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() message posté Sam 21 Juil - 0:47 par Aidan M. Stewart

 
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Alors on tape dans les murs, aussi fort qu'on peut, on crie jusqu'à avoir les mains en sang. Parce que la douleur physique est bien moins intense que la douleur émotionnel. On se fait du mal physiquement pour oublier rien qu'une seconde qu'on a mal intérieurement.
Dans la salle d’attente, Aidan attend patiemment. Il doit être quelque chose comme 1 heures du matin, peut-être deux. Il n’en sait trop rien. Il n’a pas la moindre idée de l’heure à laquelle il a débarqué aux urgences de son propre lieu de travail. C’est un peu comme si tout s’était arrêté à partir du moment où ses yeux s’étaient posés sur elle. Victoria. Inerte. Ses réflexes de médecin ont pris le dessus, non sans appeler les urgences à partir du moment où le mot « suicide » lui était venu à l’esprit. Pourquoi ? Il n’en savait rien. Ou peut-être qu’il s’en doutait un peu, mais Victoria avait l’air tellement forte, tellement dure même, à travers ses paroles qu’il ne s’est jamais imaginé la voir étendue sans vie. Un tableau qu’il aurait préféré ne pas être spectateur, pas tellement pour lui, puisque malheureusement la grande faucheuse était une visiteuse un peu trop fréquente pour le martyriser ou le choquer à vie, mais plutôt pour Victoria. Ils ont beau être plongés dans une guerre constante depuis plusieurs mois, Aidan ne lui a jamais souhaité autant de mal, et jamais il n’a osé imaginé en arriver à cette extrémité.

Depuis plusieurs semaines maintenant, il vivait dans une autre grande maison. Une autre vie, une nouvelle vie avec Marylou. Une vie différente à laquelle il a encore du mal à s’habituer, et pourtant il n’a pas pu s’empêcher de ressentir un certain soulagement. Plus de tension, plus de prise de tête tous les soirs et plus de rancoeur. Aidan n’avait pas encore pris le temps de tout récupérer, et avec Victoria, ils s’étaient mis d’accord qu’il viendrait récupérer ses affaires, ainsi qu’une partie de ceux de sa fille lorsqu’il aurait un peu de temps. Le chirurgien ne cherchait pas à déposséder Victoria de tout, non. Il avait seulement récupéré ses affaires, et avait bien entendu laissé des jouets, vêtements et autres appartenant à Marylou. Si elle vivait désormais avec lui, il n’avait jamais eu l’intention de priver Victoria de l’enfant et inversement. Lorsque Aidan était de garde, son premier réflexe était de demander à son ex-femme si elle souhaitait avoir Marylou, ou bien s’il devait faire appel à la nounou. L’enfant était toujours très enthousiaste à l’idée de passer du temps avec sa mère, et au fond Aidan s’en voit plutôt soulager. En poussant la porte de leur ancienne maison, le chirurgien avait, dans un premier temps, cherché après Victoria. Pas comme s’il comptait l’inviter à diner, loin de là, mais c’était un réflex qui était resté. Un peu comme avant, lorsqu’il rentrait de son boulot et que la première chose qu’il faisait était de réclamer celle qu’il considérait comme la femme de sa vie ainsi que sa princesse. Le vent glacial qu’il s’était pris l’avait ensuite poussé à faire le tour des pièces, en passant par la cave avec un doute énorme quant à l’idée d’y trouver Victoria. A l’étage, il avait senti son coeur louper un battement lorsque ses yeux s’étaient posés sur elle, et c’est à partir de ce moment-là, que le temps s’est arrêté. Depuis, Aidan est paumé, il ne sait pas quoi, il ne comprend pas pourquoi, et il n’a aucune idée de comment. Sans doute que si l’inquiétude ne le rongeait pas en ce moment présent, qu’il arriverait à trouver les réponses tout seul, mais autant dire que là, tout de suite, ça restait encore une épreuve à grande échelle pour le neurochirurgien.

