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we have all the night to drink it all (ethan)

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() message posté Sam 12 Mai - 14:38 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Ethan I. Hemsworth
⚜️ WE HAVE ALL THE NIGHT TO DRINK IT ALL ⚜️

Tout avait commencé avec une émission de télé à la con. Je m'étais assis dans le canapé, afin de me choisir un film ou un documentaire pour la soirée. N'ayant rien trouvé, j'avais arrêté mon choix sur un fait divers de société exposant le mode de vie de certaines familles et populations. Désinteressé, j'avais attrapé mon livre en laissant l'émission en fond. La télé ne m'avait pas dérangé jusqu'à ce qu'ils abordent les infanticides. Je tournais brusquement la tête vers l'écran et changeais de chaîne sans réfléchir. Moi j'avais perdu ma fille, d'autres s'amusaient à buter leurs propres enfants. Et d'autres encore, faisaient des émissions dessus dans le seul but de se faire de l'argent. Je soupirais. Le journalisme me donnait envie de vomir. Pourtant, j'étais journaliste. Par désespoir, j'étais allé me chercher cette vieille bouteille de vin rouge français. Longtemps gardé. Elle était restée là, depuis mon mariage avec Rioja. Nous étions sensés l'ouvrir pour les dix ans de Kala. Mais Kala n'aurait jamais dix ans, et Rioja ne serait plus jamais ma femme. Sans regrets, du moins je tentais de m'en persuader, je la débouchonnais en m'en servis un verre. Puis un second, un troisième, un quatrième. Bientôt, j'avais terminé la bouteille, avachit dans mon canapé. J'avais beau être attaqué, je ne voulais pas dormir. Alors, je me dirigeais vers le bar et cherchais dans mes bouteilles. Au bout de cinq minutes, je trouvais finalement un bon digestif. Ma bouteille de Calvados sous le bras, j'enfilais des vêtements à la va vite et quittais mon appartement. Il était hors de question que je continue à trinquer seul. Je descendis jusqu'au garage, mais en tentant de sortir ma voiture de ma place de parking, je fonçais dans un poteau. L'arrière train désormais cabossé, je me décidais à la laisser là et partais à pied. Titubant. Le chemin fut long jusqu'à Shoreditch, mais je ne me décourageais pas. Bientôt j'arrivais devant l'immeuble d'Ethan. Je m'approchais de l'interphone, mais ne parvenant pas à trouver le nom de mon ami dans cet état d'ébriété, je décidais de prendre l'escalier de secours. Forcément, je ne choisissais pas le plus prudent. Mais au point où j'en étais, je m'en foutais. Alors, tout en protégeant la bouteille plus que moi, je grimpais jusqu'à la fenêtre de mon ami. Je l'aperçus enfin, avachi dans le canapé. Je toquais et attendais qu'il vienne m'ouvrir. Lorsqu'enfin il ouvrit la fenêtre, je me glissais à l'intérieur en disant essouflé : « Saluuut ! Regarde ce que j'ai ramené ! » Je brandis la bouteille en l'air, toujours titubant. Marcher m'avait fait décuver, mais pas assez. « Je buvais tout seul comme un con, alors j'me suis dit que c'était mieux de boire à deux. Je peux? » Je n'attendis pas sa réponse pour me laisser tomber dans son fauteil. J'étais déchiré. Et j'attendais d'Ethan qu'il le soit tout autant que moi.
