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Chasser le naturel, il revient au galop.... Feat Lucian

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() message posté Mer 16 Mai - 21:57 par Lexie McDouglas
Chasser le naturel et il revient au galop.
Cela faisait à présent un mois que l’enlèvement de Lana avait eu lieu. Autant dire que j’avais vraiment eu la peur de ma vie. Ma fille était la moitié de moi-même et sans elle, ma vie n’avait pas de sens. Lucian était resté avec moi  pendant un temps, car j’avais peur que l’histoire se reproduise encore et encore. Mais heureusement, tout danger semblait être écarté. J’avais quand même peur de sortir avec elle, alors je laissais Lucian l’emmener au parc. Je savais qu’elle ne risquait rien avec lui. On ne s’attaque pas, voir peu aux hommes et encore moins à Lucian. Il a une carrure vraiment imposante et la plupart du temps, les petites racailles changent directement de trottoir sans qu’il n’ait besoin de faire quoi que ce soit.

Ce jour-là, je crois vraiment que j’aurai mieux fait de rester au lit. Absolument tout allait de travers. J’avais failli avoir une panne de réveil, Lana était malade et j’avais hésité à prendre ma journée pour rester avec elle, mais je savais que sa baby sitter assurait, cette dernière avait l’âge d’être ma mère. Il y avait eu une circulation de folie et j’avais bien faillit arriver en retard à ma première audience. Bref, tout allait de travers.  Mon client était accusé de violence conjugale. Je sais très bien que tout le monde à le droit à un avocat. Mais je ne peux m’empêcher de penser que défendre un homme qui tape sur sa femme à cause de la boisson, c’est un peu frustrant. Ceci dit, j’avais été un peu mauvaise langue sur ce coup-là, car après avoir parlé longuement avec lui, il se trouvait qu’il risquait de perdre son travail et il se réfugiait dans la boisson pour penser à autre chose.  Il s’énervait ensuite très facilement et la suite, je la connaissais très bien. Le pauvre était en train de sombrer dans une profonde dépression mais sa femme s’en fichait. Au lieu d’essayer de parler avec lui, elle préférait divorcer.

J’avais profité d’une pause pour aller au wc et en revenant, qu’elle ne fut pas ma surprise de voir Lucian sortir d’une salle. Non mais je rêve ! Lui qui ne cessait de me dire qu’il allait changer et de venir un homme meilleur pour donner l’exemple à sa fille ? Tu parles… Chasser le naturel et il revient au galop oui… J’avais une envie incroyable de le frapper, mais de un je ne faisais pas le poids et de deux, j’étais sur mon lieu de travail et vu mon métier, ce n’était pas du tout une bonne idée niveau exemple. Sans compter que je clamais haut et fort à mon client que la violence n’est pas le meilleur moyen pour résoudre ses soucis.  Je m’avançais donc vers lui d’un pas énervé. Une fois arrivée à sa hauteur, je prenais la parole sans même un bonjour.

« Alors là, je dis bravo… Je peux savoir ce que tu as encore fait comme connerie ? Tu n’en as pas marre franchement ? »


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() message posté Ven 18 Mai - 19:21 par Lucian M. Torres

Tu vois, c'est marrant, on se donne toutes les bonnes raisons de s'interdire d'aimer, par peur de souffrir, d'être abandonné un jour. Et pourtant, qu'est ce qu'on aime la vie alors qu'on sait qu'elle vous quittera un jour. Marc Levy

Lexie & Lucian


Le concert avait fini tard. En même temps, quand il s'embarquait pour une soirée comme celle-ci, il savait qu'il rentrerait chez lui au petit matin. Mais cela ne le dérangeait pas. De toute façon, il avait toujours vécu la nuit, bien avant de prendre des boulots comme barman ou videur. Lucian se sentait toujours plus à l'aise une fois le soleil couché, quand il pouvait abriter davantage sa noirceur derrière une bière ou une lumière tamisée. Il s'endormait rarement avant l'aube, profitant des premiers rayons du soleil pour trouver le soleil. Même ses chiens avaient prit le rythme, se calquant au tempo de leur maître. Donc, de temps à autre, il lui arrivait de faire l'agent de sécurité pour de gros événements, histoire d'arrondir les fins de mois. En tant qu'ex taulard, il se savait particulièrement surveillé, mais heureusement pour lui, son contrôleur judiciaire prenait souvent sur lui pour ça passe. De toute façon, Lucian n'était pas assez con pour foutre en l'air sa liberté, il y tenait trop aujourd'hui pour prendre le risque de se retrouver enfermé. Néanmoins, les tentations étaient rudes, il le savait que trop bien. Lucian avait le sang chaud, il ne fallait pas grand chose pour mettre le feu aux poudre. Pour autant, au travail, il se montrait professionnel, c'était assez nouveau pour lui de gagner sa vie honnêtement. Grâce à sa stature, les clients étaient assez calme, une chance pour Lucian de conserver son sang froid plus longtemps.

Quand il avait regagné son appartement, il avait eu la mauvaise surprise de retrouver une amende sous son meuble de télévision. Une putain d'amende salé pour excès de vitesse ! Lucian n'avait jamais réellement fait attention à ce genre de chose avant tout ça, de toute manière, il se foutait de tout en règle générale. Mais après sa libération, il s'était tenu à carreau car il savait que le moindre incident avec la justice pouvait lui être reproché. Mais voilà, cela faisait maintenant trois ans qu'il était dehors, il avait baissé sa garde, il s'était presque sentit tiré d'affaire... Mais la note était corsé et au vu de la date, elle datait depuis plus de deux mois. En relisant le courrier, il comprit que s'il voulait éviter une majoration, il devait se rendre au plus vite au tribunal afin de réguler sa situation. Il ne manquait plus qu'on pense de lui qu'il était un délinquant pour que la boucle soit bouclé. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. Il avait deux heures devant lui avant l'ouverture et les deux chiens trépignaient à l'idée d'aller faire un tour. Tant pis pour lui, la nuit de sommeil attendrait.

