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You better have somethin' good for me, ol' friend. ( Nate + Éli )

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Ellen Page
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() message posté Jeu 12 Juil - 1:11 par Elisabeth A. Sullivan
Je dois admettre que son message sur ma boîte vocale m’avait vraiment intriguée. Depuis combien de temps ce gars-là ne travaillait plus au Times? Deux ou trois ans? Un an? Fuck… Je ne m’en souvienais plus. D’accord, on s’était croisé quelques fois depuis pour aller prendre un verre. Mais ça devait faire des mois et des mois qu’on ne s’était pas donné de nouvelles. Non, non, je suis sérieuse. Je l’aimais bien, Nate, du temps où on bossait ensemble. Il écrivait bien. Ok, bon, il écrit encore très bien à ce que j’ai pu comprendre. En finances, en tout cas, il était efficace. On se refilait souvent des tuyaux, à l’époque, on a monté des dossiers béton ensemble et tout. En arts et culture… Je sais pas. Je m'en tapes, moi, que Johnny Depp ait maigri et soit en dépression. Et encore plus du baptême du Prince Louis ou des escales de telle ou telle star. Je laisse ça aux autres, c’est pas tant mon truc. Mais ça, j’ai pas besoin de vous le dire. C’est pas tout le monde qui peut prendre la pression des faits divers comme ça, jour et nuit. Je suis son blog pour la forme. J’avoue que ça me passe cent pieds par dessus la tête mais... Il semble vachement être bien dans sa nouvelle vie.

Tant mieux pour lui.

Mais cet appel, à 4h du mat?
« Éli, j’aurais peut-être quelque chose pour toi. J’ai besoin d’un service. Tu peux passer demain, au bar? Je te revaudrai ça, promis. »

Non mais sérieux. Qui appelle une ancienne collègue, à jeun, à 4h du matin, hein? Parce qu’il semblait quand même assez à jeun. Plus que moi à la même heure, en tout cas. Et il y avait quelque chose de bizarre, dans sa voix. De l’excitation? De la crainte? Il semblait complètement dépassé, sur son message. Quelque chose ne tournait pas rond. Et ça…ça, ça m’intriguait.

Et puis, il était le gérant d’un petit bar, maintenant. Et qui disait bar à ce temps-ci de l'année disait alcool gratuit et Coupe du Monde sur écran géant. So....Why not?

Devant le Lucky Star, j’essayais d’arranger sommairement ma coiffure et mon blouson. J’avais encore de la suie sur les genoux, bordel. Un corps retrouvé à Shoreditch, près des docks. J’avais même pas eu le temps d’arriver que les flics avaient déjà bouclé le périmètre. Et il avait fallu que je passe dans une ancienne bouche d’aération pour faire mes photos. Être petite, c’était chiant, mais parfois, parfois… ça servait à quelque chose. Parfois.

En tout cas, on allait parler de ces photos et de mon article pendant des jours, je le savais.

Et il était mieux d’en valoir la peine, le « p’tit service » de l’ancien collègue, vraiment! Et la bière était mieux d’être bonne! Non mais, ce type n’y connaissait donc vraiment rien en sports?! C’était la demie-finale entre l’Angleterre et la Croatie! Putain, on ne s’était pas rendu là en 28 ans. 28 ans! Les émeutes qu’il y aurait après… Et il me donnait rendez-vous ce soir?!

J’avoue être restée figée là, en m’apercevant que le putain de bar n’avait pas de télé. Putain… je ne pourrais même pas suivre le match en direct… Éperdue, je scrutai l’endroit, au bord de la syncope. Même pas un petit téléviseur. Un groupe complètement obscur se dandinait sur la scène, avec leurs guitares. Et ce bar était bondé malgré la Coupe du Monde. Mais ils foutaient quoi, les gens, ici, s’ils ne pouvaient pas suivre le match? Mais pourquoi j’étais ici, moi?

Et puis il y avait ce gros dossier sur lequel je devais bosser. Mon plan de la soirée avait été de survoler une deuxième fois, à tête reposée, cette maudite liste de patients huppés que j'avais payé si chère, un verre de bière et des ailes de poulet à la main, devant le match. J'étais sûre d'y trouver un ou deux noms foutrement  intéressants, à défaut de voir l'Angleterre aller en finale. Et si c'était juste la moitié de ce ce qu'on m'avait promis... Ce serait peut-être pas un Pulitzer, mais on ne verrait plus jamais le gratin de Londres de la même manière, une fois mon article publié... Oh ça, non...

