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A night in hell 2

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() message posté Mar 7 Aoû - 23:21 par Frank Turner
A night in hell
Maintenant place à l'accalmie


C'est fou ce que le temps passe vite quand le bonheur irradie nos vies ou ici notre journée. De retour au bercail plus tôt que prévu et de manière définitive, Frank avait avant toute chose, rassuré Rachel comme lui seul savait le faire. Elle était encore en état de choc suite à sa sortie improvisée-imposée. Le petit Bowie ayant savouré son petit cornet comme il se doit, ne s'était pas vraiment rendu compte du trouble causé par ce qui pouvait s'apparenter à un petit caprice. Mais pouvait-on l'en blâmer ? Après tout, il n'était qu'un petit garçon qui de par l'innocence relative à son âge, avait encore la chance d'être préservé de bien des choses. Frank, contrairement à son propre père, mettait un point d'honneur à faire passer le bien-être de son fils avant le sien. De plus, il était conscient de ne pas avoir été exemplaire et ce même si Bowie ne le lui faisait pas ressentir, bien au contraire. Si on prenait le temps d'écouter le petit monstre, il était évident qu'il préférait rester ici, avec son père, que de vivre avec sa mère. Les choses étant ce qu'elles sont, Frank ne pouvait lutter, pas encore du moins. Pour l'heure, il devait remettre sa vie en ordre tout en prenant soin de Rachel. La journée fila donc à vive allure, sans que ni l'un ni l'autre ne voient le temps passé. Il faut dire, qu'ils n'avaient pas lésiné sur les activités aussi variées que productive. D'ailleurs Frank en charge de faire la vaisselle et de nettoyer le champ de bataille qui faisait aussi office de cuisine, peina à faire disparaître les traits de crayons feutres sur ses mains, tout comme le chocolat qui lui faisait office de moustache. Il n'accepta cependant aucune aide, non pas par fierté, mais pour le plaisir de laisser Bowie et Rachel profitaient du beau temps sur la terrasse et accessoirement de passer du temps ensemble. C'était important pour l'ancien flic, d'habituer son fils à la présence de Rachel dans sa vie, autant que de l'imposer à Megan pour qu'elle cesse ses invectives gratuites et qu'elle se rende compte, de l'importance de la belle brune dans la vie de son ex-mari.

Le temps du coucher arriva, ce fut aussi l'un des derniers instants que pouvait passer Frank avant le grand départ de demain. Il ne se priva pas avant de reprendre la lecture de faire le plein de câlins à son fils avant de quitter la chambre le cœur un peu plus lourd pour rejoindre Rachel, qui l'attendait et semblait incline à de la lecture au vu de l'importance qu'elle accordait à l'écran de son ordinateur. « - On va dire que la mission est accomplie ! Qu'est-ce que tu lisais ? » demandait-il curieux avant d'entamer un sujet plus délicat. Rachel consentit à répondre facilement à la première question avant de buter sur la seconde, ce à quoi, Frank s'attendait. « - Mon amour ! » Il lui prit la main tentant de capter tant bien que mal son regard. « - Je t'interdis de penser que tu es idiote. C'est normal d'avoir peur après tout ce que tu as enduré. Les blessures profondes ne se guérissent pas aussi vite, on le sait tous les deux, il faut du temps pour cicatriser. Et laisse-moi te dire que c'est faux, bien sûr que moi aussi, j'ai peur. C'est ce qui fait de nous des êtres humains mon amour ! Maintenant, je suis là et je n'ai plus l'intention de te lâcher. Quoi qui se passe, je resterais là, je te soutiendrais corps et âme. Je me suis libéré de mes démons, il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. Aller, viens par-là ! » Il la ramena vers lui pour la serrer tout contre son torse nu et chaud « - Est-ce que tu veux qu'on continue à en parler où est-ce que préfère que l'on change de sujet ? »


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() message posté Dim 12 Aoû - 0:01 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Maintenant place à l'accalmie


Depuis cette fin d’année 2017, Rachel avait cette tendance à ne pas se sentir à la hauteur, et ce pour absolument tout. Frank n’avait de cesse de la rassurer, mais c’était ancré dans sa tête. Le simple fait de se savoir incapable d’exercer son métier lui faisait ressentir une frustration encore jamais égalée. Aussi, s’occuper de Bowie pendant sa semaine de vacances chez son père avait quelque peu aidé à ce qu’elle ne se sente pas totalement inutile en ce monde. Seulement la petite escapade du garçonnet dans le but d’avoir sa glace tant convoitée avait rappelé à la pédiatre combien il lui était difficile, voire presque impossible, de faire une chose aussi simple pour le commun des mortels que mettre le nez dehors. L’américaine se sentait totalement diminuée face à ce constat et culpabilisait d’avoir réagi ainsi, mais sa peur était incontrôlable, pour le moment.

A présent la nuit tombée, la dernière de Samuel à la caserne, elle avait laissé père et fils ensemble pour leur dernier rituel du coucher avec une petite histoire à la clé et en avait profité pour « travailler » un peu. Frank était arrivé et elle avait rangé le PC, néanmoins il lui demanda ce qu’elle lisait.

- C’était un cas pour l’hôpital, on me demandait un avis.

Mais bien vite, ce fut un autre sujet qui intéressa Frank, et Rachel dut bien lui dire ce qu’elle pensait, à savoir qu’elle se sentait bête. Comme toujours, l’amour de sa vie essayait de la rassurer. Elle adorait entendre le son de sa voix, rien que cela suffisait à l’apaiser. Elle le laissa l’entourer de son bras pour se retrouver blottie contre lui. Ce doux contact acheva de la rassurer.

