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( Max et Alistair) As Clumsy as you been, there's no one laughing


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MEMBRE

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() message posté Mar 17 Avr - 22:26 par Alistair H. Pratt
AS CLUMSY AS YOU ARE
feat Maximillian Berkeley
De sa vie, Alistair n’avait jamais vécu une relation aussi fusionnelle que celle-ci.  Et ça le rendait complètement dingue. Déjà, la blancheur immaculée de la silhouette de porcelaine lui créait un sentiment mixte de honte et de soulagement intense. Après un enchevêtrement presque trop passionné, il posait son front brûlant sur les majestueuses rondeurs de sa sauveuse pour y retrouver un peu de fraîcheur.

Mais il devait admettre qu’après deux jours scotché au côté de la cuvette de la salle de bains, presque fusionnée à elle, il en avait marre.

Il gagné le gros lot, apparemment. Une grippe carabinée et une violente indigestion. Alistair n’avait été malade que quelques fois dans sa vie. Un petit rhume par-ci, une gorge enrouée par là, mais jamais rien de plus. Et ceci arrivait à peine quelques semaines après avoir appris son diagnostic… Un autre soubresaut douloureux arriva, ainsi que des gargouillements peu agréables à entendre, le laissant sans force sur le plancher de la salle de bains. Il regarda le plafond et lança une plainte, d’une voix enfantine.

« Mon dieu... achevez-moi tout de suite, tant qu'à y être... j'eeeeeen peux plus....»*

Il avait laissé un message inquiet à la petite clinique, dans Hammersmith. Docteur Taylor, une jeune femme bien sympa, l’avait rappelé au bout d’une heure et lui avait donné rendez-vous. Elle avait passé un bon vingt minutes à le rassurer. Il était séropositif, certes mais il n’avait pas le sida. Et il ne l’aurait sans doute jamais s’il prenait ses médicaments comme il le faut et s’il prenait soin de lui. Et le virus serait sans doute indétectable d’ici quelques années. Le système immunitaire d’Alistair allait bien. Ce n’était que le stress. Il avait simplement prit froid et mangé quelque chose de pas bien. Voilà tout.

Il avait été con. Il était revenu à ce fameux arrêt d’autobus où il lui avait semblé voir son double et était resté là, comme un imbécile à l’attendre sous l’averse froide d’avril. Mais le fantôme n’était pas revenu le hanter. Puis, il était allé dans un casse-croûte un peu glauque et avait englouti trois hot-dogs à la mine douteuse. Et maintenant, Alistair vomissait ses trippes entre deux quintes de toux et 39 degrés de fièvre. Bravo, champion.

De peine et de misère, il se leva du plancher frais pour tenter de rejoindre son lit, dans la pièce à côté. Son petit appartement deux pièces de luxe, en plein milieu du quartier Soho, était bordélique. Ses vêtements souillés étaient par terre, dans un pile, près de la salle de bain. Une boîte de teinture brun foncée ouverte traînait sur le comptoir de la cuisine, entre deux assiettes sales. Des emballages d’hamburgers jonchaient la table de la cuisine, entre ses manuels de droit. Il était en retard dans ses lectures. Mais il s’en fichait. Il avait obtenu un A- et son père jubilait presque. Un C passerait inaperçu. C’était mieux qu’un F, non ?

Une bouteille de soda à la lime traînait à côté de son lit. Il en prit une rasade pour faire passer l’atroce goût fétide. Il avait envie de fumer une clope mais une autre quinte de toux l’en dissuada. Le sucre de la boisson faillit déclencher une nouvelle nausée mais elle passa, à son grand soulagement.

