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Real lies, or how to have a typical sunday lunch [Milian#3]

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() message posté Lun 9 Juil - 16:35 par Mila P. Dos Santos
Il y a beaucoup d’action que l’on fait qui ont des répercutions. On rend des services à certaines personnes et elles nous demandent des services en échange. Ca ne marche pas toujours comme ça, parce que souvent on demande des services à des amis qui n’attendent rien en retour. Clairement je savais déjà qu’en demandant un service à Célian je devrais lui rendre la pareille tôt ou tard. Est-ce que ça me dérange vraiment ? A vrai dire non. Il a été plus que compréhensif avec moi lors de cette soirée de gala où finalement nous ne sommes pas restés plus d’une heure. Il a pris plutôt bien le fait que j’étais enceinte… Enfin en même temps je ne savais pas à quoi m’attendre. Pourquoi l’aurait-il mal pris ? Bonne question. Ce n’est pas comme si ça le regardait vraiment, alors pourquoi ça me stressait autant ? Je lui suis vraiment reconnaissante. D’être resté avec moi après aussi malgré son avion tôt le matin suivant. Je crois que ça faisait longtemps que je n’avais pas passé une soirée avec quelqu’un qui ne soit pas un membre de ma famille.

Voilà peut être pourquoi quand il m’a appelé pour me demander de l’accompagner chez sa mère je ne lui ai pas dit non. En soit, je lui en devais une, ça il me l’a suffisamment fait comprendre, hormis cela, si je peux me rendre utile ça me va aussi. Par contre je ne suis pas sûre d’avoir très bien compris le pourquoi du comment. Il m’a juste demandé de lui rendre la pareille, je l’ai fait passer pour mon mari, il veut me faire passer pour sa copine. Ok, jusque là noté. Mais j’ai compris dans sa voix au téléphone qu’il y avait plus que ça. Un malaise qu’il n’a pas détaillé. Je me suis dis qu’au cas où il ne s’en rappelait pas j’étais enceinte et que maintenant que je le veuille ou non, ça se voit. D’ailleurs j’ai dû demander le dress code pour l’occasion. Aller manger un dimanche midi chez les parents, chez moi je dirais qu’on s’habille correctement, mais je ne sais pas comment c’est chez ses parents à lui. Du moins chez sa mère. C’est étrange quand même comme situation, pendant les 3 ans où on se fréquentait moins que plus, je n’ai jamais entendu parler d’eux et maintenant que notre relation est platonique je me retrouve sous les feux de la rampe.
Me voilà donc à chercher quelle tenue sera la plus appropriée, et surtout dans quelle tenue j’arrive encore à rentrer. Au moins pour travailler je n’ai pas ce problème-là : la tenue est large et élastique bien que justement ça commence à peser sur mon ventre, je crois que je vais demander une taille en plus. J’opte pour une robe légère taille empire blanche à manche large de sorte à ce que mon ventre ne soit pas la seule chose que l’on remarque sur moi. J’abandonne les escarpins pour une paire de sandale plate blanche et le tour est joué. Un peu de maquillage pour parfaire le tout mais ça reste léger juste pour ne pas avoir l’air trop fatiguée.

Prenant mon sac, et vérifiant que tout est dedans je sors et me rend jusqu’à chez mon voisin d’en face pour aller taper à la porte. J’attends patiemment qu’il ouvre profitant des rayons du soleil. Je regarde chez moi en attendant. J’aime vraiment bien cette maison, mais il faudrait que je trouve quelqu’un pour s’occuper du jardin je crois que je n’en aurais jamais le courage. Finalement la porte s’ouvre, je me retourne en souriant. « Salut voisin, ça va ? » Mes humeurs sont vraiment changeantes, je ne sais pas pourquoi je suis tellement gaie d’un coup, peut être que c’est la pression qui me fait cet effet-là.  Je m’approche pour déposer un baiser sur sa joue, je suis bien loin de la fille au bout du rouleau de ces dernière semaines, pourtant entre temps j’ai appris que ce ne serait pas 1 mais 2 bébés qui étaient entrain de grandir en moi. Peut être que voir leur bouille même sur un projecteur, et d’entendre leur cœur battre m’a mis du baume sur le miens. J’ai gardé les clichés sur mon téléphone que j’avais pris en photo pour ma mère à la base. Je me suis rendue compte que les gens aimaient bien les voir même si moi je ne comprends pas trop pourquoi.
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() message posté Mer 11 Juil - 11:05 par Célian T. Atherthon
Le réveil qui le sort de son sommeil, le soleil qui passe au travers des persiennes et la tête lourde qui lui rappelle qu’il n’a presque pas dormi. Pourtant il n’a pas le choix, la grasse matinée c’est pas pour aujourd’hui. De retour de New-York dans la nuit, Célian s’est juste contenté de passer sous la douche et de se laisser tomber dans son lit. Les bagages pas défaits, cette maison toujours pas arrangée. Le confort est loin d’être optimal. Parfois, l’envie de réserver une chambre d’hôtel dans la ville de Londres pour son retour lui vient à l’esprit, mais ne serait-ce pas dépenser de l’argent pour rien alors qu’il a véritablement un pied à terre dans cette ville ? Une belle et grande maison vue de l’extérieur, et pourtant une fois qu’on entre à l’intérieur, cet endroit manque cruellement de confort, de vie ou de personnalité. Il s’était promis de faire appel à quelqu’un pour s’occuper de ça, comme il avait fait pour son appartement new-yorkais. Peut-être même que ça devrait être la prochaine mission de sa secrétaire. Ca commence à devenir urgent.

