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() message posté Dim 10 Juin - 12:18 par Edmund H. Clifford

Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
D'ordinaire, ces soirées mondaines m'ennuyaient profondément. Le commun des mortels, à dire vrai, n'avait d'importance que dans l'amusement éphémère qu'il me procurait, à condition de ne pas y passer trop de temps. Pourtant, ce soir-là, j'acceptais de l'accompagner. Un ami, pour qui cette soirée revêtait l'image d'une parade amoureuse. Celle qu'il comptait adresser à une jeune ballerine que nous avions eu l'occasion d'admirer sur scène, à plusieurs occasions, qui semblait lui avoir transperçé le cœur malgré mes recommandations. Ces gens-là n'ont aucune attache si ce n'est pour leur passion. S'enticher d'un homme, j'en fus persuadé, ne faisait pas partie de leur plan. Mais, hélas pour moi, Hugh manquait de pragmatisme. Romantique et fleur bleue dans l'âme, il m'arrivait encore de me demander la raison qui m'avait poussé à aider ce grand dégingandet aux cheveux paille et or, l'air débonnaire mais bon garçon quand on y pense, à ne pas se noyer une belle journée de mai. Nous étions si différents au fond. Non pas que cela soit un crime, mais de le voir s'agiter dans l'eau en hurlant à l'aide à qui veut l'entendre aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Trop doux, un véritable agneau qui s'oppose au loup solitaire que j'étais devenu avec les années, empêchait l'animal en moi de trouver la quiétude que j'espérais. Toutes ces soirées auxquelles il m'obligeait presque à assister dans l'unique but de la voir, elle. Ce soir, espérons-le, mettrait définitivement fin à mes tourments.

Une heure, le temps de récupérer Hugh, suffit à amenuir la distance entre nos deux logements et la soirée prévue au profit des invités de marque du Royal ballet. Si Hugh avait choisi un costume deux pièces typé smoking, nœud papillon s'il vous plait car on sait que les jeunes femmes ont davantage d'intérêt pour ces beaux spécimens volants colorés, j'avais opté pour ma part pour une chemise blanche, veste, pantalon et chaussures de même coloris, quoique ma nuque demeurait entièrement dégagée. Ce qui m'avait valu quelques remarques de mon compagnon, et tout autant du service de réception qui finit pourtant – ça m'eut brisé le cœur de devoir faire demi-tour, vraiment – par me laisser entrer. « Je t'avais dit de faire un effort sur ta tenue ! Mais comme d'habitude, tu n'en fais qu'à ta tête ! » ronchonna Hugh en me jetant un coup d'oeil mi furieux mi inquiet. Une main levée, un regard d'avertissement pour lui signaler que ce n'était ni l'endroit ni le moment d'en parler – ça ne l'était jamais dans mon cas – tandis que nous progressions en direction du buffet. « Deux verres. Que désires-tu boire ? » lui demandais-je en commandant un scotch pour moi-même. « Juste un verre d'eau. Je ne veux pas qu'elle pense que je suis un alcoolique si jamais...enfin tu sais...c'est l'haleine. » me fit-il comprendre en arrondissant les yeux et hochant la tête de haut en bas. Ridicule. « Tu n'as aucune chance avec cette fille. Tu devrais plutôt penser à t'amuser au lieu de lui courir après. » lâchais-je sans une once de culpabilité en récupérant nos verres, tandis que pour la seconde fois de la soirée, il me dévisageait d'un air féroce. « Tiens, ne serait-ce pas là-bas l'élue de ton cœur si sensible ? » Sarcastique comme d'ordinaire, je pointais alors mon verre sur une jeune femme située à quelques mètres de là, sans me douter qu'à mes côtés, Hugh perdait déjà ses couleurs. Seigneur, ne manquerait plus qu'il s'effondre et me laisse seul affronter cet enfer mondain, le saligot.
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() message posté Dim 10 Juin - 18:42 par Eleah O'Dalaigh
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I'm gonna swing from the chandelier. I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry. Keep my glass full until morning light, 'cause I'm just holding on for tonight.