Trois heures plus tard, Lucian se pointait au tribunal, un établissement dont il se sentait toujours étranger. En vérité, il n'aimait pas être ici. La dernière fois qu'il y avait mit les pieds contre son grès, c'était pour comparaître devant un juge qui l'avait aussitôt envoyé en prison. Et puis tout ce qui touchait à la justice le mettait mal à l'aise, sûrement parce qu'il avait fraudé et triché plus de la moitié de sa vie. L'ironie avait fait qu'il était tombé amoureux une seule fois et c'était avec une avocate. Une jolie blonde pour qui il avait souhaité tout arrêter et devenir un homme réglo. Mouais... En attendant, Lucian grimpa au dernier étage, après avoir été baladé de bureau en bureau, pour enfin trouver le bon office. On le fit patienter, ce qui n'était pas son fort, pour lui dire que son amende ne pouvait être réglé ici mais uniquement par courrier. Lucian expliqua qu'il n'était plus dans les temps, mais la personne ne voulu rien entendre. En gros, il était bon pour payer la majoration et il était furieux. En guise d’au revoir, il grogna dans sa barbe et claqua la porte. Il venait de perdre une heure de son temps pour rien ! Il descendit les marches à toute vitesse, les poings serrés. Il détestait tous ces bureaucrates à l'air pincé, tous ces types qui méprisaient les gars comme lui et qui ne se gênaient pas pour le regarder de haut. Tête baissé sur son téléphone, Lucian ne faisait pas attention à ce qui pouvait arriver devant lui. Puis une voix qu'il connaissait bien l'interpella. Un ton sec, agressif : « Alors là, je dis bravo… Je peux savoir ce que tu as encore fait comme connerie ? Tu n’en as pas marre franchement ? ». Il aurait pu s'y attendre. Croiser Lexie dans un tribunal était très banal, seulement il fallait qu'il tombe sur elle le seul jour où il avait décidé de s'y rendre. Il aurait pu penser que Londres n'était pas assez grand pour eux deux mais il se souvint avec amertume qu'elle l'avait parfaitement évité pendant trois ans. « Bonjour à toi aussi », dit-il avec méprit. Elle avait mal choisi son jour. Elle semblait furieuse. Lucian aurait pu tourner les talons, l'ignorer ou bien arrondir les angles. Oui il aurait dû. Mais au lieu de ça, il fit comme il avait l'habitude de faire, il contre-attaqua : « Je trouve que pour une avocate tu crois pas vraiment aux secondes chances. Tu arrives vraiment à gagner des procès avec cet état d'esprit ? ». Question théorique, il savait bien que oui, mais elle l'avait cherché. Lexie semblait être resté cinq ans en arrière, quand Lucian était au plus bas, quand leur couple avait volé en éclat par sa faute. Et s'il voulait que les choses s'arrangent, il avait parfois l’impression qu'elle ne cherchait pas la même chose. « En fait, pour toi, je suis bon qu'à ça, pas vrai ? ».

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() message posté Ven 18 Mai - 22:33 par Lexie McDouglas
Chasser le naturel et il revient au galop.
J’haussais un sourcil. Il était sérieux de me parler comme il était en train de le faire ? Bon, c’est vrai que j’aurai pu commencer par lui dire bonjour. C’est la moindre des politesses après tout. Mais j’étais tellement en colère de le voir ici, que je n’avais pas pu m’empêcher de lui rentrer directement dans le lard. Je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il n’allait pas se laisser faire et me répondre tout de suite. J’étais en colère et surtout déçue, lui qui m’avait fait tout un tas de promesses comme quoi il allait changer pour sa fille, tu parles… Tout ceci n’avait été que des belles paroles. Je voulais que Lana ait un père exemplaire, mais ce ne serait jamais le cas. Il y a un dicton qui dit que l’amour rend aveugle et le divorce rend la vue. Je ne sais pas pour le divorce, mais pour la première partie, je ne peux qu’approuver, hélas. Comme si ça ne suffisait pas, nous nous trouvions dans un couloir où il y avait quand même pas mal de passage. J’allais donc ma chance d’avoir des spectateurs sur ma dispute, merveilleux… Ma réputation allait très certainement s’en prendre un coup. Le plus frustrant dans l’histoire, c’est que je l’aimais toujours… Pourtant, quand ce dernier se trouvait en prison, j’avais vraiment tout fait pour l’oublier, mais ça n’avait pas été faisable. Il était, et il restera mon premier amour quoi qu’il se passera. Mais je ne voulais pas que Lana visite son père en prison. Je voulais qu’elle puisse le voir libre.

Je ne savais pas ce qu’il avait fait, mais je n’arrivais pas à comprendre que la prison ne lui ait pas servi de leçon. Il avait vraiment envie d’y retourner ? Quel pourrait-être son avenir là-bas sans sa fille ? Tellement de questions qui allaient, très certainement, rester sans réponse. Après tout, il faisait ce qu’il voulait de sa vie, ça ne me regardait plus, mais quand je constatais ça, je ne pouvais m’empêcher de me dire que le fait de me séparer de lui avait vraiment été une bonne et douloureuse décision. Je croisais les bras et plongeais mon regard dans le sien, je savais qu’il impressionnait un bon nombre de personne, mais pas moi. Je le connaissais bien. Cela dit, c’était quand même dommage, car je savais très bien qu’il pouvait être sérieux quand il le voulait. Après l’enlèvement de notre fille, il m’avait prouvé qu’il pouvait se montrer responsable et protecteur. Alors pourquoi tout gâcher de cette manière ? Non seulement j’avais passé une mauvaise journée, mais en plus je dormais vraiment très peu et très mal. Je me réveillais au moindre bruit. Alors, ce qui était en train de se passer ne m’aidait pas.

