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Once upon a time in Theater [Willow]

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() message posté Dim 6 Mai - 14:57 par Josh R. Clinton
 
Once upon a time in Theater

Josh ferma sa sacoche contenant son ordinateur, rangea quelques stylos dans une coin de son bureau, et enfila sa veste en cuir. Il venait de terminer une journée plutôt harassante dans laquelle il avait mené une conférence depuis 8h ce matin et qui ne s'était achevé qu'à 13h,ensuite il avait assuré un cours à 18h30. Il était donc relativement fatigué, mais il tenait encore le coup. Son ami Richard, un chercheur dans le domaine de la sociologie, rentra alors dans son bureau.
- Richard, je m'apprêtais à partir là...
- Je sais je sais, répondit ce-dernier sans que cela ne soulève le moindre souci chez lui, j'ai deux places au théâtre Prince Edward pour la représentation de ce soir. Tu viens avec moi?
- T'avais déjà prévu le coup c'est ça? Fit Josh amusé que son ami se préoccupe un peu de lui.
Et son ami avait les bons arguments pour le convaincre il fallait bien l'avouer.
- Représentation? Le Cid. La troupe? Une troupe de théâtre de niveau mondiale qui ouvre la saison avec les théâtres anglais. Ils se sont distingués l'année dernière avec une pièce de Shakespeare. Josh fut interloqué. On avait affaire là à un certain niveau. Il appréciait. Il se fit plus curieux.
- Quelle heure?
- Représentation à 21 h soit à l'heure, c'est moi qui ait les places. Et Richard sortit du bureau en vitesse. Josh n'avait pas vraiment le choix que d'y aller, mais est-ce que cela ne lui plaisait pas un peu finalement? Bien sûr que si. Il aimait le théâtre et une telle représentation ne lui ferait pas de mal, d'autant qu'il n'avait rien de prévu d'ailleurs. Alors autant passer une bonne soirée. Il sortit de son bureau qu'il ferma et fila à sa voiture. Le temps pour lui de rentrer, de prendre une bonne douche, de se changer et de s'habiller de manière plus classe et plus élégante, et il serait l'heure.

****

Il arriva devant le théâtre un quart d'heure avant le début de la représentation. Immense bâtiment dont l'entrée était pourvu d'arcades modernes, massif, dans un style à la fois moderne qui ne dépareillait cependant pas avec l'ancien, le Prince Edward était un théâtre dont la structure impressionnait lorsque l'on se retrouvait devant. Josh poussa la porte en verre, bien coiffé, un costard bleu marine, un nœud papillon dans un bleu plus flash, des chaussures en cuir marron, des Richelieu qui se mariaient bien au costume. Propre, parfumé, il se sentait bien dans un tel appareil de luxe. Il était classe et élégant, il adorait tout simplement. Il ne s'arrêta pas là et poussa les portes en verres du théâtre pour retrouver son ami qui discutait avec quelques charmantes personnes. Il lui présenta Hélène, une charmante blonde et son amie, dans le même style, Victoria. Les accompagnait un charmant jeune homme, banquier apparemment, un dénommé James. Ils entamèrent la conversation avant d'aller s'installer, Josh ne pouvait échapper aux questions habituelles "Vous travaillez dans quoi?", "ça marche en ce moment?", le genre de trucs tout simplement banal et qui avait parfois le don de l'agacer. Mais, poli, il répondit cependant, en prenant soin de rester courtois. Lorsqu'une dame d'un certain âge sortit des toilettes et l'obligea à se décaler un peu parce qu'il était au milieu, il se décala vivement en présentant ses plus plates excuses. C'est vrai que le petit groupe avait choisi un endroit pour discuter à la fois proche de l'entrée mais aussi sur le seul passage pour aller aux toilettes. Ce n'était pas bien malin. Dans son mouvement, le malheureux bouscula quelqu'un d'autre, un peu plus fort qu'il ne l'aurait cru. Un sac à main tomba à terre. Richard ne put s'empêcher de pouffer un peu alors que les trois autres se décalaient légèrement pour ne pas gêner. Josh s'empourpra un instant et se pencha pour ramasser le sac à main, galant.
- Veuillez me pardonner Mademoiselle... Il ramassa le sac à main qui par chance ne s'était pas ouvert. Miracle même. Il se redressa un peu gêné et tendit son sac à la jeune personne qu'il avait bousculé. Je suis désolé, vraiment, je me suis décalé pour laisser passer quelqu'un et... Et il s'arrêta net. Il venait de plonger son regard sur le visage de la jeune femme qu'il venait de bousculer. La surprise. Une blague? Un mirage? Un rêve? Il s'agissait de Willow. Et maintenant? Vite un truc! Or rien ne vint alors que ces amis regardaient la scène, Richard visiblement gêné pour son ami puisqu'il reconnaissait la charmante brune qui faisait face à Josh. Il lui rendit son sac en main en prononçant simplement:
- je suis désolé Willow. Inutile de faire comme si il ne la reconnaissait pas, ce serait tout ce qu'il y a de plus hypocrite, mais... Désolé pour le sac à main? Ou pour les mensonges qu'il lui avait dit il y a de cela quelques années en arrière? Peut-être les deux. Elle n'avait pas changé. Elle était belle. Élégante. Elle n'avait pas perdu de sa superbe, et il avait l'impression de se retrouver face à la femme qui l'avait séduite il y a de cela bien longtemps. Mais lui aussi avait réussi à la séduire... Il n'avait jamais été mauvais à ce jeu-là, mais aujourd'hui... Il serait difficile de faire comme autrefois. Son cœur battait à tout rompre alors qu'il perdait ses moyens. Il préféra attendre une réaction de la jeune femme, espérant qu'elle dirait quelque chose.      
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() message posté Dim 6 Mai - 19:08 par Willow E. Hopkins
Once upon a time in Theater


Depuis quelques temps j’ai décidé de prendre plus de temps pour moi. Le rythme classique du « métro, boulot et dodo » commence à me fatiguer. Quand j’y pense j’ai l’impression de ne pas avoir de vie. J’aligne simplement mes pas pour que les journées avancent les unes après les autres sans même prendre le temps de vivre. J’aime mon travail, même si mes patrons ne sont pas des idéaux et je me suis souvent dit que c’était suffisant. Je passe mes temps libres à lire, passe-temps que j’ai depuis mon plus jeune âge et qui ne m’a jamais quitté. Cette passion littéraire m’a poussé il fut un temps à prendre des cours de théâtre. J’étais adolescente à l’époque mais qu’est-ce que j’aimais ça. Le jeu des acteurs est sur scène est toujours fascinant et je me prenais au jeu de vouloir devenir une grande actrice. Puis les choses ont changées… La vie a pris un cours différent et je me suis totalement désintéressée de cette discipline. Ce soir, j’ai décidé de revenir à mon ancienne passion. Une troupe de théâtre connue avait décidé de poser ses quartiers à Londres et c’est grâce aux réseaux sociaux que j’en avais appris l’existence. Je savais très bien que les places allaient se vendre « comme des petits pains » et qu’il ne fallait pas tarder pour les acheter. En quelques clics, j’avais acheté la mienne. Je n’aime pas assister aux représentations accompagnée. Pendant longtemps, j’y allais en compagnie de Josh, mon ex-mari. Aujourd’hui, je n’arrive même plus à entrer dans ce genre d’endroit sans penser à lui, alors m’y rendre avec quelqu’un, même une amie ne serait pas l’idéal. J’avais besoin de vivre l’histoire au plus profond sans être distraite par une quelconque personne.