- Je t’admire, tu sais.

Néanmoins, elle n’en oubliait pas ce qui avait causé leur première dispute : l’arrivée des flics qui avaient annoncé le réveil du malfaiteur. Rien que d’y songer, Rachel frissonna d’horreur.

- Est-ce que ce serait constructif d’éluder à chaque fois le sujet ?

Elle soupira.

- Tu crois qu’ils vont le relâcher si je ne vais pas témoigner ? Je sais que ça t’énerve, j’en suis désolée, mais… enfin tu m’imagines devant une foule de gens, devant ce… type ? Je peux pas, Frank, c’est au-dessus de mes forces. Tout ce que je veux, c’est oublier. S’il y avait un truc, n’importe lequel, pour que j’oublie toute cette nuit-là, je le ferais sans hésiter. Je veux pas rester cette personne brisée qui sursaute au moindre bruit, je m’agace moi-même je t’assure. Je veux redevenir celle que j’étais, pouvoir travailler et sauver des enfants, être celle que tu aimais. J’ai même pas été capable de tenir tête à ton ex qui racontait connerie sur connerie. Tu savais que Bowie était difficile à tenir, d’après elle ? Et que sans toi j’aurais aucune chance ? J’ai rarement vu un petit garçon aussi sage.

Rachel remit une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles.

- J’y arriverai, je sais que j’y arriverai parce que tu es là. Ce qui m’ennuie, c’est que la route a l’air d’être interminable...

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() message posté Mar 14 Aoû - 14:31 par Frank Turner
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Il savait qu'elle avait peur, une peur irrationnelle pour des observateurs extérieurs n'ayant pas eu vent du résumé des épisodes précédents. Et même si c'était dur pour lui de la voir dans cet état, il ne pouvait faire autrement que de se montrer patient, à l'écoute et d'une bienveillance à toute épreuve. Il devait être là pour elle, quitte à le lui rappeler tous les jours. À présent libéré de ses contraintes, cela ne serait point difficile de faire quotidiennement acte de présence à ses côtés et de l'accompagner dans toutes les démarches à entreprendre. Démarches parmi lesquelles se trouvaient la parole. S'il avait appris une chose en thérapie collective, c'est qu'il était important de parler, même pour laisser entendre des banalités. La parole est importante, elle réinstaure progressivement la confiance perdue ou volée et nous permets de nous délester de nos maux si l'on consent à les nommer et à en parler de vive voix. Même avant la thérapie Turner ne connaissait que trop bien la valeur de la parole et la confiance à instaurer pour la libérer. Pour aider Rachel, il lui fallait donc appliquer cela, de faire émerger à nouveau ses anciens réflexes de flics aux services des enfants. Certes Rachel n'était plus une enfant, cependant tout comme ceux ayant subi des abus, il fallait qu'elle soit capable à l'avenir de mettre des maux sur ses blessures et qu'elle reprenne progressivement confiance en elle pour cesser de se sentir coupable, un sentiment ressentit par la plupart des victimes de violences à caractères sexuels.

Rejoignant la chambre et lançant un sujet hypothétique, en l'occurrence celui de l'ordinateur sur les genoux de Rachel, Frank savait que le sujet serait vite éludé pour rebondir sur un autre un peu moins facile à évoquer. Privilégiant aussitôt la proximité, il lui livra l'un de ses soliloques les plus inspirés avant de la prendre dans ses bras pour la serrer très fort contre lui et continuer à entretenir cette proximité qui lui faisait du bien. "- Non, tu n'as pas à m'admirer ! Avant d'en arriver là, j'ai fait tellement de conneries. Ça n'est pas admirable ! Tu as vécu l'enfer, mais tu es toujours là et ça, c'est admirable" Cependant, malgré les encouragements et sans que Frank ne le laisse entendre, la pédiatre avait compris qu'elle ne pourrait continuer à éluder le sujet plus longtemps. Il fallait en parler, malgré la douleur, malgré la peur, il fallait outrepasser cela et peut-être se sentira-t-elle un peu mieux passé cette première étape. "- Oui effectivement, ça n'est pas constructif d'éviter le sujet, mais ça ne l'est pas non plus si tu te forces. Il faut que tu te sentes prête à parler et pas contrainte. Tu comprends la nuance ?" Il lui laissa un peu de distance et le soupire qu'elle poussa, laissa entendre une prémices d'effort qu'il ne chercha pas à refréner bien au contraire. L'espace d'un instant, il se tue pour la laisser s'exprimer avant de reprendre la parole à son tour.

"- Ok, il fallait que ça sorte et c'est sorti ! Écoute, je vais être franc avec toi d'accord ?!" Il attendit son consentement avant d'enfin reprendre là où il avait laissé sa parole en suspens. "- Ton témoignage était et demeure important parce que tu as survécu. Marceau, qui bosse là-dessus depuis des mois à beaucoup de preuves à charge contre ce type. Quoiqu'il arrive, il ira en prison pour au moins trente ans. Cependant, ton témoignage nous aurait permis d'obtenir ici, la perpétuité sans aucune remise de peine. Et puis tu sais, il est tout à fait possible d'enregistrer ton témoignage pour le présenter à la cour, si tu ne te sens pas capable d'être présente. Et aux vues des circonstances, je pense que cela ne posera aucun problème de t'exempter du tribunal et d'être à nouveau confronté à ce...cet enfoiré que j'aurais bien tué de mes mains. Mais Rachel, écoute, peu importe la façon, il faudra le faire tôt ou tard. Peut-être pourrais-tu commencer par une thérapie. Tu dois parler à quelqu'un de tout ça. Te libérer de ce fardeau, te permettras d'avancer, d'aller de l'avant, de te reconstruire, mais surtout d'arrêter de te dire que tu es incapable, parce que c'est faux, autant que les conneries que te sert mon ex. À mon avis, c'est avec elle que Sam est intenable. Il t'adore, c'est évident, sinon il ne se comporterait pas comme ça avec toi" La jeune pédiatre marqua une pause pour se remettre une mèche en place sous le regard de son homme, bien décidé à continuer de la soutenir corps et âme quitte à faire preuve de redondance dans le propos.

