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come back down to my knees, be like them, lean back and breathe (Nova)

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() message posté Dim 22 Juil - 16:01 par Solal D. B. Fitzgerald

come back down to my knees, be like them, lean back and breathe (nova & solal) ✻✻✻
(Avignon, 15 Juillet 2018) Le sud de la France m’avait manqué. Sans même y réfléchir, j’avais appelé ma mère et mes grands parents pour les prévenir que je viendrai passer le mois de Juillet avec eux, à Graveson. Chaque été, mes grands parents quittaient leur appartement du 13ème arrondissement de Paris, situé à Tolbiac, pour retrouver les grillons et le mistral de la Provence. La veille pour le lendemain, j’avais pris mon billet pour la France et les avais rejoint aux alentours du 10 Juillet. Ma mère, comme toujours avait pleuré à mon arrivée à la gare TGV d’Avignon. Mes grands parents, toujours aussi souriants, m’avaient accueillis à bras ouverts, émus. De me voir grandir aussi vite. De me voir toujours revenir vers eux, chaque année. Ma famille n’était pas parfaite, mais elle était belle de ce côté ci. Fenêtres ouvertes, nous avions rejoint leur seconde maison de vacances. Les pieds dans l’eau, j’avais siroté mon premier Pastis de l’été en discutant avec mon grand père, Denis. Ma grand-mère, Suzanne, et ma mère étaient restées en cuisine pour finir de préparer le repas. Et dans la joie et la bonne humeur, nous avions passé notre soirée à discuter, à rattraper le temps perdu. J’étais heureux. De les retrouver. De m’éloigner de ma vie actuelle pour retrouver l’essentiel. Avec ferveur, mon grand-père et moi avions suivi les quarts et demi finales de la France, maillot sur le dos, drapeau dans les mains, alors que ma mère et ma grand-mère s’occupaient du jardin et d’autres choses dont moi, je me foutais éperdument. C’était tout ce dont j’avais besoin au fond. Wilson n’était pas abordé, et pour une fois, tout le monde préférait oublier. Quoiqu’il en soit, le sujet fut abordé lorsque j’informais ma mère vouloir assister à la finale France/Croatie en ville. Comme toujours, elle craignait les émeutes, le danger, et tout ce qui pouvait abîmer son fils unique. Mais elle me laissa faire, et tous ensembles, nous nous étions rendus à dans Avignon Sud, pour assister au match assis à la table de L’Entracte, notre bar attitré. La place était bondée, et l’excitation au sommet. Avignon, déjà peuplé tout du long du mois de Juillet à cause du festival, était rempli. De maillots bleus, de drapeaux bleu blanc rouge. Cet endroit m’avait manqué. C’était toute mon enfance. La plupart de mes vacances. La Marseillaise fut chantée dans toute la ville, dans tout le pays. Le match débuta. Il y eut d’abord le coup franc marqué en faveur de la France et par un Croate. Premier éclat de joie. Tirée par Griezmann, touchée par Varane, déviée involontairement par Mandzukic. Le bonheur. Mon grand-père sautait de joie, et c’était génial à voir. Pour la deuxième de sa vie, il allait assister à la victoire de la France en coupe du monde. S’enchaînèrent alors le premier but de Croatie pour leur équipe, marqué par Perisic. Puis le penalty de Griezmann, le tir de Pogba, la frappe d’Mbappé. Et enfin la boulette de Lloris et le dernier but en faveur de la Croatie, qui ne leur permit pourtant pas de remporter la victoire. La joie éclata. Les pleurs pour certains, l’euphorie pour d’autres. J’avais serré chaleureusement ma famille dans mes bras, exactement comme vingt ans auparavant, lorsque nous avions vécu la finale au même endroit, presque à la même date, jour pour jour. Et quelques minutes plus tard, je courrais dans les rues d’Avignon en hurlant, en chantant, en félicitant nos sportifs d’avoir si bien représenter le pays. Un collier de fleur bleu blanc rouge autour du coup, torse nu et habillé de mon short de foot de l’équipe de France, je sautais et chantais en compagnie d’autres Français. Arrivés sur la place de l’Horloge, après avoir sillonné une bonne heure dans les petites rues d’Avignon, la foule s’arrêta là pour chanter et danser. La ville, pour l’occasion, avait installé de grosses enceintes et diffusait de la musique. J’avais le sourire aux lèvres, et il ne partait pas. Me mettant à danser, je profitais de cet instant de bonheur et d’union. Je rejoignis la foule pour chanter la Marseillaise, une énième fois. Les chants à l’honneur des joueurs, de l’entraîneur et de l’équipe fusaient dans tous les sens, si bien que je ne savais lequel rejoindre. Je ris et tournais les yeux vers les gens autour de moi. Mon coeur s’arrêta, car mon regard avait croisé le regard de ce lui d’une autre personne. Nova. Elle me suivait ou quoi? Sans doute agacée, elle détourna le regard, mais fronçant les sourcils, je m’avançais vers elle avant de lancer : « Qu’est-ce que tu fous ici? Tu me suis? T’es pas française à ce que je sache. » Ca m’énervait. Ca m’énervait qu’elle soit là et qu’elle incruste dans mon moment de bonheur. J’étais en vacances bordel, elle pouvait pas me foutre la paix? Soudainement paniqué, je cherchais des yeux Persée, des fois que le malheur décide de s’acharner aujourd’hui. J’avais croisé les bras, tel un petit enfant contrarié. Je tournais les yeux vers elle puis soupirant, j’attrapais sa main et soupirant je l’attirais dans la foule : « Bon viens. Tu fais pitié à côté de ton arbre. » Et sans réfléchir, je reprenais les chants, la danse, les sauts. Et toutes ces choses qui faisaient vibrer mon coeur depuis seize heures. Et j’espérai que Nova ne gâche pas cet instant. Qu’elle profite, sans faire chier. Qu’elle découvre ma vie, mon monde, mon pays, puisqu’elle était là. Puisqu’elle m’avait suivit ou rejoint selon ce que je désirais croire.
