"Fermeture" de London Calling
Après cinq années sur la toile, London Calling ferme ses portes. Toutes les infos par ici (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2979874845 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357


(Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know.

Anonymous
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() message posté Jeu 2 Aoû - 12:20 par Invité

Judy Kelly Rowena

Promis un jour j’y arriverai, à te regarder tout simplement, sans en vouloir à terre entière; un jour je t’appellerai Maman.
NOM(S) : Mon nom de famille est Rowena. Et ceci est mon histoire. Ou plutôt, l'histoire de ma famille. Je tiens ce nom de mon père, qui le tient de ma grand-mère, qui le tient de sa mère. Et ainsi de suite, je ne vais pas vous faire un arbre généalogique de ma famille non plus. Je partage ce nom de famille avec ma belle-mère, ma demi-soeur, et ma tante. Toute association avec Rowena Serdaigle serait fortuite. Celui de ma mère est Wallace, elle m'a déjà proposé de le rajouter à mon identité pour que ça fasse "Wallace-Rowena", mais j'ai refusé parce que ça sonnait bizarrement. C'est sûrement à cause du trop plein de "W", mais on a vite fini de prononcer "Rallace-Wowena". C'est hyper difficile à dire rapidement. Là, vous êtes en train d'essayer je suis sûre. PRÉNOM(S) : Mon prénom est Judy. C'est assez simple comme prénom, moi je l'aime bien. Mon père l'a choisi avec ma mère, en référence à Judy Garland, une chanteuse de jazz, aussi considéré comme l'une des meilleures actrice de légende du cinéma, ce qui n'est pas rien. Si vous ne la connaissez pas, je vous invite à regarder sa page Wikipédia ou à écouter ses chansons sur Spotify. Bref c'est plutôt la classe. Mon deuxième prénom est Kelly, parce que ma mère l'aimait beaucoup aussi celui-là. Si vous avez été attentif (mais j'en doute), vous aurez sûrement remarqué que mes initiales sont "J.K.R.", comme J.K. Rowling. Oui, c'est la deuxième fois que je peux faire référence à Harry Potter en parlant de mon nom. Et oui je trouve ça aussi flippant.

ÂGE : J'ai seize ans, l'âge de la disgrâce, de la rébellion et des hormones en ébullition. Enfin, c'est probablement ce que vous dira un vieux qui a oublié ce que ça faisait d'avoir mon âge. Parce que ma vie c'est pas du tout ça. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Je suis née à Londres, le neuf janvier deux mille deux. NATIONALITÉ : Je suis anglaise du côté de mon père et écossaise du côté de ma mère. STATUT CIVIL : Ma situation amoureuse est comparable à l'attention que reçoit un crayon de couleur blanc. Aussi plus communément appelée célibataire. Bref, seule quoi. MÉTIER : Mon occupation principale est d'aller à l'école (je suis en year 12 à partir de la rentrée de septembre deux mille dix-huit). Mais je travaille aussi quelques heures par semaine pendant les vacances à la boutique Slick Willies dans le quartier de Kensington. Il m'arrive aussi de faire du baby-sitting.

TRAITS DE CARACTÈRE : J'ai conscience de n'avoir que seize ans et que mon caractère ne soit peut-être pas celui que j'aurais quand je saurais adulte. Ou peut-être que si. Mais bref, en début d'année à l'école, lors de ma year 11, on a chacun passé un long (très long, plusieurs heures, c'était chiant) test pour en savoir plus sur notre personnalité, nos aspirations, et ce vers quoi on devrait se diriger quand on sera grand. Personnellement, je trouve que c'est un peu idiot de devoir mettre les gens dans des petites cases comme ça, parce que je pense que jamais rien n'est défini. Mon père dit que c'est la société qui veut ça. Mais moi, je sais que je ne serais jamais entièrement défini, tout peut toujours changer. Rien n'est immuable dans le temps et l'espace, et surtout pas un humain (à part peut-être Thomas Brodie-Sangster). Qui sait ce qui pourrait m'arriver dans la vie, ce qui influera sur ma façon de penser, sur ma façon d'être. En fait, le but de ce test était totalement débile, mais il m'a tout de même permis d'en apprendre un peu plus sur moi.

Les résultats ont montré que je suis une fille énergique, et vive de corps et d'esprit. J'ai un haut esprit critique, je remets souvent les choses en cause, que ce soit justifié ou non. Au moins, je ne suis pas naïve c'est déjà ça. Mais je juge un peu trop facilement au premier abord, pas physiquement parlant, mais plutôt moralement. Pourtant, il paraitrait que je sois très ouverte d'esprit. Mais j'aime me laisser aller à des moqueries et des taquineries de temps à autre. Autrement dit, je suis espiègle.

Je suis également bienveillante et emphatique à bien des égards, que ce soit envers les humains, les animaux ou n'importe quoi d'autre. Je n'ai pas une once de méchanceté en moi à vrai dire. Mais comme j'ai très mauvais caractère, et parce que je suis une jeune fille forte, indépendante et mature pour mon âge, et on confond parfois les deux. Je suis brave,  curieuse de tout et futée. J'aime me débrouiller par moi-même, et je déteste devoir demander de l'aide. J'ai ma fierté, comme qui dirait, ce qui fait que je suis parfois casse-cou.

