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(Hot) In this world full of you (Derek & Alistair )


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MEMBRE

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() message posté Lun 14 Mai - 7:48 par Alistair H. Pratt

« Ce n'est pas ma gonzesse, je l'ai plus ou moins payé en nature pour avoir ma fumette, c'était notre deal à tous les deux. Je ne pouvais pas payer à l'époque, j'aurais fait n'importe quoi et j'ai fait n'importe quoi … »


Le reste, Alistair ne l’avait pas trop entendu, tant il était mentalement occupé à ne pas s’esclaffer de la tronche de celui dont il espérait encore sentir les lèvres sur sa peau, au moins une dernière fois. Il fronça le nez, grimaça et pencha la tête par dessus l’épaule de Baltes pour voir le coin de la rue où la dame en question avait disparu. Il baissa la tête et plissa des yeux, pour cacher les larmes d’un fou rire qui lui montait aux yeux.

« Oh! Mais tu es trop mignon, toi! Un de mes… connaissances, mettons, a voulu louer une fille pour les 18 ans d’un autre type, pour la nuit, il y a quatre ans. Il était encore puceau, tu vois. Ça nous a coûté, ensemble, au moins 200 livres sterling, si ce n’est pas plus. Tu… tu te fais avoir… Tu dois fucking rien, mec, cette nana. Mais vraiment absolument rien. Si c’aurait été de la coke… ah, j’aurais compris… Mais de l’herbe?! De l’herbe?! Je… je blague. Ne fais pas de coke… ça te donne mal à la tête et tu te sens comme un looser, le lendemain. T’as pas besoin de ça. Et ce n’est pas moi qui vais te juger. J’ai fait pire juste pour un peu d’amour et d’attention, je crois. »

Il renifla et s’essuya le coin des yeux. Déjà, Baltes le plaquait de nouveau, lui disait à quel point il était trash, seul et désespéré. Un peu comme lui, quoi. Il sentait les mains explorer son corps et ne savait plus quoi ressentir entre le redressement de son bas-ventre et la répulsion de sa tête. Il aurait voulu faire de même. Humer le musc dans le cou du rouquin, goûter la sueur sur son corps et bien d’autres choses qu’on ne pouvait nommer décemment par écrit. Quel goût avait Baltes, hein? Mais il restait là, incapable de bouger les bras.

Mais l’incompréhension persistait. Encore et toujours.

« Attends… attends dude… ME mériter? Mais tu ne comprends rien ou quoi? Je ne suis pas en train de te parler d’un trophée de football. Moi, j’aurais aimé que tu restes demain matin pour qu’on cause encore et encore, devant un café, quitte à rien foutre de la nuit que causer, fumer des joints et manger des chips mais après tout, t’es majeur et vacciné, Han Solo. Tu pars quand ça te chante. C’est pas une question de savoir si je suis la princesse Leia, bordel. Il faut vraiment que je te fasse un dessin? Que je t’explique pourquoi je pourrai jamais enlever mes caleçons ce soir? »


Il se décolla pour regarder Derek dans les yeux, le regard rempli de défi et de fureur, prêt à être repoussé à la seconde.

« Tu veux vraiment savoir dude? Parce que je ne veux pas t’infecter. T’as déjà assez de merde dans ta vie, right? Je ne veux pas infecter personne. Même avec un préservatif. Je suis séropositif. Le VIH. Alors, cette chambre d’hôtel, Han Solo ou la Bête, comme tu préfères… elle est toujours au coin de la rue, hein? »
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() message posté Mar 15 Mai - 21:13 par Derek A. Baltes
Il se moque de moi carrément et ça gâche un peu tout. Je me braque et croise les bras. Comment il peut se moquer ? Je fronce les sourcils et lui lance un regard noir. C'est facile pour lui de se moquer, il a toujours tout eu dans les mains sans faire d'efforts. Je n'étais pas dans son cas et je devais m'arranger pour avoir ce que je voulais, c'est comme ça que j'ai commencé à voler et à faire des choses plus où moins respectables.

« Eh ben figure toi que je n'avais pas les moyens de prendre ce genre de drogue et que ça ne m'intéressait pas. Je voulais juste planer un peu, c'est toi et elle m'en donnait autant que je voulais, du moment que je faisais ce qu'elle voulait et que je la fermais. J'avais droit à d'autres sortes de faveurs par moment … si j'étais sage ... »

Je viens de me rendre compte de ce que je viens de dire, et merde pourquoi je lui raconte tout ça moi ? Il va me prendre pour un gigolo, ce qui n'est pas réellement loin de la vérité sauf que je n'étais pas payé avec de l'argent …

