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Un nouveau départ. P.v Rachel

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() message posté Dim 22 Juil 2018 - 21:45 par Lexie McDouglas

Un nouveau départ
Le réveil sonna à 5h30 ce matin-là. Je ne pu m’empêcher de râler, mais je me levais quand même. Depuis deux semaines, j’avais décidé de me mettre au yoga et je voulais faire ma séance avant que ma fille se réveille. Eh oui, ce n’est pas toujours évident d’être maman célibataire, mais mine de rien, je ne m’en sortais pas trop mal. J’avais réussi à trouver un rythme. J’avais une bonne place de travail, ma fille ne manquait de rien et moi non plus. Je filais donc faire ma séance de yoga puis, j’allais me prendre une bonne douche. Au moment où je terminais mon café, ma fille se mit à me faire comprendre qu’elle était réveillée. Parfait timing. J’allai donc la faire manger, puis, je la mettais dans son petit parc le temps pour moi de m’habiller. Aujourd’hui, je recevais ma première cliente pour un divorce. Je voulais faire bonne impression, j’optais donc pour un tailleur pantalon et je me fis un chignon banane avec un maquillage léger. Une fois prête, je pris ma fille sous le bras et l’emmena chez la baby sitter.

Je me mettais en route pour le cabinet où je travaillais, je pris le soin de faire un petit détour pour aller chercher du café et quelques pâtisseries pour mes collègues et mon patron. Là où je travaillais, il y avait une excellente ambiance, une chance pour moi. Mon patron avait toujours cru en moi et il n’avait pas hésité une seconde à me confier ce dossier. C’était une cliente importante qui avait de gros moyens, si tout se passait bien et que je gagnais le procès, elle nous ferait très certainement une bonne publicité, il allait donc falloir que je fasse attention à tout et que je ne lui montre pas ma nervosité. J’arrivais au cabinet et j’allais poser le tout dans la salle de pause, je prenais juste mon gobelet de café avec moi, oui j’en étais à mon deuxième, mais je n’en avais jamais assez, je peaufinais les derniers détails du dossier et je regardais ma montre, cette dernière n’allait pas tarder à arriver.

Je pris une grande inspiration et je regardais la photo de ma fille que j’avais posée sur mon bureau pour me donner du courage. Je regardais mon portable, je n’avais pas de sms de la baby sitter, ce qui voulait donc dire que tout se passait bien. Cette femme avait l’âge d’être ma maman et le courant était tout de suite bien passé entre nous. Elle s’occupait très bien de Lana et c’est tout ce que je demandais. Je voyais que Lana l’aimait bien et que je pouvais la laisser sans me soucier de quoi que ce soit. J’aimais beaucoup la façon dont elle s’occupait d’elle. Cette femme était vraiment la douceur incarnée. Le bruit de mon téléphone me fit sursauter, la secrétaire me dit que ma cliente était là, je lui demandais donc de la faire entrer et je me raclais la gorge. J’étais prête et tout allait bien se passer.

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() message posté Dim 22 Juil 2018 - 22:52 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un nouveau départ

J’avais franchi le pas, j’avais pris rendez-vous dans un grand cabinet d’avocats pour tenter de divorcer. Je dis « tenter » parce que mon enfoiré de mari avait toujours refusé cette alternative. Mais ce qui m’était arrivé en fin d’année m’avait fait l’effet d’un électrochoc… et je ne dis pas ça parce qu’entre autre j’avais reçu une décharge électrique. Non, j’avais réalisé, vraiment, que je ne méritais pas de vivre un tel enfer, je ne méritais pas de voir l’amour de ma vie loin de moi, d’être forcée d’être mariée avec un homme qui ne m’aimait pas et qui se servait de moi, je méritais d’avoir le droit d’être avec Frank, cet homme qui m’aimait sans conditions, qui était prêt à tout pour moi. Il avait risqué sa vie pour sauver la mienne, il avait risqué avant cela d’être radié de sa profession juste pour être avec moi, alors que Maxwell avait le pouvoir de le faire expulser du pays… Ce qu’il avait fait d’ailleurs. Je méprisais cet homme que j’avais épousé il y a de cela sept ans, pensant avoir trouvé le prince charmant, celui qui était aussi gentil et généreux qu’il était beau et ambitieux. Je m’étais lourdement trompée, et la désillusion avait fait mal quand j’avais découvert qu’il me trompait, qu’il ne m’avait jamais aimée et qu’en plus je n’avais pas le droit de divorcer. J’avais peur de lui, c’était un fait. Mais ça, c’était avant. J’avais vécu pire encore que ce qu’il m’avait fait subir pendant trois ans, et si j’étais encore là, c’était grâce à Frank, Frank que j’aimais de tout mon être. Il était là pour moi, il avait tout bravé pour me faire sortir la tête de l’eau, il méritait que je me batte pour lui.