Je suis aussi très créative et ingénieuse, et quand on voit dans quelle atmosphère j'ai baigné depuis petite ce n'est pas difficile à croire. J'ai du mal à ne pas être franche et sincère avec les autres, ce qui fait que je ne suis pas quelqu'un de manipulateur par nature. Rien n'est vraiment calculé avec moi, tout est fait au fur et à mesure, en total impro' comme le jazz, et c'est peut-être mieux comme ça. Je suis aussi pétillante et joyeuse, j'aime la vie et j'en profite même si j'aime quand tout va vite. Je suis très impatiente par conséquent.

Il m'arrive aussi d'être grognon, surtout parce que j'ai un tempérament assez capricieux. Ma grand-mère a souvent dit à mon père qu'on m'avait trop gâtée, mais peut-être est-ce juste parce que je sais ce que je veux. Je suis directe, je ne tourne pas autour du pot. Il m'arrive même d'être trop impulsive et têtue, et de ne pas réfléchir avant d'agir. Mais ça, c'est parce que je suis une jeune fille sensible, et que je suis à l'écoute de mes émotions. Ce que je ressens, pour moi, c'est mon seul point de repère, la seule chose qui me permette d'être moi-même et pas une autre. Je suis naturelle quoi. Mais je reste à l'écoute, et je suis une fine observatrice de mon environnement.

J'aime aussi faire la pitre, amuser la galerie. Mais je ne suis pas un trouble-fête pour autant. J'aime ajouter mon grain de sel, j'ose contredire, je suis spontanée, mais je me comporte bien à l'école. J'aime faire rire, et on dit de moi que je suis drôle et charismatique. Le test en a conclu que du coup, je suis une jeune fille extravertie. J'ai besoin de monde autour de moi, de connexion sociale, et je suis tournée vers le monde extérieur. Il se peut que je sois légèrement possessive. Mais je demeure également timide, dans le sens où j'ai peur du rejet et du jugement d'autrui. Ce qui fait que même si je suis franche, même si je suis régis par mes émotions, je parle très peu de ce je ressens en réalité. En fait, je suis juste atteinte d'un léger manque de confiance en moi.

GROUPE : Walk on the line.



My style, my life, my name

I. Elle a cette façon de parler si singulière. Comme si elle avait un train à prendre, qu'elle était très pressée et qu'il faille qu'elle parte dans la minute qui suit. C'est toujours ainsi avec Judy. Elle vous prend avec elle dans sa tornade de mots, de gestes rapides. Elle est vive Judy, elle ne voit pas qu'on n'arrive pas toujours à la suivre. Elle a des facilités pour rapper, alors ça lui arriver d'apprendre des chansons par coeur et de se faire des délires. Après des semaines passées avec sa mère, il lui arrive de revenir chez son père avec des expressions typiquement écossaises. Sa mère vient de là-bas, et son accent est très prononcé. Il est trop tard pour lui transmettre les subtilités de cet élocution, comme il est trop tard pour bien des choses. Mais Judy, elle aime imiter, elle aime reproduire ce qu'elle entend. Alors pendant les semaines qui suivent, elle se met à rouler les "r", à faire tomber les "t" en fin de mots. Elle dit "What age are you?" pour "Quel âge as-tu ?", rajoute "ie" à la fin des mots qui indique la petitesse. Elle aime imiter les accents Judy, elle est très forte pour ça. Elle tient sûrement ça de son père. Elle aime la mixité, le mélange des langues. Il lui arrive de dire des mots en espagnol, en italien quand ça lui chante, si c'est juste parce qu'elle trouve que ça fait bien de les dire.

II. Elle aime les animaux, Judy. Elle s'arrête dans la rue dès qu'elle voit un chien ou un chat pour lui faire un câlin. Elle a donné une deuxième chance à un chien qui n'en avait pas beaucoup eu jusqu'ici. Abandonné par ses anciens propriétaires sur une aire d'autoroute un été, Poppy a finalement trouvé un foyer aimant il y a cinq ans de cela. Sa robe châtaigne de Cavalier King Charles, Judy aime la caresser, passer ses doigts fins dessus. Judy, elle considère ce petit être comme son meilleur ami, son meilleur confident. Il lui arrive de parler au chien comme elle parlerait à un être humain, et elle le traite comme tel. Elle aime dormir avec lui, le promener et l'emmener partout avec elle. C'était un cadeau, une promesse de la part de son père qu'elle ne serait jamais seule, pas même si elle changeait d'école pour sa onzième bougie. Et il avait raison, parce qu'elle ne s'est jamais sentie seule depuis.  

III. Elle étudie dans une école privée, Judy. Une très bonne école, l'une des meilleures de Londres : la North London Collegiate School plus exactement, qui se situe à Camden Town. Elle l'a intégré pour ses onze ans, même si elle n'était pas ravie au début. C'est sa mère qui a eu un regain de conscience. Elle a voulu que sa fille fasse partie de l'élite, parce que sa fille mérite ce qu'il y a de mieux. Judy sait qu'elle tente juste de se rattraper pour toutes les années perdues. Alors elle a acquiescé, et elle y est allée. Elle porte un uniforme toute l'année, une chemise bleue, une jupe en laine. Elle noue chaque matin ses cheveux en deux épaisses tresses, et elle essaye de faire bonne figure. Elle est loin d'être la meilleure de sa classe, mais elle fait beaucoup d'effort. Elle est comme ça, Judy. Elle donne toujours le meilleur d'elle-même, tant que ça fait plaisir à son entourage.