Dans ce couloir d’hôpital, il ne s’était jamais imaginé pouvoir être à la place de tous ces gens. Il s’était parfois étonné à se demander à quoi pouvaient-ils bien penser alors qu’ils sont dans l’attente d’une réponse. En plein milieu de la nuit, il se retrouve tout seul, comme un con, à faire les cent pas, à se rasseoir, puis à laisser un soupir s’échapper. Lorsqu’un de ses collègues a l’audace d’émettre le moindre bruit le sortant de ses pensées, Aidan relève les yeux, avant de se replonger dans ses songes, en remarquant que cette personne ne pourrait en rien l’aider, ni l’informer sur l’état de Victoria. Il essaie de penser à sa fille, en se disant qu’elle est entre de bonnes mains auprès de sa nounou. Evidemment, Aidan a expliqué la situation à cette dernière, en lui demandant de ne rien dire à Marylou pour le moment. Il préférait le faire lui-même plus tard, quand il en saurait un peu plus. Finalement, un de ses collègues vint à sa rencontre, en lui annonçant que son ex-femme est hors de danger, mais qu’elle doit encore rester en observation quelques jours. Elle est faible, il imagine bien, mais probablement que son statut de chirurgien lui permet de pouvoir la voir et de rester là. Lorsqu’il pose ses yeux sur elle, il a l’impression de voir une femme qu’il a tout simplement oublié de regarder et qu’il n’a fait que voir durant ces longs mois. A ses yeux Victoria a toujours été la plus belle femme qu’il n’ait jamais rencontrée, et pourtant il a l’impression que depuis plusieurs mois, c’était quelque chose qu’il avait tout simplement oublié. Aidan reste une bonne quinzaine de minutes appuyer contre le mur, sans rien dire. Il jette un oeil sur la fiche de Victoria par défaut professionnel, puis fini par s’asseoir dans le fauteuil en attendant. Il ne sait pas trop ce qu’il attend, mais il reste là, silencieux.


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() message posté Jeu 26 Juil - 18:34 par Victoria J. R-Stewart

Mon cœur a vu en toi le sourire de mon chagrin. Où étais-tu mon ange, quand j'pleurais jusqu'au matin ? Quand j'm'enfermais dans l'noir pour tenter de guérir ? Quand je buvais la mort, pour oublier d'souffrir ? J'aimerais tellement te haïr, pouvoir te souhaiter le pire. Tu as été mon plus beau rêve, une si belle chanson, mais surtout la raison de mon autodestruction -Slimane

@Aidan M. Stewart  & Victoria


Une nuisette de satin sur le dos, un verre de vin à la main, Victoria observait la chambre. Chambre sans vie, comme laissé à l'abandon. Accoudée au chambranle de la porte, elle laissa son regard se porter sur les jouets au sol. Elle ne les avaient pas rangé, préférant encore ça à se sentir comme dans une vitrine de grand magasin. Le lit était fait par contre. Il était froid, dépossédé de sa présence. Un peu chancelante, Victoria traversa la pièce et vint s'allonger sur le petit lit. Même son odeur avait disparue. Depuis combien de temps n'avait-elle pas dormit dans ses draps ? Neuf jours exactement. Victoria les avaient compté, comme le condamné avant le grand jour. Neuf jours. Une éternité pour la mère dépossédé de son enfant. Même si d'après Aidan, ce n'était pas le cas. Il pouvait bien dire ce qu'il voulait, Victoria se sentait plus seule que jamais sans la présence de Marylou dans la maison au quotidien. Le pire, c'était le silence. Pesant. Angoissant. Elle porta le verre à sa bouche, terminant son contenu comme l'ultime solution à son malheur. Elle avait arrêté de compter les verres, mais il ne faisait aucun doute qu'ils étaient nombreux à présent. Pourtant, Victoria ne buvait pas, que très rarement ou en de grande occasions. Grande occasion, quelle bonne blague ! Ce soir n'en n'était pas une, il n'y avait rien à fêter, rien qui ne valait la peine de déboucher une bouteille hors de prix. Chancelante, Victoria regagna sa chambre et se dévêtis de sa nuisette qu'elle laissa retomber au sol. Désormais nue, elle se glissa dans le bain qu'elle avait fait couler auparavant. L'eau brûlante ne lui fit même pas d'effet.

