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( Max et Alistair) As Clumsy as you been, there's no one laughing

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MEMBRE

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() message posté Sam 12 Mai - 20:43 par Alistair H. Pratt
« Ne dis pas ça, Alis'. Je t'interdis de donner raison à tout père. Et putain mec... Comment c'est arrivé ? »


Le jeune homme baissa la tête et se mit à observer avec fascination les motifs du tapis persan, sous leurs pieds. En tout cas, ça devait ressembler à ça, d’un point de vue extérieur. Alistair n’arrivait pas à concevoir que Max soit encore assis sur ce canapé. Il aurait dû déjà être en train de claquer la porte et avertir les autres que les Untitled devrait se trouver un autre pianiste, non ?

Alistair ferma très fort et les ouvrit. Max était toujours là. Il soupira. Il crut entendre la voix bienveillante du Docteur Taylor, par dessus son épaule, lui redire encore et encore que ce n’était pas un drame et les gens de sa génération étaient bien plus informés et ouverts à ce sujet qu’il y avait vingt ans. Et que le VIH ne s’attrapait pas en allant aux toilettes. Il l’entendait encore dire qu’elle s’inquiétait du choc que ça lui avait causé. Qu’il semblait réagir comme s’il était déjà mort alors que c’était très loin d’être le cas. Il la voyait encore tendre cette foutue feuille, avec les groupes de support communautaire et psychologique pour les gens atteint du virus… et pour les victimes d’agressions sexuelles. Les deux feuilles avaient rapidement pris le chemin des poubelles. Un chemin que cette foutue prescription aurait également dû prendre, s’il ne l’avait pas oublié comme un imbécile sous la table du salon.


Il secoua la tête, davantage pour répondre à la deuxième question qu’à la première.

« Le médecin… à la clinique… elle dit que si je prends mes pilules comme il faut… que le virus ne se développera pas, que je vais vivre une vie tout à fait normale et plein de conneries hyper positives du genre. Mais juste de savoir que j’ai ça en moi… c’est trop mec… J’ai l’impression d’être un cadavre ambulant.»

Il se passa la main dans les cheveux, collés de sueur au front et glissa un regard d’excuse à Max.

« Je… je le sais depuis trois semaines. »

Il marqua une pause et resta silencieux, pendant un moment, en avalant sa salive.

« J’ai eu la confirmation, il y a trois semaines. Écoute… c’est… c’est une connerie. Une misérable connerie. J’avais trop bu, un soir… Et c’est tout. D’accord ? C’est tout. Je… j’étais trop terrifié pour me faire tester avant. Et je n’ai pas touché personne depuis. Je… je vous jures que j’allais vous en parler. Je... je préparais un truc. C’est juste… c’est juste que je ne sais pas comment en parler, tu vois ? Je ne sais pas. »
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() message posté Mar 29 Mai - 20:36 par Maximilian Berkeley

Un cadavre ambulant... La violence de ces mots. Dès que j'entendais le mot "cadavre", je pensais à des trucs affreux comme le triptyque la Grande Ville d'Otto Dix avec ces soldats mutilés revenus du front qui n'étaient plus que des ombres, méprisés. Comme s'ils n'étaient plus que des corps sans âme qui pourtant continuait à se mouvoir. Même les filles de mauvaise vie ne leur prêtaient guère attention. Elles les méprisaient. Je pensais alors qu'Alistair s'attendait à ce que j'eus cette même réaction vis-à-vis de lui. J'en étais presque vexé. Il savait très bien que je n'étais pas comme ça. Je ne laissais pas ainsi tomber mes amis comme ça. Cela ne faisait pas parti de mes principes.
Il m'informa qu'il le savait depuis 3 semaines. Et il avait fallu que je le découvre par moi-même pour enfin le savoir ? Est-ce qu'il me l'aurait réellement dit un jour ? « Trois semaines... » répétai-je. Il m'expliqua que ce soir là, il avait beaucoup bu, cela voulait certainement dire qu'il avait perdu un peu le contrôle de soi-même. En temps normal, je l'aurais blâmé. Mais vu la situation, cela aurait été mal venu de le faire donc je m'abstenus de le faire. Je laissai un soupir s'échapper de mes lèvres. Comment pouvait-on en arriver là ?
« Tu n'avais qu'à le dire simplement... Vraiment, j'aurais préféré l'apprendre de toi plutôt que par un bout de papier. C'est plus facile à dire qu'à faire, tu m'diras... »
J'aurais été le premier à ne rien dire, à faire comme si de rien n'était. Sous prétexte que cela n'aurait "pas été important", que malgré tout, la vie continuait. Que quitte à avoir la vie raccourcie, autant en profiter encore plus. Simplement.
« Je ne te rejetterai pas pour ça, tu sais. John et Erwan non plus. J'ose espérer que tu le sais, hein ? »
J'avais dû fouiller dans son appartement pour obtenir des réponses en croyant qu'il ne me faisait pas assez confiance pour me dire la vérité. Normalement, cela n'aurait pas dû arriver. Je n'étais pas d'une nature fouineuse. Pour que je le fasse, il fallait vraiment que j'ai des doutes. J'accordais ma confiance trop facilement aux gens mais je n'étais pas crédule à 100% pour autant. Je détournai le regard pour regarder par la fenêtre silencieusement.
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() message posté Mer 30 Mai - 5:02 par Alistair H. Pratt
Max avait soupiré lorsque son ami avait prétexté une nuit trop arrosée. Un préservatif oublié et un manque de contrôle. Des pulsions embrasées doublées d’insouciance. Une histoire normale quoi. Tant de non-dit et de déception, dans un seul soupir. Mais comment aurait-il pu comprendre, hein? Baby boy était doux, gentil et trop parfait. Il ne fêtait pas, ne fumait pas, ne buvait pas et se levait chaque jour pour aller travailler, lui. Il appelait sa petite maman toutes les semaines, comme un enfant sage. Une vie simple et rangée. Il avait eu tout ce qu’il lui fallait. Une famille aimante, des encouragements et une acceptation inconditionnelle de ce qu’il était, sans artifice. Et il ne désirait rien d’autre. Alistair n’avait eu que tous ses caprices matériaux. Caprices qu’on lui cédait pour mieux excuser l’absence, la froideur et le vide qu’on lui léguait. Comment pouvait-il comprendre cette part de noirceur qui pousse les gens à commettre conneries sur conneries pour avoir l’impression de ne pas suffoquer et se sentir en vie?