Moi aussi j’avais retrouvé, lentement mais sûrement, le chemin du travail. Je m’étais cloisonnée pendant des mois dans la caserne où habitait Frank. J’avais peur. De quoi ? De tout ! Des bruits de l’extérieur, de la simple idée de croiser des gens. Je n’avais même pas répondu au téléphone pendant deux mois. Mes mains avaient été victimes de tremblements impossible à stopper pendant plus de quatre mois. Peu à peu, ça se calmait. Les tremblements ne revenaient qu’en situation de stress, mais le reste du temps, ça allait. Je faisais des progrès mais c’était trop lent à mon goût. Je n’osais pas encore demander à retrouver le bloc, j’avais bien trop peur de faire du mal à un patient. Je me contentais de superviser mon meilleur interne et donner des cours.

Aujourd’hui, je voulais reprendre en main un autre aspect de ma vie. Je voulais retrouver ma liberté. Certes je vivais chez Frank, mais officiellement j’étais toujours l’épouse de Maxwell Davis, le célèbre entrepreneur en informatique qui avait des ordinateurs, des smartphones et autre gadgets avec son nom dessus. Ça me rendait malade de porter son nom, et je savais qu’en recevant les papiers des avocats, il me rendrait la vie impossible parce qu’un divorce était synonyme d’échec pour lui. Mais il n’aurait plus son mot à dire dans ma vie. Et puis voir son épouse se faire enlever par un psychopathe lors de l’une de ses soirées d’affaire, n’était-ce pas un échec ça ? ça avait fait la une des journaux télévisés et papier, je m'étais sentie si mal que tout le monde connaisse les détails sordides de ce qui m'était arrivé. Alors merde, il pouvait bien me rendre ma liberté !

J’ arrivais en taxi au cabinet d’avocats cinq minutes avant l’heure donnée. Je demandai au taxi de m’attendre. Je ne voulais pas prendre le risque d’attendre dehors qu’un autre vienne me récupérer. La peur, encore et toujours. Peu importait combien cela me coûterait, j’avais les moyens. J’entrais donc dans le bâtiment et retirai mes lunettes de soleil. La secrétaire m’indiqua où aller et j’entrais lorsqu’une jeune femme m’ouvrit la porte de son bureau. Maître McDouglas, c’était elle ? Elle semblait si jeune… Mais on ne pouvait juger un livre à sa couverture, n’étais-je pas moi-même la plus jeune chirurgienne à avoir trouvé une méthode de transplantation sur les nourrissons ? Cette fille était forcément une pointure, au vu des honoraires de ce cabinet.

- Bonjour. Maître Mc Douglas ? Je suis Rachel.

Je posai sur son bureau un dossier rempli de documents que l’on m’avait demandé d’apporter.

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() message posté Lun 23 Juil 2018 - 12:17 par Lexie McDouglas

Un nouveau départ
Madame Parker venait d’arriver et elle avait même cinq minutes d’avance. Je préférai ça que les clients qui arrivaient en retard et qui me regardaient de haut l’air de dire : C’est moi qui te paie, alors je fais ce que je veux. J’avais prit la peine de me lever afin de lui ouvrir et je lui fis un joli sourire. J’avais entendu parler d’elle, sa réputation la précédait. Elle était la chirurgienne la plus douée qui existait. Je trouvais dommage de la rencontrer dans de telles circonstances. Mais la vie était faite ainsi.

« Bonjour madame Parker, je suis enchantée de faire votre connaissance. je suis maître Mcdouglas, mais vous pouvez m’appeler Lexie si vous le souhaitez.» Lui dis-je en souriant. « Mais je vous en prie, venez vous assoir, ce sera plus agréable pour parler. » Je me poussais pour la laisser passer, et je prenais le soin de refermer la porte derrière elle. J’allais ensuite derrière mon bureau tout en restant debout dans un premier temps. « Désirez-vous boire quelque chose avant que nous commencions ? » Je lui montrais de la main un petit bar sur lequel on pouvait y trouver de l’eau, du jus de fruits, du thé ou du café. Il était important pour moi que mon client se sente à l’aise. En attendant qu’elle se décide, je prenais place sur ma chaise et je fis glisser devant moi le dossier que cette dernière avait apporté. Je l’ouvris et je fus ravie de constater qu’elle avait apporté tout ce dont j’allais avoir besoin pour le jour de la plaidoirie. Elle avait vraiment tout fait comme il le fallait. Le dossier était très complet et très bien présenté.

