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no tears left to cry (rioja)

A flower had killed, once.
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() message posté Sam 26 Mai - 20:37 par Kenzo A. Armanskij
Kenzo A. Armanskij & Rioja Ibanez
⚜️ NO TEARS LEFT TO CRY ⚜️

J'étais fatiguée. Louis et moi avions passé la journée à faire les magasins pour lui trouver de nouveaux vêtements pour l'été à venir. Il grandissait vite - trop vite - et désormais presque plus rien n'était à sa taille. Nous avions mis du temps à trouver un moment pour prendre notre journée à ça car entre l'école, le travail, les activités, les copains, les absences répétées de Zola, il avait bien fallu attendre trois semaines le temps de trouver une après-midi de libre. J'avais déjà tenté de faire les boutiques sans lui, mais la plupart des vêtements que je lui trouvais ne lui allaient pas ou ne lui plaisaient  pas. Alors aujourd'hui, je l'avais réveillé aux alentours de dix heures pour lui laisser le temps de récupérer de sa semaine. Aux alentours de onze heures et demi, nous avions quitté l'appartement pour aller manger au restaurant. J'avais compris désormais comment le motiver, car comme son père et moi-même il n'avait pas la patience pour ça. Il fallait le nourrir pour qu'il capitule et se montre facile et à l'écoute. Après avoir englouti notre repas, nous avions donc commencé à faire les magasins. Après de nombreux essayages et de nombreux magasins, mon enfant était enfin rhabillé pour six mois. Exténuée, je l'avais traîné jusqu'à l'arrêt de bus pour rejoindre Trafalgar square. Il ne le savait pas encore, mais je comptais l'emmener à la boutique M&M's pour le récompenser d'avoir été aussi gentil et sage. Comme toujours. Lorsque nous descendîmes du bus, je serpentais parmi les gens en tenant doucement la main de mon enfant dans la mienne pour atteindre cette fameuse boutique. Les rues étaient bondées aujourd'hui, probablement les touristes qui profitaient de ces premiers véritables jours de soleil pour découvrir ou redécouvrir la capitale anglaise. Après quelques minutes, j'apercevais enfin la fameuse boutique lorsque la main de Louis glissa de la mienne. Paniquée, je me retournais pour le chercher, et mes yeux tombèrent rapidement sur lui. Ils avaient sauté dans les bras d'une jeune femme que je ne connaissais. Tant qu'il ne s'agissait pas de son ancienne mère, tout allait bien. Mais surprise, je m'avançais vers eux, les sacs dans les mains avant de dire à l'attention de mon fils : « Louis, ça ne va pas de partir comme ça? Tu veux aller quelque part tu me préviens! » Ma voix n'avait pas été dure, plus tremblante. Je n'aimais pas qu'il me fasse ça. Lentement, je relevais les yeux vers la jeune femme et la regardais avec un sourire : « Bonjour... » Je baissais les yeux vers mon fils qui demandait en regardant autour de lui, penaud : « Madame Riorraa, elle est où Kala? » Je fronçais les sourcils. Je n'avais jamais entendu parler d'une Kala et je ne voyais pas de petite fille avec cette soit disante "Riorraa". Je levais les yeux vers elle : son visage s'était décompensé, la tristesse avait emparé son visage. Mal à l'aise, j'attrapais doucement la tête de mon fils pour le coller à ma taille. Je me mis à caresser doucement ses cheveux. « Vous vous connaissez? » Demandais-je pour essayer de lancer la conversation d'une meilleure façon que mon fils l'avait fait.
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() message posté Lun 28 Mai - 3:42 par Rioja Ibanez
Les cernes sous ses yeux étaient de la marque Gucci, si on lui posait la question. Rioja était épuisée par son train de vie, les nuits d’insomnie où elle tournait en rond dans son lit avant d’allumer son ordinateur pour bosser davantage. Le boulot avait été son réconfort pendant un an tout comme la bouteille de vin. Maintenant qu’elle avait dû faire une croix sur l’alcool, le boulot avait tout remplacé. S’il avait été sa source de motivation pour sortir du lit, il serait – éventuellement – la raison de sa mort. Rioja travaillait trop. On lui reprochait sans cesse. Il ne fallait pas lui en vouloir parce que le boulot avait toujours été quelque chose à laquelle Rioja était douée. Elle avait échoué en tant que femme et mère, elle n’allait pas échouer en tant que journaliste ou même photographe. Eros lui avait dit de prendre la journée. Elle avait rouspété avec beaucoup de force avant de capituler. Eros était son patron. S’il lui disait de partir, Rioja n’avait pas d’autre choix que de l’écouter. Alors, la mâchoire serrée, Rioja avait ramassé son sac à main et ses pas s’étaient dirigés vers la sortie de l’immeuble. LA City. Qu’avait-il à faire en plein jour ? Les fois où elle sortait à l’extérieur des bureaux étaient pour se diriger vers un lieu de photoshoot ou chez elle. Lorsque c’était le cas, la nuit était tombée depuis deux bonnes heures. Pas comme aujourd’hui. Aujourd’hui, il faisait toujours clair. La journée était à peine entamée, elle ne faisait que débuter pour bien des gens. Rioja les enviait ces gens. Ceux qui se permettaient de commencer une journée après les coups de midi alors que sa journée, à elle, avait débuté dès les coups de minuit. L’idée de retourner chez elle avait