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Un nouveau départ. P.v Rachel

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() message posté Dim 12 Aoû - 21:15 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un nouveau départ

J’avais pris sur moi et raconté à Lexie la sordide histoire de ma vie. Elle avait l’air désolé, d’ailleurs elle me disait l’être, mais ce n’était pas de sa faute. J’esquissai un léger sourire.

- Vous savez, je n’ai pas besoin d’en parler pour y penser. Ça me hante jour et nuit. Seulement maintenant, j’arrive à prendre sur moi, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques mois. Mais là n’est pas la question.

Je voulais récupérer ma liberté, j’estimais l’avoir méritée. Je voulais être libre d’aimer Frank, ne pas me sentir coupable et appesantie par le nom de Davis. Il fallait que je m’en libère pour être aussi libérée de cette emprise qu’il avait sur moi. J’avais trop souffert par sa faute, c’était hors de question que cela dure encore. Lexie m’expliqua qu’il fallait convaincre Maxwell d’accepter la demande de divorce. Mon visage se ferma. S’il fallait jouer au chantage, alors je m’y collerai.

- Je refuse de le voir ou de lui parler, mais peut-être que vous, vous pourriez ? Si oui, dites-lui que s’il refuse, je convoquerai la presse et que je balancerai tout ce que j’ai subi pendant trois ans à cause de lui. Ses menaces, la pression qu’il me mettait sans arrêt, les viols dont j’étais victime parce qu’il voulait absolument sa descendance, le fait qu’il m’ait forcée à déménager outre Atlantique pour me séparer de ma famille et du peu de proches que j’avais encore, le fait qu’il m’interdisait de parler à mes collègues masculins par jalousie, le fait qu’il m’appelait toutes les heures, même quand j’étais au bloc, pour savoir ce que je faisais… J’en passe et des meilleures, je dirais tout dans les moindres détails, et même s’il nie, sa réputation si précieuse à ses yeux en prendra un coup. Je dirai aussi qu’il a fait expulser sans ménagement un homme qui a voulu me défendre contre lui, un homme qui est père d’un petit garçon de huit ans et qu’il n’a pas pu voir pendant trois mois.

Maxwell avait fait de moi une personne capable d’en arriver là. Je me répugnais de devoir faire du chantage, même si c’était à lui, mais je voulais plus encore me défaire de ses chaînes que je ne méritais pas. Lexie avait l’air de le comprendre et de vouloir m’aider. C’était l’un des meilleurs cabinets d’avocats de la ville, j’espérais qu’elle serait à la hauteur. Je ne doutais pas de sa motivation, mais j’avais peur à cause de mon mari. Lui, il était vraiment capable de tout. Lexie proposait d'apporter des preuves de tout ça, mais comment aurais-je pu en avoir ? Un sourire ironique se dessina sur mon visage.

- Vous pensez réellement que son personnel va témoigner en ma faveur ? Sa cuisinière m'a surement entendue crier je ne sais combien de fois, sans compter toutes nos disputes. J'aurais dû prendre en photos les bleus sur mes poignets, maugréai-je.

Non, des preuves, c'était sûrement impossible, et le témoignage de Frank ne compterait sûrement pas. Et je ne voulais pas l'impliquer, il l'avait déjà trop été.

- Et si ça fonctionne, vous pensez que je serais libre sous combien de temps ?

Oui, pour moi, ça s'apparentait à être en prison.

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() message posté Mer 15 Aoû - 21:07 par Lexie McDouglas

Un nouveau départ
Franchement, je me sentais ridicule de ne pas m’être renseignée sur cette histoire. Comme quoi, je faisais encore des erreurs de débutante. A l’avenir, ce serait bien que je l’évite. Mais à présent, c’était fait. Il fallait que je me concentre sur son affaire et non sur ce détail. Elle avait réussit à tout me raconter sans broncher, et je devais bien avouer que j’en était admirative.

