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(Hot) In this world full of you (Derek & Alistair )


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() message posté Ven 4 Mai - 4:29 par Alistair H. Pratt
White Swan, East London, mardi, 01h26 du matin.

Le vin rouge lui avait probablement laissé des traces sur les dents, sans doute, mais sous les intermittences d’obscurité et de flash lumineux bleutés et fushia, personne ne verrait que dalle. Alistair avala d’un trait son verre et grimaça en le déposant. De la foutue piquette. Il se sentait déjà la tête un peu légère, après seulement deux verres. Il se souvenait d’une époque où il lui fallait au moins une bouteille pour obtenir cet effet-là. Un an et demi d’abstinence complète l’avait-il rendu feluette à ce point? Où était-ce le joint qu’il avait fumé, avec le minet qui se trémoussait le derrière, là-bas, pour attirer son attention. Il observa distraitement la grande piste de dance, un sourire vague aux lèvres, où des garçons et des hommes de tous âges et de toutes castes se déchainaient pour mieux s’exhiber à leurs pairs. Tout lui semblait bouger au ralenti, comme si lui-même avait été dans une bulle de verre.

« Oh si tu savais, darling… Si tu savais…»

Et puis les premières notes de Nine Inch Nail avaient retenti, à la grande surprise générale, au lieu du pop habituel.

Nine Inch Nail - Wish:
 

Le sourire d’Alistair s’était élargi et le sang lui était monté brusquement à la tête. Son corps entier s’était plié au rythme endiablé, sa tête se balançant d’avant en arrière comme dans un concert de métal. Il avait envahi la piste désertée comme un prince des ténèbres.
This is the first day of my last days*

Qu’il y avait-il à perdre, maintenant ?
I built it up, now I take it apart
Climbed up real high, now fall down real far


Il avait craqué. Les paroles de John qui lui revenaient sans cesse en tête et les prunelles flamboyantes de Wilde ne cessaient de le transpercer, encore et encore. Depuis le concert jeudi dernier où il avait eu l’impression de transcender l’univers. Aujourd’hui, il était dévoré par un néant et un silence incommensurable qui allait engloutir tout son être. Tout seul dans son appartement, Alistair avait passé la journée roulé en boule. Puis sans même une arrière pensée, il s’était dirigé au White Swan pour enlacer ses anciennes amours et combler cet affreux vide de n’importe quel moyen possible.

No need for me to stay
The last thing left, I just threw it away



Sans réfléchir, il était arrivé au bar en détachant deux boutons de sa chemise. Il avait aguiché le regard d’un minet et lui avait demandé une bouffée de son joint en disant des âneries stupides. Puis, les yeux rougis, il avait commandé son premier verre de vin en un an et demi.

I put my faith in God and my trust in you
Now there's nothing more f***ed up I could do



Il avait arrêté de boire et de consommer de la drogue après son voyage à Rome, terrorisé des souvenirs qui n’arrivaient que comme des cauchemars qu’il n’arrivait plus à saisir complètement. La grappa de qualité, la coke, les trois hommes, un peu plus agés que lui et leur italien chantant. Il leur avait bien dit qu’il ne se passerait rien. Il leur avait dit… si? Il n’était là que pour avoir du bon temps. Sans sexe, préférablement. Le reste n’était que des brides d’horreur. Il n’en avait jamais parlé à personne.

Alistair détacha complètement sa chemise, pour libérer ses mouvements. Il sentit la sueur froide lui couler dans le dos et sur la poitrine.

Wish there was something real wish there was something true
Wish there was something real in this world full of you


Le minet l’avait rejoint sur la piste et tentait de se rapprocher de lui, bien qu’il ne connaissait rien à la musique, visiblement. Entre ses mèches des cheveux teintes presque noires lui jeta un regard impassible et ferma les yeux, pour mieux se concentrer et chanter à tue-tête les paroles pour éloigner le néant qui allait l'engloutir, d'une minute à l'autre.

I'm the one without a soul
I'm the one with this big fucking hole.


Le minet se rapprochait toujours. Sous ses cils baissés, Alistair le détailla. Un corps sans graisse, beaucoup trop parfait. Les cheveux teints platine, le débardeur moulant et le regard vide. Tellement vide. Hormis ce maudit désir pour un peu de chair.

No new tale to tell twenty-five years on my way to hell

Il vit les lèvres du mec bouger, dans une proposition sans doute indécente mais la musique était trop forte. Alistair referma les yeux.

Gotta listen to your big time hard line bad luck fist f***
Il sentit la main chaude du mec sur sa poitrine ruisselante et son corps se glaça une seconde. Il ressentit une violente répulsion.

Wish there was something real wish there was something true
Il réouvrit les yeux pour voir le visage du minet tout proche du sien.
Wish there was something real in this world full of you
In this world full of you


Alistair le repoussa sauvagement du bout des bras et lui fit un doigt d’honneur et un sourire angélique. Non, ce soir, il voulait faire ce qu’il avait envie, sans que son corps doivent appartenir à qui que ce soit. Danser comme un déchaîné, le torse presque nu, attirer les passions sans avoir à devoir quoi que ce soit et décider qui le toucherait cette fois ou non. Au loin, il voyait une silhouette robuste qui l’observait. Au travers des brumes de son esprit, elle lui rappelait quelque chose. Une drôle de chaleur lui envahit le corps.

Wish there was something real wish there was something true

Décider de sa destinée. Pour ce qu’il en restait. Alistair ne réalisait presque pas qu’il tenait sa tête entre les mains pour s’isoler et garder la musique et la rage en lui.

Wish there was something real in this world full of you….

Ce minet pouvait aller chier.

In this world full of you…
Les trois romain pouvaient bien crever dans le poison qu’ils lui avaient légué.

In this world full of you…
John pouvait aller chier.

In this world full of you…
Son père pouvait aller se faire foutre..

