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dark night- feat alistaire

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() message posté Mar 12 Juin 2018 - 22:03 par Derek A. Baltes
Une fois n'est pas coutume il est tard et je ne suis pas encore rentré. Mon service au dîner est enfin fini. J'ai mal partout, surtout dans le dos à force d'être debout toute la journée et je suis épuisé, pourtant ce n'est pas tout de suite vers l'appartement que je vais, j'ai bien envie d'une petite bière pour commencer le weekend. Je me rends dans un bar où je suis habitué, pas très loin du centre et pas trop loin de chez moi non plus. Je repense à Alistaire en voyant le bar, c'est le même que la dernière fois. Je me demande comment il va, je n'ai pas eu de nouvelles depuis l'autre jour. J'ai été très frustré de ne pas conclure avec lui, mais quelque part ce n'est pas plus mal. On aurait de toute manière fini par se taper dessus et par se faire la gueule à nouveau, autant qu'il ne souffre pas encore. Je ne veux pas être la cause de ses angoisses. J'entre dans le bar et m'installe au comptoir, je jette un coup d’œil autour de moi mais je ne le vois pas. Je viens de plus en plus souvent ici, comme si j'avais plus de chance de le croiser. Je me bois un verre, un cocktail sans alcool. Le gars à côté de moi à l'air de bien s'amuser avec ses amis, ça ris beaucoup et ça parle fort. J'aimerai parfois leur ressembler. Je fini mon verre et prend une bière, le gars à coté de moi fait tomber ses clés et ne semble pas le remarquer. Je me baisse et les lui rends. Il ne me remercie pas et je lève les yeux au ciel avant de boire ma bière. Je fais la grimace parce qu'elle a mauvais goût et la bois rapidement sans vraiment la savourer. Je ne reste pas très longtemps finalement. Je suis plutôt fatigué et je fais court, je règle la note au barman et sors du bar.

Le bruit s'atténue et je sans la fatigue monter d'un cran, c'est très étrange mais je continue d'avancer dans la rue. Je me rends compte au bout d'un moment qu'on me suit. Je tourne la tête, c'est le tête qui était à côté de moi. Ce n'est peut-être qu'une coïncidence. Je continue d'avancer et un autre type surgit devant moi. Je m'arrête et le reconnais. Merde. Je soupire et je me retourne prêt à m'enfuir de l'autre côté, mais l'autre gars qui me suivait me fait un grand sourire qui signifie clairement que je viens de me faire avoir.

« Qu'est-ce que vous voulez ? »

Je me sens très bizarre, pâteux et nauséeux comme si … comme si on avait mis quelque chose dans mon verre. Je regarde le type derrière moi. Il n'a pas fait tomber ses clés sans raison. Je ferme les yeux, bon sang je viens de commettre une erreur de débutant. Je titube, j'ai l'impression que tout tourne autour de moi. Je les distingue mal et leur demande :

«Qu'est-ce que vous m'avez fait ? »

J'entrevois un sourire de satisfaction et je sens qu'on me tiens par derrière avant de sentir le premier coup de poing. Je suis incapable de me défendre dans cet état et l'un d'eux me dit :

«Tu voulais planer, c'est ce que tu nous as dis eh bien tu va voir ce que c'est vraiment, on vient te faire une petite piqûre de rappel. »

Il me frappe à nouveau, l'autre me tiens bien que ça soit inutile, je n'arrive même plus à marcher droit. Je sens son poing encore quelques fois. Je fais la seul chose que j'arrive à faire et je lui crache dessus ce qui a le don de l'énerver encore plus. Il s'avance vers moi et je sens ses doigts se refermer sur ma gorge.

«Tu as un mois pour nous donner l'argent, un mois Baltes, grave le bien dans ta petite tête, la prochaine fois ça ne sera plus un avertissement. C'est bien compris ? »

Je fais oui de la tête, du moins comme je le peux, parce que j'ai du mal à respirer et que je vais exploser s'il ne dé-serre pas ses mains. Il fini par le faire et je sens la lame d'un couteau me taillader la joue. Il me lâche et je les entends ricaner en s'éloigner. Il n'y avait personne dans la ruelle, je ne sais pas à combien de mètres est la station de métro la plus proche. Je ne sais même pas si je serais capable d'y aller à pied. Je marche lentement, reprenant mon souffle un peu, mais je ne sais pas ce qu'ils ont mis dans mon verre, mais quoi que se soit ça me fait tourner la tête, tout tremble, j'ai du mal à voir un mètre devant moi et forcément je me prends les pieds dans quelque chose avant de m'effondrer de tout mon long sur le pavé. Il y a bien quelqu'un qui me trouvera ici non ? J'arrive à sortir mon téléphone de ma poche et j'appuie sur le premier numéro qui s'affiche sur mon répertoire et il se trouve que c'est Alistaire et une fois qu'il décroche j'arrive à dire :