Elle tritura son annulaire, dans un ancien réflexe, avant de prendre conscience qu'il était nu lui aussi. L'alcool lui était monté à la tête et elle sentit son crane se compresser. C'était une sensation plutôt agréable, presque euphorisante, quant on y songeait. La chaleur du bain ajoutée à celle de l'alcool vint anesthésier son corps. Elle avait pensé qu'elle se sentirait mal, que la nausée ne tarderait pas, mais non. C'était comme être en paix, en fin de compte. Ses cheveux lâchés ondulaient dans l'eau tandis qu'elle laissait ses deux mains aller contre les parois rafraîchissantes de la baignoire. C'était un moment parfait. Elle n'avait plus qu'à attendre, cela ne devrait plus tarder. Elle sentit sa mâchoire se contracter et ses paupières se fermer doucement. Près d'elle, les boites de cachets vides ne laissaient aucun doute sur ce qu'elle venait de faire. Finalement, c'était sûrement une bonne idée cette bouteille de vin, ça laisserait un autre goût dans la bouche. Elle sentit enfin sa tête se relâcher puis quelques sursauts. Dans peu de temps, elle serait enfin délivré de tout ça. Plus de silence, plus de vide. Plus rien.


Il y eut des bruits, plutôt des sons, sans qu'elle puisse les connecter entre eux. C'était comme sortir d'un mauvais rêve, partagé entre l'éveil et la conscience. Une voix puis une autre, rien qu'elle ne puisse  vraiment identifier. Et puis une pression sur son corps, une seconde, mais elle avait l’impression que ça appartenait à une autre. Personne ne pouvait l'approcher là où elle était, impossible. Mais finalement, elle se sentit revenir. Sa conscience revint à la surface, douloureuse, ensommeillé. Elle ouvre les yeux et la luminosité lui donne aussitôt mal à la tête. Une douleur lancinante, comme après avoir reçu un bon coup. Puis cette brûlure dans la gorge, comprenant qu'on lui a certainement mit un tuyau dans la bouche à un moment. Elle a envie de cracher mais rien ne vint, elle n'a même pas la force de relever la tête. Elle sent une présence près d'elle et tourne lentement son visage dans sa direction. L'image met quelques instants à devenir nette et cette simple mise à jour lui provoque une nouvelle poussée de fièvre. Aidan. Il est assit là, près du lit, son regard braqué sur elle. « Merde », souffle-t-elle. Elle n'allait pas le saluer, ce serait mal avisé. Et que dire d'autre ? Si elle est ici, c'est qu'elle est vivante et qu'il est forcément au courant. Elle fixe le plafond, se racle la gorge. Elle crève d'envie de boire de l'eau mais elle n'a pas envie de lui demander de lui apporter un verre. Elle se sent mal, elle voudrait qu'il parte, elle voudrait ne pas être là. D'ailleurs, elle n'avait pas prévu ça. Pas prévu de le revoir, de sentir cette boule d'angoisse au creux de son ventre. Elle a envie de vomir, putain. « Que ce que tu fais là ? », finit-elle par dire. Déjà qu'il la trouvait minable avant, alors maintenant qu'elle est alité sur ce lit, elle imagine sans mal que c'est pire. Putain, mais comment ça se fait qu'elle se soit retrouvé là ? Et soudain, elle comprend. Et merde. « C'est toi qui m'a amené ici ? ». Elle connaît déjà la réponse. Personne n'a pu entrer chez elle comme ça, elle y avait veillé. Personne ne devait venir avant plusieurs jours. Sauf si elle avait oublié une information et au vu du regard de son mari, c'était sans doute le cas. Pourquoi il avait encore un double des clés d'abord ?

