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[Hastings] We can rise above their truth and their lies ♪ AliNael

sometimes it lasts to love and sometimes it hurts instead.
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» Date d'inscription : 05/07/2014
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() message posté Mer 8 Aoû - 23:04 par Nathanael E. Keynes
« Je ne veux pas que ça soit un adieu. Je ne veux pas.
- Moi non plus. »

Ses mains sont venues prendre les miennes, leur retirant le verre de vin comme si j'allais le laisser échapper. Est-ce que je pourrais affirmer honnêtement que ça ne serait pas le cas ? J'en sais foutrement rien, si ça se trouve trois secondes après, on aurait retrouvé le parquet imbibé de vin et jonché de morceaux de verre. Tout ce que je sais, c'est que la pression de ses doigts sur les miens est le seul réconfort auquel je me raccroche ou presque, à cet instant, pour ne pas craquer. Il est là. Il a vu mon trouble - difficile de faire autrement, j'en conviens - et cherche visiblement à l'atténuer. Et bordel, moi non plus j'ai pas envie qu'on se fasse des adieux ! Tellement pas ! Ce baiser sur mes mains me permet peut-être un peu de calmer mes nerfs, mais je sais bien qu'on a beaucoup de choses à évoquer avant de pouvoir recommencer à avancer, et si je suis parfaitement conscient que ne pas le faire serait juste suicidaire pour notre relation, je sais aussi que ça ne va pas être facile, et je saispas comment ça va se terminer. Parce qu'Aberdeen n'est pas un sujet anodin, et qu'on sait tous les deux que les choses à dire ne nous plairons pas. Parce qu'il y a trop de choses qu'on ne dit pas, par nature, par habitude, et qu'aller à l'encontre de cet état de fait ne pourra pas être simple.

« Si c’est pour ce qui s’est passé à cette foutue réception, je… Je savais que ça allait être la merde. Je voulais que ce soit de la merde. Pour tout ce que mon père m’a fait subir. Pour cette impression de n’être qu’un foutu pion. Ses menaces s’étaient accentuées au cours des derniers mois et… et … Et quand j’ai appris mon diagnostic… Tu ne peux pas imaginer la terreur que ça fait… De savoir que tu vas finir par crever d’un truc moche éventuellement ou que ton propre père va se retourner contre toi et probablement tenter de te faire oublier en douce et essayer de cacher ce qui reste de ton existence… J’en pouvais plus et il fallait que ça cesse. Et pour ça, il fallait que ce soit la merde. Mon père… je sais que mon père est capable de faire de la vie de quelqu’un un enfer et… et je te l’ai dit. Je ne voulais pas que tu sois dans sa ligne de mire… Et je voulais… prendre le contrôle de ma vie, pour une fois. Qu’on arrête enfin de me prendre pour un incapable. Confronter mon père et le faire seul, comme n’importe qui. Quand, je vous ai vu Castiel, toi… C’est comme… c’est comme si on me prenait encore comme une putain mauviette. J’ai pêté un cable… un sacré cable… Je sais que ce n’était pas ton intention, c’est juste… c’est juste… J’étais… j’étais en colère. Contre tout. Je suis désolé...»

Je l'écoute évoquer la réception des Pratt, son besoin de s'émanciper de leur emprise, la nécessité que ce soit avec perte et fracas. Et ça je le comprends. Je le comprends parfaitement. On a grandi dans le même monde, des Pratt et des apparences, on en a connues d'autres. Des cages dorées et des geôliers aux allures de maîtres d'hôtel aussi. Je hoche tristement la tête. Ce n'est pas ça le problème, pour moi, ce n'est pas ce coup d'éclat qui me tue. Mais il n'a pas terminé, et si les mots qu'il met sur sa colère sont compréhensibles, je baisse le regard, ne peux pas m'empêcher de secouer légèrement la tête.

« Non ce n'était pas du tout mon intention. Je... Je peux pas prétendre comprendre ce que tu ressens vis-à-vis de lui ni de la maladie. Manifestement, mon vieux joue pas dans la même cour. Mais je comprends que t'aies eu besoin d'exploser tout ça, vraiment. Je comprends que t'aies voulu me protéger, parce que j'aurais fait la même chose, mille fois. »

Dix mille. Un million de fois, même. Je te ferai jamais ça, t'infantiliser et te laisser entendre que t'es pas capable de faire quoi que ce soit par toi-même. Je prendrai pas de décision pour toi, je t'imposerai rien. Je fonctionne pas comme ça. Je crois. Tyler et sa façon d'être me rappellent gentiment que ce sont peut-être bien des pensées en l'air. Je veux rien t'imposer, mais à lui, je lui ai bien imposé ma présence, mes envies de sortie, mon besoin de ressentir qu'il avait pas honte d'être avec moi, de contact aussi. Et je suis parti quand il a refusé ce désir d'enfant que je savais bien qu'il pourrait pas accepter. Est-ce que je suis si compréhensif que ça, au fond, hein ?