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() message posté Mar 24 Juil - 19:25 par Nova Ainsworth
Nova, elle n’avait aucune idée de ce que sa présence faisait à Avignon. Ou même en France. Avec des amies, ils avaient décidé d’y aller afin d’assister à la finale de la coupe. Ce qui était quand même assez chiant puisqu’elle n’y connaissait absolument rien à ce sport. Tout ce qu’elle savait était qu’il y avait deux équipes et une balle. Et que les joueurs couraient dans tous les sens. À ses yeux, c’était chiant et ennuyant. Elle pourrait faire une sieste, se réveiller et rien n’aurait changé. Visiblement, Nova manquait de connaissance par rapport à ce sport et elle n’en avait rien à foutre. Assise à une chaise de son bar, Lewis essayait de lui expliquer les bases et Nova l’écoutait d’une oreille distraite. Après un bon dix minutes à parler dans le vide, celui-ci abandonna et c’était pour le mieux. Nova ignorait depuis combien de gens ses fesses avaient été sur cette chaise, mais lorsqu’on lui annonça la fin du match, Nova fut soulagé. Soulagé de pouvoir sortir d’ici et retourner à l’hôtel. Ouais, bah non. Sa chambre à l’hôtel semblait une illusion. Frustrée, Nova suivit ses amis jusqu’à une place quelconque. Cette fameuse place où il y avait de la musique et trop de gens. La bonne nouvelle c’était qu’elle comprenait tout ce qu’ils disaient. Les joies d’avoir une gouvernante française pendant une bonne décennie de son existence. Bref, à peine cinq minutes parmi tous ses gens qu’un inconnu était venu lui mettre un collier de fleurs autour du cou. Un collier que Nova avait rapidement retiré de son cou pour le balancer dans la foule. Elle ne comptait pas afficher des couleurs d’une équipe qu’elle ne supportait pas. Ouais, Nova était chiante de cette manière. Une quinzaine de minutes s’étaient écoulé depuis leur arrivé et déjà, elle s’emmerdait. Il lui avait suffi quinze minutes pour laisser ses amis s’amuser alors que la jeune femme allait se planter près d’un arbre. C’était plus tranquille ici. Ce qu’elle regrettait le plus, en ce moment, était le fait de ne pas avoir traîné des écouteurs avec elle parce que tous ses cris lui donnaient un mal de tête. Seule, elle regardait défiler son feed instagram sous ses yeux sans réellement y prêter attention en s’imaginant être en Italie. Ce qu’elle donnerait pour y être, à cette heure. Mais non, il avait fallu que ses amis l’entraînent jusqu’en France. Jusqu’à Avignon. À un moment, elle releva le regard afin de regarder autour d’elle constatant que les gens avec qui elle était arrivé n’étaient plus dans son champ de vision. L’unique chose qui s’y trouvait était Solal. Comme elle ne voulait pas lui donner plus d’importance depuis leur dernière conversation, Nova détourna rapidement le regard, agacé. De tous les endroits du monde, il fallait qu’elle se trouve au même endroit que lui. Le destin décidait de s’acharner sur elle, visiblement. « Qu’est-ce que tu fous ici? Tu me suis? T’es pas française à ce que je sache. » Solal agissait comme cet enfant capricieux. Il lui donnait que c’était de sa faute. Que sa présence gâchait quelque chose. Nova n’avait pas demandé à se retrouver ici. Elle n’avait pas prié tous les Dieux pour qu’ils mettent Solal sur son chemin. C’était tout le contraire. « Tu te prends pour le centre de mon univers ? Ne laisse pas tes chevilles enflées Solal, ce n’est pas le cas. Et j’ai bien mieux à faire que te suivre. » Nova avait emprunté un ton froid pour lui faire comprendre qu’il n’était rien à ses yeux. Elle voulait qu’il tourne les talons et continue son chemin. Mais ce qu’on souhaitait n’arrivait jamais vraiment. « Bon viens. Tu fais pitié à côté de ton arbre. » Voilà qu’elle se retrouvait dans cette foule que justement Nova avait essayé d’échapper il y a une trentaine de minutes, sa main dans celle de Solal. Une main qu’elle retira très vite. Elle ne comprenait pas les gens qui dansaient, chantaient et sautaient dans tous les sens. Une équipe avait gagné, ouais, elle comprenait. Mais elle s’en foutait. Tout ça l’emmerdait, point final. « Écoute, je m’emmerde. Tu m’emmerdes. Je préfère partir avant que tu m’attaques à nouveau. » Lâcha Nova d’un français impeccable. Elle voulait lui clouer le bec avec son t’es pas française à ce que je sache de merde.

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() message posté Mer 25 Juil - 13:46 par Solal D. B. Fitzgerald

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(Avignon, 15 Juillet 2018) Pour ma famille, c'était une tradition de venir chaque année ici, dans le sud de la France. Ma grand-mère y était née et y avait grandit, et ma mère y possédait tous ses souvenirs de vacances de son enfance. Depuis toujours, je me retrouvais ici, au moins une semaine durant les deux mois de l'été. Ces vacances, c'était sûrement le rendez-vous attendu tout du long de l'année. Aujourd'hui, j'avais voulu vivre cette victoire de la France dans la communion, et j'avais voulu ressentir cette frénésie et cette excitation, ce pourquoi je les avais laissé à la terrasse de l'Entracte pour venir chanter et hurler dans les rues. Ici, je me sentais protégé. De tout ce qui habituellement, me touchait. De tous ces problèmes que je pensais avoir laissé dans mon appartement de Brixton. Pourtant, mes yeux tombèrent sur Nova et je n'avais pas d'autres choix que de faire avec. Puisqu'elle était là, il valait mieux ne pas envenimer les choses et tenter de passer un bon moment, malgré tout. Mais c'était Nova, et à peine m'avait-elle vu qu'elle me tournait dos. Probablement à la recherche d'autres problèmes, je m'étais dirigée vers elle, et à peine avais-je ouvert la bouche qu'elle s'excitait. En soupirant, je roulais des yeux, lassé par tant d'agressivité. Je haussais simplement les épaules à sa réponse, préférant ne pas répondre à ses provocations. A la place, je l'emmenais avec moi dans la foule pour tenter de nous faire taire, et de simplement profiter. Mais à peine étais-je reparti dans les festivités qu'elle s'énervait. En français. Surpris, je tournais la tête vers elle. Elle avait donc des talents cachés. Levant les yeux vers le ciel et enfonçant mes mains dans mes poches, je répliquais en français : « Bah casse-toi alors, si tu sais pas t'amuser. » Les gens autour de nous s'était retourné vers nous à l'entente de mes mots. Ce n'était pas le moment d'être agressif, pourtant, avec une fille comme Nova, c'était impossible de ne pas l'être. Et sans plus attendre, elle quittait la foule d'un pas décidé et je la vis au loin, s'enfoncer dans une ruelle sous le regard curieux des gens. Je soupirais et me mordais intérieurement la lèvre. Elle m'avait rendu triste. Pour quelles raisons pouvait-elle être aussi méchante et désagréable? Pourquoi fallait-il toujours qu'elle transforme un rêve en cauchemar? J'aurai voulu qu'elle reste là, à danser et profiter avec moi, comme si rien ne s'était