« Je veux bien vous croire, je dois dire que je suis admirative de voir à quel point vous êtes forte. Ce n’est pas donné à tout le monde de réussir à prendre sur soit comme vous le faites. »

Je comprenais tout à fait qu’elle n’ait pas du tout envie de voir cet homme, si j’étais à sa place, je n’en aurai pas du tout envie moi non plus. Quand je lui expliquais ce qu’elle allait devoir faire, son visage se ferma. Mais je ne pouvais malheureusement pas faire de miracle. En revanche, je pouvais essayer de faire le maximum de démarches à sa place en jouant sur le fait qu’elle n’était pas suffisamment bien psychologiquement pour le faire elle même. Ca, c’était tout à fait possible. Elle ne serait donc pas dans l’obligation de le voir. Pas tout de suite en tout cas, car tôt ou tard, la confrontation aurait bel et bien lieu.

« Je suis vraiment désolée d’apprendre toutes les horreurs qu’il vous a fait vivre. Je n’ose pas imaginer ce que ça devait être et la pression que vous deviez avoir. Il doit être plus que délicat d’opérer des bébés. Alors le faire sous pression, ça ne devait vraiment pas être idéale du tout comme condition. »

Mais étrangement, un sourire naquit sur mes lèvres. Rachel n’était pas seule dans l’histoire, il y avait un homme qui avait aussi du subir les menaces de Maxwel, et ça, c’était vraiment intéressant. Pour le coup, il fallait vraiment que j’en sache plus. La vie de cette pauvre Rachel était vraiment digne d’un mauvais film. J’espérais sincèrement que cette dernière pourrait avoir une fin heureuse.

« Rachel, est-ce que vous pourriez me parler un peu plus de cet homme en question ? Car si ce dernier serait d’accord de venir témoigner, ça pourrait vraiment nous aider. »

Je secouais la tête. Bien sûr que non, son personnel ne viendrait pas. Ses employés devaient très certainement vivre sous la menace tout comme Rachel. En revanche, je ne pouvais rien faire pour eux, mais ils n’étaient pas ma principale préoccupation pour le moment. Je croisais mes doigts et y déposais mon menton.

« Eh bien, si nous sommes dans un monde idéale et que votre mari accepte de coopérer avec nous, vous pouvez être libre en quatre mois grand maximum. »


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() message posté Sam 1 Sep - 20:47 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un nouveau départ

Lexie n’était pas au courant de ce qui m’était arrivé, j’en étais étonnée et du coup, j’avais peur de susciter de la pitié chez elle. C’était vraiment ce qui m’horrifiait le plus à l’idée de devoir parler de mes malheurs. Oui, tout ce que j’avais enduré était horrible et indéfinissable, mais je ne voulais pas qu’on me voit comme une malheureuse victime. Je voulais de nouveau être ce grand chirurgien qui sauvait des vies et enseignait de nouvelles méthodes. Je voulais retrouver ma vie, du moins la meilleure partie, celle sans mon mari. L’avocate sembla éprouver une certaine admiration pour ma gestion de mes émotions. Elle était tellement loin de s’imaginer que je ne gérais rien du tout, j’étais toujours cette petite souris terrorisée qui se terrait dans son trou, seulement je le faisais intérieurement, mentalement. Si je m’écoutais, je ne sortirais toujours pas de la caserne. Mais je ne voulais pas courir le risque que Frank parte encore, alors je m’étais mis un coup de pied aux fesses pour avancer et faire un sérieux travail sur moi. C’était toujours aussi dur, mais je faisais ce qui devait être fait.

- Je ne suis pas forte, Maître McDouglas. Je n’ai simplement pas le choix, là est toute la nuance. Il me faut avancer, sinon autant en finir tout de suite.

Je disais ça avec un tel détachement alors que c’était assez tragique d’évoquer une éventualité pareille. Seulement j’y avais tant pensé et puis au final les antidépresseurs faisaient leur effet tout comme Frank et sa patience. Parler de Maxwell ajoutait à mon angoisse. Je mesurais combien j’avais eu une vie de merde. S’il n’y avait pas eu Frank dans ma vie, voilà longtemps que j’aurais franchi le pas d’une décision sans retour.