J'ai insisté pour aller plus loin avec lui, me rapprochant un peu plus, mais j'ai comme l'impression qu'il n'a pas si envie que ça de son côté et une nouvelle fois je me braque. Il essaie visiblement de m'expliquer quelque chose mais j'ai du mal à saisir ou il veut en venir et je reste comme un con quand je comprends ce qu'il me dit. Je ne m'attendais pas vraiment à ça et je ne sais pas quoi lui dire à part :

« Je suis désolé pour toi … je ne pouvais pas savoir … »

J'ai pourtant toujours envie, même en sachant ça. Je sais que ce virus doit être une plaie et je comprends qu'il veuille se priver, mais ce n'est pas à lui décider de tout. Je le plaque à nouveau contre le mur et le regarde dans les yeux avant de lui dire :

« Ouai elle est toujours au coin de la rue. Tu me fais toujours le même effet que tout à l'heure même si tu me prends pour un crétin.»

Je ne m'enlèverais pas l'idée qu'il y a toujours moyen qu'on couche ensemble, les préservatif sont bien là pour une raison. Je ne vois pas pourquoi il devrait se priver à vie. Je m'approche à nouveau de son visage et je viens l'embrasser, langoureusement, brutalement, parce que je ne sais pas être délicat avec lui et que ce sont surtout mes pulsions qui parlent pour moi, des pulsions quelques peu violentes. C'est sans doute pour ça que Gigi m'aimait bien et en profitait parce qu'elle savait que je n'allais pas refuser qu'elle le soit aussi, même si elle l'était beaucoup plus que moi.
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() message posté Mer 16 Mai - 3:27 par Alistair H. Pratt
« Ouai elle est toujours au coin de la rue. Tu me fais toujours le même effet que tout à l'heure même si tu me prends pour un crétin.»

Ce fut Alistair de regarder la belle brute d’un air perdu. Quoi? Il n’était pas en train de le repousser avec un flot d’injures? Il n’était pas en train de le traiter de parasite immonde ou de lépreux? Et il voulait toujours de lui? Mais il était suicidaire ou quoi, ce mec? Alistair ferma les yeux un instant. La voix douce du Docteur Taylor et son sourire bienveillant lui revinrent en tête. « Ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est plus comme avant, Alistair. Tu pourras avoir les partenaires que tu veux… il suffit de faire très attention et d’être honnête, c’est tout.» Attention mon cul, oui, songea le jeune homme. Et si le préservatif lâchait? Et si…?

La fureur et la passion de l’autre achevèrent le flot incessant de ses pensées. Il y répondit avec la même ardeur. Il se sentait planer, tout d’un coup. Comme s’il était là, juste au-dessus d’eux, comme un ange-gardien, à observer avec curiosité leurs corps s’enchevêtrer. C’était l’herbe. Juste l’herbe. Il sentait ses lèvres se briser contre celles de Derek, dans un rapport de force étrange. Alistair ne lui caressait les cheveux, trop paralysé pour le reste.

Lorsqu’il put enfin reprendre son souffle, il chuchota, plus pour lui même que pour Derek.

« Et je ne te prends pas pour un crétin. Y a que toi qui te vois comme ça, Han Solo. Que toi. »

Il expira de façon saccadée. Tremblait-il? Il commençait à faire froid non? Avec sa chemise ouverte en plus… Cette chambre d’hôtel, aurait-elle des murs jaunis? Des coulées brunâtres sur les murs? Un divan rouge complètement défoncé? Des draps à la couleur et aux taches indéfinies? Rome n’avait pas toujours été belle… Il sourit tristement.

« Je ne sais pas toi mais moi, j’ai toujours une faim de loup, quand je fume de l’herbe. On se prend un fast-food, en … en passant par la pharmacie, d’accord? Et des clopes et des chips. Y en a une ouverte 24h, pas trop loin. Been there, done that, comme on dit.»

Il traina Derek jusqu’à la pharmacie où il prit des préservatifs ultra-résistant et fit son spectacle au fast-food, comme disait le batteur de son groupe. Il commanda son classique cheeseburger de princesse - toujours selon Erwan - extra-cornichons et paya ce que Derek voulut bien prendre. Puis, à la réception de l’hôtel, il demanda à ce qu’on lui remette des draps propres en main. Le souvenir des piqures de punaises, entre les ecchymoses que les types lui avaient laissés, à Rome, le hantait toujours.

Le réceptionniste les dévisagea d’un regard qui en avait vu bien d’autre. Alistair lui rendit un sourire glacial, en payant une partie de la chambre et en tendant la main vers Derek, les yeux toujours dardés sur le réceptionniste, pour que Baltes paie le dix livres restant. Ce soir, personne ne serait le gigolo de personne. Ou alors, chacun serait le gigolo de l’autre. On s’en foutait.