Deux jours avant, Célian avait répondu à un coup de fil de sa mère. Ordinairement, il n’aime pas tellement être dérangé par sa famille lorsqu’il se trouve en voyage d’affaires. Pourtant, il connait sa mère et elle n’est pas du genre à être un peu trop intrusive en connaissant le boulot prenant de son fils. Si elle appelle, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, sans doute est-ce la pensée qui l’a poussé à prendre cet appel. Finalement, il aurait peut-être mieux fait de ne pas le prendre. Dans un premier temps, elle lui a parlé d’une compagne qu’il ne lui aurait pas présenté, dont il n’aurait jamais parlé. Euh.. Quoi ? Pas sûr de tout comprendre, il s’était assis sur la première chaise à sa portée pour essayer de se concentrer sur ce que sa mère tentait de lui expliquer. Finalement, à force de réfléchir et de se remémorer, il comprit que la fille en question était Mila et que le seul endroit où on aurait pu les voir était à la soirée du travail de cette dernière. Cette soirée, il ne peut mal de l’oublier puisqu’il avait, en effet, joué le mari pas au courant que sa femme est enceinte. Pendant une dizaine de minutes au moins, Cécé a bien essayé de lui expliquer que ce n’était pas tout à fait ça, mais l’euphorie de sa mère semblait bien trop grande pour essayer d’écouter un traitre mot de ce que son fils tentait de lui dire. Quoi qu’il en soit, elle avait pratiquement exigé de la rencontrer dès son retour à Londres. Célian avait donc fait ce qu’il pensait être la meilleure solution pour cette entrevue : demander à Mila de changer les rôles. Après, il ne resterait plus qu’à lui dire une semaine ou deux plus tard que tout était terminé, et l’affaire était bouclée.

En attendant, Célian eut toutes les peines du monde pour sortir de son lit et se diriger enfin vers la salle de bain avec l’espoir qu’une bonne douche aurait un effet revigorant. Au final, c’est un peu le cas. On ne peut pas lui dire que ça ne lui a pas permis de se réveiller un peu, bien qu’il sent bien les heures de sommeil manquantes. En voyant l’heure, il se rend compte que Mila ne va pas tarder à arriver alors que lui n’est même pas encore tout à fait prêt. Il enfile un jeans noir et sans avoir le temps d’enfiler une chemise cintrée, il entend frapper, le forçant à descendre pour ouvrir. Pas besoin de se demander qui ça peut bien être : il n’attend personne si ce n’est Mila. De toute façon, il n’attend jamais personne puisque lui-même reste peu de temps dans cet endroit. Il s’empresse d’ouvrir et la laisse entrer en la saluant « Salut, ça va un peu à la bourre pour pas changer mais bon Et toi, la forme ? Entre, je finis de vais chercher mes chaussures ». La chemise il l’a déjà dans ses mains et l’enfile en grimpant les escaliers quatre à quatre puis redescends une ou deux minutes plus tard avec sa veste et ses chaussures. « C’est charmant chez moi non ? » demande-t-il avec beaucoup d’humour, se moquant lui-même de l’état peu chaleureux de sa maison. « C’est joli cette robe, ça te va bien » lui dit-il avec beaucoup de sincérité et un sourire tout aussi sincère.

Une fois prêt, Célian prend ses clés de voiture et abandonne sa maison en emmenant Mila avec lui. Dans la voiture, il devrait peut-être la briefer sur sa mère, mais que pouvait-il en dire ? Il n’avait pas tellement à s’en plaindre, elle restait une mère gentille et présente pour ses enfants, la preuve. « Ca va tu ne te sens pas trop stressée ? » Lorsqu’il se gare devant la maison de sa mère, ils ont à peine le temps de sortir de la voiture que sa mère est déjà dehors à les accueillir avec le sourire. Cécé embrasse sa mère puis se lance dans les présentations officielles : « Elizabeth ma maman, Mila ma …. Compagne » Un sourire à sa mère, presque mal à l’aise de cette présentation officieusement officielle, ou quelque chose comme ça. « Je suis ravie de vous rencontrer Mila, si vous saviez depuis le temps que j’attends ça ! Oh, mais vous êtes enceinte. Mais entrez ne restez pas là, j’ai préparé plein de petites choses sur la terrasse. » Célian un peu plus silencieux passe sa main sur la taille de Mila pour l’inviter à avancer et à suivre sa mère sur la terrasse. Une fois installés, Célian garde ses lunettes de soleil sur le nez, peut-être que ça aiderait à camoufler le mensonge lorsque sa mère pose l’ultime question « Pardonnez-moi d’être indiscrète mais, est-ce que Célian est… le père ? » Ce dernier croise le regard de sa mère avant de répondre à la négative. Madame Atherthon semble, elle, déçue de cette réponse. « Alors Mila, comment vous sentez-vous ? Vous savez déjà si ce sera une petite fille ou un petit garçon ? Vous êtes enceinte de combien de mois ? Et vous faites quoi dans la vie ? »
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() message posté Mer 11 Juil - 13:37 par Mila P. Dos Santos
Dans le miroir avant de partir je me tourne sous tous les angles. Ma prise de poids est phénoménale en ce moment, le médecin à dit que c’était normal parce qu’une grossesse gémellaire impliquait environ 500 g par semaine à partir du quatrième mois. L’angoisse totale. Je me suis fait au fait que finalement j’aurais des jumeaux. Qu’y puis-je de toute façon ? Il m’a fallu un peu de temps quand même j’étais un vrai zombie quand j’ai appris la nouvelle. Je trouve l’idée d’être mère célibataire d’un seul enfant compliqué, mais alors avec deux ? Pourtant je dois avouer que j’ai revu mon jugement quand je me suis retrouvée seule chez moi avec les images disposées sur mon lit de mes enfants qui grandissent en moi. C’est la première fois que je les voyais pour de vrai. Ca me semble un peu plus réel quoi que j’ai toujours l’impression d’être dans le corps d’une autre plus que dans le miens. J’ai été obligée d’informer ma mère, et aussi de dire à mon employeur qu’il y aurait des chances pour que mon congé parental démarre plus tôt que prévu.

C’est donc avec mes presque 8,5 kilos en plus que j’attends devant chez Célian. Je ne sais pas vraiment comment il compte faire passer la pilule à sa mère du fait que je sois enceinte. Mais soit. Cependant si il y a bien quelque chose qui me tire de ma réflexion c’est de le voir m’ouvrir la porte torse nu. C’est vrai que vu qu’il ne va pas partir comme ça, nous allons être définitivement en retard, mais moi ça me va aussi de pouvoir profiter de la vue pendant les quelques où il me fait entrer. Il disparait à l’étage, et pendant ce temps là je regarde autour de moi. C’est la première fois que j’entre à vrai dire jusque là il ne me l’avait pas proposé et je comprends pourquoi. Il y a des cartons partout, et aucune décoration. Les murs sont blancs… On dirait qu’il vient d’arriver alors que je sais que ça fait plusieurs mois qu’il est là. « Tu n’exagérais donc pas… » Je marque une pause et reporte mon attention sur lui. « Je comprends pourquoi tu es peu chez toi, ça ne donne pas envie. » A présent il a passé une chemise. C’est quelque chose que j’apprécie chez lui, quelque soit l’occasion il est bien habillé. « Merci, j’ai essayé de prendre une robe où ne voit pas trop mon ventre mais à ce stade je crois que je ne peux plus rien faire… » je pose ma main sur mon ventre, comme réponse j’ai le droit à un léger mouvement là-dedans. « Ta mère sait que je suis enceinte ? » Je ne voudrais pas que la pauvre femme s’imagine bientôt grand-mère, ou qu’on ait tenté de lui dissimuler quoi que se soit.