Je quittai le travail plus tôt pour avoir le temps de prendre une bonne douche avant de partir. Le théâtre est souvent un lieu de rassemblement de personnes raffinées et s’y rendre en jean ne serait pas très bien vu. Il n’est pas non plus nécessaire de sortir la robe de bal de Cendrillon mais un minimum de tenue est le seul laissé passer pour entrer. J’opte pour une robe noire. La neutralité est ce que j’affectionne le plus dans les tenues. Je n’aime pas me faire remarquer au travers de couleurs un peu osées.  J’agrémente ma tenue de talons haut mais pas trop non plus pour savoir marcher. Un manteau beige casse un peu la noirceur de mon élégance. Une fois prête, il est temps que je sorte. Le taxi m’attend. Ne sachant pas si la ville est remplie de bouchons, je pars toujours en avance. J’ai au moins le temps d’aller tranquillement rejoindre ma place. Sauf que le chauffeur prit de multiples déviations et me déposa devant les lieux plus tard que je ne l’avais prévu. Je n’aime pas devoir courir dans les couloirs en voulant éviter la file et être à l’heure à la place qui m’est désignée. Dans mon élan un peu trop rapide, je ne pus éviter la bousculade d’un jeune homme. Sous le choc, mon sac à main glissa et tomba sur le sol. Dans ces moment-là, on regrette être une femme et de s’encombrer d’un tel accessoire. J’espérais seulement que rien n’avait cassé surtout sous le choc. - Veuillez me pardonner Mademoiselle... Tel un élément informatique je « bug » quelques instants au son de cette voix. Elle me semble trop familière. Je suis désolé, vraiment, je me suis décalé pour laisser passer quelqu'un et... Je me fige une seconde fois devant cette explication. Mes yeux s’étaient levés vers le visage de mon interlocuteur. Il est plus grand que moi et difficile de parler à une poitrine. Je ne m’étais donc pas trompée, je connais cette personne. Mais que fait-il là ? Le hasard fait mal les choses parfois et vous met sur la route de personnes indésirables. Et ce soir en l’occurrence, mon ex-mari. J’avais du mal à garder les yeux posés sur cet homme mais je refusais de baisser la tête devant lui. Cela faisait longtemps que je ne l’avais plus vu et pourtant j’ai l’impression que c’était hier que j’apprenais sa trahison. Je lui arrache mon sac à main des mains en murmurant les dents serrés. « Merci !» Je suis bien élevée même si j’ai juste envie de le frapper. Il est difficile pour moi de cacher mes sentiments. Il peut facilement voir que je ne suis pas ravie de le voir. - je suis désolé Willow. Désolée pour quoi ? De m’avoir bousculé ou d’avoir ruiné notre couple et briser tous mes espoirs d’amour et de vie heureuse. « Garde tes excuses pour ceux qui croient encore à tes paroles. » Je ne savais pas ce qu’il visait en voulant s’excuser mais ma réponse se voulait pour toutes les options. Il m’a tellement menti que je n’arrive plus à le croire. Tout ce dont je suis sûre en cet instant c’est que je ne veux plus le voir, c’est trop dure. Trop dure de jouer la femme forte alors que le revoir me donne un sentiment de colère et de tristesse. « Tu veux bien me laisser passer, j’ai une pièce à aller voir. » Un froid s'est abattu dans le bâtiment tellement notre relation est tendue. Le ton de ma voix n'est pas très amical. Il se tenait devant moi et m’empêchait de bouger. Ce n’était pas volontaire de sa part. Je voulais juste m’éloigner de ce regard qui m’a ensorcelé le jour où je l’ai rencontré.
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() message posté Dim 6 Mai - 22:04 par Josh R. Clinton
 
Once upon a time in Theater

Qui aurait cru que ce soir là, juste à cette représentation, i tomberait sur ELLE. Pas une autre. Non. ELLE. Il y avait cent cinquante milles personnes à bousculer, mais non, c'était sur elle qu'il fallait que ça tombe. Il en était à la fois en colère autant qu'il pouvait être heureux de la voir. Elle allait bien. Cela le rassurait. Malgré la tête bien énervé qu'elle lui servait, il sentait qu'elle allait bien. C'était un soulagement parce que lorsqu'elle l'avait quitté, elle ne lui avait plus jamais reparlé. Pas un seul coup de fil, ni même un sms ou un mail, si ce n'était pour les papiers du divorce. pourquoi l'aurait-elle fait en même temps. Dans un geste sec, qui indiquait combien il l'importunait, elle repris son sac non sans un merci. Elle restait encore poli, mais il sentait bien que son "merci" lui avait arraché la gorge. Il ne s'en offusqua pas, il n'allait pas lui demander qu'elle tombe dans ses bras non plus... Quoique... Il n'aurait pas dit non. Mais il savait que c'était impossible. Autant rêver d'une licorne c'était la même. Lorsqu'il s'excusa, elle lui répondit sèchement. Une nouvelle fois. Mais sa réponse fût plus acerbe, plus violente, plus... Méchante? En tout les cas, elle eut le don de lui faire plus mal que ce qu'il ne l'aurait cru. Il serra la mâchoire alors qu'il ne savait que répondre. Il manqua de lui répondre avec un ton aussi acerbe, plein de violence, colérique comme il était, ça n'aurait pas été un problème, mais elle aurait alors pu croire ce proverbe persan qui disait que "Le serpent change de peau, non de nature". Il n'était pas un serpent. Mais elle le voyait comme tel. Autant éviter de lui donner encore plus d'éléments pour qu'elle y croit. Il répondit simplement.
- Faudrait-il jugé sans cesse un homme au seul acte de mal qu'il a fait dans sa vie sans considérer le peu de bien dont il fût capable un jour? Il ne savait d'où lui venait une telle réplique, mais c'est quelle avait tant piétinée toute ces années où il avait su prendre soin d'elle, ces moments passés ensemble où il la chouchoutait, où il la prenait sous son aile. Il avait fait une erreur certes, une grosse belle erreur, et il s'en voulait. Mais de son côté, elle n'avait jamais écouté ce qu'il avait eu à dire. Agacée, elle lui demanda de libérer le passage. Il ne s'était pas aperçu qu'il gênait. Il voulut rajouter quelque chose mais referma sa bouche incapable d'aligner le moindre mot. Il pivota de manière à la laisser passer, une main lui indiquant le chemin alors que son regard n'osait plus affronter celui de la brune.