IV. Elle a un terrible secret, Judy. Enfin, elle pense que c'en est un. Ce n'est pas si grave qu'il n'y paraît en vérité. Judy elle est en bonne santé, elle n'a rien fait de mal. Elle n'a tué personne, n'a commis aucun délit. Mais son coeur est lourd lorsqu'elle y pense. Parce que Judy, elle n'a que seize ans. Elle a peur du rejet Judy. Elle a peur que son père qu'elle admire, qu'elle aime tant se mette à la détester, que sa belle-mère la juge, que sa mère l'abandonne une nouvelle fois à cause de ça. Parce qu'elle aime les filles Judy. Et elle est dans une école privée, entourée exclusivement de filles. D'ailleurs, elle se demande innocemment pourquoi on sépare encore les filles des garçons à notre époque. Mais elle l'a toujours su. Elle n'a toujours aimé les garçons que parce qu'ils étaient plus branchés sport que les filles, et qu'elle pouvait jouer avec eux lorsqu'elle était petite. Elle aimait jouer aux poupées Judy, mais elle aimait aussi se dépenser en courant derrière un ballon. Elle n'a jamais été amoureuse du garçon qui lui a tiré les cheveux dans la cour de récré, ni de celui qui lui envoyé des boulettes de papier en classe avec des mots doux dessus. Elle n'est pas non plus tombé sous le charme de l'écolier qui l'avait embrassé sur la joue alors qu'il l'avait désigné comme sa reine pendant la dégustation d'une galette des rois à la cantine. Elle ne les a jamais détesté non plus. Mais c'est ancré en elle. C'est la douceur des traits féminins qui la fait chavirer, un point c'est tout. Elle sait que ses camarades ne sont pas toutes tolérantes. Alors elle s'enferme dans un mutisme à propos de ça, elle fait semblant de trouver tel ou tel garçon attirant avec ses copines de classe. Parce qu'elle a juste l'impression de ne pas avoir le choix.

V. Elle est sportive, Judy. Elle aime bouger, elle ne peut pas rester en place. Elle bénit l'inventeur des rollers, elle se déplace souvent sur ces deux chaussures à quatre roues dans les rues londoniennes. Elle a commencé à en faire tôt Judy, elle se rappelle qu'elle n'avait même pas dix ans. Ça devait n'être qu'un cadeau banal d'anniversaire, mais c'est devenu une passion. Elle aime s'entraîner à faire des figures au Southbank Undercroft, elle pratique beaucoup le roller acrobatique. Et c'est comme ça qu'elle a rencontré le propriétaire de la boutique "Slick Willies". Il a aimé son tempérament, sa facilité d'apprentissage. Alors il l'a engagé pour l'aider de temps en temps au magasin. Et Judy ce jour-là, elle était ravie de pouvoir se faire un peu d'argent de poche grâce à sa passion.

VI. Elle est dans l'équipe de crosse de son école. C'est un sport parfois brutale, mais un sport d'équipe avant tout. Et Judy, elle donne tout ce qu'elle a. Elle espère que l'année prochaine, que pour sa dernière année dans son école, elle pourra être la chef d'équipe. Parfois, elle se sent l'âme d'une leader, Judy. Elle excelle dans les matières sportives, elle est la première de sa classe en course rapide, en endurance, et en gymnastique rythmique.

VII. Et elle aime aussi danser, Judy. Comme sa grand-mère, et comme sa tante. Elle prend des cours de moderne jazz depuis des années. Elle aime se laisser transporter par la musique, et bouger son corps en rythme. C'est quelque chose d'étrange qui coule dans ses veines, mais c'est un peu comme si chaque note d'une musique chantait pour elle et qu'il fallait qu'elle l'exprime par des gestes. Au dernier spectacle de son école de danse, même si la plupart des musiques utilisées étaient pop et récentes, elle s'est démarquée des autres en effectuant une performance sur "All the things you are" d'Ella Fitzgerald, en hommage à son arrière grand-mère décédée l'année précédente. Cette femme a toujours été très importante pour Judy, c'est principalement elle et son père qui l'ont éduqué. Sa mort l'a alors beaucoup affecté.

VIII. Elle a grandi dans un monde artistique, Judy. Depuis toute petite, elle a des airs de musique dans la tête. Elle ne s'en rappelle probablement pas, mais elle pouvait entendre son père jouer du piano dans le salon depuis sa petite chambre de bambin, tandis que son arrière-grand mère lui chantonnait des musiques de jazz penchée au dessus de son berceau. Elle aime ça depuis toujours Judy, le jazz. Elle connait tous les classiques, elle a un large répertoire sur le sujet. Elle trouve que ça lui correspond bien, c'est spontané, c'est improvisé. Et puis en grandissant, elle a commencé à chanter en duo avec son arrière-grand mère, ou à accompagner son père jouant du piano. Sa voix légère et éraillée lorsqu'elle pousse la chansonnette ne lui a jamais particulièrement plu cependant, même si sa famille lui a toujours assuré le contraire. Elle aurait aimé apprendre à jouer du piano, comme son père. Mais elle n'a jamais eu la patience pour. Elle connait quelques accords qu'elle a vu faire par son père, mais c'est tout. Aujourd'hui, elle n'oubliera jamais ses premiers amours, mais elle a à présent une préférence pour les musique de style "chill-out".