« Eh bien, quelle incroyable répartie… Bravo ! » J’applaudissais ironiquement à ce qu’il venait de m’envoyer en plein visage. Moi j’avais un travail respectable et reconnu contrairement à d’autres… Et ça, j’avais clairement faillit le lui balancer en plein visage. « Tu ne serai pas ici si ce n’était pas le cas Lucian. Très franchement, tu me déçois. Tu n’en as pas marre de faire tout le temps des conneries ? Perdre un certains nombres d’années de ta vie ne t’a donc pas servit de leçon ? » Il avait manqué tout un tas de choses. On aurait pu avoir une vie heureuse et bien rangée, mais non. Je croisais les bras contre ma poitrine tout en secouant négativement la tête. « Franchement, tu me déçois… Avant de faire des conneries, pourquoi tu n’essaies pas de penser à ta fille et au fait que tu ne risques pas de la revoir si tu retournes en prison ? » Non mais il pensait à quoi sérieusement ? Moi qui pensais que ça le rendrait responsable le fait d’être père, tu parles. Je m’étais bien enfoncée le doigt jusqu’à la rétine, dans le sens figuré du terme bien sûr. « Donc non, pardonne moi si j’ai un peu de al à croire à une seconde chance là tu vois. » Bon sang, mais qu’est-ce qu’il avait encore fait comme connerie pour se retrouver ici ? J’espérais qu’il n’allait pas tomber sur le collègue que je pensais, c’était une véritable mauviette aux audiences. La dernière fois que j’ai assisté à une de celle-ci, il transpirait tellement que l’avocat de la partie adverse avait bien faillit glisser sur la flaque qui se trouvait par terre… Alors si c’était lui qui représenterait Lucian, ce dernier allait vraiment être dans la merde jusqu’au cou. Et comme j’étais la mère de sa fille, je ne pourrai pas prendre l’affaire car on allait dire que j’en faisais une affaire personnelle. Il n’y avait pas beaucoup de bons avocats dans cette ville. Oui, j’ai bien le droit de me vanter de faire partie des meilleurs, voir même de l’élite. Les avocats c’est comme les médecins, il y a un concours entre eux. Il faut toujours donner le meilleur de soi-même et aller toujours plus loin, toujours plus haut. J’aimais bien cet esprit de compétition pour ainsi dire. Mais pour le moment, je n’avais pas la tête à ça. Je voulais savoir ce que Lucian avait encore, fait pour préparer psychologiquement ma fille, même si cette dernière était encore en bas âge. Intérieurement, je souriais en pensant à elle. C’était vraiment ma plus belle réussite et je ne regrettais pas une seconde de l’avoir gardée. Elle est tout pour moi et je ferai en sorte de ne plus jamais la mettre en danger. La dernière fois, ça m’avait vraiment suffit. Je plongeais mon regard dans celui de Lucian et ne baissais pas les yeux. Je savais qu’il avait horreur de ça, il considérait que c’était de la provocation. Mais c’était plus fort que moi. Avec le temps, j'avais appris à ne plus me laisser atteindre par la moindre réflexion. Il avait largement plus à perdre que moi dans cette histoire.



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() message posté Mar 29 Mai - 18:35 par Lucian M. Torres

Tu vois, c'est marrant, on se donne toutes les bonnes raisons de s'interdire d'aimer, par peur de souffrir, d'être abandonné un jour. Et pourtant, qu'est ce qu'on aime la vie alors qu'on sait qu'elle vous quittera un jour. Marc Levy

Lexie & Lucian


Le hasard avait un drôle de sens de l'humour. Pendant trois ans, Lucian avait espéré pouvoir tomber sur Lexie. Celle-ci avait fait la sourde oreille, disparue de la surface de la terre, fait comme si Lucian était mort plutôt qu'incarcéré. Il aurait pu s'y faire, oui, quelque part, il y avait même eu un instant où il avait accepté l'idée qu'elle ne refasse jamais surface. Parce qu'il s'était dit qu'elle avait quitté le pays, qu'elle s'était installé ailleurs, refait sa vie auprès d'un autre. Il n'avait pas songé une seconde qu'elle était resté sur Londres, à seulement quelques kilomètres de lui, prenant le risque de se retrouver nez à nez avec son ancien fiancé à chaque coin de rue. Oui, Lucian trouvait que le hasard ne faisait pas toujours bien les choses... Parce que quand il avait fini par la revoir, cinq ans après leur dernier échange, Lexie n'était plus seule. Il s'était presque attendu à ce qu'elle soit avec un autre, ce qui lui aurait paru assez logique après tout ce temps. Mais non. Lexie avait un enfant, une petite fille, sa fille. La revoir l'avait replongé dans le passé, mais aussi dans la colère, dans les regrets. Elle lui avait caché l'existence de Lana, elle avait presque espéré qu'il ne fasse jamais partit de sa vie, de leur vie à toutes les deux. Donc pendant longtemps, Lucian s'était dit qu'il finirait par lui retomber dessus et qu'il serait temps de s'expliquer.

