Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Nouveauté !
Ajout d'une ligne "absence" dans le profil, pour faciliter les choses. Toutes les infos par ici
Version #30 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 30ième version, venez découvrir toutes les nouveautés par .
Destination Vacances
C'est l'été, c'est les vacances. Il est temps de faire ses valises et de voyager un peu. Plus d'informations ici.
Skylight: Bikini Party & DJ's Set
Pour ceux qui ne sont pas encore partis, laissez tomber le tee-shirt ! Ca se passe par .
Coupe du monde 2018 : demi-finale.
Venez revivre la demi-finale de la Coupe du Monde mais cette fois du côté de nos chers Anglais ici.
Fiches dans le besoin & liens.
Votre fiche manque de demande ? Venez jeter un coup d’œil par ici pour vous aider. Et si vous recherché un lien, rendez-vous par .
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.


I'm feeling distracted and likewise attracted ¤ EliSha

I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.
avatar
I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.

» Date d'inscription : 07/10/2014
» Messages : 825
» Avatar : Nickayla Rivera
» Âge : 23 ans
» Schizophrénie : Mini-Nate && Kate && Edwin
() message posté Mer 18 Juil - 23:27 par Sharona K. García-Brown
18 juillet 2018

- Nate ! Hé dis, c'était qui la fille avec toi le soir de la demi-finale ?

Esquiver les regards de Nate, l'autre, le tatoué - enfin le très tatoué - et de Kassie. Ne pas écouter les messes basses qu'ils vont se faire. Garder l'air de rien face au patron, comme je lui demande des informations - sans doute pas très subtiles - sur sa pote. Et pourquoi je fais ça, moi, d'ailleurs, hein ?

***

C'était le soir de la demi-finale. Kassie devait finir plus tôt pour qu'on puisse regarder le match ensemble. Nate prenait le relais pour la soirée, et moi je venais chercher l'une, et saluer l'autre au passage.

- Promis, on te racontera tooooooooouuuuuuuutes les actions !

Ca fait un an maintenant, qu'il s'est passé un truc entre Nate et moi, et puis plus rien. Ca a été bizarre au début, on n'a pas beaucoup évoqué le sujet, je l'ai évité, lui et le bar, comme la peste... Et puis je suis venue chercher Kassie, et on s'est parlés, un peu. Pas dans les grandes largeurs, parce que j'en suis pas capable, et qu'il était pas à l'aise non plus. Mais on s'est au moins confirmé deux points : que l'attirance qu'on avait ressentie appartenait au passé bien qu'il reste une affection certaine, et qu'on n'avait pas envie que ça reste bizarre entre nous encore indéfiniment.

Est-ce que je regrette que ça n'ait pas été plus loin ? Un peu. Pendant un temps, j'y ai cru. Maintenant... Maintenant j'ai l'impression qu'on s'achemine doucement vers une relation amicale, presque fraternelle, et ça me va je crois. Tant que je perds pas tout lien, ça me va. Je sais comme je suis compliquée à gérer, il méritait pas ça de toute façon.

Et pendant que Kass prend ses affaires et qu'on en finit plus de charrier le barman tandis que son homonyme drague une jolie fille pour pas changer - un jour faudra qu'ils se démerdent pour que je les appelle pas de la même manière l'un et l'autre - il y a cette petite brune qui rentre, s'accoude d'office au comptoir et... Merde, je suis en train de la scruter là ? Ouais bon, peut-être bien qu'il faudrait que je regarde ailleurs.

- La Terre appelle la lune, Sharona, tu me reçois ?
- Hein ?

Il est mort de rire. Kassie me rejoint, un large sourire sur les lèvres, et en rajoute une couche.

- T'es sûre que tu veux rentrer regarder le match ? Ca fait dix fois que je te demande si t'as vu mes clefs, mais t'as l'air un peu accaparée par autre chose...

Son regard suit le mien, puis revient vers moi.

- ... C'est pas grave sinon, tu sais, j'ai retrouvé mon trousseau, je peux rentrer.
- Non mais même pas en rêve je loupe la demi-finale, t'es folle ! Allez viens, les filles doivent nous attendre.