In this world full of you…
L'inconnu, sur Oxford Street, qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau pouvait être oublié, le temps de ce morceau, au moins.


In this world full of you…
Et Wilde… Oh Wilde… Il allait l’anéantir. Il s’en fit la promesse.

La musique s’arrêta soudainement et la prochaine chanson pop la suivit. Alistair crut s’éveiller d’un rêve. Il retourna à sa place, détendu sous le regard noir du minet et leva son verre vers lui d'un air nonchalant avant de réaliser qu’il était vide.


* Nine Inch Nail - Wish
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() message posté Ven 4 Mai - 13:59 par Derek A. Baltes
La soirée aurait pu être comme celle que je passe tous les soirs, tranquille et au calme à la maison avec Elvis, mais finalement je suis sorti parce qu'un collègue me l'a proposé. Je ne le connais pas plus que ça, ça ne fait pas longtemps que je travaille au Tinseltown's diner mais j'ai accepté et je ne pensais pas qu'il m’emmènerait dans une boîte gay. Ce n'est pas vraiment que ça me dérange, c'est juste que je ne suis pas tellement habitué, même si je suis bi en général ce n'est pas les clubs que je fréquente le plus, mais je l'ai suivi parce que j'avais besoin de décompresser. Il a commencé à boire aussi vite qu'on est entré dans la boîte. J'ai levé les yeux au ciel pourquoi il faut toujours que les gens boivent ? Ils n'ont pas Idée de ce que ça peut causer comme dégât. Je ne lui ai pas interdit cela dit, il fait ce qu'il veut et je n'ai rien à lui interdire, on se connaît à peine, mais je ne serais pas responsable de ce qui se passera ensuite. Je regarde autour de moi sans me mêlé à la foule. Je ne suis pas fan du monde, des espaces trop renfermé ni du contact humain, ce qui peux sembler étrange quand on y pense parce que je suis venu malgré tout. J'ai fini par m'installer au bar et j'ai commandé un cocktail sans alcool. En observant la foule je remarque un homme que j'ai déjà vu auparavant et je fais une légère grimace. J'essaie de me faire tout petit, mais nos regards se croisent un instant. Je ne sais pas s'il se souvient de moi. En tout cas je ne l'ai pas oublié.

J'étais chez un avocat quand on s'est vu il y a plusieurs années. J'avais été arrêté pour vol à l'étalage et d'autres petites choses dont je ne suis pas fier aujourd'hui. Je n'ai pas été très agréable avec lui, ce type parfait sorti tout droit d'une école upé, classe et sans doute beaucoup mieux lotti que moi. Je l'ai reconnu aussi ce jour-là. Alistaire. Comment l'oublier ? Je n'ai jamais été très agréable avec lui quand on était à l'école. Il était un peu ma tête de turc. Je ne l'ai pas ménagé à l'époque et je le regrette aujourd'hui. Nos regards se perde et je l'observe encore un peu danser parmi la foule. Je ne pensais pas que nos chemins se croiseraient de nouveau, surtout pour un type comme lui et encore moins dans ce genre de boîte de nuit. La musique s'arrête pour passer à un style différent. Je sirote mon coktail sans alcool et le vois venir vers le bar.

«Alistair Pratt. Je ne pensais pas te voir dans ce genre d'endroit. Tu es sorti de ton école de droit bien chic ? »

L'amertume s’entend dans ma voix. J'ai tendance à être jaloux de beaucoup de monde parce que ma vie est pourrie et surtout des personnes qui s'en sortent mieux que moi et vu sa tenue et son allure il est clair qu'il a mieux réussis, mais je m'en veux encore de ce que j'ai pu lui dire à l'époque et je ne me suis jamais vraiment excusé de ce que je lui ai fait subir. Je ferme les yeux et soupir. Ce n'est pas comme ça que je vais prouver que j'ai changé.

«Désolé, mauvaise habitude. On n'est plus à l'école. »

J'ai encore pas mal de progrès à faire si je veux qu'il me pardonne et si je veux réellement être crédible, mais je n'ai plus envie que l'on me considère comme un délinquant alors je fais comme je peux.
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() message posté Dim 6 Mai - 5:15 par Alistair H. Pratt
Alistair regarda d’un air morne le barman se débattre avec le bouchon d’une bouteille et remplir à moitié le verre de vin qu’il venait de se commander. L’envie ne manquait pas d’aboyer au pauvre type de juste lui vendre la bouteille entière, pour qu’il puisse se servir décemment lui-même.

Il regarda sa main blessée et les 50 livres sterling qu’elle tenait. Entre les locations de la camionnette pour les concerts impromptus au Viper Room, l’avance qu’il avait dû donner à l’hôpital pour qu’un chirurgien ose le toucher pour lui faire ses points de sutures, malgré son diagnostic, et le coût exorbitant des médicaments qu’il payait lui-même, par peur que son père ne se doute de l’étendue de la catastrophe… Il ne restait déjà plus grand chose de la pension que la filiale familiale lui versait, chaque mois. Le jeune homme fit la moue. Oh ! Et puis au diable ! Il appellerait Nessie et …

«Alistair Pratt. Je ne pensais pas te voir dans ce genre d'endroit. Tu es sorti de ton école de droit bien chic ? »


Merde ! Mais cette voix… Les yeux du jeune homme s’agrandissent et Alistair pâlit bien malgré lui. Il plissa des yeux et glissa un coup d’œil vers le grand type qui était arrivé derrière lui, avec son cocktail à la main. Au travers du jeu des lumières endiablées, il reconnut les traits si sensuels et endurcis d’un de ses pires cauchemars. Une de ses plus belles hantises. Baltes. Derek Baltes.

