvent demander refuge ici, non? » Après tout, c’était un droit qu’ils possédaient. Dans un élan de réconfort, sa main s’était posée sur son épaule, serrant celle-ci quelques secondes avant de la retirer. « Dis-toi, au moins, qu’ils sont toujours vivants. Que tu as toujours l’espoir de les revoir, un jour. » Si elle s’était retrouvée dans cette situation, c’était là-dedans que Lola aurait trouvé réconfort.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 05/01/2018
» Messages : 115
» Pseudo : Fireproof
» Avatar : Zayn Malik
» Âge : 26 ans
» Schizophrénie : nope
() message posté Mer 5 Déc - 2:59 par Javadd Amara
J’avais reposé ma tête contre le dossier du canapé. Il fallait que je me calme. Je ne voulais pas m’enrager sur la situation de mon pays devant Lola ; elle n’avait pas à subir cela. Elle avait déjà été très gentille de m’aider à rentrer et d’être resté avec moi. Bon, je sais que si elle est restée, c’est surtout pour savoir pourquoi ma famille était retournée au Yémen. Mais, l’important, c’est qu’elle soit toujours là et qu’elle se soit même occupée de me donner des médicaments.
Un rire franchit mes lèvres lorsqu’elle me dit de porter plainte contre mon agent pour abus. Je me souviens alors que Lola n’a jamais vraiment compris pourquoi je veux tant travailler dans le monde de la mode. C’est vrai après tout. Je râle toujours lorsque je dois aller à la salle, mais en même temps une fois que j’y suis, j’aime ça. Puis, j’aime voir mon corps juste assez musclé. Et, en bonus, je sais que ça plait autant à la gente féminine qu’à la gente masculine. Alors je suis qui pour me plaindre d’être obligé d’aller à la salle?

- Dis-moi en me regardant dans les yeux que tu n’aimais pas mon corps comme ça lorsqu’on était ensemble? Je me souviens encore de toutes les fois où tu laissais tes doigts glisser le long de mon torse.

Répliquai-je toujours amusé en tournant le regard vers elle juste pour voir sa réaction, voir si elle n’allait pas rougir. J’aimais bien la taquiner avant alors pourquoi j’arrêterais de le faire maintenant qu’on est plus ensemble. Puis, en plus, j’ai l’impression de retrouver ma Lola, celle dont je suis tombé amoureux il y a presque huit ans. Celle qui ne me faisait pas la gueule pour je ne sais quelle raison.

Je souffle à nouveau en pensant à ma famille au Yémen. La colère étant retombée, c’est la tristesse et la peur qui reprend le dessus.

- Surement, mais j’ai pas eu assez de temps pour bâtir un plan assez solide pour eux. Je n’avais pas un horaire stable, donc j’aurais pas pu m’occuper d’elle, genre de son école et tout ça. J’étais pas dans une situation assez stable pour eux. Ce n’était pas juste la job où je sais pas quoi… Je suis d’accord, je ne sais pas ce que je vais faire si elle fait des cauchemars toutes les nuits, lorsqu’elle va être de retour à Londres, à cause de ce qu’elle aura vu là-bas… Pourquoi ils sont tous partis là-bas aussi!

Je laisse retomber ma tête contre le dossier en venant frotter mon visage. Je grogne légèrement au mouvement brusque que j’ai fait avec ma tête ; ma tête à recommencer à tourner et mon mal de tête est revenu un peu plus fort qu’il y a deux minutes.

- C’est pas qu’ils ne voulaient pas, c’est mamie Anita qui ne voulait pas… Elle ne voulait pas partir dans un autre pays qui n’était pas Arabe en plus de cela. Puis, c’est compliqué de sortir du pays avec tous les blocages et les bombes et tout ça. Je suis peut-être mannequin, mais je ne fais pas assez de shooting pour être riche, mais crois-moi que dès que mes parents me disent qu’ils rentrent, je saute sur mon portable pour leur acheter les billets d’avion. Bien sûr, mes parents vont vouloir me rembourser lorsqu’ils vont rentrer puisque, je sais déjà ce qu’ils vont me dire pour justifier cela, c’est à eux de payer leur billet d’avion et non à leur enfant. Puis, ma mère est britannique, donc pour elle s’est facile et mon père, ma sœur et moi avons fait notre demande de citoyenneté britannique en venant vivre ici. Je crois que pour ma sœur et moi ça a été plus simple puisqu’on avait un parent de cette citoyenneté déjà et mon père se fut un peu plus compliqué, il me semble. Donc, pour ça, ça ne va pas être si compliqué… faut juste qu’ils rentrent maintenant.

En sentant sa main sur mon épaule, je tourne lentement ma tête vers sa main et je remonte mon regard vers elle, les larmes aux yeux.

- Tu sais… À chaque fois que mes parents ne répondent pas à un appel Skype, j’ai toujours peur que ce soit parce qu’ils sont morts. Et à chaque fin d’appel Skype, j’ai toujours peur que ce soit le dernier. Je ne sais jamais quand je pourrais leur parler à nouveau. Je suis sur le stress constant. Tant et aussi longtemps que je vais leur parler sur Skype, je vais être un minimum rassuré, mais j’en peux plus de juste les voir à travers un écran. Je veux pouvoir serrer ma petite Maha dans mes bras et passer des heures à dessiner ensemble. Même ma grande sœur me manque. Ça me manque qu’elle soit toujours sur mon dos pour me dire qu’il faudrait que je trouve un vrai métier ou que je fasse des études supérieures comme elle pour avoir un vrai avenir. Regarder ma mère cuisiner et manger ses plats me manquent tellement que je pourrais promets à je ne sais qui que je râlerais plus jamais de devoir aller à la salle tous les jours si c’est pour manger ses plats à nouveau. Je pourrais même me plier un peu plus aux règles du l’Islam pour faire plaisir à mon père si c’est pour le faire revenir. Tout ce que je veux c’est qu’ils reviennent tous sain et sauf bientôt…

Je soupire en fronçant les sourcils en voyant à quel point je parle.

- Désolé… Je suis trop bourré, je parle trop…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: South London :: Ministry of Sound
Aller à la page : Précédent  1, 2
» Men ki jan 2 kou deta fini ak Haiti/GREAT LEADERS OF THE CENTURY: ARISTIDE, MAN
» Aristide Says He Is Ready to Return to Haiti, Too
» Life in UCLA
» Great American Bash (RAW) - 20 juillet 2008 (Résultats)
» 06. My life would suck without you (part II)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-