Nous sommes finalement en route. Je souris à Célian. « Non ça va. Je me suis dit que si jamais elle posait des questions sur… Nous … Je lui dirais qu’on s’est rencontré il y a plusieurs années à New York c’est pour ça qu’on se connait bien. Après on a fait notre vie chacun de notre côté, et on s’est rendu compte par hasard que nous habitions l’un en face de l’autre quand j’ai emménagé, et nous voilà aujourd’hui. C’est bien non ? » Finalement c’est la petite histoire de notre relation, bien que la fin soit fausse. Après si elle pose des questions sur le père des jumeaux je dirais qu’il est mort avant que je ne sache que j’étais enceinte, et dans ma tête c’est aussi ce qu’il s’est passé.
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nous sommes arrivés. Ok, là j’ai la boule au ventre… Ou peut être que j’ai juste faim ? Ca m’arrive tout le temps en ce moment. Je passerai ma vie à manger, et à ne rien faire aussi, mais hélas je ne peux rien faire des deux. Je peux dire que rester debout toute une journée comme à me peser. D’ailleurs on ne me met pas sur des lourdes chirurgies pour l’instant je fais plus de la consultation, du suivi de patient où j’ai le droit de rester assise. Je ne sais pas si c’est nécessaire mais c’est comme ça. Le moment des présentations a donc sonné. Je rencontre Elizabeth mère de Célian qui me fait un sourire chaleureux que je lui rends. Elle me fait directement l’impression d’une personne vraiment sympathique et chaleureuse. « Enchantée. » J’ai l’habitude des mamans qui ne font que parler, ma mère est du même genre. A vrai dire si je la connaissais mieux peut être que je serais comme ça moi aussi, là je suis plus réservée, il faut dire que la réflexion qu’elle me fait sur le fait que je suis enceinte me bloque un peu. J’attends la question pour savoir qui est le père… J’ai pas envie d’y répondre mais je sais que je n’aurais pas le choix. Je ne rajoute rien et je suis entraînée par les deux Atherthon vers la terrasse ombragée. Nous nous installons. Sur le chemin je suis ravie de constater que contrairement à la maison de Célian celle de sa mère semble abriter quelqu’un de vivant. Avant de répondre à Elizabeth je laisse son fils lui répondre par la négative. Elle semble déçue, non elle n’est pas sur le point d’être grand-mère… Je décide de ne pas insister sur le sujet tant qu’elle ne me demande rien. « Bien merci, à Londres il ne fait pas trop chaud finalement je suis bien contente de passer ma grossesse ici. » Contente de passer ma grossesse ici ? Je tiens les faux semblants mais je ne sais pas si y’a grand-chose de réellement vrai dans cette phrase. « En fait… J’attends les deux, je vais avoir des jumeaux, et même si ça pourrait sembler plus, j’en suis à bientôt 5 mois. » Je souris, et je tiens bon. Je n’ai vraiment pas envie de tourner le regard vers Célian. J’ai peur des répercutions, j’aurais pu le prévenir et je ne l’ai pas fait. De toute façon ça change quoi ? Déjà me faire passer pour « sa compagne » c’est compliqué au vu de mon état… Bref. Parlons d’autre chose, en plus je n’ai pas fini de répondre à ses questions. « Je suis chirurgien cardiologue. » Elle nous propose à boire et je suis partante pour un  jus de fruit bien frais. Je bois un peu une fois qu’elle revient et puis je joue à la belle fille polie. « Et vous ? Vous vous occupez à quoi ? Je pense pas que Célian m’en ai parlé. » Quand je dis son prénom je viens chercher sa main sur rebord de la chaise, autant jouer à la fille amoureuse jusqu’au bout.
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() message posté Lun 16 Juil - 13:42 par Célian T. Atherthon
La réflexion de Mila sur l’intérieur de sa maison ne le gêne pas vraiment. Après tout elle dit la vérité, c’est loin d’être un endroit cosy et agréable, pourtant cet endroit a du potentiel, mais Célian est de loin un homme pour qui la décoration parle. Il n’aime pas faire le shopping pour ce genre de chose, alors oui il devrait probablement faire appel à une décoratrice d’intérieur « Non seulement ça ne donne pas envie, mais je ne fais rien pour y remédier parce que justement, je ne suis pas souvent chez moi » rétorque-t-il en grimaçant. Autrement dit, c’est un cercle vicieux. Au fond, c’est pas le plus important pour Célian, d’autant plus qu’il ne se sent pas encore totalement concerné par cette ville. Dans sa tête, c’est un peu comme si cet endroit était juste un endroit pour dormir lorsqu’il est à Londres, alors qu’en réalité, c’est tout l’inverse qu’il est censé se produire. Il devrait plutôt oublier un peu les USA et se concentrer sur cette ville, mais ça reste compliqué, et le déclic a du mal à se faire.