Mais j'ai pas pu m'empêcher de tourner la tête vers le comptoir en sortant, juste pour voir Nate, le patron, l'emmener vers son bureau.

***

- C'est marrant, j'ai l'impression qu'on te voit de plus en plus souvent ici le soir...

Un coup de poing sur l'épaule, Nate le tatoué fait genre qu'il est blessé, mais on sait tous les deux que c'est pas le cas. On rentre tous les deux et c'est vers l'autre Nate que je me dirige, en occultant le barman et ma soeur qui m'épient. Le patron, lui, me gratifie d'un de ses sourires chaleureux et semble réfléchir à la question posée.

- Eli ? Qu'est venue discuter dans mon bureau ? C'est une de mes anciennes collègues du Times pourquoi ?
- Pour rien...

Il sourit plus encore, et je sens bien qu'il en pense pas moins. Je me doute pas une seconde qu'elle va arriver dans mon dos dans les cinq... quatre... trois...
Revenir en haut Aller en bas
membre de la version
avatar
membre de la version
Ellen Page
» Date d'inscription : 07/03/2018
» Messages : 300
» Pseudo : Chiendelespace
» Avatar : Ellen Page
» Âge : 30
» Schizophrénie : Alistair H. Pratt
» Absence : jusqu'au 27 août 2018
() message posté Jeu 19 Juil - 4:50 par Elisabeth A. Sullivan
Il devait être 19h30 quand le claquement de la porte d’entrée de l’appartement m’arracha de la sieste improvisée que je faisais, le nez dans le clavier de mon laptop. Cela faisait quelques nuits blanches que je passais à bosser sur ce fichu dossier, en attendant de recevoir les résultats du labo et j’avais dû m’endormir. À moitié réveillée, j’étais sur le point d’agripper une poêle sale pour assommer mon assaillant imaginaire lorsque le lourd cliquetis de griffes retentit dans le couloir pour se précipiter sur moi.

« Bernard! »

Je me baissai pour accueillir mon vieux basset qui, tout excité, brassait déjà l’air empesé de la cuisine de sa queue et ses oreilles et me léchait joyeusement le visage. Je relevai la tête vers Emma qui s’avançait dans le couloir avec une mine lugubre. Elle se pencha pour ramasser une bouteille de vin vide que j’avais sans doute abandonné là et la posa sans un mot sur le comptoir jonché de vaisselle. Elle observa l’appartement – notre appartement - d’un air morne et secoua la tête. Elle posa la laisse du chien sur la table, à côté de mon ordinateur et des dossiers qui s’empilaient partout sur sa surface et soupira.

« Tu sais que tu vas finir par avoir toutes sortes de bestioles comme colocataires, à ce rythme, hein? Si j’étais toi… »

Emma baissa la tête et retira ses lunettes pour se passer la main dans le visage. Cinq mois. Cinq mois qu’elle avait finalement craqué et qu’elle était partie, avec ses valises et avec le chien. Parce que j’avais fouillé sur son téléphone et découvert qu’elle baisait avec un de ses collègues. Cinq mois à tenter de l’oublier dans le boulot. Bien sûr, on s’était parlées au téléphone. Je lui avais fait mes crises de jalousie, au début. Puis, c’était passé. À peu près. On s’était arrangées pour le paiement des factures, pour la cessation de sa partie du bail. Elle me donnait des nouvelles de Bernard, le vieux basset hound qu’on avait trouvé ensemble, dans un refuge, en campagne, deux ans auparavant. Quand on y croyait ncore, à nous deux.

Mais ça s’arrêtait là.
Je l’observai un moment. Elle avait coupé ses beaux cheveux pour une de ces coupes à la mode. Pas que ça ne lui allait pas bien mais… mais ses lourdes boucles brunes me manquait. Je restai sans mot pendant que le chien flairait autour de nous, en trainant ses longues oreilles sur le plancher et qu’elle s’appuyait sur le comptoir, pour me faire face.

