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The beginning of the End - Aberdeen, Écosse ( Ali + libre )

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() message posté Ven 13 Juil 2018 - 8:12 par Alistair H. Pratt


It's a God-awful small affair
To the (boy) with the mousy hair
But his mummy is yelling no
And his daddy has told him to go

But his friend is nowhere to be seen
Now he walks through his sunken dream
To the seat with the clearest view
And he's hooked to the silver screen

But the film is a saddening bore
For he's lived it ten times or more
He could spit in the eyes of fools
As they ask him to focus on

Ali + libre



6 juillet 2018, 13h

Tout ce qu'il emmenerait avec lui devait entrer dans une valise normale, un sac de sport et un petit carton. Si on comptait son clavier électronique, qu'il faudrait transporter sur son épaule, ça serait bien assez lourd.

Il avait passé la semaine à les regarder, les itinérants, avec leurs caddys pleins à rebords et leurs couches superposées de vêtements sur le dos, malgré la vague de chaleur qui déferlait sur Londres.  Il s'était même aventuré dans le Chinatown, malgré la terreur d'y croiser son double. Ses piètres conclusions avaient été les mêmes : il ne pourrait pas sauver grand chose de sa vie passée.

Il devait prévoir des vêtements chauds, malgré la saison estivale qui battait son plein. Des T-shirts, des caleçons. Des putains d'articles d'hygiène. Sa brosse à dents. Ne pas oublier sa brosse à dents. Sa trithérapie. Une ou deux cravates, des chemises habillées et un veston, pour les entretiens... En plus de celui qu'il porterait à Aberdeen.

Deux vestons à choisir parmi la trentaine qu'il détenait.
Et quelques disques.

Alistair laissa glisser sa pauvre carcasse anéantie, entre les deux baies vitrées du living room. La semaine avait été cauchemardesque. C’était toute sa vie qui lui passait sous les yeux et qui se désagrégeait entre ses doigts. Ses putains de cartes de joueurs de basketball qu’il collectionnait quand il avait douze ans. Ses consoles de jeux vidéo sur lesquelles ils avaient passé tant de nuits blanches, Erwan et lui et… sa méga-collection de disques.

Dix ans à écumer toutes les boutiques de disques seconde-main de Londres et les ventes de garage pour y trouver les trésors abandonnés qu’elles y recélaient. Dix ans de sa vie qui disparaitraient d’un claquement de doigt quand le type qui l’avait contacté, via un site web quelconque de petites annonces classées viendraient chercher tous les disques à 17h, pour 1000 livres. Le type devait être mort de rire. Dix ans de passion, des centaines et des centaines de 78 tours et de 33 tours… pour 1000 livres.

Au moins, il aurait encore son clavier, non?

1000 livres… C’est ce qu’il lui resterait, après avoir remboursé son père. Il avait réussi à vendre son projecteur et quelques photos de son grand-père… Seulement 1000 livres d’avance avant que la rue et la déchéance ne le rattrappe.

Non, il ne demanderait pas d’aide à Keynes. Il lui créait déjà assez de souci comme ça.

Et que dire de son identité, maintenant, hein? Alistair avait même l’impression d’avoir perdu son propre nom, son propre moi. Pratt ou Eristoff? Qui était-il?


**

(Même jour, 15h)

« Oh allez, Kait, je t’en prie. Juste un coin du vestiaire. Je viens chercher ça Lundi soir. Promis. »

La barmaid du Viper Room roula des yeux, comme d’habitude et lui céda le passage, lui et son fardeau jusqu’au dit-vestiaire, en lui signifiant qu’elle n’était pas responsable en cas de vol. La rengaine habituelle, quoi. Alistair hocha la tête. Que pouvait-il faire d’autre, de toute façon? Il déposa avec une précaution infinie le lourd sac de transport contenant son instrument, le sac de sport et le carton contenant ses précieux disques et quelques objets personnels puis sourit tristement à l’employée.

« Tu… tu ne dis rien à Wilde, hein? Je reviens chercher tout ça lundi, je te jures. »

Il allait quitter le bar, les mains dans les poches lorsqu’il se tourna une fois de plus vers la jeune femme, avec une grimace embarrassée.

« Hey dis… Kait… Vous… vous auriez pas besoin d’un serveur ou… je sais pas moi, d’un autre tech de sono… d’un DJ… J’ai pas d’expérience mais… mais je suis sûr que je peux me débrouiller… Y aurait… Y aurait pas un job, pour moi, ici? »

La moue attristée de la barmaid fut une réponse suffisante. Il tourna les talons sans demander son reste.

