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baby don't let the lights go down (w/boja).

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() message posté Sam 7 Avr - 0:17 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Si on lui demandait ce qu’elle faisait ici, Rioja ne saurait quoi répondre parce qu’elle-même ignorait la raison. Tout ce qu’elle s’était contentée de faire avait été de suivre ses pieds et ceux-ci l’avaient mené jusqu’à un appartement qu’elle connaissait que trop bien. Kensington. Pendant de nombreuses années, cela avait été son quartier. À elle et Bodevan. Bodevan qui était, en vérité, la raison de sa présence dans son vieux quartier d’habitation. Elle n’avait pas remis les pieds depuis une bonne année et ça lui faisait étrange parce qu’elle n’avait qu’à monter quelques étages pour être devant sa maison et de voir la chambre de sa fille. Ou l’ancienne chambre parce qu’elle ignorait ce que son mari en avait fait après son départ, elle se rappelait juste qu’elle lui avait interdit d’y toucher durant le temps où elle y vivait toujours. C’était un accès interdit à ses yeux tout comme parler d’elle était interdit en sa présence parce que c’était insoutenable pour Rioja. Elle ne voulait pas qu’on lui rappelle à quel point sa fille Kala avait été une bonne fille, à quel point sa présence manquerait. C’était deux choses que Rioja savait déjà. Kala avait toujours été un enfant exemplaire malgré son jeune âge. Elle était gentille avec les autres, compatissante et c’était ainsi que Rioja désirait s’en rappeler. Comme si elle voulait prétendre que celle-ci était toujours parmi eux alors que ce n’était pas le cas. Contrairement à Bodevan, Rioja ne désirait pas affronter la réalité qu’était la vie sans son enfant près d’elle. Maintenant, elle se tenait devant cet immeuble familier tandis que le taxi s’éloignait. Elle regrettait sa décision d’être venu ici. La dernière fois, c’était Bodevan qui était venu jusqu’à chez elle juste avant les fêtes. Ça lui avait bien pris quelques mois avant de vouloir l’affronter à nouveau. La dernière fois, il avait signé les papiers de divorce sans rouspéter parce qu’elle le lui avait mis sous le nez et l’avait presque forcé à les signer. La dernière fois, Rioja avait été odieuse envers lui, refusant d’accepter le cadeau qu’il lui avait offert. Ce cadeau qu’elle avait toujours chez elle. Ce collier qui avait une place spéciale parmi tous les bijoux qu’elle possédait. Juste avant que ses pas décident d’entrer, elle s’était demandé si elle ne devrait pas rappeler le taxi pour qu’il la ramène chez elle. Maintenant, elle tortillait ses doigts, anxieuse. Ce n’était pas un sentiment qu’elle appréciait beaucoup parce qu’elle avait l’habitude de paraître forte. Elle avait l’habitude que ce soit Bodevan qui vienne à elle et non le contraire. Ce soir, elle était devant une porte familière, sans savoir si Bodevan était chez lui. Elle espérait qu’il soit chez lui. Elle n’avait pas envie de faire face au vide. Rioja voulait lui dire qu’elle ne voulait pas divorcer de lui, qu’elle n’acceptait pas qu’ils divorcent même si ça les blessait tous les deux. Prenant son courage à deux mains, elle avait finalement toqué à la porte et patientait qu’une présence humaine vienne lui ouvrir. Elle retenait son souffle, toujours aussi anxieuse. Et si Bodevan avait vraiment passé à autre chose ? Et si c’était une autre femme qui répondait à sa place ? Elle n’accepterait pas cette possibilité. Après une bonne minute d’attente, la porte s’ouvrit finalement et son regard se posa sur Bodevan. Il avait changé. « Je n’accepte pas qu’on divorce. Tu n’avais pas le droit de les signer, les papiers. Tu devais être le plus fort de nous deux. » Les mots étaient sorti et maintenant, elle reprenait son souffle. « Je voulais que tu sois le plus fort de nous deux. » C’était une vérité qu’elle affrontait pour la première fois depuis l’incident.