passé. Comme si on pouvait oublier, elle et moi, nos fautes et nos erreurs. Se débarasser de la culpabilité. Tout d'un coup, moi non plus je n'avais plus la tête aux festivités. Alors, agacé, je me frayais un chemin jusqu'aux terrasses pour longer les immeubles et rejoindre les ruelles qu'avait emprunté Nova. Rapidement, je me laissaisguider par mon instinct. Je voulais la retrouver pour mettre les choses à plat. Pour cesser cette guerre stupide. Mes vacances étaient gâchées désormais, et elles le resteraient si je ne tentais rien. En soupirant, je passais mon tee-shirt sur une de mes épaules et mains dans les poches, continuais d'avancer au hasard dans les rues d'Avignon en espérant la retrouver. Mais c'était peu probable. Elle pouvait être n'importe où. Pourtant, au bout de quelques minutes, je finis par attendre sa voix. Véhémante, et paniquée. Inquiet, je tournais la tête vers la provenance de ces voix, et sans trop savoir pourquoi, je me mis à courir. Je n'aimais pas ça. Au loin, j'aperçus Nova, coincée contre un mur par deux grands mecs bourrés. Enervée, elle tentait de les faire dégager, mais eux deux, bien décidé à la choper, restaient là et se rapprochaient de plus en plus d'elle, posant même leurs sales pattes sur la peau de Nova. Enervé à mon tour, jaloux, possessif et hors de moi, je serrais les poings et m'avançais vers eux. J'attrapais le premier par les épaules et le forçais à reculer avant de coller mon poing en pleine tronche. Le second eut à peine le temps de se retourner que je lui foutais un coup de boule, et sa tête ne résista pas à la mienne. Il s'écrasa au sol lui aussi, et les deux, sonnés, gémissaient leur blessure. Me tournant vers Nova, je la détaillais alors, paniqué. « Ca va? T'as rien? Ils ne t'ont pas touché?! » Sans réfléchir, je m'étais avancé vers elle pour l'examiner. Puis, me rendant compte que les deux blaireaux se relevaient, j'attrapais la main de Nova et l'emmenais dans une autre ruelle, un peu plus loin. Je lâchais son bras et m'éloignais d'elle. Baissant les yeux vers mes mains, j'essuyais le sang d'un des gars de mon poing sur mon jean et sortais, tremblant, une cigarette de ma poche. Je l'allumais, et tournant en rond, je commençais à parler, en jetant de temps à autres de petits coup d'oeil à Nova : « Bon. Nova. J'ai pas envie de me disputer avec toi, je suis en vacances en famille. Ici, c'est tous mes souvenirs de gosse, j'veux pas gâcher ça à cause de nos conneries. Tu ne veux pas passer de temps avec moi, d'accord très bien. Mais je te lâcherai pas tant que tu seras seule. Tu as des amis ici? » Je ne voulais pas parler de ce qui venait de se passer, car surement, Nova non plus ne voulait pas l'évoquer. Si je n'avais pas été là, probablement que la situation aurait mal tourné pour elle, et ce devait être dur de l'encaisser. Soudainement, je m'en foutais. Je me foutais de passer mon temps à m'engueuler avec elle. Je me foutais d'avoir trahi Persée en couchant avec elle. Je voulais juste la savoir en sécurité. Puis, croisant les bras, je levais les yeux vers elle et ajoutais : « C'est parti pour être le bordel toute la soirée... » Je tentais d'être protecteur, et gentil. Et j'avais peur qu'elle me repousse, une fois de plus. Pourtant, c'était pour son bien. Les festivités finissaient toujours par tourner au vinaigre. Impatient, je regardais l'heure sur ma montre. Ma mère et mes grands parents n'allaient pas tarder à quitter la ville. Ils étaient invités ce soir, à manger chez des amis. En soupirant, je levais la tête vers Nova et me risquais à la regarder. Elle semblait pensive. Son agressivité avait été bouffée par la peur, et je la voyais là, tremblante, à tenter de prendre le dessus sur ses émotions. Lentement, je m'avançais vers elle, et lui tendais la main. Elle releva les yeux vers moi, surprise. Je voulais qu'elle me fasse confiance, juste ce soir. Pour me laisser lui faire oublier ce qui venait de se passer. Pour tenter d'enterrer la hache de guerre et trouver un terrain d'entente. Pour tenter d'arranger les choses, alors qu'ici, Persée ne pouvait rien savoir. Ce qui se passait à Avignon, y resterait. Mais nous, nous pouvions revenir changé. Alors, je gardais ma main tendue, car je voulais qu'elle la prenne et qu'elle cesse de me repousser parce qu'au fond, nous étions les mêmes.
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() message posté Ven 27 Juil - 4:04 par Nova Ainsworth
Dire qu’à cet instant, Nova aurait pu se retrouver sous le soleil italien, à boire du vin rouge et à manger des pâtes. C’était bien la dernière fois qu’elle se laissait entraîner de force pour des célébrations d’un sport ennuyeux. Bien plus si le destin continuait de mettre Solal sur son chemin. « Bah casse-toi alors, si tu sais pas t’amuser. » Nova ricana parce que les mots de Solal lui passaient six pieds au-dessus de la tête pour la simple et bonne raison qu’elle ne lui avait pas demandé de la traîner avec lui. Nova n’aurait eu aucun problème à rester près de son arbre, mais il avait décidé de lui prendre la main pour la traîner jusqu’au milieu de cette foule. Puis, qu’est-ce que ça changeait à sa vie qu’il la repousse ? Absolument rien. Même que ça lui rendait la tâche facile. Alors, en murmurant un simple ok en affichant un sourire pour lui prouver que ça ne la dérangeait pas, Nova tournait les talons afin de se retirer de tous ses gens. Ce qui lui avait le plus plu de ce repoussement, c’était la réaction des gens autour d’eux. Ils s’étaient tous retourné, choqué ou surpris parce que la plupart des gens ici présents avaient compris les mots employés. D’un pas décidé et sans se retourner, Nova se frayait un chemin parmi tous les gens afin de rejoindre un endroit tranquille. Une ruelle. Ce n’était pas l’arbre où elle se trouvait tout à l’heure qui dissimulait les rayons du soleil un tantinet, mais ça allait faire l’affaire pour l’instant. Parce que bientôt, ses amis allaient l’appeler afin de lui demander où elle se trouvait ou même de lui dire de les rejoindre quelque part. Nova l’espérait. Son envie de rester ici toute l’après-midi ne lui plaisait et cela semblait une possibilité. Ugh. C’était l’une des raisons pour laquelle Nova n’aimait pas les sports médiatisés comme le foot. Ça l’emmerdait. Trop de gens. Trop de célébrations. Trop de trop. Toujours sur son portable et lunettes de soleil sur le bout de son nez, Nova n’avait pas remarqué les deux hommes qui s’étaient approchés d’elle. Ce n’est que lorsqu’ils commencèrent à s’adresser à elle que la jeune femme releva la tête. Avec un sourire légèrement sarcastique, elle tenta de s’en aller pour qu’on lui bloque le chemin, la forçant à reculer jusqu’à ce que son dos soit collé au mur. Son cœur battait trop vite et la peur commençait à s’emparer de plus en plus d’elle. Le contact de leurs mains sur sa peau dénudée ne plaisait pas à Nova. Au contraire, toute cette situation la terrifiait