**

7 Juillet 2018, 1h du matin

Aberdeen était la ville où la terre se fondait au ciel. C’était ce que les gens du pays disaient, ici. The Grey City. Avec son port plongé dans la Mer du Nord et ses bâtiments de granit austère qui disparaissait subitement lorsque le Haar vous enveloppait pour vous couper du reste du monde.

Le vol jusqu’à la cité de son enfance avait été interminable. L’avion était resté au sol à Edimbourg des heures durant à cause des alertes de visibilité. Le jeune homme se félicita presque de ne pas avoir parlé de cette maudite réception à Keynes. Son amant aurait voulu l’accompagner et il aurait été perdu les pédales, coincé dans cet avion. Il valait mieux que Nate ne sache rien.

Le trajet en voiture, de l’aéroport jusqu’à Aberdeenshire se fit en silence. Le chauffeur, Arthur, lui mentionna brièvement que son père était arrivé la veille et que, malgré le malaise qu’il avait eu quelques jours auparavant, il semblait aller beaucoup mieux. La réception aurait toujours lieu Dimanche. Alistair ne put s’empêcher de dévisager le chauffeur alors que celui-ci le dardait de son regard noir. Allait-il lui aussi l’accuser de vouloir tuer son père?

C’est une Nessie complètement hystérique qui l’avait réveillé, le lendemain de sa rencontre avec Castiel. Le portier avait envoyé la vidéo de surveillance à son père. Là où Alistair avait supposément sorti une arme blanche pour le menacer. Le Vieux avait demandé d’être seul pour visionner le tout. Et il avait fait un malaise.

La vidéo avait été effacée et personne, personne sauf Nessie et ses furieuses accusations ne l’avait questionné à ce sujet. Le pianiste avait refusé de répondre en haussant les épaules. Il y avait bien longtemps que ses petits caprices d’enfant gâté et son caractère excentrique frôlait la limite de la psychose, aux yeux de sa famille. Une connerie de plus ou de moins ne changerait pas grand chose et ne venait que confirmer ce que le jeune homme se refusait d’admettre. Castiel et lui se ressemblaient beaucoup trop pour que ce ne soit qu’une simple coïncidence. Même son propre père ne faisait pas la différence.

Qu’était-il? Un Pratt ou un pauvre gosse d’immigré?

Il arriva dans la demeure éteinte peu après 1h du matin. Ses parents étaient couchés depuis longtemps et les invités n’étaient attendus que le lendemain en soirée. Alistair n’avait pas sommeil. Il eut tôt fait d’errer sans but, après avoir débouché une bouteille de rouge, dans l’immense demeure familliale des MacKay qui l’avait gardé prisonnier, tous les étés de son enfance et de son adolescence. Il trouva sans mal la salle de bal et son vieux piano droit qu’on avait écarté, dans un coin de l’immense pièce. Il caressa avec affection le couvercle de l’instrument sur lequel il avait joué ses premières notes. Posant la bouteille déjà bien entamée sur le dessus de l’instrument, il ouvrit le couvercle et posa les doigts sur l’ivoire pour renouer avec lui. Du Chopin, du Mozart. Du Bowie, du Webber même et ses dernières propres compositions, sans relâche si ce n’était que pour boire une autre gorgée de vin. Depuis combien de temps jouait-il ainsi, dans l’obscurité? Avait-il vraiment entendu sa mère lui hurler, à l’autre bout de la pièce qu’il était 3h du matin et qu’il était devenu complètement cinglé?

Ce ne fut que lorsque le lourd couvercle s’abattit sauvagement sur ses mains qu’il leva la tête, complètement épouvanté. Il avait retiré ses mains juste à temps. Son père le surplombait, le regard froid et la main sur le couvercle qui avait failli lui briser les doigts… Ses doigts, bordel. Ils se regardèrent, sans un mot. Puis Maître Pratt émis un rictus indéchiffrable, les iris pâles toujours rivés dans ceux de son héritier.

« Tu devrais aller te coucher, tu ne crois pas? Nous avons une grosse journée qui nous attend demain, fils. »
@James M. Wilde , @Nathanael E. Keynes, @Castiel Eristoff, @Livia S. Lindberg
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() message posté Sam 14 Juil 2018 - 13:45 par Nathanael E. Keynes
Juin 2018

- Maman... Il y a longtemps que tu as reçu ça ?
- Quelques jours, je n'ai pas encore eu le temps de leur répondre... Mais il doit y avoir eu une erreur, les Pratt n'invitent pas réellement l'ex-épouse de Henry Keynes, n'est-ce pas ?
- Sans doute que non...