✻✻✻
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() message posté Jeu 12 Avr - 0:06 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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Tout en lisant un livre, je fumais ma cigarette sur le balcon. Je m'étais autorisé quelques jours de congé. A force de travailler, j'étais parvenu à obtenir deux gros scoop la semaine dernière, et avais empoché les primes à bras ouverts. Je n'avais visiblement plus aucun soucis à me faire financièrement. Mais à force de passer du temps chez moi, je m'étais rendu compte à quel point tout cela n'avait servi à rien. Personne ne profitait de cet argent. Je pouvais investir dans un appartement plus luxueux, mais je n'y parvenais pas. Toute ma vie existait encore dans cet appartement de Kensington. Ma vie passée, ma vie perdue. Je ne m'étais pas attendu, ce matin là, à recevoir sa visite. J'avais laissé mon coeur sur sa table basse. Juste à côté des papiers du divorce. Depuis, je m'étais transformé en une bête méchante et égocentrique. Je ne voulais plus voir ni parler à ma personne. Ma femme était morte pour moi. Je n'avais plus rien tenté, plus rien essayé. Elle m'avait brisé le coeur. Enfin, elle y était parvenue. J'avais laissé mon coeur sur sa table basse, ce jour là. Ainsi, lorsque j'entendis frapper à la porte, je ne réagis pas tout de suite. Espérant que l'intru s'en aille et me laisse tranquille. Mais comprenant que la personne ne s'en irait pas, je finis par me lever pour ouvrir la porte. Elle se tenait là, et à peine avais-je ouvert cette foutue perte qu'elle était déjà en train de m'agresser. D'un oeil dur, je la toisais. Encore une fois, c'était de ma faute. Encore une fois, j'étais celui qui devait compenser ses erreurs. J'étais celui qui avais échoué. Bordel, je n'avais fait que répondre à ses désirs. Je ne répondis rien, la regardant longuement, lui barrant la route pour l'empêcher de rentrer chez moi. Chez nous. Je baissais lentement les yeux vers ma main nue. J'y avais enlevé l'alliance. Elle n'était plus ma femme. Elle l'avait décidé. « Laisse moi... » Je m'apprêtais à refermer la porte mais elle m'en empêcha et se fraya un chemin. Elle atteigit bientôt la pièce principale, et s'arrêta devant le mur noir. Celui que j'avais repeint, dont j'avais comblé la porte à l'aide de planche en bois. Ce mur endeuillé derrière lequel se trouvait la chambre de notre fille, intacte. Tout était fini. J'avais tiré un trait sur ça aussi. « Va-t-en Rioja! » Hurlais-je alors. Elle se retourna vers moi et me défia du regard. Lentement je m'avançais vers elle en crachant : « J'ai été fort. Je t'ai aimé. Un an et demi durant lequel tu n'as pas cessé de me rejeter, de m'humilier. J'ai fais tout ce que tu voulais, maintenant prends tes affaires et tire-toi. Tu n'es plus ma femme, tu ne le seras plus jamais. » D'un geste vif je fis volte face et retournais récupérer ma cigarette et mon livre. La colère était là, mais encore domptable. L'amour, lui, avait disparu. Il ne demeurait que la haine, et un profond dégoût. Symptôme d'un coeur brisé et d'une vie ratée.
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() message posté Sam 14 Avr - 3:51 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Rioja n’avait pas sa place ici. Ce n’était plus son appartement désormais. C’était celui de Bodevan et il en avait fait ce qu’il désirait. Elle dérangeait son moment de tranquillité sans aucun scrupule. Il lui avait enfin donné ce qu’elle avait réclamée pendant plus d’un an et maintenant qu’ils pouvaient être libres tous les deux, Rioja revenait comme un boomerang en refusant de divorcer. C’était injuste de sa part et elle savait qu’elle lui en demandait beaucoup. Son mariage était peut-être destiné à échouer. Peut-être que Bodevan n’était pas l’homme de sa vie. Elle l’ignorait tout comme elle ignorait s’ils pourraient survivre cette séparation. Maintenant, il y avait bien plus qui les séparaient qu’un cratère. Ils vivaient sur deux planètes différentes. « Laisse moi… » Tout son être avait ressenti la froideur dans sa voix. D’une certaine manière, elle le comprenait parce que pendant bien une année, Rioja avait été celle qui le repoussait d’une voix froide. Mais elle ne voulait pas le laisser gagner, elle voulait qu’il l’écoute parce que pour une fois, elle était celle qui avait envie de parler. Et cette fois, Bodevan serait celui qui allait l’écouter. Alors, voyant qu’il s’apprêtait à refermer la porte, Rioja se faufilait à l’intérieur. Ça lui faisait étrange de se retrouver dans cet appartement. Il lui semblait tellement familier tout en lui étant étranger à la même fois. D’où pourquoi elle s’avançait un peu plus jusqu’à s’arrêter devant une pièce fermée. L’ancienne chambre de Kala. Bodevan l’avait placardé de planche de bois et elle se sentait trahie. Avait-il tiré un trait sur leur enfant ? Probablement que oui. