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() message posté Jeu 26 Juil 2018 - 1:21 par Charlotte E. Wellington
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Glastonbury, Sommerset, UK.Le sourire n’arrive pas à faire d’apparition sur son visage. Ses entrailles ont beau lui crier de sourire, de faire honneur à son nom et sa famille, rien n’y fait. Charlotte est incapable de sourire et de montrer une quelconque joie à l’idée d’être ici. Après tout, elle n’a jamais demandé à se rendre à ce mariage. Elle n’a même jamais répondu au faire-part puisqu’elle n’en a jamais reçu. Il faut croire que son emmerdeur de père a réussi son coup en douce une fois de plus, parvenant à convier l’intégralité de la famille Wellington à ce mariage. Les noms viennent murmurer à son oreille, sans jamais parvenir à en pénétrer les défenses. Elle acquiesce la tête à de nombreuses fois, serrant quelques mains par ci par là, n’écoutant qu’à demi mot ce que son père a à dire sur la personne qu’il lui présente. Après tout, qu’en a-t-elle à faire de savoir que cet homme est un duc d’elle ne sait trop où, ou qu’untel est le fier cousin au 4ème degré des Princes Harry et William. Elle s’en moque comme de la première pluie. Ce milieu n’est pas le sien, ne l’attire absolument pas et ne l’attirera vraisemblablement jamais. Mais ça, son père ne l’a jamais compris, et ne le comprendra surement jamais. Peut-être aurait-elle du faire comme Némo, quitter sa famille sans rien dire, sans laisser ni mots ni traces, faire un trait sur sa vie passée. Mais Charlotte n’est pas courageuse, pas comme lui, et n’aura jamais le cran de quitter sa famille. Finalement, son père en vient à lui présenter un nom qui lui parle beaucoup plus que les autres, et surtout qui l’intéresse. Alors elle sort de sa rêverie, et relève la tête face aux Monroe. Evidemment qu’elle les connait, elle a fréquenté les mêmes écoles que Maxime toute sa vie. Et si jusqu’il y a peu de temps les choses n’avaient jamais dépassé le stade de connaissances/copines entre elles, Maxime et Charlotte avaient fini par se retrouver. Toute leur vie, les choses les avaient tenues éloignées l’une de l’autre, jusqu’à ce qu’elles finissent par se reconnaître certaines choses en commun. « Maxime ! Ca c’est une excellente nouvelle que de savoir que tu es ici ce soir ! » s’empresse-t-elle de déclarer, un sourire sur les lèvres. Finalement, la soirée ne s’annonçait pas si mauvaise que cela. « Tiens donc, enfin un sourire sur ton visage aujourd’hui. J’ai cru que tes zygomatiques ne fonctionnaient plus. » s’esclaffe son père avant de partir en compagnie du père de Maxime. Elle lève les yeux au ciel, passablement agacée par les remarques déplacées de son père, visant à l’humilier, alors même qu’il souhaitait la mettre dans les petits papiers de tout le monde. Visiblement, il n’avait toujours pas compris comment cela fonctionnait. « Tu n’as pas idée à quel point je suis contente de savoir que tu es là. Je déteste toutes mondanités, ces mariages affreux où je ne connais personne. » explique-t-elle avant de prendre brièvement dans ses bras la jeune femme. « Une coupe de champagne ? » Finalement, le champagne était un peu la seule chose qui l’aidait en temps normal lors de ces soirées mondaines.