traversé la tête de Rio, mais c’était ridicule. Peut-être rendre visite à Gabrielle ? Non, elle devait probablement être au boulot. Maxine ? Également. Finalement, Rioja devait se contenter d’une journée seule. À force de froncer les sourcils à cause du soleil, elle sortit des lunettes de soleil qu’elle porta sur le bout de son nez. C’était beaucoup mieux. Et Rioja laissait ses pieds la guider, peu importe où ils désiraient se rendre. Jusqu’à Westminster semblerait-il. C’était bizarre de partager le trottoir avec des gens qui la percutaient dans tous les sens. Elle n’en avait plus l’habitude. S’arrêtant quelques secondes pour regarder le sms, son téléphone tombait au sol lorsqu’on lui sauta dans les bras. Le choc se transformait en surprise lorsque ses yeux se posèrent sur le jeune enfant, il lui était familier. Louis. Était-il tout seul ? À travers les verres fumées, Rioja remarqua la jeune femme qui s’approchait d’eux. « Louis, ça ne va pas de partir comme ça? Tu veux aller quelque part tu me préviens! » Sa mère. Ça devait être sa mère. Louis lui ressemblait tellement. « Bonjour… » Elle lui sourit tout en replaçant sa jupe crayon. « Bonjour. » Répondait Rioja en retirant les lunettes de soleil même si ça lui faisait mal les rayons du soleil en plein dans les yeux. Puis, son cœur se serra lorsque Louis prononça le nom de Kala alors qu’un faible sourire avait étiré ses lèvres en captant la manière dont il prononçait son prénom. On remerciait ses parents pour un nom aussi compliqué. Mais la tristesse était présente sur son visage. Plus personne ne prononçait ces quatre mots mise à part Bo et elle. Ils étaient les seuls à en avoir toujours le droit. « Vous vous connaissez ? » Rioja releva la tête vers elle. Finalement, elle se racla la gorge avant d’ouvrir la bouche pour répondre : « Connaisser est un bien grand mot. Il était avec ami avec ma fille, Kala. Des meilleurs amis selon mes souvenirs. » Elle se rappelait de Madame Sallinger. Pas de cette femme. « Vous êtes sa mère ? » Ce n’était pas sa position de poser la question, mais quelque part Rioja avait toujours eu de l’affection pour l’ami de Kala.

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() message posté Mar 29 Mai - 13:30 par Kenzo A. Armanskij
Kenzo A. Armanskij & Rioja Ibanez
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Cela faisait désormais deux ans que j'avais retrouvé Louis. Durant ces deux dernières années, j'avais bien plus appris qu'en vingt-cinq ans d'existence, pourtant, encore certaines choses étaient restées enfouies et n'attendait qu'une chose : qu'on le découvre. Les journées n'avaient pas été assez longues pour rattraper cinq ans de l'enfance de mon enfant. Il était impossible de revenir en arrière. J'avais manqué ses premiers mots, ses premiers pas, son premier jour d'école, ses premiers copains. Toutes ces choses, c'était une autre femme qui y avait assisté. Elle m'avait volé ces instants, mais je m'acharnais toujours à vouloir rattraper le temps perdu. Pourtant, lorsque Louis sauta dans les bras de cette jeune femme, la vérité me frappa de plein fouet. Louis avait eu une autre vie avant moi. Des souvenirs que je ne partagerai jamais. Surprise, je regardais mon enfant réclamer une certaine Kala. La jeune femme en question, appelée Rioja, m'avait salué poliment, mais très vite, son sourire avait disparu. Je la sentais gênée. D'une voix douce, elle me répondit que nos enfants étaient meilleurs amis. Je souriais et me tournais vers Louis avant lancer : « Oh, c'est donc elle la fameuse copine dont tu me parles souvent! » A la longue, j'avais fini par croire qu'il s'agissait d'un ami imaginaire. Je m'étais renseigné auprès de son ancienne éducatrice de foyer, Briar, pour retrouver ses anciens copains. Kala faisait partie de ceux qu'il n'avait pas retrouvé. Souriant alors, j'attrapais la main de mon fils et relevais les yeux vers Rioja alors qu'elle me demandait si j'étais sa mère. Hésitante, je la fixais longuement. Comme la plupart des gens, elle devait être troublée. Sans doute connaissait-elle Madame Sallinger à l'époque. Je jetais un rapide regard à Louis avant de demander : « Oui... C'est surprenant je sais... » C'était surtout long à expliquer. Louis semblait perturbé mais excité à l'idée de retrouver cette jeune femme. Alors, sans plus attendre, je levais les yeux vers elle et demandais : « Je vous offre un café? » Je désignais d'un signe de tête une terrasse qui se trouvait non loin de là. J'étais curieuse d'en apprendre plus sur cette jeune femme. Je m'étais toujours battue pour que mon enfant garde des liens de sa vie d'avant, afin de ne pas le perturber, afin de ne pas le faire recommencer à zéro. Au vue de sa réaction, cette petite fille lui manquait. S'il était possible qu'il la retrouve, alors j'étais prête à tout pour. Lentement, j'entraînais la jeune femme silencieuse jusqu'à une table, où mon enfant s'installa avec précipitation, à tel point qu'il failli louper l'assise et se retrouver par terre. Je lâchais un rire, amusée. A mon tour, je m'asseyais et tournais les yeux vers Rioja. « J'ai cru comprendre que vous vous appeliez Rioja. Enchantée. Moi c'est Kenzo. » Je tendis la main, avec un sourire sincère sur les lèvres.