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() message posté Dim 20 Mai - 1:06 par Ethan I. Hemsworth
Turnin all the wrongs into right, I can drink to that all night. Take your cup fill it up. You cant raise it high enough. ✻✻✻ Tout partait toujours d’un prétexte bidon. Un qui, comme à chaque fois, ne tenait pas face à ma bonne volonté. Même la vieille rengaine Ah si Amanda te voyait ne suffisait pas à m’arracher un verre de la main. Je luttais encore, pour le moment. Le nez rivé sur de la paperasse. Quand d’habitude ce genre de papier se contentait d’être barbant, celui-ci avait quelque chose de spécial. Un petit truc en plus que j’étais loin d’apprécier. De la nostalgie. J’essayais de me concentrer sur les papier de notre maison australienne et, déjà, j’entendais ma mauvaise conscience faire des sienne. Pourquoi penser à Amanda. Elle n’est pas là. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire de savoir ce qu’elle penserait. Bon point. Je pouvais bien bouger mon cul du canapé jusqu’au buffet et tout vider bouteille par bouteille, qui s’en soucierait ? Peut-être que poser mes fesses sur le canapé n’était pas une bonne idée dès le départ. J’étais distrait. Si je fermais les yeux, rien que deux minutes, je pouvais la voir, recroquevillée juste à côté de moi sa boisson chaude dans la main. En me concentrant une minute de plus j’arrivais à sentir le parfum de ses cheveux encore humides. C’était une putain de torture. Elle avait ravivé quelque chose de profond et intense en moi puis s’en était allée reprendre le cours de sa vie, me laissant comme un con avec ce feu intarissable à gérer. J’étais vraiment con de penser que de douloureux bouts de papiers le ferait taire. Un verre bien corsé n’aiderait pas plus. Non, au mieux j’allais me retrouver à chialer sur l’acte de mise en vente de la maison. Sacré spectacle pour ma dignité. Il m’aurait fallu toute une bouteille pour arriver à quelque chose. Mais quoi ? Peut-être les foutre en l’air ? Je trouvais l’idée poétique. Après tout, tout ce qu’il y avait d’inscrit sur ces pages, je l’avais foutu en l’air. Las, je me contentais de pousser la table basse du pied et de basculer dans mon canapé. On verra plus tard. M’endormir ou craquer pour un verre, je ne voyais pas d’autre issue possible à la fin de cette soirée. Trouver le sommeil sembla vite compromis. Quelqu’un dehors trouvait amusant de trainer dans les escaliers de secours. Peut-être Peter Parker. Voilà que je pensais comme ma fille de neuf ans. Sûrement pas Spider-man non, peu importe, je n’étais pas contre un peu de surprise. Amusant, parce que je ne me doutais pas à quel point j’allais être servi. Les bruits métalliques raisonnèrent de manière plus rapprochées. Sans déconner c’était quoi ça ? Quelqu’un se battait avec un chat errant ou quoi ? J’arrivais à garder les paupières closes quand un boum beaucoup trop proche m’extirpa de ma couche plus vite qu’un coup de pieds au derrière. J’avais reconnu le bruit de la fenêtre, mais ça ne faisait aucun sens, que quelque chose cogne à ma fenêtre, jusqu’à ce que je regarde vraiment. Pas quelque chose. Quelqu’un. « Putain. » Je le pensai tellement fort que le juron sortit de ma bouche dans un sursaut. Bodevan se tenait de l’autre côté de la fenêtre. Ok. Donc on partait sur de la surprise et de la folie. Très bien. Inutile de préciser que je me précipitai pour l’extirper de là, quoi qu’apparemment il n’avait pas besoin de mon aide. À part pour ouvrir la fenêtre, évidemment. « Saluuut ! Regarde ce que j'ai ramené ! » Oh bonne nouvelle, il n’était pas venu seul. Alors que je le regardais glisser -littéralement- dans mon salon en me demandant comment il était arrivé jusqu’ici, comment il avait pu physiquement grimper jusque là, lui agitait une bouteille en l’air, entre deux souffles et deux pas de travers. « Je buvais tout seul comme un con, alors j'me suis dit que c'était mieux de boire à deux. Je peux ? » D’un coup, je me demandais plutôt comment la bouteille était arrivée jusqu’ici entière. Merde alors, j’étais beaucoup trop sobre. « C’est parfaitement logique. » De toute façon, je ne pensais pas Bo' capable de m’expliquer la différence entre une porte et une fenêtre dans son état. « Vu que t’as déjà le cul sur mon fauteuil et que t’as pas oublié les règles d’hospitalité, tu peux rester. » Il était d’ailleurs temps que je m’intéresse à ce qu’il avait ramené. C’était à l’hôte d’ouvrir la bouteille non ? J’étais curieux de voir si lui enlever la bouteille des mains allait le faire réagir. « Cuit comme t’es t’as pas peur que j’en profite et que je te vole tout ton rhum ? » Je doutais que ce du rhum coule là-dedans, mais le ton de ma menace rendait mieux en parlant de rhum. Je partais du principe que même avec tout ce qu’il avait bu il ne pouvait oublier mon penchant pour la piraterie. Ce qui ne signifiait pas que je comptais me comporter comme un fiéffé pirate pour autant. Mimant la façon dont il avait brandi la bouteille en débarquant, je la portai ensuite à ma bouche. « Waw » J’avais attrapé ça comme une vieille bouteille de Jack, mais bordel, c’était pas du Jack. Je m’intéressais à l’étiquète seulement maintenant. Du Calvados. « Monsieur ne picole pas avec n’importe quoi. » À ce niveau-là, je devais sortir des verres.