« Je viens te porter Bernard. On a réfléchi et… et on croit que ce serait mieux que tu le gardes, finalement. Tu sais, nous, on a des projets... et avec le chien... Un peu de routine ne te ferait vraiment pas de tort, Elisabeth. »

« Qui ça, ‘’nous’’?»

Je savais très bien de qui elle parlait. Mais la jalousie était revenue, comme le fiel d’un mauvais lendemain de veille. Emma me fit une moue navrée et leva les mains au ciel avant de les laisser retomber, d’un air qui en avait vu d’autres.

« Je t’ai laissé son sac de nourriture, ses jouets et son coussin, dans l’entrée. David m’attend dans la voiture. »

Et elle était repartie. Je m’affalai dans ma chaise et me tournai vers mon vieux chien d’un air découragé.

« J’espère que t’as encore une vessie de fer, Bernie, parce que c’est pas vrai que je me lève à cinq heures et demie comme Maman Emma, pour te regarder faire ton territoire à chaque deux pas, okay? »

Bernard me fit un de ces sourires qui me faisait toujours craquer, même à cinq heures du matin. Et puis le son de l’arrivée d’un email détourna complètement mon attention.
Le labo avait les résultats.

**

« Nate! Nate!!! C’est confirmé, c’est confirmé!!! On a bel et bien des jumeaux!!!!! Des jumeaux identiques! »

De l’entrée du bar, je brandis la liasse de papiers officiels du labo comme on brandit le drapeau du triomphe. On le tenait l’avocat! Enfin bon, pas vraiment. Il pourrait toujours nous sortir un certificat d’adoption bidon. Il fallait garder le low profile jusqu’à ce qu’on retrouve le certificat de naissance du mort-né bulgare et la copie originale de celui du gosse de riche britannique. Mais déjà, ça sentait mauvais…

Gênée, je baissai le bras lorsque la moitié du bar se retourna vers moi et vers le chien que je trainais toujours, langue pendante, au bout de sa laisse. Low profile Eli, hein? Le sourire de Nate s’élargit et une jolie fille se retourna vers moi, en rougissant un peu.

Je rougis à mon tour. Je l’avais remarqué, la dernière fois, elle et son accent du sud américain. Elle t’avait de ces yeux… Je me sentis soudain un peu conne, avec cet air que j’avais d’avoir passé la nuit sur la corde à linge, avec le clavier QWERTY probablement encore étampé sur le côté du visage et mes cheveux dans tous les sens. Elle… elle était vêtue d’une simple chemise, d’un simple jeans et pourtant… elle ressemblait à une déesse. Ou à une amazone.
D’accord, une très, très grande amazone. Pourquoi est-ce que je craquais toujours pour des géantes, moi?

Je me raclai la gorge et m’avançai dans le bar, le chien sur les talons, comme si de rien n’était et déposai mes précieux documents en face de mon ex-collègue. Puis, je me hissai sur le tabouret et fit signe au chien de se coucher, avant de faire un sourire timide à la jolie demoiselle.

« Hey! Tu étais là, le soir de la demie-finale, non? »

Bernard:
 
Revenir en haut Aller en bas
I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.
avatar
I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.

» Date d'inscription : 07/10/2014
» Messages : 825
» Avatar : Nickayla Rivera
» Âge : 23 ans
» Schizophrénie : Mini-Nate && Kate && Edwin
() message posté Sam 21 Juil - 13:52 par Sharona K. García-Brown
Pour rien. C'est tellement la réponse débile... Je m'en veux à peine ces mots ont passé mes lèvres, et plus encore quand je vois l'air goguenard de Nate. Et pas mieux à droite concernant son homonyme et ma soeur. Oui bon ça va, hein ! Je suis prête à me détourner, ou à commander un truc histoire de me donner une contenance quand un accent canadien retentit dans le bar, et pas vraiment discrètement.