IX. Elle a été blessé, Judy. Sa mère l'a abandonné lorsqu'elle avait à peine un an. Elle ne se rappelait pas son visage, ni sa voix. Elle avait juste l'impression de ressentir une absence, comme s'il manquait quelque chose pour compléter le tableau. Une présence, une odeur, un souffle. Elle voyait ce visage inconnu sur les photos, son père lui disait que c'était elle "sa mère". Mais pour elle, ce n'était rien de plus qu'une légende, un mythe. Alors tout l'amour qu'elle aurait dû offrir à sa mère, elle l'a offert à son père, une double dose d'amour enfantin. C'est sûrement pour ça que leur relation est aussi fusionnel, aussi forte. Et puis un beau jour de l'année deux mille onze, elle est réapparue. La légende est devenue réalité, et sa mère était là, juste devant ses yeux. Elle s'est rendue compte à ce moment-là à quel point ça l'avait faite souffrir cette absence. C'était comme une douleur sourde qu'elle avait ignoré tout ce temps. Elle a vu ses parents de nouveau ensemble, ça a avait l'air presque parfait. Et elle a eu peur Judy. Peur que sa mère disparaisse comme elle était apparue après que leur histoire avec son père s'est essouflée à nouveau. Oh, combien de fois s'est-elle excusée, sa mère, pour l'avoir abandonné. Elle lui a dit qu'elle n'était pas prête à avoir un enfant à vingt  ans; qu'elle s'était vue dans dix ans, mère au foyer, vivant au crochet de son mari. Elle avait des choses à voir, des choses à vivre avant d'être mère. Egoïste. Alors elle est partie, elle a repris ses études, elle est devenue quelqu'un. Parce qu'être la mère de Judy, ce n'était pas suffisant. Blessant. Elle est devenue directrice artistique, puis s'est installée à Londres pour travailler dans une agence de publicité. Aujourd'hui, elle est là pour sa fille, parce qu'elle a tout sacrifié pour sa carrière, et parce que maintenant elle a des regrets. Elle voudrait entendre au moins une fois de la bouche de son enfant le mot "maman". Judy l'appelle "ma mère" ou par son prénom, Jenny. Parce qu'elle est blessée oui. Parce qu'au fond, les bouts sont trop usés pour qu'on puisse les recoller ensemble. Mais peut-être qu'avec du temps, oui avec le temps, les choses changeront, qui sait.

X. Elle a des rêves plein la tête, Judy. Elle est dans l'âge où tout est possible. Elle aussi elle veut devenir quelqu'un d'important. Et ça pourrait inquiéter son père d'ailleurs, qu'elle hérite de l'ambition égoïste de sa mère. Elle veut marquer les esprits, laisser une trace sur cette planète. Devenir patineuse sur roulette ou danseuse professionnelle, ou alors étudier le droit animal et devenir défenseur de cette cause. Judy voudrait tout faire, parce qu'elle est curieuse de tout et que beaucoup de chose l'intéresse. Elle voudrait voir le monde, voyager, découvrir d'autres civilisations que la sienne.

En vrac : Elle ne se maquille jamais En dehors de l'école, Judy porte des tenues très décontractées. Elle n'a rien contre les jupes ou les robes mais elle aime être à l'aise dans ses vêtements Comme toute sa famille, Judy est une féministe en herbe. Elle aime lire des choses à ce sujet, se renseigner, en débattre, et se battre tout court pour défendre cette cause qui lui est chère Elle aime les jeux vidéos rétro, il peut lui arriver d'aller dans des salles de retrogame  Elle a souvent des bleus sur les bras et les jambes  Son tempérament extravertie et parfois bout-en-train ont fait d'elle une personne plutôt populaire dans son école et dans sa classe  Elle passe souvent de chez son père à chez sa mère, surtout depuis que son père vit avec sa nouvelle belle-mère. Au début elle n'allait chez sa mère que pendant les vacances ou les week-end, mais ses visites chez elle sont maintenant de plus en plus régulières. Elle a déjà embrassé des garçons (par pression sociale), mais n'a jamais eu de petits copains à proprement parlé  Elle passe beaucoup plus de temps à l'extérieur que dans sa chambre  Elle ne regarde jamais la télévision, et ne consacre que très peu de temps aux séries. Elle trouve que c'est du temps de perdu que de rester le cul collé sur son canapé ou sa chaise. Elle a tout de même quelques références cinématographiques pour ce qui est des films, qu'elle regarde avec plus de facilité. Ses derniers coup de coeur en date sont Lalaland et Ojka D'ailleurs elle n'utilise son ordinateur que pour des travaux pour l'école  Elle adore l'odeur des bougies fraichement éteintes  Elle aime les fêtes d'anniversaire  Elle est totalement intolérante au lactose, et du coup elle ne mange ni ne boit aucun produits laitiers. En dehors de ça, elle mange de tout Elle est proche de sa tante, la petite soeur de son père Elle aime lire des romans de fantasy. C'est une grande fan de J.R.R. Tolkien, J. K. Rowling, George R. R. Martin, Philip Pullman et Robin Hobb, entre autre. D'ailleurs elle n'a jamais regardé Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, À la croisée des mondes Game of Thrones ou Le Monde de Narnia dans leur intégralité, elle les a seulement lu. Le seul homme pour qui elle eut un jour un coup de coeur fut Severus Rogue dans Harry Potter Elle admire Emma Thompson depuis petite et elle a été la représentation maternelle idéale pour elle pendant de longues années Elle fait toujours ses devoirs au dernier moment, au plus grand désespoir de tout le monde Elle est jalouse de sa demi-soeur Emma et a du mal à l'accepter comme étant de sa famille Même si elle aime son prénom, elle aurait aimé que ce soit elle qui s'appelle comme son arrière grand-mère, plutôt que le truc tout pâle et sans dent qui lui sert de petite soeur Mais sinon en général, elle aime bien les enfants et s'entend bien avec eux Elle tient des journaux intimes depuis qu'elle a huit ans, et elle est très assidue à propos de ça. Elle se dit que ce sera drôle de les relire quand elle sera plus âgée Instagram est le seul réseau social qu'elle utilise Elle essaye de passer toutes les semaines sur le mémorial de son arrière grand-mère pour lui apporter des fleurs et lui raconter tout ce qu'il se passe Elle ne croit en aucune religion mais depuis la mort de son arrière grand-mère elle refuse de penser qu'il n'y a rien après la mort Elle adore faire des grimaces Sa couleur préférée a toujours été le bleu clair, mais depuis qu'elle doit en porter tous les jours à son école, elle préfère le rouge Elle ne porte que des baskets et des Doc Martens au pied Elle est allergique aux piqures de guêpes Elle a peur du jour où sa mère se remariera.