Je soupirai et m’avançai vers le bar, avec circonspection. D’accord… d’accord, la barmaid était jolie mais ce n’était pas pour la contempler que je manquait ce match historique ou une heure de productivité, quand même? J’aperçus enfin son boss, perché au dessus du comptoir, en pleine conversation avec une donzelle qui le dévorait des yeux. Je posai le sac qui contenait mon appareil-photo et mes précieux documents sur le comptoir et me hissai tant bien que mal sur un tabouret, avant de faire signe à la barmaid de me servir une bonne vieille stout. J’allais quand même pas devoir payer, si? Puis je hélai sans vergogne celui qui m’avait fait venir jusqu’ici avec un large sourire fendu jusqu'aux oreilles.

« Hey beauté! Quand t'auras fini d' cruiser, tu pourrais m'dire c'qu'y avait de siiiii urgent, en pleine demie-finale? Pis t'aurais pas des chips ou quelque chose du genre? Parce que j'ai rien bouffé depuis midi, avec le boulot...»

Parce que c’était mieux d’être solide, son truc…
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() message posté Lun 16 Juil - 23:51 par Nathanael E. Keynes
J'ai pas gardé contact avec beaucoup de gens du Times. Julian, un peu. Un des pigistes de la section Arts&&Culture qui souffre toujours sous le joug de Rosemary aux dernières nouvelles. Maëlle, jusqu'à ce qu'elle reparte vadrouiller à l'autre bout du globe... Et puis il y a Eli. Le petit bout de bonne femme, journaliste d'investigation, toujours à la recherche d'un scoop, avec qui j'ai pris quelques verres, du temps où j'y bossais. Son numéro a toujours été dans mon téléphone, j'ai juste jamais pris le temps de le composer depuis que j'ai quitté le journal, pas même celui de lui envoyer un sms ou deux... Je lis ses articles, pourtant, tout comme je suis encore la prose trop austère de Julian. Mais ça en reste là.

Jusqu'à ce soir. Parce que je suis pas capable de fermer l'oeil de la nuit, pas après tout ce qui s'est dit dans ce salon embourgeoisé, entre deux copies presque conformes l'une de l'autre. Pas après toutes les questions qui restent en suspens depuis que le doute s'est installé concernant la véracité des documents tenus en main. Pas après que toutes ces hypothèses invérifiables sur l'instant ont germé dans mon cerveau.

Alors je l'ai composé ce numéro, mais vu l'heure tardive - ou matinale selon le point de vue - je suis pas vraiment surpris de tomber sur la messagerie.

« Éli, j’aurais peut-être quelque chose pour toi. J’ai besoin d’un service. Tu peux passer demain, au bar ? Je te revaudrai ça, promis. »

Un message vocal, doublé d'un sms dont la teneur est globalement similaire. Et j'ai abandonné l'idée de trouver les bras de Morphée pour reprendre les notes que j'avais, commencé des recherches, monter un dossier pour mon ancienne collègue. Plus tard dans la matinée, je lui ai envoyé quelques messages supplémentaires, l'assurant de ne pas repartir les mains vides, et de boire à l'oeil le temps qu'elle sera au bar, ce qui ne peut que constituer un argument positif à ses yeux.

J'ai pas percuté une seconde que je lui donnais rendez-vous le soir de la demi-finale. Pourtant, c'est pas faute que Jo m'ait envoyé des messages à ce sujet, mais j'ai tellement suivi ça de loin, et été accaparé par autre chose, que ça m'est complètement sorti de la tête. Ce sont les drapeaux britanniques un peu partout et les cris épars retentissant déjà un peu trop tôt qui m'ont rappelé l'événement, un peu tard pour organiser quelque chose - même si ça n'avait toujours rien à voir avec le concept du Lucky Star. Tant pis. Le groupe sur scène amenait suffisamment de clientèle, et les fans de foot ont sans aucun doute trouvé leur bonheur ailleurs.

Sauf une. Qui approche du bar avec un air relativement perplexe, et se fait servir par Kassie avant de m'interpeler avec son franc parler habituel.