« Bien, je suis ravie de voir qu’il ne manque rien du tout. Vous avez très bien préparé votre dossier. » Je devais à présent entrer dans le vif du sujet et lui poser des questions qui n’allaient certainement pas lui plaire. « Je vais devoir vous poser quelques questions et je suis désolée si ces dernières paraissent un peu gênante. » Je me raclais la gorge et j’ouvrais une page sur mon ordinateur. C’est cool la technologie quand on y pense. Je ne me serai jamais vue faire tout ça à la main. « Est-ce que votre mari est pour cette procédure de divorce ou non ? » Car si ce n’était pas le cas, ça allait tout changer. Il y avait différentes procédures qui existaient et je devais me préparer à être plus que bonne dans toutes. Je croisais les mains en lui souriant malgré tout. Je savais que pour elle, la situation ne devait vraiment pas être facile. Je n’étais pas mariée et j’avais du mal à gérer ma vie avec mon ex, alors je n’osais imaginer le reste. C’est triste quand on y pense, car en général, les personnes se marient car ils s’aiment et qu’ils sont heureux. Mais au final, on se rend compte que ce n’est que de la poudre aux yeux. Le réveil fait mal.


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() message posté Mar 24 Juil 2018 - 12:25 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un nouveau départ


J’étais bourrée d’appréhensions, mais il fallait que je me lance. Si je n’essayais pas, je n’avais aucune chance de retrouver ma liberté. Frank me donnait un courage et une force que j’ignorais avoir, et cela me prouvait encore et toujours que c’était bel et bien lui l’homme de ma vie.
Cette avocate semblait sympathique, elle m’appelait par mon nom de jeune fille. Parker, qu’est-ce qu’il me manquait ce nom ! Pour l’heure, seul Frank m’appelait ainsi, nous faisant rappeler nos jeunes années de lycée. J’avais fait carrière en chirurgie pédiatrique avec le nom de Davis, mais je n’avais cure du succès et de la réputation que j’avais moi aussi apporté à ce patronyme, tout comme Maxwell via l’informatique. Je préférais de loin retomber dans l’anonymat, quitte à ne plus exercer s’il le fallait, mais me défaire des chaînes que cela représentait. L’avocate se présenta donc, elle semblait très abordable, loin des avocats d’affaire que fréquentait mon mari. Quelque part ça m’effrayait. Est-ce qu’elle serait à la hauteur ? Je ne doutais pas de ses compétences, mais n’allait-elle pas se faire noyer par des enfoirés de la trempe de Maxwell ?

- Bien, Lexie. Appelez-moi Rachel.

Elle me proposa quelque chose à boire en me désignant un mini bar, je me contentai de prendre une petite bouteille d’eau plate avant d’aller m’asseoir en face d’elle pour déposer le dossier que l’on m’avait demandé.

- Merci. Je vous en prie, posez toutes les questions que vous voulez. Tout ce que je veux, c’est en finir au plus vite.

Des questions gênantes ? Avec tout ce que j’avais subi, je n’étais plus à ça près. Lexie me demanda donc si mon mari approuvait la procédure de divorce. Un sourire ironique se dessina sur mes lèvres. Personne ne connaissait la vraie nature de Maxwell Davis. Tout le monde le voyait comme l’incroyable entrepreneur en informatique qui avait son nom sur tous les smartphones et ordinateurs nouvelle génération, celui qui était la troisième plus grosse fortune du monde, celui qui donnait des sommes astronomiques à des œuvres de charité. Il était, sur le papier, l’homme idéal. Et pourtant, ce n’était rien de plus qu’un pervers narcissique qui se cachait derrière le feu des projecteurs.

- Je vais tout vous raconter, vous allez comprendre. J’ai rencontré Maxwell il y a environ huit ans à une soirée organisée par l’entreprise de mon père. Il travaillait avec lui. Je me suis laissée charmer comme une idiote par ce bel homme si généreux à la cause des enfants. Je suis pédiatre, je ne pouvais pas être insensible à cela. Pendant des mois, j’ai vécu un conte de fée. Nous nous sommes mariés l’année suivante. Pendant trois ans, tout se passait bien, il réussissait à merveille dans son travail, moi dans le mien. Seulement, son comportement a commencé à changer. Il devenait sec, autoritaire, suspicieux, je ne comprenais pas pourquoi. Et un jour, peu après ce changement brutal, j’ai appris qu’il me trompait. J’en ai eu le coeur brisé. J’ai essayé de discuter avec lui, de comprendre ce qui se passait, mais je me heurtais à un mur. Finalement, comme je réalisai que nous n’étions pas heureux ni l’un ni l’autre, je lui ai proposé de divorcer. Je crois que si ses yeux avaient été des revolvers, je serais morte sur le coup. Jamais encore je n’avais eu peur de lui, et là, croyez-moi, son regard me fit rapidement comprendre que j’aurais dû. Pour Maxwell, un divorce est synonyme d’échec. Tout ce qui compte pour lui, c’est son image, celle de l’homme à la réussite parfaite. Je n’étais rien de plus qu’un trophée à exposer, pour lui. Être marié à une chirurgienne pédiatrique, ça fait bien apparemment. Il m’a fait comprendre à l’époque que si j’évoquai encore l’idée d’un divorce, il ferait de ma vie un enfer. Seulement, il le faisait déjà, et c’est devenu pire avec le temps.