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() message posté Ven 27 Juil 2018 - 23:04 par Maxime S. Monroe
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Une fois de plus, j'avais voulu être sympa et m'étais retrouvée à ce mariage chiant, avec des gens chiants, alors qu'à quelques kilomètres seulement se déroulait le meilleur festival européen de musique - à mes yeux. J'étais dégoûtée. Dégoûtée d'avoir laissée mon père me traîner jusqu'ici en justifiant notre longue période sans se voir. Je lui en voulais de compter sur moi alors que c'était le truc de Basile, ma soeur, ce genre de mariage. Je l'avais toujours dit : les week-end en famille, c'était le guet appens. Il suffisait de prévoir rester deux jours pour se retrouver une semaine plus tard, sans avoir décolé. Mon père m'avait manqué. Mais pas ma vie. Pas ma vie de petite fille chérie et parfaite. Shiraz était morte. On lui avait brisé les os dans une ruelle sombre de Londres. Désormais, il ne restait que moi : Max. Je n'en pouvais plus de faire semblant et de toujours jouer un rôle qui n'était pas le mien. L'actrice en moi avait prit sa retraite, pour un moment. Désormais, je voulais vivre plus qu'autre chose. Laisser derrière moi ces années d'erreurs et d'aveuglement pour découvrir ce que je n'avais pas encore vu. Mais assister à un foutu mariage dont je ne connaissais même pas le visage et les prénoms des heureux élus, c'était trop pour moi. Bras croisés, je tapais impatiemment du pied en retrait alors que mon père saluait de vieux amis. Les paparazzis pouvaient s'armer, aujourd'hui, je ne comptais pas faire plaisir et me montrer charmante. Aujourd'hui, je voulais faire chier le monde et lui reprocher d'être à l'origine de tous mes malheurs. En vérité, je n'aimais pas me sentir contrainte. Obligée, emprisonnée. Pour faire plaisir à mon père qui ne supportait plus la solitude, j'avais accepté de l'accompagner. Mais parmi tous ces gens, c'était moi la plus confrontée à la solitude. Ce monde avait été le mien. Il m'avait détruit, exploité. Il avait profité de mes faiblesses pour quelques sous. Il m'avait fait craindre les regards indiscrets, m'avait poussé dans le mutisme et l'auto complaisance. Avec Tancredi, je n'avais pas été heureuse. Je ne l'avais plus été depuis Cape Town car la vérité, je l'avais enfouie. Pour le protéger plus que pour me protéger. En retour, on m'avait tabassé pour une histoire de mafia dont je n'avais alors eut aucune connaissance. La presse ne s'est pas emparée de cette histoire. Mais au moindre mot de travers, ces personnes que mon père saluait, n'hésiteraient pas à vendre ma peau. Je n'avais plus confiance. En personne d'autre que moi. En personne d'autre que Lola. Alors, je restai là bras croisés. A offrir des sourires polis et à tendre la main plutôt que la jouer en cas de force majeur. J'étais persuadée de subir ce calvaire jusqu'au petit matin, jusqu'à tomber sur un visage familier. Ou plutôt, apprécié. Un sourire chassa ma mine boudeuse et mes bras se décroisèrent pour y accueillir Charlotte. Nous n'avions jamais été de grandes copines, mais notre dernière rencontre remontait à trop longtemps. Soudainement, j'étais ravie. « Hellooo ! Tu crois pas si bien dire!» Puis, rapprochant ma bouche de son oreille, je lui chuchotais pour que nos pères n'entendent pas : « Je commençais déjà à prévoir un plan d'évasion. » Puis, affichant un grand sourire innocent, je m'éloignais et repris place aux côtés de mon père. Ce fut celui de Charlotte qui parla, et pour, comme à son habitude, se montrer désagréable envers sa fille. J'avais de la chance de ne pas avoir des parents comme ça. Tournant la tête vers Charlotte, je lançais haut et fort : « Il paraît que c'est un syndrome réccurent chez les jeunes de notre âge quand on se retrouve traîné de force dans de telles évènements. Moi, par exemple, ça me donne des boutons les mariages.» Mon père me jeta un regard pleins de reproches mais je n'y fis pas attention et haussais les épaules en les regardant s'éloigner. Au moins, mes conneries avaient permis que l'on change de sujet. Ou du moins, qu'on n'y pense pas. De nouveau enjouée, je me tournais vers Charlotte qui, visiblement, partageait le même avis sur moi sur cette journée à venir. « Ah ouais non mais pareil. Je viens d'arriver et j'ai déjà envie de me tirer.» En soufflant de soulagement, je la serrais dans mes bras moi aussi et m'éloignais. Elle évoqua alors le chemin à entreprendre pour passer une bonne soirée. Un sourire malicieux aux lèvres je répondais : « Décidément, tu lis dans mes pensées. » En riant, on se dirigea vers le buffet et je nous attrapais deux coupes. Je lui en tendis une et levais mon verre pour trinquer. Puis, lorsque ce fut fait, je l'apportais à mes lèvres. Un sourire aux lèvres, je tapotais alors le bras de Charlotte en lançant : « Bon, alors dis moi. C'était quoi l'argument pour que t'acceptes de venir ici? » Quitte à passer la soirée ici, autant en profiter pour se moquer de nos vieux et de leurs tentatives médiocres mais efficaces de manipulation. Alors, lentement, on se mit à marcher jusqu'à un coin plus tranquille, où personne ne viendrait se présenter toutes les trente seconde en balançant un nom que personne ne retenait jamais. Devant nous, deux chaises, une table et une petite lanterne pour éclairer l'immense jardin dans lequel se déroulait la soirée. C'était parfait pour nous. Cet endroit semblait nous avoir attendu toute la journée. Alors, sans hésiter, on alla s'y asseoir.
