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(fb) That's what friends are for ~ Victoria & Edward

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() message posté Jeu 12 Avr - 22:41 par Edward O'Sullivan
That's what friends are for
Victoria & Edward

   
Le retour d'Edward à Londres avait été aussi imprévu que mouvementé, et les quelques jours qui s'étaient écoulés depuis n'avaient pas été de trop pour retrouver un peu de calme salvateur. En peu de temps, la petite vie bien organisée du jeune homme avait littéralement basculé et il avait été contraint de réagir vite, très vite sous peine de s'attirer de gros ennuis. Tout avait commencé avec la disparition soudaine de Livia, cette femme dont il était tombé éperdument amoureux et auprès de qui il s'épanouissait depuis plusieurs années. A ses yeux elle était sans aucun doute la femme de sa vie, si bien qu'Edward avait aveuglément suivi l'ensemble de la famille de sa belle même lorsqu'il s'était agi de mettre en place un trafic d'œuvre d'arts. Profitant de son poste de restaurateur, le jeune homme avait en effet prit la mauvaise habitude de faire régulièrement disparaitre quelques pièces pour les  injecter dans un réseau parallèle par le biais de sa belle-famille. Face aux sommes qu'on lui avait laissé miroiter, Edward n'avait pas hésité bien longtemps et s'était laissé pervertir sans lutter. L'argent avait toujours été l'une de ses faiblesses, et la famille de Livia l'avait visiblement bien compris. Mais plus le temps avançait, plus le risque de se faire prendre grandissait. Ed captait bien quelques regards insistants de la part de ses collègues de travail, mais l'appât du gain était bien trop important pour cesser son petit trafic florissant. Seulement voilà, il y avait eu ce jour où il était entré dans son appartement désert, vidé de toutes les affaires de Livia, sans aucun élément de réponse à la foule de questions que cette absence avait éveillé. Mais bien vite, la réalité l'avait frappé et devant l'absence de réponse à ses multiples appels, Ed avait comprit que les choses avaient mal tourné. A force de se resserrer, l'étau avait fini par se refermer et la petite organisation qu'il formait avec sa belle famille italienne venait de voler en éclats. Seul, en sursis, le jeune homme n'avait eu d'autre choix que de préparer ses valises et de filer à l'aéroport le plus proche pour sauter dans le premier avion en direction de Londres.

Edward avait donc trouvé refuge dans sa ville natale et posé ses valises dans la maison familiale de ses grands-parents, dans l'attente de pouvoir trouver un appartement en ville. Tout ce dont il avait besoin à présent, c'était de se poser et de tenter de tirer un trait sur cette mésaventure mais aussi et surtout sur l'histoire qui l'avait uni à Livia et qui venait brusquement de prendre fin. Et quoi de mieux pour se changer les idées que de retrouver une amie ? L'un des premiers réflexes d'Edward fut donc de prendre contact avec Victoria, qui n'était clairement pas n'importe quelle amie. La jeune femme avait tout d'abord été un amour de jeunesse, son premier amour même, mais avait aujourd'hui prit le rôle de meilleure amie et ce depuis de nombreuses années. Malgré la distance qui les séparait, Edward et Victoria avaient toujours mis un point d'honneur à rester en contact et s'il y avait un bon point concernant son retour à Londres, c'était bien celui des retrouvailles qui se profilaient. Le rendez-vous était donc prit en début de soirée chez la jeune femme, et Ed  avait attendu ce moment avec impatience toute la journée. Il savait que le fait de retrouver son amie ne pouvait que lui faire le plus grand bien, et ce fut donc avec un certain enthousiasme qu'il frappa à sa porte armé d'une bonne bouteille de vin. Sourire aux lèvres, il attendit patiemment que Vic vienne lui ouvrir, pressé de pouvoir de nouveau étreindre cette amie si précieuse.

   
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() message posté Mar 17 Avr - 12:52 par Victoria J. R-Stewart