Ils s’étaient d’abord rencontrés à 15 ans, dans la turbulence d’une classe de lycée public, en cours d’anglais. Alistair avait été foutu dehors de son collège privé pour avoir été surpris à fumer un joint et avait été ré-inscrit dans un des pires lycées de la région, pour le reste de l’année. Il suspectait son père de vouloir le punir et de vouloir lui faire apprendre une leçon de vie à la dure.  Cinq mois d’enfer à se faire voler ses affaires, à se faire piétiner ses lunettes, à voir son déjeuner
répandu sur le sol de la cafétéria, à se faire cracher dessus et à se faire traiter de pédé, à cause de ses cours de piano.  De ses tortionnaires, Balkes avait été un des pires. Le rouquin était déjà bien plus costaud que lui et semblait lui vouer une hargne inconditionnelle. Combien de fois avait-il senti subitement le choc du métal de son casier contre son visage lors d’un simple coup d’épaules de Balkes ? C’est là qu’Alistair avait réalisé, en regardant la silhouette de Balkes s’éloigner dans le corridor bruyant, qu’il aimait aussi les garçons. À la fin de l’année, muni de ses notes exemplaires, il avait supplié son père de le laisser retourner au Collège. Il avait compris la leçon : il ne se referait plus jamais pincer un joint à la main. Du moins… pas par ceux qui avaient le pouvoir de rendre sa vie plus infernale qu'elle ne l'était déjà.

Et puis, plus de six ans plus tard, ils s’étaient recroisés. Madame Pratt avait suggéré à son fils de faire un stage dans une clinique de jurisprudence pour les plus démunis, durant l’été. Un poste tout con de réceptionniste et de commis de bureau. Accueillir les pauvres hères qui passait par la porte, leur donner un formulaire à remplir, faire le topo de leur cas pour ensuite les rediriger vers la personne qui les prendrait en charge. Alistair s’y était ennuyé à mourir. Et qui était entré, un matin de juillet ? Balkes. Balkes avec ses haillons, son cabot et un casier pour vol à l’étalage long comme le bras. Un Derek Balkes amaigri, sale et sans-abri.
Comment un si beau gosse aussi intelligent, robuste comme lui s’était permis de jeter sa vie ainsi aux orties ? Avait-il conscience de toutes les possibilités qu’il avait ? Il aurait pu faire n’importe quoi de sa vie, lui. Il avait choisi de la gâcher et de finir à la rue. En tout cas, c’est ce qui avait semblé au gosse de riche, coincé dans une vie qui l’étouffait.

Il avait été pédant au maximum, comme les gosses au lycée. À chaque fois que Derek devait se pointer, il le poussait à bout avec ses commentaires acerbes. Sa directrice de stage l’avait même prit à part, à ce sujet. Les clients de la clinique avaient déjà assez d’ennui comme ça et avaient droit au respect, comme tout le monde.

Et puis lors d’une pause-café passée à fumer dans la ruelle derrière le triste local, en fin d’après-midi, un échange de vacheries entre Derek et lui avait tourné au vinaigre et s’était terminé avec une lèvre fendue, un œil au beurre noir et une sérieuse commotion célébrale… Du moins pour Alistair. Il avait prétexté avoir été attaqué par des voyous et avait pleuré des larmes de crocodile, pour ne plus retourner à son stage. Sa mère avait craqué et lui avait payé ce maudit voyage à Rome, pour qu’il puisse se reposer.

«Quoi ? T’as oublié de me casser aussi les côtes, la dernière fois et t’es venu remettre ça, Balkes ? Ou t’es venu faire les poubelles ? C’est moi qui devrait te demander ce que tu fais ici, si on se fie aux sobriquets dont tu m’affublais, il n’y a pas si longtemps. »


Et puis, il vit le mec fermer les yeux, grimacer … et s’excuser. Avait-il bien entendu ? Surpris, il haussa les sourcils en l’observant de côté d’un air incertain. La chaleur lui monta aux joues. Il détourna le regard et il se mordit la lèvre, en balayant quelques mèches sombres qui lui collaient encore sur le front.

« Ouais… c’est vrai. On n’est plus au lycée. On a tous de foutues habitudes de merde, faut croire. »
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() message posté Lun 7 Mai - 22:48 par Derek A. Baltes
J'ai haussé un sourcil, depuis quand il a autant de répondant ? J'ai du mal à croire. Je me mets à sourire bêtement et me dit que finalement c'est dommage que je ne puisse plus le provoquer autant qu'avant parce que sinon je me serais fait un malin plaisir à le descendre, mais je suis sensé être gentil et rangé. Je ne dois plus m'attirer d'ennuis, ordre de mon avocate. Je n'ai plus envie qu'on me refuse de travail non plus. J'en ai marre de faire les poubelles comme il dit. Je grimace quand il me retourne la question, évidement j'aurais du me douter aussi qu'il me la poserait que j'aurais du le fermer avant. Je l'ai traité de tous les noms pour au final me retrouver là et oui étrange destin. Je hausse les épaules et bois une gorgée de mon cocktail aux fruits :

«Ouai eh bien j'étais un peu trop fermé à l'époque. Il y a plus de choix en étant des deux côtés, si tu vois ce que je veux dire.»

Ce n'est pas dans mes habitudes de dire ce genre de choses surtout à quelqu'un comme lui, quelqu'un qui m'a connu auparavant et quelqu'un à que j'ai maltraité et qui pourrait très bien retourner ça contre moi, mais quelque chose me dit qu'il ne le fera pas. Il n'est pas comme ça.

«Oh et je ne fais plus les poubelles, même si je ne serais sans doute qu'un pauvre taré et un pauvre délinquant à tes yeux. Dommage parce que jusque là je trouvais que tu avais pris de la graine.»

Le sous entendu est bien là, je commençais à l'apprécier et pourquoi pas à envisager de le draguer, mais il semblerait que nos petites querelles d’antan ni feront rien, on est toujours ce qu'on est même si le temps à passé, lui toujours aussi chic et moi … toujours aussi pauvre.