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle était déçue parce que Bo avait toujours été l’ancre entre eux. « Qu’est-ce que tu as fait ? » Sa voix n’était qu’une murmure et elle ne serait pas étonnée que Bo n’entende pas ce qu’elle venait de lui poser comme question. « Va-t-en Rioja! » Ses traits se crispèrent tandis que son corps pivotait pour le regarder avec défi. Elle ne comptait pas quitter même s’il l’a poussait vers la porte. Il devrait user la force pour la sortir d’ici et Rio connaissait suffisamment Bodevan pour savoir que ça n’allait pas arriver. S’apprêtant à parler, sa bouche se refermait alors qu’elle reculait de quelques pas parce qu’elle n’aimait pas la manière dont il s’avançait vers elle. « J’ai été fort. Je t’ai aimé. Un an et demi durant lequel tu n’as pas cessé de me rejeter, de m’humilier. J’ai fais tout ce que tu voulais, maintenant prends tes affaires et tire-toi. Tu n’es plus ma femme, tu ne le seras plus jamais. » Rioja méritait ce qu’il lui disait et elle essayait de tout son fort pour ne pas paraître blessé et il s’éloigna pour retourner là où il était avant qu’elle ne vienne perturber son cocon de paix. Surtout qu’elle avait constaté qu’il ne portait plus son alliance. Elle jeta un dernier regard aux planches de bois, se promettant mentalement qu’un jour, elle viendrait tout détruire. Bodevan n’avait pas le droit de faire un trait sur Kala. « Tu vas m’écouter. T’as pas besoin de répondre quoique ce soit après, mais tu vas scellé tes lèvres et me laisser parler. Et seulement après, lorsque j’aurais tout dit, je partirais. » Elle avait eu envie de rajouter si c’était ce que tu désires, mais elle ne voulait pas lui donner le choix parce que Rio pouvait se montrer égoïste parfois. « Je suis brisée. Et je le serais probablement pour toujours. J’ai... » Elle s’arrêta en plein milieu de sa phrase parce que ce n’était pas les bons mots qu’elle empruntait. « Nous avons perdus notre fille. Tu as fait ton possible pour combler ce vide, mais tu n’as pas réussi. Tu n’aurais jamais réussi. Je suis brisée comme tu l’es, Bodevan. Je t’ai repoussé tout ce temps parce que je savais que tu étais le plus fort d’entre nous, tu l’as toujours été. Je suis désolée Bo d’avoir été aussi faible, d’avoir pris mon temps avant de réaliser que j’avais été injuste à ton égard. Je suis désolée de t’avoir repoussé et humilié, tu ne méritais rien de tout cela. Mais c’était plus facile d’être méchante avec toi que d’accepter la réalité qu’était ma vie. » Elle parlait beaucoup, cherchait ses mots et en avait prononcé quelques-uns en espagnol. C’était le chaos dans sa tête.

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() message posté Mer 18 Avr - 18:23 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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J'avais finalement fait mon deuil. De cette ancienne vie, de cet ancien moi. Rioja m'avait ouvert au monde, et aujourd'hui, j'avais décidé de m'en retirer. Il semblait évident que j'étais mieux seul. Sans femme pour me détruire, sans anciens amis pour me rabaisser. Sans nouveaux amis pour me faire croire que les choses finiraient par s'arranger. Parfois, j'espérai que les choses s'arrangent, mais comment? Kala ne pouvait pas ressuciter. Alors j'avais fini par tourner la page. J'étais passé à autre chose. J'avais cessé d'y penser. Mais les traumatismes ne s'en vont pas comme ça. La douleur était encore là, je l'avais simplement fait taire. J'avais cessé de chercher Rioja, de vouloir attirer son attention, d'essayer de la faire changer. Nous étions trop brisés. Notre malheur nous avait séparé, rendus incompatible. Malgré nous, notre enfant se situerait toujours entre nous. J'avais fini par penser qu'elle ne reviendrait jamais vers moi, et pourtant, je la trouvais là, sur mon paillasson. Elle ne me laissa pas le choix, et entra. Comme toujours, elle se fichait de ce que moi je ressentais. Elle s'avança bien vite de la pièce condamnée, choquée. Je roulais des yeux. Elle allait me faire une crise, comme toujours. Pour elle, ce serait probablement une trahison. Pour moi, c'était une manière de garder son souvenir intact. Mon chagrin ne souillait plus sa pièce, les seules choses restantes de son existence. Il suffisait que je me décide à enlever ces planches pour replonger dans les souvenirs de mon enfant perdu. J'ignorais sa réponse. Je n'avais pas à me justifier. C'était elle qui avait quitté cet appartement, c'était moi qui y vivais encore. Qui le payais encore malgré tout ce que nous avions vécu. J'étais celui qui n'oublierait jamais finalement. Las, je retounais récupérer mon livre, ma clope et cet air que