- Mon travail, c’était mon échappatoire. Et maintenant je ne peux plus exercer comme avant. Comprenez que j’ai vraiment besoin d’avancer, j’ai besoin de virer Maxwell de ma vie pour pouvoir la reprendre en main. Psychologiquement, c’est important pour moi.

Je désespérais et en venais à émettre une idée de chantage envers mon mari, et je vis naître un sourire sur les lèvres de mon avocate. Avait-elle une idée ? Je l’écoutais attentivement, avide d’une bonne nouvelle. Elle voulait que je lui parle de Frank.

- Cet homme, c’est Frank Turner, mon grand amour. Celui chez qui je vis actuellement, celui qui m’a sauvé la vie fin décembre. Celui à qui je dois tout.

Lexie proposait qu’il vienne témoigner. Moi qui ne voulais pas l’impliquer plus que nécessaire…

- Vous êtes sure que c’est une bonne idée ? J’ai tellement peur de lui attirer encore des ennuis… Il a pris tellement de risques pour moi, sa vie a été bouleversée par ma faute… J’ai si peur qu’il y ait des représailles contre lui…

Oui j’avais vraiment peur pour Frank, bien plus que pour moi, mais peut-être n’étais-je pas rationnelle, j’attendais de mon avocate qu’elle sache me dire si j’avais raison ou tort. Je lui demandais également de me donner un chiffre, je voulais savoir sur quelle durée je pouvais gager pour espérer me défaire de ce nom dont je ne voulais plus depuis longtemps. Quatre mois grand maximum. Je ne pus retenir un sourire. Je voulais arriver au bout de ces quatre mois. Il le fallait, j’en avais besoin.

- Très bien. Dites-lui ce que je vous ai dit, menacez-le et faites-lui comprendre que vous savez tout, il cédera, j’en suis certaine.

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() message posté Dim 9 Sep - 14:43 par Lexie McDouglas

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Je ne regardais pas du tout ma cliente avec de la pitié. Car clairement, ce ne serait pas lui rendre service. Il fallait qu’elle avance et il fallait que je l’aide du mieux possible. Je devais absolument faire en sorte qu’elle puisse divorcer vite et bien. Mais il fallait vraiment qu’elle comprenne que je n’allais pas contourner la loi pour lui faire plaisir. Elle tenait beaucoup à son travail et moi aussi justement. Je débutais dans ma carrière et je ne voulais pas qu’elle se termine à peine entamée. Elle me disait qu’elle n’avait pas le choix que de se montrer forte et ça paraissait évident. Je ne le lui dirais pas, mais je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer car si j’avais été à sa place, je ne sais pas si je m’en serai sortie. Heureusement, j’avais ma fille, elle était ma principale motivation pour énormément de chose. Quand on devient parent, on revoit nos priorités et on voit la vie d’une autre manière. Je ne voulais pas que ma fille manque de quoi que ce soit, je devais être présente pour elle et je me devais de lui montrer l’exemple.

« Vous avez raison. Il vaut mieux avancer et regarder devant soi. Même si je me doute que pendant un temps, ça devait être plus facile à dire qu’à faire. Changeons de sujet si vous le voulez bien. »

Je ne voulais pas lui rappeler de mauvais souvenirs. Ca devait être bien assez compliqué comme ça pour elle. Mais je ne pouvais m’empêcher de me dire que tout ce qu’elle avait vécu allait très certainement jouer en notre faveur. Il y a avait quand même pas mal de juges qui étaient humains et qui se mettaient à la place des victimes. Ca pourrait très certainement faire accélérer les choses. C’était peut-être prétentieux de ma part, mais je savais que si je jouais mes cartes correctement et stratégiquement, je pourrai gagner et la faire divorcer rapidement.