« Ouai faut croire. »

Les habitudes sont dures à enlever et on n'y arrive parfois pas totalement, mais je peux faire un effort s'il en fait un aussi. Je ne vois pas pourquoi il aurait le droit de me remettre en pleine tronche que j'ai été dans la rue, je n'ai pas demandé à l'être et j'imagine qu'il n'a pas demandé non plus à être né du bon côté de la balance.

« Bon alors, tu es toujours en droit ? Tu n'as pas eu d'ennuis à cause de moi au moins ?Tu n'y ai pas retourné après que ... »

Je marque une pause et ferme les yeux. J'étais vraiment un gros con. Je l'avais frappé parce qu'on s'était insulté et que finalement c'était plus simple de le cogner parce qu'il ne savait pas se défendre, la loi du plus fort. Il ne m'avait pas dénoncé.

«Pourquoi tu ne m'as pas dénoncé ? »

Ca reste un mystère. Il aurait pu me faire coffrer et j'aurais été en prison. Il aurait pu mais il ne la pas fait et cette question est toujours restée dans ma tête. Je me suis toujours dit qu'un jour je devrais la lui poser, alors c'est chose faite.
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() message posté Mar 8 Mai - 22:32 par Alistair H. Pratt
«Ouai eh bien j'étais un peu trop fermé à l'époque. Il y a plus de choix en étant des deux côtés, si tu vois ce que je veux dire. Oh et je ne fais plus les poubelles, même si je ne serais sans doute qu'un pauvre taré et un pauvre délinquant à tes yeux. Dommage parce que jusque là je trouvais que tu avais pris de la graine.»

Cela prit un certain temps au jeune homme pour assimiler ce qu’il venait d’entendre. Plus de choix des deux côtés. Des deux côtés. La musique était forte… peut-être avait-il mal saisi ce qui se disait, entre les lignes? Nah… c’était pas possible. Pas Derek Balkes. Pas… Et puis cette accusation amère dans les yeux de l’autre lui avait coupé le souffle. Était-ce vraiment ça qu’il voulait voir dans les yeux de ce garçon?

Alistair réalisait-il qu’il avait la bouche entrouverte et qu’il avait cessé de respirer? Qu’il regardait Derek, les yeux grands ouverts? Et qu’une drôle de chaleur, qu’il n’avait pas ressenti depuis au moins deux ans, lui avait envahi le ventre, là où il avait cru que la mort avait tout remplacé? Le rouge lui monta aux joues et il s’accota au bar pour ne pas perdre l’équilibre. Il s’empara d’un de ces petits bâtons en plastique mis à la disposition des clients et de leurs cocktails à la con et se le fourra dans un coin de la bouche, pour le mâchonner nerveusement. Mais ce n’était pas assez pour masquer son trouble. Dans sa tête, le jeune homme entendait la voix glaciale de son père lui hurler que l’émotion menait toujours à la perte et qu’un homme de sa trempe ne devait jamais perdre le contrôle. JAMAIS. Mais Alistair chassa cette voix imaginaire d’un coup d’épaule avant de plonger son regard vers la piste de danse, vers le minet qui se reprenait avec un autre de ses semblables.

« Tu te fous de ma gueule? Plus de choix des deux côtés? Être bi ne t’emmènes que plus d’enfoirés de tous genres qui croient que tu es une bête de sexe sans conscience qui n’est là que pour assouvir leurs petits fantasmes. Juste un peu plus de coquilles vides qui cherchent à se remplir de fluides et de foutaises alors que toi, tu cherche l’être humain, l’âme derrière la chair, tu vois. »

Il attrapa son verre de vin pour se mettre le nez dedans, pour cacher son désarroi et plongea son regard vers le sol. Le ton à la fois doux et fatigué de sa voix l’étonna lui-même.

« Ca a l’air d’aller mieux pour toi, Derek. Vraiment. La dernière fois qu’on s’est vu… je ne pigeais pas. Je ne pigeais pas comment un mec dans ton genre pouvait en arriver là. Bordel. Cambridge n’attend que des types exactement comme toi, dans leur équipe de football. Ou je sais pas moi… Je sais pas. Tu pouvais faire ce que tu voulais dans la vie, toi. Tout ce que tu voulais. On t’as pas fécondé dans une éprouvette, comme un personnage de Huxley, pour que tu accomplisse les mêmes foutues conneries que ton paternel et de son père avant lui. T’es libre, toi. Complètement libre. Et… Et bah, tu avais décidé de faire ça, tu vois. Je ne pigeais pas. Mais pas du tout. Moi, je suis toujours enchainé à la vie et à la mort à ma foutue école chic de droit, comme tu dis, ouais »


Il regarda le liquide sombre dans son verre, complètement silencieux. Il entendit Balkes au loin lui demander s’il avait eu des ennuis, à cause de lui et lui demander pourquoi il ne l’avait pas dénoncé. Alistair but son verre à grande gorgée. Cette conversation lui semblait irréelle. Tout lui semblait irréel. Les hommes qui s’enlaçaient tout autour d’eux, la musique et le fait qu’ils soient face à face dans ce genre d’endroit à se dire des choses qui auraient dû rester enfouies. Les propres mots d’Alistair lui semblaient étranges. Il regarda sa main blessée, posa son verre sur le comptoir et replia les bras contre lui.