Je sentais l’émotion me gagner et pris une gorgée d’eau pour me donner du courage pour la suite. L’histoire était loin d’être terminée.

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() message posté Lun 30 Juil 2018 - 13:38 par Lexie McDouglas

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Mon patron m’avait confié ce dossier car il considérait que j’étais un vrai pitbull. Pour lui, j’avais un don, et il était temps pour moi d’entrer dans le bassin au milieu des requins et de prouver ce que je valais vraiment. Mais ne croyez pas que j’en suis arrivée là juste en claquant des doigts. J’ai travaillé d’arrache pied, je n’ai pas compté mes heures. J’ai passé un temps fou à lire tout un tas de livres et tout un tas de notes d’autres avocats afin de voir comment ils faisaient. J’avais aussi pris le soin d’assister à tout un tas d’audiences.
J’étais donc prête. Je savais très bien à qui je m’attaquais. Maxwell Devis était un homme incroyablement puissant et ses avocats devaient être largement plus doué que moi. Mais je n’allais pas me laisser faire. J’avais un don pour trouver les failles pas très légales, et je me doutais qu’avec des avocats comme les siens, il devait très certainement y en avoir. J’avais entendue parler de Rachel, cette femme avait vraiment un don. J’avais lu une bonne partie des livres qu’elle avait écrit et j’avais aussi visionné certaines de ses interventions. Cette femme était incroyable et plus d’un enfants lui devaient la vie. C’était rassurant de savoir que des personnes aussi douées qu’elle existait. Je lui souhaitais une belle et longue carrière en tous les cas.

« Avec plaisir Rachel. »

Je gardais mon sourire et je commençais à regarder les pièces du dossier qu’elle m’avait rapporté. Tout était là et tout avait été très soigneusement rédigé. C’était déjà un excellent début. Cette femme était organisée, et avec sa profession, c’était mieux. Lorsqu’elle eut choisi sa boisson et qu’elle revint s’asseoir, je levais la tête vers elle. J’allais devoir lui demander de me raconter un peu sa vie pour savoir où je devais aller.

« Oui, si vous êtes ici, je me doute que c’est pour ça. Je vous promets que je vais faire au mieux pour que vous puissiez construire rapidement votre nouvelle vie. »

Je ne connaissais pas vraiment celui qui était encore son mari. Tout ce que je savais sur lui, c’était les articles que je lisais ou les interviews que je voyais, mais ça n’allait pas plus loin. Ca ne me disait pas comment il était dans l’intimité. J’observais les traits de ma cliente. Elle avait l’air relativement épuisée et ça pouvait se comprendre. Un divorce n’est pas une chose facile, et on ne pense pas à ça quand on se marie. On s’aime alors on se marie, on fait des enfants et la vie suit son court. Enfin, ça, c’est dans le tableau idéal… Car je me serai bien mariée en fait, mais quand je vois le nombre de personnes qui divorcent, je me dis que ce n’est peut-être pas une idée très judicieuse. Pour le moment, ma vie privée est un peu compliquée, je suis maman célibataire et je n’ai pas vraiment l’intention de me remettre en couple avec le père de ma fille. Bref, nous ne sommes pas ici pour parler de moi.

J’écoutais avec une attention particulière, tout ce qu’elle me disait et je prenais des notes de par moment. Une chose était sûre, elle me décrivait vraiment un homme atroce… Je ne pensais pas du tout qu’il était comme ça… Comme quoi, les apparences sont vraiment trompeuses. Elle avait bien raison de partir, même si je voyais que ce n’était pas facile pour elle, elle avait peur de lui c’était clair. Mais elle ne pouvait pas continuer de vivre ainsi. Cet homme se fichait de savoir si sa femme était heureuse ou non, tout ce qu’il voulait, c’était une vie parfaite, une vie comme dans les publicités. Mais la vie n’est pas une pub. Et Rachel n’est pas un objet que l’on expose comme on veut quand on veut. Elle a des sentiments, elle a des besoins. Mais il avait l’air de s’en foutre royalement et de ne penser qu’à son bien être à lui. C’est fou, trop de pouvoir et trop d’argent, ça rend vraiment les gens cons… Je la laissais parler à son rythme sans intervenir.


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() message posté Mar 7 Aoû 2018 - 18:22 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Il était extrêmement difficile pour moi de parler de ma vie chaotique. J’avais tellement pris l’habitude, ces quatre dernières années, de faire comme si tout allait aussi bien qu’il y paraissait, que dire à voix haute combien j’étais au fond du gouffre ne faisait d’accentuer la réalité des choses. Jamais je n’aurais cru que tout cela puisse un jour m’arriver. Tout ce que je voulais, c’était une vie normale, être aussi heureuse que mes parents qui s’étaient trouvés et aimés comme dans un conte de fées, je voulais faire mon travail et sauver des enfants. Bon ça, je l’avais fait et continuais à le faire, bien qu’un peu différemment pour le moment. Parler à Lexie me renvoyait à mes propres faiblesses. Même Frank n’avait pas eu droit à un récit aussi détaillé, mais il était perspicace et savait tout sans que j’aie besoin de lui parler. L’avocate devait connaître le dossier sur le bout des doigts pour éventuellement me permettre de retrouver ma liberté, celle d’être heureuse avec un homme qui m’aimait réellement et qui jamais ne me ferait de mal.
J’avais pris une gorgée d’eau pour me redonner un peu de contenance et de courage. Mon regard était posé sur l’angle de son bureau.