davantage et ce qui agaçait le plus Nova était que les gens ne remarquaient rien. Comme s’ils étaient tous aveugles. Le reste s’était passé sans qu’elle puisse cligner des yeux. Il n’y avait qu’une chose dont elle était certaine et c’était la silhouette de Solal. Il était venu à sa défense, malgré tout. « Ca va? T’as rien? Ils ne t’ont pas touché? » Nova avait envie de se rouler en boule et pleurer. Pleurer toutes les larmes de son corps. Mais à la place, Nova inspira profondément et expira bruyamment tandis que Solal la traînait jusqu’à une autre ruelle plus tranquille et moins dangereuse. « Bon. Nova. J’ai pas envie de me disputer à toi, je suis en vacances en famille. Ici, c’est tous mes souvenirs de gosse, j’veux pas gâcher ça à cause de nos conneries. Tu ne veux pas passer de temps avec moi, d’accord très bien. Mais je te lâcherai pas tant que tu seras seule. Tu as des amis ici? » Son cerveau n’était plus en mesure de réfléchir correctement, elle tremblait et ne regardait pas Solal. D’ailleurs, elle l’écoutait d’une oreille distraite. Elle ne savait pas quoi lui répondre, de toute manière. « C’est parti pour être le bordel toute la soirée… » Dans toute cette situation, Nova se contentait de se concentrer sur sa respiration. Inspire, expire. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois et ainsi de suite. Puis, comme si une personne venait de claquer des doigts devant elle, Nova releva le regard, surprise. Surprise de voir la main de Solal tendu afin de l’aider. « Je ne sais pas. Je ne sais pas où ils sont. » Ils l’avaient abandonné. Du moins, c’était la conclusion à laquelle Nova en était arrivé. « Pour ce soir. Et je ne veux pas en parler. Jamais. Je ne veux jamais en parler. » Toujours avec cette pointe d’incertitude qui faisait trembler son corps, Nova s’empara de la main de Solal.

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(Avignon, 15 Juillet 2018) C'était la deuxième fois en quelques semaines que j'en venais à cogner des mecs bourrés. J'allais finir par traîner une réputation de gros durs alors qu'il aurait en réalité suffit de pousser mes adversaires pour les faire tomber sur le sol au vue des litres d'alcool qu'ils avaient bu. Je n'étais pas un mec violent, je ne l'avais été et je ne comptais pas y céder. Mais pour une femme, j'étais capable de tout. Je tentais de garder mon calme alors que Nova et moi quittions la fameuse ruelle. J'étais en colère. En colère car si je n'avais pas été là, personne ne serait venu défendre Nova. Pourtant, ce n'était pas le monde qui manquait aujourd'hui, dans les rues d'Avignon. Sur le passage, on croisa un groupe de jeune qui se trouvait au croisement de la prochaine rue. Inquiets, ils posèrent leurs yeux sur Nova, mais je les fusillais du regard, déçu. Honteux, ils nous tournèrent le dos. Même en ce jour d'"union" et de festivités, c'était chacun pour sa gueule. La colère ne redescendait pas. Car malgré moi, je m'impliquais dans des histoires trop compliquées. Persée était le genre à chauffer ce genre de gars sans voir venir le danger. Nova aussi, probablement. Dans les deux cas, j'avais toujours fuit ce genre de relations. Je ne voulais pas passer ma vie à m'inquiéter pour d'autres. Et le problème, c'est qu'en cet instant, la peur m'empêchait d'abandonner Nova là. Je repartais avec elle, ou je restai là. Il n'y avait pas d'autres solutions car je les refusais toute. Nova avait beau passer son temps à me rejeter, au fond, elle aussi avait besoin qu'on la protège. Comme Persée, comme tout le monde. Elle n'était pas plus robuste qu'une autre, mais tout aussi vulnérable. Et son comportement le confirmait. Je ne l'aurai jamais imaginé dans cet état de choc, parce que justement, elle semblait maître de sa vie, de ses choix, de ses aventures. Dans ma tête, trop de questions tournaient mais je ne voulais pas prendre le temps d'y répondre. Je voulais oublier. Oublier que personne n'était immortel. Que je n'étais pas à l'abri d'enterrer quelqu'un d'autre. L'approche du danger, l'approche de la mort, me terrifiait toujours autant. Il me semblait interdit de ne craindre que pour ma vie. Inquiet, j'avais tendu ma main à Nova. Elle tentait de reprendre sa respiration, et je la voyais lutter pour rester forte, malgré tout. Cette force, elle me plaisait. Elle n'était probablement pas naturelle, mais au fond, le résultat était le même : les gens comme Nova, les gens commme moi, rien n'était en mesure de nous achever. Me relever après chaque effondrement était devenu un rite passager, se reproduisant tous les deux trois ans. Il ne m'avait suffit que d'un peu d'espoir pour relever la tête et reprendre de zéro. Nova était comme ça. Je le savais, ça se voyait. Tous mes reproches étaient envolés. Je ne lui en voulais plus, ma colère à son égard s'en était allée. Je voulais juster la protéger. L'aider. Lui montrer que sous nos peaux, nous étions les mêmes. Elle mit son temps, mais elle avoua finalement qu'elle ne savait pas où se trouvaient ses amis. Enervé, je serrais la mâchoire. Des amis comme les siens, moi, je n'en voulais pas. A cet instant, j'aurai pu m'inquiéter de la présence de Persée à Avignon. Mais qu'importe. Je m'en foutais de la croiser et d'avoir à expliquer ce que je foutais avec Nova. Ce n'était pas le plus important. Nova parla de nouveau, et accepta de me suivre. Soulagé, j'affichais un sourire sincère et serrais ses doigts entre les miens lorsqu'elle eut attrapé ma main. Je l'entraînais à mes côtés, passant un bras autour d'elle pour la rassurer. Qu'importe ce qu'elle en penserait, je me savais honnête dans mes gestes. D'une voix douce, je répondis :  « C'est d'accord, on en parle plus Nova. » Puis, caressant énergiquement son épaule en guise de réconfort, j'attrapais mon téléphone et tout en cherchant le numéro de ma mère j'annonçais à Nova : « Je vais demander à ma mère de venir nous chercher. Ne t'inquiètes pas, personne ne sera là ce soir. Tu pourras te reposer. » J'étais probablement maladroit, car en fin de compte, je l'emmenais dormir chez moi. Sûrement finirait-elle par penser que moi aussi, je n'en voulais qu'à son corps. Mais ce n'était pas le cas. J'étais prêt à passer ma nuit à la regarder dormir du moment que je la savais protégée et en sécurité. Je marchais en silence, guidant Nova avec moi. Je composais le numéro de ma mère et m'éloignais de Nova, car quelque part, ça me mettait mal à l'aise de la garder contre moi.  « Salut M'man. Vous êtes où? Je suis dans dix minutes au rempart sud, tu pourrais venir me chercher? Je suis avec une amie.. Elle... Elle a été secouée dans la foule. Elle est toute seule. Oui. Bien sûr. C'est ce que je pensais faire. D'accord Maman, merci. A tout de suite. » Je raccrochais et me tournant vers Nova, je la regardais avec un sourire timide.  « Allez, viens... » Et de nouveau, sans lui poser de questions, j'attrapais sa main et en silence, l'emmenais jusqu'au point de rendez-vous. Ma mère s'y trouvait, mon grand-père assis à l'avant à ses côtés, ma grand-mère à l'arrière. Nova semblait sceptique mais lâchant sa main pour ne pas créer de faux espoirs, je m'avançais vers la voiture et toquais à la vitre de cette dernière. Ma mère sursauta, baissa la vitre et débloqua les portières de la voiture. Leurs regards se posèrent tous sur Nova.  « Je vous présente Nova. Nova, voici Juliette, ma mère. Et mes grands parents, Denis et Suzanne. » Tous enchantés, ils l'observaient avec de grands yeux brillants. Gêné, je lançais un regard noir à ma mère pour qu'elle cesse ses planifications de mariage et ouvrais la portière de la voiture pour m'asseoir au milieu. Nova vint s'asseoir elle aussi, et tout du long du voyage, je tentais de changer le sujet de la conversation en discutant du match avec mon grand-père. Dix minutes plus tard, nous arrivions à Graveson, où se trouvait la maison de vacances de mes grands parents. Sans plus attendre, mes grands parents allèrent se préparer pour sortir, mais ma mère resta avec nous et nous guida jusqu'à la chambre d'ami. Elle poussa la porte et se tourna vers Nova :  « Je te laisse t'installer Nova. Fais comme chez toi, tu peux rester le temps que tu le souhaites, tu es la bienvenue. » Se tournant ensuite vers moi, elle chercha mon regard. « Sol, je t'ai laissé des sous, au cas où. Si t'as besoin de quelque chose tu m'appelles, on est qu'à une demi heure de route. A demain! » Et sans plus attendre, elle nous salua et quitta la maison. Soudainement gêné, je me tournais vers Nova, timide. « Je te laisse prendre une douche si tu veux. Tu dois avoir faim, tu veux que je te prépare quelque chose? Ou je peux faire livrer... » C'était sans doute trop d'un coup. Les retrouvailles à Avignon, l'agression, la rencontre avec ma famille. En quelques secondes, elle était entrée dans ma vie, l'avait découverte. Avec un sourire, je quittais la chambre et du doigt, lui indiquais le salon pour qu'elle vienne m'y rejoindre après. Une fois dans la cuisine, je restai là, à reprendre mes esprits. A encaisser tout ce qui venait de se passer, et tout ce qui risquait de se passer désormais que Nova se trouvait chez moi.
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() message posté Sam 28 Juil - 4:47 par Nova Ainsworth
À partir de maintenant, Nova préférait ne plus penser à ce qui aurait pu lui arriver, aujourd’hui à Avigon. « C’est d’accord, on en parle plus Nova. » Son regard était rivé droit devant elle parce qu’elle préférait ne pas regarder autour d’elle. Peut-être qu’elle exagérait, mais Nova avait l’impression que tout le monde était en mesure de voir ce qui lui était arrivé. Il n’y avait que Solal qui arrivait à lui changer les idées quelques secondes chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour s’adresser à elle. D’ailleurs, Nova avait constaté un changement de ton dans sa voix. Il ne lui parlait plus d’une voix froide, c’était même le contraire, il était doux. Solal prenait soin d’elle contrairement à ses amis qui n’avaient pas été en mesure de le faire. Quelque part parmi tous ses gens, il y avait les gens avec qui Nova s’était rendu jusqu’ici. Ces gens qui s’amusaient et ne pensaient pas à elle. Ils étaient tous égoïstes comme Nova pouvait se montrer avec eux, la plupart du temps. L’unique chose dont elle était heureuse était le fait que Persée ne soit pas ici, avec eux. « Je vais demander à ma mère de venir nous chercher. Ne t’inquiètes pas, personne ne sera là ce soir. Tu pourras te reposer. » Sa tête s’était pivoté afin de l’observer, sourcil arqué. Elle ne savait pas si c’était une bonne idée d’aller se reposer dans une maison inconnue qui appartenait certainement à la famille de Solal. Ce qui n’était pas une bonne idée, était de rencontrer la mère de Solal. « Tu sais, j’ai une chambre d’hôtel quelque part. C’est bien le dernier endroit sur Terre où un homme pourra essayer de m’agresser. » Mais Nova parlait dans le vide parce qu’il était déjà au téléphone parlant avec sa mère. Nova abandonna. Elle irait passer sa soirée chez Solal, avec lui, seule. Les bras croisés, son regard était posé sur lui tout le temps de son appel. Au bout de deux minutes, il était revenu vers elle ce sourire timide sur le visage. Ce sourire qui ferait craquer n’importe quelles femmes. « Allez, viens… » Et elle se laissa traîner jusqu’au point de rendez-vous conservant sa main dans la sienne jusqu’au dernier moment, silencieuse. Le dernier moment étant lorsqu’il remarqua la présence de sa famille. Parce qu’il lui apportait confiance, Nova aurait préféré conserver sa main dans la sienne, mais c’était pour le mieux devant sa mère et ses grands-parents. « Je vous présente Nova. Nova, voici Juliette, ma mère. Et mes grands parents, Denis et Suzanne. » Sur son visage, la jeune femme essaya d’afficher un sourire sincère, mais l’envie de sourire n’était aucunement présente alors elle prétendait. Comme elle avait l’habitude de le faire. « Bonsoir. » répondit-elle malgré tout afin de ne pas paraître impolie devant des gens qu’elle rencontrait pour la première fois. Et dernière fois, espérait-elle. Durant tout le long du trajet, elle laissa la famille parler entre eux, le sujet étant le match de foot. Nova, elle, elle regardait le paysage défilé devant ses yeux, profitant du vent sur son visage. Le trajet fut de courte durée. Trop court au goût de Nova. Elle aurait aimé qu’il dure plus longtemps parce que maintenant, elle se trouvait dans une maison chaleureuse et inconnue. La voix de Juliette résonnant dans ses oreilles. Cette femme trop chaleureuse qui faisait sentir Nova comme si elle se trouvait chez elle alors que même dans sa maison familiale Nova ne se sentait pas à la maison. Doucement, Nova s’était introduit dans la chambre d’invité tandis que Juliette s’adressait à son fils. « Je te laisse prendre une douche si tu veux. Tu dois avoir faim, tu veux que je te prépare quelque chose? Ou je peux faire livrer… » Nova lui offrit un faible sourire. « Je n’ai pas faim. » murmura-t-elle, honteuse de lui mentir. Nova retombait dans une vieille habitude qu’elle pensait avoir laissé derrière elle, mais dans les moments stressants, Nova était incapable d’avaler le moindre morceau. Seule, elle allait s’asseoir sur le bord du lit, mains croisées, pensive. Que faisait-elle ici exactement ? Finalement, elle prenait la direction de la salle de bain afin de se rendre sous la douche. Une éternité plus tard, elle en ressortait fraîche pour se diriger jusqu’au salon qu’il lui avait pointé du doigt. « Hey. » souffla Nova en allant s’asseoir aux côtés de Solal. « Je sais que j’ai dit que je ne voulais pas en parler, mais tu crois que c’est possible de mériter une possible agression ? » Tout en posant la question, Nova jouait nerveusement avec ses doigts. Depuis le début, Nova ne cessait de se poser la question et elle avait besoin d’un second avis.