« Hey beauté ! Quand t'auras fini d' cruiser, tu pourrais m'dire c'qu'y avait de siiiii urgent, en pleine demi-finale ? Pis t'aurais pas des chips ou quelque chose du genre ? Parce que j'ai rien bouffé depuis midi, avec le boulot... »

Eli dans toute sa splendeur. Je sors quelques biscuits apéritif de dessous le bar pour la servir et prends congé de la cliente qui se faisait un paquet d'illusions si elle croyait pouvoir me ramener chez elle, mais c'est un point que je n'ai pas vraiment pris le temps de lui expliciter. Elle n'a rien dit, mais minaude, je n'ai rien dit non plus, lui offre mes plus beaux sourires, et ne crache clairement pas sur les pourboires versés. Une moue un peu déçue sur le visage, elle a rejoint sa copine abandonnée plus loin depuis quelques minutes, et moi je me suis rapproché de mon ancienne collègue.

« Here you go sweetheart. Prochaine fois, je t'invite à dîner... »

Et tu pourras te foutre de ma gueule et de mes plats végétariens. Deal ? Allez, deal. En tout cas je me garde l'idée dans un coin de ma tête. Je me suis servi une bière rousse pour l'accompagner, avant de m'appuyer sur le comptoir, dans une position finalement assez similaire à celle que j'avais avec l'autre cliente. Pourtant au bout de quelques secondes, je change d'avis. Le dossier sous le bras, ma bière en main, je lui désigne le battant qui lui permettra de me rejoindre de l'autre côté du bar, et de gagner à ma suite mon bureau.

« On sera plus au calme pour discuter... »

Accessoirement, la petite pièce dispose d'un petit sofa et d'une table basse sur laquelle trône mon laptop, et si l'idée de suivre le match par ce biais m'effleure pas un instant l'esprit, il n'en est pas forcément de même pour elle. Moi, je suis juste focalisé sur ce que contient la chemise cartonnée sous mon bras, et après l'avoir invitée à s'asseoir, je lui tends les documents.

« Je t'explique. Mon ami... »

Ok je sais toujours pas définir notre relation, ni comment je dois l'appeler, mais passons.

« ...whatever. Il vient de ressortir son acte de naissance, qui correspond pas à ce qu'il a toujours cru... et on s'est retrouvés nez à nez avec un type qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, né le même jour que lui, à un quart d'heure près... »

Je la laisse ouvrir les premières pages, retraçant brièvement ce que je peux objectivement retranscrire concernant Alistair, puis Castiel, laisse le silence planer quelques secondes, et puis...

« ...un type qui avait un frère jumeau, mais qui, officiellement, serait mort né... »

Tu sens le scepticisme dans ma voix ?

« A ton avis, y a combien de chances pour que deux mômes qu'ont rien à voir et qui se ressemblent pourtant comme deux gouttes d'eaux, soient tous les deux nés à la Aberdeen Maternity Hospital le 22 mai 1993 vers 23h ?... »

Alors, ça va, tu regrettes pas trop d'être venue ?
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Ellen Page
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() message posté Mar 17 Juil - 23:48 par Elisabeth A. Sullivan
« Ah Câlisse! »

Les Croates avaient compté le premier but du match. Je soupirai et jetai mon téléphone négligemment sur le comptoir du bar, engouffrai trois ou quatre biscuits et pris une lampée de bière pour bien faire passer le tout, en attendant que Prince Charming ait fini son petit numéro. La pauvre fille fit la moue. Moi, je suis dispo? Mais comme on disait dans le milieu, elle jouait dans l’autre équipe.

J’en profitai pour observer un peu mon ex-collègue, alors qu’il se servait une bière. C’était, en général, un gars assez cool et relax qui flirtait avec tout ce qui bougeait. Là, il semblait anxieux, plus fatigué que d’habitude. Comme s’il ne savait plus où se mettre. Et ça m’inquiétait. Ok, ok… faut que je sois franche, c’est ça? J’étais vraiment curieuse. Vraiment.

Mais j’avoue que quand il me fit passer de l’autre côté du bar vers son bureau et que mon regard tomba sur le laptop… Je perdis un peu de mon intérêt initial et de ma concentration légendaire. Le match. Bordel, je pouvais mettre le match en direct! Et je ne me fis pas prier. Je hochai la tête distraitement et pianota sur le clavier de l’ordinateur pour me connecter enfin au diapason du reste de l’Univers, pendant qu’il me racontait une histoire qui, à prime abord, me semblait tout droit sortie d’un mauvais soap. Le regard rivé sur l’écran, je secouai la tête décue.