"- Bien sûr que tu vas y arriver, je crois en toi Rachel. Tu es et tu as toujours étais une force de la nature, rien ne te résiste surtout pas à moi. Et oui, la route sera longue, mais on y arrivera parce que nous sommes ensemble. Je ferais tout ce qu'il est humainement possible de faire pour que tu sois bien. Il nous faut des étapes, des objectifs à accomplir, tu comprends ? Peut-être qu'on pourrait commencer par sortir dehors. Aller au restaurant ou faire les courses tous les deux ? Je serais là, je ne te lâcherais pas d'une semelle, je te le promets. Qu'est-ce que tu en penses ?"



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() message posté Lun 20 Aoû - 9:58 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank tenait sa promesse, il tentait par tous les moyens d’aider Rachel, même si cette dernière avait parfois l’impression que c’était vain. Mais elle faisait son possible, pour lui principalement, pour ne pas le décevoir, et parce que lui, il réussissait à s’en sortir. Elle devait le prendre comme exemple et s’accrocher à cette vision du bonheur qui les attendait, ensemble. L’ancien flic était si plein d’optimisme au contraire de sa petite amie qui, sans le dire, ne voyait pas les choses sous un prisme aussi bon. Elle ne put s’empêcher de soupirer tristement.

- Frank, je ne me sentirai jamais prête à en parler. C’est pas quelque chose que je veux. En parler, ça m’oblige à le revivre. Tu ne pourras jamais te figurer ce que j’ai pu vivre et ressentir, et crois-moi c’est tant mieux, je souhaite vraiment ça à personne. Je comprends la nuance de tes mots entre être prête et être contrainte, mais quoi qu’il arrive je serai toujours contrainte, parce que je ne veux pas en parler mais que pourtant je le dois.

Ce qui les amena sur le sujet du procès. Encore et toujours. Ce sujet qui les avait amenés à se disputer et qui avait fait prendre la fuite à Frank. La pédiatre était terrorisée à l’idée qu’il puisse à nouveau l’abandonner, mais elle l’était encore plus à l’idée de devoir se rendre au tribunal, voir son agresseur et voir tout un tas d’autres personnes qui la regarderaient, seraient en proie au jugement et à la pitié. Non, elle ne voulait pas de ça. Frank expliquait que son témoignage permettrait de filer perpét’ à ce tueur, mais la simple idée de devoir tout raconter à nouveau lui glaçait le sang, et Rachel sentit tous ses muscles se raidir, lui rappelant sa douleur à la cuisse où le scalpel de ce monstre s’était planté. Par ailleurs, l’homme qu’elle aimait avait failli se rendre coupable de meurtre lui aussi, tout ça parce qu’elle n’avait pas été capable de faire preuve de prudence.

- Oh mon dieu, Frank, heureusement que tu ne l’as pas tué. Tu te serais retrouvé en prison par ma faute…

Il lui demandait d’envisager une thérapie. Parler, encore et toujours.

- J’ai vu Ethan deux ou trois fois déjà…

Bon, en réalité, ce n’était pas à sa demande, c’était lui qui était venu de son propre chef la première fois, prétextant venir voir Frank avec des cocktails en main. La pire excuse du monde, mais avec le recul, la chirurgienne avait trouvé cette attention adorable. Son collègue psychologue s’inquiétait pour elle et voulait prendre directement de ses nouvelles. Ensuite, elle l’avait appelé en catastrophe quand Frank avait mis les voiles. Il s’était montré d’un grand secours face à sa détresse. Mais ça ne suffisait pas, elle en était consciente, mais elle refusait de parler à quelqu’un d’autre. Pour le moment, parler à des inconnus était bien trop difficile. Elle avait déjà dû « affronter » le regard de Megan en début de semaine et ça avait été une véritable épreuve pour elle.

- Merci pour ton soutien Frank.

Il exagérait, elle en était persuadée, mais c’était adorable de sa part. Le bel américain proposa alors des sorties. Rachel écarquilla les yeux, sentant son souffle se couper. Aller à l’extérieur ? Encore ?

- Oh là ! Minute papillon ! Tu… tu vas trop vite.

Aller au restaurant ou faire des courses… Cette simple idée la faisait frémir. Trop de monde dans un espace clos… Mauvaise idée.

- Tu ne préférerais pas plutôt ne pas me lâcher d’une semelle sur la terrasse ? C’est aussi « dehors », techniquement, non ?

Quelque chose lui disait que cette réponse ne satisferait pas l’ancien flic.

- OK, je sais que c’est pas ce que tu voulais entendre, mais Frank, mon amour, je t’en supplie… Tu m’en demandes vraiment beaucoup là… Si j’ai mis le nez dehors aujourd’hui, c’est uniquement parce que j’avais peur pour la vie de ton fils. Et crois-moi, j’ai cru que je faisais un infarctus. Regarde mes mains, rien que d’en parler…

En effet, ses mains étaient de nouveau prises de tremblements frénétiques.

- Ecoute… on est le…

Elle regarda sa montre pour voir la date.

- Le 21 janvier. Je te propose une chose. Pour la St Valentin, on ira au resto indien au coin de la rue. Est-ce que ça te semble acceptable comme marché ?