Que cette histoire de cuite et de préservatif négligé fut un mensonge ne changeait absolument rien. Oui, Il avait un peu bu, ce soir-là. Comme tous les touristes du monde, il voulait vivre des sensations fortes. Encore plus grandioses que celle qu’il vivait à Londres. Il sortait à peine de cette foutue commotion cérébrale, à l’époque. Il avait décidé de sortir seul dans l’uns des plus gros clubs gays de Rome. Les trois gaillards qui l’avaient invité à leur table étaient plus vieux que lui mais mignons. Ils avaient passé la soirée à le complimenter sur son minois et son air de petit prince blondinet, même s’il leur avait bien dit qu’il avait un petit ami. Pourtant, personne ne l’avait forcé à venir s’assoir avec eux. Personne n’avait accepté à sa place qu’on lui offre un verre. Et personne ne lui avait rentré le Rhum & coca de force dans la gorge. Max avait raison. Alistair n’avait que lui à blamer.

Trois semaines, oui. Trois semaines à voir le couperet se balancer et descendre petit à petit au dessus de sa tête alors qu’il le regardait, complètement paralysé. Comme un personnage d’Edgar Allan Poe. Son père n’accepterait jamais son état. Il ferait en sorte d’étouffer tout et de l’éloigner le plus possible de lui. Alistair allait tout perdre. Sa qualité de vie, son toit et le semblant de famille qu’il avait. Il n’avait pas pu se risquer à perdre ses amis.

Avait-il eu vraiment l’intention de leur en parler? Il avait composé cette chanson en étant certain qu’on le repousserait, comme son père allait le repousser. Éventuellement, Alistair supposait qu’il n’aurait pas eu le choix. Ses absences aux pratiques à cause des rendez-vous médicaux et surtout, surtout, ses sautes d’humeur de plus en plus fréquentes et de plus en plus destructrices secouaient les membres du groupe. Comme s’il était un spectateur de ses propres actes, prisonnier de l’autre côté d’un énorme mur de verre. Non, il n’aurait pas eu le choix d’en parler.  


« Je ne te rejetterai pas pour ça, tu sais. John et Erwan non plus. J'ose espérer que tu le sais, hein ? »


Le jeune pianiste resta silencieux un long moment et changea de position, sur le canapé, les yeux dans le vide. Puis il leva la tête vers Max et lui fit un sourire triste.

« J’ai… j’ai toujours eu l’impression que John me tolère dans le groupe surtout à cause de toi, Baby boy… Son cousin aussi joue du clavier, tu le sais… Et Erwan…Fuck… Erwan… Erwan, je ne sais pas…»

Il se passa la main dans le visage et secoua la tête. Qu’Alistair soit séropositif ne ferait ni chaud ni froid à John, sans doute, tant qu’il tenait son rôle et tant qu’il ne faisait pas trop de vagues… Mais Erwan, c’était une autre histoire. Une histoire qui avait duré plus ou moins 8 mois de cachotteries, de baisers volés, de mots couverts et de gestes enflammés. De conversations téléphoniques nocturnes interminables aussi, alors qu’il était à Rome, et qui s’était conclue brutalement sur le même médium - juste avant qu'Alistair ne revienne précipitamment à Londres - sous prétexte que ce genre d’histoire n’avait pas sa place au sein d’un groupe de musique et que la musique et les amis était plus importante que le reste. Erwan avait le meilleur caractère du monde et c’était un vrai rayon de soleil ambulant mais Alistair soupçonnait que le batteur lui en voulait encore un peu pour cette rupture abrupte et sans explication. Combien de fois avait-il senti le regard du batteur lui brûler la nuque ? Et zut… Erwan avait déjà assez de soucis familiaux comme ça…

Il renifla sans cérémonie et se passa la main sur son front brûlant de fièvre.