- Je t'en prie, passe. Il manqua d'ajouter "Je ne voudrais pas que tu sois en retard pour prendre ta place" mais se garda d'une telle réplique. Et elle s'éloigna de lui, non sans faire claquer ses talons alors qu'il la contemplait. Richard s'approcha de lui, véritablement peu sûr de lui après ce qui venait de se passer. Il faut dire qu'ils avaient attirés, pendant un instant, l'attention.
- Hum... Euh, écoute Josh, si tu veux t'en aller, rentrer, je comprendrais hein?... Je ne pensais pas que... Mais c'est à peine si le chercheur l'écoutait. Son esprit était désormais envahie par la seule personne de son ancienne femme. Ex-femme comme ils disent tant.
- Elle est aussi belle qu'au premier jour... Richard en parut étonné alors que Josh rajoutait. Et lorsqu'elle se met en colère, elle a le don d'être terriblement séduisante. Conclut-il. Elle lui plaisait toujours, mais ça, ce n'était pas nouveau. Si il avait épousé Marie pour assumer ses conneries, il n'avait jamais réellement ressenti quelque chose pour la blonde. Mais Willow... Il l'avait aimé. Réellement. Et lorsqu'il s'était marié, il l'avait bien fait par amour. En revanche, si belle elle était, ses mots avaient le don de mieux transpercer qu'une épée. Du moins pour lui... Il se tourna vers son ami et déclara finalement:
- Aller, allons donc voir cette pièce. Et trouvons nos places. Déclara Josh qui rentra. Richard chercha les places dans sa veste et finit par les sortir un grand sourire aux lèvres. Puis, il perdit de sa superbe alors qu'il regardait les tickets. Quoi? Demanda Josh interloqué.
- Tu vas rire mais... Putain, on est pas dans les mêmes rangs! Josh s'arrêta soudainement de marcher.
- Richard!!! S'emporta-t-il en faisant tout pour ne pas hausser le ton. Mais c'est pas vrai, mais quel abruti tu fais! C'est pourtant pas bien compliqué, c'est toi qui choisis les places et où tu veux être, alors merde, qu'st-ce qui a foiré? Josh ne comprenait plus. Trop d'événements en même temps.
- Ben en fait c'est ma femme qui a réservé, mais comme je laissé tombé le dîner de famille prévu, elle a dû me faire un sale coup. Josh se frappa le front.
- Tu es un putain de génie dis-moi. Tu te rends compte que tu mécontentes ta femme, mais tu lui demandes quand même de faire la réservation pour toi... Et pas un instant tu te dis qu'elle va se venger?
- bah j'm'y attendais pas. Fait-il d'un air innocent.
- Bon ça va. Ma place? Il la lui tendit en déclarant:
- Troisième rang, au plus près de la scène, place 23.
- Merci. Josh s'empara de la place, salua les autres qui visiblement n'étaient pas au même endroit que lui et fila pour vitre trouver sa place avant le début de la représentation qui n'allait pas tarder.

Le troisième rang ne fût pas difficile à trouver. Il devait juste passer entre les vingt et une première personnes déjà présentes. La vingt-deuxième étant sans doute partie ailleurs. A coup d'excuse et à grands renforts de coups de genoux, il se fraya un passage, notant la non-participation d'un homme qui refusa de bouger un seul petit doigt pour l'aider à passer plus facilement. Josh le remercia d'un regard entendu et manqua de le soulever par le col pour lui rappeler les bonnes manières. Lorsqu'il parvint à s'asseoir à sa place, il souffla, se posa au fond de son siège alors qu'il était presque en sueur et déclara à la personne juste à côté de lui sans s'assurer de qui il s'agissait.
- Pire que les jeux olympiques pour arriver là... C'est moi qui vous l'dit. Bientôt, il faudra venir en hélicoptère pour être hélitreuillé jusqu'à sa place. Maugréa-t-il. Il se tourna vers la personne et manqua faire une crise cardiaque en reconnaissant Willow qui semblait on ne peut plus désenchanté. Il tourna lentement sa tête pour regarder la scène et fixa son regard en face de lui, ses mains sur les accoudoirs de son siège et s'enfonça bien dans le siège rouge. "Un mauvais rêve" Pensa-t-il "C'est un cauchemar, un truc qui va se terminer dans quelques secondes, tu vas te réveiller, et tu vas aller au boulot..." Il pensait à toute vitesse. "Bon sang mais qu'est-ce que j'ai bu hier soir pour en arriver là?"  Il se tourna vers elle. Elle était toujours là.
- J'ai la place vingt-trois, déclara-t-il alors en lui montrant le ticket pour lui montrer qu'il n'avait pas fait exprès. Ce genre de truc... Enfin voilà quoi. C'était tout simplement... En général il y avait 0.0005 % de chances pour que ça arrive... Ben fuck la statistique parce que là.. Bref. La représentation n'avait pas encore commencée. Il se tourna à nouveau vers elle et demanda finalement:
- Tu vas me faire la gueule encore longtemps? Là par contre il n'avait pas été trop intelligent et se rattrapa de justesse. Okay, ça va j'ai compris! J'ai pigé. Il ne lui avait pas laissé le temps de répondre. Je t'ai fait un coup d'pute, okay. J'ai bien compris, je crois que ça fait plusieurs années que tu me le fais sentir, alors j'ai pigé. Réponds pas... Réponds pas. Il n'avait tout simplement pas envie de se prendre la tête. Il se cala dans son siège et attendit que ça commence... Bon sang, et puis merde, si il allait se prendre la tête!
- Laisse-moi tout de même te dire une chose: Tu n'as jamais pris le temps d'écouter mes explications. Fit-il alors, sur un ton calme qui n'était en rien provocateur, simplement un peu empli d’amertume. A côté de lui, on lui lança un "chut!". C'était trop.
- Bon sang, est-ce que le rideau est levé là? Non! Les lumières sont éteintes? Non! Donc tu la fermes et tu me laisses gérer, d'accord? Fit-il a son voisin de gauche alors qu'il soufflait une nouvelle fois en s'enfonçant dans son siège. Elle allait répondre. Mais ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que lui souffrait depuis des années de ne jamais avoir pu lui expliquer la véritable raison. Il menait une double-vie. Pour elle c'était assez. Point barre.    
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() message posté Dim 13 Mai - 13:39 par Willow E. Hopkins
Once upon a time in Theater