La fermeture invisible de la robe remonte le long de la hanche. C’est comme un compte à rebours, le même que celui avant l’entrée en scène. Inspiration. Expiration. Lever de rideau. Patience. Quelle heure est-il ? Son regard dérive sur la montre posée en travers de la coiffeuse. Tic. Devra-t-elle les saluer tous encore une fois, avec ce sourire qui lui fait mal à l’intérieur ? Tac. Combien de parades encore ? Tic. Combien de courbettes pour avoir l’impression d’exister ? Pour être autre chose que la jolie poupée de cire, si douce, si gracile, si élégante lorsqu’elle se déploie sur scène ? Tac. Il est vingt-heure, elle n’est pas en retard. Pas encore. Cela ne se fait pas d’arriver en avance à ces événements-là. Il faut savoir se faire désirer. Mais pas trop, parce que le public se lasse aussi vite qu’un battement de cils. Juste assez. La mesure toujours, la rigueur. Se tenir droit, tête haute. Regarder vers le futur pour oublier le passé qui traine dans les ombres d’une silhouette dont chaque muscle a été discipliné jusqu’à l’outrage. Courage Eleah. C’est bientôt terminé. Cela doit finir. Les pointes, les courbettes parcimonieuses … Elle n’en peut plus. Elle n’aspire qu’à les vomir, à exploser. Cela doit cesser, car la frustration est trop grande. Cela ne lui suffit plus tout cela : le Royal Ballet, les honneurs. Elle se sent comme une étoile mourante, ne rayonnant plus que par habitude quand tout son corps cherche des frénésies nouvelles, plus abruptes, plus acérées, pour ne pas s’éteindre tout entier. Changer d’univers, ouvrir les champs des possibles. C’est tout ce dont elle rêve aujourd’hui. Quitter la compagnie du Royal Ballet, être son propre maître. Etre libre enfin … Enfin. La frustration est si grande qu’elle en tremble un peu, là, à l’orée de son œil tout juste démaquillé dont elle tente de recourber les longs cils pour y apposer de nouveau un mascara noir. Le seul avantage du sommet, c’est qu’une fois qu’on l’a atteint, on a une loge pour soi. Personne pour vous dévisager pendant l’entracte. Personne pour observer le vide qui étreint une fois la salve d’applaudissements essoufflée, pour peupler le silence qui gronde, en dehors et en dedans. Eleah jauge son reflet dans le miroir. Ses yeux sont un peu rouges … La faute au maquillage trop chargé qu’il lui faut porter à chaque représentation depuis des semaines. Un calvaire à retirer ensuite. La peau en souffre, tiraille. Elle tapote sur ses joues rosées, réajuste quelques mèches de sa coiffure, prend une inspiration. C’était la dernière du Lac des Cygnes ce soir. Ils ont fait un triomphe. On lui a déjà proposé plusieurs rôles titres pour les programmations à venir. Etoile au sommet, capable de les embraser tous. Mais est-ce ce à quoi elle aspire en réalité ? En retirant ses ballerines, elle s’est aperçue que les plaies de ses orteils s’étaient rouvertes. Elle n’a rien senti. Ils souffrent, déformés depuis l’enfance. Ils en ont tant l’habitude qu’ils ont oublié ce que cela fait d’avoir mal. Un tiraillement l’a cependant saisie quand elle a glissé ses pieds dans ses talons aiguilles. Un autre carcan, pour d’autres douleurs.

Ils étaient tous là, dans leurs habits conçus sur mesure pour leurs silhouettes guindées. Tous les invités les plus prestigieux de la compagnie du Royal Ballet. Beaucoup d’anciens danseurs, une élite fortunée prompte à alléger son porte-monnaie pour les bienfaits du Royal Opera House. Quelques politiques aussi, friands de représentations classiques. Elle les soupçonne parfois de ne pas apprécier vraiment, d’y aller parce que cela fait bon genre d’être vu à l’opéra. De dire à son entourage : « Oh ce soir, nous allons à l’opéra, voir la dernière représentation de Macbeth. C’est divin n’est-ce pas ? Ma femme en raffole. » Ce qu’ils aiment surtout, c’est se montrer, et être vus. Ce monde-là l’étouffe, elle n’en peut plus. Mais lorsqu’Eleah apparaît au bras de William, son partenaire sur scène, nul ne soupçonne la frustration qui gronde à l’intérieur de sa tête. Elle est rayonnante, divulguant des sourires à droite et à gauche avec cette douceur infinie qui la caractérise. On dirait qu’elle a fait cela toute sa vie. Ce n’est pas vrai en réalité, elle n’a jamais été très à l’aise à ces événements-là. Elle a toujours eu l’impression de devoir y jouer un rôle. Jusqu’à devenir une actrice hors pair, par la force de l’habitude. Elle porte une robe blanche, fluide, décolletée dans le dos et resserrée à la taille, brodée de perles nacrées. Les talons ne suffisent pas à la faire paraître plus grande, elle qui ne dépasse pas le mètre cinquante-cinq en temps normal. Cela aussi on le lui a tant reproché au début. « Mais vous êtes si petite, mademoiselle ! Vous ne serez jamais danseuse étoile, cela serait ridicule, avec des proportions comme les vôtres ! » Et ils sont-là, ceux qui lui dirent cela un jour. Ils la regardent avec des airs mielleux, la couvent de compliments grotesques. Hypocrites en costumes trois pièces et en robes de haute-couture.  D’un geste elle salue Madame Faulkner, promue co-directrice du Royal Opera House il y a trois ans déjà. Pimbêche jusqu’à l’os, acariâtre jusqu’à la moelle, avec des goûts discutables en matière d’élégance, et des principes remontant au moins au XVIIème siècle.