Je ne savais pas trop quoi lui dire. J’ouvris la couverture du dossier et tombai sur la photo d’un type que je connaissais bien, pour l’avoir croisé quelques fois dans le passé, au poste de police du Chinatown. Le premier nom, en manuscrit, que je trouvai dans le dossier me le confirma et je refermai le dossier sans trop regarder le reste.

Je me grattai le sourcil, mal à l’aise. Je visualisais bien mon rédacteur en chef me demander si mon humanité était morte dans l’accident de voiture qui avait failli avoir ma peau, quinze ans auparavant. J’entendais encore les sanglots d’Emma, dans ma tête, me demander pourquoi le boulot passait avant tout le reste. Je me passai la main sur le visage et attrapai ma pinte pour vider son contenu, comme si Nate allait repartir avec, une fois que je lui aurais donné mon avis, puis reposai le verre.

Eristoff. Castiel Eristoff. Je l’avais appelé Smirnoff par accident, une fois. Tiens, il s’était fait refaire la tête. Fini les longues boucles blondes? Ça faisait quelques années qu’il s’était pas mal calmé mais il avait tout un dossier qui le suivait. Eristoff. Eristoff, Eristoff, Eristoff, Eri... Il me semblait avoir vu ce nom récemment. Mais où?

« Écoute Nate… je… je veux surtout pas péter ta bulle man, mais… Mais tu sais que ton chum – je mis l’emphase sur le mot, j’avais bien compris le trouble de Keynes - il a un casier judiciaire et qu’il se tient encore avec des gens pas très recommandables? Et là… là tu me parle de falsification de document… Y a pas un expert qui va vouloir ré-affirmer ce que dit ce mec, pour un article. Et… et … je te crois, mec. Tu me parles de jumeaux qu’on a séparés à la naissance. I mean... C’est full touchant ton truc. Full touchant. Je peux même pas m’imaginer d’apprendre sur le tas, de même, que j’ai été adoptée, en fait. Mais… mais ça arrive de temps en temps, ça. Deux jumeaux adoptés par deux familles différentes… On a déjà vu ça. Y a pas… y a pas de quoi écrire une front page avec ça… Si tu veux, je te réfères au p’tit nouveau, au boulot, qui écrit des articles du style pour la rubrique Psychologie du dimanche matin… »

Bordel, je détestais quand les choses m’échappaient, comme ça. Eristoff. Où, bordel, où? Je sentais le regard de Nate sur moi et mon embarras s’accentua. Putain, mon verre était vide. Je repris le dossier, comme pour donner de la contenance à mes arguments, en jetant un regard las au match. Toujours pas de but. Le dossier. Des notes manuscrites sur Eristoff. Sa date de naissance, le prénom de sa mère, l’heure, l’hôpital. Je reconnaissais l’écriture de Keynes. Je tournai la page. La photocopie d’un certificat de naissance somme toute récent. La nouvelle mouture qui dataient des années 2009. Harold Machin Machin Machin Pratt.

Pratt. Je fronçai les sourcils.

« Attends… Pratt comme dans… Pratt & Pratt, LE cabinet d’avocat? Putain… Attends… Son fils unique serait en réalité le frère d’un délinquant? »

Je rigolai méchamment. J’avais entendu parler du vieil avocat par d’autres collègues. Ce type était intouchable. Dès qu’il se retrouvait de près ou de loin d’une affaire, les boss devenait frileux. Parce que si ce type décidait de poursuivre le Times… Des têtes tomberaient. Mes yeux survolèrent sur le nom de la mère. MacKay. Dolores Eileen MacKay.

MacKay. Oh ça… ça, j’avais vu ça. J’abandonnai le match et me précipitai sur mon sac où je gardais cette putain de listes de patientes… Je tournai frénétiquement les pages, le cerveau en ébullition. MacKay. MacKay était dans la putain de liste.