« Nate ! Nate !!! C’est confirmé, c’est confirmé !!! On a bel et bien des jumeaux !!!!! Des jumeaux identiques ! »

Je sais pas d'où ça sort, cette histoire de jumeaux, en revanche je vois bien que l'information touche le patron du bar, et je me retourne pour me retrouve face à... la fameuse Eli. Je sens mes pommettes s'empourprer, comme son regard se pose un instant sur moi, et je suis un peu surprise de voir son propre visage prendre des couleurs. Sans doute son coup d'éclat qui a fait se retourner la moitié du bar. N'est-ce pas ? Je mentirais si je disais que j'avais pas un peu envie que ce soit parce que je suis là, mais hé, faut pas trop se faire d'illusions non plus. Je me surprends quand même à l'observer, avec son air un peu défait de quelqu'un qui n'a pas assez dormi. Avec ce qu'elle vient de dire à Nate, je suppose qu'elle a bossé sur leur truc jusqu'à tomber de fatigue, n'est-ce pas ? Ca a l'air important en tout cas, et de les toucher tous les deux.

Elle est venue s'installer près de moi, avec son chien sur les talons, et je souris en voyant le basset se coucher entre nous. Et si elle m'adresse un sourire timide, moi je me sens devenir plus cramoisie encore.

« Hey ! Tu étais là, le soir de la demie-finale, non ?
- Oh euh... oui... oui j'étais là. Toi aussi... »


J'ai presque sursauté quand elle m'a adressé la parole, étonnée que ce soit le cas, pas très certaine de comment je devais répondre. Sans blague qu'elle était là, puisqu'elle pose la question et puisque je l'avais remarquée... Mais je vais peut-être pas dire ça comme ça, non je vais sûrement pas dire ça comme ça.

« Je suis venue chercher ma soeur pour aller voir le match ensemble... La déception... »

J'ai rien contre les croates, mais j'aurais voulu voir l'Angleterre gagner, moi... Et comme elle était avec Nate au moment du coup d'envoi ou presque, le doute s'installe.

« T'as pu voir le match toi ?... »

Et puis mon regard fuyant tombe sur la liasse de papiers qu'elle a déposés sur le comptoir et que Nate est déjà en train de feuilleter et je me sens devenir lus écarlate encore.

« Pardon, vous avez l'air d'être occupés à des trucs importants, je vais pas vous déranger plus... »

Mais en vrai, je meurs d'envie de rester, et je devrais sans doute amorcer un geste de départ, mais je bouge pas d'un pouce. J'ai trop envie d'en savoir plus sur elle. Sur cette histoire de jumeaux, aussi. Et je peux pas m'empêcher de penser à cette jumelle mort-née dont j'ai appris l'existence à mes dix-huit ans...
Revenir en haut Aller en bas
membre de la version
avatar
membre de la version
Ellen Page
» Date d'inscription : 07/03/2018
» Messages : 300
» Pseudo : Chiendelespace
» Avatar : Ellen Page
» Âge : 30
» Schizophrénie : Alistair H. Pratt
» Absence : jusqu'au 27 août 2018
() message posté Jeu 26 Juil - 5:03 par Elisabeth A. Sullivan
Quelle déception, oui. Je m’en souvenais, j’étais sortie du bar à à la course pour me rendre à Hyde Park saulement pour essayer de voir un match au travers de géants de six pieds. Bordel que les anglais sont grands, quand on y pense! Moi? Moi, je retenais ma taille de hobbit de ma mère québécoise. Elle mesurait… combien elle mesurait déjà? 4 pieds et 10 pouces... Bref, j’avais quand même manqué tout le match. Un célèbre joueur de foot m’avait quand même offert une bière gratuite mais ne m’avait plus adressé la parole du match. Sûrement que lui aussi, m’avait reconnue. Ou pas. On ne le saura jamais. Alors que tout monde pleurait la défaite de notre nation, moi j’avais eu une bière gratuite de Rowena. C’était déjà ça.

Je lançai un regard noir à Keynes, en repensant à l’évènement historique qui m’était passé sous le nez. Mais cette fille m’était restée en tête, avec ses jolis yeux. Ses jolis yeux et ses joues cramoisies. Mon dieu qu’elle était mignonne, quand elle rougissait.