Je suis resté un instant, trop long sans doute, à observer le carton d'invitation sur lequel les noms d'Alistair et son père étaient joliment tracés en lettres d'or. Un carton adressé à Analisa Stanhope Keynes, étrangement parvenue à destination : ils auraient dû l'envoyer à mon père, en théorie, et à notre ancienne adresse dans Kensington. Maman n'avait plus de contact avec eux depuis le procès. Comment cette invitation avait-elle fini par être expédiée restait un mystère... Mais elle était là, restait à savoir ce qu'on allait en faire.

Et puis en réalité, ce n'était pas le détail de son expédition qui m'interpelait le plus. Des erreurs pouvaient arriver et qu'ils invitent ma mère, ce n'était pas le point qui tournait en boucle dans ma tête. Non, ce qui me chagrinait dans l'histoire, c'était qu'Ali ne m'en avait absolument pas parlé. Pas même pour me dire sur le ton de la blague qu'il ne m'infligerait pas cette torture et qu'on se reverrait après le week-end. Pas même pour se plaindre qu'il allait s'ennuyer à mourir et pour me dire qu'il m'enverrait quelques messages histoire de lui changer les idées. Rien. Absolument pas un mot sur le sujet.

Et s'il en a fait un tel secret, ça ne m'annonce rien de bon. Maman a vu mon air soucieux, elle a quitté ses croquis pour venir près de moi, cherchant mon regard.

- Nate ?
- Tu comptais poliment décliner, je suppose ?
- Et soulager tout le monde d'un embarras certain, oui... Mais ?
- Tu accepterais que je t'y accompagne ?

Elle a froncé les sourcils, attendant la suite. On a discuté un moment, de ma relation avec Alistair dont elle ignorait encore tout - mais j'ai moi-même du mal à mettre des mots sur dessus à vrai dire -, de l'accueil qu'ils nous réserveraient là-bas, si elle accédait à ma demande, de l'impact que ça aurait sur elle, sur moi, sur lui, aussi, sans doute. Elle était inquiète pour moi, bien plus que pour elle-même. Et moi je le suis pour lui. Maman a fini par accepter, et par rajouter sur le ton de l'humour qu'il a encore fallu que ce soit d'un homme que je m'entiche, que ça n'aurait pas pu être une jolie jeune fille, histoire qu'elle puisse être grand-mère un jour. J'ai accusé le coup en riant, affirmant qu'il y avait aussi des couples gays qui fondaient des familles, que ça ne voulait rien dire, et surtout, que j'avais encore bien le temps d'y penser... Je me voyais pas lui expliquer que c'était un sujet plus sensible qu'il n'y paraissait, même si je sais bien au fond qu'un jour je lui en parlerai.

***

Début juillet 2018

- Tu prends ce que tu veux, tu sais, hein ? Il faut... que je fasse un peu de ménage, de toute façon...
- Tu plaisa...

Non, bien sûr que non il ne plaisante pas. J'ai pas renchéri, ce jour-là, il y avait un autre sujet autrement plus accaparant, mais je n'ai pas oublié un instant ce que sous-entendaient ses propos. Et le lien avec la réception et le secret qui l'entoure est assez inévitable, même si je ne l'identifie pas clairement. Quant à ses disques...

- Rika, je peux te demander un service ?

Je sais qu'il écume les boutiques de vinyles dans la ville, et qu'il a l'habitude de fouiner sur le net pour trouver des perles à ajouter à sa propre collection. Alors si, comme je le suppose, Ali se débarrasse de la sienne, s'il y a bien une personne que je sais capable de retrouver l'annonce correspondante, c'est lui... Et il a pas fallu bien longtemps pour qu'il m'appelle, confirme le numéro de portable sur l'annonce, et qu'on se mette d'accord sur un plan pour que le pianiste ne se doute pas qu'on est derrière tout ça. Parce que s'il ne m'en a pas parlé, il n'acceptera pas mon argent, j'en suis convaincu. Mais je suis pas sûr de pouvoir vraiment lui jeter la pierre, je ferais sans doute pas mieux si j'étais à sa place. Ca n'empêche que je ne peux pas rester les bras croisés à le voir bazarder toute sa vie à cause d'eux.

C'est Andres, le frangin de Rika qui a récupéré mes 1000 livres et les a apportées à Alistair, pour charger la petite voiture de Matéa des trésors de mon amant. Qui ne se doute pas une seconde, j'espère, que ce jeune homme qui se présente à sa porte fait partie de la famille de mon bassiste, et que je suis dans la combine. Et pendant que la transaction a lieu, je suis en train de finaliser les préparatifs pour nous emmener, Maman et moi, vers Aberdeen - sans prendre un avion que je risque fort de ne pas supporter. Le trajet en voiture sera long, c'est un fait, mais ça n'a pas d'importance. Deux chambres pour la nuit sont réservées dans un hôtel proche, et nos bagages sont prêts. Et si j'appréhende le déroulement de la soirée, je n'ai pas l'intention de faire marche arrière.