« Il y a … Il y a cette vieille grébiche qui a travaillé toute sa vie en maternité, dans différents hopitaux du pays et… et elle m’a appelé, il y a trois semaines… Elle m’a parlé d’un éminent gynécologue… tsé, le médecin qui a mis au monde les enfants des plus riches depuis trente ans et qui a tellement conquis l’opinion publique parce qu’il donnait aussi son temps mères monoparentales pauvres… Putain… la vieille femme m’a dit… elle m’a dit qu’elle avait vu des trucs pas très catholiques… Elle a rien voulu me dire au téléphone mais ça sentait mauvais, son truc. On devait avoir rendez-vous… Mais la conne… la conne s’est fait écrabouiller par un chauffard la semaine dernière… Non mais qui ne regarde pas des deux côtés de la rue, quand il traverse une putain de rue… Di On devait avoir rendez-vous… Dis-moi que tu as pensé à les prendre en photo côte à côte, les putains de jumeaux? Que tu leur a mis un ostie de coton-tige chacun dans la bouche? T’as parlé à qui? Qui a dit que l’autre jumeau était mort-né? Qui??? Pas juste Eristoff? Parce que si c’est ce que je pense… Il va falloir des preuves plus que solides, vieux… Pratt & Pratt, bordel… »
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() message posté Jeu 26 Juil - 23:49 par Nathanael E. Keynes
« Ah Câlisse! »

Mmmh ? Ah oui, le match. Tu m'excuseras ma belle, j'ai pas trop la tête à ça. Pas à grand chose, d'ailleurs. D'autre que le sujet pour lequel je t'ai appelée à l'aide, s'entend. Depuis que je l'ai ramassé dans sa douche. Depuis qu'on a rencontré ce jumeau - ok, j'ai pas de preuve, mais l'intime conviction, ça compte, non ? Depuis qu'il a pété un câble à cette soirée de commémoration père-fils, où j'aurais pas dû me trouver, pas plus que James ou Castiel ou ma mère ou cette fille... Depuis que nos nuits ensemble se sont raréfiées, qu'un froid certain s'est installé entre nous, quand bien même je meurs d'envie de serrer encore son corps dans mes bras, de poser mes lèvres sur les siennes... et pourtant on se voit peu depuis... depuis les révélations, et depuis cet incident surtout.

Est-ce que je me raccroche à ces découvertes pour contrebalancer l'écueil de cette capote déchirée ? Pour éviter d'y penser et de flipper à l'idée qu'il soit tellement paniqué à cause de ça que je ne puisse plus l'approcher ? Je peux pas vraiment dire que ça soit pas un peu le cas. Cette distance qui s'est installée, même légère, me rend malade. Alors je suis complètement focalisé sur mon ancienne collègue, et peut-être bien que j'en attends trop dès la première minute où le maigre dossier que j'aie pu monter a trouvé sa main. Pourtant je devrais être lucide, c'est logique qu'elle ne s'enflamme pas directement, mais je peux pas m'empêcher d'être déçu. Et frustré. Une fois de plus.

« Écoute Nate… je… je veux surtout pas péter ta bulle man, mais… Mais tu sais que ton chum, il a un casier judiciaire et qu’il se tient encore avec des gens pas très recommandables? Et là… là tu me parles de falsification de document… Y a pas un expert qui va vouloir ré-affirmer ce que dit ce mec, pour un article. Et… et … je te crois, mec. Tu me parles de jumeaux qu’on a séparés à la naissance. I mean... C’est full touchant ton truc. Full touchant. Je peux même pas m’imaginer d’apprendre sur le tas, de même, que j’ai été adoptée, en fait. Mais… mais ça arrive de temps en temps, ça. Deux jumeaux adoptés par deux familles différentes… On a déjà vu ça. Y a pas… y a pas de quoi écrire une front page avec ça… Si tu veux, je te réfère au p’tit nouveau, au boulot, qui écrit des articles du style pour la rubrique Psychologie du dimanche matin… »

Ma langue claque contre mon palais comme je la vois botter en touche, et je m'écarte pour pas juste péter mon câble pour rien, pour juste la vexer et la faire partir, surtout. Qu'elle finisse de regarder le match, tiens, histoire que je la vois pas disparaître avec mes maigres espoirs de trouver le fin mot de l'histoire. Ok c'est bon laisse tomber. J'hésite à lui répondre vertement alors qu'elle a à peine survolé la première page de mes notes, qu'elle n'a rien vu au fond, me mord la lèvre pour retenir des mots venimeux, d'autant qu'elle reprend finalement le dossier, en suivant distraitement le match. N'importe quoi pour qu'elle ne se barre pas comme ça.