   
THAT 'S WHAT FRIENDS ARE FOR
Parfois dans la vie, il se forme un lien indestructible entre deux personnes et parfois vous finissez par rencontrer cette personne sur qui vous pouvez compter quoi qu’il arrive. Il peut s’agir d’un être avec qui vous vous unirez lors d’un mariage de rêve, mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez compter  pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est a vos côtés depuis le tout début.
Voir son reflet sans maquillage aurait dû l'effrayer. Voir les cernes, les yeux tuméfiés, la lèvre fendue, ça aussi, ça aurait dû lui faire peur. Mais non. Pas de réaction. Les deux mains accrochées au lavabo, Victoria plongea son regard dans le miroir. La robe de chambre couleur clair laissait voir sa poitrine dénudée et retombait toute droite le long de ses flans. Elle ne regarda pas ce qui se cachait en dessous ou plutôt ce qui ne se cachait plus. C'était encore trop douloureux. Elle savait que tôt ou tard, elle devrait affronter cette réalité, mais pas encore, cela faisait encore trop mal. Elle entendit du bruit derrière elle et reconnu la silhouette d'une infirmière dans l'image du miroir. « Madame Stewart ? Votre mari est là, vous allez pouvoir rentrer chez vous ». Son ton était doux, se voulait bienveillant, mais Victoria était agacée. Elle ne répondit pas et attendit qu'elle sorte de la pièce pour la laisser enfin seule. Aidan devait l'attendre dans le couloir, l'évitant encore un peu, retardant ce moment où les regards allaient se croiser. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle attendait ainsi, debout, dans cette salle de bain d'hôpital. Attendre quoi ? Rien. Il n'y avait plus rien à attendre à présent. Juste un énorme vide. Victoria refoula les larmes qui venaient lui brûler les yeux, s'accrocha une fois de plus au lavabo jusqu'à s'en faire mal aux poignets. Elle avait l’impression que si elle lâchait, elle ne se remettrait plus jamais debout. Finalement, elle rejoignit la petite chambre et se changea, mettant sur son dos une robe devenue trop grande à présent, ainsi qu'un cache-coeur sombre qu'elle noua autour de sa taille. Elle porta des lunettes de soleil sur son nez et sortit de la pièce, sans un regard pour Aidan qui attendait tout près. En silence, ils traversèrent les couloirs de l'hôpital avant de rejoindre leur voiture.

Pendant le trajet, elle avait simplement laissé son regard se perdre sur l'extérieur, tentant d'oublier le vide qui l'attendait chez elle. Quand Aidan se gara, il tourna la tête vers elle, comme s'il s'attendait à ce qu'elle dise quelque chose. Mais rien. Elle se contenta de sortir de la voiture et de rentrer rapidement dans sa maison devenue trop grande maintenant. Elle s'enferma alors dans sa chambre, voulant à tout prit se retrouver seule, pouvoir pleurer à nouveau l'enfant qu'elle venait de perdre. Derrière la porte close, elle entendait les pas d'Aidan. Il était tout près, juste derrière la cloison, mais il finit par faire demi-tour. « Je serais avec Marylou. Appelle moi si tu as besoin de quoi que ce soit ». Elle ne répondit pas. Elle se rapprocha de la fenêtre pour le voir reprendre la voiture avec sa fille. Leur fille. Enfin Victoria avait adoptée la petite alors qu'elle n'était qu'un bébé, mais légalement, elle n'était rien d'autre que sa belle-mère. Une fois seule, elle s'allongea sur son lit, les genoux recroquevillés contre sa poitrine. Le silence était pesant, trop peut être, et elle ne tarda pas à s'envoyer un cachet de valium. Le médecin lui avait dit de ne pas en abuser mais elle s'en moquait totalement. Finalement, elle sentit ses paupières s'alourdir et elle ferma les yeux.

Quand elle se réveilla enfin, l'obscurité avait imprégnée la chambre. Quelle heure était-il ? Elle n'eut pas le temps de le savoir qu'elle entendit la sonnette de l'entrée. Aidan avait-il oublié ses clés ? Peu probable. Ou alors s'était quelqu'un qui venait s'entretenir de son état et dans ce cas, la personne pouvait aller se faire voir. Elle ne voulait voir personne. Deuxième sonnerie. De sa fenêtre, elle ne pouvait pas voir qui était l'intrus. Elle finit par se relever et descendre, prête à beugler qu'on lui foute la paix. De toute façon, avec sa tête, elle pourrait faire peur à n'importe qui. Malgré tout, parce qu'elle était tout de même Victoria Reagan-Stewart, elle prit le temps d'accrocher ses cheveux en une queue de cheval et d'ajuster sa robe. Elle ne supporterait pas l'idée qu'on puisse la voir aussi démunie, même après ce qu'elle avait vécu. Troisième sonnerie. La personne s'impatientait et l'agacement de Victoria augmentait alors qu'elle ouvrait enfin la porte. Elle se stoppa net. Edward... Voilà que ça lui revenait. Ils avaient rendez-vous, une date qu'elle avait elle-même fixée, c'était aujourd'hui... Tout d'un coup, elle s'en voulu d'avoir ouvert. Elle ne voulait pas qu'il la voit ainsi, qu'il comprenne d'un coup d’œil qu'elle avait perdu son bébé. Malgré tout, elle ne pu lui fermer la porte au nez, parce que son regard, si doux, avait quelque chose de réconfortant. « Ed... Désolé j'avais oublié... », commença-t-elle, à court d'argument. Que pouvait-elle dire d'autre ? Il était facile de remarquer qu'elle ne s'attendait à avoir de la visite. Victoria était une femme toujours apprêtée, élégante, raffinée, bien loin de l'image qu'elle devait renvoyer à cet instant.
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() message posté Mer 2 Mai - 22:12 par Edward O'Sullivan
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Victoria & Edward