Mais aujourd'hui, au tribunal, il se serait bien passé de sa présence. Premièrement, il n'avait aucune envie d'être là, il détestait cet endroit et tous ceux qui y travaillaient. Et ensuite, croiser Lexie dans cet endroit ne donnerait jamais rien de bon. Et quand il entendit sa pique et qu'il affronta son regard lourd de menace, il sut qu'il avait raison. Alors il la salua à sa manière : bourrue et cynique, comme il en avait l'habitude. Il était le Lucian de tous les jours, pas celui qu'elle avait connu, celui qu'elle avait aimé. Avant elle, Lucian était un homme amer, sarcastique, et après elle, il l'était redevenu. Même si Lexie restait la seule femme qu'il avait aimé, il ne pouvait pas redevenir un autre sous prétexte qu'elle était revenue dans sa vie. Les habitudes avaient la vie dur, surtout pour le Torres. « Eh bien, quelle incroyable répartie… Bravo ! »  Elle se mit à applaudir, l’écho de ses mains ressonant dans l'immense hall. Déjà, quelques regards se tournèrent vers eux. Il leva les yeux au ciel.  « Tu ne serai pas ici si ce n’était pas le cas Lucian. Très franchement, tu me déçois. Tu n’en as pas marre de faire tout le temps des conneries ? Perdre un certains nombres d’années de ta vie ne t’a donc pas servit de leçon ? ». Le ton de sa voix était sec, acerbe. Lexie n'était pas toujours la femme avenante et agréable, elle avait également son côté sombre. Une facette d'elle que Lucian avait apprit à apprécier, mais pas quand elle s'en servait contre lui. Sa manière de faire de son cas une généralité l'exaspérait, pire, il était furieux. Où était passé la Lexie qui croyait en lui, qui avait misé sur lui tout en sachant quel homme il était lors de leur rencontre ? Lucian avait beau avoir purgé sa peine, aux yeux de la blonde, il resterait toujours un criminel. « J'en ai rien à foutre de te décevoir tu vois. De toute manière, je pourrais faire n'importe quoi de bien, que tu continuerais de dire que je fais de la merde ». Bon, en réalité, il ne se fichait pas vraiment de son avis. Pendant très longtemps, seul son avis à elle comptait à ses yeux. Lexie été la personne la plus importante à ses yeux, la seule qui avait vraiment cru en lui. Mais aujourd’hui, il sentait que cela ne suffisait plus, que la rancœur était trop tenace.  « Franchement, tu me déçois… Avant de faire des conneries, pourquoi tu n’essaies pas de penser à ta fille et au fait que tu ne risques pas de la revoir si tu retournes en prison ? Donc non, pardonne moi si j’ai un peu de mal à croire à une seconde chance là tu vois. ». Voilà qu'elle recommençait. Non contente de lui dire une première fois, elle ne pouvait s’empêcher d’enfoncer le clou. Mais en matière de déception, Lucian pouvait encaisser. Et, étrangement, celle qu'il avait le plus blessée était sa propre mère, Gloria. Il n'avait cessé de la décevoir au fil des années, elle, la femme qu'il aimait le plus au monde, celle qui lui avait donné la vie. Alors Lexie pouvait toujours parler de déception, Lucian n'en n'était plus à son coup d'essai. Puis elle parla de Lana, utilisant la corde sensible. Cette fois-ci, Lucian bomba le torse et la toisa durement. « Ma fille hein ? Tu veux parler de celle que tu m'as caché pendant cinq ans ? ». La rancœur était toujours là, malgré tous ses efforts pour passer à autre chose. Lucian avait découvert sa paternité très tardivement et devait apprendre chaque jour à la concilier avec sa vie. Il aimait Lana, mais cela n'avait rien de simple pour lui, surtout avec Lexie qui ne lui faisait absolument pas confiance. « T'es pas parfaite tu sais. Ok j'ai fais de la taule, mais toi tu m'as caché l'existence de mon enfant et ça, tu vois, madame l'avocate, je suis pas sur que ça soit très légale », dit-il assez fort, se foutant bien d'attirer les regards vers eux. De toute façon, leur petite querelle ne passait plus inaperçue maintenant. Et puis Lucian ne passait jamais inaperçu nul part avec ses cheveux long et sa carrure de rugbyman. « C'est pour une putain d'amende que je suis là Lexie, une simple contravention », ajouta-t-il tout en lui tendant le papier avec colère, parce qu'il était sûr qu'elle ne le croirait pas sinon.

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() message posté Ven 15 Juin - 10:52 par Lexie McDouglas
Chasser le naturel et il revient au galop.
Pour le coup, ça me faisait drôle de retomber sur lui. Mais comme je connaissais très bien son passé, il n’y avait finalement rien d’étonnant à ça. Chasser le naturel, il revient au galop. Lucian ne serait jamais un homme rangé. Mais essayait-il au moins ? Il pouvait quand même essayer de le faire pour sa fille. Car je ne pense pas que cette dernière va être fier de raconter à ses petits camarades de classe que son père est en prison pour une durée indéterminée qu’il a passé toute sa vie à faire des conneries. D’une certaine manière, je m’en voulais à mort, quand Lucian m’avait dit qu’il voulait encore prendre un contrat avant de raccrocher, j’aurai vraiment du lui dire non. Mais au lieu de ça, je l’ai laissé faire. Je m’en suis voulue pendant des mois, mais durant cette période, j’avais un peu le cul entre deux chaises. Il fallait bien qu’il se fasse attraper tôt ou tard. Je pensais que ça lui servirait de leçon pour la suite, alors j’étais restée non loin de lui. Oui, je sais, j’aurai du aller le voir, j’aurai du lui dire que j’étais enceinte. Je pense que je voulais le punir de tout ce qu’il avait fait, de tout ce qu’il m’avait fait. Le temps avait fini par passer et la suite, tout le monde la connaît. Je pensais que le fait qu’il soit père le change aussi en mieux, qu’il se battrait pour corriger ses erreurs et avoir une vie meilleure. Mais quand je voyais où il était à l’heure actuelle, on peut dire que je venais royalement de me planter.