J'ai fini par revenir m'asseoir près d'elle, comme elle tourne une page tombe sur le certificat de naissance d'Ali, les doigts noués. Je la laisse compulser mes notes en gardant le silence, bien que ça ne soit guère facile.

Et son visage change d'expression quand elle découvre le nom de famille.

« Attends… Pratt comme dans… Pratt & Pratt, LE cabinet d’avocat? Putain… Attends… Son fils unique serait en réalité le frère d’un délinquant? »

Hameçonnée.
Elle a foncé sur son sac et ouvert un dossier à elle, cherchant frénétiquement parmi ses propres notes et documentations. A mon tour de froncer les sourcils, me demandant ce qu'elle fouille, mais la réponse ne tarde pas à venir, sans que je pose de question.

« Il y a … Il y a cette vieille grébiche qui a travaillé toute sa vie en maternité, dans différents hôpitaux du pays et… et elle m’a appelé, il y a trois semaines… Elle m’a parlé d’un éminent gynécologue… tsé, le médecin qui a mis au monde les enfants des plus riches depuis trente ans et qui a tellement conquis l’opinion publique parce qu’il donnait aussi son temps mères monoparentales pauvres… Putain… la vieille femme m’a dit… elle m’a dit qu’elle avait vu des trucs pas très catholiques…  Elle a rien voulu me dire au téléphone mais ça sentait mauvais, son truc. On devait avoir rendez-vous… Mais la conne… la conne s’est fait écrabouiller par un chauffard la semaine dernière… Non mais qui ne regarde pas des deux côtés de la rue, quand il traverse une putain de rue… »

Et putain t'arrives vraiment à croire que c'est une coïncidence, ça ? Je la regarde comme si je tombais nez à nez avec une extraterrestre pour le coup

« On devait avoir rendez-vous…
- T'es sérieuse là ? »


C'est pas un accident. Ca peut pas être un accident. Je peux juste pas le croire. Pas connaissant mon milieu d'origine, mon père et ses potes. Pas en ayant vu Pratt à l'oeuvre ou presque.

« Dis-moi que tu as pensé à les prendre en photo côte à côte, les putains de jumeaux? Que tu leur as mis un ostie de coton-tige chacun dans la bouche? T’as parlé à qui? Qui a dit que l’autre jumeau était mort-né? Qui??? Pas juste Eristoff? Parce que si c’est ce que je pense… Il va falloir des preuves plus que solides, vieux… Pratt & Pratt, bordel… »

Je sors mon téléphone. Une photo ensemble ? Plus ou moins. A Aberdeen, ouais. Pendant la super soirée où j'ai essuyé les menaces pas vraiment déguisées du père. L'angle est pas superbe, mais on y voit Ali en rage, et Castiel en second plan. Impossible de pas voir les ressemblances frappantes. Quant à ce coton-tige dans la bouche...

« Le verre de l'un, la tasse de l'autre, ça t'ira ? »

J'ai pas osé le jour J, Ali était trop chamboulé, je voulais pas en rajouter. Quant à Castiel... Je le connaissais pas ce type, bordel ! J'ai quand même subtilisé une tasse - pas dédicacée - au pianiste la fois d'après, avant de plus tellement pouvoir passer la nuit avec lui... en espérant pouvoir me retrouver face à Castiel. Et Aberdeen m'en a donné l'occasion.

« Il faudrait le livret de famille de la mère d'Eristoff. Elle doit l'avoir l'acte de décès... »

Je peux pas croire qu'elle ait foutu sur les épaules de son fils vivant le poids de la mort de l'autre si elle savait qu'il était en vie. Je veux pas le croire. Pourtant... Pourtant parfois on a des surprises... et pas que des bonnes.

« ....Mais tu méprends. C'est pas le repris de justice, mon chum, comme tu dis... »

Si je peux toujours dire ça comme ça, et j'en suis même pas complètement certain. Hors de question de pas aller jusqu'au bout de ma lancée maintenant. Et je guette sa réaction comme l'information s'imprègne dans son esprit. Pratt Jr. Il s'agit de Pratt Jr. Alors que son père est ouvertement homophobe, oui, oui...

Ca te console un peu de l'égalisation de la Croatie, non ?
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