«J'ai un … je suis … près du … de l'autre soir»

J'ai du mal à parler je n'arrive même pas à dire tous les mots dans mes phrases, j'ai du mal à respirer et à bouger. J'essaie de ramper vers la lumière du trottoir pour qu'on me voit mieux, mais ça me semble compliqué. Je n'ai jamais eu aussi mal, mais je sais qu'il va venir m'aider, parce que je sais qu'il ne me laisserait pas tomber, même si je mériterais qu'il ne vienne pas.
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() message posté Mer 13 Juin 2018 - 8:59 par Alistair H. Pratt
C’est à croire que Wilde s’insinuait de plus en plus en lui. C’en était presque effrayant parfois. Ce devait être l’épuisement et les longues nuits à composer pour se vider les tripes au petit matin. Mais quel était le nom de cette fille, déjà? En buvant une gorgée de cet horrible cocktail à la mode, il grimaça. Selon la recette sur le menu, il devait y avoir du whisky, là- dedans. Il n’en décelait pas le goût. Peine perdue, il ne se souvenait pas de son prénom. Tout ce qu’il savait, c’est qu’elle était latina. Gomez… ou Gonsalez? La meilleure de la classe. Et de loin la plus jolie. Maria? Nina? Veronica? Il l’avait appelée pour qu’elle lui donne gentiment un compte-rendu du dernier cours de législation des droits maritaux. Il lui fallait absolument un A sinon, son père l’écorcherait vif. Pratt & Pratt florissait des questions de législation des droits maritaux. Il n’était pas tout à fait prêt encore à se mettre son père à dos. Pas tout à fait.… Et avec les humeurs de son mentor, il fallait choisir. Les cours ou la musique? Alistair avait choisit la musique.

Nina, mettons… Enfin, la fille, quoi… Elle avait accepté… à condition qu’il accepte de lui payer un verre ou deux. Ou trois. Et avec les regards aguicheurs qu’elle lui lançait, par dessus son verre, ce n’était pas seulement pour un peu d’alcool qu’elle avait accepté de lui dicter en long et en large la matière à examen, un vendredi soir. Alistair se demandait s’il arriverait à faire quoi que ce soit, avec elle. Elle était sublime mais… Mais la répulsion qu’il ressentait au moindre contact physique était trop forte. Beaucoup trop forte.  Ils avaient commencé dans un café, proche de chez elle, dans Storeditch. La matière assimilée avec brio, elle l’avait trainé au Cargo, un bar branché qu’elle fréquentait tous les weekends.

Pour meubler la conversation, elle avait commencé à lui parler des gens qu’elle admirait… Et son grand-père à lui était entré dans la conversation, comme par hasard. Alors qu’il débattait sur comment expliquer poliment à la fille qu’il fallait absolument qu’elle change de sujet si elle voulait vaguement en arriver à un PG-13 et pas plus en échange de ses notes de cours, son téléphone vibra. Soulagé de l’interruption, le jeune homme leva un doigt pour signaler l’appel. Un numéro qu’il ne connaissait pas et qu’il louangeait presque déjà. Il quitta la table sous prétexte que la musique était trop forte pour entendre ce que l’autre disait, à l’autre bout de la ligne et sortit dehors, sa veste sur le dos, dans le but moins avoué de se fumer une clope.

La voix… bon dieu… la voix… Baltes?! Mais c’était Baltes?! Mais comment avait-il eu son numéro, lui?!

Et puis, au ton désespéré et inarticulé de l’autre, Alistair compris. Il compris dans les vagissements de Derek que le grand rouquin qu’il n’était plus maître de lui. Sans réfléchir à Nina ou peu importe le prénom que la pauvre fille portait, il héla un taxi en direction du White Swan et du Ibis budget London Whitechapel.

Il longea les ruelles, en proie à la panique la plus complète. Dans quel état était-il, lui? Des poignets en sang comme le clochard qu’il avait trouvé non loin du maudit hôtel, quelques semaines plus tôt? Il dû s’arrêter pour reprendre son souffle. L’évènement lui cuisait l’esprit. Le sang. Tout ce sang. Et l’écharde de verre dans sa main… Au bout d’une heure à quadriller les ruelles et à l’appeler au téléphone, comme un fou, il finit par apercevoir le corps du rouquin, mou comme un pantin et incapable d’articuler quoi que ce soit. Un putain de pantin. Alistair dut se ressaisir. Une. Deux et même trois fois. Baltes avait-il encore son pantalon? On semblait l’avoir drogué, sauvagement tabassé et lui avoir éclaté la joue. Il se recrovilla à côté du corps inerte, incapable de respirer, tenta de réfléchir et composa, à son tour le numéro de la seule personne qu’il connaissait apte à l’aider, en pareille situation.