« Je suis pas mal perdu en ce moment, je n’arrive pas vraiment à penser clairement… Je… je tiens à toi. Je tiens vraiment à toi. Que tu sois une foutue fouine ou non… Je m’en fous, je ferai avec… J’ai juste peur que tu me laisse tomber quand tu auras marre d’être avec un fou furieux…
- T'es pas le seul à être désolé. Je... voulais pas te donner cette impression, et j'ai jamais ne serait-ce que pensé ce genre de chose. J'ai jamais eu cette vision de toi, et je l'aurais jamais. Crois jamais ça. Et... Et tu m'aurais dit qu'il allait y avoir cette soirée mais que tu voulais pas que je vienne, j'aurais accepté. Je me serais sans doute un peu fait un sang d'encre toute la nuit jusqu'à avoir de tes nouvelles, mais j'aurais pas mis les pieds là-bas si tu m'avais dit que c'était ce que tu souhaitais. Mais je suis pas venu pour que tu te penses pas capable de gérer seul... Juste... Je peux pas te laisser dans la merde sans essayer de rien faire, ça c'est au-dessus de mes forces. Et je... Je flippais à l'idée de plus pouvoir te revoir après ça... d'autant plus avec la came... »

Parce que même si c'était pas dit, c'était visible, et j'ai déjà vu ces pupilles dilatées chez Stan, notamment. Résultat, je t'ai pas vu pendant quinze jours, et j'en suis malade, même alors que t'es là, juste devant moi, tes doigts enlacés aux miens.
Quant à Pratt Sr...

« Mais je crois que ton père m'a en ligne de mire depuis qu'il a dû avoir des échos de ma présence chez toi par Ricardo. Déjà qu'après la débâcle de mon paternel, il a assez certainement une dent contre nous... Alors que je sois venu ou pas à son petit moment de gloire pré-orchestré... Je crois que s'il a la moindre occasion de me pourrir la vie, il hésitera pas. Il a juste une excuse de plus que de faire tomber celui qu'a fait chuter son ami il y a quelques années à présent. »

J'en suis convaincu, même. Et je suis prêt à gérer ce qu'il faudra. Qu'il essaie de me prendre le bar, de monter mes salariés contre moi, tiens ! Mais qu'il s'en prenne surtout pas à ma mère, ou à mes employés. A Castiel, même. A toi... Oh bordel, qu'il n'essaie même pas ! J'ai pas le bras aussi long que lui, j'ai pas les mêmes moyens, certes. Mais je partirais pas sans me battre, jamais. Et ça, il ne le sait sans doute pas encore assez. J'ai déjà prévenu Nik, qu'il ne tombe pas des nues s'il se passait quoi que ce soit... Quant aux menaces physiques à peine déguisées... Je les garde pour moi, alors pourtant que je ne devrais pas, je le sais bien.

« Est-ce qu’il y d’autre chose que tu aimerais savoir, Nate?
- Tout... Quand tu te sentiras prêt à en parler. »

Je soupire.

« Je veux pas te tirer les vers du nez, ni te braquer. Je sais bien qu'il y a des choses que tu n'aborderas pas facilement. Peut-être même jamais, même si au fond j'aimerais que t'arrives à me faire assez confiance pour m'expliquer ce qu'il s'est passé un jour. Mais même si ça en a ptêt l'air, je suis pas en train de te poser des questions de façon déguisée... Je veux juste que tu saches que je serai prêt à écouter, le jour où tu te sentiras prêt... Et je veux pas vivre dans ces mensonges qu'ils vendent à tout le monde, tout le temps. Je veux plus de ça, des faux semblants et des émotions factices pour coller à l'image qu'il faut donner. Je te demande pas de tout me raconter en détail ; moi non plus, je suis pas sûr de pouvoir parler de tout dans les grandes largeurs mais... Mais ce qui se passe dans ta vie maintenant, je peux pas rester en dehors... Je veux pas... Et je m'en fous que tu sois un fou furieux, tant que t'es le pianiste avec lequel je peux triper à l'arrache sur scène et ce type qui partage un whisky et quelques heures juste pour profiter de la musique de ces bêtes de scène qui composent cette putain de collec... »

Nouveau soupir, et comme ses mains ont lâché les miennes avant qu'il ne pose le regard sur la mer au loin, c'est à mon tour d'avaler une longue gorgée de vin.

« Et... et moi aussi, il y a des choses qu'il faut que je te dise... »

On verra si t'en as toujours rien à foutre de la foutue fouine qu'est près de toi, après ce que je peux avoir à révéler...
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() message posté Aujourd'hui à 8:01 par Alistair H. Pratt
Nate était parfait. Parfois trop. Parfois, il avait l’impression de sombrer, à côté de cette perfection. Il savait que tôt ou tard une autre crise arriverait, plus forte que la première, qu’il éclaterait. Qu’il ferait comme quand il était gosse et qu’il ferait tout pour le mettre à bout. Tout. Pour arracher le masque. Parce qu’il y avait toujours un masque. Toujours.