Célian adresse un sourire à Mila lorsqu’elle lui explique le choix de sa robe. En effet, ça devenait compliqué, mais encore qu’il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle cherchait à le cacher. Une femme enceinte reste quelque chose de naturelle et même s’il n’est pas toujours totalement charmé par les enfants, ni vraiment sensibles aux bébés, il voulait vraiment comprendre la raison de cette folie à vouloir se cacher. Le gros ventre doit surement en être la cause pour les femmes faisant attention à leur physique et leur image, mais c’est pas non plus comme si on avait envie de penser qu’elle s’enfilait trois hamburger par soir et qu’elle est obèse. Ici, c’est pour une bonne raison et les hommes qui ne sont pas foutus de comprendre ça sont de vrais imbéciles. « Non elle ne sait pas, c’était pas vraiment à moi à lui dire je pense. » Le fait de préciser que Mila était enceinte, c’était un peu comme se sentir impliqué dans cette grossesse alors qu’en réalité, ce n’était en rien le cas. Cet enfant n’était pas de lui, il ne voulait surtout pas prendre la place de leur père. Célian se penche pour lui déposer un baiser sur la joue et reprend « mais elle le saura bien assez tôt, t’en fais pas ». Célian hausse les épaules en guise d’approbation de la théorie explicative de Mila. En même temps, c’est un peu ce qu’il s’est passé, avec une finale un peu différente jusqu’à présent. Encore qu’il n’est pas vraiment sûr que sa mère s’intéresse de savoir comment ils se sont rencontrés.

Chez la mère de Célian, le jeune homme reste égal à lui-même, sans en faire de trop. Ne dit-on pas que le too much fausse les situations ? Sur la terrasse, le temps s’y prête bien et il n’y fait pas trop chaud non plus. De son côté, Célian laisse sa mère mener son interrogatoire en gardant une oreille attentive et Mila semble n’éprouver aucun mal pour y répondre. Lorsqu’il prend son verre pour se déshydrater, il manque de s’étouffer en entendant la réponse de Mila. What ? Les deux ? « Célian tout va bien ? » finit par lui demander sa mère « Oui j’ai avalé de travers, pardon » Il évite le regard de sa mère, comme il évite également de tourner la tête vers Mila. « En tout cas félicitations vous êtes radieuse. Je suis très contente pour vous deux. » vous deux ? A nouveau Célian est sur le point d’oublier le jeu de rôle dans lequel il a plongé Mila et adresse un sourire à sa mère. « Oh bravo ! J’aurai aimé qu’un de mes enfants se tourne dans la médecine, mais comme tu vois Célian a toujours été passionné de sport et Nawel dans le droit. M’enfin ils gagnent bien leur vie, c’est déjà ça. Faudrait peut-être qu’ils pensent à fonder une famille plutôt qu’à penser à leur boulot tout le temps. Enfin, Célian semble s’être calmé de ce côté-là… » Célian n’est même pas étonné de ce genre de remarque « Nawel est encore jeune, maman » en effet, sa petite sœur va tout juste sur ses trente ans, ça reste un âge correct pour avoir des enfants ou pour commencer à penser à une vie de famille.

La main de Mila semble venir trouver la sienne et pour le jeu, il se surprend de venir jouer avec ses doigts dans une gestuelle délicate et remplie de tendresse. Sa mère quant à elle semble contente de voir que Mila s’intéresse un peu à elle « Oh je m’occupe comme je peux, je fais du jardinage et puis j’aime beaucoup faire de la cuisine. Je fais du point de croix.. Bref des trucs de vieux quoi » conclut-elle, avant de s’adresser à Célian « Tu pourrais peut-être penser à t’intéresser aux sportifs européens, toi. Ca te permettra d’être plus souvent ici et puis tu pourras aider un peu Mila, comme ça. De toute façon, regardez la coupe du monde, il va de soi que le foot est un foot plutôt européen. Je ne comprends pas pourquoi tu perds encore ton temps en Amérique, Célian. D’ailleurs eux n’ont même pas été qualifiés pour la coupe du monde ! » Célian est choqué, mais il ne sait pas tellement de quoi : est-ce le fait que sa mère en sache autant sur cette compétition, ou parce qu’elle vient de lui dire qu’il devait se montrer en bon père de famille, qu’il n’était pas. « Peut-être parce que mes clients ne sont pas des joueurs de soccer mais de foot US ? On verra, de toute façon je dois attendre un peu, c’est pas aussi simple d’appâter le poisson. Puis Mila n’est qu’à cinq mois, on a encore un peu de temps. » On. Chose qu’il n’a jamais dit probablement depuis des années. Célian parlait souvent en « je » ou en « tu » mais jamais autre chose. « Rassurez-moi, vous n’allez pas vivre chez Célian ? Cette maison est tellement triste. » Peut-être que ce moment chez sa mère n’était donc pas une bonne idée.
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() message posté Mer 18 Juil - 14:29 par Mila P. Dos Santos
« Pourtant il ne faudrait pas grand-chose pour améliorer le tout… » Rapidement dans ma tête j’arrive à estimer les changements qu’il faudrait faire pour que cette pièce où j’attends qu’il soit prêt daigne ressembler à un vrai espace de vie. Ce n’est pas comme s’il habitait un appartement minable. D’ailleurs j’ai du mal à comprendre pourquoi il a pris une maison comme ça, et aussi grande du coup. Ça n’a pas de sens. « Pourquoi tu as choisi d’avoir un palace si c’est pour ne jamais y mettre les pieds et le laisser en chantier ? »C’est une bonne question non ? Et puis il faut le dire : je suis une grande curieuse, j’aime savoir ce genre de chose. Parce que franchement, je doute qu’à un seul moment il se soit dit qu’il allait toucher à cette décoration voire même à ses cartons.

Je le regarde d’un air dubitatif. Sa mère ne sait pas que je suis enceinte ? Elle va être choquée la pauvre dame. Mais ça ne m’étonne qu’à moitié en réalité. Franchement à quoi je m’attendais ? S’il lui avait dit, il aurait sans doute dû raconter l’histoire. Qu’aurait il dit ? A quel point aurait-il dû se justifier d’être en couple avec une femme enceinte d’un autre homme ? Tout cela n’est pas très clair en effet. Je suppose que ça ne soit pas arriver tous les jours, c’est bien ça qui m’angoisse d’ailleurs de ne jamais trouver personne qui veuille de moi dans cet état, et dans le suivant une fois que les jumeaux seront nés. Je suppose que j’aurais dû me poser les questions avant que le père ne finisse en prison.
Enfin toujours est il que nous finissons par arriver jusque chez sa mère, et une fois les présentations faites, et le fait que Célian ne soit pas le père écarté, je continue à me faire assaillir de question. C’est donc comme ça que mon « compagnon » apprend qu’il va être l’heureux « beau père » de deux enfants et non pas d’un comme il le pensait. Peut être que j’aurais dû le lui dire dans la voiture, mais il avait l’air assez tendu comme ça. Je me retiens de rire nerveusement quand il est sur le point de s’étouffer, mais sa mère ne semble pas comprendre pourquoi donc tout va bien. Je lui adresse un très grand sourire quand elle me félicite et c’est moi qui manque de rougir quand elle nous dit qu’elle est contente pour nous. Jusqu’où ira la supercherie. « Vous êtes gentille, pour l’instant j’ai surtout l’impression de ressembler à une baleine. » Ou une vache, n’importe quel animal pesant à l’évidence plus de 100 kg. J’écoute docilement ce qu’elle me dit, avec le sourire. J’en apprends un peu plus sur sa sœur que je ne connais pas et dont j’ai très peu entendu parler, Célian n’est pas forcément bavard sur sa famille. Quand elle parle de son fils mes yeux se porte sur lui. Est-ce qu’il s’est vraiment calmé, comme elle dit ? J’ai des doutes connaissant la bête. Mais enfin je ne vais pas lui dire ça. En plus ce n’est pas comme si j’avais la moindre preuve de ce que j’avançais, il ne me raconte pas ses déboires amoureux.