Rioja continuait de me bouffer. Rapidement, elle reprit la parole. J'aurai voulu lui lancer mon livre et la faire taire, mais je n'étais pas violent. Je ne l'avais jamais été. Mes yeux parcouraient les lignes de mon livre sans y prêter attention. J'avais beau faire semblant, j'écoutais tout de même Rioja. Alors qu'elle parlait, je relevais la tête vers elle et l'observais longuement, silencieux, en apportant ma cigarette à mes lèvres. Ses mots ne valaient rien. Autrefois, j'y croyais en ses paroles. J'y croyais lorsqu'elle me promettait de rester à mes côtés qu'importe les épreuves. Elle n'était pas la femme que j'avais cru épouser. Tout ce qu'elle était arrivée à faire c'était me briser, moi aussi. Je ne voulais pas qu'elle me brise encore. Je devais m'en protéger. « Tu as fini? Maintenant tires-toi, tu connais la sortie je crois? » J'étais piquant, mais j'en vais assez d'être gentil. Je lui avais tout donné, elle avait brisé mon coeur. Tout était de sa faute. Puis, me détournant d'elle, je repris ma lecture, tombant sur le premier mot sur lesquels mes yeux tombèrent pour ne pas avoir à la regarder plus longtemps. J'avais envie de vomir. La blessure était encore béante. Elle avait raison, je n'en guérirais jamais. Ni elle, ni moi.
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() message posté Lun 23 Avr - 4:53 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Ce soir, Rioja se mettait à la place de Bodevan. Ce soir, elle était celle qui se faisait rejeter par la personne qu’elle aimait. Pourtant, Rioja n’était pas ici pour le blesser même si, au fond, sa présence le blessait probablement même si ce n’était pas du tout son intention. Parce que pour la première fois, Rioja essayait de réparer les pots cassés qu’était sa relation. Son mariage. Bodevan n’avait plus sa bague, elle l’avait constaté lorsqu’il était retourné s’asseoir sur le canapé et avait repris son livre et sa cigarette. Ça lui faisait bizarre de voir Bodevan sans son alliance. Il avait toujours été celui qui l’avait gardé et maintenant, ils étaient deux. La seule différence était que Rio l’avait toujours eu autour du cou, pendu à une chaîne en or. Tandis qu’elle parlait, Rio essayait de faire son possible pour ne pas se laisser avoir par les roulements d’yeux de son mari. Cette fois, elle était la blessée dans l’histoire. Bodevan avait pris la décision de se protéger de sa propre femme. Ou peut-être ex-femme. Peut-être que leur histoire avait épuisé le stock de vies. Peut-être qu’ils étaient allés trop loin et qu’ils n’étaient plus en mesure de revenir en arrière. Ou du moins, à un point, où ils s’aimaient. Où c’était harmonieux même si les choses ne seraient jamais comme avant. Aujourd’hui, Rioja avait envie de faire un effort, d’essayer de se faire pardonner auprès de son mari pour qu’ils puissent avancer tous les deux. C’était peut-être trop lui demandé. Rioja l’avait perdu. Il avait abandonné. Comme elle avait abandonnée, il y avait un an. « Tu as fini ? Maintenant tires-toi, tu connais la sortie je crois ? » Il était aussi froid qu’elle l’avait été avec lui pendant tous ses mois. Il lui donnait le même traitement, Rioja savait qu’elle le méritait d’une manière ou d’une autre. Mais Rioja ne s’était jamais attendu à une telle froideur de la part de Bodevan. Ça ne lui ressemblait pas. Il n’avait jamais été froid ou méchant avec les autres, il avait toujours été la gentillesse dans leur couple. « Vraiment ? » Elle voulait croire à une blague. Qu’il la repoussait pour la rattraper aussitôt. Plus les secondes s’écoulaient, plus Rioja constatait que ce n’était pas une blague. Que c’était la réalité. Sa réalité. Ils étaient perdus. Puis, elle soupira avec ce sentiment que quelque chose s’était brisé à l’intérieur d’elle. S’apprêtant à quitter son ancien appartement, Rioja avait pris la décision que non. Il s’était battu. Elle allait se battre pour une fois. Pour sauver les quelques poussières de son mariage avec Bodevan. Alors, elle s’était avancée, s’invitant dans son espace personnel pour lui arracher le livre des mains et lancer celui-ci derrière elle, très loin. Elle était partiellement prête à affronter la colère de Bo. « Tu as décidé d’abandonner, comme ça, sans regarder derrière toi ? Tu es aussi faible, Bo ? Je ne me rappelle pas avoir marié une personne aussi faible. » Elle le voulait le pousser jusqu’au maximum. « Tu voulais être fort pour nous deux. Tu l’as dit à Paris. Aussi à Bali quand tu m’as marié, tu te rappelles ? J’ai été injuste avec toi, je le sais, j’essaie de changer les choses, tu ne vois pas ? Bo, tu m’as marié comme j’étais. T’es supposé m’aimer jusqu’à ce que la mort nous sépare. » À quelques endroits, sa voix s’était craqué et lentement, elle reculait pour lui laisser son espace.