Elle fut tentée de dire « et on prend à emporter » mais elle avait tellement peur de le décevoir encore qu’elle se ravisa.



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() message posté Lun 20 Aoû - 21:24 par Frank Turner
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Il faisait de son mieux, et même si les obstacles pouvaient paraître insurmontables, cette fois, il n'avait pas l'intention de les contourner en mettant les voiles comme il avait pris l'habitude de le faire jusqu'à présent. Leurs précédentes disputes et le fait d'avoir touché le fond, prenant ainsi le risque de tout perdre, lui avait permis d'ouvrir les yeux, mais plus encore, la réaction de Rachel lui permit de comprendre qu'il faudrait du temps à la demoiselle et qu'il ne pouvait trop exiger d'elle pour l'instant, la blessure étant encore à vif. « - Attends attends mon cœur ! » laissa-t-il entendre avec douceur. « - Non, je crois que je commence à comprendre. Je ne peux pas exiger quoique ce soit alors que tu n'es pas prête. C'est égoïste de t'imposer ça et l'égoïsme ne mène à rien si ce n'est à des choses négatives. » Il lui prit les mains et les serra fort contre les siennes espérant ainsi amoindrir ses tremblements. « - Prends le temps qu'il te faut, mais si effectivement tu te sens capable de sortir pour la Saint Valentin, alors on tentera. Je veux juste que tu te sentes bien » Et si pour cela, il fallait occulter tous les sujets polémiques, il était prêt à le faire, même si pour lui cela ne contribuait pas à faire du surplace. « - On va y arriver. On l'aura notre bonheur sans toutes ces merdes. Peut-être qu'en y croyant très fort ça va marcher. » Oui, il voulait y croire de toutes ses forces, aussi naïf soit-il d'espérer. Il le fallait, cette perspective de bonheur, c'était leur planche de salut.

Les jours passèrent, puis les semaines. Chacun y allait de ses efforts, mais Frank, ne pouvant se résoudre à rester enfermé, avait décidé de prendre un abonnement dans une salle de sport, puis il se permettait quelques footings matinaux. Samuel était reparti avec sa mère, mais reviendrait aux prochaines vacances. Turner, contrairement à la fois précédente, restait avec Rachel et ne ménageait pas ses efforts pour qu'elle se sente bien, même si ça lui faisait quand même un peu de peine de continuer à la voir dans cet état. Ethan passait de temps à autre pour prendre des nouvelles, mais Rachel se refusant à faire pitié, Frank veillait à espacer les visites. Cependant, aujourd'hui, était un jour spécial. La Saint-Valentin, la fête des amoureux et qui ne représentait pour Frank, qu'une occasion pour les commerçants de s'en mettre pleins les poches. Mais ça c'était avant de retrouver Rachel. Initialement, il était prévu qu'ils aillent manger au Taj Mal, le resto indien qui se trouvait à quelques pas. Rachel, malgré les efforts, n'était pas encore prête à sortir, Frank ne se sentant pas en état de lui faire tenir la promesse faite un mois plutôt, opta pour un plan de secours. S'ils ne pouvaient sortir pour fêter la fête des amoureux comme il se doit, c'est la fête des amoureux qui viendrait à eux.

« - Bébé ! Je vais aller faire quelques courses ! » lança-t-il à la pédiatre en rentrant dans le salon. Il venait de prendre sa douche, au sortir de la salle de sport. « - Je fais au plus vite d'accord » Il se pencha pour l'embrasser délicatement « - Je t'aime ! » Puis il récupéra ses clés et quitta la caserne pour mener à bien son plan. Il s'arrêta d'abord chez le fleuriste pour récupérer le bouquet commandé la veille, avant de prendre la direction du bijoutier. Une semaine plutôt, en arpentant internet, il était tombé sur un petit cupcake avec sa chaîne en argent. C'était certes un bijou fantaisiste, mais il savait que le clin d'œil plairait à sa chérie. Il récupéra donc la boite et le sac dans lequel le vendeur déposa le présent, puis notre héros reprit le chemin du retour et s'arrêta cette fois au restaurant indien pour récupérer la commande pour le dîner de ce soir. Paré, il retrouva la caserne et c'est les bras chargés qu'il retrouva l'ascenseur puis Rachel. « - Voilà ! J'ai changé d'avis. Ce soir, on mange indien, mais ici » Il déposa la nourriture sur le plan de travail avant de récupérer le bouquet de fleurs et la boîte contenant le bijou. « - Joyeuse Saint Valentin mon amour ! Par contre, il faut que je redescende, on a du courrier. Tu me laisses cinq minutes ? » Il l'embrassa avant de s'éclipser pour redescendre chercher le courrier.



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() message posté Sam 1 Sep - 21:23 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank faisait preuve de beaucoup de douceur et de compréhension à l’égard de Rachel, et celle-ci appréciait énormément. Il venait de comprendre que son entrain à la faire sortir était peut-être un peu précoce et se ravisa finalement, lui disant qu’elle pouvait prendre le temps dont elle avait besoin. La chirurgienne apprécia fortement et hocha la tête.

- Je te remercie. Je te le promets, j’y arriverai, on pourra sortir, je vais prendre sur moi.

Elle aussi voulait y croire, elle voulait suivre son exemple.