✻✻✻
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() message posté Sam 26 Mai - 19:00 par Bodevan H. Andrews
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Ca faisait un mal de chien tout ça. D'avoir perdu ma gamine, d'être rejeté par ma femme. D'avoir été délaissé par des parents biologiques, trompé par des parents adoptifs, remplacé par un autre enfant. Tout ce que la vie m'avait donné, j'avais fini par le perdre. Je m'étais trop plu dans mon bonheur, n'avais pas cherché à le conserver, à le nourrir. J'en avais trop profité, stupidement. Désormais, je me complaisais dans mon malheur. Ce soir, j'avais trouvé du réconfort dans cette foutue bouteille de vin. Je la buvais, brisant cette promesse qui n'avait plus lieu d'être. En titubant, je m'étais rendu chez Ethan. Car il était le seul ami que je m'étais fait depuis la mort de Kala. Non, il était le premier ami que je m'étais fait tout simplement. Comme moi, il avait perdu son enfant. Comme moi, son couple avait volé en éclat. Il avait été la seule personne à comprendre mon point de vue quand d'autres s'étaient empressés de me tourner dos. En perdant fille et femme, j'avais aussi perdu mes amis. On ne pouvait en vouloir à une mère de perdre la tête après la mort de son enfant. En revanche le père, lui, avait toutes les raisons de garder la tête froide, d'être fort pour deux. On ne m'avait jamais pardonné de ne pas être assez fort. Rien que pour moi-même, je ne l'avais pas été. Ethan comprenait. C'est pour ça qu'il était devenu mon ami. Sans même réfléchir aux risques, j'avais escaladé l'escalier de service. Mon père m'avait entraîné chaque jour dans les forêts de Louisiane. J'étais capable de survire en toute circonstances. Je n'avais jamais eu peur du danger. Alors, une fois grimpé je toquais à sa fenêtre. Il ne tarda pas à venir m'ouvrir. Titubant, je m'étais presque jeté dans son fauteuil. L'alcool faisait son effet. Mon morale était au top. « Cool, de toute façon je ne comptais pas partir après tant d'efforts. Je suis venu à pied juste pour toi. » Ma langue avait du mal, mais j'étais arrivé au bout de ma phrase avec un peu d'acharnement. Je m'étais assis correctement dans le fauteuil après avoir ajusté mes vêtements. Même en survetêment je devais paraître impeccable. Il me demanda alors si je n'avais pas peur qu'il me pique ma bouteille. Me redressant encore plus je lançais : « C'est pas du rhum! » Le reste de sa question, je l'avais déjà oublié. Abruti, je le regardais inspecter l'étiquette, et souriais fier de moi, à sa remarque. Puis me relevant brusquement, je me mis à faire le tour de la pièce en me pavanant. « Oh bah non, j'ai sorti le grand jeu ce soir. » Il n'y avait pas de musique, et pourtant je m'étais mis à me dandiner, dans le but de danser. Agacé de danser sur du silence, je me dirigeais vers la chaîne hi fi d'Ethan, et appuyais sur play. Content, je recommençais ma "danse". Je me tournais vers mon ami et lançais : « Je suis de bonne humeur ce soir. » Je m'approchais de lui et me mis à danser autour de lui. Et tout en gigotant, je demandais : « Je t'ai pas dérangé au moins? Allez bois, ça va refroidir. » L'alcool ne refroidissait pas. Ma folie oui, en revanche. Ce soir, je voulais oublier que j'avais une vie de merde. Je voulais noyer mon désespoir dans des verres de Calva et me taper la plus grosse cuite de toute ma vie. Je m'étais rendu chez la meilleure personne pour ça.