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() message posté Mer 22 Aoû 2018 - 19:39 par Charlotte E. Wellington
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Glastonbury, Sommerset, UK.L’idée de se rendre à ce mariage ne l’enchante guère, mais comme à son habitude, elle n’a pas su dire non à son père, n’a pas pu lui tenir tête. Alors évidemment, elle a suivi le mouvement familial, et a gentiment pris la route de Glastonbury pour se rendre à un mariage de parfaits inconnus. « C’est dans ce genre d’évènements que tu vas tisser ton réseau. Tu en auras besoin lorsque tu prendras ma succession. » Pas si tu en as envie, ou si tu le souhaites. Non, aucun choix n’est laissé à la jeune femme, elle devra se soumettre à la volonté divine de son père, peu importe qu’elle apprécie cette vie qui est déjà toute tracé pour elle ou non. Mais ça, la jeune femme a déjà fait la paix avec la vie qu’elle aurait souhaité mené, et qu’elle ne mènera vraisemblablement jamais. A cette réflexion de son père, la jeune femme s’était contentée de hausser les épaules et de ne rien répondre, comme à son habitude. Elle a donc docilement fait ses bagages pour Glastonbury, acceptant de porter une robe, seulement si on lui laissait le loisir de choisir elle même sa tenue. Sa mère avait souri en la voyant imposer un choix, ne serait-ce qu’aussi minime que choisir une robe. Sa présence au mariage n’est pas là pour la ravir, et tout le monde autour d’elle peut s’en apercevoir. Elle ne sourit guère, reste muée dans son silence et les gens l’évitent tant qu’ils le peuvent, au plus grand désarroi de son père. Charlotte a accepté de se rendre au mariage, pas de se pavaner pour les beaux yeux de son père, nuance. Et lorsqu’elle lève les yeux vers Maxime, elle est soulagée. Enfin un visage amical, enfin une personne qu’elle a véritablement envie de voir et à qui elle offre un vrai sourire.  [« Si tu en prévois un, fais moi signe, je te suis immédiatement. » Rigole-t-elle avant de jeter un regard en biais à son cher paternel. Lorsque ce dernier ose une réflexion à l’encontre de sa chair et de son sang, Maxime n’hésite pas un seul instant à prendre sa défense et à gentiment rembarrer le père Wellington. « Tu ne crois pas si bien dire. Ca me tue de me dire qu’on est à Glastonbury, à côté du festival et qu’on ne peut même pas s’y rendre. On doit subir tout ce folklor de mariage. » Pour une fan de musique comme Charlotte, être à quelques kilomètres de l’un des plus gros festivals de musique sans pouvoir s’y rendre, est une véritable torture, si ce n’est même un véritable affront. Attrapant deux coupes de champagne, elle en tend une à Maxime qui semble être ravie d’être sur la même longueur d’onde que Charlotte. Les deux jeunes femmes s’installent dans un petit coin tranquille, tout prêt pour elles. « Malheureusement, il n’y en a aucun. Mon père n’accepte pas non comme réponse, et je n’ai pas suffisamment de courage pour lui tenir tête. J’ai toujours du subir ses choix sans jamais suivre mes propres choix. Enfin, tu as vu comment il est ... C’est comme ça… Et toi, tu as l’air d’être aussi enjouée d’être ici que moi, qu’est-ce qui t’a convaincu de venir ? » Parce qu’à en juger par la tête de la jeune femme, Maxime ne semble pas franchement ravie d’être à ce mariage et aurait souhaité être ailleurs. Il est vrai que les deux anciennes amies d’écoles n’ont jamais été les plus proches qui soient. Elles se cotoyaient petites à l’école mais ne se fréquentaient jamais en dehors, et n’appartenaient pas au même cercle d’amis. Pourtant, se retrouver il y a peu avait été une vraie bouffée d’air frais pour Charlotte, qui avait été ravie de découvrir la jeune femme sous un autre jour. « Les gens ne sont pas trop perturbés par ton changement de prénom ? Ils ne te posent pas trop de questions ? » Il est vrai que ça pouvait surprendre lorsque l’on a été habitué à appeler quelqu’un par un prénom et devoir changer du tout au tout.