***

Ce fut probablement le picotement du désinfectant sur sa joue qui réveilla Derek. Ou peut-être la nausée. Le lit sur lequel il reposait était douillet. L’édredon, en plumes d’oies authentiques. Le soleil était levé depuis longtemps. Une très belle femme, peut-être dans la fin trentaine, le détaillait, avec un sourire bienveillant aux lèvres. Ses beaux cheveux noirs étaient clairsemés de gris et ses yeux souriaient, au travers de ses pattes d’oie.

«Hey…! Bonjour Derek! Je suis le Docteur Taylor. Claire, si tu le veux bien. Tu es en sécurité, d’accord? Je te l’assure. On est chez ton ami. Alistair? Ali, peut-être? Tu l’as appelé, hier soir, n’est-ce pas? Est-ce que tu t’en souviens? Il était…très inquiet. Je l’ai envoyé chercher ton chien, à ton appartement, il y a une heure. On l’a trouvé avec tes cartes d’identité et ton adresse, dans ton portefeuille. Elvis…. C’est le nom de ton chien, c’est ça? Il va arriver bientôt, ce ne sera pas long. Avec Ali. Tu as quelques bonnes ecchymoses, et une côte bien foulée. Et... et tu risques d'avoir des nausées, des étourdissements, des maux de têtes et des vomissements d'ici... mettons ce soir. On t'a drogué, tu comprends? Ça dure maximum 24h. Ça va passer, je te le promets. Disons que je vais t'écrire un billet pour un bon deux semaines sans trop d'excercices, okay? Est-ce que… est-ce que tu as mal ailleurs?»

La femme poussa un petit soupir, en regardant son patient improvisé avec la plus grande compassion. L’appel à minuit l’avait brutalement réveillée et la voix paniquée d’un de ses patients l’avait alarmée. Un corps drogué et battu trouvé dans une ruelle. Un autre cas de GHB. Et une ancienne victime, qui n’avait rien réglé encore de son trauma, en proie à la psychose à côté. Les hôpitaux ne feraient pas grand chose, Claire le savait. Alors elle avait accepté qu’Ali les conduit chez lui, malgré les grands cris du garde de l’immeuble. Et elle avait envoyé le gosse de riche en expédition au petit matin. Parce que ça lui changerait les idées. Parce que le Docteur Taylor avait comprit que c’était trop demandé à Alistair d’observer la victime qu’il avait sans doute été. Elle l’avait vu dans ses yeux. Elle avait sorti le portefeuille, d’un geste expérimenté et lui avait écrit l’adresse sur un bout de papier. Elvis. Elvis dont Alistair parlait pour tenter de cacher sa terreur et ses flashbacks. Elvis que l’autre marmonnait. Elvis et de la pâtée pour chien. Telle avait été la mission d’Alistair. Elle entendit la porte d’entrée de l’appartement s’ouvrir et se fermer, au loin et le cliquetis des griffes d’un gros chien effleurer le plancher un peu trop vernis de l'appartement. Elle l'ignora.

« C’est… c’est important que tu me dises si tu as mal… ailleurs… tu comprends?
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() message posté Mer 13 Juin 2018 - 22:17 par Derek A. Baltes
Je ne me rappelle de rien après être tombé. Je ne me rappelle même pas d'avoir appelé Alistaire. Je lui avais piqué son numéro l'autre soir pendant qu'il n'était pas bien et qu'il angoissait, j'en avais profité pour m'envoyer un texto avec son téléphone et j'avais supprimé le message ensuite. Je m'étais dis que je pourrais avoir envie de le rappeler. J'ai bien fait. Je ne sais pas qui d'autre j'aurais appelé. Je ne connais pas grand monde, à part Sharona et Josh mais je me voyais mal les appeler, c'est différent avec Alistaire je ne doutais pas qu'il viendrait parce que je sais qu'il craquait sur moi à une époque même si j'ai été odieux avec lui. C'est moi aujourd'hui qui ai besoin de son aide.