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() message posté Dim 27 Mai - 19:34 par Ethan I. Hemsworth
Turnin all the wrongs into right, I can drink to that all night. Take your cup fill it up. You cant raise it high enough. ✻✻✻ Je n’avais pas envisagé de me socialiser autant en arrivant à Londres. Mes amitiés se comptaient sur les doigts d’une main, mais c’était déjà une poignée de plus de ce que j’avais prévu. Peut-être parce que, contrairement à Bo’, je n’avais pas reçu de demande de divorce. Peut-être parce que tout ce que j’avais trouvé en débarquant à Londres, c’était ma femme en pleurs sur les marches d’une école. Sa douleur avait fait fondre la mienne. Je n’avais pas pu la détester, lui faire payer. Pourtant c’était dur, de regarder sa vie ici et fermer ma gueule, voir qu’elle allait bien quand moi je supportais mal la solitude. C’était de sa faute et je lui en voulais. Solitaire, je l’étais, avant. Mon frère et moi, c’était tout, c’était simple. Puis elle avait débarqué dans ma vie, avait rendu sa présence à mes côtés indispensable pendant plus de dix ans, et maintenant je devais vivre sans elle. Je n’avais pas eu le choix. Elle ne m’avait pas laissé le choix. J’enviais parfois Bodevan, dans des moments troubles, guidé par l’inconscience et l’égoïsme. Parce que Rioja semblait allait mal. Comme lui. Amanda, elle, allait bien. Elle allait bien et moi pas. C’était peut-être le pire que je pouvais supporter, que sa vie se passe bien sans moi dedans. Heureusement, ce soir il n’était pas question d’être fort. En grimpant à ma fenêtre une bouteille à la main, le message était clair, Bo’ n’avait pas envie de l'être, ça tombait bien, moi non plus. Je n’étais pas le plus doué pour me montrer fort. Qu’est-ce que ça voulait dire d’ailleurs, être fort ? Une vaste connerie. Il fallait bien l’être un peu pour encaisser cette chienne de vie. En vérité, j’étais davantage le genre d'homme à lui ôter l’alcool des mains pour lui filer une couverture à la place. Mais pas ce soir. Ce soir, je ne faisais aucune différence entre mon appartement et n’importe quel bar dans lequel je créchais habituellement. Ce soir, j’avais voulu une bouteille et Bo’ me l’avait apportée. Plus efficace que la providence. Il fallait bien que je lui fasse honneur. Le laisser crécher ici était le minimum. « Et on sait tous les deux qu'j’ai pas le physique pour te passer par la fenêtre. » Par là où il était venu. J’avais encore du mal à réaliser. Comme le fait qu’il était venu à pieds. Le chemin devait être long, surtout dans son état. Je notais dans un coin de ma tête d’en faire l’expérience un jour, en sens inverse et quelques verres de rhum dans le sang. Pour le challenge. Pour l’instant, je préférais me concentrer sur ce qu’il avait apporté. « C’est pas du rhum ! » J’avais attrapé ça comme une bonne vieille bouteille bon marché. Mais en voyant l’étiquette je réalisais que je lui faisais le pire des affronts. Pire que de le menacer de garder la bouteille pour moi apparement. J’étais cruel de parler autant. Ça faisait beaucoup trop d’informations et tout autant de mauvaises blagues pour un cerveau inondé d’alcool comme le sien. « C’est bien la première fois que je suis content que ça n'en soit pas. » Peut-être bien que je n’avais jamais bu un truc pareil. Difficile de m’en rappeler. Du temps où je signais de gros contrats entre banquiers et entreprises, j'optais pour du champagne. Je pensais sortir le grand jeu, à l’époque, mais à voir ce que je tenais dans la main maintenant, je me trompais. Je le regardais ce pavaner tandis que je me tenais toujours au milieu du salon. Ou plutôt danser. C’était bien ce qu’il essayait de faire. Il me donnait tout le loisir de constater ce que ça donnait quand moi je dansais… sobre. « Mets pas cette... » Trop tard. Une espèce de musique