   
Si Edward était aussi impatient de revoir son amie Victoria, c'était avant tout parce qu'elle lui avait terriblement manqué durant ces années où chacun avait vécu sa vie de son côté, à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Bien sûr, ils étaient constamment restés en contact et s'étaient même arrangés pour se revoir régulièrement, mais le jeune homme était tout de même ravi de pouvoir enfin s'installer dans la même ville que Vic, ce qui lui permettrait de la voir encore plus souvent et d'être d'autant plus présent pour elle. Mais parallèlement à ce sentiment d'impatience, Ed ne pouvait pas oublier qu'il comptait bien sur son amie pour oublier ses tracas du moment. Il venait de traverser une épreuve particulièrement brutale, et la jeune femme était sans aucun doute la mieux placée pour le soutenir et l'aider à voir les choses autrement. Bien sûr, elle ne savait pas tout de ses petits agissement familiaux en Italie mais quoi qu'il en soit, elle pourrait au moins le comprendre sur ce qui concernait sa peine de cœur. Planté devant la porte d'entrée, Edward s'impatientait donc en actionnant la sonnette à plusieurs reprises. Mais les secondes s'égrainaient, et personne ne semblait décidé à venir lui ouvrir si bien qu'il se demanda même s'il ne s'était pas trompé d'adresse. A vrai dire, il avait imaginé une autre arrivée et un peu plus d'enthousiasme de la part de son hôte mais il ne se formalisa pourtant pas. Peut-être Victoria n'avait-elle pas entendu la sonnette ? Peut-être était-elle en train de se reposer un peu, même si ça ne lui ressemblait pas ? Après tout, sa grossesse avançait et en y songeant, Edward se sentit d'autant plus excité à l'idée de rencontrer pour la première fois ce baby bump naissant qu'il n'avait vu qu'en photo.

Plusieurs dizaines de secondes s'étaient écoulées mais la poignée s'enclencha enfin sous le regard attentif d'Edward. Mais à peine son amie eut-elle fait son apparition dans l'encadrement de la porte que le jeune homme se départit instinctivement de son sourire. Quelque chose clochait, il en était désormais certain. « Oula... » lâcha-t-il sur un ton suspicieux, son élan d'enthousiasme définitivement éteint. La Victoria qui se tenait en face de lui n'était clairement pas celle qu'il connaissait, Ed aurait pu en mettre sa main à couper. A vrai dire, il l'avait côtoyée assez intimement pour comprendre quand quelque chose n'allait pas d'un seul regard. « Vic... est-ce que ça va ? » se hasarda-t-il à demander en ayant déjà une petite idée de la réponse. Sans attendre son autorisation, Edward pénétra dans la maison et referma la porte avec précaution derrière lui. Et alors qu'il s'apprêtait à enlacer Victoria pour sceller définitivement leurs retrouvailles, le regard du jeune homme s'arrêta brièvement sur le ventre de son amie. Ce ventre arrondi qui l'avait ravi lorsqu'il l'avait découvert en photo et qu'il ne retrouvait pas aujourd'hui. « Victoria ? Qu'est-ce que... » souffla Edward, totalement décontenancé et incapable de poser la question qui lui brûlait pourtant les lèvres. Pour toute réaction, il se contenta de plonger son regard dans celui de Victoria, en y cherchant ne serait-ce qu'une bribe d'indice pour expliquer cette vérité qu'il redoutait déjà de connaitre.

   
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() message posté Dim 13 Mai - 20:24 par Victoria J. R-Stewart

   
THAT 'S WHAT FRIENDS ARE FOR
Parfois dans la vie, il se forme un lien indestructible entre deux personnes et parfois vous finissez par rencontrer cette personne sur qui vous pouvez compter quoi qu’il arrive. Il peut s’agir d’un être avec qui vous vous unirez lors d’un mariage de rêve, mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez compter  pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est a vos côtés depuis le tout début.
Elle trouvait une certaine quiétude à ce silence, même si paradoxalement, cela l'angoissait. Victoria était une femme du monde, de celles qui s'agite en permanence, qui ne savent pas tenir en place. La Stewart était femme active qui ne manquait jamais d'activité, qui ne prenait jamais le temps de souffler. C'était là sa principale caractéristique. Mais maintenant, elle se sentait vide. Un vide immense, intense, qui venait lui écraser la poitrine avec force. Depuis l'accident, elle se sentait dépourvu de toute forme d'énergie, d'élan quelconque. Le seul effort qu'elle fournissait c'était quand Marylou venait la voir, quand elle approchait son visage poupon pour éponger un peu de sa peine. Mais là encore, à voir cette petite fille qu'elle n'avait pas porté, elle repensait à son petit garçon qui ne verrait jamais le jour. Et elle se détestait de penser ainsi. Elle se maudissait d'analyser la situation ainsi mais c'était plus fort qu'elle. Son fils était mort, le seul enfant qu'elle avait porté et désiré, lui avait été enlevé. Victoria en voulait à la terre entière pour ça. Et à Aidan. Surtout à lui en fait. A chaque fois qu'elle posait son regard sur son mari, elle ressentait une déchirure dans son ventre, le rendant responsable de la perte de leur enfant à naître. Et voir la détresse dans ses yeux, mais surtout cette pitié qu'elle lui inspirait, c'était tout simplement intolérable. Elle aurait préféré qu'il l'évite, qu'il se mette en colère, plutôt que de le voir si stoïque, si effacé. Aidan n'avait jamais été un grand démonstratif, mais face à la perte de leur fils, elle aurait apprécié qu'il verse quelques larmes.