Alors là, il y allait franchement fort le Torres… C’est vrai que jouer la victime ça allait vraiment l’aider à avancer. J’avais vraiment l’impression qu’il était un cas désespéré au fond. Oui, j’étais tombée amoureuse de lui, non mais regardez le, quelles filles normalement constituées ne le seraient pas ? Il était beau, il avait de l’influence, et aussi étrange que cela puisse paraître, je me sentais en sécurité avec lui. J’étais le genre de fille qui avait toujours aimé les vilains garçons quand je regardai un film. Le danger m’avait toujours fait vibré au fond de moi, mais je savais qu’il fallait quand même éviter de partir trop loin. Car c’est un peu comme une drogue, ça devient addictif et on ne peut plus s’en passer par la suite. Heureusement, malgré mon amour pour lui, j’avais réussi à rester dans le droit chemin. Je plongeais mon regard dans le sien, contrairement à la plupart des personnes, j’osais le soutenir sans le moindre problème. Je cessai mes applaudissements ironique et ignorait aussi la foule qui avait pris le soin de se rapprocher un peu plus de nous afin d’écouter nos échanges. Les gens sont vraiment des vautours… Combien de fois j’ai assisté à des scènes où personne n’est intervenu auprès de personnes en danger, préférant filmer pour être le premier à le poster sur les réseaux sociaux afin de s’attirer tous les mérites. Mais la vie, ce n’est pas ça… « Alors dans ce cas, si tu n’en as rien à foutre de me décevoir, comme tu le dis si bien, pense un peu à ta fille quand tu fais une connerie Lucian…. » J’haussais ensuite un sourcil, pourquoi disait-il une chose pareil. « Je serai curieuse de savoir quand est-ce que j’ai dit ça. Car jusqu’ici, la chose la plus positive que tu aies fait à mes yeux, c’est notre fille…. » C’était la pur vérité. Lana était le plus beau cadeau que j’avais pu recevoir de la vie et de Lucian. Malgré nos différents, je lui serai reconnaissante à vie pour ça. Lana était une petite fille adorable et pleine de vie. Elle était encore en âge ou elle ne comprenait pas trop ce qu’il se passait. Le reproche de lui avoir caché sa fille me revint comme un boomerang que je pensais parti depuis des années. Je savais que je n’aurai jamais du faire ça, moi aussi j’avais fait des erreurs et en lui cachant l’existence de Lana, j’avais vraiment bien merdé. Je baissais les yeux une seconde avant de les relever vers lui. « Aux dernières nouvelles tu la vois et tu fais partie de sa vie. Alors arrête de me le reprocher tout le temps ! J’ai été correct de te le dire et de rester ici le temps que tu sortes. Car je te signal que j’aurai très bien pu m’en aller faire ma vie ailleurs ! » Ce qui était purement vrai d’ailleurs. Mais je ne l’avais pas fait car je considérais qu’il avait le droit de connaître sa fille. Mais au fond de moins j’étais toujours amoureuse de lui et j’étais bien trop fier pour le reconnaître à voix haute. Je ne lui enlèverai jamais sa fille, je n’étais pas un monstre non plus, mais il ne fallait pas trop qu’il me cherche et encore moins sur ce terrain là. Car si je devais le garder à distance pendant un temps pour qu’il se calme, je n’hésiterai pas à le faire. « Je n’ai jamais prétendu que j’étais parfaite Lucian… Pas légal ? Tu sais ce qui est légal ou pas maintenant ? » Oui bon, j’avais été un peu ironique dans ma phrase. « Eh bien tu vois c’est un peu comme quand tu fais une connerie, c’est légal à partir du moment où personne te t’attrape. » On allait encore pouvoir jouer à ça longtemps s’il le souhaitait. J’étais avocate donc de la répartie, j’en avais. Dans cette profession, on doit toujours être au taquet et toujours montrer que l’on est sûr de soit. C’est un peu comme quand on joue une pièce de théâtre devant des gens. On doit être convainquant mais faire attention à ce que l’on dit car le destin de notre client dépend de nous. Et tout d’un coup, tout s’arrêta, il me tendit un papier que je pris et que je lisais rapidement. Il était vraiment là pour une simple contravention. Bon sang, j’avais tout foutu en l’air, je lui avais hurlé dessus alors qu’il n’avait rien fait, mais au fond de moi, c’était surtout parce que j’avais eu peur. Je lui redonnais son papier, ne sachant quoi dire…[b] « Je … Je suis désolée Lucian…. » [/b]Je lui tournais le dos et je fermais les yeux. Je sentais les larmes monter. C’était du soulagement en fait, mais je ne devais pas craquer, pas ici, pas maintenant.



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() message posté Jeu 21 Juin - 14:48 par Lucian M. Torres

Tu vois, c'est marrant, on se donne toutes les bonnes raisons de s'interdire d'aimer, par peur de souffrir, d'être abandonné un jour. Et pourtant, qu'est ce qu'on aime la vie alors qu'on sait qu'elle vous quittera un jour. Marc Levy

Lexie & Lucian


Lucian ne serait jamais un homme exemplaire. Il s'était fait une raison. Et il ne faisait même pas spécialement d’effort pour changer cela. Il restait persuadé d'avoir un mauvais fond. Qu'il aurait beau faire tous les efforts du monde, il resterait l'homme d'aujourd'hui. Lucian n'avait pas connu son père, enfin très peu. Il s'était barré quand Lucian n'était qu'un gosse. Il avait abandonné sa femme et ses trois enfants, sans se retourner, sans raison apparente. Lucian avait donc grandit avec cette image là de la figure paternelle. Un lâche, un enfoiré. On aurait pu penser que Lucian s'était construit de manière à déconstruire cette version là, à devenir l'opposé de cet homme qu'il détestait. Mais non. Il était devenu comme lui, finalement. Il avait tourné le dos aux siens, avait déserté son pays, avait laissé sa mère mourir sans lui. A cet instant, il avait sans doute représenté la pire espèce possible aux yeux de Gloria Torres. Alors si Lexie avait encore l'espoir que cela change, elle se trompait lourdement. « Alors dans ce cas, si tu n’en as rien à foutre de me décevoir, comme tu le dis si bien, pense un peu à ta fille quand tu fais une connerie Lucian…. » Il détestait quand elle utilisait Lana contre lui. Sans doute parce qu'il n'avait pas vraiment de moyen de défense face à ça. Elle parlait de sa fille comme s'il avait eut tout loisir de la connaître. Mais ce n'était pas le cas. Lucian n'avait jamais su pour la grossesse, il ne s'était pas présenté à la maternité, n'était pas présent lors de ses premiers pas ou de son entrée à l'école. Lucian était totalement absent des six premières années de Lana. De sa fille, comme aimait lui rappeler Lana. Elle insistait sur ce terme alors que cela ne l'avait pas dérangé que ce ne soit pas le cas au début. « Je serai curieuse de savoir quand est-ce que j’ai dit ça. Car jusqu’ici, la chose la plus positive que tu aies fait à mes yeux, c’est notre fille…. ». Lucian soupira. Oui, facile, c'était la seule chose qu'il avait fait sans même le savoir. Sûrement la seule chose bien de toute sa vie d'ailleurs. C'était comme si Lexie avait gommé tout le reste. Comme si leur vie avant la prison n'avait pas existé. Elle semblait lui tenir toujours rigueur de cette connerie. « Donc le reste ne compte plus ? Avant Lana, la prison... On était heureux, non ? ». Il se trouvait si nostalgique à présent, cela ne lui ressemblait pas. Lucian n'aimait pas vivre dans le passé. Ce qui était fait, était fait, il n'y avait pas de marche arrière possible. Mais il devait bien reconnaître que c'était en partit les souvenirs liés à Lexie qui lui avaient permis de tenir lorsqu'il était en prison ou même après, quand la tentation de rechute était trop forte.