pop raisonna dans tout l’appart et je me mis à rire. Il était instoppable. « Je suis de bonne humeur ce soir. » De trop bonne humeur pour s’arrêter sur quoi que ce soit qui sortait de ma bouche. Il se mit à tourner autour de moi, me donnant l’impression d’être un feu sacré. Mais lui seul l’avait trouvé, le feu sacré. Moi, j’avais besoin d’un peu d’aide pour le rejoindre dans sa folie. « T’es tombé à pic. Encore quelques gorgées et je fais de toi l’heureux propriétaire d’une maison en Australie. » Je jetai un oeil à la table basse sur laquelle trainait les papiers que je refusais de remplir. Il n’allait rien comprendre mais peu importe, ça me faisait rire. J’allais peut-être essayer, plus tard, juste pour jauger à quel point il était torché. Elle m’emmerdait tout d’un coup, cette table. Je la poussais du pieds, laissant plus d’espace à Bo’. Pas du genre à refuser l’invitation, je bus le plus possible d’un coup, droit comme un i, Bodevan l’illuminé tournoyant autour de moi. Je levais les deux mains en signe de victoire quand j’eus fini et lui passais la bouteille bien entamée. J’initiais un rituel, le poussant à ma place et tournoyant à mon tour autour de lui dans une imitation bas de gamme de danse indienne. La seule chose qui risquait de refroidir, c'était lui. Avec l'avance qu'il avait prise, son enthousiasme risquait de retomber avant le mien. Au bout d’un moment, je repensais à la chaine hi-fi et à mon idée première, bien décidé à ne pas me contenter de la bouillie pop de la radio londonienne. Je m’esquivai, dérobant le calva au passage et fis le tour de la table par principe, au cas où il aurait voulu me la reprendre. Devant l’objet du délit, j'allumai autre chose. La platine juste au-dessus. Je tirai ensuite un carton de vinyles de derrière un meuble. « Moi aussi je sors le grand jeu. » Il y avait des vestiges de ma jeunesse là-dedans. Et de quoi taper du pied.

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() message posté Mar 5 Juin - 13:08 par Bodevan H. Andrews
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Toute ma vie s'était détruite en quelques semaines.Tout ce que j'avais construit, accomplit. Malgré toutes mes tentatives pour sauver mon mariage, ma femme était tout de même tombée dans l'alcool. Un jour, elle était tout de même partie. Et j'avais été trop stupide pour comprendre que ce serait l'enchaînement logique de notre relation. Notre histoire n'existait plus sans notre fille. Nous ne pouvions, en aucun cas, redevenir les personnes que nous avions été jusqu'alors. Quelque chose c'était brisé. Quelque chose qu'Ethan lui aussi avait perdu. Pour les mêmes raisons. Lorsque j'avais appelé son cabinet pour me renseigner pour un suivi psychologique, je ne m'étais pas douté que c'était moi qui profiterait d'une telle amitié. Ethan était ma thérapie. A ses côtés, le monde me semblait moins vaste. Je me sentais moins seul. Je m'étais renseigné pour ma femme sans savoir que moi aussi, j'avais besoin d'un contact comme celui-ci. Avec Ethan, je pouvais me permettre d'en parler. Mais avec lui, je pouvais aussi oublier. Nous étions frères de sang versé, responsables d'un infanticide par notre négligence. Tous deux, notre femme nous avait quitté après s'être brisée sous nos yeux. Nous étions restés impuissants. Spectateurs. La même culpabilité rongeait nos os. Et c'était ce trop plein de douleur qui nous permettait d'entretenir cette amitié simple. Sans jugements. « Dans l'état où j'suis, peut-être que si. » Je voyais flou. Mais la frénésie me faisait tenir bon. Ce soir, je ne voulais pas m’apitoyer sur mon sort, je voulais oublier. La bonne bouteille de Calva m'avait susurré des mots doux, m'avaient charmé et entraîné jusqu'ici. Ethan comme moi n'allions pas gâcher cette excellente soirée en perspective en tombant raide. Non. C'était