« Tu veux venir les saluer avec moi ? vient de murmurer William à son oreille, le bout de ses doigts flirtant avec la courbure de ses reins. Il y exerce une légère pression, comme s’il craignait qu’elle ne s’évapore. Elle déteste chaque fois qu’il a ce geste envers elle. Plus le temps passe, plus tout ce qu’il fait l’insupporte.
- Non je vais aller prendre quelque chose à boire. Vas-y tout seul d’accord ? On se rejoint plus tard. »
Si seulement elle pouvait s’enfuir, loin, très loin. Loin d’ici. Loin de lui. Loin de tout ce que ces gens lui inspirent.
D’un pas gracile, le port de tête haut, elle se déplace jusqu’au buffet. Elle a besoin d’un verre. N’importe quoi, mais quelque chose de fort pour une fois. Juste un verre. Elle ne boit presque jamais d’habitude, mais ce soir c’est une question de survie. Un moyen comme un autre d’apaiser sa frustration, et de retarder l’instant où elle les enverra tous se faire foutre.
« Donnez-moi la même chose que ce que vous venez de servir à ce monsieur, s’il vous plaît. » demande-t-elle avec un air entendu vers l’homme qui vient de se voir confié un verre de scotch.
Le serveur acquiesce à sa demande, ne tarde pas à lui donner la même chose. Elle attend à peine pour poser ses lèvres au bord du verre et boire une première longue gorgée. Trop longue sans doute. Elle grimace un peu. Elle a toujours trouvé le goût des alcools forts absolument immonde, leur préférant la plupart du temps des boissons excessivement girly et sucrées à outrance, souvent sans alcool.

« Tout va bien monsieur ? Vous êtes bien pâle. » demanda-t-elle en se retournant vers l’intéressé, comme sur le point de défaillir. « Votre conjoint ne semble pas très bien ... Voulez-vous une chaise ? » indiqua-t-elle à l’autre. Très bel homme au passage. Quel gâchis qu’un homme avec autant de charisme se soit dévoué à la gent masculine. Car oui, le blondin qui l’accompagnait ne pouvait être que son conjoint dans son esprit, il ne pouvait en être autrement. Allez savoir pourquoi. Leur attitude peut-être.