J’avais dans l’espoir de passer une belle soirée. De renouer avec cette passion qui fut la mienne pendant de nombreuses années et que j’avais un peu délaissée ces derniers temps. Et il a fallu qu’il gâche tout. Déjà qu’il a gâché ma vie en me trompant maintenant il parvient encore à gâcher ma soirée. Serait-il possible qu’il sorte de ma vie pour de bon et que je ne sois plus obligé de le croiser ? Je lui en veux beaucoup pour tout le mal qu’il m’a fait et pourtant, je me surprends encore à penser à lui. Le voir, ce soir, ne va surement pas m’aider à ne plus l’avoir dans mes pensées. J’ai mis beaucoup de temps à me sortir de cette histoire et à tenter de passer à autre chose et cela me permet de lui tenir tête, de paraître froide même si le revoir provoque des drôles de sentiments en moi. Je suis perdue. - Faudrait-il jugé sans cesse un homme au seul acte de mal qu'il a fait dans sa vie sans considérer le peu de bien dont il fût capable un jour? Il se prend pour qui à me parler comme ça ? On dirait un homme de la haute société qui parle à des gens qui ne le comprennent pas. « Tu te prends pour un philosophe maintenant ? » J’avais suivi un peu son actualité et je savais qu’il travaillait dure en ce moment. Mais cela ne voulait pas dire qu’il était devenu quelqu’un d’important et qu’il pouvait se permettre de me parler comme il le fait. Pour moi, il m’avait menti et je ne le verrai plus que comme un menteur, sauf un miracle qui me permettrait de le voir différemment. Je n’aime pas en vouloir aux gens et j’aurais préféré qu’on se sépare autrement. Mais la vie avait voulu que ce soit différent. Il avait surtout fait en sorte que je le déteste. Tout était de sa faute. Longtemps, je m’étais sentie coupable car pour qu’un couple fonctionne, il faut être deux et pour qu’il se sépare aussi. Mais je refuse de prendre les responsabilités de notre divorce. Je l’aimais et je pense que dans le fond je l’aime encore. - Je t'en prie, passe. Sans ajouter un mot, je passe devant lui et je file dans la salle.

Assise à ma place je n’arrive pas à sortir son image de ma mémoire. Pourquoi faut-il qu’il revienne me hanter dans un moment où je sentais enfin que je revis de cette mauvaise histoire. Je me plonge dans le programme de la pièce en essayant de mettre son souvenir dans un coin de ma tête. Je voulais profiter de l’instant, j’aurai tout le loisir de me prendre la tête une fois à la maison. La salle était encore vide et je retrouvai ma place très facilement. Cinq minutes plus tard, cela semblait bien différent et un brouhaha de foule se faisait entendre. Le calme refit rapidement surface. Je me plongeais dans ma lecture quand une voix me tira de ma rêverie. Pire que les jeux olympiques pour arriver là... C'est moi qui vous l'dit. Bientôt, il faudra venir en hélicoptère pour être hélitreuillé jusqu'à sa place. Encore lui ? Sans relever la tête j’étais déjà certaine que c’était lui qui s’était assis à mes côtés. Il me suit ce n’est pas possible autrement. - J'ai la place vingt-trois, J’avais du mal à croire que le hasard soit autant en ma défaveur. Je marmonnai alors quelques propos qu’il a surement du entendre. « Je suis sûre que tu as du soudoyer mon voisin d’origine pour qu’il te donne sa place. » Bien que je ne comprends pas pourquoi il aurait fait ça. On n’a plus rien à se dire, alors sa présence à côté de moi ne changerait rien. Je faisais semblant de lire pour lui montrer que je ne voulais pas parler. Mais il ne sembla pas comprendre. - Tu vas me faire la gueule encore longtemps? Il se fou de moi ? Je lève lentement les yeux vers lui avec un regard froid. Difficile d’être une jeune fille adorable quand on est autant énervée. Okay, ça va j'ai compris! J'ai pigé. Il se montre intelligent pour une fois. Mais je ne réponds pas. Je t'ai fait un coup d'pute, okay. J'ai bien compris, je crois que ça fait plusieurs années que tu me le fais sentir, alors j'ai pigé. Réponds pas... Réponds pas. Mais sérieux il croit quoi ? Que je vais oublier tout ce qu’il m’a fait en un claquement de doigt ? J’étais folle de lui et à la première occasion il m’a trompé et fait un enfant à une autre ? Alors que nous n’en avons même pas un ! Je me retiens d’hurler et de pleurer tellement repenser à cette histoire me fait mal. - Laisse-moi tout de même te dire une chose: Tu n'as jamais pris le temps d'écouter mes explications. Il semblait gêner les gens à parler comme il le faisait. Je pensais que mon silence lui ferait comprendre de se taire mais il n’était pas assez intelligent pour ça. - Bon sang, est-ce que le rideau est levé là? Non! Les lumières sont éteintes? Non! Donc tu la fermes et tu me laisses gérer, d'accord? Je lève les yeux au ciel dans un soupire. « Calme toi s’il te plait. Je n’aime pas me faire remarquer et là difficile de nous ignorer. » J’essaye d’être calme en lui répondant. « Puis ce n’est ni le moment ni l’endroit pour parler de tout ça tu ne crois pas ? » Je voulais juste éviter la discussion car ça remémore beaucoup trop de souvenir. Ensuite je murmure pour ne pas déranger nos voisins. « Tu voudrais m’expliquer quoi ? Tes actes ont parlé pour toi ! » Je serre les dents pour ne pas m’énerver et hurler. « Je n’étais pas assez bien pour toi, donc t’as été voir ailleurs. Ensemble vous avez eu un enfant. T’as eu pitié de moi et donc t’as pas osé m’avouer que tu ne m’aimais plus et t’as mené une double vie. Je ne vois pas ce qu’il y aurait d’autre à dire. » Je retourne mon regard vers la scène pour ne pas qu’il voit que j’avais les yeux qui brillent de me rappeler de tout cela. Je ne connais pas ses raisons seulement ce que j’ai compris de la situation. Mais je ne veux pas les connaître. J’ai tiré un trait sur tout ça. Enfin je crois.
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() message posté Mer 16 Mai - 17:14 par Josh R. Clinton
 