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() message posté Jeu 13 Sep 2018 - 13:21 par Maxime S. Monroe
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Avec le temps, j'avais fini par prendre de la distance avec cette société construite sur les apparences. J'aimais toujours prendre soin de moi et m'habiller selon mes envies, mais j'avais cessé de réfléchir aux conséquences de mes actes. A ce que pouvaient dire les gens de mon comportement. Toute mon enfance, j'avais fait en sorte de donner la bonne image de moi-même, pour que l'on s'intéresse à moi, pour que l'on se souvienne de moi. On m'avait rappelé de nombreuses fois, et j'avais conservé cette personnalité d'enfant star excentrique et généreuse. Je m'en étais lassé désormais. De devoir fuir les paparazzis pour me sentir libre, de tout garder pour moi par peur que cela retombe sur la vie de mes proches. J'avais voulu tout protéger, moi , les autres, mes rêves, et je m'étais épuisé. J'avais laissé l'homme à qui j'avais tout donné me détruire, profiter de ma faiblesse pour me faire croire au grand amour. Il m'avait menti des années durant, et je n'avais rien vu venir. J'avais été stupide, et ingrate. J'avais négligé ma famille pour me morfondre dans le deuil. J'avais laissé mon père, seul dans cette jolie maison, de Westminster, à tenter de faire avec sa tristesse et ses deux filles absentes. Je n'avais pas le droit de lui refuser d'autres choses : j'avais pris la décision de me rapprocher de mon père, de m'occuper de lui, tant qu'il était encore là. Je ne voulais plus vivre loin de lui car tous mes repères, je les avais perdu en son absence. Nous n'avions jamais fait le deuil de ma mère, et je n'étais pas sure que cela arrive un jour. Mais ensembles, ça nous rappelait nos moments passés en famille, lorsque nous étions tous les quatre, lorsque tout était simple et sans complications. Je riais et tournais les yeux vers Charlotte avant de répondre : « Ca marche, à deux ce sera plus simple. » Je tournais la tête vers le portail du jardin. Au fond, il n'y avait rien de plus simple que de partir d'ici. Marcher était une chose simple lorsqu'elle n'était pas entravée par la conscience et la culpabilité. Je ne pouvais abandonner mon père ici. Après tout ça. Après maman, Après Zola. Je déglutis, et chassais ma tristesse d'un sourire éclatant. Je m'étais entraîné toute ma vie pour ce sourire. « C'est clair... Le pire c'est que dans un an ou deux, tout au plus, ils seront divorcés. » Je jetais un regard vers le jeune marié et roulais des yeux. J'étais mauvaise, je le savais. Quelques mois auparavant, Tancredi m'avait parlé de mariage, d'engagement. J'y avais presque songé, avant qu'il ne fasse se briser mes os. Je détestais les mariages car le mien n'arriverait jamais : ce mariage parfait, issue d'un unique premier amour, indestructible, incorruptible. Mes rêves de petite fille avaient été balayés et j'en voulais au monde entier de ne pas me laisser la chance à moi, de croire en ce genre de choses pour de vrai. Charlotte et moi étions allées nous asseoir, nos coupes de champagnes entre nos mains. Curieuse, je lui avais demandé de quelle manière son père était venu à la traîner jusqu'ici. Mon faux sourire s'effaça lorsque j'entendis ses explications. D'un oeil dur, je tournais la tête vers nos pères et fusillais le sien du regard. Me rendant compte de mon regard, je regardais de nouveau Charlotte, car je ne voulais pas la froisser. Je fis la moue et me radossant sur ma chaise je soupirais en secouant la tête : « On se croirait encore au dix-septième siècle! » Je soupirais de nouveau et me radoucissant, je pris une longue inspiration : « Je n'ai pas voulu le décevoir : il avait l'air si enjoué en me proposant de venir... » J'adressais un sourire à Charlotte, l'air impuissante. J'avais voulu faire plaisir à mon père, Charlotte avait essayé de ne pas froisser le sien. Dans les deux cas, nous n'étions pas là par volonté. Les relations pères filles étaient connues pour être compliquées. Je fus tiré de mes pensées par la question de Charlotte. Surprise, je redressais la tête vers elle, et la regardais, un sourire aux lèvres. « La plupart si, mais pour ceux qui m'appelaient déjà "Max", ça va. Ca a surtout été difficile d'expliquer à tout le monde pourquoi j'avais fait ce choix... » Même si c'était évident : je m'étais fait agressé car on avait connu mon identitié. Mon visage ne pouvait être oublié, mais mon nom pouvait me protéger, ce serait-ce qu'un peu. Je souriais à Charlotte. J'aimais son honnêté et sa franchise : il manquait beaucoup trop de gens comme ça en ce monde de pourri. J'en étais blasée, alors pour me consoler, je bus une nouvelle gorgée de champagne.