Je me réveille dans un canapé bien moelleux et un appartement grandiose qui n'est sûrement pas le mieux. C'est la voix rassurante d'une femme qui me fait revenir à la réalité ainsi que les douleurs dans tout mon corps. Je me sens encore pâteux et j'ai voulu me relever trop vite j'ai la nausée. Elle me parle d'Alistaire et je comprends qu'on est chez lui. Je fronce les sourcils, je ne me rappel même pas de l'avoir appelé et je fais non de la tête quand elle me demande si je me souviens. Je ne peux pas rester là, pas chez lui, je ne suis pas à ma place, c'est bien trop luxueux, bien trop chic. Ce n'est pas pour moi. Je ne vais pas l'embêter plus mais je suis incapable de me relever. Dès que j'essaie la tête de me tourne sans compter que j'ai envie de refermer les yeux et de dormir. Elle me parle de mon chien et je saisi la moitié de ce qu'elle dit. Je ne suis pas encore dans mon état normal. Elle me demande de lui dire si j'ai mal ailleurs mais j'ai encore du mal à m'exprimer et le seul truc que j'arrive à lui dire c'est :

« Oui, partout. »

C'est comme si tout mon corps était meurtris. Ils ont bien préparé leur coups ces enfoirés. J'entends Elvis qui gratte à la porte, mais je suis tellement épuisé que je ne le vois même pas venir vers moi. Je me suis déjà rendormi n'étant pas capable de rester éveillé plus longtemps. On m'a déchargé de toute mon énergie alors je reste là dans se canapé douillet un bon moment, sans me rendre compte que mon chien viens me lécher la main et se pose tout prêt de moi ne me quittant pas des yeux. Il boufferait le premier qui approcherait d'un peu trop près. S'il avait été là il m'aurait défendu je le sais, tout comme je l'aurais protégé aussi.

Ce n'est que quelques heures plus tard que j'ouvre de nouveau les yeux, me sentant encore un peu étourdis et pas très et encore épuisé, mais bien moins qu'à mon premier réveil. Elvis est à côté du canapé, il guette et il aboie quand il me voit bouger. Je le laisse venir à moi et le caresse essayant de me souvenir de ce qu'il s'est passé et de ce que je fais ici. La femme à l'air de ne plus être là et je ne sais pas si Alistaire dort ou si il est parti faire un tour. La nuit est tombée, je vois la vue imprenable à travers les fenêtres de son appartement. Je suis jaloux de toute ce luxe, je donnerai tout pour avoir ce qu'il a. Je me lève avec précaution sachant que je risque d'avoir encore la nausée et je me dégourdi les jambes suivi de très près par mon berger allemand. Je me lève vers la fenêtre pour admirer le panorama, je n'ai jamais vu Londres d'aussi haut, le plus haut étage que j'ai fais c'est le rez de chaussé … et je me retourne quand je sens une présence derrière moi. Alistaire …

« Merci d'avoir été le chercher. Je devrais rentrer maintenant … »

Je devrais, mais je n'en ai pas spécialement envie, je ne vois pas comment je pourrais vouloir partir de cet endroit, sans compter qu'il est là lui aussi et que sa présence me rend plus nerveux que d'ordinaire, mais parce que je sais qu'il y a quelque chose de différent. Je le désire toujours, même après tout ce qu'il m'a dit, peut-être pas maintenant vu mon état, mais je sais que les choses ont changés et je n'ai pas envie de partir.
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() message posté Jeu 14 Juin 2018 - 2:38 par Alistair H. Pratt
« Il s’est endormi. Ça devrait aller.»

Le docteur Taylor referma doucement la porte de la chambre derrière et se dirigea vers les deux sofas du salon et s’assit doucement aux côtés du jeune homme, recroquevillé sur lui-même. La femme marqua un moment de silence en observant le cendrier qui commençait à déborder et la bouteille de scotch qu’on venait à peine d’ouvrir sur la table basse. Elle sourit tristement. Ce n’était pas le moment de faire des sermons.

« Ça devrait aller. Je pense qu’on l’a surtout drogué pour … mieux le tabasser. C’est tout. C’est vraiment tout. Je sais ce que tu t’imagines mais… Il n’y a pas d’autre chose, d’accord? Il va lui falloir un peu de repos pendant un ou deux jours, au moins. Essaie de sortir le chien de temps en temps, veux-tu? Ça vous fera du bien à tout les trois. Toujours un peu de nausée lorsque tu prends tes médicaments, hein? Ça passera. »

Elle sourit, ramassa son grand sac et se dirigea vers la porte avant de se retourner.

« Tu sais Ali, je crois vraiment que tu devrais donner une dernière chance au groupe que je t’ai suggéré… Je sais que ce n’est pas facile, je le sais mais… mais je pense vraiment que ça pourrait t’aider. Vraiment. Tu n’es pas tout seul. N’oublie pas qu’on a rendez-vous dans une semaine et demie pour tes prises de sang. »

Et le docteur Taylor sortit de l’appartement.