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Elle avait fini par répondre, acerbe, lui demandant si il se prenait pour un philosophe. Mais il n'avait rien répondu, préférant lui céder le passage alors qu'elle s'engouffrait dans le passage menant à la salle. La première surprise du soir était passée... Mais elle fût bien vite suivi par une autre. Il occupait la place juste à côté d'elle. Si cela ne sembla pas lui convenir, elle marmonna quelque chose entre ces lèvres, mais il ne fût pas bien sûr d'avoir entendu. Néanmoins elle le soupçonnait de l'avoir, quelque peu fait exprès. Non... Il n'en était pas à ce point là et se garda bien de la reprendre. Or, là où il avait prévu au départ de ne pas se prendre la tête et d'éviter une dispute avec elle, il avait finalement opté pour une autre option: Les explications. Cela faisait un peu plus d'un an et demi qu'il traînait cette histoire. Un peu plus d'un an et demi qu'il l'avait perdu officiellement, même si en fait il l'avait perdu avant cela. Au fond de lui ne demeurait pas seulement la tristesse, mais aussi l'amertume. Celle de ne pas avoir été écouté, alors qu'il avait des raisons. Certes un tel mensonge n'est peut-être pas excusable et il peut très bien le comprendre, mais combien il aimerait lui faire comprendre ces choix ou du moins... Lui dire la vérité. Pour une fois dans sa vie. Il avait donc ouvert les hostilités en quelques sortes, et il avait lancé le sujet, non sans mettre à mal ses voisins de siège. Elle finit par lui demande de se calmer, le priant de lui éviter de les faire remarquer. Il manque de répondre qu'il s'en moque pour le coup, mais préfère accéder à sa demande alors qu'elle rajoute que cela ne lui semble pas être le lieu, ni même l'endroit pour parler de cela. Cette fois, il réplique.
- C'est le lieu idéal et l'endroit parfait au contraire, Reprend-il. Parce que tu t'es tirée et tu as fais en sorte de ne plus jamais me croiser, alors qui sait si je te reverrais un jour après ça. La dernière remarque sonne comme une constatation autant qu'un regret.

Il le sait, elle a tout fait pour ne pas qu'ils se revoient. Il a bien chercher à savoir où elle avait déménagé, mais finalement, il n'avait jamais pu la revoir. Il n'avait jamais su où elle s'en était allé, Londres était une ville immense, et puis il y avait eu son travail, la douleur, la tristesse et même la colère. Être assis à côté d'elle lui rappelait même quelques souvenirs douloureux, de ce temps heureux où il l'emmenait au théâtre, de ces temps joyeux où ils étaient ensemble, à sortir par ci et par là, sans se soucier de demain. Quoique si... Lui s'était soucié du lendemain. Elle murmure alors pour éviter que personne ne les entende. Pour elle, visiblement, il n'avait rien a expliquer, ses actes avaient parlé à sa place. Elle le jugeait donc à ce qu'il avait fait. Rien d'étonnant et il ne le lui reprocha pas. Mais les mots qui suivent son plus incisifs, plus violents, plus... Comment les décrire? Une erreur. Elle est dans l'erreur? Il a trouvé mieux qu'elle? Mais bon sang comment aurait-il pu?! Willow avait toutes les qualités d'une femme à aimer, d'une femme qu'IL aimait. Était-ce toujours le cas? Au fond de lui, il savait qu'il éprouvait encore quelque chose pour elle, mais la situation était nouvelle, les sentiments contradictoires. Cependant, alors qu'elle tournait le regard vers la scène, il resta estomaqué de ce qu'elle pensait. C'était donc comme ça qu'elle voyait les choses? Elle faisait fausse route. Véritable navire perdu dans la brume qui naviguait simplement, sans se demander si il suivait la bonne direction. Il la regarda. Il ne répondit rien. Il posa son regard sur elle, la détaillant sans aucune gêne. Il regardait son profil. Elle lui plaisait. Toujours. Bon sang. Rien qu'à cette idée, un petit sourire vint se figer sur ses lèvres. Il aimait son visage, ses lèvres fines, ses yeux si beaux. Il l'aimait ELLE, et pas une autre. Il n'avait jamais d'ailleurs pu se remettre avec une fille. Finalement il vint doucement la prendre par le menton, d'un geste délicat, sans aucune violence ni animosité. Elle se crispa et il crut bien qu'elle allait lui en mettre une, mais si elle en eut envie, elle parvint à se retenir. Peut-être en raison du lieu où il se trouvait.
- Regarde moi... Il parvint à faire en sorte pour qu'elle le fixe. Tu penses réellement que j'ai trouvé mieux que toi? Tu penses que je suis resté avec toi pour de la... Pitié? Il accentua volontairement le dernier mot. Tu vois le problème d'un détective, c'est qu'il explique des faits, sans avoir pu vraiment analyser la situation. Il a trouvé des preuves sur mon mensonge, et je reconnais que ce que tu sais est vrai. Mais comme tu ne sais pas tout, tu ne comprends pas tout.

Il retira sa main de son menton, lui laissant libre choix de se détourner si elle le souhaitait.
- J'te demande pas de me pardonner Willow. J'te demande de m'écouter. Il ne savait pas comment lui présenter cela, mais finalement, le cœur battant, alors qu'elle allait riposter, il la voyait venir, il reprit, Alors maintenant, tu la fermes trois minutes, tu me laisse m'expliquer et après tu fais ce que bon te semble. Il se lança rapidement avant que la pièce ne débute et qu'elle réplique, profitant de sa surprise face à sa dernière phrase. Alors qu'il sentait que le temps lui était compté. J'ai pas mené une double-vie parce que j'avais trouvé mieux. J'ai fait cela parce que j'avais fait une connerie et que je devais l'assumer. J'ai cru que c'était la meilleure solution. Il s'arrêta quelques secondes. Je me suis trompé. Ce gosse, c'est un accident. Et je ne voulais pas laisser tomber la mère, ni cet enfant... Alors j'ai fait l'impensable. Mais en aucun cas ce n'était parce que j'avais mieux avec eux. Il laissa ses paroles s'inscrire dans la pensée de la belle brune avant de reprendre. Tu peux penser ce que tu veux de moi, mais ne penses pas que j'ai trouvé mieux, que je ne t'aimais plus... C'est faux. Je t'ai toujours aimé plus que tout. Si je devais changer les choses... Cet enfant, c'est avec toi que je l'aurais fait, rien ne m'aurait fait plus plaisir. Mais je suis pas allé faire un gosse ailleurs parce que c'était mieux ailleurs et que toi tu étais moins bien. Non. Ce gosse c'était un accident. Je l'ai appris après coup, elle avait décidée de le garder, et elle a juste tenu à m'informer que j'en étais le père... Alors que devais-je faire? Me tirer? L'abandonner? Le laissait grandir sa père? Il sentait les larmes lui montait à mesure qu'il parlait. Faire l'enfoiré et l'égoïste que tu sembles si bien voir en moi? J'aurais pu... C'est peut-être ce que j'aurais dû faire. Je ne t'aurais pas perdu ainsi... Mais alors comment aurais-je pu te regarder droit dans les yeux en sachant ce que j'avais fait? Il souffla légèrement, tentant de se contrôler alors que ses mains tremblaient et qu'elles devenaient moites sous l'effet du stress . Cela n'a plus d'importance de toute façon... Il grandira sans père quoi qu'il arrive. La sentence avait été annoncé par le juge et lui, impuissant n'avait pu que contempler cette femme prenant l'enfant pour qui il avait tant sacrifié... Jusqu'à sa propre femme. Il s'arrêta là, le cœur serrée d'avoir fait remonter tant de souvenirs. Il entendait encore les portes du tribunal se fermer derrière la famille de Marie, derrière son fils... Derrière ces gens heureux d'avoir remporté leurs demandes face au juge, de l'avoir lésé de tout droit à lui. Au fond, il avait été condamné. Il était resté un instant interdit ce jour-là, son avocat s'excusant de n'avoir pu lui obtenir au moins un droit de visite. Et sans un mot, il avait quitté Liverpool le jour même. Il regarda la scène sans la voir, il resta là sur son siège. Il avait parlé. Libre à elle de penser ce qu'elle voudrait, c'était un fardeau en moins qu'il avait sur le cœur.      
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() message posté Mar 22 Mai - 18:53 par Willow E. Hopkins
Once upon a time in Theater