En rentrant chez elle, le silence ne tarda pas à la bercer. Elle devrait s'y habituer. Elle ne savait pas pourquoi elle l'envisageait ainsi, mais elle le sentait. Victoria avait cette étrange impression que le reste de sa vie serait ainsi à présent, que le silence allait devenir son meilleur allié dans la tempête qui allait suivre. Parce qu'elle s'en voulait, parce qu'elle en voulait à Aidan, alors elle voyait mal tout cela bien se terminer. C'était son état d'esprit quand elle entendit la sonnette de la porte d'entrée. Victoria ne voulait voir personne, elle voulait simplement dormir, dormir si fort qu'elle finirait par tout oublier une bonne fois pour toute. Puis elle se souvint que peu de personne étaient au courant de toute manière. Tout été allé si vite... Ils avaient fait le choix de garder cela pour eux pour l'instant. Et puis Victoria n'était pas d'attaque pour affronter le monde extérieur actuellement. Se terrer restait encore une solution préférable à celle de devoir encaisser les regards miséreux des gens.

Quand elle ouvrit la porte, elle se retrouva face aux yeux clairs de son ami. Edward souriait à sa vision mais son visage ne tarda pas à changer d'aspect. Il avait un visage si doux, si avenant. Il était tellement différent d'elle. Victoria était une femme autoritaire au visage fermé, impassible. A côté de lui, elle passait forcément pour une vraie garce. Mais cela ne la gênait pas de lui laisser le beau rôle, elle l’aimait pour cela aussi. « Vic... est-ce que ça va ? », lui demanda-t-il avec un regard soudain si sérieux. Elle recula pour le laisser entrer mais Edward avait déjà fermé la porte, les abritant des regards trop curieux du voisinage. Il lui faisait face, attendant qu'elle lui réponde. Mais aucun son ne sortit de sa bouche, comme si le silence qu'elle appréciait tant avait répondu avec un peu trop d'empressement à sa requête. Elle réussi simplement à secouer la tête dans une tentative de sauvetage. Mais le regard de son ami s'assombrit davantage tandis qu'il fit un pas pour la prendre dans ses bras. « Victoria ? Qu'est-ce que... » Elle sut à son expression qu'il avait comprit. Elle vit l'inquiétude dans son regard, mais pas comme elle l'aurait pensé. Edward la connaissait bien, ils étaient amis depuis si longtemps... Elle chercha à dire quelque chose mais elle sentit les mots se bloquer dans sa gorge, puis sa respiration devenir chaotique. Non, elle ne pleurait pas, non... Edward patientait encore, toujours debout face à elle. « Je... Je l'ai perdu... », réussi-t-elle à articuler. Cette vérité venait lui brûler la gorge, mais aussi les yeux. Elle sentit les larmes lui monter aux joues et elle secoua la tête pour les chasser. Jusque là, elle n'en n'avait parlé qu'à Aidan. Mais le dire à quelqu'un d'autre rendait la vérité encore plus réelle, tellement cruelle. Elle planta ses yeux larmoyant dans ceux d'Edward et se mit à trembler. La douleur était encore vivace et elle avait la sensation qu'elle ne la quitterait plus jamais. « J'aurais dû te prévenir. Je voulais pas que tu me vois comme ça. Mais... C'est arrivé si vite, j'ai pas eu le temps, je savais pas... », bafouilla-t-elle. Parce que ce n'était pas tant son visage tuméfié qui était choquant, elle le savait bien, mais plutôt cette absence de chaleur en elle, ce vide laissé par un ventre qu'elle avait apprit à chérir.
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() message posté Dim 20 Mai - 14:02 par Edward O'Sullivan
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Victoria & Edward

   
Ses retrouvailles avec Victoria, Edward les avait imaginées autrement. Peut-être même à l'exact opposé de ce qu'elles étaient en réalité. Car l'enthousiasme et la joie auxquels il avait songé avant d'arriver semblaient avoir laissé place à une sorte d'amertume mêlée d'incompréhension qu'il ne parvenait pas encore à appréhender. Une foule de questions se pressa dans son esprit lorsqu'il constata que son amie ne l'attendait pas avec l'impatience qu'il avait espérée. Pire, tout dans l'attitude et le regard de la jeune femme semblait crier que quelque chose était arrivé. Quelque chose d'assez grave pour prendre le pas sur ce moment qui s'était pourtant annoncé si joyeux. Craignant ce qui allait suivre, le jeune homme se permit tout de même d'entrer en refermant la porte derrière lui. Victoria tentait de faire bonne figure, mais l'absence de réponse aux questionnements de son ami n'augurait clairement rien de bon. Néanmoins, Edward s'approcha finalement pour la saluer comme il se devait mais il dut interrompre son geste en réalisant brutalement les raisons pour lesquelles il trouvait Victoria dans un tel état. Lui qui s'était fait une joie de faire connaissance avec ce petit bonhomme à venir à travers le ventre de son amie qui serait, il le savait, une mère parfaite se retrouvait face à une réalité bien différente. Alors que la jeune femme avait affiché fièrement à travers quelques photos qu'il avait reçues les formes qui trahissaient depuis peu sa grossesse, plus rien ne semblait indiquer la naissance prévue dans les prochains mois. Un profond malaise vint alors envahir l'esprit du jeune restaurateur qui chercha instantanément quelques réponses dans les yeux clairs de son amie. Et malheureusement, il trouva cette fois ce qu'il cherchait. Luttant encore et toujours contre les larmes qui embuaient pourtant déjà ses yeux, Victoria avoua avec difficultés qu'elle avait perdu son enfant. « Vic... » souffla Edward de manière presque inaudible, alors qu'il assistait à la scène avec une impuissance qui le désolait.