- Vous l’avez compris, nous n’étions déjà plus heureux ensemble. Il me fixait des règles complètement absurdes, il ne voulait pas que je parle à des hommes ou que je sorte sans lui en dehors de mon travail. Je suis chirurgien pédiatre, je suis obligée de parler aux parents des enfants que je soigne. Alors à chaque fois, j’avais droit à des commentaires désobligeants. Même quand j’étais épuisée d’une journée de travail intense, il m’obligeait à aller à ses soirées d’affaire où, évidemment, je devais faire bonne figure. Et peu importe si ça finissait tard et que je devais reprendre le lendemain tôt. Par chance, il avait ses maîtresses pour satisfaire ses moindres pulsions et j’étais tranquille. Sauf quand,  il y a deux ans, le soir de mon anniversaire, il a annoncé à mes parents que nous allions faire un enfant. Évidemment, il ne m’avait pas consultée et s’il l’avait fait, j’aurais dit que j’étais contre. Les larmes que j’ai versées n’étaient pas des larmes de joie, contrairement à ce que nos invités avaient pensé. Vous vous doutez bien que je n’étais pas consentante et que j’avais juste le droit de la fermer. Comme je ne tombais pas enceinte, bien entendu je m’en assurais, jamais je ne souhaiterais un père pareil à un enfant, eh bien monsieur a décidé qu’il nous fallait changer d’air et quitter San Francisco pour venir à Londres, une ville que je déteste, sans vous offenser. Son but était de me couper un peu plus des personnes qui m’étaient chères, mes parents. J’étais encore plus déprimée en arrivant ici. Je ne connaissais personne, je n’avais évidemment pas le droit de me faire des amis, mais bon depuis trois ans je commençais à être habituée à la solitude. Avec mon CV, je n’eus aucun mal à trouver un poste au G.O.S.H. La vie pouvait reprendre son cours maussade. Seulement le destin me joua un drôle de tour.

Là, un léger sourire fendit mes lèvres.

- Je rencontrai Frank Turner, qui n’était autre que mon meilleur ami du lycée. Nous avions quinze ans quand nous nous sommes connus. J’étais secrètement amoureuse de lui à cette époque, et j’ai appris que lui aussi. Le revoir fut comme une bouffée d’air frais dans ma bulle qui manquait d’oxygène. Je sais que c’était totalement stupide de ma part, mais nous nous sommes revus, en tout bien tout honneur bien sûr. J’espérais naïvement que Maxwell, alors en voyage d’affaire, n’en saurais rien.

Hélas, ce n’est pas ce qui se passa… Mon sourire s’effaça.

- Mais j’étais loin de me douter à quel point il m’espionnait. Il rentra plus tôt que prévu et m’attendait dans le salon, plongé dans le noir. Lorsque je rentrai, j’étais au téléphone avec Frank, et en entendant combien j’allais passer un sale quart d’heure, il est venu pour me tirer de ses griffes. Ils se sont battus et j’ai pu finalement partir avec Frank qui m’hébergea chez lui. J’étais morte de peur, j’avais peur pour lui parce que Maxwell est capable de tout, surtout quand il est en colère. Ça n’a pas manqué, peu de temps après, il s’est débrouillé pour faire expulser Frank du territoire britannique. Il est retourné aux Etats-Unis pendant plusieurs mois. J’étais détruite, d’autant que j’ai appris quelques temps après que j’étais enceinte. Alors, je pris une décision qui me demanda un courage que j’ignorai avoir. J’ai dit à Maxwell, sans lui laisser le choix, qu’à présent qu’il avait ce qu’il voulait, je partais de l’appartement. Sans le lui dire, j’allai m’installer chez Frank qui l’avait laissé une clé de sa caserne retapée en appartement. De toute façon, Maxwell savait que ce n’était pas dans son intérêt de me contrarier désormais, il voulait tellement ce bébé.

Le pire restait à venir, je repris une gorgée d’eau.

- Peu avant Noël, Frank est revenu. La meilleure surprise du monde. J’étais si heureuse de le voir, ça me donnait de l’espoir. Comme une idiote, je n’ai pas osé lui parler de ma grossesse, ça ne se voyait pas trop, je l’étais qu’à trois mois, et il était si heureux de revenir à Londres, de pouvoir revoir son fils après si longtemps, et me revoir aussi, je ne voulais pas gâcher son bonheur avant les fêtes. Et puis il y a eu cette soirée d’entreprise organisée par Maxwell, juste avant le nouvel an. Il voulait annoncer l’arrivée future de son héritier, et j’étais obligée d’y assister. C’était le deal, il me foutait la paix le temps que son enfant vienne au monde, mais je devais aller à ses événements.