Les jours passèrent, Rachel essayait de faire un travail sur elle-même pour être prête le jour J. Enfin… être prête était un bien grand mot, elle ne se sentait pas vraiment prête, mais elle voulait faire des efforts pour l’homme qu’elle aimait. Elle savait qu’il avait besoin de sortir, d’ailleurs il sortait faire du sport quotidiennement. Elle comprenait parfaitement ce besoin de sortir et d’extérioriser. Pour sa part, la pédiatre s’adonnait aux taches ménagères et à la cuisine, qu’elle commençait à mieux maîtriser et cela lui permettait de dompter un peu mieux ses mains. Les visites d’Ethan faisaient beaucoup de bien à Rachel. Elle pouvait lui parler, essayant de se convaincre que ce n’était qu’un ami qui prenait des nouvelles et non un psychologue qui l’aidait… Et finalement le jour de la Saint Valentin était arrivé. Rachel avait prévu de porter une robe choisie soigneusement pour plaire à Frank, elle lui avait aussi commandé un cadeau sur internet. Il s’agissait d’un parcours accrobranche spécial « père-fils » dans un nouveau parc qui venait d’ouvrir. La brunette avait vu passer l’annoncer sur le net et en cherchant un peu, les commentaires étaient tous très enthousiastes. Elle savait combien Frank avait besoin de passer du temps avec son fils et elle se doutait qu’une telle nouveauté ferait plaisir au petit. La réservation validée pliée dans une jolie enveloppe rouge fermée avec un coeur bleu était posée sur sa robe qu’elle enfilerait au moment de partir.

En fin d’après-midi, Frank déclara qu’il avait une course à faire. Rachel mit ce temps à profit pour se préparer. Il lui semblait que ça faisait une éternité qu’elle n’avait pas pris le temps d’aussi bien s’apprêter, entre coiffure, maquillage et belle tenue. En fait, la dernière fois fut cette funeste soirée de fin décembre. Elle balaya cette pensée d’un dodelinement de la tête. Ce soir, ce serait une bonne soirée. Elle n’avait de cesse de se le répéter tandis qu’elle achevait de boucler ses cheveux. Elle était fin prête et enfila sa robe et ses chaussures avant de glisser dans son sac l’enveloppe pour Frank. Elle l’entendit rentrer et alla à sa rencontre. Quelle ne fut pas sa surprise en le voyant avec un sac de chez l’indien d’en face, annonçant que finalement ils dîneraient à la maison.

- Mais… tu es sûr ? demanda-t-elle, toujours étonnée.

A peine un petit baiser échangé et voilà qu’il voulait redescendre pour aller chercher le courrier. La pédiatre n’eut rien le temps d’ajouter. Elle secoua la tête avec un petit sourire. Cet homme était un ange, un amour, un héros. Elle posa son regard sur les fleurs qu’il lui avait ramenées, elles étaient magnifiques. Le sourire ne quittait plus ses lèvres, elle attendit patiemment qu’il remonte. Plus les secondes passaient et plus elle s'en voulait d'encore une fois l'obliger à rester à l'appartement. Elle s'était choisi cette prison, mais pas lui. Elle voulait faire preuve de courage pour lui, cet homme qui l'avait sauvée et qui était capable de l'aimer malgré tout ce qu'elle traînait comme bagage. Soufflant pour se donner un courage qu'elle ne pensait pas avoir, elle prit le sac de nourriture et alla le mettre au frigo. Ce soir, ils sortiraient, elle lui avait promis de faire une effort. Elle revint pour récupérer ses affaires et attendit qu'il revienne.


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() message posté Dim 2 Sep - 18:49 par Frank Turner
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Il avait prétexté sortir pour aller faire quelques courses, ce qui n'était en somme pas un mensonge. Il profita donc de cet instant, pour acheter des fleurs et récupéra le pendentif en argent à l'effigie d'un petit cupcake sur sa chaîne en argent. Une pâtisserie certes délicieuse, qui dans leur langage à eux représentait quelque chose et nul doute que Rachel serait sensible à ce genre de petits détails. Puis Frank passa au restaurant indien où ils avaient prévu de dîner en cette soirée de Saint-Valentin. C'était une promesse, Rachel s'y était engagée, cependant Frank toujours soucieux de son bien-être qu'il privilégiait avant le sien, ne voulait rien exiger d'elle ni qu'elle se sente obligé de lui faire plaisir. Il avait donc prévu de livrer à domicile pour ce soir. Il était loin de se douter, en rentrant qu'il se retrouverait face à une femme apprêtée, qui le sourire aux lèvres, lui fit oublier l'espace d'un instant, qu'il n'avait pas prévu de sortir ce soir. Il n'avait plus vu Rachel ainsi depuis des mois et ne pensait d'ailleurs plus la revoir de ci-tôt. « -... » Surprit et ébahit par tant de beauté, il ne savait que dire de plus. Il se contenta donc de lui faire savoir qu'il avait changé d'avis pour ce soir avant de lui offrir son magnifique bouquet et de disparaître pour récupérer le courrier. Il était loin de se douter que parmi ces quelques lettres, l'une d'elles allait probablement changer sa vie et bousculer leur quotidien.