Probablement qu’il s’était endormi aussi. Le chien vint gémir à une ou deux fois près du canapé où il s’était vautré pour dormir, après une nuit trop forte en émotion. Il se leva de peine et de misère et sortit de l’immeuble, sous le regard glacial de Ricardo, qui lui avait pourtant beuglé que les chiens étaient interdits dans l’immeuble, pour que la bête ait faire sagement ses besoins. Puis Elvis était retourné tout aussi docilement à son poste, au pied du lit. Alistair n’osait même pas entrer dans sa propre chambre, de peur de se faire dévorer.

Il devait être 21h et quelques lorsqu’il entendit du bruit dans la chambre et le chien aboyer. Le film Citizen Kane jouait en sourdine, sur l’écran du projecteur. Alistair avait toujours adoré ce film en noir et blanc. Le chef d’œuvre d’Orson Welles continuait de l’émouvoir, encore et encore, même s’il l’avait vu des milliers de fois. Rosebud, hein? Assis sur le canapé près de la fenêtre, un verre de scotch à la main, il feuilletait distraitement cette foutue thèse qu’il avait téléchargé, sur le minimalisme et la musique de Jack Thatcher. Un vrai somnifère. Mais il fallait admettre type avait vraiment des idées de génie. Des idées que le jeune pianiste pourrait très bien faire valoir dans ses propres compositions. L’importance du silence pour faire valoir la moindre note. Voilà ce qui l’allumait. Le reste n’était que du pur charabia d’académicien qui voulait remplir ses pages de mots de trois kilomètres de long. Il essuya ses lunettes, qu'il ne portait que pour étudier et les remis sur son nez aquilin.

Il vit Baltes se diriger en zombie à la fenêtre du salon et regarder au travers des larges fenêtres en voutes comme s’il était au sommet du London Eye. Non mais comment pouvait-on être aussi en extase d’un quatrième étage? Il pensa à Wilde et à sa tour d’ivoire. L’immeuble vieillot qu’Alistair occupait n’avait rien à voir avec le luxe mégalomaniaque qu’il avait maintes fois vu de ses propres yeux. C’était un immeuble tout con, mal insonorisé, avec de vieilles choses dedans. D’accord, de jolies choses un peu étrusques qui le réconfortaient. Mais on était loin de ces immeubles ultras modernes qui proliféraient à Londres…


« Merci d'avoir été le chercher. Je devrais rentrer maintenant … »

Alistair faillit éclater de rire. Non mais il s’était vu? Il tenait à peine debout. Il devait encore être un peu dans les limbes, s’il se fiait à sa propre expérience… Seul le cliquetis des glaçons dans son verre trahit le tremblement de sa main.

« Ah maaaais ouaaaaaaais, Baltes, toooooootalement. Je suppose que t’as le même comité d’accueil qui t’a fait la grande fête hier et qui veut remettre ça à l’entrée de ton appart ce soir ou demain? La prochaine fois, avertis-moi d’avance et envoie-moi au moins un carton d’invitation, bon dieu. Comme ça, j’organiserai mieux mes rencards. Parce que sérieux, tu n’as jamais eu une latina complètement en furie au téléphone, toi, hein? »

Finalement son nom était Veronica. Il l’avait appris à ses dépend à 9h du matin. Il avait tenté de lui expliquer la situation, sans grand succès. Une autre ennemie de plus. Il secoua la tête et prit une gorgée d’alcool. Il se foutait bien de ce que Derek pouvait penser de sa consommation, en ce moment. Il en avait besoin. Besoin pour garder les fantômes en distance et de gérer le tumulte d’émotions qui grandissait en lui. Angoisse, inquiétude, soulagement, frustration, honte, colère, désir inavoué. C’était un peu trop pour sa pauvre tête. Après tout, il avait planté Derek là, dans cette odieuse chambre d'hôtel. Ne s'était-il pas arrangé pour le repousser? Pourquoi l'avait-il rappelé, hein? Il soupira et se cacha le visage dans les mains. Il ne voulait pas qu'il parte. Enfin, pas vraiment.

« De toute façon, tu restes au lit jusqu’à Mardi. Point. C’est le docteur qui le dit. Et c’est le meilleur que je connaisse, anyways. Elle veut d’ailleurs que tu passe à la clinique, quand tu iras mieux...tu sais… histoire de s’assurer que tout va bien. Sa carte est sur la table basse, dans le lobby. C’est pas comme s’il manquait de canapés ici pour que je ne puisse pas roupiller en paix, pendant que tu occupes le lit. »

Il reposa son verre sur la table d’un geste sec, repoussa ses foutues lunettes davantage sur son nez et darda ses yeux verts dans ceux de Derek, implacable.