Contre toute attente, et devant un Edward abasourdi qui ne semblait plus oser esquisser le moindre geste, l'hôte des lieux poursuivi son récit en regrettant de ne pas l'avoir prévenu. La catastrophe était a priori arrivé très vite, et le jeune homme comprit à cet instant que tout était très récent. Il fut alors surpris de la trouver seule chez elle dans de telles circonstances mais, incapable de trouver les mots qui pourraient la réconforter, Ed avança finalement d'un pas vif pour venir la serrer dans ses bras. Que pouvait-il bien faire d'autre ? Lui dire qu'il était désolé pour elle ? Ces mots seraient tellement dérisoires et inutiles qu'il préféra les lui épargner. Au lieu de ça, il lui prouva qu'il était là et qu'elle pouvait compter sur lui à sa manière, en la serrant un peu plus fort contre lui pour tenter de calmer ses tremblements. Peut-être qu'une telle initiative déplairait à la jeune femme, elle qui n'avait jamais été très avenante, mais Edward n'en avait que faire. Quoi qu'elle puisse bien en dire, il sentait qu'elle avait besoin de soutien, besoin de réaliser qu'elle n'était pas seule dans cette épreuve même s'il elle s'en était probablement déjà convaincue. Et pour ce qui était de ne pas la voir dans un tel état, Edward s'en fichait pas mal. Au contraire, il avait désormais la certitude que sa plce était ici auprès d'elle, plus que n'importe où ailleurs. Même s'il aurait voulu faire durer cette étreinte jusqu'à ce que Victoria oublie ce mauvais rêve pourtant bien réel, le jeune homme finit par se détacher légèrement de son amie pour retrouver son regard qui traduisait bien mieux que n'importe quel mot la peine qui l'étreignait. Bouleversé par ce qu'il y voyait, Edward scruta ses prunelles quelques instants sans rien dire mais se fit finalement violence pour reprendre la parole d'une voix douce, presque éteinte : « Comment c'est arrivé ? De... depuis combien de temps ? » A vrai dire, il ignorait si le fait d'en parler avec elle était la meilleure marche à suivre, mais Edward avait besoin de savoir. De savoir ce qui avait privé son amie de ce bonheur incomparable, de savoir depuis combien de temps elle ressassait sa peine seule chez elle, de comprendre comment il avait pu revenir en ville sans se douter de rien.

   
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() message posté Mer 30 Mai - 18:22 par Victoria J. R-Stewart

   
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Parfois dans la vie, il se forme un lien indestructible entre deux personnes et parfois vous finissez par rencontrer cette personne sur qui vous pouvez compter quoi qu’il arrive. Il peut s’agir d’un être avec qui vous vous unirez lors d’un mariage de rêve, mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez compter  pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est a vos côtés depuis le tout début. @Edward O'Sullivan
Elle n'aurait pas dû l'accueillir ainsi. Elle n'aurait pas dû retrouver son ami, son meilleur ami, dans des circonstances pareilles. Plus rien n'avait de sens. Et elle avait la sensation, l'horrible impression, qu'elle allait toujours ressentir cela à présent. Que plus rien n'aurait plus jamais de sens à ses yeux. Et elle s'en voulait de penser ainsi, parce qu'il y avait Marylou, parce qu'elle était mère, même si son nom n’apparaissait sur aucun papier officiel. Mais quand elle pensait à sa fille, elle pensait à ce petit frère qu'elle lui avait promit, à toutes ces choses qu'elle lui avait dit qu'ils pourraient faire ensemble plus tard et la peine, la honte, le chagrin, tout l'accablait à nouveau. C'était comme remonter à la surface après avoir sentit ses poumons se remplir d'eau mais ne pas avoir assez de force pour se maintenir à flot, et de nouveau ressentir l'oppression. Toujours comme ça, comme un cycle sans fin. Victoria détestait cette sensation mais elle n'arrivait pas à la surmonter. Et en même temps, c'était tellement neuf, tellement soudain. Elle n'avait pas encore fait son deuil et, quelque part, elle n'avait pas envie de le faire, car cela rendrait le tout affreusement réel et elle ne voulait pas affronter la réalité pour l'instant. Pas tout de suite, pas encore. Même si son ventre atrocement plat lui rappelait l'horrible vérité, elle avait envie de se plonger encore un peu dans son autre vie parallèle, dans celle qu'elle avait quitté trop rapidement.