PSEUDO : scamander. PRÉNOM : Alizée. ÂGE : Bientôt le quart de siècle.  :   PERSONNAGE : C'est le scénario de @Miles Rowena, le seul et l'unique.  AVATAR : Sadie Pretty Sink. CRÉDITS : Bazzart and Tumblr, as usual. COMMENT ES-TU TOMBÉ(E) SUR LC ? : En double salto arrière. CE COMPTE EST-IL UN DOUBLE-COMPTE ? : Oula oui, c'est un changement de personnage (bye bye Daley (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2137170534 ) et je suis aussi Helga, Benedict et Astrid by the way. (OUI J'AI UN PROBLÈME AVEC LES ROUX)



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() message posté Jeu 2 Aoû - 12:22 par Invité
At the beginning

Pour le confort des yeux de tous, la plupart des fautes de ces extraits ont été corrigées. Il est évidemment que Judy, à huit ans à peine, ne pouvait pas faire un paragraphe entier sans une seule bavure.

Neuf Janvier 2010

Cher Journal,

Voici la première page d'une habitude que j'espère garder pour les prochaines années. Je t'ai eu en cadeau aujourd'hui, pour mes huit ans, et j'avoue que je n'avais jamais songé à tenir un journal avant. J'espère que je ne ferais pas trop de faute, et que tu resteras un de mes fidèles compagnons pour la suite. J'ai eu un bel anniversaire, avec un gros gâteau au chocolat et plein de cadeaux. Je crois que j'ai d'ailleurs trop mangé, parce que j'ai mal au ventre. Amy m'a offert des boucles d'oreilles alors que je n'ai pas les oreilles percées, mais je ne lui en veux pas. William lui, m'a offert un livre illustré qui s'appelle "Les quatre filles du docteur march", mais ça a l'air très triste, je ne suis pas sûre de le lire. Elliott et Cassandra m'ont donné une carte cadeau à utiliser dans un magasin que je ne connais pas. C'est Miley, ma meilleure amie, qui a eu l'idée du journal intime. Ma famille m'a offert en vrac le troisième tome de Harry Potter, des vêtements, des chaussons de danse car j'aimerais m'inscrire à des cours l'année prochaine. Papa a dit qu'il était d'accord mais qu'il ne voulait pas que ça fasse comme les autres fois où j'ai voulu faire du tennis et de l'équitation et qu'au final ça ne m'a pas plu, et que j'ai arrêté en cours d'année. Mais je suis sûre que cette fois c'est la bonne. Mamoune, mon arrière grand-mère, est fière de ma décision et ça m'a rendu heureuse.

Je vais te laisser, mon cher Journal, car je suis fatiguée, et que j'ai toujours très mal au ventre.



Dix-huit Mars 2011

Cher Journal,

Elle était encore là, dans le salon aujourd'hui. Celle dont je te parle parfois, ma mère. Je ne pensais jamais la rencontrer. C'est idiot mais j'ai hésité à t'en parler au début. Je me disais que peut-être ce n'était qu'un mirage, un doux rêve. Mais ça fait déjà plusieurs jours qu'elle est ici maintenant. Je n'étais même pas sûre qu'elle existe vraiment, tu vois. Mais elle est bien là. Elle a les mêmes cheveux que moi, longs et bien roux, et des grands yeux verts. Elle est vraiment belle, même si ce n'est pas Emma Thompson. Elle a de la classe, elle a un beau sourire blanc, des sourcils bien dessinés. Elle portait une robe bleu marine avec une veste assortie aujourd'hui, et c'était très classe. Elle m'a dit qu'elle était directrice de l'art, ou quelque chose comme ça. Et qu'elle venait de s'installer à Londres, à Hammersmith. Dans un quartier bien, elle a dit. Avant, elle a voyagé dans le monde entier. Les Etats-Unis, la France, le Canada, l'Australie. Elle travaille dans une agence de publicité maintenant. Moi j'aime pas trop les pubs. Mais elle fait ce qu'elle veut. Elle a l'air de bien l'aimer mon Papa, et lui pareil pour elle. Peut-être qu'ils vont retomber amoureux l'un de l'autre. Ça serait bien, j'aimerais bien ça. On était heureux avec ma famille. Mais avec ma mère, ça serait encore mieux, non ?