« Mais bien sûr, je me doute très bien de tout ça. Ce n’est malheureusement pas moi qui fais les lois. Mais je suis certaine que nous allons pouvoir jouer de tout ça auprès du juge. Je sais que ce n’est pas très flatteur de lui faire pitié, mais je peux vous assurer que si vous faites ce que je vous dis, on peut avoir une chance de faire en sorte que votre divorce soit rapidement prononcé. »

Non seulement ça mais en plus ce témoin qui allait vraiment tout mettre de notre côté. Sauf que pour se faire, il allait falloir que ma cliente réussisse à le convaincre de témoigner pour nous. Elle me disait que c’était son grand amour et je ne pus m’empêcher de sourire gentiment. Moi aussi j’avais connu le grand amour, et ce dernier me manquait vraiment beaucoup. S’il avait prit les bonnes décisions, nous serions probablement toujours ensemble à l’heure actuelle. Mais il fallait que j’oublie ça et que je me concentre sur elle.

« Alors je suis certaine que vous allez réussir à le convaincre de témoigner en votre faveur. S’il est d’accord, ce serait bien que vous le fassiez venir avec vous lors de notre prochaine entrevue. »

Je lui fis un joli sourire afin de la rassurer. Ce monsieur Turner allait vraiment pouvoir la sauver encore une fois, et j’étais certaine qu’il le ferait.

« Non rassurez-vous, il ne risque absolument rien. Son témoignage est vraiment essentiel. Il a vu dans quel état vous étiez après votre agression et avant. Il a aussi vu à quel point vous êtes effrayée par votre mari. Faites moi confiance. S’il vient témoigner, je suis certaine que votre divorce sera prononcé encore plus vite. »

Je secouais ensuite négativement la tête à ce qu’elle me disait. Menacer les personnes pour avoir des résultats, ce n’était pas du tout ma façon de procéder. Sans compter que son futur ex mari est un homme très puissant et qui a beaucoup d’influences. En ce qui me concerne, je n’ai pas spécialement envie de me retrouver dans un ravin avec ma voiture.

« Je ne fonctionne pas avec les menaces. Mais je vais l’appeler et lui exposer la situation. A présent, essayer de faire venir Franck avec vous. Après, je peux toujours lui dire que s’il ne coopère pas, cette affaire sera rendu publique et je ne pense pas que ce soit dans son intérêt. »

Car il y a menace et menace. Je prends plus ça pour un avertissement pour tout dire.


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() message posté Lun 1 Oct - 14:36 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Lexie ne manquait pas de ressource, elle semblait prête à s’investir à fond pour m’aider à me débarrasser du nom de mon mari que je me refusais à voir quoi qu’il arrive. Malgré tout le travail que j’avais fait et que je continuais à faire sur moi pour vaincre mes peurs parfois injustifiées, l’une de ces peurs ne me quittait jamais, c’était celle de faire du mal à Frank. L’avocate tenait à ce qu’il témoigne, et moi j’avais peur qu’en l’impliquant dans le divorce, cela ne lui cause encore du tort. Cette simple idée me glaçait le sang. Je lui avait déjà assez nui comme ça, je ne voulais pas que cela recommence. Je l’aimais tellement, de tout mon être, et je préférais mille fois mourir que de lui causer des problèmes qu’il ne méritait pas. J’avais peur, mais Maître McDouglas m’assurait que c’était nécessaire. J’étais soudain hésitante et balbutiai.

- Je… ce… ce n’est pas le convaincre qui sera difficile. Il suffit que je lui en parle, il viendra. Mais… c’est… c’est moi qui ai un problème avec cette idée.

La jolie blonde me rassura, assurant que Frank ne risquait rien. Elle connaissait très mal Maxwell, sinon elle n’aurait jamais avancé cela. Je secouai la tête avec un sourire ironique.

- Vous êtes naïve de penser ça. Maxwell est capable de tout. Du bon comme du mauvais. Il a fait expulser Frank uniquement pour m’empêcher de le voir, je vous le rappelle. Si Frank témoigne sur tout ce qu’il m’a fait subir, ne pensez-vous pas qu’il risque de lui faire du mal ?