Le sourire que j’avais affiché en entrant s’était soudaine effacé quand j’avais croisé un fantôme de mon passé. C’est interpellant comme, parfois, certaines personnes arrivent, seulement par le présence, à changer votre humeur. Seulement Josh n’est pas une simple connaissance. Il a fait partie de ma vie et la séparation brutale de notre couple ne peut pas engendrer sourire et joie dès qu’on se recroise. Souvent, le soir, j’avais pensé à cette possibilité de se croiser et même si je m’étais préparé au pire, ce n’est rien à côté de ce que je ressens ce soir : un mélange de colère, de tristesse et d’amour. Une contradiction de sentiment qui me perturbe. Sa présence juste à mes côtés me renvoi dans le passé et même si nous avons eu de beaux moment tous les deux, sa trahison m’a fait tellement de mal que je n’arrive plus à me concentrer sur les moments positifs de notre passé. Je ne suis pas encore prête à faire face à ses explications ni simplement à lui parler. Je ressens trop de haine en moi que pour parvenir à l’écouter sans juger négativement tout ce qu’il aura à me dire. Je tente l’excuse du fait que ce n’est ni l’endroit ni le moment. Je ne tiens pas non plus à ce que tout le monde soit au courant de mes problèmes personnels. Je n’ai jamais aimé être en avant, sauf quand je jouais un rôle dans une pièce. Pour le reste, je suis plutôt réservée, mais il ne semble pas de mon avis. C'est le lieu idéal et l'endroit parfait au contraire parce que tu t'es tirée et tu as fais en sorte de ne plus jamais me croiser, alors qui sait si je te reverrais un jour après ça. Il est certain que je ne ferai pas en sorte de le revoir de ma propre volonté. J’ai trop souffert à l’annonce de cette tromperie. Si je me suis tirée c’est uniquement de sa faute. Pas de la mienne, je ne suis jamais allée voir un autre homme, lui si. Je sens la colère monté en moi et je ne peux m’empêcher de dire ce que je ressens. C’est ma version de l’histoire et je ne sais pas vraiment si dans sa tête c’est la même chose ou non. Mais je sens que je ne vais pas tarder à entendre ses explications même si je n’y tiens pas.

Je pensais en avoir fini avec cette histoire quand j’avais tout tenté pour que jamais il ne sache où je vis. Mais le destin en avait voulu autrement. J’avais envie de lui dire de se taire mais ça serait comme parler à un mur, il est trop déterminé à vouloir me dire ce qu’il a dans la tête. Mais je suis trop bornée pour comprendre ce qu’il a à dire, pourtant j’essaye au moins d’écouter, parce que je n’ai pas d’autres choix. Tu penses réellement que j'ai trouvé mieux que toi? Tu penses que je suis resté avec toi pour de la... Pitié? Oui je le pense. J’ai très souvent essayé de trouver des explications à tout ça. A pourquoi ma vie a pris un virage serré et a fini par voler en éclat en un claquement de doigts. J’ouvre la bouche pour répondre et la referme immédiatement. Plus vite il finit ses explications, plus vite je serai tranquille. Tu vois le problème d'un détective, c'est qu'il explique des faits, sans avoir pu vraiment analyser la situation. Il a trouvé des preuves sur mon mensonge, et je reconnais que ce que tu sais est vrai. Mais comme tu ne sais pas tout, tu ne comprends pas tout. Le problème principal est qu’il m’a trompé et que je ne vois pas comment je pourrais comprendre les choses différemment ? Une nouvelle fois je m’efforce de me taire et de ne pas lui couper la parole. Alors qu’il me demande de l’écouter, mes yeux se posent de nouveau sur la scène, regarder son visage me fait trop de mal. A ma tête on pourrait croire que je n’écoute pas, que je fais semblant mais ce n’est pas le cas. Sa manière de me parler m’énerve. Je ne suis plus son objet et je la fermerai si j’en ai envie. Je ne suis pas loin de l’envie de me lever et de m’en aller aussi vite. Je l’écoute parler sans l’interrompre vu que c’est ce qu’il m’a demandé. Je n’arrive pas à déterminer dans ces mots s’il est sincère ou non. « Tu as une drôle de façon de montrer aux gens que tu les aimes. » Si tromper c’est aimer, je n’ai rien compris à l’amour. « Mais tu peux m’expliquer comment tu as pu me tromper, si tu m’aimais vraiment, j’ai un peu de mal à associer les deux? » Les larmes montent de plus en plus et j’éprouve quelques difficultés à tourner la tête pour le regarder. Difficile de ne pas voir que je souffre en cet instant. Mes yeux brillent et je me dépêche à enlever de mon doigt une larme qui s’apprête à couler. « Je ne peux pas t’en vouloir d’avoir pris tes responsabilités en tant que père. Cet enfant n’a rien demandé et il ne méritait pas ça … » C’est même tout à fait normal d’agir de la sorte. Je lui en aurais encore plus voulu de l’avoir ignoré en connaissant son existence. J’ai toujours pensé aux autres avant de penser à moi-même et c’est encore le cas en pensant à ce petit être innocent. « Mais si tu n’avais pas succombé à tes pulsions sexuelles avec cette femme, jamais tu n’aurais dû jouer la comédie comme tu l’as fait. Et nous en serions pas là. » Il rapporte toujours tout à lui et à cet enfant. Mais le début de l’histoire est tout à fait différent. Et c’est ça que je ne comprends pas ! Ne le rendais-je pas assez heureux que pour ne voir en moi que la seule et unique femme de sa vie. « Assumer tes actes ne te donnait pas la permission de me mentir et de jouer avec mes sentiments. » Encaisser toute l’histoire a vraiment été très dure. Et le pire est de n’avoir rien vu. Je n’arrive pas à lui dire que je plains pour ne plus voir son fils, même si je le pense. Mais je ne veux pas lui donner raison sur le fait qu’il souffre car ce serait lui montrer que je me soucie encore de lui et je préfère rester froide et distante sur le sujet. « Tu m’as menti. Pendant des mois et des mois. J’ai l’impression que notre histoire n’a été que mensonge et j’arrive même plus à me rappeler ce qui était vrai. » Comment lui faire encore confiance. Si ça tombe il se sent tellement seul, qu’il me dit tout ça pour que j’aie pitié de lui. Pourtant je n’arrive pas à l’imaginer aussi monstrueux, je me serais trop trompée sur lui et c’est impossible.
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() message posté Lun 28 Mai - 17:58 par Josh R. Clinton
 