Il se pelotonna dans son grand lit, en position fétale et poussa un autre geignement pleurnichard. Seule la vision de son clavier électronique, qui trônait en face du lit, le soulageait un peu et le rassurait. Il aurait préféré être le groupe et jouer de la musique. Il avait texté les gars du groupe pour s’excuser de ne pas être présent, à la pratique. Il aurait voulu mettre un disque mais n’avait plus l’énergie de se lever. L’écran de son téléphone clignotait. Deux appels manqués, un message vocal de sa mère, lui demandant de bien s’habiller pour le dîner de dimanche prochain, pour une fois, en lui disant qu’elle devait lui présenter une charmante jeune fille avec qui il s'entendrait surement et un texto de l’assistant de son père pour savoir à quelle heure il devait passer le chercher, avant le dîner. S'ils savaient.... Mais le jeune homme n'osait même imaginer. Alistair s’engouffra dans les couvertures. Il n’en pouvait plus de toute cette merde.

Il entendit vaguement des pas dans l’escalier et le cliquetis de la serrure. Il leva faiblement la tête pour apercevoir la frimousse rousse de son meilleur ami entrer dans sa chambre. Son cœur se réchauffa un peu. Il fit un pâle sourire au nouvel arrivant.

«Hey Baaaaaby Boy….  Qu’est-ce que tu fous ici ? Ricardo ne t'as pas causé de soucis, à l'entrée, hein?»

Sa tête retomba mollement sur l’oreiller et il toussa violemment.

« T’es pas avec Cass ? Crois-moi Max…  tu veux pas attraper cette saloperie. Je vaiiis creeeeeeeever, vieux….. »
☾ anesidora


* En français dans le texte
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MEMBRE

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() message posté Ven 20 Avr - 20:09 par Maximilian Berkeley

Je venais d'achever ma journée de travail. Ce jour là, je ne travaillais que le matin, j'avais donc mon après-midi de libre. Alors qu'avec le groupe on avait prévu une séance de répétition, Alistair nous avait envoyé un message comme quoi il était malade comme un chien et qu'il ne pouvait pas assurer son rôle. Donc répétition annulée. C'était dans la politique du groupe. C'était tous ou rien. Jamais on ne jouait ou composait alors qu'un de nous était absent. On y mettait un point d'honneur. De ce fait, cet après-midi, j'avais prévu d'aller voir Alistair chez lui pour jouer le garde-malade.
Avant de me rendre à son domicile, j'étais allé manger avec une collègue dans dans un fish & chips près du British Museum. Ensuite, je suis passé au Bubble Tea pour me prendre une boisson avant d'enfin me rendre chez mon ami en début d'après-midi. Il habitait dans un appartement luxueux au coeur de Soho. Un valet m'intercepta alors que j'entrais dans l'immeuble prestigieux. Poliment, je lui signalai que je rendais visite à "Mr. Pratt". A force de me voir, Ricardo -c'était son prénom- me connaissait bien que je pense qu'il m'appréciait peu, comme si j'étais un gueux. De toute façon, il n'avait pas vraiment d'excuse pour ne pas me laisser aller voir Alistair donc je montai jusqu'à l'appartement de ce dernier.
Sans même toquer, j'entrais dans l'appartement. J'eus presque un vertige en voyant un tel capharnaüm. Des emballages de fast-foods, des livres de droit, des bouteilles de soda... Ça traînait partout. Prenant garde à ne marcher sur rien, j'avançais consciencieusement en direction de la chambre d'Alistair après avoir posé sac et veste, toujours mon bubble tea à la main. Je le vis, agonisant dans son lit. Il m'adressa un faible sourire en constatant mon arrivée et me demanda ce que je faisais ici avant de se laisser retomber lourdement sur son oreiller.
« De toute façon, que veux-tu qu'il dise Ricardo ? »
Je vins poser mon bubble tea sur l'un des meubles de la chambre en écoutant mon ami geindre comme s'il allait y laisser sa vie. Je me tournai vers lui.
« Mais non, je t'assure que demain tu seras encore vivant. Même encore dans un mois. » dis-je avec détachement en rangeant quelques vêtements qui traînaient. « Tu as pris des médicaments au moins ? »
J'aurais mis ma main à couper que ce n'était pas le cas.
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() message posté Sam 21 Avr - 9:12 par Alistair H. Pratt
As clumsy as you are..
feat Maxillian Berkeley

« Tu as pris des médicaments, au moins ? »

Alistair lui jeta un regard rempli de résignation et marmonna, entre les couvertures quelque chose qui ressemblait vaguement à un « ces saloperies de médicaments ne serviront à rien de toute façon » avant d’être secoué par une violente quinte de toux. La vision du gobelet de thé aux bulles - breuvage qu’il adorait pourtant - lui donna la nausée et il se mit en boule sous l’édredon en plume d’oie pour éviter de vider ses tripes devant son meilleur ami.