J’essaye de focaliser mon attention sur madame Atherton mais la pression de la main de Célian sur la mienne me perturbe. J’essaye de suivre avant qu’elle ne me prenne pour une attardée mentale. « Au moins vous avez du temps pour vous dédier à des choses que vous aimez ! » Finalement c’est un privilège que peu de gens ont à l’heure actuelle puisqu’il faut avant tout travailler. En tout cas cette dame suit plus l’actualité sportive que moi, la seule chose que je sais c’est qu’en temps de rencontre sportive les urgences sont pleines à craquer, pour le reste je n’ai aucune expertise. En plus comme elle en rajoute une couche sur le peu de temps qu’il passe à Londres -chose que je lui reprocherais sans doute moi même si nous étions ensemble- je reste d’autant plus coite. Jusqu’à devenir muette avec son « on a encore un peu le temps ». Toute trace de sourire c’est envolé de mon visage pendant un dixième de seconde, il ne reste plus que de la totale stupeur. C’est quoi ce qu’on dit déjà ? Tel est pris qui croyait prendre ? Je me contente de le fixer stupidement jusqu’à ce que l’attention revienne sur moi. « Non. » La réponse à fuser. Quand je me rends compte que j’ai dit ça de façon abrupte je reprends. « Non, je vais rester chez moi j’ai déjà commencé à préparer des choses. Et puis, on habite l’un en face de l’autre pour l’instant ça ne pose pas de problème… Il n’y a rien de déballé chez lui, alors de là à y installer deux enfants… » J’ai menti à moitié, parce que chez moi non plus il n’y a rien de prêt je n’ai pas encore réussi à me décider à acheter quoi que se soit. Je décide d’en rajouter une couche juste pour voir jusqu’où je peux pousser le vice. « Et puis j’aimerais qu’il me supporte encore un moment, j’ai peur que si nous habitions ensemble il ne fuit. » De ma main de libre je récupère le verre qu’elle m’a servi pour me désaltérer un peu. Je sais que je le met dans l’embarras à parler comme ça, mais comment ne pas profiter de la situation ? Peut être que je devrais me taire quand même…
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() message posté Jeu 2 Aoû - 16:30 par Célian T. Atherthon
Mila s’y connait mieux en décoration. Comme beaucoup de femmes d’ailleurs. Concernant Célian, il voit une photo dans un magazine, et c’est suffisant pour demander à un professionnel de se lancer dans un truc à peu près semblable. Il n’épluche pas les magazines de déco, il ne va pas piocher ses idées sur Pinterest, et il ne passe pas non plus son temps dans des magasins à la recherche de l’objet qui fera tout dans la pièce qu’il souhaite mettre à son goût. Tout ça, c’est un peu secondaire, puisque que comme le souligne Mila, il n’est d’ailleurs jamais là. « A la base, je cherchais quelque chose de grand pour pouvoir avoir de l’espace, et pouvoir y mettre un bureau. J’ai juste pas encore pris le temps de m’occuper de la déco » Il fit mine de réfléchir, puis se reprend « Non, en fait je n’ai pas encore pris le temps de faire appel à quelqu’un pour s’occuper de la déco ». Pas certain que ça réponde à la question, mais pourtant c’est la vérité. Vivre dans un trois pièces, très peu pour lui et puis le problème reste toujours le même : ne pas prendre le temps.

La maman de Célian est fidèle à elle-même : c’est une femme chaleureuse, souriante et pleine de tendresse. Elle prend soin de sa famille, de ses enfants, comme de ses invités. Jamais de sa vie Célian n’a imaginé qu’un jour il allait devoir jouer les petits amis qui présentent leur copine à leur mère. Oh, Madame Atherthon a déjà rencontré des filles, mais certainement pas comme « petites amies officielles » plutôt comme le genre d’ « amie » qu’on ramène de soirée, qui dort là et plus si affinité. Pour ça, Célian ne s’est jamais justifié et Elizabeth n’a jamais cherché à poser des questions non plus. Pas plus que Nawel en tout cas. Le pire dans cette histoire n’est sans doute pas de jouer un jeu de role totalement faux, mais plutôt le fait d’apprendre sur le tas qu’elle va avoir deux mômes plutôt qu’un. Déjà un, à la place du père, Célian aurait émis des réserves, mais alors deux, c’est compliqué. Très. Trop. Cécé écoute sa mère se plaindre du manque de vie dans sa vie qu’elle aimerait remplie de petits enfants. Heureusement, un signal indique un message sur le portable du jeune homme, le déconnectant de l’instant présent pour se plonger dans son travail le temps de quelques secondes « Avec vous aussi il est tout le temps pendu à son téléphone portable ? C’est terrible, il n’a jamais la paix. Par contre quand moi j’essaie de le joindre, c’est une autre paire de manches ! » En effet, il filtre peut-être un peu beaucoup, mais s’il ne met pas une halte, sa mère passe sa vie à l’appeler pour tout et n’importe quoi. « C’est mon autre femme qui me rappelle que j’ai du boulot jusqu’au-dessus de la tête. » Finit-il par dire en parlant de sa secrétaire. Une blague qui semble désespérer sa mère, alors que lui, il a le sourire jusqu’aux oreilles, fier de sa connerie.