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Il avait tout expliqué. Enfin. Depuis le temps qu'il attendait de pouvoir éclaircir certaines choses, il avait enfin réussi à lui parler. Au fond de lui il était soulagé. Soulagé d'en avoir, en quelques sortes, terminé avec ça. Non pas que cette histoire allait s'arrêter là. Non, ça c'était clair et net, cela ne se terminerait pas ce soir. Bien au contraire. Il se souvenait combien il l'avait aimé. Il se rappelait la douleur qu'il avait éprouvé lorsqu'elle l'avait quitté... Il en avait encore mal. Blessure qui n'avait jamais cicatrisé, encore ouverte, béante, ne cessant de lui faire mal, chaque jour, à chaque pas qu'il faisait. Il avait fait le con. Il avait fait l'idiot. Il avait joué avec le feu, avait cru maîtriser la flamme, mais ne s'était pas aperçu que ce feu qu'il pensait contrôler lui avait brûlé les doigts, lui avait échappé, et s'était retourné contre lui. Il n'était pas fier de ce qu'il avait fait. Non. Il s'en voulait. Mais d'un autre côté, il y avait le peu de bonnes choses qu'il avait faîtes, le peu de bons arguments qui prouvait qu'il ne l'avait pas fait pour faire mal aux autres. Assis à sa place, il attendait une réaction de sa part, quelque peu secoué par l'émotion qu l'avait gagné. Finalement, elle lui répond qu'il a une drôle de façon de montrer aux gens combien il les aime. Il ne répond rien, préfère garder le silence face à cette pique qui n'en reste pas moins une vérité aux yeux de la jeune femme, il le sait. Et la question fuse. Elle veut qu'il lui explique comment il a pu la tromper si il l'aimait vraiment. Il la regarde et note qu'elle a le regard quelque peu embué. Elle est elle aussi prise par l'émotion. Elle n'est pas insensible et au fond de lui jaillit une petite étincelle, cette petite flamme d'espoir, ce lumignon qui laisse encore espérer qu'elle ne l'a pas totalement oublié, banni de sa vie. Elle reprend cependant, avant même qu'il n'ait le temps de répondre qu'elle ne lui reproche pas d'avoir assumé ses responsabilités avec cet enfant. Il ne réponds rien, muet comme une tombe, comme si il passait alors un second jugement tandis qu'elle continue en arguant que si il n'avait pas cédé face aux courbes de la blonde, il n'en serait pas là. Très juste, elle marque un point. Mais un homme est-il exempt de tout pêché? Non... Et il ne fait pas exception à la règle malheureusement. Elle continue à lui reprocher ses mensonges, elle insiste décidément, mais si elle insiste, n'est-ce pas parce qu'elle en a tant souffert qu'elle ne s'en est pas encore remise. Il a joué avec elle, ses sentiments, s'est moqué d'elle, lui a menti. C'est en partie vrai, en partie seulement, car à la vérité, il n'a pas joué avec ses sentiments. Il l'aimait, il l'aimait réellement. Elle était ancrée à son cœur, elle était son essentielle. Comme elle le dit si bien, il a menti. Pendant des mois et des mois ajoute-t-elle. C'est vrai. Il a mené le jeu pendant longtemps. Trop longtemps. Mais la dernière phrase sonne comme une constatation bien amère dans l'oreille du jeune chercheur. Elle n'arrive plus à se souvenir de ce qui était vrai. Il tourne son regard vers elle, plante ses yeux au fond des siens et réponds immédiatement à cela:
- Nos sorties au restaurant, au théâtre. C'était vrai. je ne le faisais pas pour t'apater ou quoi que ce soit. Je le faisais parce que je t'aimais. Nos matins et nos balades d'amoureux, voilà qui était vrai. Je t'aimais Willow... Cet amour là, je ne te permets pas d'en douter. Jamais. C'est l'une des seule chose sur laquelle je n'ai jamais menti. Il sentait les larmes lui montait et préféra s'arrêter avant de craquer.