Et dans cette autre vie, elle aurait été ravi d'ouvrir sa porte à Edward. Ils se voyaient rarement en vrai, ayant tous deux des vies bien occupées, mais Edward étant surtout à l'étranger. Son retour sur Londres avait réjoui Victoria, elle qui se sentait parfois seule dans cette ville, loin de son quotidien New-Yorkais. Et était heureuse qui la rejoigne alors qu'elle s’apprêtait à devenir officiellement maman, une grossesse qu'elle avait partagé avec lui via le téléphone. Et aujourd'hui, pour la première fois, elle lui aurait montré son ventre rebondi. Eux qui s'étaient connu très jeunes, la voir porter un enfant avait quelque chose de surprenant mais de réjouissant. Surtout pour une première grossesse après trente-cinq ans. Car ce bébé, Victoria ne l'avait pas forcément voulu au départ. C'est Aidan qui avait réussi à la convaincre, lui qui désirait ardemment qu'ils puissent agrandir leur famille. Et Victoria avait alors aimé ce petit dés qu'elle avait apprit être enceinte, comme si toutes ses anciennes hésitations et ses peurs s'étaient envolé à cette annonce, comme si le simple sourire radieux d'Aidan l'avait convaincu qu'elle pourrait devenir mère. Était-ce parce qu'elle n'avait pas voulu d'enfant au départ qu'elle avait perdu son fils ? Aujourd'hui, elle ne pouvait s’empêcher d'y songer.

Alors qu'elle sentait l'émotion la submerger, elle sentit les bras d'Edward l'enserrer, sa carrure venant épouser sa frêle silhouette afin d'apaiser ses tremblements. Victoria ne bougea pas, laissant cette chaleur l'envahir, puis elle posa sa tête contre son torse, ses bras repliés contre elle. « Comment c'est arrivé ? De... depuis combien de temps ? ». Elle entendit sa voix près de son oreille. Il n'y avait aucune curiosité malsaine la-dedans, juste une question qu'il posait de la voix la plus douce qu'il pouvait. Elle releva lentement la tête, croisa les bras sur sa poitrine, comme pour se donner du courage. « On peut aller dans le salon ? », demanda-t-elle d'abord, mais plus pour se donner bonne contenance. Elle avait besoin de s'asseoir, par peur de sentir ses jambes flageoler au point de ne plus supporter son poids. Ce qui était paradoxale quand on savait que peu de temps avant, elle avait un ventre arrondi et des jambes bien assez robustes pour supporter le tout. Edward la suivit dans la pièce principale, une pièce lumineuse et décorée avec soin, à l'image de la propriétaire. Elle se réfugia dans un fauteuil où trônait un plaid aux couleurs de la pièce. Son ami prit place en face d'elle et ne lui reposa pas la question, attendant qu'elle trouve la force de poursuivre. Elle le reconnaissait bien là. Elle pressa un peu plus ses bras autour de sa poitrine avant de se lancer : « Je suis tombée... Enfin j'ai été bousculé, le métro était plein à craquer et... Il y a eu un mouvement de panique... J'ai trébuché... », elle se stoppa, l'émotion reprenant le dessus. Elle revoyait nettement la marrée humaine se presser vers la sortie, la sensation d’asphyxie, puis ses jambes céder et ensuite le trou noir. Les médecins lui avaient dit qu'elle était tombé sur le ventre et que le bébé avait manqué d'air. En vérité, elle ignorait si elle était tombé toute de seule ou si quelqu'un, dans la précipitation, l'avait bousculé. Elle avait encore mal aux côtes, son corps ayant été piétiné avant qu'on se rende compte qu'elle était inanimée au sol. Elle prit soudain conscience qu'Edward avait pu imaginer le pire avec son visage gonflé. Une chance pour elle qu'elle est prit le temps d'enfiler un gilet afin de cacher ses ecchymoses au niveau des bras. Non, ce n'était pas Aidan qui lui avait cogné dessus, mais, quelque part, elle aurait sans doute préféré cela au fait de le rendre responsable de la perte de leur bébé. « Je suis sortie de l'hôpital ce matin... C'était il y a trois jours », ajouta-t-elle. Trois jours d'examens pour lui confirmer qu'elle avait perdu son bébé, pour lui enlever, pour tenter de recouvrir ses plaies qu'elle savait insoignables, à vif pour toujours.  
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That's what friends are for
Victoria & Edward