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() message posté Ven 15 Juin - 0:55 par Rioja Ibanez
C’était étrange aux oreilles de Rioja entendre une autre personne prononcée le prénom de sa fille. Depuis son décès, il n’y avait eu qu’elle et son mari à le prononcer parce que son entourage n’osait pas. Même ses propres parents n’osaient pas dire le prénom de leur petite-fille. Maintenant, il y avait une troisième personne. Un petit être humain innocent comme l’était Kala. Il était mignon et ressemblait à la femme derrière lui. « Oh, c’est donc elle la fameuse copine dont tu me parles souvent. » Rioja avait essayé de sourire. Il y avait des souvenirs qui vivaient dans la mémoire de ce petit. Ils devaient être heureux. « Oui, c’était elle. » Sans le vouloir, Rioja avait insisté sur le passé du mot. Elle espérait que la mère comprendrait plus facilement de cette manière que si Rio lâchait le tout comme une bombe. « Oui… C’est surprenant je sais… » Rioja était d’accord avec ces mots. Enfin, pas tellement parce que Louis et la jeune femme se ressemblait. Le problème était qu’elle ne l’avait jamais croisé auparavant. Lorsque Kala allait toujours à l’école, Rioja croisait une autre femme portant le nom Salinger. Mais Rioja avait été troublée de voir Louis avec une autre femme d’où pourquoi elle s’était sentie dans l’obligation de poser la question.  « Il vous ressemble, vous savez. Il a vos yeux et votre teint. On dirait votre portrait craché et ça, ça ne ment pas. » La journaliste s’était toujours douté que l’autre femme n’était pas sa véritable mère. Il n’y avait pas de ressemblance entre eux comme il y en avait entre l’inconnue et Louis. D’ailleurs, Rio était toujours en mesure de se rappeler les gens qui lui disaient que sa fille lui ressemblait alors que Kala avait toujours été le mélange parfait de Bodevan et Rioja. Lorsqu’elle fermait les yeux et qu’elle se concentrait suffisamment fort, Rioja était capable de se rappeler les moindres détails du visage de sa fille. « Je vous offre un café? » Son regard suivit le coup de tête en direction de la terrasse qui n’était trop loin. Rioja ne dirait pas non à un café parce qu’elle était épuisée et qu’elle espérait que ça le réveille un peu plus. Sauf qu’elle ne répondit pas dans l’immédiat parce que son cerveau était toujours en train de poser le pour et le contre. Rioja essayait le plus possible de côtoyer les gens qui connaissait de loin ou près sa fille. Elle n’avait pas envie de leur dire la nouvelle ou même qu’on lui pose la question sur la manière dont Kala avait perdu la vie. Parce qu’éventuellement, ça allait cette mère dont le fils était ami avec sa fille allait poser la question. Louis ne méritait pas de savoir la vérité, il fallait à tout prix conserver le cœur d’innocent de Louis. « J’ai cru comprendre que vous vous appeliez Rioja. Enchantée. Moi c’est Kenzo. » Kenzo venait de la sortir de ses pensées. « Enchantée, Kenzo. » Répondait Rio avec lui serrant la main et un sourire. Un sourire rapide, bien sûr. Rioja ne souriait pas plus de cinq secondes. « Après réflexion, je ne dirais pas non à un café. Un café et un scone, je meurs de faim. » Mais Kenzo l’avait déjà entraîné vers la table où elle s’était assise et Louis également. À son tour, Rioja s’asseyait sur la chaise pour ensuite retirer ses lunettes de soleil afin d’être en mesure de pouvoir bien voir les gens avec elle. « Je ne voulais pas paraître impolie tout à l’heure en remettant en cause que vous étiez sa mère. C’est juste étrange de voir un enfant avec une autre femme que celle croisé auparavant. » Lâcha Rioja en lui souriant à nouveau très vite.

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() message posté Mer 11 Juil - 15:11 par Kenzo A. Armanskij
Kenzo A. Armanskij & Rioja Ibanez
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Devenir mère m'avait changé la vie. Louis m'ouvrait les yeux, et le cœur. Grâce à lui, je rencontrais d'autres jeunes femmes. De mon âge, de ma situation, d'autres personnes capables de me redonner le sourire. Sans me poser de questions, j'avais entamé la discussion avec Rioja car mon enfant m'avait montré qu'elle était digne d'intérêt. Je n'avais jamais été très à l'aise avec les gens, mais étrangement, la présence de Louis suffisait désormais pour me redonner toute confiance. Je baissais la tête vers Louis lorsque je compris le lien entre Rioja et lui. De nombreuses fois, il m'avait parlé de son amie Kala, avec qui il avait souvent joué. Parfois, il s'était confié à moi, et m'avais dit qu'elle lui manquait. Mon sourire disparut immédiatement lorsque j'entendis la réponse de Rioja et je levais les yeux vers elle, affligée. Kala n'était plus de ce monde. J'avais longtemps cru n'être jamais parvenu donner naissance à mon fils. Je comprenais, sans comprendre. Car Rioja avait connu son enfant. Soudainement, mon cœur s'était brisé en milles morceaux. Ma main se faisait molle autour de celle de mon fils. Comme allais-je lui expliquer cela? Pendant un instant, le souffle me quitta, mais il revint très vite. Il m'avait quitté, juste le temps de digérer l'information. Je déglutis difficilement et plongeais mon regard dans celui de Rioja, afin de lui faire comprendre ma compassion. Du bout des lèvres, je mimais un "je suis désolée" que Louis n'était pas capable de voir. Puis, honteuse de faire ressurgir tant de mauvais souvenirs, je baissais le regard et déglutis difficilement une nouvelle fois. Je voulais aider Rioja, comme personne n'avait su m'aider autrefois. Sans réfléchir, je l'invitais à boire un café et à mon grand bonheur, elle accepta. Alors, timide et gênée, je l'amenais jusqu'à une terrasse de café.