- Tu es sûr que ça va aller ?
- Je n'en sais trop rien... Mais je sais que je regretterais si je n'y vais pas.

Maman a hoché la tête, et nos bagages ont été chargés dans ma voiture. Peu avant que celle de Matéa nous rejoigne, et que les précieux vinyles changent de coffre.

- Sérieux mec, il se débarrassait de tout ça ton pote ?! Mais c'est de la folie, tu parles que t'as voulu les lui récupérer !

Andres n'en revient pas. Je vois dans son regard pétillant qu'il est aussi admiratif que moi de la collection de mon amant, mais il y a de quoi. Pas pour rien qu'il était simplement hors de question que je le laisse refiler ça à un parfait inconnu...

- Dis, j'ai droit à une commission pour avoir fait l'intermédiaire ? Genre... un ou deux specimens, tu vois, pour services rendus ?

Je sais bien qu'il dit ça pour la blague. Mais l'idée est pas si con, je la garde dans un coin de ma tête, on en reparlera. Quand tout sera terminé.

- Ca se voyait sur sa tronche qu'il avait mal de les refiler, tu sais ?... Tu m'étonnes en même temps... N'empêche, 1000 livres, quand même... Tu dois vraiment y tenir à ce mec pour débourser autant...

J'ai pas su quoi répondre.

***

7 juillet 2018

Les dix heures de trajet jusqu'à Aberdeen, sans compter les pauses, ont été longues, il est vrai, d'autant qu'on est partis de nuit... Mais quand par la radio, l'information du blocage d'un avion pendant plusieurs heures a filtré, j'ai franchement pas pu m'empêcher de manifester mon soulagement d'être dans ma voiture plutôt que dans une cabine scellée. On a pris le parti d'en rire, avec Maman, et si depuis le divorce, je me suis clairement rapproché d'elle, ce voyage aura au moins eu le don de renforcer cet état de fait. J'ai pas souvenir qu'on ait jamais eu une relation aussi... facile, amicale, même, malgré ses efforts pour faire le tampon entre mon père et moi. Que mon père me tape sur la tronche aura au moins eu cet aspect positif, n'est-ce pas ?

Cette pensée me fait frissonner comme j'imagine le pire concernant Ali. S'il n'a pas voulu que je sache pour cette soirée d'anniversaire, que prévoit-il donc qu'il s'y déroulera ? Et dans quel état vais-je le retrouver, au final ? Comme s'il n'en avait pas déjà suffisamment bavé comme ça ! Je le revois prostré dans sa salle de bain, je me remémore sans mal ses réticences à mon contact, malgré l'envie qui l'étreignait. Sa séropositivité récemment apprise. Et quoi d'autre encore ?

L'hôtel nous a accueilli dans l'après-midi, reconnaissant visiblement ma mère, du temps où elle était invitée avec mon père auprès des Pratt et MacKay. On s'est mis d'accord sur l'heure à laquelle on se retrouverait pour gagner la demeure de nos hôtes pour la soirée, et sur quelque visite de la ville de granit qu'on ferait peut-être, demain, et puis chacun a regagné sa chambre pour se préparer. Et je n'ai pas pu empêcher une certaine angoisse de me gagner.

***

Maman a l'air inquiet quand elle pose le regard sur moi, mais elle sait que je ne reculerai pas. Et la conversation se cantone à des sujets mondains, comme si on cherchait tous deux à se (re)mettre dans l'ambiance. Sa robe est superbe, ce costume me va parfaitement, et le détail de ce bouton de rose à la boutonnière assortie à sa toilette... Oui, voilà, restons-en à ça... C'est à son bras, après avoir laissé mes clefs au voiturier, que je parais dans la demeure des parents d'Alistair, un sourire factice sur les lèvres, droit comme un i. Il y a longtemps que je n'avais pas endossé le costume du parfait gentleman, pourtant les souvenirs refont surface, les habitudes reviennent presque trop naturellement. Pour ma mère comme pour moi. Certains regards nous suivent comme le carmin de sa toilette attire l'oeil autant que notre présence semble incongrue.

Mais sans surprise, c'est une certaine chevelure brune que je cherche du regard, comme je parcours la salle de réception des yeux...

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