Tout le monde avait entendu parler de ce qui s’était passé, ça avait fait un tollé, les médias s’en étaient donnés à coeur-joie.

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J’écoutais avec attention ce que me disait Rachel. Mon Dieu, mais comment cet homme pouvait vivre ? Ce dernier n’avait-il donc pas de conscience ? La situation était vraiment compliquée mais heureusement pour elle, elle devait avoir une bonne situation financière. Car, la plupart des gens le savent, le divorce n’est malheureusement pas une procédure gratuite.  Mais je ne pouvais m’empêcher de me mordre la lèvre, car les divorces qui se passent en une semaine, on ne les voit que dans les films. La réalité est complètement différente. Elle était enceinte ? Intérieurement, j’espérais que c’était le bébé de Franck et non de son futur ex mari. Car ça devrait être horrible de devoir avoir un père comme celui-ci. Mais ce détail ne me regardait pas. Je souriais quand elle me dit qu’elle détestait cette ville et je levais ma main en signe de compréhension.

« Oh là, ne vous en faîtes pas pour ça.  J’ai moi aussi du rester dans cette ville pour des raisons personnelles. Sans ça, je serais à des milliers de kilomètres de cette ville. »
Mais nous n’étions pas ici pour parler de moi. Il fallait que je lui explique tout ce qu’elle allait devoir faire pour pouvoir divorcer convenablement. Le chemin allait être long et je ne savais pas pourquoi, mais j’étais persuadée que son futur ex mari n’allait pas lui faciliter la tâche durant la procédure. Je me levais pour aller me chercher un verre de jus de pommes. Je reprenais ensuite ma place.

« Bien, alors. Le seul divorce que vous pouvez faire, c’est celui pour altération définitive du lien conjugal. Mais comme vous pouvez vous en douter, ça ne va pas se passer en un claquement de doigt. Car pour se faire, vous devez prouver au juge que vous n’êtes plus avec votre mari depuis deux ans, et ce, peu importe la raison.  Il vous faudra un avocat chacun et la procédure va se dérouler en trois audiences D’abord, celle de non conciliation, ensuite, celle de jugement et pour terminer, celles des audiences de mises en état.  Durant ces audiences il y aura des choses écrites et de la communication entre nous et votre mari ainsi que son avocat.  Cette procédure est plus longue que pour un divorce classique. »

Je venais de lui balancer beaucoup d’informations et je savais que le fait que je lui avais précisé que le divorce serait plus long ne lui ferait pas plaisir. Mais dans son cas, il n’y avait malheureusement pas d’autres solutions. Je savais très bien que son mari ferait tout pour rendre ça démarche longue et horrible. Il était vraiment très malin. Mais je ferais tout mon possible pour qu’elle puisse toucher un maximum d’argent. Je sais, on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, mais je devais bien avouer que je n’étais pas d’accord avec ça. J’étais maman célibataire et pour moi, l’argent était une chose importante qui faisait mon bonheur. Car je pouvais gâter ma fille. Je bus une gorgée de mon jus et je reposais le verre en levant les yeux vers elle.

«  Je suis désolée de mon indiscrétion, mais j’ai besoin de savoir si vous êtes toujours enceinte. »

Car si c’était le cas, ça allait pouvoir changer pas mal de choses durant la procédure. Je pourrais jouer sur ça afin d’accélérer la procédure de divorce. Il fallait que je place tous les éléments correctement afin de pouvoir frapper un grand coup et faire en sorte que son mari ne s’en relève pas. Après tout, c’est tout ce que ce dernier méritait.

« Je vous promets de faire tout mon possible pour raccourcir la procédure avec ce que j’aurai à ma disposition. Mais je ne vous garantis rien. »

Je ne voulais pas lui mentir.


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@Lexie McDouglas a écrit:

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J’écoutais avec attention ce que me disait Rachel. Mon Dieu, mais comment cet homme pouvait vivre ? Ce dernier n’avait-il donc pas de conscience ? La situation était vraiment compliquée mais heureusement pour elle, elle devait avoir une bonne situation financière. Car, la plupart des gens le savent, le divorce n’est malheureusement pas une procédure gratuite.  Mais je ne pouvais m’empêcher de me mordre la lèvre, car les divorces qui se passent en une semaine, on ne les voit que dans les films. La réalité est complètement différente. Elle était enceinte ? Intérieurement, j’espérais que c’était le bébé de Franck et non de son futur ex mari. Car ça devrait être horrible de devoir avoir un père comme celui-ci. Mais ce détail ne me regardait pas. Je souriais quand elle me dit qu’elle détestait cette ville et je levais ma main en signe de compréhension.