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() message posté Ven 27 Avr - 16:55 par Bodevan H. Andrews
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J'avais abandonné. J'avais fini par ne plus croire en Rioja et moi. Il m'avait fallu un an et demi pour accepter que ce mariage était un échec. Je n'avais jamais songé à ce que serait ma vie sans Rioja, je n'avais jamais songé à rompre cet engagement. Pour moi, elle était l'amour de ma vie. Mais la mort de Kala semblait trop nous avoir détruit pour que nous puissions retrouver cet équilibre. Peut-être ne pourrions nous plus être ensembles. Je m'en voulais quelque part, de ne pas avoir su lui redonner le sourire. Mais moi-même, j'avais été trop affecté pour arranger quoique ce soit. Je m'étais retrouvé désemparé, incompréhensible et incompris. Certes Rioja m'avait repoussé, mais je n'avais jamais fait les bons choix pour la récupérer. Je m'étais fourvoyé dans cette stupide promesse que nous nous étions fait sans tenter de régler nos véritables soucis de couple. Je n'avais jamais véritablement laissé le temps, comptant chaque grain du sablier. Chaque heure, chaque jour et semaine jusqu'à son retour. Je ne savais plus vivre sans elle, mais je ne savais plus vivre avec elle. Je ne savais plus de quelle manière lui parler, lui dire que je l'aimais ou même comment agir naturellement envers elle. Tout se voulait contrôlé, maîtrisé. Je mesurais l'ampleur de chaque mot prononcé, dans l'espoir de la faire réagir. Mais je lui avais fermé mon coeur. Le soucis, c'est qu'il était brisé et ne s'était toujours pas reconstruit depuis la mort de Kala. Je n'avais plus rien à offrir à ma femme hormis ma loyauté éternelle. Je ne pouvais pas lui promettre de l'aimer correctement, d'être heureux, d'oublier. Je ne savais plus qui j'étais parce qu'on m'avait arraché une partie de mon être. Mon enfant. Cette petite fille que j'avais aimé et chéri sans condition. Je la chassais brutalement car je ne savais plus quoi faire d'autre pour ne plus souffrir. Aujourd'hui elle revenait vers moi, mais demain, elle allait de nouveau flipper et m'envoyer chier. Je le savais, je la connaissais. Elle n'était pas stable. Moi non plus. J'avais reporté mon attention sur mon livre alors que Rioja me demandait si j'étais sérieux. Je ne répondais pas, je n'avais rien à dire de toute manière. Mais au lieu de s'en aller, elle s'avança vers moi et m'arracha le livre des mains pour le jeter plus loin. Agacé, je la regardais durement et restais là, mâchoire serrée, à l'écouter parler. « La mort nous a déjà séparé. Je voulais rester près de toi, tu m'as rejeté Rioja. » Je me levais alors, et m'approchais lentement d'elle, la défiant du regard. « J'avais mal moi aussi. Mais au lieu qu'on se protège, tu m'as brisé encore plus. TU m'as rendu faible. Lorsque je t'ai épousé, je ne te savais pas comme ça. Je ne te reconnais plus, et à cause de toi, je ne me reconnais plus non plus. » Détournant le regard, j'allais récupérer mon livre jeté sur le sol et retournais m'asseoir à la même place. J'allumais une autre cigarette. Mais je ne me remis pas à lire. A la place, je regardais l'horizon, en priant intérieurement qu'elle finisse par s'en aller. Qu'elle laisse mon coeur en paix. Elle m'avait fait trop souffrir. Je l'avais trop aimé, si bien qu'aujourd'hui, je ne discernais plus la place de haine dans tout cela. La haine avait pris le dessus. Sur tout le reste.