« Merci… Je suis toujours fière qu'on me le dise... » J'étais gênée désormais. Qu'on parle de mon enfant sans pouvoir parler du sien. Je tentais d'alléger le sujet de nos conversations et fis les présentations. Mais j'avais le cœur lourd, parce que je savais ce que ce beau sourire et ces beaux yeux clairs cachaient. Des larmes, des moments difficiles qui ne cesseraient jamais. Sans réfléchir, je sortais une cigarette de mon paquet. J'étais parvenue à arrêter quelques mois, jusqu'à ce que Zola commence ses voyages d'affaires interminables. Jusqu'à ce que je me retrouve seule, avec mon boulot, mon enfant, et son père absent. Rioja parla de nouveau et je souris à sa remarque. Apportant la cigarette à mes lèvres je répondais : « Aucun soucis pour cela… Je trouve même rassurant que vous fassiez la remarque, cela veut dire que vous portez de l'intérêt pour mon enfant, et c'est rassurant de voir que d'autres personnes sont là pour garder un œil sur lui, même de temps en temps... » Je souris doucement et tournais les yeux vers Louis, qui impatient de boire son jus de fruit, tournait la tête dans tous les sens pour appeler un serveur. Je ris doucement et en appelais un. Je passais notre commande, soit deux cafés avec scones, et un jus de fruit avec une tranche de pain perdu pour Louis. Reportant mon attention sur Rioja, je repris : « Je l'ai retrouvé il y a deux ans, presque trois. » Je lui souris. Je tenais à lui expliquer sans m'étaler sur le sujet. Elle semblait intelligente, et j'étais certaine qu'elle finirait par comprendre avec ces quelques mots. Je voulais sans aucun doute de l'accabler en parlant de mon enfant alors que le sien n'était plus de ce monde. Puis m'appuyant contre le dossier de ma chaise, je croisais les jambes et un sourire aux lèvres, je demandais, curieuse : « Qu'est-ce que vous faites dans la vie? » C'était sûrement abrupt comme changement de conversation. Mais je ne voulais pas sécher ses larmes, seulement les empêcher de couler. Et la présence de Louis n'aidait pas à aborder les sujets compliqués. A mon grand bonheur, il se tenait calme désormais. Assis sur sa chaise à attendre sa commande. Je baissais les yeux vers lui, et lui releva les yeux vers moi. Et je compris. Qu'il savait. Qu'il avait compris en même temps que moi. Que quelque chose n'allait pas, et que Kala n'était plus là. Qu'il ne la reverrait plus jamais. Discrètement, j'attrapais sa main sous la table et caressais ses petits doigts délicatement. Il savait ce que cela voulait dire : Ne t'inquiètes pas, tant que je suis là, tout ira bien. Doucement, je vis de coin de l'œil un sourire apparaître sur ses lèvres. Lentement, il retira sa main de la mienne et sortit de son petit sac à dos, son cahier de coloriage, et ses crayons. Puis, lentement, il se mit à gribouiller dans son cahier, langue tirée et tête baissée. C'est ce qu'il faisait toujours pour laisser les conversations d'adultes se dérouler en restant à sa place d'enfant. Doucement, je relevais les yeux vers Rioja. Je ne voulais plus voir cette tristesse dans ses yeux. Alors je lui souris. Je lui souris en espérant alléger le poids sur son cœur, ne serait-ce qu'un petit peu.
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() message posté Sam 14 Juil - 3:53 par Rioja Ibanez
Dans les yeux de Kenzo, Rioja y lisait une sorte de compassion, comme si elle comprenait d’une certaine manière. Ce n’était pas de la pitié qu’elle lui donnait comme les autres la minute qu’ils apprenaient que Rio avait perdu son enfant. Certes, c’était un événement tragique et n’importe quels parents qui aimaient son enfant auraient de la difficulté à s’en remettre, mais pour Rioja ce n’était pas une excuse pour la traiter comme si elle était fragile. Les gens avaient tous peurs de dire la mauvaise chose dès qu’elle était dans une pièce. Alors, lorsque Kenzo lui murmura un je suis désolé muet, Rioja avait eu l’impression que son cœur s’était brisé à nouveau. Pour la millième fois. Malgré tout ce temps, elle ignorait toujours les bons mots à répondre lorsqu’on lui disait désolé. Désolé Rioja que t’ai perdu ton enfant. Désolé Rioja pour ton mariage au bord du gouffre. Désolé Rioja que tu te retrouves dans une situation où tu te noies doucement, mais sûrement. Toutes ces condoléances sonnaient identiques aux oreilles de Rioja. Pourtant, elle ne disait rien en retour. Elle se contentait d’être silencieuse parce que c’était les bons mots. C’était les mots qu’il fallait dire dans ce genre de