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() message posté Dim 29 Juil - 18:13 par Solal D. B. Fitzgerald

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(Avignon, 15 Juillet 2018) La joie de cette victoire m'avait quitté désormais. J'étais seulement inquiet. Inquiet pour Nova, et pour toutes les fois où je ne serai pas là. La vie n'était pas simple pour les femmes, elle ne l'avait jamais été, et j'en voulais aux hommes d'agir ainsi. Nous étions là pour nous protéger mutuellement. Au lieu de ça, certains préféraient détruire des existences. Soudainement je ne me posais plus de questions. Je me foutais que mes décisions soient les mauvaises. Je me foutais des répercussions ou des promesses qu'on s'était fait de ne plus rien avoir à faire l'un avec l'autre. Cette soirée resterait dans nos mémoires pour longtemps, elle avait pour ainsi dire effacé notre erreur. Si nous n'avions pas couché ensembles, je ne l'aurai pas cherché, ni trouvé pour la sauver. Peut-être les choses s'étaient-elles passées de manière à nous mener à cette soirée? Je ne voulais pas y songer, même si de temps à autres, les questions fusaient jusqu'à mon cerveau sans que je puisse les arrêter. Nova tentait de me convaincre de ne pas appeler ma mère, mais c'était déjà trop tard. Alors que j'avais le combiné collé à l'oreille je tournais les yeux vers Nova et lui lançais un regard incertain. Les chambres d'hôtel n'étaient en rien un endroit sûr à partir du moment où elle était seule. Je ne l'écoutais donc pas et me concentrais sur la discussion avec ma mère qui venait de décrocher. Quelques minutes plus tard, nous retrouvions ma famille à la sortie de la ville. Nova se présenta, timide, et sans plus attendre, nous quittions Avignon. Cette situation était étrange, mais au fond, elle m'apparaissait comme évidente. La présence de Nova ne me troublait pas. Je le savais auprès de moi, et c'était l'essentiel. Le temps s'écoulait lentement. Jusqu'à rejoindre ma famille. Dans la voiture. Alors qu'elle prenait sa douche. Appuyé sur le plan de travail, je réfléchissais et tentais de reprendre mes esprits. Elle m'avait prévenu ne pas avoir faim, mais je n'en croyais pas un mot. Alors, prenant une longue inspiration et passant la main dans mes cheuveux, je me décidais à faire chauffer des pâtes. J'allais lui faire goûter mes fameuses pâtes au saumon, une de mes spécialités. Lorsqu'elle revint, j'égouttais les pâtes. A cause des soufflements de hotte, je ne l'entendis pas arriver et me tournais brusquement lorsqu'elle me parla. Je lui adressais un sourire et répondis doucement :  « Hey. Bonne douche? ». Lentement, j'attrapais des assiettes et commençais à nous servir. Sans la regarder, j'ajoutais le saumon cuit sur les pâtes et y versais la sauce. Je n'osais pas la regarder, poser mon regard dans le sien et la laisser lire mes moindres sentiments. Mais à la place, ce fut elle qui m'ouvrit son coeur. Surpris, je relevais la tête vers elle et fronçais les sourcils.  « Non. Rien ne justifie ça, Nova. »Je fis mine d'avoir quelque chose à faire pour ranger la cuisine car je ne voulais pas passer comme un con le temps de trouver les bons mots et finalement, j'attrapais les deux assiettes avant de faire signe de la tête à Nova pour qu'elle me suive. On passa par la porte menant au jardin, et lentement, je m'avançais jusqu'au salon de jardin. Je tendis son assiette à Nova et m'asseyais, l'invitant à faire de même. Puis, soupirant, je passais une main dans mes cheveux avant de plonger mon regard dans le sien :  « C'est pas de ta faute, tu ne le méritais pas. Ton corps, c'est probablement la seule chose qui t'appartient, personne n'a le droit d'en profiter sans ton consentement. » J'étais en colère mais je tachais de ne pas le montrer. Apportant ma fourchette dans mon assiette, j'attrapais un bout et commençais à manger en silence. Puis, comme il devenait pesant et que mon coeur s'excitait dans ma cage thoracique, je me risquais à parler de nouveau :  « Nova... Je sais que tu veux être forte, mais... Est-ce que ça va? Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi, pour t'aider? Te changer les idées? » Ma voix était partie dans les aigus, ce qu'elle faisait toujours quand je me sentais impuissant. Je la suppliais presque, car quelque part, je ne supportais pas de la voir comme ça. Je la préférais piquante et insupportable. Ce soir, elle était silencieuse et lugubre. Elle était une nuit d'été, calme et nostalgique. Elle noyait ses peurs derrière un sourire chaleureux mais factice. Je n'y croyais pas à ce sourire, j'avais constemment le même sur le visage. Ce rictus cachant la douleur de mes muscles endoloris, qui par ailleurs, commencaient à se fatiguer après une telle journée. Je mangeais lentement, contrairement à mon habitude, car intérieurement, je cherchais à moyen de soulager Nova. C'était stupide, car la blessure était trop récente. Mais je me devais d'essayer, malgré tout. La maison et son jardin étaient silencieux. On n'entendait seulement le bruit du vent et le chant des cigales. L'air chaud caressait doucement ma peau. Je me sentais bien. C'était parfait, là, dans l'obscurité, éclairés par les lumières d'extérieur. Je tournais la tête vers Nova, qui assise, mangeait silencieusement. Elle semblait si fragile, si douce désormais. Je reconnaissais celle avec que j'avais aimé l'espace de quelques minutes. Je retrouvais celle qui m'avait fait perdre la raison et à qui j'avais offert mon coeur.  