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() message posté Mar 14 Aoû - 21:54 par Aidan M. Stewart

 
Be strong. Easy to say, hard to do.
Alors on tape dans les murs, aussi fort qu'on peut, on crie jusqu'à avoir les mains en sang. Parce que la douleur physique est bien moins intense que la douleur émotionnel. On se fait du mal physiquement pour oublier rien qu'une seconde qu'on a mal intérieurement.
Après la peur vient la colère. Pourquoi doit-il passer plus de temps qu’il ne le faudrait dans cet hôpital ? Parce que son ex-femme avait décidé de continuer ses conneries et de l’entrainer avec elle. Alors oui, il est en colère non pas de se trouver là, mais plutôt de l’acte de Victoria. En réfléchissant bien, les derniers bons moments passés avec elle sont lointains. Trop lointains. Il ne s’en rappelle autant dire plus, ce dont il se rappelle surtout ce sont les disputes, les crises, les larmes et comme si ce n’était pas suffisant, l’ambulance, l’hôpital qui vient tout juste de s’ajouter à la liste. Peut-être qu’après il y aura la prison, l’hôpital psychiatrique, qui sait. Après tout, ça fait combien de temps qu’il lui dit qu’elle se bousille les neurones avec ses médocs. D’ailleurs, ce qui est censé lui faire du bien la pousse à la tentative de suicide. Vachement efficace comme traitement. A sa place, il ferait même un procès à son psychiatre, preuve que tout ça, ne sont que des conneries pour bousiller la vie des gens. Aujourd’hui ils sont séparés, divorcés, ce que dit ou fait ce charlatan ne le regarde même pas. Sauf que comme un con, c’est encore lui qui se trouve là à attendre qu’elle se réveille. La voix de l’infirmière l’agace, parce qu’elle essaie de l’apaiser, de le rassurer alors qu’en réalité il commence doucement à s’énerver. Pas tellement sur Victoria, ou pas directement. Mais plutôt sur la situation, sur lui-même. Pourquoi est-il encore là pour elle alors qu’elle n’est plus là pour lui depuis belle lurette ?

Lorsqu’elle revient à elle, Aidan la fixe mais ne dit rien. Il ne bouge pas non plus et il attend. Il a juste envie de lui dire « c’est bon, t’es sortie d’affaire, maintenant je m’en vais. » Mais ça n’arrangerait rien, peut-être parce que… parce que quoi en fait ? Il voulait surtout comprendre, avant de reprendre sa vie d’homme célibataire. « - Ce que je fais là ? Je m’ennuyais chez moi, donc je suis venu passer mon temps. » Ce n’est absolument pas drôle, mais il n’a pas réussi à se retenir. Il n’est pas non plus le genre à s’apitoyer sur son sort et non, il ne compte pas s’excuser. De quoi ? D’avoir perdu un fils ? Ils sont deux. De l’avoir trompée ? Ils sont deux aussi. Alors non, il ne lui présentera aucune excuse, parce que les compteurs sont remis à zéro, la balle est au centre et désormais chacun fait sa vie « - C’est plutôt moi qui devrais te demander ce que tu fais là. Ou plutôt, à quoi tu joues ? » Etant médecin, il n’a jamais compris les suicidaires, et en plus de ne pas les comprendre, il ne les respecte pas. Eux, médecins, chirurgiens passent leur temps et leur énergie à sauver des vies alors que d’autres ont décidé de mourir pour des conneries. Parce que des problèmes, tout le monde en a et tout le monde doit porter sa croix, comme on dit. La Victoria qu’il a épousé est une femme forte, avec du caractère, souriante et qui sait mener une vie avec une main de fer dans un gant de velours. La femme qu’il a devant lui, il ne la reconnait pas. Ce n’est pas cette Victoria-là.