situations. Elle ne pouvait pas en vouloir à Kenzo. Ce n’était pas de sa faute, elle avait pris le chemin facile. « Merci… Je suis toujours fière qu’on me le dise… » La jeune maman avait de quoi en être fier. Louis était un enfant qui semblait plein d’entrain, heureux. Elle avait l’impression de voir Kala au masculine. Sa fille aussi avait été aussi heureuse, insouciante, pleine de joie. À nouveau, Rioja offrit un sourire à Kenzo parce qu’elle ne savait plus quoi répondre. Rioja n’avait jamais été du genre à passer des commentaires inutiles sur un sujet qui se terminait. Elle avait appris à se taire avec les années. « Aucun soucis pour cela… Je trouve même rassurant que vous fassiez la remarque, cela veut dire que vous portez de l’intérêt pour mon enfant, et c’est rassurant de voir que d’autres personnes sont là pour garder un œil sur lui, même de temps en temps. » Rioja balançait sa jambe d’haut en bas avant de répondre au sourire de Kenzo. « Je crois que c’est normal de se préoccuper d’un enfant. C’est l’un des êtres humains qu’il faut protéger coûte que coûte. » Ça et les animaux. Aux yeux de Rioja, tous les enfants du monde méritaient une belle enfance et adolescence avant que les responsabilités s’accumulent et qu’ils s’enfoncent de plus en plus dans leurs tombes. « Puis, je sais ce que c’est de perdre son enfant et ce n’est pas un sentiment que je souhaite à personne. » Les mots étaient sortis tout seul et Rioja avait regretté la seconde suivante. Tout ce qu’elle espérait soit que Louis soit suffisant concentrer sur son dessin pour l’avoir entendu. « Je l’ai retrouvé il y a deux ans, presque trois. » Petit à petit, son cœur se réchauffait. C’était son côté tendre (parce que oui, elle en possède un) qui aimait entendre les histoires de familles qui se terminaient bien. Un enfant méritait de grandir auprès de sa mère biologique spécialement lorsque celle-ci s’occuper de son enfant. Ça n’avait peut-être pas été le cas, au début, pour Kenzo, mais Rioja était certaine qu’aujourd’hui, elle serait incapable de se séparer de son enfant. « Ça devait être un moment important dans votre vie. Les retrouvailles avec votre enfant, ça doit être magique. » Quelque part, bien dissimulé, il y avait des points de jalousie et nostalgique dans le ton de voix de Rioja. Jalousie parce que Kenzo avait eu la chance de retrouver son enfant et nostalgique parce qu’à une époque, elle était mère. « Qu’est-ce que vous faites dans la vie? » La voix de Kenzo l’avait ramené sur Terre tandis que le serveur déposait les deux cafés et le scone devant elles. Comme un automatisme, Rioja s’était emparé du sucre pour en mettre dedans puis elle brisa le scone en deux. « Journaliste et parfois photographe. Pour British Vogue. Si vous lisez ce magazine, il y a peut-être des articles qui viennent de moi. Un métier partagé avec mon mari. » Mari ou ex-futur mari ? Rioja n’en savait plus rien. Les papiers étaient signés après tout. « Et vous ? Vous me semblez porté vers l’artistique rien qu’à voir le talent de Louis. » C’était la curiosité et aussi l’observation de Rioja.

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() message posté Jeu 19 Juil - 14:06 par Kenzo A. Armanskij
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C'était difficile de savoir quoi répondre dans ce genre de situations. Je connaissais Rioja depuis dix minutes, et déjà, j'étais mise au courant du plus gros drame de sa vie. Drame auquel j'avais longtemps été confronté. Ces cinq longues années où j'avais cru mon enfant mort-né, je les avais passé à me détruire. C'était difficile de savoir quoi répondre lorsque moi, je n'avais jamais fait mon deuil. La douleur était partie à la seconde où j'avais posé les yeux sur mon fils, dans ce parc. J'y avais échappé à cette vie, grâce à un miracle. Mais Rioja, il était certain qu'elle ne retrouverait pas son enfant. Elle l'avait enterré. Aucun miracle n'avait le pouvoir de ramener un mort à la vie. L'expression sur mon visage m'avait trahit, je ne pouvais pas prétendre ne pas avoir compris. Et de toute manière, je ne voulais pas être ce genre de personnes. Je n'avais jamais été du genre à ignorer les soucis des autres. Je lui adressais des excuses silencieuses. C'était facile, mais nécessaire. Préoccupée, je l'avais guidé jusqu'à la plus proche terrasse. J'avais le sentiment d'avoir été maladroite, mais malgré moi, je ne trouvais pas comment mieux faire. Son malheur me touchait car je le comprenais. Je me sentais chanceuse et j'avais peur de la blesser sans le vouloir. J'avais retrouvé ce qu'elle avait perdu. Comme, si pour rétablir l'équilibre, il avait fallu qu'on lui arrache le sien pour me rendre le mien. Mon coeur se serra, et je déglutis en levant les yeux vers elle. Je la regardais, avec un léger sourire aux lèvres. « C'est vrai. On doit s'assurer qu'ils grandissent bien, pour à leur tour veiller sur les plus petits... » C'était l'ordre des choses, de la vie. Mes yeux tombèrent sur Louis alors que ce dernier s'était mis à dessiner. Je ne comprenais pas. Comment la vie pouvait-être si cruelle. Pourquoi