« Oh là, ne vous en faîtes pas pour ça.  J’ai moi aussi du rester dans cette ville pour des raisons personnelles. Sans ça, je serais à des milliers de kilomètres de cette ville. »

Mais nous n’étions pas ici pour parler de moi. Il fallait que je lui explique tout ce qu’elle allait devoir faire pour pouvoir divorcer convenablement. Le chemin allait être long et je ne savais pas pourquoi, mais j’étais persuadée que son futur ex mari n’allait pas lui faciliter la tâche durant la procédure. Je me levais pour aller me chercher un verre de jus de pommes. Je reprenais ensuite ma place.

« Bien, alors. Le seul divorce que vous pouvez faire, c’est celui pour altération définitive du lien conjugal. Mais comme vous pouvez vous en douter, ça ne va pas se passer en un claquement de doigt. Car pour se faire, vous devez prouver au juge que vous n’êtes plus avec votre mari depuis deux ans, et ce, peu importe la raison.  Il vous faudra un avocat chacun et la procédure va se dérouler en trois audiences D’abord, celle de non conciliation, ensuite, celle de jugement et pour terminer, celles des audiences de mises en état.  Durant ces audiences il y aura des choses écrites et de la communication entre nous et votre mari ainsi que son avocat.  Cette procédure est plus longue que pour un divorce classique. »

Je venais de lui balancer beaucoup d’informations et je savais que le fait que je lui avais précisé que le divorce serait plus long ne lui ferait pas plaisir. Mais dans son cas, il n’y avait malheureusement pas d’autres solutions. Je savais très bien que son mari ferait tout pour rendre ça démarche longue et horrible. Il était vraiment très malin. Mais je ferais tout mon possible pour qu’elle puisse toucher un maximum d’argent. Je sais, on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, mais je devais bien avouer que je n’étais pas d’accord avec ça. J’étais maman célibataire et pour moi, l’argent était une chose importante qui faisait mon bonheur. Car je pouvais gâter ma fille. Je bus une gorgée de mon jus et je reposais le verre en levant les yeux vers elle.

«  Je suis désolée de mon indiscrétion, mais j’ai besoin de savoir si vous êtes toujours enceinte. »

Car si c’était le cas, ça allait pouvoir changer pas mal de choses durant la procédure. Je pourrais jouer sur ça afin d’accélérer la procédure de divorce. Il fallait que je place tous les éléments correctement afin de pouvoir frapper un grand coup et faire en sorte que son mari ne s’en relève pas. Après tout, c’est tout ce que ce dernier méritait.

« Je vous promets de faire tout mon possible pour raccourcir la procédure avec ce que j’aurai à ma disposition. Mais je ne vous garantis rien. »

Je ne voulais pas lui mentir.


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() message posté Mar 7 Aoû 2018 - 22:19 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un nouveau départ


Lexie semblait si compréhensive, c’était rassurant. Malgré tout, c’était très difficile pour moi de mettre des mots sur tout ces maux qui m’avaient assailli ces dernières années, et plus encore ces derniers mois. J’arrivais donc au drame de fin d’année, et je la pensais au courant étant donné que les informations mais également la presse en parlait. Sa question sur l’éventuelle actualité de ma grossesse me fit écarquiller les yeux et réaliser qu’elle ne savait pas, sans doute. Je me raclai la gorge.

- Vous n'écoutez pas les informations, vous... Au cour de cette soirée de gala avant le nouvel an, j’ai été enlevée par un maniaque qui m’a droguée avant de m’infliger les pires horreurs. J’ai fait une fausse couche ce soir-là et j’ai dû rester hospitalisée une semaine. Par la suite, j’ai fait des pieds et mains pour retourner chez Frank. Il était hors de question que je laisse Maxwell m’approcher. Personne ne le pouvait, j’étais traumatisée et je n’ai pas mis le nez dehors pendant des semaines. Je n’ai repris le chemin de l’hôpital qu’en mai. Ça ne fait qu’un mois et demi, et je ne suis toujours pas capable d’opérer.

Je dus me résoudre à lever les mains de mes genoux pour lui montrer les tremblements auxquelles elles étaient sujettes.

- Avant, c’était ça vingt-quatre heures sur vingt-quatre. A présent, c’est uniquement en cas de stress. Je ne veux pas prendre de risque avec les enfants. Je me contente de diriger des collègues internes et donner des cours.

Elle m’expliqua la procédure, et je n’étais pas sure de bien comprendre.

- Attendez, vous me demandez de mentir ? Cela ne fait pas deux ans que nous séparés de fait. Je suis partie de chez lui en novembre. Cela fait tout au plus six ou sept mois.

De plus, elle parlait de trois audiences et de sortes de négociations. Je secouai la tête frénétiquement tandis que mes mains tremblaient de plus belle, m’obligeant à les remettre sous mes genoux.