« Ouais, mets-z-en. Tout ça pour que les osties d’croates gagnent une prolongation. C’est tout ce que j’ai pu voir. La câlisse de prolongation. La déception, tu dis? »

Je secouai la tête d’un air affligé pris une gorgée de bière. Est-ce que j’avais déjà commandé, moi? Je ne m’en rappelais plus. Tanpis si c’était la bière de mon voisin ou de la groupie au bord de la scène, là, qui avait déjà oublié que sa consommation existait. Je souris de plus belle et me penchai pour gratter le derrière des oreilles du chien, à mes pieds, en jetant un regard intrigué vers le propriétaire de l’établissement qui avait saisi les documents que j’avais emmené comme s’il s’agissait des dossiers de James Bond. Je jubilais presque. Mais Keynes, en ce moment, était le dernier de mes soucis. Elle avait les pommettes hautes et les yeux, couleur miel, en amande. Je rougis de plus belle et me râclai la gorge.

« Oh non, reste, j’t’en prie! Moi, j’ai fait ma job. Enfin… presque. C’t’une longue histoire, mettons. Après… bah, c’est à Nate de dire à son chum – j’appuyai encore et toujours sur ce mot, comme un couteau dans la plaie, qui ne semblait pas vouloir sortir de leur bouche réciproque, à ces deux-là – ce qu’il en est. C’est pas à moi de dire à son amoureux qu’on lui a menti toute sa vie, right? »

Une autre gorgée de bière. Pas que le reste ne m’intéressait pas, non… Mais ça me gênait. J’essayais, quelque part en dedans de moi, de visualiser ce que ça devait faire, d’apprendre qu’on avait eu un jumeau. Le vide identitaire que ça devait faire …

« Oh! Naaate! Pis juste pour rire, j’ai soumis un de ces échantillons à Ancestry-machin point com, juste pour donner suite au labo… ton p’tit chum … il a bel et bien des origines slaves, comme son blondinet de frère. 53% selon le rapport, 10% de l’Ukraine pis 1% de la Turquie. Et le reste vient surement du Royaume-Uni ou des États-Unis. Bref, on est fucking loin du sang-bleu britannique. »


Je souris à la demoiselle, encore plus gênée que jamais. Peut-être que je me faisais de fausses idées, comme toujours, mais… Je m’étais laissée emporter, encore une fois mais je ne savais pas comment démarrer une conversation, quand une fille m’intéressait. Une victime? Un témoin? Pas de problème. J’avais déjà mon angle. Le texte était déjà presque tout écrit, dans ma tête Mais une fille dans un bar? J’avançais à l’aveuglette.

« Donc toi, d’après c’que je comprends, tu l’a vu le match? Et tu connais Nate comment? »
Revenir en haut Aller en bas
I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.
avatar
I walk this empty street on the boulevard of broken dreams.

» Date d'inscription : 07/10/2014
» Messages : 825
» Avatar : Nickayla Rivera
» Âge : 23 ans
» Schizophrénie : Mini-Nate && Kate && Edwin
() message posté Sam 28 Juil - 19:31 par Sharona K. García-Brown
Je vois le regard noir de la fille vers Nate, et je peux pas m'empêcher de rire. Je sais pas ce qu'il lui voulait, ce soir-là, mais il avait pas choisi le jour... Moi en revanche, j'avais passé la soirée avec les filles les plus géniales de la terre à beugler devant chaque action avec un verre de rosé - parce que l'alcool et moi, ça fait douze, et que ça doit être le seul truc que j'arrive à boire - et Nathan avait dû avoir les oreilles qui sifflaient un paquet de fois, parce que j'ai pas compté le nombre de "et dire qu'il est en train de louper ça" que j'ai sortis de la soirée. Bon... Vu le résultat final, la déception est sans doute moindre mais quand même.

Et puis il y avait cette fille, à côté de moi ce soir, croisée juste avant le match. Et là, je suis en train de m'imaginer ce que ça aurait été de regarder le match avec elle. Ok, ça va pas du tout. Je suis cramoisie, je suis sûre que ça se voit, et je suis sûre aussi que ce verre qui apparaît sous mon nez tout comme cette bière qui est déposée devant elle - merci Nathan - le confirme.