C'est donc le sourire aux lèvres qu'il reprit l'ascenseur et prit de la hauteur pour retrouver la plus sexy des pédiatres de tout Londres. L'ascenseur s'ouvrit sur une Rachel pourvue d'une veste. Son flic remarqua l'absence des sacs de nourriture et comprit sans avoir à demander, ce qui se tramait dans la tête de sa petite amie. « - Ca veut dire qu'on sort ? » Il la vit acquiescer timidement. « - Mon cœur... » Mais de toute évidence, malgré l'appréhension qu'elle laissait deviner dans son délicieux regard sucré mit en valeur par un maquillage léger, il en faudrait plus pour lui faire changer d'avis. Frank remarqua également la boîte près du bouquet. De toute évidence, la pédiatre n'avait pas encore ouvert son présent. « - A ce que je vois, tu n'as pas ouvert mon petit cadeau ! » Il se décida donc à réduire la distance qui les séparait l'un de l'autre tout en attrapant la boîte dans laquelle se trouvait le pendentif qu'il lui tendit aussitôt. « - Est-ce que je t'ai dit à quel point tu étais magnifique et quel point ça me faisait plaisir de te voir comme ça mon amour ? » Il ne résista pas plus longtemps à l'envie de l'embrasser avec précaution pour ne pas abîmer son maquillage. « - Qu'on soit d'accord Rachel ! Je ne veux pas que tu sentes obligée de quoique ce soit juste pour me faire plaisir. Mais si tu te sens prête et que tu en as vraiment envie, je fonce me changer et on sort en amoureux. » Il lui sourit de plus belle, ses deux prunelles azur brillaient intensément. « - Si tu savais comme je t'aime. Tu es tellement belle, regarde-toi ! Je suis même fier et pas du tout indifférent à ce que je vois. J'ai vraiment beaucoup de chance » Il se rapprocha à nouveau et opta pour un baiser un peu plus passionné cette fois en prenant grand soin de déposer avec douceur ses mains chaudes autour de sa taille de guêpe. Et il s'arrêta comme ça sans raison, se rendant compte qu'ils n'étaient jamais allés au-delà de quelques baisers, de quelques caresses. « - De quoi as-tu envie ? » laissa-t-il enfin entendre ?



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() message posté Ven 7 Sep - 22:36 par Rachel-Mary Parker-Davis
A night in hell
Maintenant place à l'accalmie

Elle l’avait fait, Rachel avait pris cette décision, les malheurs qui lui étaient arrivés fin décembre ne viendraient pas gâcher une soirée si importante avec Frank. C’était leur première Saint Valentin, et si d’aucun se plaisait à qualifier cette fête de commerciale, la pédiatre avait toujours en elle cet esprit fleur-bleu. C’était la fête des amoureux, et eux deux s’aimaient. Elle avait dit qu’elle irait au restaurant avec lui, alors elle tiendrait sa parole. La décision était prise, même si elle n’était pas facile à mettre en application. Pendant que Frank était redescendu au courrier, la chirurgienne avait rangé la nourriture qu’il avait prise à emporter dans le frigo, mis son manteau et récupéré son sac. Elle avait aussi pris le temps de déposer le joli bouquet dans un vase rempli d’eau et il était du plus bel effet sur la table du salon. En revenant, l’ancien flic sembla étonné et demandé si cela voulait dire qu’ils sortaient. La belle brune hocha la tête.

- Merci pour les fleurs, elles sont superbes.

Il souligna le fait qu’elle n’avait pas ouvert le paquet qu’il avait ramené pour elle.

- Tu ne me l’as pas vraiment donné, je suis bien élevée. Et puis la tradition veut qu’on s’offre les cadeaux au dessert, non ? Et comme je veux vraiment savoir ce qu’il y a dans cette boite…

Cela l’obligerait donc à rester tout le repas et commander un dessert. La preuve qu’elle faisait des efforts. Elle eut, malgré l’appréhension qui la tiraillait déjà à l’idée de franchir le seuil de la porte du rez-de-chaussée, un sourire en entendant son amoureux la complimenter.

- Merci, tu es adorable. Et sache que quoi que tu portes, tu le portes à merveille, répondit-elle quand il lui demanda une dernière fois si elle se sentait prête, et si tel était le cas, il monterait se changer en vitesse.

Qu’est-ce qu’elle pouvait l’aimer. Jamais elle n’avait ressenti de sentiments aussi fort pour qui que ce soit. Ça avait toujours été lui, depuis le début. Leurs bouches se retrouvèrent une nouvelle fois tandis que les mains de Frank vinrent cercler la taille de Rachel et que les siennes retrouvaient son dos. Un baiser moins chaste que le précédent qui réveilla quelques sensations chez Rachel. Frank mit fin à ce baiser et l’espace d’une seconde, la pédiatre se demanda si elle avait fait quelque chose de mal. Mais l’américain reprit la parole, la raison semblait être ça. Il lui posa une question à laquelle elle se sentait incapable de répondre avec précision. A vrai dire, tout ce qu’elle voulait, c’était réussir à se sentir bien, réellement bien, et elle-même. Chose qui ne lui était plus arrivé depuis longtemps. Elle voulait aussi et surtout faire plaisir à Frank, qu’il passe une bonne soirée.

- Je… je voudrais me sentir normale… Je veux avoir la force d’être comme n’importe quelle valentine un 14 février.

Rachel voulait plus que tout se sortir de l’enfer dans lequel elle était, et elle savait qu’il y avait une chance que ça marche en se mettant un coup de pied aux fesses et osant mettre le nez dehors. La part rationnelle d’elle-même essayait de convaincre la part terrorisée. Frank serait là, il lui tiendrait la main, il ne la lâcherait pas un seul instant. Personne ne pourrait lui faire de mal tant que Frank serait là.

- Je dois réussir à franchir des étapes. Allons-y pendant que je m’en sens encore le courage, d’accord ?