hors de question. A mon grand bonheur, Ethan était heureux de l'arrivée surprise de cette bonne bouteille. Fier de moi, je m'étais mis à tourner en rond dans la pièce, avec la prétention d'être en train de danser. Il tenta de m'arrêter lorsque j'allumais la musique, mais je n'en fis rien. Tournant en rond, je le regardais alors qu'il s'emparait de la bouteille. Il me parlait d'une maison en Australie. Je le regardais surpris et en riant répondais : « Je serai pas contre. Ce serait notre repère d'alcooliques. » Cette maison dont il me parlait, je m'en doutais, correspondait à l'appartement que je ne quittais pas. Dans cette maison devait se trouver tous ses souvenirs de leur vie passée. Tous les moyens étaient bons pour ne plus y songer. Ce soir, nous n'avions pas de passé, et aucun futur. Ce soir c'était nous, le calva, et la folie. Amenant la bouteille à mes lèvres, que j'avais fini par récupérer dans la foulée, je tournais la tête vers Ethan. Quelques secondes plus tard, il prenait à son tour le remède à tous nos maux entre ses mains, et se dirigea vers la platine. Soudainement, je m'arrêtai de danser et me dirigeais vers lui. Il avait égayer ma curiosité. « Oh ça, c'est la vie. » J'avais moi aussi une jolie collection de vinyles. J'étais du genre à préférer tout ce qui se faisait avant. Le son des cds n'avait plus rien à avoir avec ce qui se faisait avant. La musique avait changé. La manière de l'écouter tout autant. Me calmant, je me laissais tomber dans le fauteuil et poussais un soupir de satisfaction : « Quel plaisir tu me fais là. » Le disque s'était mis à tourner sur la platine, envahissant la pièce de son son crépitant. Je fermais les yeux, savourais l'instant alors que la voix du chanteur brisait le silence. « Ca me dit quelque chose. Qu'est-ce que tu as mit? » Lentement, j'avais tourné ma tête vers lui. La frénésie s'en était allée pour l'instant. Elle avait laissé place à la quiétude. Le temps que l'alcool redescende un peu. Avant de pouvoir reprendre de plus belle. Je fermais les yeux, un léger sourire apparut sur mes lèvres. Pour une fois, je me sentais bien. Et cette amitié n'y était pas pour rien.
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() message posté Sam 9 Juin - 2:35 par Ethan I. Hemsworth
Turnin all the wrongs into right, I can drink to that all night. Take your cup fill it up. You cant raise it high enough. ✻✻✻ Nous étions les rois du sabotage. Je détenais le titre depuis deux ans. Je n’avais pas tout foutu en l’air. Il me suffisait de regarder l’unique photo au-dessus de ma cheminée pour savoir que tout n’était pas détruit. Je l’avais posée là comme garde-fou, quelque chose sur quoi porter mon regard quand mon esprit se troublait. Le visage de ma fille. Il illuminait tout sur son passage, ce visage. Il était bien vivant aussi, possédait la capacité de grandir, contrairement à la petite de Bo’. Pour ça, j’aurais dû me sentir l’homme le plus chanceux du monde. C’était sans compter sur la malédiction du verre à moitié vide. Je voulais tout reconstruire, tout retrouver, dans la ville même où ma femme avait fui. Et j’étais plein d’espoir, parfois, jusqu’à me sentir tout proche de l’objectif, déjà enveloppé dans cette sensation de plénitude. Il me suffisait d’un rendez-vous, d’un contact spontané, d’un rien. Jusqu’à ce que je retombe sur terre. Le voile finissait toujours pas se dissiper, alors je réalisais où j’étais, piégé dans la fatalité de la vie. Je me rappelais que, peu importe mes efforts, aucune photo ne serait plus jamais complète. Plus rien ne serait jamais comme avant. J’avais déçu la femme que j’aimais, au point de la faire fuir. Elle, m’avait choquée, tant que j’éprouvais des difficultés à être moi-même. Là où il y aurait dû avoir la vie ne restait plus que la culpabilité. Elle marchait à mes