- C’est hors de question, je ne veux plus jamais le voir. Vous savez combien de temps ça m’a pris pour avoir suffisamment confiance en moi pour me dire que je ne méritais pas ce qu’il m’a infligé pendant trois ans ? Par ailleurs, je sais qu’il n’a pas voulu ce qui m’est arrivé en décembre, mais je refuse de m’infliger encore quoi que ce soit qui me perturberait plus que de raison. J’ai trop souffert et je souffre encore, je ne veux pas m’enfoncer à nouveau.

C’était trop dur, vraiment. J’avais peur de lui, mais plus encore pour Frank que pour moi. Maxwell était capable du pire par vengeance, et me savoir heureuse avec un autre pourrait attiser encore plus sa colère si nous nous voyions face à face.

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() message posté Jeu 9 Aoû 2018 - 12:32 par Lexie McDouglas

Un nouveau départ
Rachel avait raison, il y a des fois où j’étais un peu larguée et où je ne regardais pas forcément les informations à la télé. Pourtant, cette affaire avait fait grand bruit. J’avais entendu quelques petites choses par ci par là, mais j’étais en pleine bataille avec mon ex par rapport à ma fille, donc je devais bien avouer que je n’avais pas suivi le sujet plus que ça. Mais bon sang, cette histoire était vraiment digne d’un film en fait. Cette dernière était une véritable miraculée, elle aurait vraiment pu se faire tuer. Pour le coup, je m’en voulais vraiment de ne pas avoir suivi les informations. J’aurai ainsi pu éviter de lui rappeler des souvenirs traumatisants. Je jouais avec mes doigts, pour le coup, je me sentais vraiment mal à l’aise. Je levais les yeux vers elle, même si je devais bien avouer que j’avais du mal à ne pas baisser le regard.

« Je suis vraiment désolée Rachel. Je suppose que c’est une phrase que vous devez entendre bien trop souvent. Je n’ai pas d’excuse en ce qui me concerne. C’est vrai que cette histoire à fait pas mal de bruits, mais je dois bien avouer que je ne l’ai pas écouté plus que ça. J’ai eu quelques soucis, oh certes, pas aussi graves que les vôtres, mais quelques soucis quand même qui on fait que je me suis concentrée sur autre chose. Je ne voulais pas vous rappeler tout ce que vous avez vécu et je suis vraiment désolée pour ça. »

Très franchement, je me sentais vraiment super mal à l’aise. J’aurai du me renseigner d’avantage sur elle avant qu’elle ne vienne dans mon bureau. Sur ce coup-là, j’avais vraiment fait ma blonde. Je me serai bien frappée mais je mettais juste contentée de me mordre la lèvre et de me racler la gorge. Je ne avais pas vraiment comment rattraper le coup, mais je la laissais continuer de me raconter la suite. Elle me montrait ses mains qui tremblaient, il était clair que dans cet état, il était impossible pour elle d’exercer. Elle enseignait ce qui était une bonne chose, mais le challenge ne devait pas être le même. Je n’osais imaginer à quel point elle devait être frustrée.

« Oui, je comprends tout à fait. C’est une excellente décision, même si j’imagine qu’elle n’a pas du être facile à prendre. »

On repartait ensuite sur le sujet de la procédure de divorce. J’haussais un sourcil. Moi ? Lui demander de mentir ? Mais jamais de la vie. Le juge le saurait de toute façon, et j’étais certaine que son mari se ferait une joie de la dénoncer.

« Vous vous méprenez sur mes attentions Rachel. Je ne vous ai jamais demandé de mentir. Je vous explique juste la seule option que vous avez. Je ne peux pas faire avancer la procédure plus vite. Nous sommes dans un cas où vous avez envie de divorcer mais pas votre mari. Aux yeux de la loi, c’est la seule option que nous avons. Je ne vous cache pas que si vous voulez accélérer la procédure, il faudrait réussir à convaincre votre mari d’accepter le divorce. »

Il fallait que je réfléchisse et que je vérifie si je ne pouvais pas faire accélérer la procédure. Je pourrais peut-être jouer sur le fait que ce dernier lui faisait vivre un véritable enfer au quotidien. Mais pour e faire, j’allais avoir besoin de preuves et j’étais persuadée qu’il avait tout fait pour se protéger comme il se devait. Cet homme était, hélas, très loin d’être idiot.

« J’entends bien Rachel, mais je ne peux malheureusement pas aller au dessus des lois. Est-ce que vous avez la preuve qu’il vous a fait vivre un enfer pendant que vous étiez mariés ? »

Les procédures de divorce sont plus compliquées qu’elles n’y paraissent. Mais il fallait que je la sorte de là et pour se faire, il fallait que je trouve une faille. Je comptais sur l’aide de Rachel. Ce dossier était largement plus compliqué que je ne pensais. Mais je ferais tout pour la sortir de là.



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