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() message posté Mar 1 Mai - 20:44 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Ce qui aurait dû être familier paraissait étranger aux yeux de Rioja. Cet appartement où elle y avait passé bien des années et où la plupart de ses souvenirs d’une autre vie y avait pris place. Il y avait Bodevan aussi, qui, autrefois, lui était tellement familier qui maintenant, était comme une nouvelle personne qu’elle venait tout juste de rencontrer. Ça ne lui plaisait pas. Une partie d’elle désirait retrouver sa vie d’autrefois alors que l’autre désirait simplement apprendre à vivre de nouveau une vie ordinaire. La seule chose dont elle n’était pas certaine était la présence de son propre mari. Leur avenir était incertain et peut-être qu’elle devrait apprendre à vivre sans lui. Elle l’avait fait pendant un an, mais c’était différent parce qu’à cette époque, Rioja savait qu’il serait toujours là. Maintenant, il n’était plus là; il ne voulait plus être là. Dans sa vie à elle. Il voulait vivre sa propre vie et peut-être qu’elle devrait accepter ce fait, mais Rioja n’en avait pas envie. Elle le forçait à la regarder, ce qu’il ne faisait toujours pas. Rioja l’agaçait parce qu’elle voulait une réaction de sa part. Pas simplement des faits qu’elle savait déjà. Mais Bodevan conservait son calme. Il ne répondait pas, ne se préoccupait pas d’elle. « La mort nous a déjà séparé. Je voulais rester près de toi, tu m’as rejeté Rioja. » Des centaines de fois, elle l’avait fait. Elle aurait aimé lui dire qu’elle savait ce qu’elle lui avait fait, mais qu’à chaque fois, Rioja savait qu’il reviendrait parce que Bodevan était toujours revenu jusqu’à leur dernière conversation. Le vase avait débordé et c’était sa faute à elle. Elle ne savait pas quoi lui répondre. Le chat était parti avec sa langue. « J’avais mal moi aussi. Mais au lieu qu’on se protège, tu m’as brisé encore plus. TU m’as rendu faible. Lorsque je t’ai épousé, je ne te savais pas comme ça. Je ne te reconnais plus, et à cause de toi, je ne me reconnais plus non plus. » Est-ce que Bodevan pouvait lui dire ce qu’elle ne savait pas déjà. Sans aucun scrupule, Rioja s’avançait à nouveau pour se retrouver dans son espace personnel. Même pour elle, c’était difficile. La plupart du temps, elle respectait la bulle personnelle, mais c’était différent avec les autres. S’agenouillant près de lui, Rioja espérait que ça le fasse réagir davantage. « Et comment étais-je supposé savoir que je perdrais mon enfant et que je deviendrais faible ? Tu crois que c’est quelque chose que les gens planifient. J’aurais aimé être plus forte, je te jure, mais ce n’est pas le cas. » Lâchait-elle tandis que sa main avait effleuré son bras parce qu’elle avait été à deux doigts de vouloir le prendre le bras. Elle s’était retenue. « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne m’aimes plus. Et peut-être, je dis bien peut-être, que là je vais te croire lorsque tu dis ne plus m’aimer. » Rio avait besoin d’une preuve. Elle avait besoin de le voir dans ses yeux. Ses yeux qu’il ne posait plus sur elle, qui évitait de la regarder en plein visage. Bodevan fuyait comme elle avait fait à une époque.