Il avait une grave envie de chialer. Comme quand il était un gosse et que tout se réglait par une bonne crise de larmes. Comme si tout s’éclipserait comme par magie : cette foutue grippe, la brûlure dans ses poumons quand il osait aspirer une goulée de nicotine, cette foutue indigestion… Ce maudit dîner que ses parents organisaient, dimanche soir prochain, dans l’espoir de le marier à une putain d’héritière dont il se fichait éperduement, ces maudites études en droit qui le tuaient à feu doux et ce virus à la con, avec un grand V, qui finirait par avoir raison de lui.

De cette vie de merde dans une cage dorée, quoi.

Mais il allait bientôt avoir 25 ans. Il était un homme depuis longtemps. Il pouvait plus vraiment se permettre ce corportement de môme. Ses amis… ses vrais amis n’étaient pas des mioches. Ils vivaient leurs vie sans personne ne les aident,  eux. Il détestait que Max le voit ainsi. Il était au bord des larmes. Mais il devait être fort. Pour les Untitled. Pour le groupe. Pour Max et Cass.

Depuis qu’il avait reçu son diagnostic, il n’avait plus beaucoup d’énergie.  Il avait l’impression d’avancer comme un comdamné à mort. Il paraît que ça passerait. C’est ce que Docteur Taylor disait. Avec un bon support. Que ce n’était pas la fin du monde. D’ici là, il espérait avoir assez de muscles dans la mâchoire pour prétexter sourire. C’est tout.

Il releva la tête de son oreiller et fronça les sourcils, devant son ami qui ramassait ses fringues éparpillées dans la pièce.

« Oh Max ! Laisse ça, tu veux ? La bonne va passer demain. Elle va ramasser tout ça. »

C’était faux, évidemment. Il avait renvoyé Maggie chez sa mère quelques semaines plus tôt. Il savait comment son père traitait le personnel. Il savait que Ricardo et Maggie peinaient à joindre les deux bouts, de temps en temps. Et il savait qu’un petit surplus leur étaient accordés pour « veiller sur lui ». Et il ne pouvait pas se permettre que Maggie fouille la pharmacie. Pas maintenant. Pas avant de savoir ce qu’il devait faire avec tout ça, avec le grand V et le S.

Il se sentait misérable. Il n’était pas des plus ordonné, oh que non… Mais un minimum d’ordre lui faisait du bien. Le poids sur ses épaules l’empêchait de bouger, une fois qu’il était à l’abri des apparences et son appartement était devenu un désastre. Et il ne savait même pas cuisiner un œuf…

Il s’engouffra une fois de plus sous les couvertures.

« Ne me dis pas que vous avez annulé la pratique à cause de moi, hein ? Je connais la règle, Max mais… Putain, c’est pas comme ça qu’on va faire exploser le Viper. Va falloir arriver à pratiquer, les mecs. Tu crois que Wilde s’arrête pour un type de son band s’étouffe un peu de travers? J’arriverai à vous rattraper, vous le savez. Je vous rattrape toujours. On va rocker les planches de ce maudit bar, dude. »

Il s’arrêta et toussa grassement.

« Hey Max ? Tu peux me rendre service ? Va mettre un disque des Beatles… Les 48 tours sont là, en face de toi. Mets Hey Jude pendant que je ferme les yeux, une minute, tu veux ? Après. On discutera du démo. On va lui donner une crise cardiaque, à ce mec… Il ne croira pas à ça, vieux »

Il fit un sourire à son ami. Un de ses sourires innocent qui faisait craquer n’importe qui. Puis il ferma les yeux, bien malgré lui.

Une minute plus tard, Alistair dormait enfin.


☾ anesidora
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( Max et Alistair) As Clumsy as you been, there's no one laughing
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