« Je t’ai pas dénoncé, non. Tu sais… ton intervenante, au centre… ? Comment elle s’appelait, bordel ? Je ne m’en souviens plus. Elle m’avait prit à part, juste une semaine avant. Elle m’a expliqué des trucs sur toi, je crois. Mais moi, je ne voulais pas écouter. Je détestais ce job. Je détestais ce qui allait arriver après ce maudit job. Je n’écoutais plus rien. Plus rien du tout. Et puis, j’ai dit cette vacherie sur le fait que ton chien allait finir par crever à la fourrière juste à cause de toi. Juste parce que j’en avais marre de tout et que je te voyais détruire ta vie alors que moi, j’aurais aimé être libre comme toi. Je suis pas con, mec. Je sais que ça ne ce serait pas produit si j’avais juste fermé ma grande gueule et si j’avais juste continué à fumer ma clope. Tu ne t'aurais pas jeté sur moi pour autre chose. Ça se voyait que ce chien, c'était ce que tu avais de plus précieux. C'est moi qui avait agi comme un imbécile. Toi, tu t'es défendu, c'est tout. Alors j’ai balancé mon portefeuille dans le caniveau et j’ai dis à tout le monde que c’étaient des types au hasard qui m’avaient attaqué pour du fric et que les coups qu’ils m’avaient flanqué à la tête m’empêchait de me rappeler de quoi ils avaient l’air. »

Il marqua une pause et regarda le bâton de plastique tordu qu’il tenait à la main.

« Crois-moi vieux, les maux de tête, les petits blancs de mémoire et les étourdissements que j’ai subi ne sont rien à côté de ce qui te serait arrivé, si mon père était tombé là-dessus. Il aurait tiré toutes sortes de ficelles dont tu as même pas idée.  Ton avocate n’aurait pas pu ouvrir la bouche pour parler de ta vulnérabilité ou du fait que tu aies été provoqué, que ton destin aurait été scellé dans le béton armé. Et moi, j’aurais pas pu vivre avec ça. Tu ne fous pas la vie d’un mec en l’air quand tu sais que tu es responsable de ce qui est arrivé. Et puis ton clébard, je l’aimais bien. J’aurais voulu avoir un chien comme ça.»


Il leva les yeux vers Derek et lui fit un demi-sourire résigné.
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() message posté Mer 9 Mai - 21:31 par Derek A. Baltes
A la réaction d'Alistaire je comprends que je viens de le choquer et je lève les yeux au ciel. J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi il est si choqué, il est là aussi à ce que je sache. Il a la tête de celui qui a une peine d'amour et je me ficherai bien de sa tronche. Je ne sais pas ce que ça fait d'avoir une peine de cœur, je n'ai pas eu vraiment l'occasion d'être amoureux. C'est surfait à mes yeux.

«Et ben dit toi que tu peux me ranger dans la catégorie bête de sexe, désolé de te décevoir.»

Je lève les sourcils. Je n'ai pas honte de l'avouer. Je ne cherche pas l'histoire de ma vie. Je ne suis pas sur que j'ai le droit d'en avoir une, je me contente de coucher et de partir au petit matin, fille ou garçon, plus jeune ou plus vieux que moi, je m'en fiche un peu. Je suis sur que ça le surprendra parce qu'il ne me connaît pas si bien, tout comme je ne le connais pas non plus. Il ne sait pas tout ce que j'ai pu faire pour juste obtenir un joint parce que je n'avais pas de quoi payer et je ne risque pas de lui dire, il serait bien trop satisfait de voir à quel point j'ai pu être pathétique.

Je continue de hausse un sourcil. Il croit tellement de choses fausses sur mon compte et j'ai un un sourire triste qui s'affiche sur mon visage. J'aurais pu faire ce que je voulais … on n'avait pas la même vision des choses. J'étais dans un foyer que je détestais et j'étais seulement bon en sport. J'avais certes quelques admirateurs parmi les gens populaire de la classe, mais ils n'ont jamais mis les pieds chez moi parce que je n'avais pas de chez moi.

« Tu crois vraiment que j'étais la star ? Tu avais rien compris. Je n'avais plus rien à faire en cours, je ne vois pas pourquoi je serais resté. »

Je n'ai jamais aimé l'autorité et celle des profs étaient juste insupportable. J'étais le genre casse-coup qui se prenait sans arrêt des colles. Je ne lui dirais pas pourquoi je suis parti. Je ne vais pas lui raconter ma vie mais oui j'ai changé et au moins ça il l'a remarqué,

«Mais tu as raison, j'ai changé, du moins j'essaie. »

Je n'en peux plus de cette vie, je n'en pouvais plus de vivre dehors, de vivre au jour le jour et de ne pas essayer autre chose, de me laisser aller, j'aurais fini mort sous un pont ou sur un banc du métro si j'étais resté à la rue, si je n'avais pas essayé de changer. Je me souviens de ce qu'il me raconte, de notre rencontre et mon avocate de l'époque.

«Mlle Mills. »

J'avais du lui raconter certaines choses et je regrette maintenant de l'avoir fait parce que visiblement elle lui a dit sans mon accord. Ce qui n'est pas très professionnel et je vois rouge, ma gorge se sert quand je repense à ce moment. Je m'en étais pris à lui ensuite parce que je m'étais senti insulté et c'était idiot au fond, il ne pouvait pas savoir tout ce que j'avais traversé, ni ce que Elvis représentait pour moi et ce qu'il représente toujours. Je comprends aussi que son père m'aurait mis à terre si il avait su et que quelque part il a voulu me protéger. Je devrais le remercier mais je n'arrive pas parce qu'il n'a pas idée à quel point il se trompe sur moi.

« Tu crois que je suis libre ? Tu es sérieux ? Libre de quoi ? De passe le reste de ma vie dans un resto pourri à travailler pour payer un putain de loyer, tu crois que je suis libre parce que j'agis comme je veux ? C'est n'importe quoi. Je ne suis pas libre, je suis seul. Ce n'est pas pareil. Ce que j'ai fais c'est juste pour survivre, c'est pas par liberté. J'ai pas choisi de faire les poubelles. Toi tu as le choix de faire des grandes choses et tu te plains de ta place. C'est du délire. C'est moi qui ne te comprends là. Tu ne te rends pas compte que tu peux faire tout ce que tu veux et tu es là à boire des verres … »

C'est lui qui est presque le plus à plaindre. Lui ou moi de toute manière on se vaut sûrement. Je suis tellement fâché contre lui que d'un geste de la main je vire le verre de ses mains et le balance à terre.