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() message posté Mar 12 Juin - 8:20 par Edmund H. Clifford

Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
« Gloup. » Gargouillement incompréhensible d'un cœur qui s'effrite à l'avancée de la jeune artiste devant qui il soupire. Tandis que dans ma main, la boisson que contient mon verre réchauffe ma gorge, mon ami se tient aussi droit qu'une baguette de pain, apeuré par une scène qu'il avait vu trop de fois dans ses espoirs sans jamais l'avoir vécu. Indifférent à sa déconfiture, j'observe les pas mesurés de l'élue de son cœur qui se rapprochent, appréciant de haut en bas son allure combinant parfaitement sobriété et séduction, jusqu'à ce que le buffet s'offre à elle. Hugh ne l'a pas quitté des yeux une seule fois. Son pied a même osé faire un quart de cercle pour mieux ne pas la perdre du regard, tandis que pour ma part, ils roulaient dans leurs orbites, impatients et froids. La voilà qui se sert du même breuvage que je réclamais quelques minutes auparavant. Bonne ouie mais mauvais choix, alors qu'un sourire amusé, presque cynique appuie déjà mes lèvres. « Tu repasseras pour l'alcoolisme. » soufflais-je à Hugh en référence au fait qu'il n'avait osé commandé une telle boisson par égard pour la demoiselle, et...l'haleine qu'il risquait plus tard de lui faire respirer. M'avait-elle entendu ? Qu'importe au fond alors que j'avale une autre gorgée. En témoignage de mon humour pince sans rire, Hugh m'agresse à nouveau de son regard azur, avant que le courage ne lui reprenne. Pas très longtemps, mais suffisamment pour qu'il danse d'un pied sur l'autre jusqu'à arriver à ses côtés. Là, fidèle à ses habitudes en matière de drague, il ouvre la bouche, la referme, essaie encore, avant de manquer d'air et d'ouvrir les yeux si ronds lorsqu'elle se tourne vers lui qu'on a l'impression d'assister à la représentation d'un poisson rouge aux yeux globuleux en pleine crise d'apoplexie. « Je...euh...gn... ». Pathétique, quoique tout à fait amusant à observer comme phénomène. Soupir. L'ami en moi souhaite réagir. Pourtant, il y a cette autre part, la plus sombre, qui aimerait contempler la scène, encore et encore, et de s'esclaffer devant son habituel manque de discernement face à la gent féminine. Allez, suivons la voie de l'amitié, moins pernicieuse. Trop tard, elle m'a devancé. Manquant de m'étouffer dans mon verre, je lui jette un regard pétri d'incrédulité, de défiance et de mépris. Mon « quoi » ? « Donnais-je l'impression de m'intéresser aux hommes ? » grondais-je presque à son oreille alors que d'un bond je me trouve déjà devant elle. Seigneur, mais quelle taille mesure cette petite chose ? « Il se porte comme un charme. » arguais-je en attrapant une chaise, l'épaule de mon ami, avant de l'obliger d'un mouvement de main à s'asseoir, lui tendant mon verre de scotch pour qu'il se rengorge au passage. « C'est votre...comment puis-je la qualifier...votre présence parmi nous qui le fait s'effondrer. » Tiens, plus une goutte dans mon verre, et son regard a repris la rondeur caractéristique du poisson télescope. « Etes-vous mariée ? Je ne vois aucune alliance donc j'en déduis que non, à moins que vous ne l'ayez retiré que pour cette soirée. » insinuais-je avec un faible sourire, histoire de jauger celle qui se tenait face à moi. Oui, c'était en partie pour Hugh. Afin de satisfaire sa curiosité qu'actuellement, il n'était pas en mesure de prouver. Et, officieusement, pour en profiter à ses dépens. J'aime savoir que j'ai en raison. Mais je ne peux avoir raison sans en apporter la preuve au préalable. Ainsi donc, de prouver qu'une potentielle relation entre eux ne pouvait exister devenait ma mission de ce soir.
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() message posté Mer 13 Juin - 18:23 par Eleah O'Dalaigh
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Son expression frise l’incrédulité. Le liquide ambré tournoie dans son verre. De l’un à l’autre, de l’autre à l’un, surtout lui là, qui semble en proie à un malaise profond. Est-il en train d’émettre des gargouillis plutôt que des sons ? Cela en serait presque adorable si cela ça n’était pas … Comment dire ? Troublant peut-être. Son front se plisse d’une légère inquiétude pour l’homme. Inquiétude qui ne tarde pas à se muer en un amusement profond qu’elle tente désespérément de masquer derrière un sourire empathique. Si c’est cela sa façon d’agir en société, nul doute qu’il doit réussir à créer des liens on ne peut plus notables. Eleah reprend la parole avec jovialité, répand ses insinuations qui s’avèrent fausses, aux vues des éclairs que lui lancent les prunelles de l’autre homme, à côté du premier. A croire que son flaire lui fait de plus en plus défaut. Elle n’est pas mécontente de se tromper. Il est encore plus charmant, avec cet air contrarié.