Moi j’étais persuadée qu’il était capable d’engager des truands pour le passer à tabac et pour dire la vérité, ça me faisait extrêmement peur. Après, peut-être que j’avais aussi tendance à noircir le tableau, peut-être que tout ce que j’avais traversé avait créé en moi une sorte de paranoïa dont je n’arrivais pas à me défaire et que du coup, j’avais tendance à croire que le pire arriverait inéluctablement. J’avais encore du chemin à parcourir pour être totalement guérie.
Lexie interpréta mes propos comme une menace envers Maxwell. Peut-être que j’avais fait preuve d’un peu de véhémence, c’est vrai. Il faut dire qu’avec tout ce que j’avais subi à cause de lui, directement ou indirectement, il m’arrivait de laisser un peu trop parler ma colère que j’avais retenue si longtemps.

- Oui… c’est une simple mise en garde, vous avez raison.

Toujours était-il que, mise en garde ou menace, j’étais prête à le balancer à la presse, peu importe comment il interpréterait cela. Tout était entre ses mains, il pouvait accepter ce divorce à l’amiable et me libérer rapidement, ou alors s’entêter, mais cela ferait du bruit.

- Bon… très bien, je vais parler à Frank et lui dire de m’accompagner la prochaine fois. Quand dois-je vous revenir vous voir, Maître ?

J’étais pressée de rentrer, il fallait que j’en parle à Frank tant que le courage était encore là. Je gardais en mémoire les mots de Lexie qui étaient importants pour moi : « divorce prononcé encore plus vite ». C’était ça qu’il me fallait pour avancer, j’en étais sure.

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() message posté Jeu 4 Oct - 14:48 par Lexie McDouglas

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J’essayais vraiment de tout faire pour trouver la meilleure solution. Il m’en fallait une rapide et efficace. Mais pour ça, j’allais vraiment avoir besoin de mettre toutes les chances de notre côté. Son petit ami allait vraiment être un élément essentiel dans la procédure de son divorce. Ce dernier était au courant de beaucoup de choses et il avait été un témoin essentiel de tout ce qu’avait traversé ma cliente. J’étais certaine que grâce à lui, je pourrais faire en sorte que le juge raccourcisse la procédure du divorce. Mais pour ça, il fallait que je place correctement mes cartes si je voulais que tout fonctionne. Je faisais un sourire rassurant à Rachel qui commençait à paniquer un peu. Je ne pouvais que la comprendre, elle ne voulait pas risquer de perdre son grand amour, car elle n’avait plus que lui après tout.

« Je comprends tout à fait que cette idée vous stresse, croyez le bien. Mais si vous voulez vous débarrassez rapidement de votre ex mari et pouvoir commencez une nouvelle vie, il va falloir que vous me fassiez confiance et je sais à quel point cette idée peut vous paraître difficile. Je vous assure que je sais parfaitement ce que je fais. »

Et c’était vrai, je ne disais pas ça pour la rassurer. Je savais parfaitement de quelle manière j’allais procéder. Je l’écoutais attentivement et elle m’expliqua ce que son ex mari avait fait à Franck. Je n’avais donc pas d’autre solution, il fallait que je demande au juge une protection rapprochée de mon témoin. Je ne voulais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.

« Oui, je me doute que votre futur ex mari est capable du pire. Je vais donc demander une protection rapprochée discrète pour Franck et vous. Je vous promets que ce sera vraiment discret et que ni lui ni vous ne risquerez quoi que ce soit. »

Je prenais des notes et dès que cette dernière serait partie de mon bureau, je me dépêcherai d’appeler le juge afin de tout mettre en place. J’étais certaine que le futur ex mari de Rachel ne devait pas avoir qu’une bonne réputation comme il le prétendait. Il devait cacher tout un tas de sombres affaires et j’allais devoir les fouiller pour avoir d’avantage de preuve de mon côté. On sait tous que les hommes de pouvoir cache des cadavres dans leur placard ou des affaires pas très nettes. A moi de les trouver et vite.
J’allais faire équipe avec Rachel et j’étais persuadée que nous allions parvenir à nos fins. Le plus merveilleux, ce serait de pouvoir faire témoigner son personnel afin de pouvoir non seulement la faire divorcer plus vite, mais de mettre ce cher monsieur derrière les barreaux.