Vingt-deux Février 2012

Cher Journal,

Désolé de ne pas t'avoir écris ces derniers temps. Mais j'étais très triste, et très stressée. Papa et ma mère se sont séparés, ça n'a pas marché entre eux. Ça m'a beaucoup déçu, mais au fond, je me doutais que ça ne marcherait pas. Tu sais que je mens, n'est-ce pas ? J'avais placé beaucoup d'espoir là dedans, tu le sais mieux que quiconque. J'aimais les voir complice, les voir sourire et rigoler ensemble. J'aimais lorsque Papa posait son bras autour du cou de ma mère. J'aimais la voir poser sa tête sur son épaule, et sourire. Mais c'était éphémère tout ça. C'est terminé. Ils ont mis un moment avant de me l'annoncer, mais les signes ne trompaient pas. Maintenant, mon très cher Journal, j'ai peur. Oh, j'ai si peur. Tu crois qu'elle va encore m'abandonner, ma mère ? Tu crois que je ne vais plus jamais la revoir, ma mère ? Je ne veux pas qu'elle parte encore, je m'habituais à peine à sa présence. Mais je crois, je suis sûre, qu'elle me manquerait quand même. Elle m'a brossé les cheveux toute à l'heure. Plus longuement que d'habitude. Comme si elle appréciait les derniers instants. Si elle part, je ne m'en remettrais pas, c'est certain. Mamoune est triste pour Papa, tout le monde est triste, en fait. J'ai beaucoup pleuré, cher Journal, et je pleure encore à l'heure actuelle.

Je ne veux pas qu'elle m'abandonne, cher Journal, fais en sorte qu'elle ne m'abandonne pas s'il-te-plait.



Seize Juillet 2013

Cher Journal,

Je la déteste. J'aurais préféré qu'elle parte. Pourquoi fallait-elle qu'elle m'impose ça ? Une école privée. Une école de filles. L'une des meilleures du pays, a-t-elle dit. Mais pourquoi fallait-il qu'elle se mêle de ça ? J'ai toujours été en école publique, entourée de filles ET de garçons, et ça m'allait très bien comme ça. J'aimais rigoler avec mes copines et jouer aux cartes avec mes copains. Papa n'est pas particulièrement d'accord, mais pas particulièrement contre non plus. Il dit que j'aurais des bons enseignements comme ça. Mamoune dit que c'est une bonne chose. Je vais perdre tous mes amis, je ne me referais jamais d'amis, c'est sûr. Je ne verrais plus Miley aussi souvent maintenant. Elle dit qu'elle s'en veut de m'avoir abandonné, qu'elle veut se rattraper et m'offrir le meilleur que je puisse avoir. Elle dit que les écoles publiques, c'est la déchéance de notre société, et que je n'apprendrais jamais rien de bien là-bas. Que dans cette nouvelle école, j'aurais un avenir assuré. Je vois bien qu'elle s'en veut, elle me regarde avec ses grands yeux, elle me dit tout ça avec conviction. Et moi, je n'ai rien trouvé de mieux à dire que j'étais d'accord aussi.

Je la déteste.



Huit Novembre 2013

Cher Journal,

Tu te rappelles de Gabrielle, la nouvelle copine de mon père ? Oh, oui, tu t'en rappelles sûrement. Je te parle de plus en plus souvent d'elle. Tu sais donc qu'elle a emménagé chez Papa et moi, en septembre dernier. Tu sais aussi que je ne la porte pas particulièrement dans mon coeur. En fait, je ne l'aime pas du tout. Elle ne ressemble pas du tout à Emma Thompson. Elle est trop parfaite. Quelque chose cloche avec cette femme. Ses cheveux sont trop brillants, ses yeux trop en amandes. Sa peau est trop halée, son corps trop élancée. Elle en fait des caisses, elle veut toujours être gentille avec moi, même quand je fais la gueule. Elle me propose des sorties "entre filles", de m'acheter des nouveaux vêtements (parce qu'ils ne sont pas biens mes vêtements ?), de m'accompagner faire du roller avec son vélo. Mais je m'en fiche d'elle. Moi je voulais que ma mère reste, je voulais pas d'une belle-mère. Je déteste son sourire, la façon détestable qu'elle a d'être toujours maladroite. Papa ça le fait craquer, mais moi qu'est-ce que ça m'agace. Je l'ai entendu dire que les animaux de compagnie ne sert à rien l'autre fois. Et Poppy alors, il ne sert à rien peut-être ? Elle sert à quelque chose elle ? Poppy était là avant elle. Il manquerait plus qu'ils se marient et qu'ils fassent un gosse, et je songerais à faire une fugue. J'irais vivre chez ma mère, même si ça veut dire que je ne verrais plus Papa.

Oui, tu le sais aussi bien que moi, mon très cher Journal, je pourrais jamais le quitter. Je vais bien devoir apprendre à vivre avec "Gaby", la belle Gaby. La trop parfaite Gaby.