« Aux dernières nouvelles tu la vois et tu fais partie de sa vie. Alors arrête de me le reprocher tout le temps ! J’ai été correct de te le dire et de rester ici le temps que tu sortes. Car je te signal que j’aurai très bien pu m’en aller faire ma vie ailleurs ! ». Lucian s'était emporté, ce qui n'était pas rare venant de lui. Il perdait facilement son sang froid, surtout quand Lexie venait l'accuser ou le contraindre. Il avait horreur de cela. « Correcte?! Non mais tu plaisantes là ?! » Sa voix était monté d'un ton supplémentaire, ce qui ne fit qu'attirer un peu plus les curieux. Mais la bête était lancé. « T'as mis cinq ans avant de me dire que j'avais une gamine ! T'as vécu dans mon quartier pendant tout ce temps et j'avais une gosse juste sous ma fenêtre. Alors ne me parle pas de reproche ou de ce qui est bien, et ne me demande surtout pas de trouver tout ça normal ». Il trouvait cela trop fort venant d'elle. Comme s'il devait s’estimer heureux qu'elle soit encore là. « Je n’ai jamais prétendu que j’étais parfaite Lucian… Pas légal ? Tu sais ce qui est légal ou pas maintenant ? Eh bien tu vois c’est un peu comme quand tu fais une connerie, c’est légal à partir du moment où personne te t’attrape. » Sa remarque cinglante ne lui échappa pas et Lucian crispa le poing. Il était furieux contre elle. Sa journée avait déjà mal commencé mais il avait l’impression qu'elle ne faisait que s’aggraver davantage. Il afficha un rictus mauvais. « Tu te crois drôle ? En attendant, j'ai payé pour ma faute, toi, tu t'en sors pas trop mal ». Il tenait à lui faire comprendre que garder sa grossesse pour elle ne lui avait rapporté aucune conséquence, contrairement à lui qui avait fini derrière les barreaux pour passer l'éponge sur ses délits. Finalement, il lui tendit rageusement son papier. Ce stupide bout de papier qui l'avait mené ici, qui l'avait conduit par hasard devant Lexie. Et elle était furieuse, elle était agacé, comme pratiquement à chaque fois qu'elle le revoyait. C'était bien loin de l'époque où elle rayonnait, où son rire venait briser le silence de leur appartement, où ses yeux larmoyant venait effleurer sa peau nue. « Je … Je suis désolée Lucian…. ». Elle se détourna. D'ordinaire, il l'aurait consolé, il l'aurait attiré contre lui, mais pas aujourd'hui. Parce qu'il savait qu'elle se sentait mal à présent. Mais là, il était trop en colère pour lui montrer de la pitié. Il parla assez fort pour qu'elle l'entende clairement : « Ouais tu peux ! Tu me laisse jamais le bénéfice du doute Lexie. Jamais ».

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() message posté Dim 24 Juin - 8:38 par Lexie McDouglas
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Oui, je sais, utiliser Lana come une arme n’était pas très correct de ma part. Mais je ne disais pas ça dans le but de lui faire mal, je lui disais ça dans le but de le faire réagir. Je ne savais pas si ça allait marcher ou non, mais au fond de moi, j’étais certaine que le bon côté de Lucian était là, quelque part et qu’il ne demandait qu’à sortir. Pour le coup, je l’aurai volontiers secoué. Mais bon sang, à quoi il jouait ? Il avait tout pour être heureux à présent. Il était dehors de cette horrible prison, et il était papa. Alors pourquoi n’en profitait-il pas ? Même si on était plus ensemble, rien ne nous empêchait de faire des sorties en famille. Il pouvait continuer de voir Lana grandir. Avec le temps, je me rendais quand même compte que le privé de sa fille dès le début avait vraiment été une très grosse erreur. Une erreur que je ne pourrais jamais réparer. La seule chose que je pouvais faire, c’était que Lucian passe le plus de temps possible avec elle, mais pour se faire, il fallait vraiment que ce dernier arrêter de jouer au con… Je soupirai à ses mots. Oui, on avait été heureux pendant quelques mois, avant qu’il ne foute tout en l’air, avant qu’il se fasse prendre et que je me retrouve toute seule et enceinte. S’il avait raccroché dès le début, on aurait vraiment pu avoir une jolie vie de famille. Je me voyais un peu dans le cliché de la famille parfaite avec un appartement de plein pied et un petit jardin où Lana pourrait faire de la balançoire. Mais le destin, en avait décidé autrement. « Oui, tu as raison, on était heureux, et ça aurait pu continuer si tu avais raccroché comme je te l’avais demandé… Tout aurait pu être différent, mais non. Allez Lexie, un dernier et après promis j’arrête… » Finalement, faire des mauvais coups, tuer des gens, vendre de la drogue, tous ces trucs c’et addictif. Quand on commence on ne s’arrête plus. Et c’était le cas de Lucian. Mais je m’en voulais aussi de ce qui s’était passé. J’aurai du me montrer plus insistante envers lui et le raisonner d’avantage. Car même si je lui en voulais et que je n’étais jamais aller le voir au parloir, il me manquait vraiment énormément. Car oui, comme il le disait si bien, on avait passé de très bons moments avant que tout ce bonheur ne finisse par exploser. Certes, je pouvais très bien comprendre qu’il soit tenter de continuer car il gagnait extrêmement bien sa vie. Mais en pesant le pour et le contre, je me rendais compte qu’il y avait plus de contre que de pour. Je lui avais répondu avec un ton calme et un brin de nostalgie, foudroyant du regard les personnes qui commençait à s’agglutiner autour de nous tel des vautours. C’était quand même fou de voir à quel point les êtres humains sont friants des scandales.