« Bien, je vous fais confiance. Le plus tôt sera le mieux. Appeler moi dès que votre ami sera d’accord de venir témoigner. De mon côté, je vais appeler le juge et je vais faire en sorte que l’on s’occupe le plus rapidement possible de vous protéger sans que votre futur ex-mari ne se doute de quoi que ce soit. »

Il allait aussi falloir que j’essaie de le mettre sur écoute, mais je ne savais pas si le juge allait être d’accord. Mais après avoir entendu le témoignage de Franck, j’étais certaine que j’allais avoir carte blanche.

« Il me faudrait aussi la liste de son personnel. Les noms et les prénoms. »

Je lui tendis une feuille.

« Est-ce que vous pouvez juste me les noter avant de partir ? »

J’allais m’occuper de tous les appeler et de faire au mieux pour essayer de les convaincre de témoigner contre leur patron. Ce qui n’allait pas être une mince affaire.

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() message posté Sam 13 Oct - 12:46 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Dire que je n’appréhendais pas tout ça, que je n’éprouvais pas un très fort sentiment de stress quant à parler avec cette avocate, fort brillante au demeurant, la voir dérouler devant moi un plan qui ne me semblait pas assez rapide, serait mentir. Je n’en menais pas large et mes mains tremblantes que je tentais de dissimuler sous mes cuisses en témoignaient. Mais je voulais aller de l’avant, c’était ce que je souhaitais le plus au monde et je savais que c’était également ce que Frank désirait. Alors, il fallait que je me mette un coup de pied aux fesses. N’étais-je pas là, assise face à l’avocate qui m’aiderait à virer Maxwell Davis de ma vie ? Je me prouvais à moi-même que j’étais capable d’avancer, que mes peurs, fondées ou non, ne pouvaient pas m’arrêter, du moins ne le pouvaient plus, si j’avais décidé de faire quelque chose pour avancer dans ma vie. Et je l’avais décidé. Je venais de mettre en garde Lexie contre les travers de Maxwell. Sous couvert de l’homme riche et philanthrope, il pouvait se montrer mauvais quand on se risquait à l’énerver. Elle savait désormais à quoi s’attendre. J’avais accepté ensuite de venir avec Frank lors du prochain rendez-vous quelques jours plus tard. Je savais que mon grand amour n’attendait que ça, c’était moi et moi seule qui avais peur, pas lui. Il était si courageux. Je l’admirais tant. Bien, je m’étais donc décidée à suivre les conseils de mon avocate, hochant docilement la tête. Le rendez-vous touchait à sa fin, j’avais laissé sur le bureau le dossier complet et Lexie me demanda la liste du personnel de mon futur ex-mari avant que je ne parte. Je pris donc un stylo sur son bureau et me mis à écrire. Il n’y avait que son chauffeur, sa cuisinière et son garde du corps. J’avais tout noté et lui avais tendu la feuille.

- Voilà. Merci, Maître MacDouglas. On se revoit donc d’ici trois jours. Avec Frank.

Je me levai, lui serrai la main et me dirigeai vers la sortie. J’étais toujours un peu stressée mais quelque part j’étais fière d’avoir fait ce si grand pas en avant. Le plus difficile était sûrement passé à présent, et je voulais faire confiance à cette charmante blondinette qui semblait si confiante. Je voulais l’être moi aussi, je voulais que tout ce cauchemar soit enfin derrière moi pour enfin vivre la vie que j’aurais dû avoir avec Frank. Me voilà en chemin pour rentrer à la caserne. Le soir, quand il rentrerait, il me faudrait tout lui raconter.

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