Sauf qu’il avait cette impression qu’avec Nate, tout ce qu’il finirait par arracher, c’était le cœur. Comment faisait-il pour vouloir le reprendre, après ce qui c’était passé à Aberdeen? Pour vouloir encore de lui, après son départ furieux. Et oui, la came… La putain de came… Était-il conscient que son amant n’était pas pas un enfant de chœur? Il sourit tristement.

« C’est pas comme si c’était ma première fois, Nate… »

Il laissa sa phrase en suspend. Non, c’était loin d’être la première fois. Même l’overdose de Pettigrew et son renvoi d’Oxford ne l’avait pas ébranlé. Et puis, il s’était décidé de tout arrêter, après Rome. D’arrêter les lignes de coke, d’arrêter le speed et même d’arrêter de boire. Pourquoi? Il n’en savait rien. Parce qu’il pensait avoir touché le fond, finalement. Il avait passé deux ans à vivre et revivre ses flashbacks dans l’abstinence et ça n’avait rien changé. Rien.  Et maintenant, il se tenait là avec son verre à la main. Un Pratt tient toujours ses promesses. Mon cul, oui. Il avala une gorgée de vin.

Il n’était plus un Pratt.

Il savait qu’il était vulnérable. Il avait beau faire le fier devant Wilde et lui cracher en pleine figure sa dépendance à la dame blanche, pour sentir mieux que lui… La simple vue de cette poudre blanche, sur le bois verni du piano lui avait redonné le vertige et le goût des hauteurs.

She comes along
She gets inside
She's better than anything you've tried
It's her kiss
The black seal
It runs deeper than you can dare to dream it could be


Qu’allait-il se produire, s’il partait, un jour, avec Wilde? Greg serait là, surement. Et Baby Boy. Baby boy lui parlerait de Nate et le rammènerait sur terre. Pour lui. Parce que Max était un peu comme Nate. Il le sermonnerait, comme une maman de Manchester, jusqu’à ce que les oreilles lui vrillent le crâne. Est-ce que ce serait suffisant? Il avait vu la panique, dans les yeux de son amant, à son départ d’Aberdeen. Il avait été incapable de le rassurer, paralysé par sa propre rage. Il secoua la tête, soupira lourdement, en s’emparant de la bouteille, près d’eux.

« Putain de Ricardo… Il est venu voir, tu sais. Mon père. Le jour où… le jour où vous m’avez retrouvé, toi et Castiel… Il est venu… je ne sais même pas pourquoi il est venu. Il est venu me rappeler que j’étais sa chose, à sa façon. Me mettre en garde de ce qu’il pourrait faire. Ouais.  à propos de moi… J’ai toujours fait attention, de ne pas… de ne pas rammener de mecs… mais… mais j’ai fait une connerie, il y a quelques mois. Un type… un type avec qui j’étais au lycée… Mon père… mon père n’est pas comme le tien, non. Jamais de fessée. Jamais un mot plus haut que l’autre. Non… c’est… j’arrive même pas à l’expliquer. Il s’en foutait de ton père, crois-moi. Les gens, ce sont des pions sur un échiquier, pour lui. Il fait ce qu’il veut avec, tant qu’ils sont utiles. Et là… je ne lui sers plus à rien, non? C’est pour ça que tu ne devais pas être là, tu comprends? Pour qu’il s’aperçoive que je ne lui sers à rien, avec ou sans toi. Qu’il ne mette pas la faute sur tes épaules et ne se serve de toi pour me reprendre. Et qu’il nous foutent la paix, le temps de se trouver un autre pantin. Ça fait deux semaines que je n’ai plus de nouvelles. Je suppose qu’il attend comme un con que je craque. »

Il se versa un verre plein avant d’en boire une gorgée. Son père n’était pas si con. Combien de fois avait-il failli craquer, devant la vision ignoble du père d’Erwan, dans son fauteuil élimé? Et cette putain d’entrevue qu’il avait eu en revenant d’Aberdeen, dans ce supermarché, pour un simple poste de commis à l’emballage. Le type l’avait fait venir juste pour se moquer de lui, de son beau Bachelor degree d’Oxford et du fait qu’il n’avait jamais travaillé de sa vie. Là, il avait bien failli craquer.

Nate était parfois trop parfait. Trop patient. En avalant cette gorgée de bon vin, la pensée lui vint en tête qu’il aurait presque voulu que son amant le pousse à parler, lui fasse des menaces, le prenne par le collet. Qu’il lui fasse une crise parce qu’il ne pouvait pas le baiser une fois pour toute. Toute cette patience le déstabilisait. Il aurait voulu baiser, sur cette putain de plage. Avoir du sable partout et s’en foutre.

S’en foutre partout.

Il leva la tête vers Nate, prêt à entendre le pire. Qu’il lui dise qu’il avait baisé un autre mec pendant ces deux dernières semaines, tiens. Qu’est-ce que Nate avait de si horrible à cacher, pour être si mal à l’aise.

« Vas-y. Vas-y, je t’écoute. »
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