« C'est à cause de cette merde qu'on m'a abandonné, ce n'est pas ça qui te fera aller mieux. »

J'ai presque envie de lui en coller une ou deux, mais je me retiens, parce que je ne veux pas d'ennuis, déjà que le barman me dit de sortir.

« C'est bon je me tirais de toute manière. »

Je laisse quelques pièces pour régler mon cocktail et avant d'allumer mon joint que je prends soin de bien allumer à l'intérieur pour faire chier mon monde. Je tire une bouffée fini par vraiment sortir. Je suis presque sur qu'il ne va pas en rester là. Je le connais trop bien pour ça et je reste devant le bar en fumant mon joint, me fichant bien de l'odeur désagréable qui s'en dégage. Je n'aurais pas du venir ici finalement, ça ne fait que raviver de vieux souvenirs.
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() message posté Jeu 10 Mai - 22:05 par Alistair H. Pratt
Il venait de se vider le cœur comme un imbécile et l’autre s’était reculé pour mieux lui cracher tout son venin par la tronche. Il n’y avait qu’un horrible mépris, dans la voix de Derek. Il s’était ouvert à son ancien tortionnaire pour essayer encore et toujours d’avoir ce contact humain sincère qui lui manquait tant. Mais tout foirait comme d’habitude. Max, les Untitled et maintenant Balkes. Tous de l’autre côté d’un énorme fossé embrumé qui déformait les gestes et les mots et qui transformait les hommes des deux côtés en monstres… et en bêtes de sexe, comme disait Derek.

Alistair pouvait presqu’entendre le rire glacial de son père retentirent dans tout le bar. Il avait perdu le contrôle et s’était fait mordre. Il avait été rejeté, encore et encore. Et ce soir, c’en était intolérable. La chaleur qu’il avait ressentie juste quelques minutes plus tôt laissait place à un vide sans nom.

Il voulut prendre une gorgée de vin pour calmer le vertige mais Balkes envoya valser son verre d’un geste rageur, en parlant d’abandon. Alistair parvint tant bien que mal à ne pas éclater de rire devant lui. Deux ans de la plus stricte sobriété et son écart se retrouvait déjà répandue sur le plancher du bar. Alistair un moment regarda le liquide sombre s’étaler à leurs pieds, entre les débris de verre tranchants. Le rouquin avait raison. Ils ne se comprenaient pas. Ils s’imaginaient respectivement des vies glorieuses, pleines d’aventures et d’idéaux grotesques comme on en voyait seulement au cinéma. La réalité elle, était tout autre. Elle vous laissait brisé, comme des éclats de verre tachés, sur le plancher d’un bar.


Il eut un petit rire dédaigneux et se mura derrière le masque qu’il connaissait le mieux, la moquerie.

« Ils servent des cheeseburgers extra-cornichons et des frites au vinaigre de malt*, dans ton resto pourri ? Je ne sais pas ce que je donnerais pour te voir prendre ma commande, avec ton petit tablier. De grrrrrrrandes choses, hein ? Bah oui, mon petit Derek. De siiiiiiiiiiiiii grandes choses. Déblatérer des âneries infâmes sur la conjointe d’un gros tas de merde en cour pour lui éviter qu’il ne perde sa fortune accumulée à coup d’escroquerie, parce qu’il s’est mouillé un peu trop l’engin là où il ne fallait pas. Oh yeah ! L’humanité enfin rescapée ! Parce que tu crois sérieusement, dans ta tête, que ma famille va me laisser travailler dans l’ombre d’une clinique de jurisprudence pour sauver des épaves d’un naufrage qui n’apportera aucune renommée à qui que ce soit, comme ta Mademoiselle Mills, avec mes beaux diplômes à la con ? C’est du technicolor, ton truc. »

Il s’esclaffa et releva la tête. Déjà le barman leur hurlait d’aller se battre ailleurs. Le rouquin avait allumé un joint en plein milieu du bar et lui tournait le dos, se dirigeant à pas lourds vers la sortie. Alistair eut l’impression de revoir encore et encore les belles épaules du rouquin le plonger tête première dans le mur, au ralenti, avant de repartir comme si de rien n’était, en le laissant meurtri, au sol.

Alistair serra les poings. Non. Non ça ne se passerait pas comme ça. Pas ce soir. Il jeta son billet de 50 livres sur le comptoir du bar et rattrapa le rouquin à la sortie.
Il était venu dans ce foutu bar pour se convaincre qu’il pouvait encore choisir, malgré ce qui s’était passé à Rome, qui avait le droit de le toucher ou non. Et ce soir, il avait décidé qu’il laissait ce privilège à Balkes. Quitte à ce que ça ne soit qu’avec les poings et à se faire casser les côtes pour de bon.


D’un geste délicat de la main, il cueillit le joint entre les lèvres du rouquin, de la même manière qu’il lui avait enlevé son verre de vin des mains et en prit une large bouffée, avant même qu’il ne puisse réagir. La fumée acre envahit sa gorge et lui brûla les poumons. Il l’expira lentement, en prenant tout son temps et fit un sourire angélique au jeune homme.

« Alors, c’est quoi, ces grandes choses ? Si tu ne travaillais pas dans un resto pourri, tu aimerais faire quoi de ta vie, réellement, hein ? »


*C'est très bon, vous saurez.
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() message posté Ven 11 Mai - 21:34 par Derek A. Baltes
Je me retiens de lui en coller une après ce qu'il me balance à la tronche. J'aurais du me taire. Je me contente de lui envoyer un doigt d'honneur, même deux. Il peut aller se faire voir, comment ais-je pu être aussi stupide ? Qu'est-ce qu'il m'a prit de lui parler de moi ? Comme s'il pouvait me comprendre. C'est ridicule. Personne ne peut me comprendre, sauf ceux qui ont vécus la même chose que moi et ce n'est pas comme si j'en croisais beaucoup. Je m'arrête un moment pas sur de comprendre qui il parle, enfin je crois et si c'est ça alors finalement ont à deux famille complètement naze, enfin lui au moins il en a une de famille. Je suis sorti après que le barman nous ai crié de dégager. J'ai allumé mon joint dans le bar pour bien le faire chier celui-là, il ne faudrait pas non plus que je parte d'ici sans emmerder mon monde. J'arrive pile dehors quand je vois mon joint disparaître de mes doigts, je n'ai pas de mal à deviner qui vient de le piquer.