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() message posté Sam 8 Sep - 21:18 par Frank Turner

Rachel & Frank
A night in hell(2)


 Les héros sont partout. Certains plus visibles que d'autres, se permettent l'exubérance et d'autre évoluant dans un cercle plus restreint, n'arborent pas les mêmes attributs. Mais dans le fond, nous pouvons tous prétendre à l'héroïsme et parfois même les gestes qui nous semblent être les plus anodins trahissent le héros qui dort en nous. En acceptant de sortir et en prenant les devants pour que cela se fasse, Rachel faisait montre d'un courage héroïque et l'espace d'un instant, Frank revoyait celle qu'elle était avant l'agression. « - Je suis tellement fier de toi, si tu savais ! » Le regard brillant et le cœur exaltait, il lui offrit en guise de témoignage de son amour, un baiser ô combien passionné précédé d'une étreinte qui l'était tout autant. Le corps, vil traître, ne parvint cependant à réfréner la passion et l'excitation contenue depuis bien trop longtemps. De ce fait et l'air désolé, l'ancien flic mit un terme à cette démonstration d'affection. Bien sûr, qu'il l'a trouvé désirable (le mot est faible) et dire qu'il n'avait pas envie d'elle serait mentir. Elle était un fantasme à elle seule. Cependant, au vu de tout ce qui était arrivé à Rachel, Frank ne pouvait se résoudre à aller au-delà des caresses et des baisers pour le moment. Cela n'en demeurait pas moins frustrant, puisque depuis leurs retrouvailles, ils n'étaient jamais allés au-delà de cette limite. Oui, qu'on se le dise, Frank et Rachel n'avaient pas encore franchi le cap de « la nuit d'amour » Une frustration que Frank comblait inconsciemment par le sport et le plus effarant, c'est qu'il venait tout juste de le comprendre. Un phénomène physique en entraînant un autre, ses joues se mirent à rougir lorsqu'il comprit à quel point il avait été excité par ce baiser et cette promiscuité. Il n'était qu'un homme, un homme qui se souciait quand même des besoins de sa compagne, avant les siens.

« - Mon amour, arrête de te sentir anormale pour commencer, mais comme ce n'est ni le jour, ni le moment, je ne vais pas te faire un long monologue sur ce qui est arrivé, sur le statut des victimes. Non, je ne vais pas jouer le flic, je vais me contenter d'être simplement ton homme » Il prit soin de lui prendre les mains pour les déposer avec délicatesse contre son torse tout en lui laissant la parole. Elle voulait s'en sortir, et même si le doute l'assaillait encore de toutes parts, Rachel ne se démontait pas. « - Ok, on va y aller ! Il faut parvenir à franchir des étapes, tu as raison. » Il jeta un regard sur son présent encore dans la boîte « - J'ai compris, je me dépêche ! »  Il se précipita donc à l'étage et opta pour une tenue un peu plus adéquate, à savoir du chic, mais décontracté pour que cela ne paraisse pas trop cérémonial. Il enfila donc un Chino slime bleu foncé de chez Ochenta, une chemise blanche à manches longues par-dessus laquelle il déposa un chèche gris qu'il agrémenta d'un blazer en jersey noir. Pour les chaussures, il opta pour des Derbies marron qui sur le nuancier du brun tirerait vers l'acajou. Paré, il redescendit arborant son plus beau sourire. « - Alors ? Comment est-ce que tu me trouves ? »Il en profita pour attraper sa veste tout en se rapprochant d'elle. « - Est-ce que je t'ai dit à quel point j'étais fier de toi ? » Il glissa sa main dans la sienne, puis récupéra son cadeau et après consentement, mena sa belle pédiatre hors de leur nid d'amour. Patient et précautionneux, il prit le temps qu'il fallait pour entrer dans l'ascenseur et le quitté. Une fois, dehors, il resserra sa main dans sa sienne, lui faisait savoir, sans avoir à le dire, qu'il était là. Ils commencèrent donc à marcher lentement, lancèrent la ruelle avant de traverser pour enfin rejoindre le restaurant. Frank prit le devant et demanda à avoir une table un peu plus au calme. Acquiesçant, le serveur les mena jusqu'au fond de la salle sur une petite table un peu plus à l'égard de l'agitation. Toujours au petit soin, l'Américain retint la chaise à sa compagne avant de prendre place à son tour.

« - Donc si j'ai bien compris, on doit attendre le dessert avant d'ouvrir nos cadeaux ? » demandait-il le regard joueur avant de prendre la carte pour s'enquérir du menu. Il ne manqua pas au passage de prendre la main de Rachel pour la serrer dans la sienne. « - Comment tu te sens ? Ca va aller ? S'il y a le moindre problème, n'hésite pas d'accord ? » Il tenta un léger sourire avant de reprendre sa lecture. « -Je pense que je vais opter pour ce qu'on prend d'habitude. Je ne me sens pas l'âme d'un aventurier ce soir. Et toi ? » Le serveur en approche s'enquit de la commande de Rachel, puis de celle de Frank avant de repartir vers la cuisine. « - Aller, ouvre-le ! » Il déposa la boîte face à Rachel. « - Je ne suis même pas sûr de prendre un dessert avec tout ce que je risque de m'enfiler. Je suis prêt à te supplier s'il le faut et je sais, par expérience, que tu résistes très mal à mon regard de cocker ! » Il était tellement fier d'elle, même si elle restait encore sur ses réserves, elle faisait un grand pas, en acceptant d'être sortie et de l'avoir accompagné jusqu'au restaurant. « - Merci ce que tu fais là, c'est un très beau cadeau mon amour ! Je suis vraiment très très très fier de toi ! »
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() message posté Mar 11 Sep - 15:24 par Rachel-Mary Parker-Davis

Rachel & Frank
A night in hell(2)


Frank ne s’en rendait peut-être pas compte, mais il était le pilier central de la guérison de Rachel. Tout ce qu’elle faisait, les efforts qui lui semblaient incommensurables pour aller d’étape en étape, elle le faisait pour lui, pour qu’il soit fier d’elle. Elle voulait se sentir digne d’un tel homme, d’un tel héros. Aussi, entendre de s bouche qu’il était fier d’elle n’avait pas son égal dans la balance des paroles les plus précieuses. C’était une douce émotion qui l’assaillait et qui la rendait heureuse. Frank était fier d’elle et ça lui donnait la force et le courage de continuer. Elle sentait donc que malgré ses craintes grandissantes à l’approche du moment où elle sortirait de la caserne, elle avait bien fait d’insister pour garder cette décision, ça faisait plaisir à l’homme qu’elle aimait, et voir le sourire sur son visage était sa plus belle récompense.