« - Touché. » dit-il avec détachement en se levant pour porter son regard vers la fenêtre. Et puis il pense à Marylou qui ne sait rien, parce qu’il refuse qu’elle soit au courant. Il veut la protéger, il ne veut pas lui dire que sa mère a essayé de s’ôter la vie. « - Je ne suis pas psychiatre Victoria. Je ne vais pas chercher à te faire entendre raison, c’est pas mon boulot. Je ne suis même plus ton mari, mais j’ai une seule question. Est-ce que t’as pensé à Marylou, avant de faire ce que t’as fait ? ». Lui, ça fait un moment qu’il sait qu’elle se fiche totalement de ce qu’il peut ressentir ou même penser. C’est même la raison pour laquelle il s’est tourné vers une autre. Vers une fille qui l’écoutait, qui l’apaisait et qui l’aidait à lui redonner un peu de baume au cœur.

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() message posté Jeu 23 Aoû - 20:03 par Victoria J. R-Stewart

Mon cœur a vu en toi le sourire de mon chagrin. Où étais-tu mon ange, quand j'pleurais jusqu'au matin ? Quand j'm'enfermais dans l'noir pour tenter de guérir ? Quand je buvais la mort, pour oublier d'souffrir ? J'aimerais tellement te haïr, pouvoir te souhaiter le pire. Tu as été mon plus beau rêve, une si belle chanson, mais surtout la raison de mon autodestruction -Slimane

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Il ne pouvait pas comprendre. Il ne le pourrait jamais. Et c'était en partie pour ça qu'elle en était arrivé là. Parce qu'ils ne se comprenaient plus et qu'il était évident que leur complicité d'antan était perdue pour toujours. Elle l'avait perdu. Lui et son illusion de l'amour, de la réussite, de tout ce qui faisait d'elle ce qu'elle était. Parce qu'elle l'avait aimer à en crever, elle l'avait aimé bien plus que lui, c'était sur à présent. Et l'égo de Victoria ne s'en n'était jamais remit. Elle n'aurait jamais pensé ressentir une telle haine mais aussi une telle passion pour une même personne. Dieu qu'elle se maudissait d'avoir croisé le chemin d'Aidan Stewart. Même son nom lui était encore une torture alors qu'elle continuait de le porter, parce qu'il était une marque de fabrique. Elle avait construit sa carrière avec ce nom après tout. Il lui avait prit son amour propre, mais il ne lui prendrait pas sa réputation, car son job, c'était tout ce qui lui restait. Et quand elle croisa son regard, elle n'y lut que de l'incompréhension, mais pire que tout, de l'ignorance. Il avait fini par se moquer de son sort, il avait fini par la regarder comme n'importe quelle autre femme. Et ça, elle ne le supportait pas. Parce qu'avant, Aidan n'avait d'yeux que pour elle, pour ses courbes, pour sa chevelure et son air mutin. Avant, un seul regard enflammé et il se tordait de désir pour elle. Et, naïvement, elle avait pensé pouvoir conserver cette attraction pour elle. Il était évident que non. « Ce que je fais là ? Je m’ennuyais chez moi, donc je suis venu passer mon temps. C’est plutôt moi qui devrais te demander ce que tu fais là. Ou plutôt, à quoi tu joues ? » Il a toujours ce ton froid et distant, celui qu'il lui réserve depuis plusieurs mois, celui qu'elle a fini par détester autant que sa personne. Il ne devrait pas être là. Aidan était la pire personne en guise de moralisateur. Elle soupire, fixe le plafond. Elle aimerait lui dire d'aller se faire foutre mais au vue de la douleur dans sa gorge, elle n'arriverait pas à y mettre les formes. Et Victoria avait un penchant pour les scènes mélo-dramatiques, elle en était une interprétation parfaite. « Je faisais une partie de bataille navale, a priori, j'ai coulé », répondit-elle sur un même ton ironique. Enfin pas tant que ça, sinon elle ne serait pas là pour en parler.