côtés tous les jours, m’enveloppait dans mes nuits blanches solitaires. L’espoir se donnait du mal pour exister, repoussé encore et encore. Bodevan et moi portions le même regard coupable. Nous nous comprenions en un coup d’oeil. Nous n’avions pas besoin de parler pour cela, nous les fantômes de nous-mêmes. Ce que j’y voyais ce soir c’était un grand flou, un fouillis prêt à gagner tout son corps. Sa façon de se dandiner dans mon salon le prouvait. Il avait frappé à la bonne porte. Ou plutôt la bonne fenêtre. Je ne réfutais pas ses paroles à ce sujet, plutôt flatteuses. Pour moi, bien sûr, lui omettait totalement de prendre en compte les litres d’alcool qu’il m'aurait fallu soulever en même temps que lui. Il tournoyait tellement que je laissais tomber pour la radio, les papiers, je laissais tout tomber excepté la bouteille qu’il avait apportée. La seule chose à garder. Faire de ma maison un repère d’alcooliques. Je ris aussi fort que lui, amusé par sa surprise. « Vendu! » Ça me passait au-dessus de la jambe d’un coup. Ce lieu tant sacralisé n’était rien d’autre qu’un sujet de plaisanterie. J’étais sensé passer la nuit la tête rivée dessus, jusqu’à ce que le sauveur m’apporte une alternative. Le graal en bouteille. Je l’avais prise, dégustée, après ça plus rien ne comptait que de boire plus, jusqu’à m’écrouler sur le fauteuil comme lui. Je faisais un minable chef indien, mais un très bon buveur. Mon intention se focalisa sur la platine, sans oublier ce que je tenais dans la main. Il me fallait bien deux gorgées de plus pour sortir ce que je m’apprêtais à sortir. De la maison des souvenirs, j’en avais ramené de quoi remplir deux cartons seulement. Deux sur toute une vie. Des vinyles et des livres. L’enthousiasme du gigoteur me prouvait que j’avais fait le bon choix. « Ça tu l’as dit ! » Ouais, ça c’était la vie. Il n’était pas le dernier pour ces trucs là. Comment on disait maintenant ? Vintage, si je ne me trompais pas. On était vintage. Quelle classe. Je remarquai la façon dont il s’arrêta de danser, tel un enfant à l’attention vacillante. Lui faire plaisir, je ne demandais pas mieux. Je mis le carton en évidence quand il approcha pour encourager sa curiosité. Puis j’en mis un en route de façon théâtrale, abaissant le bras lentement tout en tendant l’oreille pour créer un suspense insoutenable, lançant le vinyle comme si je lançais une fusée. Les crépitement magiques. L’instant où la musique se crée. Bo’ ferma les yeux, se délectant du son nouveau. Mission accomplie. Il semblait ailleurs tout d’un coup, posé, paisible. Chez moi, l’alcool commençait à monter. Nous allions être en parfaite symbiose en fin de compte. « Ça mon ami, c’est le meilleur groupe irlandais au monde ! » Non, pas U2, le mien. Je pouffai tout seul. Il ne pouvait pas encore saisir l'ironie derrière mes paroles. Je lui tendis la pochette pour répondre à sa question, jugeant que ce serait bien plus drôle de cette manière. « M’étonne pas que ça te dise quelque chose, on était de bons copieurs. » Une bande de copains trop inspirée par les groupes de son époque. Je lui laissais le temps de réagir à la photographie sur la jaquette. Juvénile et sans barbe, pas évident de me reconnaitre. « Je sais, ça fait un choc. Si jeune et déjà si beau. » Un large sourire étira mes lèvres, non, en fait il ne les avait pas quittées depuis que Bo’ s’était approché de la platine. La mélodie aurait pu me rendre triste, appeler des souvenirs douloureux. Elle chantait une autre époque, d’autres amitiés, une autre famille brisée, pourtant je souriais. Guilleret, impossible de ne pas me réjouir de l’expression de mon ami. « T’es en pleine extase ou tu pionces ? » Il semblait parti pour un lointain voyage.

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Still, still to hear her tender-taken breath.