Jouer ce jeu lui arrache presque les mots de la bouche. Peut-être parce que ça ne fait pas vraiment partie de ses principes de jouer les futurs beaux-pères ou les compagnons modèles. Il passe une main derrière son crâne, en évitant les regards par la même occasion. Au moins, une chose sur laquelle ils sont d’accord, c’est le fait que chacun vivra dans sa maison. Il avait plutôt envie de fusiller sa mère du regard, pour la simple et bonne raison que même dans ce jeu de rôle, elle semblait oublier qu’il n’était pas le père de ces enfants-là et qu’il ne comptait pas prendre la place du père ; pas besoin d’installer une nurserie chez lui. « Ca doit être chouette pour vous d’aller faire les boutiques pour vos enfants non ? » demande-t-elle à Mila. Célian lance un regard à sa « compagne », décelant les questions parfois trop gênantes de sa mère. Ce qui le fait flipper, ce serait qu’elle vienne à lui proposer de l’accompagner, ce serait bien son genre. « Cécé, tu as déjà choisi la couleur que tu vas mettre chez toi ? Peut-être de l’orange, c’est neutre pour un garçon et une fille, non ? Tu devrais peut-être aller choisir les meubles avec Mila » Célian relève la tête, pas sûr de comprendre « Je doute que ce soit nécessaire de leur faire une chambre chez moi, j’en ai déjà pas pour moi… et Mila a autre chose à faire que redécorer ma maison » En effet, sa chambre à lui se résume à des cartons, des fringues pendus dans une armoire pour ne pas les froisser, et le reste toujours encartonné avec, au milieu, un matelas sans sommier, sans rien puisque le lit se trouve toujours au magasin de meuble.  Les oreilles de Célian bourdonnent en entendant la remarque de Mila le concernant, au fond, il est content de l’entendre dire une telle chose, preuve qu’elle a réussi à le cerner avec les années. Dans l’absolu, doit-il jouer la carte de l’indifférence, ou de la joie que procure cette remarque ? « Si c’était le cas, j’aurais fuis le jour où tu m’as dit que t’étais enceinte… de jumeaux, honey » il feint un sourire rempli de tendresse, qu’il essaie de montrer sincère, alors que sa mère semble heureuse de les voir « ensemble » , « amoureux » et tout ce qui s’en suit. « Et vous avez déjà choisi des prénoms ? Et des parrains et marraines ? Ca va vous en faire du monde pour les encadrer, ces petits choux. En tout cas, si vous avez besoin d’aide pour quelque chose, même chez vous n’hésitez pas, ça m’occupera. » La main caressant toujours celle de Mila, Célian se mord la lèvre. Elle réagit exactement comme il aurait aimé qu’elle évite « Maman, je doute que Mila ait envie d’avoir un défilé de bonnes âmes chez elle ».  Cécé lit la déception sur le visage de sa maman, et pourtant il n’en rajoute pas et n’essaie pas non plus de la rassurer. Après tout, il n’a rien à dire sur le futur. Il essaie juste de la freiner un peu, au moins. « J’ai préparé du gâteau au chocolat, je vais aller le chercher. » Elizabeth s’éclipse, probablement encore un peu déçue, et Célian reprend à l’attention de Mila « Si tu la remballes pas, elle va jouer les grands-mères de substitution, je te préviens. »
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() message posté Lun 6 Aoû - 11:28 par Mila P. Dos Santos

J’hésite pendant quelques secondes à lui dire que moi je pourrais très bien me charger de la décoration sans problème. Je crois que si j’avais fait autre chose que médecin, et bien ça aurait été quelque chose du genre : décoratrice d’intérieur, ou bien encore organisatrice de soirées, ou mieux : de mariages ! Peut être que je devrais penser à ça pour ma reconversion ? Non pas que je n’aime pas mon métier, loin de là, mais je dois avouer qu’en ce moment le cœur y est difficilement, et je me demande comment je pourrais faire quand les jumeaux seront là… Cette perspective loin de m’enchanter, m’angoisse. J’essaye donc de me reconcentrer sur Célian et ses problèmes de décoration. « On dirait juste que tu es sur le point de partir… Tu détestes tant Londres ? » Je ne suis pas sûre de pourquoi j’ai dit ça tout haut, bien que je le pense réellement. Cependant c’est un peu abrupt de dire ça comme ça je m’en rends compte. C’est vrai que je n’avais jamais imaginé Célian dans son rôle de Londoniens, pour moi il avait jusque-là tout du parfait New Yorkais. Pourtant, sa maison est ici non ? J’avoue que le fait qu’il puisse ne pas rester ici, mon voisin, me fait l’effet d’une boule dans le ventre je ne sais pas pourquoi. Après tout, ce n’est pas comme si nos rencontres étaient toujours un enchantement… Pour l’instant c’est davantage des services entre amis que l’on s’échange.

Si lui m’a rendu le service de se faire passer pour mon conjoint devant mes collègues, je lui rends la pareille avec sa mère. Cependant la situation est clairement moins évidente dans ce sens-là. Heureusement pour lui, je le connais assez bien malgré tout pour ne pas faire de faux pas. En même temps c’est facile de se prendre au jeu. Est-ce que c’est parce que j’ai envie que ça soit plus qu’un jeu ? Non, il faut rester réaliste. Pourtant quand sa mère lui reproche d’être tout le temps pendu à son téléphone j’hoche doucement la tête de gauche à droite. « Non il ne décroche pas à chaque fois quand il est avec moi… Au gala il n’a même pas regardé son téléphone. » C’est l’entière vérité, et d’ailleurs pas plus que pendant la soirée qu’il a passé avec moi après, et pour ça j’en suis reconnaissante. Je ne peux m’empêcher de sourire moi aussi quand il parle de son autre femme. La seule en fait non ? Parce que moi je ne fais pas parti du harem en réalité. Mais il a bien essayé de me le faire croire aussi quand nous nous sommes retrouvés. « Tu pourrais lui laisser son dimanche libre, au lieu de l’exploiter, ou elle va vraiment croire qu’elle est ta femme à la longue. » Est ce que ce n’est pas le genre de réplique que pourrait sortir une copine un peu jalouse de la secrétaire qui ne veut pas abandonner son boss même lorsqu’il déjeune avec sa mère ? Cependant je suis bien loin d’être jalouse de cette pauvre fille qui lui sert d’esclave… J’espère qu’elle est bien payée au moins. Cependant je vois que j’ai attiré la sympathie de la mère.