La moutarde commençait très sérieusement à me monter au nez. Lucian était un homme vraiment très impressionnant de base, mais quand ce dernier se mettait en colère, c’était encore pire. Sa voix raisonna dans le hall du tribunal comme un orage qui venait surprendre l’été sans crier gare. J’étais la seule personne qui ne le craignais pas ou qui ne le montrais pas forcément. Car malgré nos enguelades, je savais très bien que Lucian ne lèverait jamais la main sur moi, ni sur aucune femme d’ailleurs. « Et tu aurais préféré quoi hein ?? Que je ne te le dise jamais ? Que je prenne Lana sous le bras et que je quitte le pays ?? Donc oui, de ce côté-là, j’ai été correct envers toi ! Je ne dis pas le contraire en ce qui concerne le reste Lucian ! Mais à cette époque là, je te haïssais ! Tu as foutu ma vie en l’air ! » Pour le coup, j’avais moi aussi hausser le ton, mais je savais qu’en faisant ça, j’allais avoir de graves ennuis. Déjà, pour ma réputation, ça n’allait vraiment pas être super. Je savais que j’allais me prendre une spectaculaire soufflante de mon supérieur. En jetant un rapide regard derrière l’épaule de Lucian qui me faisait face, je constatais que le sécuritas était en train de parler dans sa radio. Il devait probablement appeler du renfort pour venir nous séparer. Mais j’étais bien trop en colère pour baisser le ton de ma voix. Lucian avait raison, il avait payé pour sa faute et largement même, mais il fallait croire que ça ne lui suffisait pas. J’avais les bras croisés et les dents serrées. Quand il afficha son rictus, j’avais une furieuse envie de le gifler. Mais je savais que ça ne ferait qu’aggraver la situation. Alors j’enfonçais mes ongles dans mon bras afin de me calmer. « Tu as payé pour ta faute et tu t’en souviens ? Non car en juger par où tu te trouves en ce moment, on ne dirait vraiment pas. » Ah, l’ironie, cette petite chose qui vous soulage face à un adversaire. Bon, d’accord, jeter de l’huile sur le feu dans cette situation, ce n’était peut-être pas franchement la meilleure idée du siècle. Et puis, il me sortit ce morceau de papier que je pris le temps de lire rapidement. Je venais de faire un scandale pour une simple contravention. Il avait raison. Je ne lui laissais que rarement, voir jamais, le bénéfice du doute. J’étais épuisée moralement de toujours me prendre la tête avec lui. Dorénavant, ce serait bien que je me calme un peu à ce niveau. Je lui redonnais le morceau de papier et je me retournais face aux personnes qui avaient assisté à la totalité de la scène. « Le spectacle est terminé, il n’y a plus rien à voir… » Je refaisais ensuite une dernière fois face à Lucian, sans savoir quoi lui dire. Je savais que les excuses ne serviraient absolument à rien et si j’étais à sa place, je ne les prendrai pas en considération non plus. Il fallait que je trouve quelque chose à lui dire, mais pour le coup, je ne savais vraiment pas quoi .




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() message posté Mar 10 Juil - 19:47 par Lucian M. Torres

Tu vois, c'est marrant, on se donne toutes les bonnes raisons de s'interdire d'aimer, par peur de souffrir, d'être abandonné un jour. Et pourtant, qu'est ce qu'on aime la vie alors qu'on sait qu'elle vous quittera un jour. Marc Levy

Lexie & Lucian


Il ne savait pas pourquoi il s'accrochait encore à cette image du passé. Sans doute parce que son histoire avec Lexie était de loin la meilleure chose qui lui soit arrivé. De toute sa vie, il n'y avait qu'avec elle qu'il s'était sentit heureux, presque en paix. Avec elle, il avait eu la sensation de pouvoir devenir quelqu'un, de ne pas seulement être le malfrat de l'époque. Et il s'était accroché à cela pendant longtemps, sans doute trop, avant de prendre conscience qu'elle ne reviendrait pas. Lexie avait alors fait un choix : celui de disparaître, celui de couper tout contact avec lui. Et elle aurait pu continuer longtemps ainsi s'il n'était pas tombé sur elle, dans ce parc, quelques mois plus tôt. S'il n'avait pas reconnu son visage dans la foule... Et pourtant, à présent qu'elle était de nouveau dans sa vie, le passé semblait le fuir définitivement. La revoir avait bouleversé non pas son ressentit mais tout ce qu'il avait pu rattacher à son souvenir. Lexie n'était plus celle d'autrefois, tout comme lui avait changé. Ils n'étaient plus les jeunes fiancés d'avant, mais ils étaient devenu parents, chacun à leur rythme, creusant un fossé un peu plus grand chaque jour avec le souvenir de leur histoire. « Oui, tu as raison, on était heureux, et ça aurait pu continuer si tu avais raccroché comme je te l’avais demandé… Tout aurait pu être différent, mais non. Allez Lexie, un dernier et après promis j’arrête… » Oui, bien sur, ce discours il le connaissait par cœur. Il se souvenait du tranchant de ses mots, de ses yeux noir rivés sur lui et de cette horrible impression de fin. Pire que l'acier qui enserrait ses poignets, pire que l'humiliation d'être cueillit au saut du lit par des hommes armés, c'était son regard. Un regard assez proche de celui qu'elle avait pour lui en ce moment. Celui qui venait mixer à la fois la colère, la déception et la honte. Seule Lexie avait cette faculté à le rendre aussi misérable par le coup d'un seul regard comme celui-ci. Et comme à chaque fois, Lucian répondait avec la même énergie. Il avait beau ne pas être violent, il refusait de se taire face à son attitude.  « Et tu aurais préféré quoi hein ?? Que je ne te le dise jamais ? Que je prenne Lana sous le bras et que je quitte le pays ?? Donc oui, de ce côté-là, j’ai été correct envers toi ! Je ne dis pas le contraire en ce qui concerne le reste Lucian ! Mais à cette époque là, je te haïssais ! Tu as foutu ma vie en l’air ! » Ce discours là aussi, il le connaissait bien. Lexie aimait lui rappeler à quel point il avait merdé et combien cela l'avait affecté elle. Alors certes, il était responsable de ses actes, il ne s'était pas retrouvé derrière les barreaux par hasard. Il n'avait même pas nié lors de son arrestation puis en comparution immédiate. Lucian était beaucoup de chose, mais ce n'était pas un lâche, il assumait ses fautes. Et puis avec une fiancée pour avocate, il ne se serait pas sentit capable de faire autrement. En choisissant de s'unir avec une femme de loi, Lucian avait fraternisé avec l'ennemi. Il avait accepté ses valeurs, ses principes et avait choisi de renier les siens pour leur bien à tous les deux. Oui, juste un dernier coup comme elle disait si bien, et tout se serait terminé. Lucian aurait raccroché définitivement, il aurait trouvé un boulot honnête et il aurait épousé Lexie qui n'aurait pas eut honte de le présenter à ses collègues. Oui, mais la suite on la connaît, rien de tout cela ne s'était passé. « Et tu lui aurais dis quoi quand elle aurait posé des questions en grandissant ? Que son père était mort en héros ? Oui, c'est mieux que de dire que son père n'était qu'un dealer de drogue qui s'est sûrement fait buter en prison. Mais le pire, c'est que je ne t'aurais même pas blâmé pour ça. Je t'en veux car tu décide maintenant de me la présenter, maintenant qu'elle est assez grande pour comprendre que son père est un raté ». Lucian n'était pas du genre à se dénigrer pour la bonne raison qu'il ne parlait jamais de lui, mais sur ce point, il ne pouvait se voir autrement.