Frank accepta d’aller se changer et Rachel attendit patiemment, non sans triturer ses mains dans tous les sens. Des mains qui tremblaient à mesure que les secondes passaient. Dans sa tête, les images défilaient aussi. Elle détestait être seule sans Frank auprès d’elle parce qu’alors ses démons intérieurs refaisaient surface. Elle faisait les cents pas et avait fini par prendre sa tête entre ses mains, espérant faire fuir les sordides flash qui lui revenaient quand enfin les pas de son homme se firent entendre. Elle leva le nez en direction du bruit et le voici qui arrivait. Il était d’une élégance à la fois chic et décontracté, il était tout simplement parfait. La pédiatre ne put s’empêcher de sourire.

- Je te trouve magnifique, tu es absolument parfait. Qu’est-ce que tu es beau ! Ça je le savais, mais tu es d’autant plus sublimé ce soir.

Leurs mains se retrouvèrent et leurs doigts s’entrelacèrent et l’ancien flic demanda s’il avait déjà souligné qu’il était fier d’elle. La chirurgienne hocha la tête timidement avec un sourire.

- Oui, tout à l’heure, et je te remercie, ça fait du bien d’entendre ça. Est-ce que je t’ai dit que je t’aimais ?

Tout en parlant, Rachel lâcha momentanément la main de son amoureux pour enfiler son manteau, puis elle la reprit et ils prirent la direction de l’ascenseur. Tandis qu’ils descendaient, elle fit quelques exercices de respiration silencieux pour tâcher de garder son calme. Frank était là, il lui tenait la main et il ne laisserait rien lui arriver, c’était ce qu’elle se répétait en boucle dans sa tête. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et il fallut bien se résoudre à la quitter. Elle avait promis, il fallait sortir. La porte de la caserne s’ouvrit sur l’extérieur et la brunette sentit son coeur se serrer tandis qu’elle resserrait son étreinte autour de la main de Frank. Elle sentir celui-ci en faire autant. Il était là, il ne la lâcherait pas.

Marcher dans cette rue, même si ce n’était l’affaire que d’une petite centaine de mètres, était un véritable enfer pour Rachel. Elle restait silencieuse, concentrée, son coeur battait la chamade et ses mains avaient repris leurs tremblements, mais elle avançait avec Frank à ses côtés, et finalement, le premier objectif fut atteint : le restaurant indien leur faisait face avec ses lumières colorées. Ils entrèrent et la chaleur émanant du lieu contrastait avec la fraîcheur d’un mois de février londonien.
Rachel ne vit pas passer le moment entre celui où ils étaient entrée et celui où ils s’étaient retrouvés installés à cette table légèrement en retrait. Sans doute son esprit était-il chamboulé par tout ce qui venait de se passer. Elle ne se rappelait même pas avoir retiré son manteau, c’était comme si ces trente secondes s’étaient volatilisées. Peu importait, Frank était toujours avec elle et il venait de lui prendre la main à nouveau tandis que les menus étaient devant eux.

- ça va oui… je crois, répondit-elle avec un petit sourire crispé. Ça va aller, ne t’en fais pas. Je te l’ai promis.

L’américaine prit une inspiration profonde et parcourut rapidement la carte devant elle. Ses mains s’était calmées, sans doute commençait-elle effectivement à se sentir un peu plus en confiance, bien que toujours méfiante au moindre mouvement alentour.

- Le curry de légumes a l’air pas mal. Je vais opter pour ça.

La commande fut passée et Frank ne semblait pas prêt à attendre le dessert pour la voir ouvrir son cadeau. Un sourire enfantin naquit sur les lèvres de Rachel.

- OK, on se les offre maintenant alors. Nul besoin d’un regard de cocker, j’accède toujours à tes demandes, tu le sais, ton sourire suffit à me faire craquer.

Elle sortit l’enveloppe de son sac et la posa dans l’assiette vide de Frank tandis qu’il posait devant elle cette jolie petite boîte. L’entendre répéter une troisième fois qu’il était fier d’elle, avec plusieurs « très » était pour elle le plus beau des cadeaux et elle en était infiniment touchée.

- Merci, c’est ce qui compte le plus pour moi. Je veux pas être un boulet que tu te traînes. Bon allez je me tais et j’ouvre la boite. Toi aussi, ouvre ton enveloppe.

Elle s’exécuta et ouvrit le petit écrin après avoir défait le ruban de satin. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant un adorable pendentif en forme de cupcake. Cette pâtisserie avait une symbolique particulière pour eux puisque c’était en quelques sorte le premier « repas » qu’ils avaient partagés en se retrouvant. Frank avait fait office de guide pour Rachel dans la capitale britannique qu’elle ne connaissait que mal, et après lui avoir montré la fameuse librairie de « Coup de foudre à Notting Hills », ils étaient allés savourer des red velvet cupcakes.

- Oh Frank… commença-t-elle avec émotion. C’est tellement adorable ! Merci !

Elle se pencha vers lui pour l’embrasser avant de sortir le bijou de sa boîte.

- Je veux le mettre tout de suite, tu veux bien me l’accrocher ?


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