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() message posté Mar 17 Juil - 14:47 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Ethan I. Hemsworth
⚜️ WE HAVE ALL THE NIGHT TO DRINK IT ALL ⚜️

Ma vie, je l’avais recommencé à trois reprises. Une première fois, en quittant ma famille adoptive pour découvrir le monde. Une seconde fois, en m’arrachant à ce monde pour me blottir dans les bras de Rioja. Une dernière fois, lorsque j’avais enterré mon enfant. A trois reprises. Si l’on en croyait le dicton, la troisième fois devait être la dernière. J’y avais longtemps songé, pesant le pour et le contre afin de savoir ce que le destin déciderait de moi. Je voulais une dernière chance. Une toute dernière chance de pouvoir rétablir l’ordre. Pourtant, cette chance ne s’était toujours pas présentée. Et moi, j’avançais comme je le pouvais. Depuis que Rioja m’avait quitté, j’étais parvenu à tisser des liens. A me rapprocher de personnes comme Ethan, et ces rencontres là avaient le pouvoir de me sauver la vie. Elles me donnaient envie de ne jamais baisser les bras car elles valaient le coup. Dans ma campagne de Louisiane, je n’avais jamais eu l’occasion d’avoir des amis. Je n’avais jamais eu l’occasion de laisser la folie s’emparer de moi. Seulement aujourd’hui, je me l’autorisais. Car c’était aussi ça, vivre. Braver les interdits, aller à l’encontre de nos habitudes, de nos capacités. Je riais bêtement aux paroles d’Ethan. C’était mieux de rire. D’en rire. De ne pas se lamenter sur les papiers à signer. Ceux du divorce, ceux de ventes d’anciennes maisons, ceux suivant le décès d’un enfant. Signer était devenu une épreuve, un traumatisme. Chaque signature me ramenait toujours aux plus douloureuses. Tout d’un coup, elles prenaient une autre ampleur. Comme si nos lignes sur un bout de papier avaient le pouvoir de nous ôter quelque chose. Un être cher, un foyer faits de souvenirs. Je fronçais les sourcils. Malgré moi, je m’y mettais à y penser. Je ne devais pas y penser. Des souvenirs, on s’en fabriquait en cet instant. Dans cet appartement Londonien, avec le Calvados en renfort. Nous n’avions nul besoin de penser au pourquoi de nos retrouvailles. Aux raisons qui nous avaient aidé à tisser cette amitié. Parfois, il fallait savoir oublier. Oublier d’où on venait, oublier où l’on souhaitait aller. Ne plus penser au temps qui passe, mais chercher à le conserver au maximum. A l’utiliser à bon escient. Pour aller mieux. Pour guérir de blessures dites incurables. Je levais mes yeux vitreux vers Ethan et bougeais ma tête sur le rythme de la musique. Je n’avais jamais été aussi à l’aise qu’à cet instant, avachit sur le canapé de mon pote, à écouter ses exploits de jeunesse. Un sourire apparut sur mes lèvres. Mais je restais silencieux, pour continuer d’écouter en détail. Je riais à ses remarques sur son physique étant plus jeune mais n’ouvrais pas les yeux. Enfin, je me mis à rire lorsqu’il me demanda si je pionçais et rouvrais les yeux. « Non j’écoutais. C’est pas mal en vrai. Allez montres! » Je tendais la main pour attraper la pochette du cd et la contemplais. Je riais de nouveau. « Tu te prenais vraiment pour Bono en plus... » Je me moquais ouvertement et attrapais la bouteille pour en boire une nouvelle gorgée. Me relevant, j’apportais le goulot et bus droit comme un “i”. Puis me retournant vers mon ami je lançais : « Tu m’aurais vu au même âge. J’étais pas si loin de me faire appeler Tarzan... » C’était rare. Rare que j’évoque ma vie d’avant. Ma vie si différente. Coupé du monde, plongé dans les livres, grimpant les collines, poussant les limites de mes capacités mentales et physiques. M’imprégnant des bienfaits de la terre et de sa nature. J’étais resté longtemps innocent. Incorruptible. J’étais bien loin de tout ça désormais. Mais je restai fasciné par la vie. Par la façon qu’elle avait de réunir des passés différents en futurs communs. Ethan et moi ne venions pas du même continent. Chacun avait vécu sa vie jusqu’à atterrir ici. Dans cet appartement, bourré au Calva, détruits par quelques secondes trop rapides. Quelques secondes en trop, trop de secondes en moins sûrement. Un jour, notre ligne de bonheur s’était brisée, et toutes deux avaient convergé jusqu’à ce soir. Jusqu’à tout ces instants là qu’il ne fallait pas négliger. Je l’avais compris maintenant. Toujours le sourire aux lèvres je passais la bouteille à Ethan, puis me dirigeais vers la fenêtre. Je m’y penchais et regardais en l’air. Puis, sortant, je commençais à grimper jusqu’au toît alors qu’Ethan se précipitait vers moi. « Fais péter le son l’ami, on va se mater les étoiles, et finir cette bouteille comme il se doit là haut. La tête dans les étoiles mon pote. » Je m’inventais un nouveau langage. Mais je n’avais jamais parlé aussi sincèrement. Je traduisais directement en mots ce que mon coeur me soufflait. Pas de honte, pas de gêne. Je m’en foutais. J’avais les idées claires ce soir, étrangement. Et surtout, surtout le coeur léger.
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