Aidan lui confirme donc ce qu'elle sait déjà. Elle prend conscience qu'Aidan l'avait certainement sortit de sa baignoire et que ça devait pas être un spectacle très sympathique. Elle n'allait pas s'excuser pour autant, il n'aurait jamais dû être là. Elle se redresse sur l'oreiller, ignorant la douleur au niveau de son ventre. Elle n'est pas toubib, mais elle suppose qu'ils lui ont fait subir un lavement d'estomac et cette idée la dégoûte.  « Je ne suis pas psychiatre Victoria. Je ne vais pas chercher à te faire entendre raison, c’est pas mon boulot. Je ne suis même plus ton mari, mais j’ai une seule question. Est-ce que t’as pensé à Marylou, avant de faire ce que t’as fait ? ». A cet instant, le regard de la brune se voile. Elle sent ses yeux la brûler mais elle refuse de pleurer devant lui. D'ailleurs, elle ne comprend toujours pas ce qu'il fout là. Il aurait dû être soulagé, non ? Aidan n'hésite pas à lui faire comprendre qu'il n'est là que comme un passager, qu'il se moque bien de son état. Et, étrangement, cela la fait presque sourire. « Tu viens de dire que t'étais pas mon psy, ni mon mari, alors je ne te dois aucune explication ». Farouche, elle ne lâche rien. Elle sait qu'il veut la faire culpabiliser en utilisant Marylou et il y arrive très bien. Bien sûr qu'elle a pensé à sa fille, bien sûr que l'idée même de la perdre lui était insupportable, mais le reste, tout le reste, était pire que tout. Il l'avait pourtant menacé de la lui enlever, mais bien sûr, il ne venait pas le mentionner là. Mais Aidan ne comprenait pas, il ne pensait qu'à lui, à lui et cette foutu infirmière qu'il avait sauté alors qu'elle essayait de faire le deuil de leur fils. Peut-être même qu'il la sautait encore, mais dans le fond, ça n'avait plus vraiment d'importance. « Que ce que tu fais là Aidan ? T'es venu t'assurer que j'avais raté mon coup ? », lance-t-elle en le fixant droit dans les yeux. Parce qu'il aurait pu tourner à la talon en sachant qu'elle était hors de danger, pourtant il avait attendu son réveil, comme pour pouvoir lui balancer tout son venin à la gueule. Mais la reine des vipères, c'était et ça serait toujours Victoria. Elle vient peut être de tenter de se suicider, mais elle ne compte pas lui faire cadeau de sa honte. En même temps, son idée sur elle doit être bien arrêté en cet instant. « Ou alors t'es venu pour me dire à quel point je suis pitoyable ? ». Oh oui cela devait le démanger, il devait en mourir d'envie. Il peut bien se faire plaisir, elle n'a pas la force de crier. Elle aimerait lui demander pourquoi il a choisi de l'aider, mais elle sait qu'il ne lui répondrait pas ou qu'il parlerait de son serment d’Hippocrate à la con. Il l'avait sauvé parce qu'il avait fait le serment de venir en aide aux victimes. Et Victoria en était une, à ses yeux du moins. Pourtant, elle n’avait jamais été la victime de personne, plutôt du genre à manipuler et diriger son petit monde. Un monde qui s'était effondré, petit à petit. Elle avait glissé lentement dans des abîmes qu'elle ne pouvaient plus affronter. Une dépression. Un bien vilain mot qu'elle avait toujours trouvé risible. La dépression, c'était pour les faibles, les perdants, c'était pas fait pour elle. Victoria devait survivre à tout, elle était façonné ainsi. Survivre à la perte de son bébé, à la tromperie de son mari, à l'échec de son mariage, à... S’effondrer, vouloir en finir, avoir envie d'abandonner.

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