« Maintenant, tu vas me dire exactement ce qui s’est passé et de quoi tu te souviens. T’as pas… t’as pas l’impression qu’on a … abusé de toi. T'as pas... l'impression d'avoir été baisé, hein? Au sens littéral? »
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() message posté Lun 18 Juin 2018 - 21:33 par Derek A. Baltes
Je continue de regarder dehors. Je ne suis jamais monté aussi haut dans un immeuble, généralement j'ai plus fait les sous-sol ou le rez-de chaussé et la plupart du temps c'était pour moi que dix mètres carré alors forcément ça me semble immense chez lui. Évidement quand je lui dis que je vais rentrer chez moi il n'est pas d'accord. Je croise les bras, sans le regarder, il pourrait avoir raison, mais je me souviens de ce qu'ils ont dit avant d'avoir un black out total. Je fais non de la tête et lui réponds :

«Non. Ils ne reviendront pas avant un mois. C'est le délai qu'ils m'ont donné pour ... »

Je me tais et je serre les dents, pour régler mes dettes, mais je ne veux pas lui dire ça, pourtant je sais qu'il se pose des questions et il ne tarde pas à vouloir savoir ce qu'il s'est passé. Je l'écoute me dire que je dois rester au lit jusque mardi, ce qui est totalement impossible. Je fais non de la tête et me tourne vers lui :

« Non, tu es dingue, je ne peux pas. Je bosse. Je vais dire quoi à Marlon et Sharona ? Je ne peux pas les laisser en plan. Il va me virer si je n'ai pas une bonne excuse ... »

Je suis sur que non. Je commence à connaître Marlon, il ne m'a rien dit quand j'ai fait la rencontre de ma mère. Il ne me dira pas grand chose là non plus et voudra que j'aille bien. C'est un type bien et ils sont plusieurs au dîner à tourner, ils peuvent se passer de moi je le sais, mais je ne veux pas. J'ai une dette à payer mais même les heures supplémentaires que je ferais ne la régleront pas. Je devrais peut-être songer à disparaître, à quitter le pays, mais pour aller où ? Je ne sais pas ce que je ferais, ni où j'irai.

« Je ne peux pas rester Al, tu le sais aussi bien que moi. On est pas compatible tous les deux, on va se taper dessus et je ne veux pas t'imposer ma présence et je n'irai pas à la clinique … Je déteste les hôpitaux. »

Et surtout je n'ai pas de quoi payer, déjà que je dois de l'argent à ces types … je ne vais pas non plus accumuler d'autres charges. Je soupire je ne sais pas comment je vais m'en sortir. Je le regarde d'un drole d'air quand il me demande ce qu'il s'est passé et si je n'ai pas l'impression qu'on a abusé de moi. Je fais non de la tête et lui réponds :

« Non, ils m'ont juste mis une bonne raclé, c'est tout. Ils savaient que je me défendrais. Ils m'ont dit qu'ils voulaient être sur que je ne puisse pas le faire. »

Je serre les dent, ma fierté en a pris un coup. Je lève ma main et touche la balafre qu'ils m'ont fait sur la joue, j'ai bien senti la pointe de la lame. Je vais avoir une belle cicatrice, enfin belle ce n'est pas vraiment le terme que j’emploierais et ce qui m'inquiète c'est plutôt ce qu'ils m'ont dit après, que ce n'était qu'un avertissement. Si je ne réunis pas leur argent, je suis foutu.

« Je sais que c'est ridicule de te demander ça, mais … j'ai besoin de cinq milles livres … »

L'idée viens de me traverser l'esprit, je sais que lui me laissera le temps de lui rembourser et d'ailleurs je lui dis :

« Je te le rendrais jusqu'au dernier cents, ils m'ont laissés un mois avant de revenir. Je n'aurais jamais le temps de tout réunir. J'ai à peine un quart de cette somme … »

Je déteste demander de l'aide, mais je n'ai pas le choix. Je m'en veux de lui demander ça, je m'en veux de l'avoir appelé aussi.
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() message posté Hier à 19:59 par Alistair H. Pratt
« 5000 livres?! Mais c’est le double de mon allocation mensuelle, ça! Tu me prends pour qui?! Pour Barclays, pour la HSBC? Parce que tu crois que c que tu vois ici, ça m’appartient?! Hein, tu crois ça?! »

Alistair s’était levé et dévisageait son invité de fortune, en tentant de masquer le léger tremblement qui avait commencé à le secouer. Le film continuait à jouer en sourdine mais il ne l’écoutait plus, trop absorbé par les pensées qui se heurtaient dans sa tête. Et si tout ça, l’appel, la petite balafre, les coups n’avaient été qu’une grotesque farce pour lui soutirer de l’argent? Et si Derek s’était vanté de connaitre un gosse de riche et avait organisé tout ça juste pour lui soutirer du fric? Alistair eut la nausée. Il envoya son verre de whisky s’éclater sur la cheminée d’un geste rageur. Le berger allemand se mit à grogner mais Alistair n’en avait cure.