Dix-Sept Septembre 2016

Chez Journal,

J'ai eu ma rentrée scolaire il y a quelques jours comme tu le sais. Et il y a cette fille. Elle s'appelle Hailee. Elle n'est pas particulièrement belle, tu sais, mais elle a quelque chose. Ses cheveux sont longs, lisses et châtains, peut-être même un peu bruns. Et elle les rassemble derrière un cerceau assortie à son uniforme. Ses yeux sont noirs. Elle est un peu plus petite que moi en taille, quelques centimètres seulement, mais elle a beaucoup de prestance. Je suis à côté d'elle en cours de mathématiques, et elle m'a dit que je jouais très bien à la crosse. Elle a rejoint l'équipe, elle aussi. Elle a des lèvres de poupée, et ses joues sont toujours légèrement rosées. En fait, elle est plutôt jolie. Elle habite à Hammersmith, comme ma mère, m'a-t-elle dit. Je lui ai alors proposé de rentrer avec elle, j'ai prétexté aller là-bas moi aussi. Mais c'est faux, je suis chez Papa cette semaine, et on habite à Notting Hill. J'ai enfilé mes rollers pour la route, et elle a voulu en faire elle aussi. Elle n'en avait jamais fait, alors forcément elle avait un peu de mal. Je lui tenais la main pour l'aider, seulement pour l'aider. Mon coeur battait très fort. Elle s'est mise à sourire lorsqu'elle a réussi à faire quelques pas sans mon aide. On est resté un moment devant sa maison à faire des ronds avec les rollers. On a beaucoup ri. Elle a de petites dents blanches un peu mal alignées, et des fossettes lorsqu'elle sourit. Je crois que je la trouve belle finalement. Quand je suis repartie, j'ai eu le coeur étrangement léger, et j'avais très envie de crier de joie.

Mon cher Journal, crois-tu que c'est normal ? Ce n'est pas la première fois que je te parle d'une fille. Je devrais plutôt te parler du garçon qui m'a fait la cour au skate park l'autre fois, ou du professeur d'histoire que toutes les filles de ma classe trouve tellement caliente. Mais pas moi. Moi, je te parle de Hailee, de la jolie Jenna à mon cours de danse, et de cette fille que j'ai croisé au Hyde Park la dernière fois.

Quelque chose cloche avec moi, mais continueras-tu de m'aimer malgré tout ?


Vingt-huit Janvier 2017

Cher Journal,

Tu te rappelles quand j'avais onze ans et que je détestais ma mère pour -notamment- imposer ses diktats de merde dans ma vie ? Et bien, devine quoi, elle a encore frappé un bon coup. Déjà, je ne vais pas revenir sur mon anniversaire, où je lui avais demandé des Converse. Bordel, des nouvelles Converse, ce n'est pas compliqué quoi. Mais ma mère a préféré m'offrir ma première paire de talons. Elle m'a rétorqué que j'avais quand même quinze ans, et qu'il fallait que je m'y habitue. Elle m'a dit qu'être féministe, ce n'est pas être un garçon manqué. Qu'on peut être féministe et féminine. Elle veut que j'ai de l'assurance, que sur des talons hauts et une jupe trapèze je m'impose et que je domine les hommes. Mais je m'en fiche de ses talons. Je suis féminine. C'est vrai, je ne porte pas de talons, je ne mets pas de robe en dehors de l'école. Mais être féminine, c'est un état d'âme avant tout. On peut bien porter un jean, une paire de Vans et être féminine. Mais bref, passons, je ne vais pas me répéter. Aujourd'hui, elle a réussi à me trainer jusqu'à une de ses soirées mondaines, où il fallait que je me fasse belle pour l'occasion. Elle m'a acheté une robe cintrée avec des paillettes. Elle m'a maquillé, m'a parfumé, m'a coiffé. Honnêtement, je me suis regardée dans un miroir sans me reconnaître au début. J'avais du eyeliner sur les yeux, une couleur vieux rose sur les lèvres, du blush sur les joues. Et j'avais ces foutus talons au pied. Des escarpins noirs, et j'arrivais à peine à marcher avec. Elle avait relevé mes cheveux dans un chignon serré, alors que moi en quatorze ans de temps je n'avais jamais réussi un tel exploit. Je me trouvais différente. Pas forcément moche, mais surtout pas moi-même. Et j'ai trouvé cette soirée ridicule. Tellement surfaite, tellement superficielle. Et ma mère m'a ridiculisé. Elle voulait me présenter les fils de ses collègues, parce qu'elle ne trouve pas ça normal qu'à mon âge, je n'ai toujours pas eu un seul petit copain. Certains avaient mon âge, d'autres étaient plus âgés. Si Papa avait été là, il aurait détesté l'idée. Tu les aurais vu, cher Journal, avec leur yeux trop chaleureux, trop malicieux. J'ai fais semblant de m'intéresser à ce qu'ils me disaient. Ils n'étaient pas méchants, vraiment pas, tu sais. J'en ai même embrassé un, il s'appelle Victor. C'était mon premier baiser. Mais quand il a posé sa main sur ma cuisse, c'en était trop. Je suis partie, je suis rentrée à pied jusqu'à chez Papa. Il n'a rien demandé, si ce n'est qu'il a été surpris de me voir débarquer dans une robe scintillante, du mascara coulant sur mes joues. Je lui ai juste dis que c'était encore une idée brillante de ma mère, et il a été en colère. Il l'a appelé, et ils se sont disputés. Moi, je me suis enfermée dans ma chambre, j'ai claqué la porte tellement fort que j'ai réveillé Emma. Elle s'est mise à pleurer, et moi aussi, en silence. Sauf que moi, personne n'est venu me voir pour me réconforter. Gabrielle s'est occupée de ma demi-soeur, et moi, j'ai continué à pleurer alors que j'entendais mon père s'énerver au téléphone.