Il détourna un instant le regard, n'ayant plus la force d'affronter son ex-femme, n'ayant plus la force de se justifier pour l'instant. Il savait qu'il avait fait des erreurs. il le savait. Cette petite voix au fond de son être ne cessait d'ailleurs de le lui rappeler. Finalement, il osa se retourner vers elle pour lui déclarer d'un ton plus calme et plus discret, histoire de moins gêner les gens autour de lui:
- C'est vrai... Je t'ai trompé. Cela ne veut pas dire que je ne t'aimais pas. Je... Je n'ai pas de justifications à cela Willow. Il s'arrêta, un instant, hésitant. J'ai fait le con, oui, je le reconnais. J'étais... Était-ce vraiment nécessaire d'approfondir. Oui. Elle avait le droit de savoir. J'étais éméché, j'avais un peu bu avec une bande d'amis et... Et j'ai craqué. Ouais, je le reconnais, j'ai fait une bêtise. Il souffla une nouvelle fois pour calmer sa respiration. Je m'en veux réellement... Et si je pouvais remonter le temps pour changer cela... Je le ferais. Il s'arrêta là, n'ayant rien de plus à dire. De toute manière à quoi cela servirait? Elle se mettrait plus en rogne? Il risquait encore de balancer une connerie. Et puis comment justifier cela? On ne pouvait pas. Le type qui avait une excuse était soit un menteur, soit le pire des enfoirés. Dans les deux cas ce n'était pas une situation enviable pour lui. Je t'ai menti, reprit-il, et je l'admet je n'aurais pas dû... Il plongea à nouveau son regard dans le sien. J'avais peur. J'avais peur de t'en parler. Peur que tu me quitte, peur que tu t'en ailles, que tu ne me juge comme mauvais, j'avais peur que tu ne comprennes pas... Je... Il y a tellement de choses qui se bousculaient dans ma tête et... Oui, je n'ai sans doute pas fait le meilleur choix. Pour moi ça m'a semblé être la meilleure chose à faire sur le coup... Mais je reconnais que c'était la plus belle erreur de ma vie. Il s'arrêta là. C'était la vérité, il avait eu peur. Un lâche? Non, simplement un homme, qui n'avait pas voulu perdre son aimée... Mais visiblement, il était bien mauvais joueur puisqu'il avait tout perdu. Tout, sans exception. Il s'arrêta, et ne put que conclure. Je te demande pardon. Pour t'avoir menti et t'avoir tant fait souffrir. Ce... ça n'a jamais été mon objectif, sache-le. Il s'arrêta là alors que le silence se faisait et que la luminosité diminuait peu à peu pour laisser place aux artistes qui entraient sur scène alors que les grand s rideaux rouges s'étaient levés pour dévoiler la scène et ses décors. Le Cid allait commencer. Une histoire d'amour elle aussi... Une tragédie? Sans doute oui... Sans aucun doute. Quoique finalement, la fin n'était pas si mauvaise en fait. Si seulement toutes les fins pouvaient êtres plus ou moins bonnes. Au moins peut-il espérer le pardon de la belle, mais son amour? C'est bien plus compliqué à la vérité... Bien plus compliqué oui, car lui, il en est sûr désormais: Il l'aime.            
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() message posté Sam 7 Juil - 18:27 par Willow E. Hopkins
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Moi qui pensait passer une bonne soirée, je m’étais totalement trompée. Il avait fallu qu’un malheureux hasard vienne contrecarrer tous mes plans. J’étais assise non loin de la scène du théâtre et j’avais pour compagnie mon ex-mari. Celui que j’avais mis des mois à oublier. Enfin je ne l’ai pas encore oublié, j’ai juste appris à vivre sans lui en tentant d’oublier le mal qu’il m’a fait. Le plus dure dans cette histoire est que je n’avais rien vu venir. Et toute la confiance que j’avais mis dans cette homme s’est volatilisée du jour au lendemain. Je me suis sentie, pendant longtemps, comme une idiote. Il faut être naïve pour ne pas voir que celui qu’on aime passe la moitié de son temps dans le lit d’une autre femme, à vivre une double vie. Je m’en suis souvent voulue, sentie coupable de la situation, de ne pas avoir pu arrêter les choses avant de souffrir autant. Je voulais fuir mais la sortie était beaucoup trop. Je n’allais pas embêter les autres amateurs de théâtre juste pour ne pas avoir à écouter. Mais au fond de moi, j’avais envie de l’entendre. J’avais envie de savoir quelles excuses il allait me donner pour expliquer ce faux pas qui était le sien. Je savais que ça allait me faire mal - Nos sorties au restaurant, au théâtre. C'était vrai. je ne le faisais pas pour t'apater ou quoi que ce soit. Je le faisais parce que je t'aimais. Nos matins et nos balades d'amoureux, voilà qui était vrai. Je t'aimais Willow... Cet amour là, je ne te permets pas d'en douter. Jamais. C'est l'une des seule chose sur laquelle je n'ai jamais menti. D’un côté j’avais l’impression d’entendre les paroles d’un beau parleur et j’avais du mal à croire ce qu’il était en train de me dire. D’un autre côté tous ses propos me renvoient dans le passé, dans notre passé commun. On a vécu de beaux moments tous les deux. Mais un seul mensonge m’a fait douter de notre histoire. C’était un tellement gros mensonge que pour moi, tout le reste n’a plus de vérité. Il a tout foiré et j’ai beaucoup de difficultés avec ses excuses. « C’est facile de me dire de ne pas douter de ton amour… Il m’est totalement impossible de ne douter de rien. Tu as compliqué les choses pour qu’elles soient si simple à comprendre. Pour toi ça l’est peut-être vu que c’est toi qui m’a trompé. » C’est difficile pour moi de me mettre à sa place et d’essayer de comprendre sa vision des choses. Je sais que je suis têtue et très souvent fermée, comme ce soir où j’ai du mal à écouter et à accepter ce qu’il est en train de me dire.

La situation était vraiment délicate. Je ressentais dans l’air la tension et la tristesse qui était entre nous. Même si je savais qu’on aurait cette discussion un jour, j’aurais préféré que ça se passe ailleurs. Je n’aime pas m’exhiber et j’avais l’impression que notre histoire était dévoilée au grand jour. C’était dans mon imagination mais un lieu neutre juste entre lui et moi aurait été préférable. La suite de ses excuses ne mirent pas longtemps à se faire entendre. C’est tellement facile de dire que l’alcool est à l’origine de ce dérapage. « T’es pas le seul à avoir abuser de l’alcool mais jamais je n’ai eu envie d’un autre mec que toi. C’est un peu facile de remettre ça sur la faute de l’alcool. »  Je me suis souvent demandé pourquoi il avait eu des envies aussi forte de coucher avec une autre fille. Jamais il n’a eu le réflexe de la repousser de lui dire non. Peut-être même qu’il n’a même pas pensé à moi et qu’il a oublié mon existence comme si je n’existais pas. Parfois j’aimerais comprendre ce qui lui est passé par la tête pour en arriver là. J'avais peur. J'avais peur de t'en parler. Peur que tu me quitte, peur que tu t'en ailles, que tu ne me juge comme mauvais, j'avais peur que tu ne comprennes pas... Je... Il y a tellement de choses qui se bousculaient dans ma tête et... Oui, je n'ai sans doute pas fait le meilleur choix. Pour moi ça m'a semblé être la meilleure chose à faire sur le coup... Mais je reconnais que c'était la plus belle erreur de ma vie. Au lieu de ça, le silence s’était installé et voilà où nous en sommes. Des mois de mensonges et la souffrance a été plus grande. J’ignore comment j’aurais réagi s’il m’avait juste annoncé un égarement d’une nuit. Mais sans doute aurais-je pu accepter les choses, peut-être même lui pardonner.  « J’ai toujours pensé que dans un couple on se disait tout. Quand on s’est marié c’était pour le meilleur et pour le pire. Mais jamais je n’aurais pensé que tu ailles aussi loin dans le pire !  Je ne dis pas que je t’aurais pardonné si t’avais avoué cet écart directement. Mais j’aurais pu plus facilement comprendre que l’enchainement de tous tes mensonges. » Je sentais que la pièce était sur le point de commencer. Et je n’eus pas le temps de répondre à sa dernière réplique. Je te demande pardon. Pour t'avoir menti et t'avoir tant fait souffrir. Ce... ça n'a jamais été mon objectif, sache-le. Je posai mes yeux sur la scène et je tentais de suivre la pièce. Mais j’étais trop préoccupée pour cela. Dès que des propos d’amour se faisaient entendre, j’avais les larmes aux yeux. Je ne pouvais même pas m’empêcher de poser le regard de temps en temps vers lui. Je me surprenais même à le trouver beau. Il a toujours été beau, c’était une de ses qualités, parmi tant d’autres. Jamais je ne me lassais de le voir. Je me remémorais notre histoire et j’avais envie de pleurer. De pleurer telle une enfant mais ce n’était pas l’endroit pour se ridiculiser. J’étais parcourue de tremblements en voulant cacher ma peine. J’avais hâte que la pièce se finisse et que je quitte cet endroit pour souffrir en silence.
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