   
D'aussi loin qu'il se souvienne, Edward ne s'était jamais senti aussi impuissant face à sa meilleure amie. La peine et la douleur qu'il lisait dans ses yeux clairs lui brisaient le cœur et pourtant, il se trouvait bien incapable de faire quoi que ce soit pour la soulager. Son premier réflexe fut d'offrir une étreinte à Victoria mais même si la jeune femme se laissa d'abord aller entre ses bras, Edward savait pertinemment que ce geste était insignifiant. Il ne pouvait pas tout régler simplement en enlaçant son amie et même si cela marquait son soutien, son étreinte ne suffirait pas à lui faire oublier cet affreux cauchemar. Néanmoins, le jeune homme avait besoin d'en savoir plus pour comprendre, pour connaître toute la vérité et tenter de se faire une idée de l'état d'esprit dans lequel se trouvait Vic... même s'il ne pourrait sans doute jamais imaginer l'ampleur de sa douleur. Il ne voulait en aucun cas la brusquer, et lorsqu'elle proposa d'aller s'installer dans le salon Edward se contenta de hocher la tête en soufflant : « Bien sûr... ». Avec bienveillance, il plaça une des ses mains dans le dos de la jeune femme pour l'accompagner jusqu'à la pièce voisine, puis s'installa dans un fauteuil juste en face d'elle. Victoria ne reprit pas la parole instantanément, mais rien ne pressait. Edward entendait bien lui laisser tout le temps dont elle avait besoin pour en venir aux faits, du moment qu'elle finissait par lui apporter les réponses qu'il attendait. Et après quelques instants d'un silence qui se faisait pesant, l'hôte des lieux passa enfin aux aveux.  Elle évoqua sa chute, le mouvement de panique, mais après quelques mots seulement elle dut stopper son récit sous le coup de l'émotion. La mine d'Edward était devenue bien plus grave, alors qu'il prenait toute la mesure de ce qui était arrivé à son amie. « Si j'avais su avant... je serai venu plus tôt. T'aurais du m'appeler... » balbutia-t-il entendant la main pour se saisir de celle de Victoria qui se tenait toujours en face de lui. Il était censé être son meilleur ami, être là pour elle en toutes circonstances et pourtant, il n'avait rien pu faire. L'ironie avait même voulu que tout cela arrive après son retour à Londres, alors qu'il ne se trouvait plus qu'à quelques kilomètres d'elle. Mais il n'était plus temps de se torturer l'esprit, et l'important était à présent de soutenir Vic du mieux qu'il le pouvait.

Cela faisait maintenant trois jours que le drame s'était produit et Victoria expliqua qu'elle était rentrée chez elle le matin même. Un léger soupir échappa à Edward, qui ne pouvait s'empêcher d'observer le visage marqué de son interlocutrice. Il aurait voulu l'aider de manière concrète, lui apporter un peu plus que de simples mots qu'elle entendrait probablement à de multiples reprises lorsque la terrible nouvelle se répandrait. Mais pour le coup, le jeune homme manquait cruellement d'arguments. Il ne parvenait pas à trouver la solution pour l'aider à aller mieux, et ne savait pas si celle-ci existait vraiment. Rien ne semblait pouvoir l'aider à faire face à la douleur et à l'immense épreuve qu'elle devait endurer. Mais soudain, quelque chose interpella Edward qui laissa son regard se balader un peu autour de lui alors qu'il tendait l'oreille dans l'espoir de capter le signe d'une présence. Mais rien n'arriva jusqu'à lui et alors qu'il fronçait légèrement les sourcils, le jeune homme souffla : « Attends... t'es... t'es toute seule là ? » Bien sûr, il connaissait parfaitement bien Victoria, et se doutait qu'elle avait voulu s'isoler pour ne rien laisser paraître de sa détresse. Mais il savait aussi qu'au fond, tout ce dont elle avait besoin, c'était une présence. Le soutien de ses proches, et cela n'impliquait pas seulement Edward. « Faut pas rester comme ça Vic... » reprit-il en secouant légèrement la tête. « Je sais que c'est certainement pas ce que tu voudrais mais... ne reste pas toute seule. » A vrai dire, maintenant qu'il était là, Edward n'avait pas tellement l'intention de lui laisser le choix et il le lui fit d'ailleurs savoir en ajoutant : « Je n'ai rien de prévu, je peux rester avec toi jusqu'à ce que tu ne me supportes plus et que tu me mettes à la porte... » Un mince sourire se dessina au coin des lèvres du jeune homme qui s'efforçait de détendre un peu l'atmosphère même si le moment était probablement mal choisi. D'ailleurs, il ne tarda pas à reprendre son sérieux et après un nouveau soupir, il osa ka question qui lui brûlait à présent les lèvres : « Et... Aidan ? »

   
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() message posté Hier à 18:43 par Victoria J. R-Stewart