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() message posté Sam 12 Mai - 12:23 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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Toute ma vie, je m'étais protégé des autres. Jusqu'à ce que je rencontre Rioja. Pour elle, j'avais fait tomber tous les masques. J'avais pris mon courage à deux mains pour lui parler, pour oser retourner la voir plusieurs fois. Pour la première fois, j'avais établit un véritable lien. Sans doute ne saurais-je jamais rien de mes véritables géniteurs. Je n'avais pas choisi les Andrews, mais j'avais eu de la chance. J'avais vécu une vie que plus personne ne connaissait aujourd'hui. Sans voir le monde, j'avais déjà tout appris. J'étais fait pour m'adapter et survivre dans n'importe quel situation, mais pour Rioja, j'avais ôté toutes mes protections. Je ne parvenais plus à avancer sans elle. Pourtant ma seule personne m'avait longtemps suffit pour avoir le coeur à faire les choses. Je ne voulais plus la regarder. Elle n'était plus mon point de repère, elle était celui de larguage. Cela faisait plus d'un an que je me battais pour la récupérer, et désormais qu'enfin elle revenait vers moi, je la chassais. Je n'avais jamais joué avec son coeur, pourquoi jouait-elle avec le mien? Je ne voulais pas la laisser avoir raison de mon coeur. Il m'appartenait encore. Je pouvais encore le contrôler. Du moins, j'essayais. Elle s'était agenouillée à mon niveau, pour me parler d'une voix douce. Machoire serrée, je regardais ailleurs. Elle ne pensait qu'à elle, qu'à ce qu'elle avait ressenti et éprouvé. Et moi dans l'histoire? Je tournais la tête vers elle et corrigeais : « On a perdu notre enfant. J'ai essayé d'être fort moi, toi tu t'es contentée de ton chagrin. Ce n'était pas toi qu'il fallait blâmer, c'était Kala. C'est elle qui ne vit plus. Ca ne t'a pas empêché de faire n'importe quoi avec ce qu'il restait de sa vie. Tu nous as détruit Rioja. On ne pouvait pas savoir, non. Mais on aurait dû essayer de s'en sortir ensembles. » Ma voix était restée calme. J'en avais assez de me disputer, je voulais simplement lui expliquer. Elle me demanda alors de lui dire en la regardant dans les yeux que je l'aimais plus. Je secouais de gauche à droite et plongeais mon regard dans le sien. J'ouvrais la bouche, mais aucun son ne sortit. Je ne pouvais pas mentir là dessus. Elle était la femme de ma vie. C'était elle, ou personne d'autre. « Je t'aimerai toujours, mais ce n'est pas une excuse pour supporter tout ce que tu me fais endurer... » Ma voix s'était brisée. Je regardais désormais le sol. Les larmes s'étaient mises à couler sur mes joues. Que fallait-il que je fasse pour retrouver un peu de paix? Que fallait-il que je fasse pour cesser cette guerre, et réapprendre à aimer?
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() message posté Dim 13 Mai - 3:49 par Rioja Ibanez
i want every single piece of you i want your heaven and your ocean's too treat me soft but touch me cool i wanna teach you things you never knew, baby bring the floor up to my knees let me fall into your gravity and kiss me back to life to see your body standing over me ✻✻✻ Rioja était incapable d’admettre la possibilité que sa relation avec Bodevan était belle et bien terminée. Pourtant, bien des gens de son entourage ne cessaient de lui répéter. Ils étaient à deux endroits différents. Comme s’ils vivaient sur deux pôles différents alors que ce n’était pas du tout le cas. Ils étaient au même endroit : Londres. Sa meilleure amie, Maxine, la première. Mais Rioja savait que son amie pensait ainsi parce que son propre mariage n’était pas fameux. Désormais, la seule chose qui les séparait avait été l’entêtement de Rioja à vouloir le repousser et maintenant, la demande de Bodevan de le laisser tranquille. Elle comprenait sa requête, mais refusait de lui accorder alors qu’il lui avait accordé bien plus. Du temps et surtout, de la patience. C’était deux choses que son mari lui avait offerts et dont Rioja avait profité trop longtemps. « On a perdu notre enfant. J’ai essayé d’être fort moi, toi tu t’es contentée de ton chagrin. Ce n’était pas toi qu’il fallait blâmer, c’était Kala. C’est elle qui ne vit plus. » Rioja ne voulait plus l’entendre parler de leur enfant de cette manière. Rioja n’avait jamais blâmé Kala. Elle avait été trop pure pour ce monde. Elle se blâmait elle pour avoir accepté ce petit rendez-vous en amoureux. « Ca ne t’a pas empêché de faire n’importe quoi avec ce qu’il restait de sa vie. Tu nous as détruit Rioja. On ne pouvait pas savoir, non. Mais on aurait dû essayer de s’en sortir ensembles. » Avec difficulté, elle déglutit. Oui, Bodevan avait raison