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() message posté Lun 30 Juil - 5:37 par Nova Ainsworth
Même après tout ce trajet, Nova ignorait la raison pour laquelle elle s’était laissée entraîné par Solal. Elle aurait très bien pu le remercier et simplement retourner à sa chambre d’hôtel, y prendre une douche et s’installer sur le lit pour regarder un film en commandant le service aux chambres. Mais ce n’était pas ce qu’elle avait fait. Elle avait laissé Solal lui prendre la main parce que son contact lui avait manqué, que finalement la solitude après cet événement ne lui plaisait pas. Qu’elle avait envie de s’en aller loin de cette place. Maintenant, elle se trouvait à trente minutes de route d’Avignon. De ses amis. De sa chambre d’hôtel. Et Juliette l’avait fait sentir à la maison dès la première seconde. C’était étrange de se retrouver seule en compagnie de Solal alors que leur dernière conversation, ils s’étaient balancés des reproches ici et là. Mais pas aujourd’hui. Ils étaient tous les deux calmes. Du moins, elle l’était pour sa part. Son attitude chiante n’était pas présente aujourd’hui. Ça devait faire changement aux yeux de Solal, de la voir aussi silencieuse et calme. C’était le calme après la tempête. Nova n’était plus l’ouragan qu’elle prétendait être. Son corps en tremblait encore même si comparé à d’autres femmes ce n’était rien. Mais la jeune femme n’allait pas commencer à comparer. Après une bonne douche chaude, les cheveux mouillés et ses anciens vêtements sur le dos, elle s’était dirigée vers la salle à manger afin de s’y asseoir. Suffisamment loin pour ne pas le toucher. Aujourd’hui, Nova imposait ses limites. « Hey. Bonne douche? » Elle le regardait s’activer dans la cuisine, à préparer des assiettes alors qu’elle lui avait dit qu’elle n’avait pas faim. Solal avait probablement compris que c’était un mensonge. « C’est une douche. Ça n’efface rien même si on aime prétendre le contraire. » Elle aurait aimé retrouver son attitude du début de la journée. Que l’eau sur sa peau efface les mains des deux hommes sur sa peau, mais ce n’était pas possible. Du moins, pas aujourd’hui. Éventuellement, elle allait oublier et continuer sa vie comme si ça n’était jamais arrivé. Pour le moment, elle enfilait un masque en prétendant que les choses allaient bien. C’était le mieux que Nova pouvait faire dans cette situation parce que même si elle n’avait pas envie d’en parler, Nova n’avait pas été en mesure de se retenir pour poser la question. « C’est pas de ta faute, tu ne le mérites pas. Ton corps, c’est probablement la seule chose qui t’appartient, personne n’a le droit d’en profiter sans ton consentement. » À ce sujet, Solal avait raison. Elle aimerait que tous les hommes soient du même avis. Mais Solal, il était dans une case à part. Il était différent. Il avait du respect. Elle aurait aimé lui dire qu’il avait raison, mais le silence lui faisait trop de bien. La brise fraîche aussi alors qu’elle jouait avec sa nourriture, mettant des petits morceaux dans sa bouche. « Nova… Je sais que tu veux être forte, mais… Est-ce que ça va? Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi, pour t’aider? Te changer les idées? » À son tour, Nova laissait le silence les envelopper. Elle ne savait pas quoi lui répondre. Est-ce qu’il pouvait l’aider ? Elle n’en savait rien. Elle-même n’était pas en mesure de s’aider. « Je ne sais pas Solal. Je ne sais même pas si je peux faire quelque chose pour moi-même. Tout ce que je désire c’est de ne plus y penser. Oublier. Prétendre que ça ne m’est pas arrivé. Je crois que c’est la meilleure des choses à faire. » Désormais, elle le regardait après avoir haussé les épaules. Nova se connaissait assez bien pour savoir qu’en quittant Avignon, elle oublierait cet événement. Qu’elle retournerait à ses vieilles habitudes. Inspirant profondément, elle déposa la fourchette et expira longuement. « Alors pour répondre à ta question, non, Solal je ne vais pas bien. Mais j’irais mieux avec le temps. Éventuellement. » Elle n’avait pas voulu répondre aussi sèchement, mais c’était arrivé. « Pardon, je sais que tu ne mérites pas mes réponses froides, tu essaies seulement de m’aider. » Ajoutait-elle rapidement en remontant son regard afin de le regarder.

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() message posté Lun 30 Juil - 17:33 par Solal D. B. Fitzgerald

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(Avignon, 15 Juillet 2018) Pensif, j'avais écouté l'eau de la douche couler pendant que je préparais à manger. J'avais du mal à me dire que sous cette eau se trouvait Nova. Je ne parvenais pas encore à réaliser. Ces retrouvailles plus qu'inattendue, les deux mecs de la ruelle, le trajet jusqu'ici. La main de Nova dans la mienne. Etrangement, elle l'avait laissé. Tout semblait si naturel, que s'en était déroutant. Secouant la tête pour me forcer à ne plus me poser de questions, je me tournais alors vers elle lorsqu'elle revint près de moi. Je la questionnais sur sa douche, pour rompre le silence, et pour la première fois depuis que nous avions quitté la ruelle, elle se montrait piquante. Elle m'arracha un sourire, mais je ne préférais ne pas répondre. Ce devait être dûr poiur elle, je n'osais pas imaginer. Alors, je fis semblant de ne pas avoir attendu et l'entraînais dans le jardin. On s'installa et je commençais à manger. De temps à autre, je lui jetais un regard. Elle picorait, silencieusement. Elle était si différente de Persée, c'était à se demander comment les deux étaient parvenues à devenues amies. Du moins, sans doute se ressemblaient elles sur certaines choses, mais moi, à leurs côté, je n'étais pas le même avec l'une et l'autre. Avec Persée, j'avais plus de responsabilités. Je devais être son amant, son sauveur, et remplacer son père. Avec Nova, j'étais juste Solal. Avec mes qualités et mes faiblesses. Mes états d'âmes et mes pulsions. Et je n'avais jamais à culpabiliser à cause de paroles mal comprises ou d'envies divergentes. Persée était capricieuse. Elle ne supportait pas qu'on lui dise non. Qu'on la refuse, qu'on la fasse passer en second. Ce soir, Nova ne m'avait rien demandé, et n'avait rien attendu de moi. Mais de moi-même, je m'étais donné comme tâche de la protéger. C'était facile. Baissant les yeux, gêné à force de l'observer, je plantais ma fourchette dans mes pâtes. Je me risquais à lui proposer mon aide, pour qu'elle se sente mieux. Elle me répondit sèchement, mais je ne le pris pas personnellement. Impuissant, je baissais les