personne n'avait été là pour veiller sur l'enfant de Rioja. Pourquoi on ne lui avait pas laissé plus de chance, à sa petite? Rioja, ou son mari, avaient-ils fait du mal autour d'eux pour être puni ainsi? J'avais lontemps cru être responsable de la mort de mon bébé, comme si le destin s'était acharné sur moi, pour me punir du trop plein de bonheur vécu trop tôt avec Zola. Il y avait bien trop d'êtres humains sur cette planète. Il n'y avait pas assez de bonheur pour tous les coeurs. La chance devait tourner, pour que tous puissent en profiter. Mais pourquoi frapper si fort un être aussi innocent qu'une petite fille? Pourquoi? Je ne m'étais pas rendue compte que mon visage s'était contracté, et je relevais brusquement les yeux vers Rioja lorsqu'elle me sortit de mes pensées. Louis s'était arrêté de dessiner et avait levé les yeux vers Rioja, bouche ouverte. Il ne bougeait plus et l'observait en silence. Il ne pouvait plus faire semblant de ne pas avoir compris. Soupirant doucement, je posais ma main sur sa tête et caressais doucement ses cheveux. Il sembla revenir à lui, et sans mot, dire, se remit à dessiner. Avec plus de vivacité. « Oui... Personne ne devrait avoir à vivre ça... » Gênée, je baissais les yeux vers ma tasse qu'on venait de nous servir. Je fixais la mousse claire de mon café et commençais à jouer machinalement avec du bout de ma cuillère. Me mordillant intérieurement la joue, je tentais de chasser ces souvenirs de ma vie d'avant de mon esprit. Je ne voulais plus jamais ressentir cela. Je voulais que Rioja n'ai plus jamais à le ressentir. Relevant le nez de mon café, je souriais de nouveau à ses paroles et lâchais ma cuillère. « Oh c'était... Irréel... » « Je l'ai vu, et je savais que c'était ma maman. Je voulais qu'elle soit ma maman. Vous vous souvenez de mon ancienne maman Madame Rioja? Elle était méchante. Le soir elle me lisait pas d'histoires, elle me préparait pas mes céréales et elle me laissait pas regarder les dessins animés. En plus je devais manger que du poisson et des légumes, et y'avait jamais de bonbons à la maison. » Surprise qu'il se mette à parler. J'avais tourné brusquement la tête vers lui. Il avait relevé la tête vers Rioja pour lui parler, mais n'avait pas cessé de dessiner. Tournant rapidement les yeux vers moi, il ouvrit de nouveau la bouche : « Vous en allez pas avant que j'ai fini mon dessin. Il est pour vous. Comme ça vous serez plus triste, d'accord? » Je souriais, fière et touchée par mon enfant. Il était trop gentil et trop intelligent pour être de moi. Son innocence allégeait mon coeur, et je savais que c'était voulu. Il voulait nous distraire, nous empêcher de penser à ce qui était douloureux et ne relever que les bonnes choses. J'apportais ma tasse à mes lèvres, sans rien ajouter. J'aurai probablement dû le réprimander pour m'avoir coupé la parole, mais les normes de l'éducation, je m'en foutais. Mon gamin était gentil et clairvoyant. Déposant ma tasse sur la table, je décidais alors de changer de sujet et de faire plus connaissances. Louis était parvenu à clore notre discussion nostalgie, et c'était tant mieux. Ce qui me rendait heureuse, la blessait probablement. Elle m'annonça alors travailler pour British Vogue et surprise je me redressais et affichais un grand sourire. « Oh c'est génial, je ferai atttention ! » J'étais agréablement surprise. C'était sans me rappeler ces quelques années passées dans les bureaux de journalisme de Julian. Les soirées rallonger à taper des rapports, des articles et autres conneries. A quitter le boulot pour se descendre une bouteille de vin et faire l'amour toute la nuit. Avant le retour de Zola. Avant l'arrivée de Louis. Avant son mariage, avant son départ. Cette vie là, elle me manquait. Lorsque Julian était partie, le journalisme n'avait plus eut aucun intérêt. Julian me manquait. Chaque jour. Revenant à l'instant présent, je hochais la tête aux mots de Rioja. « Oui, c'est exact. Je suis artiste peintre... Enfin je crois? Je m'apprête à ouvrir ma gallerie d'art à Hammersmith. Je travaille aussi pour un magazine indépendant d'art. D'ailleurs, c'est marrant, il y a quelques temps je travaillais pour le Times UK. » C'était sans compter mes tentatives d'écritures. Je me plaisais à faire plusieurs choses, à découvrir mes talents. J'avais trop peur de l'ennui pour ne m'intéresser qu'à une seule chose. « J'aime beaucoup la photo, ça doit être passionnant comme métier. » Malgré mon intérêt, je ne m'y étais jamais penché. Pourtant, c'était proche de la peinture. C'était l'évolution de la peinture. Mais je n'avais jamais eut la patience d'attendre le moment important pour prendre ma photo. Je préférais imaginer l'image des heures durant, et la représenter selon ma volonté, mon point de vue. Louis, lui aussi, semblait lui aussi intéressé par l'art. Mais il était curieux, et surtout, voulait tout faire comme ses parents. Désormais, il m'accompagnait au local, et s'entraînait lui aussi, à peindre sur des petites toiles blanches. Avec ses petites mains, ou des pinceaux trop grands pour lui. C'était drôle à voir.