sur toute la ligne. Elle avait été têtue comme une mule en voulant le sortir de sa vie, mais maintenant qu’il désirait vraiment en sortir, Rioja n’en avait plus envie. Elle voulait le conserver auprès d’elle. Elle ne le méritait pas. Son mari avait toujours été trop bien pour elle. Bien des gens le lui avaient dit. Rioja la méchante. C’était le rôle qu’elle jouait dans toute cette histoire. « Je t’aimerai toujours, mais ce n’est pas une excuse pour supporter tout ce que tu me fais endurer… » La boule dans son estomac était toujours présente. Rioja avait l’impression que celle-ci ne s’en irait jamais. Qu’elle serait toujours là lorsqu’elle se retrouverait en présence de Bodevan. Ses yeux remarquèrent les larmes sur ses joues et elle ferma les yeux en se pinçant les lèvres. Il n’était plus fort pour elle ni pour lui-même. Rioja l’avait détruit. Au bout d’une dizaine de secondes, elle rouvrit les yeux et le regarda. Bodevan allait probablement la repousser, mais il lui était hors de question de se retenir en voyant l’homme qu’elle aimait aussi blesser. Alors, ses doigts allèrent essuyer les larmes sur ses joues et dans un élan d’affection dont elle ne se rappelait plus posséder, le prit dans ses bras. La tête de Bo sur sa poitrine, elle l’avait juste pris dans ses bras comme s’il était un enfant blessé. « Je suis désolée, Bodevan. Je le suis vraiment. Je suis désolée de ne pas être la femme que tu as épousée. Je suis désolée de t’avoir brisé. J’ai été conne. Pardonne-moi ou dis-moi comment me faire pardonner. » Murmurait Rioja doucement, effrayée à l’idée qu’il la repousse.

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() message posté Lun 14 Mai - 15:33 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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Nous n'avions plus rien à voir avec ce jeune couple de parents qui s'étaient mariés dans la précipitation à Bali. Tant de choses s'étaient passées. Je ne parvenais plus à nous imaginer ensembles, heureux. Je ne parvenais plus à envisager mon avenir à ses côtés car le passé avait déjà foiré. Je ne savais plus comment imaginer tout cela sans savoir la douleur qu'un autre échec me ferait. Je n'avais plus la force de me donner entièrement. Je lui avais tout légué. Mon coeur, mon corps, mon âme. Ma vie. Ensembles, nous avions bâti cette famille. Et par des mauvais moyens restés vains, nous avions tenté d'arranger les choses. De recoller les morceaux brisés. Mais à la place, je n'avais fais que me briser un peu plus. M'acharner contre un mur à m'en faire saigner les poings. Je n'osais même plus regarder Rioja, mais mes larmes coulaient. Ca aussi, j'en avais assez de les cacher. De paraître fort et sûr de moi alors que sans ma femme, je n'étais rien de tout cela. Tout ce que j'avais connu et appris n'avait plus aucune importance sans Rioja à mes côtés. J'étais un corps sans vie, une encyclopédie scellée à double tour. Trop de choses à dire et à écrire, mais pas de coeur pour les énoncer. Je me laissais m'effondrer, là devant Rioja. Et je sentis, pendant un instant, que quelque chose en elle venait aussi de se briser. Lentement, elle s'approcha de moi, et vins essuyer de ses doigts mes joues. Je fermais les yeux au contact de sa peau sur la mienne et ma joue, instinctivement, vint chercher un peu plus longtemps le contact de sa paume sur mon visage. Mon coeur battait beaucoup trop vite. Comme ces trois jours. Ces trois plus beaux jours de notre vie. Notre premier baiser, la naissance de notre enfant, le jour de notre mariage. Je soupirais, mais je ne rouvrais pas les yeux. Je ne voulais pas que le rêve s'arrête là. Dans mes rêves, elle était toujours restée. Dans mon coeur aussi. Elle attrapa ma tête et la colla contre sa poitrine. Elle enroula ses bras autour de moi, en signe de protection. Je me laissais faire, et souris même. J'étais bien. Bien comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Elle parla de nouveau, et mon corps se pétrifia. Enfin. Enfin, elle comprenait. Je soupirais de soulagement, et l'entourais à mon tour de mesbras. Puis m'éloignant d'elle, mais la gardant contre moi, je lui dis : « Rester auprès de moi. » Doucement, j'avais relevé son visage vers le mien, puis je m'étais approchée pour embrasser sa joue. Puis dans un élan de tendresse, je me risquais à déposer un court baiser sur ses lèvres avant d'ajouter : « Ne me rejete pas. Pas encore. » Et sans plus attendre, je la serrais tout contre moi. Je m'étais montré audacieux. Mais je devais lui faire comprendre, que j'étais prêt à tout pour elle. Mais elle ne devait plus me détruire comme elle l'avait fait. Plus jamais.
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