Tu sais, je n'ai pas pleuré parce qu'un garçon a posé sa main sur ma jambe, parce qu'il a dit que j'étais jolie. Je n'ai pas pleuré parce que ma mère m'a emmené à cette fête débile, avec plein de gens idiots alors que je lui avais dis que je n'en avais pas envie. J'ai pleuré, chez Journal, parce que je suis perdue. Parce que je me sens comme un monstre. Un mec pour qui toutes mes copines aurait tué afin de n'avoir ne serait-ce que son attention ne m'a fait aucun effet. Je l'ai embrassé, et je n'ai rien ressenti, si ce n'est peut-être que du dégout. J'aime les filles, cher Journal, et j'ai tellement peur du jour où je devrais le dire à quelqu'un. J'ai si peur qu'on me rejette, que Papa me foute à la porte, que Gabrielle se moque de moi, que ma mère ne veuille plus jamais me voir. J'ai peur que les filles à l'école fassent de moi leur risée alors que je suis leur modèle pour certaine. Tu es le seul à savoir mon secret, cher Journal, toi et Poppy. Mais vous ne parlez pas, vous ne me répondez pas, alors que je me pose toujours la même question : Est-ce que j'ai le droit d'être amoureuse d'une fille, hein ?


Douze Juin 2018

Cher Journal,

Tu aurais dû me voir ce soir. C'était formidable. Il y avait ce spectacle de l'école de danse, et comme tu le sais j'avais préparé un solo. J'ai dansé sur cette chanson que j'aime tant, et que Mamoune aimait aussi. "All the things you are" d'Ella Fitzgerald. Et j'ai tout donné. Tout ce que j'avais, je l'ai mis dans mes mouvements, dans mes jambes et dans mes bras. Elle aurait aimé cette représentation, j'en suis sûre. Elle aurait peut-être même pleuré, même si elle ne pleurait pas souvent. Moi j'ai pleuré en tout cas. À la fin, je me suis écroulée, mes genoux ont fléchis, et j'ai fixé le spot de lumière au dessus de ma tête. Et j'ai soufflé, longuement. Les larmes ont déferlées sur mes joues, mais je me sentais bien. Je n'étais pas triste, Journal, j'étais heureuse. Heureuse de lui avoir rendu hommage, un dernier hommage. Les gens ont applaudi longtemps. Ils se sont mêmes levés pour certain. Papa était debout, il souriait à pleine dent. Il a été le premier à applaudir, et le dernier à se rassoir. Elle me manque tu sais, Mamoune. Elle a bien vécu, je sais, mais ça fait toujours bizarre de ne plus la voir. Je vais souvent lui parler, penchée au dessus de son mémorial. Je lui raconte comment ça se passe à l'école, et à la maison. J'espère qu'elle entend d'une façon ou d'une autre ce que j'ai à lui dire.

Toi au moins, mon cher Journal, je sais que tu seras toujours là, tu écouteras toujours ce que j'ai à dire. Même si lorsque mon heure sera venu, c'est que ce sera aussi la fin de ton histoire. Mais ne t'inquiète pas, je ferais tout pour que ça arrive le plus tard possible. Parce que tu es ma plume, mes émotions. Tu es mes amours, mes peines et mes colères. Tu es mon réconfort, mes rires et mes folies. Tu sais tout de moi, tu me connais par coeur.Tu es tout, tu es moi et ce qu'il en restera même dans plusieurs siècles.
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() message posté Jeu 2 Aoû - 12:33 par Invité
PREMIERE (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1942225346 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1942225346

Rebienvenue MOI LOLITA (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357 Courage pour ta fiche (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1922099377 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3744571258
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Autumn L. Schoemaker
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() message posté Jeu 2 Aoû - 12:41 par Autumn L. Schoemaker
Re Bienvenue a la maison (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357
& bon courage pour ta fiche (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1922099377
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() message posté Jeu 2 Aoû - 12:48 par Invité
(Re) bienvenue & bon courage pour ta fiche. (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1922099377
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() message posté Jeu 2 Aoû - 13:00 par Invité
Oh qu'elle est choute (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1922099377

Bienvenue (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2237618149
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Gabrielle Rowena
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() message posté Jeu 2 Aoû - 13:02 par Gabrielle Rowena
Je suis joie & bonheur (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3096256268
















Plus sérieusement, c'est cool de te voir prendre "machine" la belle-fille diabolique (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1499450316 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2614639294
Ça promet en RP, je le sens bien (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3903491763
Re-bienvenue à la maison Alizée (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357 Bon courage pour ta fiche, tout ça (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2057610021 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1516522136
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Kenzo A. Armanskij
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() message posté Jeu 2 Aoû - 13:25 par Kenzo A. Armanskij
J'adore ce scénario (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3903491763 J'pense que ça va être excellent chez les Rowena (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2637431331 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2798736487

Re bienvenue à la maison ma belle, encore une fois très bon choix, grâce à toi les roux ont la place qu'ils méritent sur ce forum (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 993970762 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3903491763
On aura encore un beau lien à exploiter (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 385371470 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2057610021

HASTA LA VISTA (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2878031100 (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3995727071
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() message posté Jeu 2 Aoû - 15:00 par Invité
(re) bienvenue avec ce super choix d'avatar dis donc (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 2894325006
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Lola Barnett
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() message posté Jeu 2 Aoû - 15:44 par Lola Barnett
rallace = rapace. Arrow c'est ce que j'ai retenu de ma petite lecture. (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 3903491763
(re)bienvenue à la maison. (Judy) ¬ Someone in the crowd could be the one you need to know. 1973890357
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