Il espérait presque que le détour hargneux découragerait le rouquin. Que ses pulsions suicidaires l’abandonneraient, en cours de route. Presque. Parce qu’il avait toujours envie de lui. Toujours envie de s’abandonner entre les mains de son ancien tortionnaire, malgré les souvenirs horribles qui se fracassaient sans relâche sur les rives de sa conscience. Ne s’était-il pas dit, plus tôt qu’il ne serait touché que par Baltes, cette nuit? Il avait envie de cette violence. Et d’un peu de douceur, tiens.

Et puis la porte de la chambre s’ouvrit. Du beige et du vieux rose fané à perte de vue. Les murs étaient crème et il y avait une petite odeur de désinfectant et de lessive bon marché. C’était propre, au moins. C’était propre. Il laissa tomber le sac de fast-food graisseux et les préservatifs sur la première comode venue et s’appuya contre la porte fermée, pris de vertige, de désir et de terreur.

« Tu veux que je te fasse une confidence en retour, Baltes? Ça fait deux ans. Deux ans que je ne laisse personne me toucher. Même pas une claque sur l’épaule. Il n’y a que mon amie Persée que je laisse m’embrasser sur la joue. Et encore. C'est juste parce que c'est comme ma petite soeur dans l'âme, tu vois. Sinon, je ne pourrais pas. Deux ans que je n’ai pas baisé personne, tu comprends? Personne. Alors ouais… va… va falloir que tu sois patient avec moi, je crois. »
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() message posté Lun 21 Mai - 16:42 par Derek A. Baltes
Je fais non de la tête. Il ne comprends pas, tout le monde me prends pour un crétin. Il n'y a pas que moi qui le dit, on me l'a souvent dit aussi. Le seul truc que je trouve à dire c'est :

«Ne m'appelle pas comme ça. Je n'ai jamais vu star wars. »

Je connais pourtant les personnages, mais je n'ai jamais eu l'occasion de le voir. On ne peut pas dire que j'ai vu beaucoup de films, je n'en connais pas énormément, je n'ai jamais eu la télé chez moi, c'était trop cher pour que je puisse espérer en avoir une, peut-être que maintenant je pourrais rattraper mon retard. C'est comme les ordinateurs, je n'en ai jamais eu un à moi ou du moins pas longtemps puisque ceux que j'ai volé ne me servaient pas à grand chose, je ne savais pas craquer le mot de passe. Le seul truc que je connais vraiment c'est les téléphones, mais je vais me retenir de lui dire ce genre de détails. Je ne devrais même pas lui parler autant de moi. J'acquiesce à sa proposition. J'ai faim aussi. J'ai pris l'habitude de ne plus écouter les grondements de mon estomac, à une époque je ne mangeais pas à ma faim alors je ne pouvais pas les faire taire, maintenant c'est différent et c'est bien mieux comme ça.

Je n'ai rien dis de plus sur le chemin, c'est un peu bizarre cette situation, enfin de le croiser après tout de ce temps et d'assouvir une vieille pulsion qui s'avère être la même que la sienne. Je le laisse aller seul dans la pharmacie, ça serait un peu bizarre que je vienne avec lui. Je le laisse prendre ce qu'il nous faut. Il n'a pas besoin de moi pour ça et puis on est passé dans un fast food, j'ai pris la même chose que lui, avec un gobelet de soda. Je peux boire des litres de ce trucs.

On est arrivé à l’hôtel et le réceptionniste m'a reconnu je l'ai vu dans ses yeux, même s'il n'a rien dit. Il vaut mieux qu'il ne dise rien et je lui lance un regard qui signifie clairement qu'il n'a pas intérêt à dire quoi que se soit. Alistaire prends les clés et je le suis dans l'escalier qui monte aux étages. On croise la femme de ménage qui s’arrête en me reconnaissant aussi et qui lance sans que je n'a pu lui faire un signe ou l'interrompre :

«J'espère que vous avez suivi mon conseil et opter pour les scratches.»

Elle me fait un clin d’œil et un petit sourire. J'aurais préféré qu'elle ne dise rien. J'espère qu'il n'a pas entendu ça. Je me mords la lèvre. Je savais que c'était une mauvaise idée de venir ans cet hôtel, mais passons. Ça ne se passera pas de la même manière. Il semble un peu perdu dans ses pensées, comme s'il revivait des choses. Je ne le laisse prendre son temps pour entrer. Il pose la bouffe sur une commode et il continue de me faire des confidences. Je m'assois sur le bord du lit. Je ne sais pas si je saurais faire, mais j'ai bien compris qu'il avait un problème avec tout ça et si ça peut le rassurer je lui dis :

« Si tu veux savoir j'ai couché qu'avec un seul type dans ma vie … il se trouve que ce type est désormais une femme, quand je l'ai rencontré j'ai cru que c'était une femme. Je ne savais pas qu'elle était trans … et tu l'a croisé tout à l'heure.»