« Je suis désolé, Baby boy… je… je ne voulais pas vous perdre. Je… Vous savez pas à quel point vous êtes importants, pour moi… »
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() message posté Jeu 7 Juin - 21:33 par Maximilian Berkeley

Au sein d''Untitled, nous avions tous nos problèmes. Si on excluait moi qui au final avait une vie tranquille, une vie que j'avais longtemps désiré. J'avais peut-être quelques différents avec mon proprio mais cela s'arrêtait là. J'exerçais un métier que j'aimais. J'étais financièrement stable. Je n'avais aucun problèmes familiaux. Dans cette confusion de problèmes du côté de mes amis, j'étais rapidement devenu une oreille pour eux. Quelqu'un pour les écouter. Souvent ce qui ressortait, c'était qu'ils avaient du mal à parler de leurs problèmes aux autres autant qu'ils en parlaient à moi car ils se disaient justement qu'ils en avaient tous assez comme ça. Même si en soi, par exemple, Alistair avait connaissance des problèmes familiaux que rencontraient Erwan au quotidien. John savait qu'Alistair avait des différents avec son paternel. Et dès qu'il y avait des conflits dans le groupe, j'avais l'impression de jouer le rôle de l'ONU, des casques bleus. Après, peut-être qu'il y avait aussi des choses dont je n'étais pas au courant aussi. C'était probable.
Alistair me fit part de ses sentiments à l'égard d'Erwan et John avec un sourire triste qui me faisait de la peine. Je me disais qu'il se faisait des idées. Je savais, pour sûr, que John se souciait beaucoup de lui, surtout ces derniers temps. J'étais allé chercher sa petite soeur, qui était par ailleurs adorable comme tout, à l'école avec lui il y avait de cela quelques jours et on en avait parlé. Il le trouvait assez étrange et m'avait demandé d'essayer d'en savoir un peu plus car il sentait qu'Alistair se serait confié plus facilement à moi.
« Tu te fais des fausses idées pour John. Tu sais, il n'est juste pas très démonstratif. En général, il garde tout à l'intérieur et râle juste pour la forme. »
Et il fallait dire qu'il encaissait beaucoup. Il travaillait énormément pour aider ses parents à s'occuper de l'éducation de leur quatre autres enfants autant financièrement qu'en rendant service, en tant qu'aîné de la fratrie.
« Et tu sais que je refuserais que quiconque prenne ta place. C'est pas négociable. »
S'il y avait bien une chose sur laquelle je n'allais pas bouger d'un iota, c'était bien ça. Et le Brexit -quelle idiotie-. Quant à Erwan, je ne savais pas quoi lui dire à son sujet. Alistair lui-même ne savait pas quoi dire à propos de sa relation avec lui. Un jour, ce dernier m'avait fait part de sa situation familiale qui vraiment était désastreuse et même selon mes critères scandaleuses. Je me demandais comment il faisait pour garder le sourire. Apparemment, entre ses parents, c'était très compliqué avec tout des problèmes d'argents, d'infidélités et cetera depuis que son père s'était retrouvé au chômage, renvoyé pour faute grave. J'avais même proposé à Erwan de l'accueillir chez moi quelques temps histoire que tout cela se calme mais il avait refusé. Cela ne m'avait pas étonné. Du coup, j'avais l'impression qu'il se réfugiait énormément dans la musique et les jeux vidéos. Ce qui me paraissait assez inquiétant pour ses études. Oh mon Dieu je commençais à penser comme ma mère.
« Quant à Erwan... J'ai pas forcément remarquer de tensions entre vous. Je pense sincèrement qu'il t'apprécie autant que je t'apprécie. »
Alistair renifla et passa sa main sur son front avant de s'excuser. Je lui adressai un petit sourire rassurant. Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie mais tout n'était pas encore réglé. Il allait devoir en parler à John et Erwan qu'il était séropositif. Le plus dur n'était pas passé. Il arrivait.
« Par contre il faudra vraiment le dire à John et Erwan. Tu sais que je ne le ferai pas à ta place. C'est juste un mauvais moment à passer. Il vaut mieux qu'ils le sachent le plus tôt possible. »
Je parlais avec un ton assez doux. Je ne voulais pas le brusquer, le laisser penser que ce que je lui disais, c'était une obligation. Enfin si, c'en était une. Mais pas au sens négatif auquel on l'entendait. Cela avait plus l'allure d'un conseil, d'une recommandation.
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