   
THAT 'S WHAT FRIENDS ARE FOR
Parfois dans la vie, il se forme un lien indestructible entre deux personnes et parfois vous finissez par rencontrer cette personne sur qui vous pouvez compter quoi qu’il arrive. Il peut s’agir d’un être avec qui vous vous unirez lors d’un mariage de rêve, mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez compter  pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est a vos côtés depuis le tout début. @Edward O'Sullivan
Sans doute qu'elle se serait montré plus forte si elle avait déjà connu pareille douleur, pareille perte. Mais à trente-six ans passé, Victoria avait toujours eut de la chance. De la chance et la hargne pour arriver à tout. Elle n'avait jamais été particulièrement malheureuse avant ça. Elle pouvait même dire qu'elle avait eut la vie rêvée, celle qu'elle s'était construite minutieusement. Elle avait eut une enfance plutôt correcte, même si ses parents ne lui avaient jamais témoigné beaucoup d'amour. Victoria s'en était servit pour devenir rapidement indépendante, pour se forger une identité forte, prouvant au monde entier qu'elle n'avait besoin de personne. Elle avait travaillé dur pour devenir l'agent d'aujourd'hui, celle que beaucoup s'arrachait car elle s'était battit une solide réputation. Elle n'avait jamais manqué de rien, elle avait eut cette chance d'avoir toujours un toit royal au dessus de sa tête et de quoi vivre très largement. Oui, Victoria avait toujours eut une vie agréable, presque idéale même avec l'arrivé d'Aidan et de Marylou dans sa vie. Alors s'était doute cela le plus dur : se dire que finalement, elle n'avait pas tout, que la vie avait reprit ses droits. On lui avait enlevé une partie d'elle-même, on lui avait montré que, jusque là, elle était plutôt chanceuse, qu'il était tant d'inverser la tendance.

Et cette injustice l'avait cueillit sans crier gare. Quant son bonheur était au maximum, quand elle se pensait intouchable : la perte avait frappé, violente, tenace, insoutenable. Devoir en parler était un exercice difficile. Tout était encore trop frais, trop vivace pour elle. Pourtant, elle avait l’impression qu'il fallait en passer par là, même si l'idée même d'accepter réellement la situation lui était intenable. Elle n'avait dit que deux phrases mais c'était déjà trop. Edward était le premier à qui elle en parlait vraiment. Bien sûr, il y avait eut les médecins et Aidan, mais elle n'était pas sur de la manière dont elle avait abordé la chose à ce moment là. A vrai dire, c'était encore confus. Elle se souvenait d'avoir marmonné quelques mots avant de se rendre compte que son ventre ne réagissait pas, qu'elle ne sentait aucune présence à l'intérieur d'elle. Elle s'était tourné vers Aidan qui, avec ses yeux humides, lui avait confirmé ce qu'elle savait déjà. « Attends... t'es... t'es toute seule là ? » Elle haussa les épaules. Son ton n'était pas méprisant ou trop curieux, il se posait simplement la question. Peut être s'était-il attendu à ce que Marylou soit dans le coin ou encore Aidan, pas trop loin, lui laissant la juste distance. « Il a emmené Marylou dehors... sûrement chez ses parents ». En vérité, elle n'avait aucune idée de l'endroit où ils se trouvaient. Mais Aidan avait sans doute opté pour un endroit rassurant où Marylou pourrait s'amuser, oubliant un peu l'état dans lequel était rentré sa mère. Victoria ne voulait pas qu'elle la voit dans cet état. Et elle ne parlait pas seulement du corps abîmé, non, mais aussi de la détresse qui l'habitait, même si elle faisait son maximum pour ne rien laisser paraître. Mais le plus dur, c'était sans doute de voir son ventre plat et de rentrer seule à la maison, sans couffin dans la main, sans le petit frère tant attendu. « Faut pas rester comme ça Vic... Je sais que c'est certainement pas ce que tu voudrais mais... ne reste pas toute seule. Je n'ai rien de prévu, je peux rester avec toi jusqu'à ce que tu ne me supportes plus et que tu me mettes à la porte...». Elle leva son regard azur vers lui. Il avait toujours été si gentil, si aimable. Elle ne le méritait certainement pas comme meilleur ami. Elle savait qu'il faisait ça pour elle, qu'il ne supportait pas l'idée de la savoir seule après ça. Aussi elle lui rendit le même sourire. « Je te mettrais jamais à la porte... Et même si je voulais, tu ne me laisserai pas faire ». Edward n'était pas du genre à lâcher si facilement et elle le remerciait pour ça. Pour autant, elle avait du mal à lui dire qu'elle voulait qu'il reste. Parce qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait tout court. Elle aimait la solitude dans ces moments là, mais savoir que quelqu'un était là, même dans la pièce d’à côté, avait quelque chose de rassurant. « Et... Aidan ? » Cette fois encore, elle n'entendit aucune réflexion dans sa voix. A sa place, elle n'aurait pas été si magnanime. Il était normal qu'il s’interroge après tout. Victoria haussa de nouveaux les épaules. « Il en parle très peu. Il me dit qu'il doit rester fort pour Marylou, qu'elle a besoin qu'un de nous deux garde la tête froide. Il a sans doute raison... », commença-t-elle. Mais quelque chose s'anima en elle, un brusque regain de rage, représenté par un spasme révélateur. « J'arrive plus à le regarder », finit-elle par admettre tout passant une main sur son visage, comme pour chasser la vérité. Car c'était ça qui faisait le plus mal, se dire qu'elle en voulait à son mari, se dire qu'elle le rendait responsable de ce drame. Lui, Aidan, l'homme qu'elle avait choisi, l'homme pour qui elle donnerait tout. « Mais... Et toi ? Raconte moi ton retour, s'il te plaît, parlons d'autre chose ». Tout plutôt que de se sentir aussi mal, aussi vide, aussi seule.
©️ nightgaunt
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