Il va comprendre que je lui parle de la fameuse Gigi. C'est elle qui m'a initié à beaucoup de chose. Je ne savais pas dans quoi je m'embarquais. J'ai juste laissé faire. J'aime bien faire le malin et me vanter parfois, laisser croire que je suis un tombeur alors que ce n'est pas forcément vrai, qui voudrait de moi ?
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() message posté Jeu 24 Mai - 20:03 par Alistair H. Pratt
Alistair avait prétendu ne rien entendre, lorsque la bonne de l’hôtel leur avait susurré cette histoire à propos de scratches. Le terme lui était inconnu. Il avait bien remarqué que le personnel semblait connaître Derek. Il s’en fichait. Avant Rome, certains bars et hôtels de la ville connaissaient aussi très bien ses petites habitudes. Ramener un mec inconnu juste pour une baise, dans son appartement luxueux de Soho, était hors de question. Les employés de son père auraient eu tôt fait de mettre la puce à l’oreille de leur employeur sur les drôles de fréquentations de sa progéniture. Et sa sexualité était bien la dernière chose dont Alistair voulait que son père se mêle.

Appuyé sur le mur, Alistair regardait la chambre devant lui, d’un air angoissé. Le rosé fané, le beige et l’odeur de désinfectant n’effaçaient pas totalement le glauque de l’endroit. La moquette était tachée, de ça et là et le lit grinça sous le poids de Baltes. Les bruits de l’autre côté du mur ne permettaient pas d’oublier où ils étaient.

Ils étaient là, tous les deux à se dévisager et à se faire de drôles de confidences sur leur manque d’expérience respectif. Alistair se rendit compte que sa respiration était saccadée et que ses mains tremblaient, alors qu’il essayait de déboutonner une chemise qu’il avait pourtant détaché avec grâce à peine une heure ou deux heures plus tôt. Il rejoignit le lit comme un somnambule sur une corde de fer et s’affala de tout son long sur le dos, aux côtés de son ancien tortionnaire et ferma les yeux, pendant de longues minutes.

« My god… Autant dire alors que tu n’as pas vraiment couché avec un mec. Ou… ou je ne sais pas. J’ai une de mes anciennes copines qui a fait une transition. Si tu voyais le mec que c’est aujourd’hui… Bordel. Un fichu beau mec… c’est fou. Il a dû quitter Londres il y a quelques années. Il parait qu’au Canada, c’est mieux. Personne ne l’emmerde. Elle doit être bien triste, ta nana, pour avoir besoin de faire du chantage. On s’en fout du sexe des gens, au fond… Tu viendras l’écouter chez moi, Stars Wars, alors. On se fera un marathon, avec la triologie et le nouveau film qui est sorti, l’an passé. Tu vas comprendre pourquoi tu me fais penser à Han Solo. Avec Chewbacca et tout. On se fera du pop-corn, tiens et je mettrai le film sur le projecteur. Tu emmèneras ton chien, pour ne pas le laisser tout seul à la maison, si tu veux. »

C’était ridicule. Alistair savait bien qu’une fois dépassé le pas de la porte de cette maudite chambre d’hôtel, Derek allait lui tourner le dos pour de bon, comme s’il marchait vers la sortie du lycée, sans se. Mais au fond de lui, il aurait vraiment voulu plus. Une connexion humaine. N’importe quoi. N’importe quoi autre que ce foutu échange de fluide qui l’horrifiait et le tétanisait de désir. Il ouvrit les yeux et survola du regard la silhouette qui le surplombait, assise à côté de lui et poussa un lourd soupir. La peau nue de Derek apparaissait, à la lisière de son jeans et de son pull. Avec précautions, il l’effleura du doigt.

« On fait un drôle de duo, toi et moi, en ce moment, hein? C’est quoi, des scratches, dis? »

Sa main était maintenant sous le T-shirt et explorait timidement la musculature du dos. Sans laisser le temps à Baltes de l’éclairer sur ce fichu terme à la con, Alistair s’était redressé et avait enlacé par derrière le grand rouquin pour lui embrasser la nuque et la peau salée de son ancien camarade de classe. Il s'en dégageait une odeur musquée, infiniment herbacée. Alistair blotti son visage au creux du cou de l'autre pour mieux la humer. Ses mains s'étaient déjà perdues sur le torse de Baltes et menaçaient de descendre plus bas.

Il dut s'arrêter un moment et relâcha un peu son étreinte.

« Écoute. Je ne suis pas cette nana qu'on a vu tout à l'heure. Tu ne me dois rien et moi non plus. Même pas une putain d'explication. Alors dès que tu veux plus, on arrête. Et moi pareil, d'accord Baltes? D'accord?»
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(Hot) In this world full of you (Derek & Alistair )
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