« Ouais, mets-z-en. Tout ça pour que les osties d’croates gagnent une prolongation. C’est tout ce que j’ai pu voir. La câlisse de prolongation. La déception, tu dis?
- Bah oui, vu qu'on a perdu... Dire qu'on avait ouvert le score... »


C'est trop con.

« Enfin "on"... Je suis pas plus anglaise que toi, à ce que j'entends, mais... disons que ma vie est ici, alors je me sens concernée... T'es du continent aussi, hein ? »

Mais pourquoi je pose des questions ? Elle est occupée avec Nate - et à grattouiller son chien ce qui me démange aussi un peu j'avoue - et je tape la discut'... alors que je sais juste pas faire ça d'ordinaire. Non mais ça va vraiment pas moi... Je tente de m'éclipser pas très élégamment, histoire de pas avoir l'air d'une grosse lourdingue, mais je suis pas si fâchée que ça qu'elle m'en empêche, en réalité.

« Oh non, reste, j’t’en prie!  Moi, j’ai fait ma job. Enfin… presque. C’t’une longue histoire, mettons. Après… bah, c’est à Nate de dire à son chum – j’appuyai encore et toujours sur ce mot, comme un couteau dans la plaie, qui ne semblait pas vouloir sortir de leur bouche réciproque, à ces deux-là  – ce qu’il en est. C’est pas à moi de dire à son amoureux qu’on lui a menti toute sa vie, right?
- Oh... »


Je me tourne vers Nate, le regard appuyé. Son amoureux, hein ? Bah dis, t'as vite remplacé Ty', mec...

« Oh! Naaate! Pis juste pour rire, j’ai soumis un de ces échantillons à  Ancestry-machin point com, juste pour donner suite au labo… ton p’tit chum … il a bel et bien des origines slaves, comme son blondinet de frère. 53% selon le rapport, 10% de l’Ukraine pis 1% de la Turquie. Et le reste vient surement du Royaume-Uni ou des États-Unis. Bref, on est fucking loin du sang-bleu britannique.
- C'est un truc de riches de mentir sur leurs enfants tu crois ? »


Question sortie de nulle part et là je me rends compte que j'ai ouvert ma bouche une fois de trop. Parce que ça, j'en ai pas parlé à ma soeur, et qu'elle était pas là quand ils ont fini par me sortir ce qu'ils avaient gardé secret pendant dix-huit longues années. Elle était pas là depuis des années, et quand on s'est retrouvées, ça a été compliqué. Et même si ça l'est moins maintenant, j'ai jamais trouvé comment raconter ça. Je la cherche du regard, avise la table où elle est en train de prendre une commande assez loin et soupire de soulagement.

« Donc toi, d’après c’que je comprends, tu l’as vu le match? Et tu connais Nate comment?
- Par son ex. »


Bam.

« Je crois que la première chose que je lui ai dite, c'est que je lui casserais la gueule s'il faisait du mal à Tyler. »

Il a levé le regard vers moi, quittant les documents importants que la brunette venait de lui remettre, l'air un peu désolé.

« Mais je sais pas qui a fait le plus de mal à l'autre au final, et puis c'est le boss de ma soeur, alors je peux plus trop lui en coller une, tu vois ? »

Tout ça dit sur le ton de la dérision, comme si c'était anodin. En vrai, ça l'est pas tant : Nate a tellement fait pour moi qu'il a pris tout seul, comme ça, sans crier gare, beaucoup de place dans ma petite vie... Et je lui dois bien trop aujourd'hui pour lui en vouloir pour un truc qui somme toute me regarde pas...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Soho :: The Lucky Star
» 07. It's a new day, a new start, and I'm feeling good!
» oh sometimes i get a good feeling[17/05 à 13h46]
» 05. Can't fight this feeling anymore.
» Bed, stay in bed, the feeling of your skin locked in my head
» Got me feeling drunk and high. So high. (Mag)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-