yeux après l'avoir regardé et soupirais doucement. Je devais lui changer les idées, mais de quelle manière? J'avais si peur d'être maladroit et de la faire fuir. J'avais peur qu'elle prenne mes paroles pour des tentatives de séduction. Levant les yeux vers le ciel, je me mis à observer le soleil couchant. Il devait être aux alentours de vingt-et une heures désormais. Bientôt, la nuit tomberait et les étoiles reviendraient. Nova s'excusait d'avoir été agressive, et je lui répondis par un sourire. Je restai silencieux, bouffant mes pâtes au saumon lentement. Le silence revint. On resta là. A manger. De temps à autres, je lui jetais un regard, pour vérifier qu'elle continuait de manger. Lorsqu'on eut tous les deux finis, j'attrapais nos assiettes et avant d'entrer dans la cuisine, je lui lançais :  « Je reviens. » J'avais la bougeotte ce soir, mais bouger me faisait réfléchir. Et surtout reprendre mes espritsL Je fis le tour de la maison pour chercher ce dont j'avais besoin. Lorsque je revins, Nova s'était assise au bord de la piscine. Les bras chargés, je m'approchais d'elle, puis lentement je commençais à poser la bouteille de vin, la petite lampe, les verres, le jeu de cartes et l'enceinte. Je m'asseyais à côté d'elle, en tailleur et lui souris. « Je te sers?  » C'était sans doute maladroit, mais je tentais de lui remonter le moral. J'avais réuni l'essentiel de vacances réussies. Débouchonant la bouteille avant de nous servir, je m'adressais à Nova :  « Le jeu est simple. Tu dis soit rouge soit noir. Selon ta réponse, si tu t'es trompé après que la carte ai été tiré, tu bois. Et tu peux tirer le nombre de cartes que tu veux, ou dire "purple" pour tirer les deux cartes. » Je reposais la bouteille de vin entamée sur le sol et tendais son verre à Nova. Puis, plongeant mon regard dans le sien, je demandais, incertain :  « Tu es partante? » Au moins, jouer l'empêcherait de penser à ce qui s'était passé plus tôt, et à deux, la bouteille allait descendre vite. C'était sans aucun doute le meilleur moyen pour qu'elle dorme paisbile cette nuit. Les yeux pleins d'espoirs, j'attendais sa réponse, en espérant qu'elle ne me juge pas immature ou ridicule avec mon vieux jeu de carte. Mais je faisais comme je pouvais. Je faisais avec le peu que j'avais.
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() message posté Mar 31 Juil - 4:50 par Nova Ainsworth
Nova avait toujours aimé le soleil et la chaleur. C’était probablement pour cette raison qu’elle prenait la fuite vers un endroit ensoleillé lorsque le temps lui permettait. L’Italie, la Grèce, l’Espagne et même la Californie. Alors, que cette soirée soit chaude était un véritable régal aux yeux de Nova. Elle préférait avoir des journées plus longues où le soleil se couchait tard que tôt. Pourtant, cet événement lui donnait l’impression que le soleil l’avait abandonné, ce soir. Qu’il n’était plus de son côté. Que, ce soir, les étoiles aussi avaient pris la décision de ne pas l’accompagner. Elle aurait aimé que les choses se déroulent d’une autre manière, que ses amis la retrouvent après avoir abandonné Solal au milieu de la foule afin de le laisser avoir son fun. Qu’il n’est pas besoin de venir la secourir comme la damoiselle en détresse qu’elle avait été. Nova se sentait pathétique. Pathétique d’avoir été naïve que le monde était différent et que ça ne lui arriverait jamais. Et pendant une bonne minute, elle s’était mise à penser que peut-être, au fond, elle l’avait cherché avec cette petite robe rouge qui en dévoilait trop. Mais Solal était là pour lui rappeler que ce n’était pas le cas. Que son corps lui appartînt et que c’était bien l’une des seules choses qu’elle possédait pleinement. « Je reviens. » Éclairé par les lumières du jardin, elle repensait à la froideur emprunté il y a quelques instants à l’égard de Solal. Il ne méritait pas son attitude froide et elle s’en était excusé. Pour une fois, elle avait présenté des excuses et c’était un exploit. Ça ne lui arrivait jamais parce que dans les autres cas, elle attendait qu’on lui présente des excuses même si c’était de sa faute. Seule, sous le ciel vide, le visage de Nova se relevait vers le haut afin que ses yeux regardent l’étendu du ciel noir. Une minute plus tard, elle s’était levée de la chaise afin d’aller s’asseoir sur le bord de la piscine, plongeant ses pieds dans l’eau. Elle ignorait où se trouvait Solal, mais ici, dans cette petite maison inconnue, Nova se sentait en sécurité. Comme si rien ne pouvait lui arriver ici. « Je te sers? » Même de loin, elle l’avait entendu s’approcher avec des choses dans les mains. Quelque chose lui disait qu’il y avait une bouteille de quelque chose et des verres. Le bruit probablement que les deux faisaient à chaque pas de Solal. « Qu’est-ce que c’est ? » Curieuse, ses mains s’étaient emparé de la bouteille afin de l’observer. Du vin. En général, elle aurait ouvert la bouteille elle-même afin d’en verser dans les coupes. Mais elle ignorait si c’était une bonne idée et ça se voyait sur son visage. La lèvre mordillée et l’incertitude qui s’était posé doucement sur les traits de son visage. Nova allait lui répondre que ce n’était peut-être pas une bonne idée avant de se rétracter. L’envie de l’offusquer manquait. Il essayait de l’aider. « Le jeu est simple. Tu dis soit rouge soit noir. Selon ta réponse, si tu t’es trompé après que la carte ai été tiré, tu bois. Et tu peux tirer le nombre de cartes que tu veux, ou dire « purple » pour tirer les deux cartes. » Dans ses explications, Solal avait perdu Nova. Malgré ce détail, Nova avait tout de même accepté la coupe de vin que lui offrait Solal. Elle en avait même bu une petite gorgée. Ça remplaçait la nourriture de son assiette qu’elle n’avait pas touché. Sa soif était plus grande que sa faim, semblait-il. « Tu es partante ? » Ils se regardaient dans les yeux et pour une fois, Nova se sentait mal à l’aise. Alors, elle baissa les yeux, mal à l’aise. « D’accord… » répondit-elle avec un petit rire. C’était presque mignon son envie de lui changer les idées. « Être pompette m’aidera peut-être à dormir plus tard. » C’était, au fond, tout ce qu’elle voulait. Dormir comme un bébé sans que le souvenir de plus tôt lui revienne en tête. « Tu vas dormir avec moi, ce soir ? On pourra même construire une barrière avec des oreillers. » Nova avait posé la question sans le regarder alors que ses doigts dessinaient sur la coupe. Elle ne voulait pas dormir toute seule, trop peureuse.

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