« Tu peux m’expliquer pourquoi tu dois 5000 livres à des brutes, juste… soudainement comme ça, hein? Tu vas me dire quoi, que c’est pour de l’herbe encore, c’est ça? Et quand je t’aurai donné le 5000, tu vas revenir pour 10 000? Pour 20 000 en jouant un peu du violon et en te présentant avec une entorse à la cheville? Et tu comptais me rembourser comment, Baltes? En nature, comme ta Gigi? Parce que tu crois que parce que j’ai le sida, j’ai besoin de payer pour baiser, c’est ça? C’est ça, hein? T’es pas venu au Viper quand je t’y ai invité. T’aurais peut-être pu voir toutes ces minettes qui n’attendaient que ça, que je les baise. C’est pour mon fric que tu m’as fait revivre toutes ses saletés là?! Qui t’a dit, pour le GHB? Qui t’as dit ce qu’on m’a fait, hein?»

Il s’arrêta pour souffler et leva la main d’un geste courroucé pour signifier qu’il ne pouvait plus rien entendre. Il prit une veste qui trainait sur le canapé et se dirigea lourdement vers le lobby, en ramassant ses clés sur la table ronde avant de pointer sa chambre d’un air menaçant en détachant chaque syllabes.

« Je vais prendre l’air et de me calmer. Ça pue ici. Et à ta place, j’irai me pieuter dans ce putain de lit, comme le Docteur Taylor a dit. Et si tu pars de cette foutue piaule avant que je revienne, j’appelle les flics en leur disant que tu m’as piqué l’argenterie. Ou peut-être que je me cognerai le front sur le bord de la cheminée en prétextant que c’est toi? Ça semble bien marcher, cette technique. Oublies pas que j’ai eu ton dossier entre les mains, il y a deux ans. »

Et Alistair sorti de l’appartement en refermant la porte derrière lui.

Cela lui prit un bon quinze minutes, adossé dans la ruelle adjacente de son immeuble, le regard rivé sur les escaliers de secours pour se calmer et repenser à la scène. Il refit défiler la scène dans sa tête. Lorsqu’il avait été stagiaire, dans cette putain de clinique juridique à la con, on lui avait expliqué comment fonctionnaient un peu la rue. Avec ces rapaces qui promettaient un logis, de la bouffe en échange d’une dette. Dieu qu’il avait été con. Comme d’habitude.

Qu’est-ce que ça lui foutait, maintenant, de jeter 5000 livres par la fenêtre? Son père chialerait, le menacerait comme toujours de lui couper temporairement les vivres. Et il le ferait sans doute, pour une semaine ou deux. Mais les menaces ne valaient plus rien, maintenant. Plus rien du tout. La réception à Aberdeen avait été repoussée au mois de juillet. Après, Alistair serait à la rue pour de bon. Et la tuberculose ou une pneumonie à la con finirait par l'emporter, lui et son système immunitaire ravagé par le virus.

Une autre heure et demie passa, avec la banque à l’autre bout de la ligne pour essayer de convaincre cette damnée agente du service à la clientèle ainsi que deux ou trois de ses supérieurs que c’était son compte d’épargne à lui, avec son argent à lui, qu’il soit officiellement engagé chez Pratt & Pratt ou non et que les raisons ne les regardaient pas. Ce n’était que 6000 livres après tout. Une goutte d’eau dans la fortune familiale. Et que le transfert devait se faire immédiatement et que ne pouvait pas attendre à Lundi, non.

Il erra un peu dans le Chinatown, tout près, avec l’enveloppe sous la veste et ramassa des plats à emporter pour deux et une médiocre bouteille de rouge avant de se diriger à pas lents chez lui. Tant pis si Baltes ne digérait pas qu’il boive de l’alcool. Il en avait besoin.

Il fit tomber ses clés de façon bien sonore sur la table basse du lobby et ignora les aboiements du chien à son égard. Oh, il avait été certain que son petit chantage avait fonctionné. Il se rappelait bien du casier judiciaire de Derek. Il déposa plus doucement l’enveloppe sur le grand bureau d’acajou, dans l’espace qui lui servait de bibliothèque et retourna s’assoir sur un des canapé, la tête baissée pour éviter le regard cuisant de Baltes. Il déposa les cartons de chinois sur la table basse, ouvrit le sachet de baguette et prit une boite graisseuse au hasard et engouffra un première bouchée qu’il mastiqua d’un air absent avant d’ouvrir le bouchon de la bouteille et d’en prendre une gorgée, à même le goulot. Puis, il se leva subitement avec son carton et sa bouteille et s'installa au piano, dos à la la pièce et se mit à jouer quelques notes avant de s'arrêter.