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() message posté Dim 29 Juil - 16:39 par Rioja Ibanez
« C’est vrai. On doit s’assurer qu’ils grandissent bien, pour à leur tour veiller sur les plus petits. » C’était une affirmation avec laquelle Rioja était d’accord. Si les gens étaient gentils avec son suivant, c’était comme un effet domino et ce, même si elle ne se rappelait pas comment, elle, elle était plus jeune. Ça semblait à des années lumières, son enfance ainsi que son adolescence. Le seul détail que Rioja se rappelait était son déménagement de l’Espagne. C’était à peu près le seul souvenir qu’elle conservait avant de commencer sa vie ici, à Londres. « Oui… Personne ne devrait avoir à vivre ça… » Les doigts de Rioja serrait la tasse de thé se trouvant devant elle. Malgré la chaleur de la journée et celle de la tasse, le chaud qui s’émanait de celle-ci avait donné un peu de réconfort alors qu’elle haussait les épaules. Rioja ne savait plus comment elle devait réagir ou même répondre parce qu’elle n’avait pas envie de s’étendre sur le sujet. Au moins, elles étaient toutes les deux d’accord à ce sujet. Comme tout le monde probablement. Alors préférant parler d’autre chose, Rioja changea le sujet afin de pouvoir parler des retrouvailles de Kenzo et son fils, Louis parce qu’ils avaient une fin heureuse. Une mère qui retrouvait son fils après x années. C’était beau et ça donnait de l’espoir aux autres mères n’ayant pas la garde officielle de leurs enfants. « Oh c’était… Irréel… » Puis Kenzo s’était fait coupé par Louis. Louis et sa petite voix d’enfant. Louis et ses yeux pétillants. Sa mère semblait surprise de l’entendre parler tandis que Louis mettait un sourire sur le visage de Rioja avant que son cœur fasse un raté. À plusieurs reprises, Rioja clignait des yeux en hochant la tête doucement, surprise de l’entendre lui dire que ce dessin était pour elle afin qu’elle ne soit plus triste. Les adultes ne méritaient pas les enfants. Louis avait réussi à mettre du baume sur son cœur brisé. Pour aujourd’hui, seulement. Puis, elle se raclait la gorge et en lui souriant, le remerciait en lui promettant de ne pas partir avant que son dessin soit terminé. « Oh c’est génial, je ferai attention ! » Si ce n’était pas des articles, parfois c’était des interviews. Rioja n’écrivait pas à tous les éditoriaux. Parfois, Eros, lui demandait d’aider les autres journalistes. Ou les stagiaires. Ou de s’assurer que le photoshoot se passait bien. Eros lui en demandait trop, parfois, mais ça gardait Rioja occupée suffisamment longtemps pour qu’elle ne pense pas à sa vie. Son métier était son échappatoire, pour le moment. « Oui, c’est exact. Je suis artiste peinte… Enfin je crois? Je m’apprête à ouvrir ma gallerie d’art à Hammersmith. Je travaille aussi pour un magazine indépendant d’art. D’ailleurs, c’est marrant, il y a quelque temps je travaillais pour le Times UK. » Rioja était réellement intéressé par la vie de Kenzo et elle ignorait le pourquoi. Peut-être parce qu’elle montrait de l’empathie envers elle et non de la pitié. « Hammersmith, vraiment ? Vous avez une date ? Je viendrais peut-être y jeter un coup d’œil, certainement. » répondit-elle en lui souriant. Rioja était sincère. L’art l’avait toujours intéressé d’une certaine manière. Ce qu’une peinture était en mesure de dire à travers les années, Rioja trouvait cela fascinant. « J’aime beaucoup la photo, ça doit être passionnant comme métier. » Prendre des photos n’étaient pas sur une base régulière. Pas comme Bodevan. Elle ne traînait pas tous les jours son appareil avec elle. Bodevan oui. Ce qu’elle traînait était le petit carnet noir dans son sac à main. Ce carnet où il y avait des centaines de mots. « Je ne dirais pas que c’est un métier, mais plus un passe-temps. Je prends des photos lorsque j’en ai envie pour essayer de me souvenir de la vie. J’ai plus de talent dans l’écriture que dans la prise de photos. » Rioja n’était peut-être pas doué comme d’autres, cela ne l’empêchait pas de prendre en photos des inconnus.

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() message posté Mer 1 Aoû - 14:05 par Kenzo A. Armanskij
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Louis se trouvait à côté de moi, et pourtant je me revoyais encore à la place de Rioja. Il y a trois ans, avant que les choses ne s'arrangent. Je me souvenais encore de ces longues journées douloureuses, à attendre que la nuit tombe pour quitter mon domicile et libérer tous mes vices sous les projecteurs. Je mes souvenais encore à quel point chaque réveil était difficile, chaque coucher tout autant. Car c'est à ces moments là que la solitude se ressent le plus. Toute cette vie, j'y avais échappé désormais. Mais il suffisait que mon regard croise celui de Rioja pour revivre ce que j'avais laissé derrière moi. La vie était cruelle. Elle offrait parfois des bonheurs déstinés à être ôtés par la suite. Je ne connaisasis pas Rioja, mais personne ne méritait de perdre son enfant. Maladroitement, je tentais d'apporter mon soutien. Mais je me savais maladroite. Je n'employais probablement pas les bons mots, je lui rappelais sans doute ce qu'elle avait perdu. Mais mes intentions restaient bonnes, et je voulais parvenir, par n'importe quel moyen, à la soulager un peu de ce poids. Lorsqu'elle m'avait parlé de son époux, mes yeux avaient lentement glissés vers son doigt pour le découvrir vierge. Rioja ne portait plus son alliance. La mort de Kala avait probablement détruit son couple, son mariage. Toute sa vie. J'avais connu ça, moi aussi. Alors qu'elle me questionnait sur les retrouvailles avec mon enfant, Louis prit la parole et raconta l'évènement à sa façon, ajoutant qu'il était en train de faire un dessin pour Rioja. Un sourire aux lèvres, nous avions repris notre conversation, mais je sentais désormais que mon fils était parvenu à effacer sa peine l'espace d'un moment. On se mit à discuter boulot, et à ma grande surprise, je me découvrais bien plus de points commun avec elle que je ne l'aurai imaginé. Je la sentis soudainement interessé, et la tristesse dans ses yeux avait disparu. Soudainement décontractée, je souris à ses mots, et apportant ma tasse à mes lèvres, je répondis : « Non pas encore. Je pense qu'elle sera prête pour l'été, mais je ne saurai dire quand exactement. J'ai entrepris les travaux seule, donc ça prend du temps. » Je souriais chaleureusement. Cela faisait désormais six mois que je travaillais d'arrache pied pour faire de ce local un bel endroit de présentation. La peinture des murs étaient désormais terminée. Il ne me restait qu'à placer mes cadres, placer mes meubles et choisir ma toute première exposition. Sur le papier, ça faisait peu. Mais ça allait me prendre encore un certain temps, je le savais. Mais c'était le risque. J'avais catégoriquement refusé d'engager une société pour les travaux. Nous n'avions pas les moyens, alors, c'était à moi de me débrouiller seule. Comme je l'avais toujours fait. « Mais avec plaisir. Laissez moi votre numéro, e vous appelerai en tant voulus. On ira se boire un verre ensuite, si ça vous tente. » J'affichais un grand sourire en sortant mon petit carnet de répertoires téléphoniques, et un stylo pour qu'elle y note ses coordonnées. En souriant, je lui tendais le tout. On s'était mises à discuter de la photographie, et réellement interessée, j'écoutais le moindre de ses mots avec attention. « C'est génial. Je serai curieuse de voir ce que vous faites.. » Finalement, elle me confiait être plus douée en écriture, et je fus surprise. Surprise de partager cette passion en commun avec elle. Soudainement enjouée par la conversation, je posais mes coudes sur la table, mon menton dans l'une de mes paumes, et commençais à touiller mon café de l'autre main. « Et vous écrivez juste pour vous, ou seulement pour le travail? » Moi aussi, j'avais ce petit secret au fond de mon sac. Un carnet dans lequel j'écrivais mots et pensées depuis ma tentative de suicide. Un carnet, qu'un jour, Thomas s'était honteusement permis de feuilleter alors qu'il squattait le canapé de notre salon. Un carnet qui l'avait fait croire en mes talents. Mais même après son combat inutile, je l'avais gardé près de moi, faisant en sorte qu'il ne tombe plus jamais entre les mains de quelqu'un d'autre. J'avais toujours été pudique avec mon travail, et j'étais curieuse d'en discuter avec quelqu'un, qui sûrement, ne l'était pas. Ou du moins, toujours moins que moi.