Autour d'eux, les regards curieux se transformaient en crainte. Encore un taré qui fait sa crise en public, voilà ce qu'ils devaient penser. Lucian ignorait où se trouvait la sécurité, mais il y avait fort à parier qu'ils n'allaient pas tarder à s'inviter parmi eux. Mais Lexie avait d'elle-même calmé le jeu en comprenant qu'elle l'avait accusé trop vite. Ce qui était plutôt amusant quand on se souvenait qu'à une époque, c'était elle sa plus fervente défense, elle qui ne perdait jamais une occasion de lui montrer ses capacités, de lui montrer un autre visage que celui qu'il s’affligeait. « Le spectacle est terminé, il n’y a plus rien à voir… ». Lucian se rendit compte que ça ne devait pas être évident pour elle de se retrouver dans cette situation dans un pareil lieu. Il imaginait qu'elle était connue ici. Elle s'était de nouveau tourné vers lui, le visage repentit, même si les mots lui manquaient. Dans leur dos, un agent de sécurité s'approcha et avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, Lucian s'interposa : « Tout va bien, on a fini ». L'agent observa Lexie puis sembla être rassuré car il fit demi-tour, non sans garder un œil sur eux. Lucian fit quelques pas pour s'éloigner, invitant Lexie à le suivre à l'écart. « On arrivera jamais à se parler correctement, pas vrai ? », lui demanda-t-il d'une voix neutre.
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() message posté Sam 14 Juil - 19:12 par Lexie McDouglas
Chasser le naturel et il revient au galop.
Je fermais les yeux et je prenais une grande inspiration. J’avais vidé mon sac et ça m’avait vraiment fait du bien sur le coup. Même si je lui avais balancée certaines choses en plein visage, je regrettais mes paroles. De route façon, ça ne servait à rien que je me répète encore et encore. Il savait très bien ce que je pensais de la situation. Je ne pouvais m’empêcher de me demander comment allait me passer mon avenir. J’avais essayé de refaire ma vie avec un autre homme mais sans pour autant lui présenter ma fille. Je ne voulais pas qu’elle s’attache trop à un homme avec qui ça ne pourrait peut-être pas marché. Au fond de moi, j’étais toujours amoureuse de Lucian et je ne pouvais plus le nier. Il me dit ensuite une phrase qui me fit mal. Jamais je ne donnerai une image négative de lui à notre fille. Si ça avait été le cas, je ne serai pas restée ici. Je secouais négativement la tête en le regardant droit dans les yeux. « Non Lucian, je ne dirais jamais une chose pareil à notre fille. Je lui dirai simplement que pour certaines raisons, on ne s’entend plus et que l’on ne vit donc plus ensemble. Mais jamais je ne lui dirai ce genre de chose… Tu dois être un exemple pour elle et non l’inverse. Je lui aurai dit où te trouver de toute façon. Elle aurait tout à fait eu le droit de prendre contact avec toi. Tu es son père et tu as le droit de lui donner ta version de l’histoire. Mais jamais je n’aurai utiliser le mot drogue ou prison. » Je ne voulais pas faire partie de ses mamans qui se posent en victime et qui mettent toutes les erreurs du monde sur le dos de leur compagnon. Certes, il avait fait erreurs et des mauvais choix, mais ce n’était pas pour autant que ce serait un mauvais père. J’avais vu au parc comment il avait agit avec elle.

Le sécuritas finit par tourner les talons et le reste des spectateurs avec. Tant mieux…. C’était déjà bien assez gênant comme ça sans que ces derniers ne restent jusqu’au bout. Je ne savais plus trop où j’en étais. J’étais tiraillée entre l’envie de stopper ma relation avec lui et l’envie de tout reprendre à zéro. Je le suivis en posant ma main sur son bras et en souriant. « Si, je suis certaine que si. Il faut juste que j’arrive à te faire confiance et à arrêter d’être parano. Je suis certaine que je peux tout à faire le faire. Je suis désolée d’avoir mal réagit, je n’avais pas le droit de te crier dessus comme ça… C’est juste que…. » Je me mordais la lèvre, il fallait que je joue carte sur table avec lui. [b]« C’est juste que j’ai eu peur pour toi…. Tu viens de réapparaître dans notre vie et je m’y suis habituée, je ne supporterai pas d’être à nouveau séparer de toi comme au tout début Lucian…. »[/b] Voilà, je lui avais dit tout ce que j’avais sur le cœur et je ne savais pas comment il allait réagir. Mais je me sentais plus légère. Je savais qu’il se tenait tranquille à présent et qu’il n’avait rien fait de grave. C’était un excellent début et il fallait qu’il continue sur cette lancée. Je voulais que Lana soit fière de lui, qu’elle le montre du doigt en disant aux autres enfants c’est mon papa, c’est mon héros. Je voulais aller boire un verre avec lui afin de pouvoir continuer cette conversation au calme, mais je ne savais pas s’il était de bonne humeur ou non, alors j’attendais sa réaction. Je réfléchissais au fait que j’allais aussi me prendre une sacrée soufflante de la part de mon patron mais ce serait justifié. Nettoyer son linge sale en publique, ce n’était pas super pour ma réputation et encore moins pour le cabinet que je représentais. Mais à présent, c’était fait et je savais que j’étais un bon élément, je ne risquais pas de perdre mon travail. Heureusement d’ailleurs, car en tant que maman célibataire, il était important pour moi d’avoir un bon salaire avec une bonne situation. Quelque part, j'avais la sécurité de l'emploi et c'était important. Ma fille ne manquerait jamais de rien. J'avais pu lui ouvrir un compte où je mettais des sous pour elle tous les mois pour ses études. Elle n'était pas pourrie gâtée mais elle ne manquait de rien. Je trouvais important de lui montrer la valeur des choses quand elle serait plus grande, je voulais aussi lui faire comprendre que pour obtenir quelque chose, il faut se donner les moyens de l'obtenir.





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