« A vrai dire je n’ai pas commencé, je n’ai pas eu le temps avec mon travail… Mais je vais sans doute bientôt être en congés, le médecin m’a dit que c’était une mauvaise idée de prendre trop la voiture et de rester debout pendant les opérations trop longues… Je ne saurais pas quoi acheter, je comptais sur ma sœur pour m’aider, ou ma mère qui va bientôt débarquer en ville. » Elle va sans doute se dire que j’ai l’air pommé, mais c’est la vérité. Je sens la situation déraper doucement avec les questions de plus en plus embarrassantes qui font perdre un peu son sang froid à Célian. A nouveau je me dis que non, je n’aurais pas mieux à faire de de décorer sa maison quand j’aurais fini de faire la chambre des enfants chez moi. Mais je me tais. « Vous savez, on habite l’un en face de l’autre, c’est pas vraiment la peine de faire une chambre pour eux là bas, et puis je pensais faire leur chambre aux couleurs de la forêt et baser toute la décoration là-dessus. » Je brode un peu histoire d’apaiser les esprits, Parler chiffon ça ne me dérange pas. En soi, j’essaye de sauver les meubles plutôt que d’enfoncer Célian qui pourtant le mériterait d’après moi au vu de comment il traite sa mère…

Si nous avions été réellement ensemble je l’aurais embrassé après sa réflexion. Sauf que nous ne sommes pas ensemble, et qu’il a appris il n’y a même pas une heure que j’attendais des jumeaux. Pourtant mon cœur a raté un battement, à nouveau j’ai une boule au ventre que je chasse mentalement. Ne sachant quoi faire je souris, et rougis aussi sans doute détournant rapidement le regard de Célian avant que je ne me mette à me tortiller mal à l’aise. Comme si ils ressentaient mon malaise je sens que ça bouge dans mon ventre me faisait porter ma main dessus comme pour les apaiser. « Je n’ai pas encore de prénom en tête… Par contre ma sœur et ma nièce seront marraine, peut être aussi un de mes neveux… Il me manque un parrain, mais je suppose que j’ai le temps de voir venir encore… » Alors qu’elle se propose comme aide, et que son fils la rembarre, je le fusille du regard et adresse un sourire à la mère. « C’est très gentil à vous de proposer votre aide mais je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse, je sais déjà que les jumeaux c’est loin d’être facile à garder à ce qu’on m’a dit. »  Je sais que dans mes mots sortent toutes mes insécurités, mais comment faire autrement ? Je ne sais pas mentir.

Je suis un peu mitigée sur le comportement de Célian et ça ne s’arrange pas quand Mme Atherthon s’éclipse. « Elle essaye d’être gentille, et toi tu es méchant avec elle. Elle voudrait s’intéresser à ta vie, et pour ce qu’elle en sait j’en fais partie et les jumeaux aussi/ » J’ai parlé à voix basse pour ne pas qu’elle m’entende. Mes yeux tombent sur nos mains toujours enlacées, pendant quelques secondes cette vision m’agace mais je n’arrive pas à trouver la volonté de me débarrasser de ce contact. « Ce n’est quand même pas de sa faute si tu n’es pas capable d’avoir une relation stable, que tu ne fais que travailler et repousser celles qui pourrait t’aimer… » Je parle toujours à voix basse, je me fais interrompre par sa mère qui revient, et surtout je suis mortifiée par ce que je viens de dire, du sens dont il pourrait l’interpréter. Sauf que je n’ai pas le temps de m’expliquer, donc je me perds dans ma part de gâteau au chocolat -de toute façon je suis morte de faim. Par la même occasion j’ai une bonne raison de lâcher la main de Célian qui me perturbe de trop apparement. Fichues hormones.  
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() message posté Ven 7 Sep - 19:54 par Célian T. Atherthon
Célian déteste-t-il Londres ? La question peut effectivement se poser. Mais non, il n’en est quand même pas à cette extrême. Londres reste le pays où il a passé une grande partie de son enfance, jusqu’à finalement s’envoler pour les Etats-Unis qui a toujours été son pays originaire, l’endroit où il est né malgré tout. Nawel semble beaucoup plus encline à rester en Angleterre. Elle s’y plait, s’y épanouit et lui, s’il pouvait il continuerait de vivre sa vie Américaine. Sauf que parfois il faut faire des choix et mettre son égoïsme de côté. « Détester Londres, non. J’ai grandi dans cette ville, j’ai des bons souvenirs, mais c’est pas l’endroit avec lequel je me sens réellement en phase. Je suis plutôt conditionné pour vivre une vie Américaine plutôt qu’une vie coincée et très à cheval sur les principes comme ce pays. D’ailleurs, je suis pour les régimes présidentiels plutôt que les monarchies » Et sans aucun scrupule, il ajoute « je ne peux pas m’encadrer Elisabeth 2 et toute sa petite famille. Ils me tapent tous sur le système » Il n’a rien contre les anglais ni n’éprouve aucune haine envers la famille royale anglaise en elle-même, mais c’est le principe. Et puis ça démontre tout ce qu’il n’aime pas en Angleterre. Malgré tout, il ne crache pas totalement sur la ville de Londres. Et puis, ça reste probablement une question d’habitude. Il faut le temps de s’y habituer, ou simplement couper le cordon ombilical avec les Etats-Unis.