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() message posté Dim 5 Aoû - 4:32 par Rioja Ibanez
Assise sur cette terrasse, à discuter avec une inconnue dont le fils connaissait sa fille, Kala, Rioja n’avait pas les mots pour exprimer comment elle se sentait. Ce n’était pas de la peine ou même mal. Elle se sentait comme si c’était destiné d’avoir cette conversation avec celle-ci et ça lui faisait du bien. Mise à part Gabrielle, Rioja n’avait pas beaucoup de gens avec qui discuté de ses problèmes ou même des petites choses de la vie. Margot n’étant plus en ville, c’était difficile de se confier lorsque le cœur en faisait la demande. Alors, aujourd’hui, elle décompressait doucement. Certes, Rioja ne possédait pas confiance entière en Kenzo puisqu’elle venait de la rencontrer, mais un jour, peut-être qu’elle lui raconterait tous les maux du cœur. Les maux dont elle était incapable de partager avec Bodevan ou Gabrielle. Les choses simples prenaient du temps, mais elles valaient la peine, aux yeux de Rio. « Non pas encore. Je pense qu’elle sera prête pour l’été, mais je ne saurai dire quand exactement. J’ai entrepris les travaux seule, donc ça prend du temps. » Voyant Kenzo lui sourire chaleureusement, le visage de Rioja avait été incapable de s’empêcher de ne pas sourire en retour. Le même type de sourire que l’autre jeune femme lui offrait. Un sourire chaleureux, qui réconfortait. « Mieux vaut tout faire par soi-même. Ainsi les choses sont faites à votre manière. Puis, mieux vaut prendre son temps afin que tout soit parfait que se précipiter. » Rioja était impressionnée du désir de Kenzo de tout vouloir faire par soi-même. De cette manière, la jeune maman n’avait pas de compte à rendre à personne. Il fallait du temps et cela semblait être ce que Kenzo possédait. « Mais avec plaisir. Laissez moi votre numéro, je vous appelerai en tant voulus. On ira se boire un verre ensuite, si ça vous tente. » Son cerveau avait retenu « boire un verre » et son estomac s’était resserré. Comment dire à une nouvelle personne qu’on ne buvait plus. Non, elle n’allait pas lui dire aujourd’hui. Avec le temps, peut-être. Rioja savait comment éviter de boire un verre, elle était en mesure de commander autre chose sans avoir à avouer un passé honteux. Le cahier glissé dans sa direction, la main de Rioja s’emparait du stylo bille afin d’y inscrire ses coordonnées personnelles. Habituellement, par automatisme, elle y écrivait le numéro direct de son bureau à British Vogue. Cette fois, c’était une relation un peu plus personnelle que professionnelle. « Voilà. » Lâchait-elle, avec un sourire en laissant son regard dévié sur Louis qui dessinait toujours. « C’est génial. Je serai curieuse de voir ce que vous faites.. » La photographie, pour Rioja, c’était un passe-temps. Elle n’allait jamais en faire un métier. C’était plutôt pour passer le temps ou d’éviter d’oublier, un jour. Parce que, maintenant, c’était ce dont elle avait le plus peur : oublier. Oublier les souvenirs. Oublier les gens. Oublier des moments de son existence. Si elle était en mesure d’accepter la solitude, Rioja ne serait jamais en mesure de finir sa vie avec des morceaux manquants au puzzle. « Rien de grandiose. Des photos de gens ici et là. De loin ou même de près. Je préfère lorsque les gens ignorent que je prends des photos d’eux sinon ça fait trop programmé. » La jeune femme n’allait jamais comparer ses photographies avec les autres. Bodevan était beaucoup plus doué qu’elle. « Et vous écrivez juste pour vous, ou seulement pour le travail. » Lui confiait-elle tous ses petits carnets noirs qu’elle traînait avec elle ? Incertaine, les mains de Rioja se plongeait dans son sac à main afin d’en ressortir un carnet noir. Son millième probablement. « J’écris pour le magazine et dans ce petit carnet, j’écris de tout. Des mots, des citations. Tout ce que je vois et que je désire me rappeler, ça va ici. » Avouait-elle en tapant sur la couverture du carnet.

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