« Ton pognon est dans la bibliothèque, sur le bureau. À ta place, je n’attendrais pas un mois. Ces connards sont bien capable de t’inventer encore des intérêts qui n’existent pas. »

Puis il repris sa pièce comme si rien d'autre au monde n'avait existé.

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() message posté Hier à 22:30 par Derek A. Baltes
Je ne m'attendais pas à ce qu'il crie autant. J'ai l'impression d'être un gosse pris en flagrant délit. Sérieusement à quoi je m'attendais ? J'ai encore fais un mauvais choix, mais je pensais pour le coup qu'il n'irait pas jusqu'à me gueuler dessus. Je serre les dents encaissant tout ce qu'il me dit. S'il savait que j'ai fait pire que ce que je lui ai avoué tout à l'heure … je pense qu'il me ficherait à la porte et il ferait sans doute mieux de le faire. Je n'ai jamais dit que j'étais un type bien. J'attire les problèmes, où je les crées tout seul. L'un ou l'autre de toute manière c'est pareil. Je hausse les sourcils incrédule mais comprenant qu'il puisse penser que je veuille profité de lui, pour une fois que ce n'est pas ça et je ne comprends rien à ce qu'il me raconte.

« De quoi tu me parles, je ne sais pas ce qu'on t'a fait mais c'est évident que ça te rends complètement dingue ! Tu devrais te faire soigner, tu crains et ne t'en fais pas tu n'aura pas besoin de me dénoncer, je me tire.»

Sauf qu'il ne m'a pas vraiment laissé filé et il a refermé la porte derrière lui. J'entends les clés qu'il tourne dans la serrure, fait chier putain. Je tambourine en vain contre la porte et je me laisse glisser lentement contre la porte. Quel con, mais quel con je suis. Ils auraient du me tuer tout de suite, au moins j'aurais été tranquille. Je secoue la tête chassant les idées noires qui me traverses l'esprit, ça ne résoudrait rien et j'ai bien envie de me prendre un verre, mais je ne sais pas où il range son alcool alors je sais ce qu'il me reste à faire. Je sors le dernier joint qu'il me reste d'hier, je serais à cours mais tant pis, ça va me détendre et j'en ai bien besoin. Je me fiche qu'il me fasse la morale après. Je l'entends me redire qu'il a vu mon cassier judiciaire, évidement qu'il l'a vu, il se serait gêné, vol et bagarre, ce n'est pas difficile pour lui de me faire chanter, même si je n'en ai plus rien à faire. Heureusement qu'il ignore mes dernières accusations, trafic de stupéfiants, je ne pense pas qu'il serait ravi de savoir que ça s'ajoute au reste, même si je n'y étais pour rien et que j'étais là au mauvais endroit au mauvais moment. Je fume en attendant qu'il revienne et m'assois dans un des canapés. Je m'endors presque quand j'entends la porte. J'ai très envie de le cogner, de lui en coller une, mais je me retiens. J'ai envie de lui dire à quel point il est con. Tout comme je le suis. Je hausse un sourcil quand il me dit que l'argent est dans la bibliothèque … j'ai du mal à croire qu'il ai réellement fait ça.

« Quoi? Tu es vraiment louche toi. Tu me gueule dessus comme un putois et finalement tu acceptes quand même de m'aider ? Pourquoi ?»

Je le regarde sans comprendre, même si une part de moi me dit que c'est pour les même raisons qui nous ont poussé à nous embrasser l'autre soir.

«Je suis désolé d'avoir dit que tu étais dingue. Je ne le pensais pas. J'étais en colère et j'avais envie de te cogner, mais tu n'as pas été tendre non plus. Je ne suis pas un prostitué … pas vraiment … et je te rembourserais pas en nature. Je travail maintenant … je rembourserais, même si ça risque de prendre plusieurs mois. Je trouverais un autre job … je n'ai pas de mauvaises intentions, j'essaie juste de m'en sortir et … ces types là m'en veulent parce que je me suis tiré avec une parti de leur marchandise. Je suis un voleur tu l'as dis toi même, eux aussi mais ils volaient de la marchandise de luxe et j'en ai piqué quelques un, mais je me suis fait prendre et je les ai balancé c'était un accord avec le juge. Je n'ai pas été en taule à condition que je trouve un travail et que je me fasse suivre par un psy. »

Je dégluti, pas très fier de ce que j'ai fait, c'était juste après que je l'ai recroisé, il n'avait sans doute pas eu le temps de lire ça dans le dossier, et encore moins ce qu'il s'est passé il y a quelques mois, mais pour le coup je n'y suis absolument pour un.
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