« Et pourquoi pas ? Seriez-vous de ceux qui méprisent les affections pour le sexe fort ? »
Du tac au tac, avec un petit sourire en coin adorable. Bouille d’ange, le diable au corps. L’innocence incarnée tandis qu’elle admet volontiers être bien trop fière pour se morfondre en excuses après sa petite erreur de jugement. Une erreur ridicule franchement. Si anodine. Ah, le voilà qui fait le beau en sortant les griffes, et en galbant le torse. Il ne paraissait pas si grand jusqu’alors. Personne ne l’est assez pour l’impressionner cependant. Plus on est petit, plus on est teigneux paraît-il. La tête d’Eleah se penche sur le côté, elle sourit de plus belle, des lueurs espiègles dansant dans ses regards appuyés. De quelle étoffe es-tu, bel étranger ? Nous verrons, nous verrons si je sais la froisser un peu, voire la déchirer.

« Vous voulez dire que c’est moi qui le met dans cet état ? Franchement, c’est ridicule. »
Elle bat l’air ambiant avec sa main, jette volontiers un coup d’œil sur le côté pour vérifier que l’homme n’est pas en train de suffoquer quelque part. Ce n’est pas le genre d’effet qu’elle cherche à produire en général. Ni qui ont le don de l’enivrer. Elle va pour s’approcher, pour jauger de l’ampleur des dégâts. Voir si elle peut faire quelque chose. En réalité elle ne sait pas trop. Et c’est pile le moment qu’il choisit pour lui poser sa question, alors qu’elle porte son verre à ses lèvres rosées, manquant de s’y étouffer à son tour.
« Quoi ? Moi ? Mariée ? »
Elle pouffe de rire derrière ses doigts, comme s’il venait de prononcer une ineptie. S’en est une quand on la connait vraiment. L’imaginer s’enferrer à quelqu’un d’autre, c’est d’une invraisemblance cruelle. Elle n’a jamais voulu de ce carcan-là, et n’en voudra probablement jamais. Le petit mari, bedonnant quand il arrive sur la cinquantaine. Les quatre marmots en bas âge, qui courent dans le jardinet trop bien tondu. Avec le labrador. Surtout le labrador. Bordel, rien que d’y penser, ça lui donne envie de dégobiller.
« Sachez que je revendique une liberté absolue, sans fard et sans fers. Quels qu’ils soient. »
Eleah le regarde avec défiance, ne se départissant de ses airs mutins. Elle se demande pourquoi il a opté pour cette question, et traque déjà les indices à lui renvoyer dans la figure. Elle a du mal à l’imaginer totalement libertin. Trop guindé. Trop coincé. Trop sûr de lui aussi. L’orgueil dans toute sa splendeur. De quoi lui donner du fil à retordre. Elle se languit déjà de le torturer un peu avec sa désinvolture naturelle.
« Pourquoi cette question monsieur … ? Vous ne jetez votre dévolu que sur les femmes mariées ? Ou au contraire les respectez-vous plus que toutes les autres ? Et vous dites-moi … L’êtes-vous ? Non … Vous l’auriez amenée, n’est-ce pas ? Vous l’auriez exhibée à votre bras. Une jolie plante sans doute. Vous auriez été si fier, de leur montrer à tous qu’elle est à vous, et personne d’autre. Non ? »
Elle sourit un peu plus, sa tonalité plus suave, mais plus incisive aussi. Petite créature trop joueuse, en équilibre, sur un fil tendu. A chercher les limites, de manière irrésolue.