« Surtout ne te gêne pas, mais je n'ai pas l'impression que c'est fait pour toi, le petit fils à papa. »

Je hausse les sourcils et reprends mon joint, non mais oh, il ne va pas me le sucrer entièrement non plus. Ce serait le pompon. Je suis pris de court quand il me demande ce que je ferais de ma vie si je ne travaillais pas au restaurant. Je hausse les épaules.

« Je me tirerais de ce pays tout pourri. J'irai au bout du monde, peut-être que j'ai une place quelque part, ailleurs. »

Je soupire, tout ça ne sont que des rêves. Je suis coincé ici à tout jamais. Je ne peux que rêver et même dans mes rêves je n'ose pas voir plus grand, parce que je ne suis qu'un minable serveur qui ne vaut rien. Je le sais très bien, il n'a pas besoin de me le rappeler. Je m'apprête à partir sans le regarder, quand je vois arriver droit devant une femme que je connais et que je n'ai pas très envie de voir ce soir. Merde, merde et re merde. Faire diversion pour qu'elle ne me voit pas n'est pas difficile, sans réfléchir je me retourne vers lui et plaque contre le mur du bar, je suis sur qu'il s’attend à ce que je le frappe et qu'il ne s'attendra sûrement pas à ce que je vais faire maintenant alors je profite de l'effet de surprise et je colle mes lèvres contre les siennes, je l'embrasse me collant à lui un peu plus, une main contre le mur, l'autre posée sur sa ceinture glissant dangereusement à l'intérieur de sa cuisse. J'entends un soupire et une voix dire « Il y a des chambres pour ça messieurs. » La voix de Gigi est doucereuse et presque envieuse, je risque un coup d’œil discret et soupire, elle est passé, elle ne m'a pas vu, diversion réussie. Je devrais maintenant m'écarter de lui, mais une nouvelle pulsion me pousse vers lui et je ne peux pas y résister, je lui vole un autre baiser, m'attendant à ce qu'il me repousse cette fois.
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() message posté Sam 12 Mai - 9:16 par Alistair H. Pratt
« Je me tirerais de ce pays tout pourri. J'irai au bout du monde, peut-être que j'ai une place quelque part, ailleurs. »

Alistair resta silencieux en observant attentivement l’autre tirer une dernière bouffée de son joint, avant de déguerpir et de l’avandonner là, derrière la bar. Peu importait que Balkes le prenne pour un enfant sage. Il ne savait rien de lui. Rien des orgies sans nom qui avait laissé leur traces dégueulasses sur sa peau.  Le gosse de riche fit un sourire triste à son adversaire et regarda la rue qui se désertait peu à peu.

« Crois-moi, dude… juste… crois-moi. Sur parole. Moi aussi, je croyais être mieux ailleurs. Loin, très loin. C’est ce que j’ai fait, dès que j’ai pu me lever et mettre un pied devant, après la dernière fois qu’on s’est vu. Mais au final, si t’as rien d’autre à t’accrocher en toi que la supposée distance qui te sépare de ce que tu fuis… Personne ne va ta laisser gentiment une place juste pour la beauté de la chose. Pire que ça, les hyènes de tout les azimuts du monde vont te répérer cent milles lieux à la ronde et elles vont te bouffer vivant. Elles vont se vautrer dans ta vulnérabilité que tu crois bien masquée et tu vas finir rompu et brisé, dans une chambre d’hôtel dégueu, peu importe qui tu es. »

Il inspira lentement et regarda le joint entre les doigts du rouquin.

« Je pensais que tu aurais voulu être vétérinaire ou dresseur de chiens, tiens. Ça prend pas d’études, pour être dresseur de chiens. Juste de l’instinct et tu en as à revendre, de ça. Comme le type-là à la télé. Je t’aurais vraiment vu là-dedans. Ou en rock star. Moi, j’aurais voulu être une rock star. C’est cliché, je sais mais… »

Il vit Balkes se pétrifier alors qu’une femme grassouillette, d’âge mur tournait le coin de la rue et s’avançait en direction d’eux. Sa logeuse à qui il devait de l’argent ? La voisine qui lui pionçait son plancher à coup de balai ? Une collègue un peu trop collante ou une cliente ? Derek la connaissait, c’est certain. Et il ne tenait pas tant que ça à ce qu’elle le remarque.

Une dernière moquerie de mauvais goût lui effleura les lèvres et ne vit jamais le jour. Déjà, le corps d’Alistair se heurtait durement contre le mur, comme au bon vieux temps. Balkes le surplombait, le visage plus dur que jamais. Ça y est, il allait passer au tabac. Il sourit de plus belle, prêt à y laisser sa peau.

Mais les lèvres chaudes de Balkes écrasèrent les siennes et il sentit la main de l’autre descendre. La sueur coula dans son dos, sous sa chemise et la terreur le submergea pendant une fraction de seconde. Il lui sembla que des mains fantômes s’agrippaient à tout son corps, sans pitié. Il faillit hurler. Il ferma les yeux, pour les oublier et poussa toute son attention vers le goût herbacé des lèvres du rouquin.