Chez la mère de Célian, il reste zen quant aux questions que pose cette dernière à Mila ou tout simplement… à lui. Lui mentir, c’est pas quelque chose qui lui plait vraiment et jouer ce jeu non plus. Il aurait préféré que tout se fasse naturellement, mais autant dire que c’est compliqué, un peu comme leur histoire, ou depuis le début qu’ils se connaissent. Célian a l’habitude d’entendre sa mère se plaindre de son manque de temps, ou du fait qu’il passe plus de temps avec ses secrétaires et ses clients qu’avec sa famille. Il évite de répondre, apparemment Mila le fait bien mieux, plus encore quand elle prend sa défense en avouant qu’au Gala, effectivement, il n’avait pas fait passer son travail avant le reste. Comme quoi, les miracles existent parfois. Cette fois-ci, en voyant le nom de sa secrétaire s’afficher sur son écran, il ne peut pas s’empêcher de décrocher. Sa feinte sur ‘son autre femme’ ne semble pas beaucoup plaire à sa mère, mais pour une fois n’ajoute rien. En relevant les yeux vers Mila, il grimace de la bouche « Ben là, c’est pas moi c’est elle. Crois-moi elle est aussi acharnée que moi, voir plus. » Quant au fait de croire qu’elle est sa femme, il essaie au moins de la gâter comme il le ferait avec sa potentielle épouse, avec la tendresse et le sexe en moins. Malgré tout, il lui offre des cadeaux, l’emmène au restaurant et est un patron agréable et compréhensif avec elle. Oui, presque comme s’ils étaient en couple. Presque.

Mila et la mère de Célian discutent de l’arrivée des jumeaux et ce qui énerve l’américain est très probablement de voir sa mère se sentir si concernée par cet accouchement. Il la connais, il connait son amour pour les enfants et son envie de devenir grand-mère, mais visiblement ni lui ni sa sœur semble près à lui donner ce désir. Célian ne connait probablement pas le mot « Paternité » quant à Nawel, elle ne semble pas prête à vouloir s’intéresser à autre chose qu’à son travail. Au moins, ils ne sont pas frères et sœurs pour rien. Installer une chambre chez Célian, en voila une bien mauvaise idée, pense-t-il. Il peine déjà à décorer sa maison pour en faire un endroit habitable, alors une chambre de bébé … Et encore une fois, Mila semble avoir beaucoup plus de patience pour expliquer ça à Madame Atherthon, dieu merci. Lorsque cette dernière finit par aller chercher le gâteau qu’elle a fait, Mila semble bon de lui rappeler d’être plus sympathique avec sa mère « Je ne suis pas méchant et elle ne s’intéresse pas à ma vie. Elle s’intéresse à ta vie et à tes enfants. Elle est déjà en train d’imaginer une nurserie chez moi alors que rien que ma chambre n’est pas aménagée. Si on l’arrête pas, elle va débarquer tous les jours pour s’assurer qu’on vit bien cette nouvelle aventure » Il grimace. Ces enfants ne sont pas les siens, ils ont leurs propres parents : une maman ravissante qui semble déjà très attachée à eux et un père perdu dans la jungle new-yorkaise, très probablement. Lui, il n’a rien à voir là-dedans alors non, il n’a pas envie de voir débarquer sa mère tous les matins. « Je ne repousse personne, chacun son aspiration de vie. Jouer la famille parfaite, parler mariage enfant, chien et belle maison en étant un mari aimant, bienveillant et qui éduque ses gosses à la perfection, c’est pas mon crédo Mila. Je ne repousse personne, mais je suis agent sportif, pas cosmonaute, alors celle qui voudra un jour m’aimer devra se mettre en tête que je ne serai pas celui capable de lui décrocher la lune. » Au même moment que sa mère revient avec son gâteau, la sonnerie du portable de Cécé l’oblige à se lever et s’éloigner pour prendre l’appel. Il revient quelques minutes plus tard pour finalement presser le pas de tout le monde « Faut que j’y aille, j’ai un souci à régler avec un client. Je vous laisser entre femmes, je passerai te chercher plus tard Mila » Il dépose un baiser sur la joue de sa maman comme pour se faire pardonner, puis dépose un baiser plein de tendresse sur les lèvres de l’espagnole avant d’abandonner le navire et rejoindre sa voiture.
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() message posté Mer 12 Sep - 11:19 par Mila P. Dos Santos
Sans doute que si j'avais été sa femme, ou tout du moins, sa copine, je connaîtrais ses secrétaires. Mais je ne suis ni l'une ni l'autre alors des secrétaires j'en entends beaucoup parler, mais je ne les ai jamais vues. Je soupire simplement tandis que la mère de Célian fait la moue peut convaincue par ce qu'il dit. Pourtant moi aussi à un moment j'étais une acharnée du travail, surtout pendant mes études. Et puis avec le temps ce n'est pas comme si c'était passé, mais disons que j'ai compris qu'il y avait autre chose de plus dans la vie que le travail. Le travail ça ne permet pas de s'épanouir sur tous les fronts. Ca Célian ne le comprend pas.

A nouveau nous nous retrouvons seuls. J'en profite pour lui glisser quelques mots sur son comportement envers sa mère. Là c'est moi qui lève les yeux au ciel. "Justement parce qu'elle s'intéresse à ta vie ! " Je commence à sentir la rage monter en moi. "Tu la repousses sur tout les sujets, elle a trouvé une faille dans le jeu avec moi donc elle en profite, tu vas lui reprocher de s’inquiéter pour toi et de vouloir faire partie de ta vie ?" Je vais pour lui répondre qu'il a beau ne pas être un cosmonaute, que c'est pas ce qu'on lui demande en fait mais je n'en ai pas le temps avec le retour de sa mère. Je rumine mes pensées à présent en me demandant clairement quel est son problème avec les gens à celui là. Au moins je peux m'estimer heureuse parce que même si les mots ont dépassé ma pensée auparavant ça ne lui ai pas monté au cerveau. Je pense que sa mère se rend très rapidement compte qu'il s'est passé quelque chose au regard qu'elle pose sur nous. Cependant, elle dépose le gâteau et prévoit d'en couper des parts jusqu'à ce que Célian dise qu'il faut qu'il parte. J'arrive à lire la peine sur son visage bien qu'elle soit aussi soulagée que je reste. Du moins j'ai l'impression que j'en ai pas le choix mais soit, je resterais. Abandonnant sa main je le suis des yeux en silence quand il va embrasser sa mère. Cependant je reste coite quand il se penche sur moi pour m'embrasser. Le rouge me monte aux joues, je suis clairement perturbée par ce geste. Même quand il est parti et qu'il a quitté la pièce je reste suspendue dans les airs sur un petit nuage. "Mila ?" La bulle explose et je me rends compte que je n'ai pas écouté mon interlocutrice qui m'a servie une part de gâteau. Je lui souris et commence à manger et à bavarder à nouveau.

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