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() message posté Aujourd'hui à 8:49 par Edmund H. Clifford

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« Le sexe fort ? » répétais-je en écho alors qu'un très léger, un infime sourire parcourt alors mes lèvres closes. Peut-on réellement qualifier de sexe fort celui qui se plie en deux à la moindre démonstration physique un peu trop brutale sur les dites parties ? Encore que je ne suis pas certain que ce soit là où elle veuille en venir, mais le ton avait été donné et il avait eu le mérite de me faire réfléchir autrement. Amusement aussi fugace qu'il m'avait bien fallu lui apporter réponse après quelques secondes de silence. « J'ai coutume, je l'admets, de favoriser le... » De haut en bas, et uniquement parce que son attitude me plait de plus en plus – avais-je l'impression de jouer la comédie ou que ce soit elle qui cherchait à me provoquer?- mon regard dessine ses courbes, brièvement, jusqu'à retrouver ses iris taquines. « ...sexe faible. » Parce qu'en ce qui le concerne on ne peut autrement le qualifier ne serait-ce que par la sensiblerie dont il parvient à faire preuve face à certains évènements qui indifférent les mâles de notre espèce, je me flatte de la taquiner à mon tour, alors que mon ami, presque larmes aux yeux, comprend de son siège que le combat est déjà vaincu. « Ridicule, à qui le dîtes-vous, je n'ai cessé de le lui faire savoir. Après tout, les femmes de votre profession n'ont que faire d'un mari à disposition. Tu entends, Hugh, si tu m'avais écouté, pour une fois. » rajoutais-je encore sans la quitter des yeux, fourrant mes mains dans mes poches pour lui asseoir ma position face à ce petit bout de femme, finalement bien plus intéressant que je ne l'aurais imaginé à ses débuts. Mon sourire se transforme en une moue victorieuse parfaitement étudiée à sa réaction à la fois surprise et amusée alors qu'elle manquait de s'étouffer dans son verre. Réaction qui suffit à Hugh pour s'excuser et courir vers les sanitaires les plus proches pour aller dissimuler sa peine, ou éparpiller son mal dans la cuvette des toilettes. « Hum, je vois. C'est bien ce que je pensais. » la rassurais-je tout en la dévisageant pour la première fois avec grand intérêt. Mignonne, de la répartie et libre comme l'air. Finalement, à défaut d'un époux, peut être trouverait-elle la compagnie d'un dandy plus attrayante ? « Le mariage équivaut à une prison, à vos yeux. Très bien. Auriez-vous déjà connu les fers pour être certaine d'avoir raison ou ne serait-ce que l'idée que vous vous en faîtes qui vous rend si sûre de vous ? » lui demandais-je, curieux tout à coup. Evidemment, la donzelle n'a pas encore répondu que déjà m'abreuve de questions auxquelles je ne pensais pas devoir répondre à mon tour. Trop coincé oui, mais surtout trop réservé et considérant que ma vie n'intéresse ni ne devrait satisfaire à la curiosité de personne. Mon amusement disparaît et presqu'aussitôt, l'agacement reprend vie sur mes traits anglais. « Stop. » l'interrompis-je sur la fin. « Etes-vous toujours aussi bavarde ? » soupirais-je en levant les yeux au ciel. Quel monologue, God. Heureusement que ma mémoire ne me faisait pas défaut, encore que je n'étais pas certain de vouloir lui faire la faveur de répondre à ses attentes. « Vous ignorez tout à mon propos, et dieu merci, je ne vous connais pas non plus, aussi, veuillez cesser je vous prie de me juger comme vous venez de le faire. » commentais-je en lui jetant un regard cynique. Moi, exhiber une femme à mon bras comme on s'extase devant une rose d'un nouveau genre ? Certainement pas. Pas plus que je ne l'aurais pour moi seul gardé. A vrai dire, les femmes à mon contact se satisfont largement de la liberté et de la sécurité que je leur procure. Mais pourquoi devrais-je me justifier ? Trop fier pour m'épancher sur mon passé, trop prudent pour parler de mes sentiments, je me contente de capter son essence, avant d'envisager un avenir possible, autrement plus séduisant que celui d'époux que mon ami lui aurait offert. Où est-il celui-là d'ailleurs ? Oh, je vois. Une ravissante blonde semble avoir capté son attention. Il lui en faut peu, finalement, pour être heureux. Sa mémoire défaillante me sert de prétexte pour pouvoir bouger mes pions. Lentement je contourne la jeune nymphette que j'imagine déjà, à défaut de mon bras, pouvoir me réchauffer la nuit, puisque je n'étais ni saint ni homme de cœur, et de lui susurrer à l'oreille, comme pour la provoquer à mon tour. « Je ne suis pas marié, et que vous le soyez ne m'aurait absolument pas dérangé, si c'est là le sens de votre question. » A nouveau, je souris, plus subtilement cette fois, et mes pupilles se dilatent à la vue de la nudité de son dos, songeant déjà aux courbes délicieusement sculptées par des années de pratique de son fessier et de ses cuisses. « Vous êtes une belle femme, je le reconnais. Un peu petite peut-être, mais nul n'est parfait n'est-ce pas ? » lâchais-je avec une moue frisant l'insolence. « Nous pourrions peut-être continuer cette conversation dans un lieu plus discret, qu'en dites-vous ? » Subtil, certes mais non moins clair quant à mes intentions futures, puisque je n'avais pas hésité à revenir à son endroit, effleurant sa joue de la mienne, tandis que l'une de mes mains avait tendrement pétri le sommet de sa taille de guêpe.
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