Alors que la pauvre femme avait passé son chemin en maugréant des obscénités, Alistair lui fit un signe de la main d’aller se faire foutre elle-même. Dieu qu’il aimait cette femme. Peu importe qui elle était, il se promit d’aller lui allumer un lampion à la première église catholique qu’il croiserait. Il n’avait jamais été aussi reconnaissant. Reconnaissant du sentiment d'être encore en vie qu'ellui apportait, elle et son amertume.

Les yeux agrandis, il dévisagea l’homme en face de lui. La chaleur embrasait son bas-ventre et la terreur lui glaçait le dos. Mais ce qu’il avait voulu, non ? Il haletait et il en était conscient. Il voulait à la fois se dérober de cette main trop hasardeuse et se presser contre la chaleur de cette bouche. La femme avait tourné le coin de la rue et pourtant, Derek se tenait encore là. Ils restèrent un moment à se regarder en silence. Qui repousserait qui, hein ? Balkes allait le laisser planté là, comme une coquille vide, ravagé par ses émois. Encore heureux qu’il ne lui ait pas cassé le nez, cette fois-ci, pas vrai ?

Mais Derek se pencha une nouvelle fois, comme si la première n’avait pas suffit. Mais à quoi jouait-il ? Alistair s’en foutait. Au diable ces mains squlettiques et froides qui lui labouraient le corps, quelque part dans sa tête. Il avança la main et enlaça le rouquin, pour ressentir toute sa chaleur. Lorsqu’ils se séparèrent à nouveau, il posa un baiser délicat sur les lèvres de son ancien tortionnaire. En guise de bienvenue. Ou d’adieu.

« Elle a sans doute raison, ta gonzesse. On aurait dû se prendre une chambre. Sérieux. Tu ne peux pas savoir à quel point j’aurais envie de te le proposer… la Bête. T’as pas idée à quel point j’en rêve depuis le lycée. J’aurais voulu te faire des trucs qui dépassent le PJ-13 et qui t'aurais laissé sans force dans mes bras. Mais je ne peux pas, tu imagines ? Je ne peux pas te faire ça. Pas à toi. »

Il avança la main et lui tendrement doucement la joue.

« Tu mérites fucking mieux que ça vieux, vraiment. Je te le jures. »

Et il laissa retomber sa main, las, comme s’il avait reçu un coup de massue en plein ventre et se fourra les mains dans poches en se dégageant, doucement.
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() message posté Sam 12 Mai - 22:19 par Derek A. Baltes
Il a l'air de tout connaître décidément, comment est-ce qu'il peut savoir si je ne serais pas mieux ailleurs ? Peut-être parce qu'il a déjà fait l'expérience, oui ça sens le déjà vécu. J'ai levé les yeux au ciel sans répondre et puis c'est ridicule pourquoi il faudrait qu'on se raccroche à quelque chose ? Finalement je lui ai dis :

« Je n'ai besoin de personne. J'ai toujours été seul, je ne vois pas pourquoi je devrais me raccrocher à quelqu'un ou quelque chose. »

Je l'ai regardé un peu surpris, oui il a comprit que j'aimais les animaux, j'aurais pu y penser aussi à ce genre de métier, mais ça ne m'a pas traversé l'esprit. Je n'ai jamais eu vraiment d'autres options que celles qui s'offraient à moi, c'est à dire pas grand chose. Et puis je ne vais pas reprendre des études maintenant, je ne sais même pas quel diplôme il me faudrait pour être dresseur de chien, j'adorerai cela dit, vu comment Elvis est avec moi je n'aurais aucun mal à m'occuper de ces bêtes. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec les animaux qu'avec les humains.

L'arrivée de Gigi me perturbe légèrement, beaucoup même, mais ma diversion m'a évité qu'elle me repère et c'est tant mieux. Je n'avais pas envie qu'elle me voit et qu'elle rappelle que je lui dois encore une nuit. Ce n'est pas le fait qu'elle ait deux fois mon âge qui me dérange, non c'est plutôt son concept de la sexualité. Je ne suis pas du tout adepte de ses pratiques … et bref je ne voulais pas qu'elle me repère.

J'ai donc embrassé Alistair une première fois, puis une deuxième fois m'attendant à ce qu'il me repousse, chose qu'il n'a pas faite. Je suis donc resté là à l'embrasser et à glisser mes mains sur lui, avant de me reculer à nouveau, mais qu'est-ce que je fou bordel ? Je lui lance un regard noir quand il me dit qu'elle a raison ma « gonzesse » s'il savait … il ne dirait pas vraiment la même chose. Et je reste planté comme un idiot quand il me dit qu'il fantasme sur moi depuis l'école. Je ne m'attendais pas vraiment à ça et ce n'est pas plus mal parce que je dois dire qu'il m'est arrivé d'avoir ce genre de pensée pour lui et finalement je ne peux pas m'empêcher de lui dire :

« Ce n'est pas ma gonzesse, je l'ai plus ou moins payé en nature pour avoir ma fumette, c'était notre deal à tous les deux. Je ne pouvais pas payer à l'époque, j'aurais fait n'importe quoi et j'ai fait n'importe quoi … Tu crois toujours que je mérite mieux ? Je m'en fou de te mériter ou pas, ça ne risque pas de durer de toute manière. Je suis du genre à partir sans prévenir au petit matin. Tu ne dois pas t'attacher à moi. Je qu'un pauvre con ne l'oublie pas. »

Oui un pauvre con, un pauvre con qui vient de s'avancer vers lui à nouveau et qui pose ses lèvres sur les siennes. Je ne peux pas résister à mes pulsions, maintenant que j'ai commencé ça serait bête de m'arrêter en si bon chemin. Je le plaque plus doucement contre le mur et je m'empare de ses lèvres me fichant bien qu'il vient de me dire que je mérite mieux, parce que ce n'est pas vrai, comment peut-il savoir ce que mérite ?

« Et si tu veux tout savoir, y a un hôtel dans la rue voisine. »

Ne me demande surtout pas comment je le sais, tu serais encore déçu.
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