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() message posté Dim 23 Sep 2018 - 2:51 par Charlotte E. Wellington
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Glastonbury, Sommerset, UK.Finalement, la tournure de la soirée allait peut-être, être bien plus agréable que ce qu’elle avait imaginé. Il est vrai que depuis que son père lui a sommé de se rendre à ce mariage, Charlotte se faisait un réel sang d'encre et savait d'avance qu'elle allait passer une soirée catastrophique. C'était là le destin de chaque soirée passer en compagnie de sa famille et des amis de ces derniers. Et c'était surtout là le destin que Charlotte pensait être contrainte de subir pendant des années encore. Tomber sur Maxime était une véritable bénédiction et était peut-être la solution à une soirée qu’elle détestera un peu moins. Son père venait enfin de lui lâcher la grappe, et s’était éloigné d’elle, lui permettant de respirer un peu et de souffler. Mais ça, ce n’était que de courte durée. Malheureusement, Charlotte en était certaine. Alors elle espérait profiter un maximum  de cette soirée de répit, peu importe la tournure qu’elle prendrait. Mais en compagnie de Maxime, nul doute que la soirée serait à la hauteur de ses espérances. Lorsqu’elle entend Maxime être parfois motivée à l’idée d’une évasion à deux, cela fait sourire Charlotte, chose qui n’arrive décidément pas souvent. C’est le signe d’une bonne soirée en perspective. « Ne m’en parle pas. Je ne comprend toujours pas pourquoi les gens continuent de se marier alors qu’un mariage sur deux finit en divorce. C’est une connerie monstre ! » Pour une fille qui n’a jamais réellement connu l’amour, et qui n’a jamais vraiment vu ses parents amoureux, il était très compliqué de comprendre un tel engagement que le mariage. C’est une chose qu’elle a toujours vu plus comme un moyen pour atteindre ses objectifs plutôt qu’une preuve d’amour entre deux personnes. Son père lui a toujours parlé d’union avec  tel ou tel fils de tel aristocrates pour renforcer l’implication de sa famille dans la vie du pays. Et bêtement, Charlotte a toujours pensé que c’était la seule option qu’elle avait. Alors quand elle a commencé à prendre son indépendance et à se rebeller ces derniers mois, la jeune femme s’est enfin dit qu’une autre possibilité s’offrait à elle, celle d’être seule, de prendre la décision qu’elle veut sur sa vie, et ne plus subir les choix de son père. Pour autant, Charlotte n’a jamais pensé être capable de finir sa vie au côté de quelqu’un. C’est un concept qu’elle a encore beaucoup de mal à apprivoiser. « Oh si tu savais à quel point mon père a une pensée archaïque, ça te ferait hérisser le poil ! Il n’a pas vraiment avancer avec son temps. » Lui répond-t-elle après avoir commenté la vision totalement dépassée de son paternel. « C’est bien que vous ayez une si belle relation. Ce n’est pas le cas de toutes les familles. » Mais heureusement, certaines personnes redonnaient un peu d’espoir en ce bas monde et parvenaient à montrer à Charlotte que le mot famille voulait réellement dire quelque chose. Pendant que leur conversation continue, Charlotte boit une autre gorgée du breuvage divin qu’est le champagne avant de poser une question qui semble surprendre Maxime. Il est vrai que ce n’est pas tous les jours que l’on change de prénom de manière aussi radicale. Mais après tout, la raison pour laquelle Maxime a décidé de changer de nom est loin d’être anodine. Son agression n’avait pas fait les gros titres, ou du moins Charlotte ne les avait pas vu. Pourtant Maxime était particulièrement connue en raison de sa célébrité. Mais une chose est sure, Charlotte avait été assez troublé par l’agression de Maxime alors forcément, les questions sur le changement de prénom de la jeune femme devait bien se poser à un moment donné. « Oui, j’imagine que de devoir aborder le sujet de l’agression aux gens pour leur expliquer n’a pas du être évident … Je n’ai jamais subi de telles choses alors je n’ai aucune idée du cauchemar que ça a du être… Tu as réussi à mettre tout ça derrière toi ? Enfin si ce n’est pas trop personnel … Tu n’as peut-etre pas envie d’en parler, surtout à une soirée comme celle ci. » Le champagne aidait les langues à se délier, c’était une certitude. Mais il faudrait éviter que cela mène à des questions un peu trop indiscrète, d’autant que Charlotte et Maxime n’ont jamais été de véritables confidentes.
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